Tag: Toulon

  • Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Top 14 : après la claque à Toulouse, réaction attendue pour le RC Toulon face au LOU

    Plus de 50 points dans la musette (pour la troisième fois en un an) et un sentiment d’impuissance : les années se suivent et l’issue des matches face au Stade Toulousain est similaire pour le RC Toulon, battus pour les quatrième fois de rang face à ce si puissant rival, qui est encore une fois paru hors d’atteinte, dimanche dernier, à Ernest-Wallon. Et ce, même si le score (59-24) semble lourd par rapport aux intentions de Toulonnais audacieux en début de rencontre.

    Au risque de payer cash leurs imprécisions, à l’image du premier essai, issu d’une interception toulousaine sur une phase offensive du RCT. « Toulouse est une grande équipe, on le savait. Il n’y a rien à dire sur leur victoire. Ce qui me dérange, c’est qu’il me semble que sur les vingt-cinq premières minutes, nous étions présents. On les a breakés trois fois mais on ne marque pas. C’est difficile surtout quand tu prends cet essai en contre en début de match », regrettait Pierre Mignoni. Mots différents, mais constat semblable pour Teddy Baubigny : « Il y a eu de bonnes choses, tout n’est pas à jeter. On s’est vite retrouvé menés au score sans trop savoir pourquoi. »

    Plombés par leur indiscipline (trois cartons jaunes, 25 minutes d’infériorité), les coéquipiers de Charles Ollivon n’ont, toutefois, pas su réagir dans l’adversité des faits de match : « Mes joueurs n’ont pas assez osé par moment. Eux te mettent dans le dur dès qu’ils peuvent. En fin de première mi-temps, ils font une combinaison qu’ils répètent à tous les matches. On savait très bien ce qu’ils allaient faire. Mais à quatorze, s’il y en a un qui s’oublie et qui défend mal, c’est terminé », pointait l’entraîneur toulonnais, déçu de ne pas poursuivre sur la lignée du match face au Racing 92 : « Toute la semaine, on a essayé de les préparer pour jouer au ballon. L’équipe sortait d’un bon match où il me semble qu’on avait osé. Mais pour oser, il faut avoir du courage. »

    Quelle option à l’arrière ?

    La réception du LOU, ce samedi, doit permettre de passer à autre chose et de repartir sur les bases d’un début de saison plutôt convaincant, face à une équipe en crise (quatre défaites sur les cinq derniers matches), après ses trois succès inauguraux. Mais dotée d’individualités très talentueuses. Parmi elles, une vieille connaissance, en la personne de Jiuta Wainiqolo, qui a rallié les bords du Rhône cet été après quatre saisons en rouge et noir, et déjà auteur de six essais en cinq matches (dont deux face à la Rochelle samedi dernier).

    Et si hormis Jean-Baptiste Gros, protégé par le staff des Bleus, tous les internationaux (Dréan, Brex, White, Garbisi, Tuicuvu) seront de la partie, il faudra composer avec les blessures de Jaminet, touché au biceps face à Toulouse et incertain, de Rebbadj (déchirure musculaire) et de Domon (fracture de la main), qui pourrait être indisponible de longues semaines. Dès lors, bien que la nouvelle bonne prestation de Ferté face aux Hauts-Garonnais (deux essais) offre une garantie sur l’aile, le RCT n’a plus d’arrière de métier disponible. Il faudra ainsi compter sur le dépannage de Garcia, Tuicuvu, ou même Ferté, capables d’assumer le poste. Quelle sera l’option choisie ? Affaire à suivre.

  • Toulon : l’engagement durable de la Métropole récompensé

    Toulon : l’engagement durable de la Métropole récompensé

    Une reconnaissance majeure qui souligne l’excellence environnementale, sociale et économique du projet de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM). Le projet du Pôle d’échange multimodal de Hyères a aussi été récompensé, avec le label niveau Bronze en conception. Deux distinctions qui confirment la stratégie de TPM pour un aménagement durable et responsable.

  • Toulon : les vertus du tri pour la planète et contre le cancer

    Toulon : les vertus du tri pour la planète et contre le cancer

    Depuis 2011, le Syndicat intercommunal de transport et le traitement des ordures ménagères de l’aire toulonnaise (Sittomat) s’engage aux côtés de la Ligue contre le cancer grâce au tri du verre. Pour chaque tonne de verre ménager collectée, le Sittomat reverse 1,30 euros sous forme de don.

    Au titre de l’année 2024, un chèque de 14 125 euros a été remis, ce mercredi matin, à l’association reconnue d’utilité publique. Un geste fort qui s’inscrit dans le cadre de la campagne Octobre rose, destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et à récolter des fonds pour la recherche. Ce montant correspondant aux 10 866 tonnes de verre triées par les habitants.

    En 13 ans, ce partenariat a permis de participer à hauteur de 125 418 euros à cette cause. « Un geste citoyen qui a du sens », souligne le Sittomat, et auquel les résidents doivent être sensibilisés, étant entendu que l’on peut aller encore plus loin en évitant de gaspiller cette « ressource précieuse » qui se recycle à l’infini, sans perte de qualité.

    Pour diminuer les coûts

    Le Sittomat rappelle donc que chaque bouteille, pot ou bocal déposé dans les conteneurs de tri à opercule vert affiche une double utilité. La première, et pas des moindres, étant de préserver l’environnement, sachant que c’est 0,5 tonne d’équivalent CO2 d’économisée par tonne de verre recyclé. La seconde, comme on le voit, est de contribuer à soutenir la recherche.

    Sans compter que c’est également bon pour le porte-monnaie, souligne Jean-Luc Vitran, le vice-président du Sittomat : « C’est important qu’on puisse sortir le verre des ordures ménagères, il y en a encore beaucoup trop, par rapport au poids qu’il représente et son incidence dans le montant de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Donc mieux trier diminue les coûts. »

    Le président de la Ligue, Jean-Louis Wengling, a rappelé le rôle de l’association qui, outre le fait de récolter des dons et d’intervenir dans l’information et la prévention, notamment par les activités d’Octobre rose et de Mars bleu, représente également les patients dans les établissements. Il ajoute : « Notre mission est aussi de les aider à passer ce cap à travers les soins de support, mais aussi les commissions sociales qui nous permettent, sur des dossiers présentés par les assistantes sociales, d’apporter notre soutien en moyenne à 250-300 familles par an qui sont en difficulté à cause du cancer. »

    Son seul regret, concernant Octobre rose, est que, malgré la notoriété de l’événement, « il y a toujours 40% des femmes qui ne font pas de dépistage, alors qu’il permet la guérison du cancer du sein plus de 9 fois sur 10 ».

  • Le projet de réaménagement de l’anse Tabarly se dévoile

    Le projet de réaménagement de l’anse Tabarly se dévoile

    C’est le projet porté par le groupement Rougerie Tangram – actuellement en charge de la requalification du cours Sextius à Aix-en-Provence – qui a remporté le marché de 9 millions d’euros concernant le réaménagement de l’anse Tabarly. Cet espace du littoral bordant un plan d’eau est spécialement dédié aux sports nautiques et plus précisément à leurs apprentissages, dans le Port du Levant. Il vient d’être été complètement repensé afin de le rendre plus opérationnel et intégrer, dans sa nouvelle version, une éco-base de la mer.

    Cette sélection a été motivé, entre autres, par son « caractère architectural affirmé, équilibré entre originalité et insertion sur le site, et une estimation financière proche de l’enveloppe financière prévisionnelle ». Comme il a été précisé lors du conseil municipale, vendredi dernier.

    La délibération rappelant que « l’opération porte sur une réflexion globale concernant le futur établissement de la base nautique et les espaces publics attenants au bâtiment ». C’est-à-dire les parcours piétons, les aménagements paysagers, le stationnement et la plage.

    La future construction va venir remplacer les préfabriqués en place et proposera des locaux qui seront mis à disposition des associations, avec vestiaires et salles de formation. Mais, aussi, des hangars de stockage et réparation des bateaux.

    Développement

    des activités nautiques

    à l’extrémité de ses 2 000m2 prendra place l’éco-base de la mer. Un lieu d’accueil et d’expositions pédagogiques sur ce riche patrimoine naturel sensible que représente la grande bleue, pour sensibiliser à sa préservation.

    Toujours dans cet esprit de développement durable, il est à noter que l’opération vise la certification Bâtiments durables méditerranéens (BDM) niveau argent, avec entre autres des toits équipée de panneaux photovoltaïques.

    Un projet en lien avec le cœur de la ville, sur un site à fort potentiel. La Ville de Toulon, qui a pour ambition de développer l’activité nautique dans la plus belle rade d’Europe, s’en donne ici les moyens. Ce qui n’aurait pas été possible dans le cadre des installations actuelles, devenues vétustes et inadaptées à un accueil et une pratique de qualité.

    Sans compter que la vulnérabilité de certains bâtiments, en raison de leur proximité avec une zone fortement exposée aux largades, a déjà engendré d’importants dégâts. D’où la nécessité pour la Ville de revoir dans sa totalité la base nautique, incluant la suppression de l’ensemble des équipements qui ne permettent plus l’exercice d’une pratique de qualité de ces activités nautiques.

    Les lieux ont été étudiés, dans leur nouvelle version, pour permettre au contraire leur essor, avec par exemple une capacité de rangement des embarcations sur la plage augmentée de 25%.

    De quoi continuer à chérir longtemps, dans le Port du Levant, la mer et ses bienfaits, qu’on soit devant, dedans ou, pour les plus dégourdis, au-dessus. Comme les minots qui viennent apprendre à s’y mouvoir avec aisance dans l’anse Tabarly.

  • Un nouveau service oncologie a ouvert ses portes à l’hôpital d’Hyères

    Un nouveau service oncologie a ouvert ses portes à l’hôpital d’Hyères

    Les patients en oncologie hyérois et des communes alentours n’auront plus besoin de faire la route jusqu’à Toulon. Face aux demandes malheureusement croissantes et une capacité de prise en charge qui s’essouffle, un nouveau service a ouvert ses portes au centre hospitalier (CH) de Hyères, en vertu d’un projet commun de coopération territoriale avec le centre hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer, à destination des patients de l’est de la métropole.

    Un lancement réalisé en deux temps puisque les premiers patients – en hospitalisation – ont pu bénéficier de ses services cet été, alors que l’accueil de jour a été mis en place début septembre, occasionnant l’ouverture officielle du service, marquant une étape importante dans l’élargissement de l’offre de soins sur le territoire.

    Doté d’une capacité de dix lits en hospitalisation et de dix lits en hôpital de jour (soit vingt patients quotidiens), il permet d’accueillir jusqu’à trente personnes à la journée. Il réunit trois médecins, ainsi qu’une équipe pluridisciplinaire (infirmiers, aide-soignants, assistante médico-administrative, pharmaciens, psychologue, assistante sociale et diététicienne) sous l’égide du Docteur Philippe Bernard, et est rattaché au pôle Médecine et spécialités Hépato-gastro piloté par le Docteur Amandine Chollet.

    Trois unités de soin

    Avec l’ouverture de ce nouveau service d’oncologie, conformément aux recommandations du Plan national cancer, le patient du CH d’Hyères bénéficie d’une prise en charge personnalisée et proche de son domicile. Le traitement administré est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Il est ensuite administré par du personnel formé aux soins oncologiques en unité spécifique et encadré par des soins de support (prise en charge de la douleur, nutritionnelle, psychologique, sociale).

    Le service d’oncologie s’articule autour d’une offre de soins qui se décompose en trois parties. D’abord, les consultations externes réalisées par les deux médecins oncologues. Lors de la consultation initiale, le traitement est explicité au patient, complété par un temps infirmier. Le patient est régulièrement suivi tout au long de son parcours de soins et accompagné en fin de traitement. Ensuite, l’hôpital de jour, situé au rez-de-chaussée, qui s’inscrit dans le prolongement des consultations externes. Il est ouvert du lundi au vendredi de 8h à 18h. Il accueille les patients en ambulatoire pour leurs traitements (chimiothérapies, immunothérapies, thérapies ciblées…). Enfin, l’unité d’hospitalisation, installée depuis l’été au deuxième étage, dédiée à la prise en charge en hospitalisation complète des patients les plus fragiles, notamment en situation de soins palliatifs.

  • Le RC Toulon a pris une belle claque face au Stade Toulousain

    Le RC Toulon a pris une belle claque face au Stade Toulousain

    Avec cette troisième défaite de la saison, les hommes de Pierre Mignoni, qui accusent toujours un match de retard, retombent à la neuvième place du Top 14.

  • À Toulon, le tractage syndical autorisé sur la plateforme courrier

    À Toulon, le tractage syndical autorisé sur la plateforme courrier

    La Cour administrative d’appel de Marseille a partiellement donné raison à Olivier Rosay, le secrétaire départemental SUD PTT 83, dans un contentieux qui l’oppose à la direction de La Poste. L’affaire remonte à janvier 2022, lorsque le directeur de la Plateforme industrielle courrier (PIC) de Toulon l’a mis en demeure de cesser la distribution de tracts syndicaux aux agents en poste de travail. Selon lui, cette activité syndicale ne pouvait se faire qu’aux tourniquets d’entrée et de sortie de la plateforme à la sortie du service… Le syndicaliste avait alors reçu en mars un avertissement pour avoir poursuivi sa distribution dans le hall de production.

    En appel, après un premier rejet par le tribunal administratif de Toulon en mai 2024, Olivier Rosay contestait à la fois la mise en demeure et la sanction. Il dénonçait une atteinte à la liberté syndicale, une mesure disproportionnée et une discrimination à son encontre.

    « On est plutôt satisfait puisque le jugement de première instance interdisait totalement les distributions de tracts dans l’enceinte, et que cet arrêté dit qu’on ne peut pas fixer un lieu unique », explique le délégué syndical. « Il nous convient moins dans la mesure où l’on pense qu’il n’y a aucun risque à distribuer dans la salle des machines de tri. On peut penser que le grief du risque a été mal examiné et qu’un magistrat de l’extérieur, aura du mal à préjuger de la perturbation. »

    Dans son arrêt du 20 octobre, la Cour administrative d’appel de Marseille reconnaît que la distribution de tracts dans le hall de production, où circulent engins et machines, peut justifier une restriction pour des raisons de sécurité mais elle estime que l’interdiction généralisée à toute la plateforme, y compris en dehors du hall donc, portait « une atteinte excessive à la liberté syndicale ».

    La cour en revanche a jugé fondé l’avertissement infligé à Olivier Rosay, la poursuite de la distribution de tracts constituant une faute disciplinaire selon le tribunal. Le syndicat ne poursuivra pas la procédure devant le Conseil d’État.

  • La menace de l’extrême droite omniprésente dans le Var

    La menace de l’extrême droite omniprésente dans le Var

    Dans un département qui a envoyé lors du dernier scrutin électoral six députés RN sur sept à l’Assemblée nationale, la menace de l’extrême droite plane sur pas mal de clochers varois. D’autant que les digues sont en train de sauter sous l’effet de prises de parole chez LR allant plus dans le sens de l’union des droites que du front républicain dynamité par Bruno Retailleau lui-même. Le Rassemblement national espère donc profiter de cette ambiance délétère pour jouer les trouble-fêtes partout où il le pourra. Avec hélas des chances de succès dans les deux plus grandes villes du Var que sont Toulon et La Seyne, si l’on n’y prend garde.

    Dans le Port du Levant pour commencer, la seule circonscription qui ne soit pas tombée dans le giron du parti à la flamme fasciste, c’est Laure Lavalette, l’une des porte-parole de Marine Le Pen lors de la dernière présidentielle, qui entend bien prendre la ville. Habituée des plateaux télé et bénéficiant d’un public dans la ville préfecture qui l’interpelle par son prénom, elle compte bien cacher derrière son sourire tout ce qui pourrait l’empêcher de briser le plafond de verre, y compris l’idéologie de son parti.

    Pour y faire face, à droite, le candidat LR Michel Bonnus, sorti du bois très tôt, souhaite lui aussi capitaliser sur son capital sympathie plutôt que de s’aligner sur Paris, pour essayer d’attirer au-delà de son propre camp. Pour ce faire, il vient la semaine dernière sous la pression de la gauche de clarifier sa position, en précisant que face au RN il voterait sans hésiter pour un candidat socialiste contrairement à son mentor et secrétaire général du parti Les Républicains.

    Il faudra également compter avec la participation de la maire sortante sans étiquette Josée Massi qui continue à gérer la ville mais n’a probablement pas dit son dernier mot. Elle est en effet à même de créer la surprise avec une liste renouvelée en entraînant derrière elle un électorat centriste rassuré par la rigueur et la loyauté de celle qui a su dans la tourmente rester droite dans ses bottes. Et lui reconnaissant aussi, son aptitude à écouter son opposition progressiste.

    La gauche a de son côté, avec Toulon en Commun, l’atout de l’unité, avec sous sa bannière le rassemblement de toutes les composantes des partis qui s’en réclament (hormis LFI, pour l’instant) élargie aux forces syndicales, associatives et citoyennes. Une équipe menée par la socialiste Magali Brunel désignée par l’Assemblée populaire souveraine. C’est l’instance où toutes les décisions sont prises dans la transparence. Une liste solidaire, écologiste et citoyenne à même de rassembler largement au-delà du camp des progressistes.

    À La Seyne, en revanche, le rassemblement de ce côté de l’échiquier politique n’est pas pour l’heure complètement scellé. Mais on voit mal la gauche, alors qu’elle est capable de reconquérir l’ex-Cité des Chantiers, s’embourber dans des querelles d’ego. Gageons que l’esprit de responsabilité guide les pas de tout le monde.

  • Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Top 14 : Face au Stade Toulousain, le RC Toulon au pied de la montagne

    Les trois confrontations de la saison passée ont tourné au cauchemar pour les Toulonnais. La première (défaite 57-5 à Wallon), avait démontré un écart abyssal avec les champions d’Europe et de France en titre de l’époque. La deuxième, en quart de finale de Champion’s Cup, fut cruelle, avec une défaite – la seule de la saison à Mayol – sur pénalité dans les ultimes secondes (18-21). La troisième, au Vélodrome, fut largement précipitée par l’exclusion de Baptiste Serin, dans un match d’abord équilibré qui prit ensuite une tournure humiliante (16-50).

    Alors, à l’heure de retrouver celle que nombre d’observateurs qualifient comme « la meilleure équipe du monde », imprenable à domicile, l’humilité est de mise dans le camp rouge et noir : « On a beaucoup analysé ces matches. C’est une équipe qui aime avoir la possession, qui impose son rythme, son jeu debout, mais aussi son jeu d’avants. Elle met les choses dans l’ordre et quand elle met 50 ou 60 points aux équipes, c’est par là qu’elle commence », prévient un Pierre Mignoni, qui n’a pas pour autant invoqué l’esprit de revanche de ses joueurs : « Chacun fait appel à ce qu’il veut. Je ne suis pas amnésique, je sais ce qui est dur, mais aussi ce qui est possible. Ça relève peut-être d’un exploit, mais quelles conditions met-on pour le créer ? Ce sont les joueurs qui ont la recette. »

    Domon à l’ouverture

    Premier ingrédient, l’abord de la rencontre : « C’est la grosse interrogation qu’on doit avoir. Si on n’est pas aligné les uns avec les autres, ça donne les scores qu’on connaît. L’an dernier, on a pris deux raclées », se souvient l’entraîneur varois. Cependant, « quand tu repars sur la saison, les compteurs sont remis à zéro », relativise Jérémy Sinzelle. Faut-il, dès lors, se libérer de la pression, face à des champions de France largement favoris malgré leur défaite à Pau, samedi dernier (30-26) ? « Je ne sais pas. Chaque match, c’est la guerre, encore plus contre Toulouse. Allons-y avec fierté. »

    Sur le plan technique, après un match référence face au Racing, la donne semble plus simple : « Avant de penser au jeu d’attaque, pensons à ce qu’on doit faire pour avoir des ballons rapides, tenir le ballon… Il faut gagner ces duels. C’est la base du rugby, pour créer un exploit, sinon tu ne peux pas exister », martèle Pierre Mignoni. « Il faut être constant sur ce qu’on veut mettre en place. Si on commence à rendre des ballons, à faire des en-avant, on va prendre la marée », prévient Jérémy Sinzelle.

    Et c’est une charnière inédite White-Domon, titularisé en 10 à Vannes l’an dernier, qui devrait être responsable de l’animation du jeu : « Marius a cette polyvalence. Il a fait de bonnes entrées. Il avait déçu à Vannes, mais comme les 23 présents ce jour-là. Ce n’est pas forcément le match le plus facile pour jouer à ce poste. Mais avec les entrées qu’il fait, il faut avoir des garanties et le lancer dans un tel match. Il a tous les atouts pour jouer à ce poste, le courage, le jeu au pied, l’intelligence », affirme Pierre Mignoni.

    TOULOUSE – TOULON

    8e journée de Top 14

    Dimanche 26 octobre, à 21h05. Lieu : Stadium de Toulouse Arbitre : Ludovic Cayre

    TOULOUSE : Ramos – Kinghorn, Gourgues, Chocobares, Mallia – R. Ntamack, Graou – Jelonch, Roumat, Willis – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand (cap.), Neti. Remplaçants : Cramont, Ainu’u, Elias, T. Ntamack, Saito, Costes, Thomas, Colombe.

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Smaïli, Sinzelle, Ferté – Domon, White – Coulon, Ollivon (cap.), Quere-Karaba – S. Rebbadj, Ribbans – Sinckler, Damond, Gros. Remplaçants : Baubigny, Brennan, Mézou, Alainu’uese, Ludlam, R. Rebbadj, Nonu, Priso.

  • L’habitat social s’invite à nouveau aux débats du conseil municipal de Toulon

    L’habitat social s’invite à nouveau aux débats du conseil municipal de Toulon

    Avant l’ouverture de la séance, la maire de Toulon, Josée Massi (SE), rend hommage à André Herrero, dont le décès venait d’être annoncé. Une légende du Port du Levant et du rugby français (lire en page 23). Un grand bonhomme de l’ovalie sélectionné 22 fois en équipe de France, dont le cœur battait résolument à gauche. « Mayol et son peuple rouge et noir », pleure », a-t-elle déclaré.

    Parmi les échanges de la matinée, la délibération portant sur l’approbation de la participation financière à la société d’HLM Le Logis familial varois a permis de rouvrir le débat sur le logement social. Une opération de construction de 16 logements locatifs sociaux (LSS), située rue Roger-Giraud, dans le quartier de Brunet.

    Dans le cadre du Contrat de mixité sociale (CMS), signé le 20 mars 2024, la Ville de Toulon souhaite accompagner financièrement les bailleurs sociaux dans la production de logements sociaux, afin d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée avec ses partenaires.

    Une participation financière qui vient réduire d’autant la contribution de solidarité (abusivement appelée pénalités) imposée aux mairie carencées en logements sociaux, tout en abondant les subventions publiques destinées aux maires bâtisseurs.

    « Nous approuvons cette orientation globalement et voterons favorablement », commence le conseiller municipal de Toulon en Commun, André De Ubeda (PCF), qui salue une « inflexion de la politique de la ville ».

    Opposition constructive

    L’élu d’opposition en profitant tout de même pour ajouter « des remarques qui se veulent constructives ». La principale concerne la proportion de logements sociaux dans ce projet, qui est de 30%. « Nous aurions souhaité une part plus importante, d’autant plus que les subventions viennent en déduction des pénalités de la loi SRU. C’est donc une opération très peu coûteuse », a-t-il souligné.

    L’occasion aussi de rappeler la gravité de la crise du logement dans le Port du Levant, et, plus largement, dans le département, dans lequel on compte 35 000 demandes de logements locatifs sociaux (LLS) non satisfaites. « Pourquoi ne pas demander aux bailleurs d’augmenter le pourcentage de LLS afin de rattraper le retard plus rapidement ? Au moins pour les futures opérations » , a-t-il interrogé.

    C’est l’adjoint à l’urbanisme, Mohamed Mahali, qui a répondu : « Nous n’avons pas envie de refaire les erreurs du passé, c’est-à-dire d’avoir de grands groupes avec les problématiques que nous avons constatées. Donc l’objectif clair de la Ville, aujourd’hui, est de faire de la mixité en tirant vers le haut. » Et d’insister sur le fait qu’il s’agit bien d’une orientation politique assumée. « C’est comme ça qu’on va pouvoir avancer, en faisant de petites opérations immobilières avec une petite partie de logements sociaux », ajoute-t-il. « C’est une politique de logements diffus, plutôt que des grandes cités », précise Josée Massi.

    André De Ubeda dit en convenir aisément, puisque « c’est le principe même de la mixité sociale ». Ce qui n’entre pas du tout en contradiction, explique-t-il, avec l’augmentation de 5 à 10 points du taux de logements sociaux que la gauche appelle de ses vœux pour combler le déficit. « On va déjà essayer d’atteindre 30% », lui réplique la maire de Toulon.