Tag: Toulon

  • À Toulon, l’aide à la scolarité pour favoriser l’égalité des chances

    À Toulon, l’aide à la scolarité pour favoriser l’égalité des chances

    La délibération portant, lors du dernier conseil municipal, sur la convention d’objectifs et de financement 2025-2026 avec la Caisse d’allocations familiales du Var, a permis de mettre en avant l’Accueil jeunes du Las ouvert depuis le mois de février. Un lieu pour se retrouver, échanger et s’informer dont les objectifs vont de la responsabilisation des adolescents à l’acceptation de la différence en passant par l’entraide ou la prise d’initiatives. Et ce en proposant de nombreuses activités en partenariat avec la mission locale des jeunes toulonnais, la Ligue varoise de prévention, la Maison de l’étudiant et de l’information jeunesse. Un accueil qui, comme il a été rappelé « répond aux besoins du territoire de l’ouest de Toulon ».

    La CAF vient de lui accorder une subvention dans le cadre du Contrat local d’accompagnement à la scolarité des enfants du primaire au lycée. « À ce titre, il vise une meilleure égalité des chances et la prévention de l’échec scolaire », a mis en avant la maire de Toulon Josée Massi (SE). Les actions qui seront mises en place dans le cadre de ce dispositif auront lieu en dehors du temps de l’école et seront distinctes des actions d’aide individualisée ou de soutien scolaire des établissements scolaires. Mais seront toutefois articulées avec les projets de ces derniers.

    Centrées sur le jeune, elles doivent susciter son adhésion et faciliter les relations entre les familles et les équipes éducatives. L’objectif étant aussi d’accompagner et aider les parents dans le suivi et la compréhension de la scolarité de leurs enfants. Le montant de la prestation de service versée par la CAF est égal à 32,5%des dépenses de fonctionnement des actions conduites auprès d’un groupe de 8 à 12 enfants, évaluées à 5 516 euros.

  • Toulon : les droits des travailleurs étrangers niés administrativement

    Toulon : les droits des travailleurs étrangers niés administrativement

    Pour beaucoup de travailleurs étrangers la situation s’est fortement aggravée depuis janvier 2025 date de la circulaire dite Retailleau, du nom de l’ancien ministre de l’Intérieur et toujours président très droitier du parti Les Républicains. C’est pour dénoncer les menaces qui pèsent sur la vie de ces salariés au moment du renouvellement de leur titre de séjour que la CGT a tenu, lundi matin, une conférence de presse à la Bourse du travail. Menaces qui se sont déjà traduites pour certains d’entre eux par la perte de tous leurs droits. Avec une machine administrative qui broie aveuglément des existences.

    Ils sont dans la restauration, l’hôtellerie, le secteur de la propreté… mais leur nombre est difficile à évaluer explique le secrétaire général de l’UL CGT Patrice Moulun, « parce que beaucoup d’entre eux, surtout depuis que ça s’est durci, disparaissent dans la nature, se cachent ou tout simplement ne se déclarent plus ». Cette circulaire demandant aux préfets de prononcer automatiquement des Obligations de quitter le territoire national (OQTF). Et ce même si ces personnes ont déposé leur demande de renouvellement dans les délais. Leurs dossiers n’étant toujours pas traités lorsque les dates de validité des titres ont expiré, elles sont considérées comme sans papiers.

    Et là tout bascule très vite, explique le responsable syndical. Et de poursuivre : « Ça conduit les employeurs à les licencier puisque s’ils ne le font pas ils peuvent être poursuivis et sont d’ailleurs poursuivis. »

    La double peine

    Donc plus de travail, perte de tous les droits sociaux, de son logement… « Quand on est en OQTF, on ne va plus faire aucune démarche. Sinon, on est repéré et on prend le risque d’être expulsé », insiste Patrice Moulun. Des travailleurs qui pour certains viennent à l’Union locale pour être défendus.

    « On ne pouvait pas faire grand-chose jusqu’à maintenant, c’est pour ça qu’on a mis en place ce collectif. Notre objectif, ça se fait dans d’autres départements déjà, c’est de parvenir à faire pression, dossier par dossier, sur la préfecture, pour qu’ils ne soient plus retardés et que les demandeurs obtiennent dans les temps leur titre de séjour », explique-t-il. Pour la CGT « à partir du moment où ils travaillent, ils doivent avoir un titre de séjour ».

    À ses côtés Sébastien Beau, le secrétaire du syndicat CGT de la Propreté et des services associés intervient : « J’ai une collègue de travail qui a perdu son emploi justement à cause de cela. Quand elle les a enfin obtenus elle avait déjà été licenciée. Et malgré son engagement à la réembaucher, l’entreprise de nettoyage ne l’a jamais fait. » Refusant cette situation, la CGT va donc adresser un courrier au préfet pour solliciter une rencontre et voir comment les choses peuvent évoluer positivement. « Pour l’instant, la préfecture du Var est très dure sur ces dossiers-là », déclare le secrétaire de l’UD.

    Pour gagner en efficacité, le syndicat travaille en synergie avec le monde associatif et notamment la Cimade qui aide les personnes étrangères dans leurs démarches administratives.

    Et d’ajouter : « On a aussi à la CGT notre réseau qu’on met en action, puisqu’on a énormément de syndiqués chez les assistantes sociales, nous sommes la première organisation syndicale au conseil départemental. » Une proximité qui aide à trouver des solutions d’urgence, comme un endroit pour se loger provisoirement, en attendant de retrouver ses papiers. Et pour continuer à vivre jusque-là. Pour y parvenir « certains travaillent au noir », avec les risques que cela comporte. Comme ce salarié victime d’un accident de travail et actuellement hospitalisé à Brignoles et qui va conserver des séquelles, déplore Sébastien Beau. L’entrepreneur refusant, lui, d’endosser ses responsabilités s’est sauvé dans un autre département. Une double peine pour le salarié.

  • Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    Large vainqueur de Lyon, le RCT se relance avant La Rochelle

    La réaction d’orgueil attendue après la claque toulousaine a bien eu lieu. Avec 54 points et 8 essais inscrits, le contrat est rempli. « C’était nécessaire après en avoir pris 50. On était vexé », ressassait Daniel Brennan. Une victoire qui n’a pas tardé à se dessiner, malgré l’ouverture du score lyonnaise sur pénalité par Jackson (4e). Trois minutes plus tard, Priso inscrivait le premier essai de la partie, bénéficiant au début de l’action d’une délicieuse feinte signature d’un Serin buteur du jour en l’absence de Jaminet et Domon, et élu homme du match. « On l’a pris au pied levé pour lui dire qu’il devait reprendre ça. Ça fait deux ans qu’il s’entraîne bien, chaque fois qu’il a cette charge, il assure », se réjouissait Maxime Petitjean, entraîneur adjoint en charge du jeu au pied.

    Un secteur particulièrement satisfaisant samedi, qui a permis de construire une assise territoriale, et aux avants de briller en première période, Alainu’uese (25e) et Baubigny (39e) venant compléter un tableau de marque 100% première et deuxième ligne : « Ça faisait partie de notre stratégie de taper en touche quand on était dans nos 22 pour essayer de les contrer. Ça a été plutôt bien fait par les avants. On leur vole au moins quatre ou cinq ballons », expliquait Maxime Petitjean.

    Des avants qui ont bénéficié du soutien des centres, Brex et Nonu apportant une supériorité sur des mauls portés à dix joueurs, qui ont permis de mettre le RCT dans l’avancée et d’inscrire plusieurs essais (ceux d’Alainu’uese et Priso, mais aussi les deux essais de pénalité). « On a essayé de mettre l’accent là-dessus. On avait plusieurs lancements qui partaient de ça, et ça a été super positif », se satisfaisait l’entraîneur du jeu au pied. « Les trois-quarts sont avec nous sur les séances de touche. On a la chance d’avoir des centres très costauds. On a pris trois essais sur ballon porté à Toulouse, on a redoublé de travail là-dessus », plussoyait Daniel Brennan. « Je n’aurais pas pensé me retrouver en mêlée aux côtés de Ma’a Nonu. Il était à fond dans son rôle, bouillant », s’amusait Charles Ollivon, qui a lui aussi participé à la fête avec son premier essai depuis son retour.

    Une supériorité encore mal gérée

    Un capitaine qui a débuté en troisième ligne, avant d’alterner avec la deuxième. Et qui semble revenir à son meilleur niveau : « Je ne suis pas au top, mais stable sur mon genou. Il reste du travail pour me retrouver », tempérait l’intéressé, « content de retrouver Marcoussis » pour les tests matches de novembre. Même si, sur la Rade, on espère voir le joueur libéré pour la réception de la Rochelle.

    Au milieu de cet océan de positivité demeurent encore quelques points à corriger. Car si l’essai de Wainiqolo n’avait pas été refusé pour un hors-jeu de l’ancien ailier toulonnais
    – qui a écopé d’un carton jaune sur l’action et tout de même signé son retour d’un essai, applaudi par Mayol -, le RCT se serait retrouvé mené à la 24e minute. En supériorité, Toulon a marqué sur la mêlée qui suivit, mais a ensuite, comme trop souvent, vu son adversaire revenir grâce à deux pénalités.

    « C’est un petit peu de la faute de nos leaders. On n’a pas toujours annoncé les bonnes choses au bon moment. Lyon avait un ailier en moins, on aurait dû plus jouer dans les couloirs. À l’inverse on a été sur les largeurs, on s’est un peu trompé là-dessus. C’est un axe de progression, car on ne peut pas être en supériorité et prendre des points aussi facilement », analyse Maxime Petitjean.

    Désormais, place à une seconde réception de suite face à La Rochelle. Un match en retard de la 3e journée qui peut permettre au RCT de retrouver le podium : « Les points positifs ne nous donnent aucun avantage pour la semaine prochaine », prévenait Charles Ollivon. « Quand on reçoit, on a des ambitions, beaucoup d’envie. Mais on connaît La Rochelle, leurs qualités, leurs ambitions. Il va falloir attaquer cette semaine avec de l’envie pour être sérieux, appliqués, et aborder ce match dans de bonnes dispositions. »

  • Toulon : la télémédecine se déploie dans les quartiers populaires

    Toulon : la télémédecine se déploie dans les quartiers populaires

    Dans les quartiers populaires, l’accès aux soins constitue un enjeu à la fois social et sanitaire. Face à la pénurie de médecins généralistes et spécialistes, la télémédecine apparaît comme une réponse accessible.

    « La Ville de Toulon accompagne et initie des projets permettant d’améliorer la présence médicale. Elle a d’ailleurs mis à disposition un local de l’ex-mairie annexe, dans le quartier de la Serinette, pour permettre à SOS Médecins de s’installer sur notre territoire proche du centre-ville », explique la deuxième adjointe, Geneviève Lévy.

    Pour répondre à l’urgence, la collectivité mise également sur le développement de la télémédecine de proximité. Ce dispositif permet de consulter un médecin à distance tout en bénéficiant d’un matériel de diagnostic adapté : tensiomètre, thermomètre, otoscope, stéthoscope électronique… Un infirmier accompagne les patients afin de garantir un suivi de qualité et une présence physique indispensable. « Nos échanges avec la Communauté professionnelle territoriale de santé de Toulon ont permis de mettre en avant cette possibilité de télémédecine, à la fois à l’est et à l’ouest de la ville », poursuit l’élue.

    Maison des services publics et Espace Beaucaire

    C’est dans cette optique que le conseil municipal du vendredi 24 octobre a approuvé la signature d’une convention de partenariat avec ce groupement de professionnels, dont l’objectif est d’améliorer l’organisation des prises en charge et l’accès aux soins pour l’ensemble de la population. En particulier les habitants de deux Quartiers prioritaires de la ville (QPV), situés à l’est et à l’ouest du Port du Levant.

    Des matinées de soins non programmés seront organisées sur ces deux sites. « Elles ont pour but de faciliter un accès rapide à un professionnel de santé via la téléconsultation, favoriser une prise en charge précoce. Mais aussi réduire les passages inappropriés aux urgences », détaille la municipalité.

    Pour soutenir cette initiative, la Ville met gracieusement à disposition des locaux à la Maison des Services Publics, à Sainte-Musse, et à l’Espace Beaucaire. Elle s’engage à promouvoir activement ce dispositif.

    La convention signée couvre une période d’un an, avec possibilité de renouvellement par tacite reconduction en fonction des résultats obtenus.

    Si l’on se fie aux expériences menées dans d’autres villes, comme Marseille, le dispositif devrait rapidement porter ses fruits. Et même si l’on est encore loin d’un véritable centre de santé tel que promu par la gauche pour lutter contre le renoncement aux soins, cette initiative constitue un levier d’équité pour réduire les inégalités en matière de santé.

  • Top 14 : Succès bonifié pour le RC Toulon face au LOU

    Top 14 : Succès bonifié pour le RC Toulon face au LOU

    Lourdement battu à Toulouse la semaine dernière (59-24), le RCT se devait de réagir face au LOU, pour la première de ses deux réceptions en une semaine, avant la venue de la Rochelle à Mayol, samedi 8 novembre en match en retard de la 3e journée de Top 14.

    C’est le LOU qui ouvrait les hostilités sur une pénalité de Jackson (0-3, 4e). Mais le RCT ne tardait pas à réagir. Sur une des feintes de passes dont il a le secret, Serin prenait la défense lyonnaise à revers, était rattrapé juste avant l’en-but, mais Priso parvenait à finir le travail (7-3, 7e).

    Les hommes de Mignoni gardaient la maîtrise du jeu et continuaient de mettre la pression sur la défense adverse. Au prix de quelques transmissions risquées, sur une desquelles Wainiqolo interceptait le ballon à 10 mètres de son en-but, remontait tout le terrain pour aller inscrire un essai dans son style caractéristique, au bon souvenir du jardin dans lequel il a brillé ces quatre dernières années. Mais l’ailier fidjien était signalé hors-jeu, écopant au passage d’un carton jaune, et l’essai justement annulé (24e). Le RCT obtenait une mêlée, qu’il menait à bon port, grâce à Alainu’uese (14-3, 25e).

    Les Toulonnais ne profitaient cependant pas davantage de leur supériorité, faute à leur si fâcheuse indiscipline, que les Lyonnais sanctionnaient pour réduire la marque sur deux nouvelles pénalités de Jackson (30e) et Laure (14-9, 33e). Visiblement plus à l’aise à égalité numérique, les coéquipiers de Charles Ollivon se redonnaient un peu d’air grâce à la force de leurs avants, juste avant la pause, sur une touche à 5 mètres de la ligne conclue par Baubigny (21-9, 39e).

    Le RCT déroule après la pause, le clin d’oeil de Wainiqolo

    Le RCT ne relâchait pas l’étreinte après la pause, et inscrivait logiquement un quatrième essai de pénalité, sur lequel l’infortuné Moukoro, entré en jeu sur l’arrêt précédent, recevait un carton jaune (28-9, 48e). Et enchaînait immédiatement par Tuicuvu, sur une passe au pied de Serin, que s’emmenait à son tour l’ailier fidjien, façon footballeur (35-9, 52e).

    Après avoir résisté sans plier aux coups de butoirs lyonnais, les Toulonnais reprenaient leur marche en avant, avec le premier essai de Charles Ollivon depuis son retour, bien servi par Garbisi à cinq mètres de l’en-but (42-9, 62e). Les hommes de Karim Ghezal n’abandonnaient pas, malgré le score, et finissaient par être récompensés par Wainiqolo, dont l’essai était cette fois validé, et applaudi par un stade Mayol pas ingrat ni amnésique (42-14, 70e).

    Mais les Rouge et noir n’étaient pas rassasiés, et l’intensité restait la même en fin de rencontre. Suite à une belle action collective, Ferté envoyait un petit rasant pour lui-même, et inscrivait son troisième essai en deux rencontres (47-14, 73e). Dumortier sauvait à nouveau l’honneur lyonnais dans la foulée (47-21, 75e). Mais un nouvel essai de pénalité était accordé aux Varois (54-21, 78e), pour clore un récital toulonnais à confirmer dès la semaine prochaine face au Stade Rochelais.

    RC TOULON 54-21 LYON OU (MT : 21-9)
    9ᵉ journée de Top 14.
    Samedi 1ᵉʳ novembre, 14h30.

    Stade Félix-Mayol, Toulon. 15 310 spectateurs.

    Arbitre : Jérémy Rozier.

    Points RCT : 8E Priso (6e), Alainu’uese (25e), Baubigny (39e), Pénalité (48e, 78e), Tuicuvu (52e), Ollivon (62e), Ferté (72e) ; 5T Serin (7e, 25e, 39e, 52e), Garbisi (62e).

    Points LOU : 3P Jackson (4e, 30e), Laure (33e) ; 2E Wainiqolo (70e), Dumortier (75e) ; 1T Meliandre (75e).

    Cartons jaunes : Wainiqolo (24e), Moukoro (48e), Millet (78e) pour le LOU ; Coulon (66e) pour le RCT.

    RCT : Priso (Brennan, 48e), Baubigny (Damond, 48e), Gigashvili (Sinckler, 48e) ; Ribbans (Rebbadj, 56e), Alainu’uese (Coulon, 56e) ; Ludlam (Alainu’uese, 73e), Abadie (Nonu, 78e), Ollivon (c) ; Serin (White, 54e), Garbisi (Garcia, 62e) ; Tuicuvu, Nonu (Smaïli, 62e), Brex, Dréan ; Ferté. Entraîneur : Pierre Mignoni.

    LOU : Rey (Moukoro, 47e), Chat (Marchand, 52e), Ainsley (Aptsiauri, 52e) ; William, Roux ; Dliance, Saginadze (c) (Shvangiradze, 47e), Simmonds (Botha, 47e) ; Gonzalez, Jackson (Meliande, 58e) ; Dumortier (Rey, 50e ; Dumortier, 59e), Millet, Maraku (Regard, 58e), Wainiqolo ; Laure (Tchptchet, 50e). Entraîneur : Karim Ghezal.

  • RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    RC Toulon : retour à la maison pour renouer avec le succès face au Lou, samedi

    Avec Toulon, c’est toujours la même histoire. Performants à domicile, en étant invaincus au stade Mayol depuis le début de la saison, les hommes de Pierre Mignoni perdent aussitôt leur visage conquérant lorsqu’ils partent à la conquête d’un succès à l’extérieur. Ces résultats en dents de scie leur coûtent à l’aube de cette 9e journée de championnat une place sur le podium.

    Avec la réception des rugbymen lyonnais, douzièmes du championnat avec un bilan de quatre victoires et quatre défaites, les Varois, neuvièmes avec un match à rattraper face à La Rochelle, ont l’occasion, en cas de victoire, de remonter au classement du Top 14.

    Au-delà de l’international anglais David Ribbans, Juan Ignacio Brex, Paolo Garbisi, Baptiste Serin et Oliver Cowie font leur grand retour dans le groupe toulonnais. Le nouveau deuxième ligne géorgien Giorgi Javakhia, débarqué dans la rade il y a quelques jours comme joker médical, en provenance de Grenoble, devrait faire ses premiers pas sous les couleurs toulonnaises.

    Parmi les absents, le pilier gauche Jean-Baptiste Gros est retenu avec le XV de France. Melvyn Jaminet et Marius Domon ne sont pas encore remis de leurs blessures contre le Stade Toulousain. Les deux arrières s’ajoutent à la liste des blessés, qui comptait Gianmarco Lucchesi, Gabin Villière, Matthias Halagahu et Antoine Frisch. Jérémy Sinzelle et Mickael Ivaldi n’ont pas été retenus par Pierre Mignoni pour cette rencontre face au LOU.

    * Ma’a Nonu convoqué par la commission de discipline

    Suite à un plaquage dangereux effectué à la 59ᵉ minute de jeu face aux Toulousains, qui lui a d’ailleurs valu un carton jaune, le trois-quarts centre Ma’a Nonu est convoqué le 5 novembre devant la Commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby. L’international néo-zélandais pourrait écoper de plusieurs semaines de suspension si l’instance estime que son acte méritait plutôt un carton rouge.

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    RC TOULON vs LYON OU

    9ᵉ journée de Top 14. Samedi 1er novembre, à 14h30. Au stade Félix-Mayol, à Toulon. Arbitre : Jérémy Rozier.

    Groupe RCT : Esteban Abadie, Brian Alainu’uese, Léo Ametlla, Teddy Baubigny, Daniel Brennan, Jules Coulon, Pierre Damond, Beka Gigashvili, Giorgi Javakhia, Lewis Ludlam, Charles Ollivon, Dany Priso, Joé Quere-Karaba, Swan Rebbadj, David Ribbans, Kyle Sinckler (avants) ; Juan Ignacio Brex, Oliver Cowie, Gaël Dréan, Mathis Ferté, Paolo Garbisi, Matéo Garcia, Clovis Le Bail, Ma’a Nonu, Baptiste Serin, Mathieu Smaïli, Setariki Tuicuvu, Ben White (arrières).

    Manager : Pierre Mignoni

  • Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Le rendez-vous a été fondé en 2001 suite à la rencontre de deux militants féministes, Luc Patentreger, médecin, dessinateur, et entrepreneur social, et Loutcha Dassa, ancienne déportée à Auschwitz décorée de la médaille de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2012 et de la Légion d’Honneur en 2021 pour sa lutte pour l’inclusion des femmes dans la société et le milieu artistique.

    Le festival Femmes ! revient pour une 24e édition, du 5 au 24 novembre. Six salles dans quatre villes s’en feront le relais : Théâtre Liberté et cinéma Le Royal à Toulon, cinéma Six n’étoiles à Six-Fours, Casino Joa et centre culturel Tisot à La Seyne-sur-Mer et cinéma Le Rocher à La Garde.

    44 films en compétition

    Ce festival se définit comme « œuvrant pour l’égalité entre femmes et hommes », avec « une conviction : l’art peut et doit être un levier d’émancipation, d’égalité et de liberté. Nous portons un féminisme universaliste qui réunit toutes les femmes, quels que soient leurs origines, leurs parcours ou leurs frontières, et qui invite les hommes à être pleinement partenaires de ce combat ». Cette année, la thématique « Duo », centrée sur la question « que raconte une femme quand elle parle d’elle à travers l’autre ? », invite à porter « ce féminisme du lien, de l’altérité, du respect, qui trouve dans ce thème une résonance naturelle qui refuse les cloisonnements et se nourrit du dialogue, car l’égalité se construit ensemble ».

    44 films de 16 pays seront en compétition pour le Prix du Public, parmi lesquels 8 avant-premières et 14 films en sortie nationale. Seront également remis le Prix du Jury et le Prix d’interprétation féminine avec sept films, en avant-première, en compétition. Autour de la compétition, le public pourra profiter, entre autres, d’une masterclass donnée par les acteurs de l’iconique série Plus belle la vie, d’un atelier cinéma pour apprendre à analyser les films, de soirées thématiques (dont la nuit des courts-métrages), d’expositions, ou encore de douze débats et conférences sur des thématiques féministes (santé mentale, violences sexuelles et sexistes…) et artistiques. De nombreux réalisateurs et acteurs seront également présents pendant ces trois semaines.

    Infos et tarifs sur femmesfestival.fr

  • Quand l’art et la science éclairent la connaissance

    Quand l’art et la science éclairent la connaissance

    C’est à l’initiative de l’Institut des transformations numériques de Mines Paris – PSL que ce spectacle multimédia inédit a vu le jour. Conçu autour de deux créations musicales, l’une tournée vers les étoiles, l’autre vers les abysses, il invite le public à une expérience immersive mêlant art, science et technologie.

    Des abysses aux étoiles

    Présentée à Toulon le 7 novembre, la partie Abysses bénéficie du soutien actif de l’Université de Toulon, de l’EsadTPM, de l’Ifremer et du Département du Var. Une collaboration qui illustre la richesse des échanges entre établissements scientifiques et artistiques, au service d’une même ambition : rendre visible et sensible la recherche.

    Au-delà du spectacle, le projet « Des Abysses aux étoiles » s’accompagne de colloques et d’expositions destinés à favoriser le dialogue entre chercheurs, artistes et grand public.

    Le premier colloque va se dérouler jeudi, de 10h à 17h, et aura pour thème les arts et la littérature, sur le campus de la porte d’Italie. Le second, au même endroit, le lendemain de 13h45 à 18h, explorera les connaissances scientifiques sur les grands fonds marins.

    Et pour conclure, le spectacle multimédia sera présenté à 19h, toujours sur le campus de la Porte d’Italie.

    En savoir plus : www.univ-tln.fr

  • Le Toulonnais Raimu repose chez lui au cimetière central

    Le Toulonnais Raimu repose chez lui au cimetière central

    Commune où il a vu le jour le 18 décembre 1883 et à laquelle il est toujours resté fidèle, jusqu’à sa mort en 1946. Le « Monstre sacré » du cinéma français des années 1930 et de la première moitié des années 1940, précisait à qui lui en faisait la remarque que son accent était toulonnais, et non pas marseillais. Nuance ! L’interprète fétiche de Pagnol repose à présent dans un silence de pierre, au début de la première allée qui porte son nom, juste à droite après la porte principale. Un sacré pétrin dans lequel on finira tous. À vous fendre le cœur.

  • Le combat pour aider les victimes à briser les chaînes de la prostitution

    Le combat pour aider les victimes à briser les chaînes de la prostitution

    « On accompagne des personnes qui sont victimes du système prostitutionnel et on est témoins de leur quotidien », commence Benjamin Nguyen de la délégation du Var du Mouvement du Nid. Il s’agit en immense majorité de femmes, qui sont sous la contrainte, qu’elle soit physique, psychologique ou économique, et le plus souvent en situation de précarité, de misère, de pauvreté.

    Benjamin Nguyen insiste sur la nécessité de tordre le coup à des préjugés tenaces chez les clients, qui refusent de reconnaître leur rôle dans cette exploitation humaine : « On n’entre pas dans la prostitution par choix. » La loi, rappelle-t-il, leur reconnaît depuis 2016 le statut de victimes.

    Pour ce qui est des chiffres, le militant des droits humains fait état de 40 000 à 50 000 victimes de prostitution, en France, dont un tiers de mineurs. D’où l’intérêt de travailler auprès des plus jeunes, dans la prévention, pour démonter ces nombreux stéréotypes tels que : « Elle l’a choisi, elle se fait plein d’argent, elle en sort quand elle veut et elle prend du plaisir. »

    Sur les causes multifactorielles qui vont faire de ces êtres humains des proies vulnérables, on retrouve violences subies durant l’enfance, viols, incestes, maltraitance parentale, abandon, addictions aux drogues, mauvaises rencontres… « à Toulon, on accompagne beaucoup de personnes d’origine africaine qui ont été victimes de traite humaine et qui, pour fuir soit un conflit, soit la misère, se retrouvent sous l’emprise de réseaux », reprend Benjamin Ngyuen.

    « On peut en sortir »

    D’où l’importance d’aller à leur rencontre, sur le terrain et sur internet, pour les écouter et les accompagner, ce qui passe par de l’aide à l’hébergement, à l’accès aux soins ou encore à l’alimentation. Bref, à leur mise en sécurité.

    Avec de belles réussites, comme le montre les témoignages anonymisés bouleversants d’Emma et Nadège (prénoms d’emprunt). Toutes les deux sont en phase d’insertion sociale, c’est-à-dire en formation ou en emploi, mais toujours tenaillées par un sentiment de honte et de culpabilité.

    Elles racontent leur parcours d’Africaines amadouées par de fausses promesses, qui se retrouvent victimes de barbarie et qui, pour survivre, se sont prostituées. Mais qui ont eu la force surtout d’en sortir.

    « Je viens de Côte d’Ivoire. La prostitution, ce n’était pas quelque chose que je voulais au fond de moi, ce n’était pas ça mon projet de vie. Mon objectif était de venir travailler pour pouvoir aider mes parents. Ma mère est malade depuis longtemps », explique Emma.

    Elle décrit sa descente aux enfers. « Une dame m’a proposé de venir au Maroc pour travailler comme femme de ménage, de faire faire mon passeport, payer le billet d’avion… » Elle indique se retrouver séquestrée, réduite à une première forme d’esclavage. Dont elle pense pouvoir se défaire grâce à une nouvelle rencontre : « Il m’a dit qu’il pouvait m’aider pour que je me sorte de là, qu’il connaissait un réseau qui fait passer les gens sur la mer pour venir en Espagne. »

    Mais les abus continuent : sans papiers, à la merci de tous les profiteurs, jusqu’aux réseaux de proxénètes. « Ils te forcent à coucher même quand tu es malade en te disant vraiment des mots blessants. Je me sentais sale, faible, impuissante… »

    Son salut, elle le doit, dit-elle, au Mouvement du Nid : « Jamais je n’aurais cru qu’il existait une association comme celle-là qui pouvait aider les gens. Ils m’ont écoutée, rassurée et m’ont dit que j’étais une bonne personne. Que ça pouvait arriver à n’importe qui. Ça m’a redonné confiance en moi et la force de m’en sortir. » Aujourd’hui, elle travaille et est bénévole pour aider à son tour.

    Nadège, d’origine malienne, était en formation d’aide-soignante dans son pays lorsqu’elle est tombée dans le même engrenage. Pas du tout préparée à vivre le calvaire qu’elle a subi. « Je voulais aller à l’école, réaliser mon rêve. Faire plein de choses dans la vie », explique-t-elle.

    Aujourd’hui, grâce au Mouvement du Nid, elle a obtenu son diplôme, travaille et aspire à devenir infirmière. Elle affirme, dans l’espoir que son témoignage aide d’autres à briser leurs chaînes : « Oui, on peut sortir de la prostitution et devenir un citoyen exemplaire. »


    En savoir plus
     :

    Mouvement du Nid

    Traverse des Capucins, à Toulon.

    Téll. 07.83.02.15.32

    Permanences tous les mercredi de 14h à 16h30.