Tag: Toulon

  • Une soirée à Toulon pour faire entendre les voix du terrain

    Une soirée à Toulon pour faire entendre les voix du terrain

    Après Aubagne et Nice, la prochaine table ronde aura lieu ce mercredi à 17h15 à la Bourse du travail de Toulon. Elle réunira ATD Quart Monde, la Fondation pour le logement, la Ligue des droits de l’Homme, France Nature Environnement ainsi qu’un travail sur le volet des Handicaps et des Violences faites aux femmes. Cristel Migliaccio, de la CFDT Paca, participera également.

    Les remontées de la société civile

    « L’idée est d’avoir un retour d’acteurs engagés sur le terrain et de prendre des idées de ces échanges en collectif », précise Isabelle Godefroy, coordinatrice du Pacte du pouvoir de vivre en Paca.

    Chacun alimentant le débat dans son champ de compétences comme le pouvoir d’achat, la pauvreté, le logement, l’environnement, l’alimentation, les violences faites aux femmes et la démocratie au travail. Le tout afin d’être à même de dégager des propositions très concrètes dont peuvent se saisir les municipalités.

    L’objectif de ces retours de terrain est d’en faire un plaidoyer très local et de le diffuser à toutes les listes engagées dans la campagne des municipales, juste avant le 1er tour. Il s’agit de leur offrir une vision des propositions portées par la société civile, au plus près des besoins des habitants. À charge pour elles, ensuite, de s’en saisir ou non.

    La soirée est ouverte à tous pour venir échanger.

  • [Entretien] Charles Berling : « Le RN utilise tous mensonges et fantasmes pour gagner le pouvoir »

    [Entretien] Charles Berling : « Le RN utilise tous mensonges et fantasmes pour gagner le pouvoir »

    La Marseillaise : Le Rassemblement national se voit déjà à la tête de la ville. À quels risques les Toulonnais s’exposent-ils ?

    Charles Berling : La réponse est très simple, il suffit de se renseigner un peu pour les connaître. Je pense que les gens devraient un peu mieux regarder les programmes, tout simplement. Et deuxièmement, ils ne devraient pas s’abstenir de voter, quelles que soient leurs convictions. Le problème majeur que nous avons en démocratie, aujourd’hui, c’est l’abstention. Les gens pensent qu’ils vivent seuls dans une société. Mais ils entendent quand même la radio, la télé, ils lisent les journaux, ils constatent qu’on est toutes et tous liés. Ça veut dire que s’abstenir, c’est ne pas prendre ses responsabilités en tant que citoyen et donc c’est faire crever la démocratie. Et ça, c’est le plus grave. Les gens pensent qu’ils vont faire du pognon et s’en sortir sans les autres : ça n’existe pas. Dans une société humaine, ça n’existe pas. Nous sommes toutes et tous solidaires.

    Vous parliez de programme…

    C. B. : Oui, c’est un programme tellement mince, incohérent et faux… Qu’est-ce que dit Laure Lavalette ? : « Je veux faire des guinguettes, je veux pouvoir sortir la nuit en boîte de nuit… » C’est un DJ, pas terrible d’ailleurs, qui serait son adjoint à la culture.

    Et c’est quelqu’un qui m’envoie des lettres pour me féliciter de mon travail et me dire « Bravo vous faites un travail remarquable » quand elle est au conseil régional et qui, en même temps, prétend qu’à Toulon, il ne se passe rien. Ça fait 15 ans que je suis ici. C’est la deuxième scène nationale de France. Et elle dit qu’il n’y a rien ici ! Pourquoi Mme Lavalette dit ça ? C’est parce qu’elle ne vient jamais. Alors, pourquoi elle nous insulte sans venir ? Vous comprenez le niveau de tartufferie que représentent ces politiques ? Parce que c’est une bête politique, une bête de médias qui n’a rien derrière et qui fait des promesses à tout va, y compris à moi. C’est tout ce que c’est.

    Elle prétend pourtant mieux connaître les besoins des Toulonnais…

    C. B. : On mesure l’irrationalité de ce qu’elle propose et le piège dans lequel les gens tombent. Parce qu’encore une fois, ces gens-là, comme Laure Lavalette, sont soutenus par qui ? Par des milliardaires, par des Trump, par des Bolloré, par des gens qui ont plein de pognon et qui veulent bien niquer la classe populaire. Parce que là, ces gens-là me parlent du peuple. Mais Bolloré, c’est le peuple ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Ce sont des gens qui font du business sur notre dos et ne payent même pas d’impôts. Vous avez vu le dernier rapport qui dit que 13 800 millionnaires ne payent pas d’impôts en France ? Et après, on me fait des leçons sur l’histoire du peuple ou pas le peuple. Cette personne-là est juste un instrument minable de ces politiques épouvantables, de ce capitalisme qui réduit les êtres à des marionnettes, à rien.

    Je suis un être de culture qui est en même temps un citoyen qui a des convictions politiques et qui croit au service public. Donc, je le défends corps et âme. Alors que l’extrême droite travaille pour des gens qui vont tout ramener au privé. Et vous allez voir, quand il n’y aura plus d’hôpitaux, quand il faudra aller dans des cliniques… Vous croyez que ces gens-là, ils construisent quoi ? Une société sociale ?

    Ils sont pourtant nombreux à tomber dans le piège.

    C. B. : Oui, tous ces pauvres gens qui se font avoir. Nous, on croise la cheffe de chœur de l’Opéra de Toulon, qui est sur la liste de Laure Lavalette. On lui dit « mais pourquoi Martine, pourquoi est-ce que vous soutenez cette femme ? Vous avez vu ce qu’elle dit sur la culture ? C’est-à-dire rien, les guinguettes, le machin. Pourquoi vous faites ça ? » Elle n’a rien à répondre. Rien. Mais rien. Elle ne dit pas, mais non, c’est un super programme, machin, etc. On devrait être dans une période où on défend un programme contre un autre. Ce n’est pas ce qui se passe, en fait. Et c’est ça qui est la catastrophe démocratique du pays.

    Le RN utilise tout le charabia, tous les mensonges, tous les fantasmes pour gagner le pouvoir. Parce qu’en plus, on sait très bien que dès que Laure Lavalette pourra être ministre, elle partira direct. Elle n’en a rien à faire d’être à Toulon. C’est le pouvoir qui les intéresse. Il y a une espèce de truc avec Toulon pour le RN, ils veulent en faire une sorte de trophée, gagner une ville de plus de 100 000 habitants.

    Ils ont en plus une conception très étriquée de la culture…

    C. B. : Ça, il suffit de voir dans les villes où l’extrême droite s’est installée, où il y a une scène nationale. Qu’est-ce qu’ils font ? Ils prennent la salle. Ils disent : « Moi, j’ai le droit de l’avoir tant de temps. » Et au fur et à mesure, ils éjectent la culture, ce qui ne leur plaît pas. C’est une tendance absolument mortifère, totalitaire. André Malraux disait que le moment où le politique se mêle de décider ce qui est de l’art ou ce qui n’en est pas, c’est le début de la dictature et du totalitarisme. Parce que le politique n’est pas un artiste, ce n’est pas à lui de définir la valeur de l’art.

    Évidemment que nous, on a des tas de garde-fous moraux, sociaux, légaux. C’est-à-dire qu’on ne peut pas tout dire dans un spectacle, on ne peut pas tout dire dans une œuvre d’art. Mais l’artiste, moi, je lui dis toujours : il est libre. Et jusqu’à présent, depuis que j’ai fondé ce théâtre avec mon frère en 2010, ce principe-là a toujours été respecté. Toujours. Si Laure Lavalette nous dénie totalement, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que dès le moment où elle va arriver au pouvoir, elle va s’empresser de dire : « Vous allez faire ci, vous allez faire ça. » C’est ça que les gens veulent ? On a une ville en bon état. Pourquoi risquer de tout chambouler ? Risquer de revivre ce qui s’est passé en 1995 ? Parce que ce parti a beau dire qu’il a changé, on va se retrouver exactement comme en 1995. Les Toulonnais s’en souviennent, quand même, de ce qui s’est passé, du bordel qu’il y a eu et du fait que la ville était dégueulasse. C’est ça qu’ils veulent ?

    Mais comment sort-on de ce marasme aujourd’hui ? La culture peut-elle jouer un rôle ?

    C. B. : Oui, parce que contrairement à ce qu’on dit, les artistes ne sont pas des rêveurs en dehors de la réalité. Ils la révèlent par leur travail. Ils la montrent, la font ressentir, la font exister. L’artiste est là pour affronter la réalité. Et donc, pour sortir de ce marasme, comme vous dîtes, ce qu’il faut faire, c’est regarder la réalité en face. Et ça fait du bien.

    On a mené des actions sur des semaines et des semaines dans les quartiers qui ont été fantastiques : on a vu les gens descendre dans la rue par milliers et se parler. On est là pour ça, en tant que scène nationale. La culture est là pour ça. On est là pour à la fois défendre une liberté artistique profonde que le Rassemblement national veut détruire et pour défendre l’idée que faire nation, ce n’est pas une race ou une religion : c’est d’être ensemble et d’avoir une vision d’avenir. Parce qu’encore une fois, la nation, je ne la laisserai pas à l’extrême droite.

  • L’ombre d’un président d’extrême droite se profile à Toulon

    L’ombre d’un président d’extrême droite se profile à Toulon

    Si le pire est loin d’être certain, mieux vaut prendre toutes les précautions pour qu’il n’advienne pas. C’est ce à quoi nous nous attelons sans relâche dans ces colonnes : alerter sur le risque que représente l’extrême droite. Et à Toulon, on sait plutôt bien de quoi il retourne, puisque la ville a déjà sombré dans son giron en 1995 et a mis vingt ans à s’en remettre, tant elle en était sortie exsangue, salie, avec une image profondément abîmée. Toulon fut alors la première grande ville de près de 100 000 habitants à tomber, le FN voulant en faire son laboratoire.

    Ne pas perdre une seule voix

    Pourtant, la menace est aujourd’hui encore bien présente dans la ville préfecture, comme un peu plus loin à La Seyne-sur-Mer, deuxième ville du Var. Et ce ne sont hélas pas les seules.

    Ce dont on doit avoir conscience aujourd’hui et qui devrait inciter tout le monde à prendre ses responsabilités, c’est que cette fois-ci, c’est la métropole tout entière qui pourrait basculer, avec à la clé une présidente RN.

    Un « troisième tour » dont il faut aussi avoir conscience. Ce qui est certain, c’est que le parti à la flamme brigue le poste avec convoitise, tant l’attrait est grand de pouvoir mettre dans son escarcelle une collectivité qui compte près de 500 000 habitants et un budget de plus de 700 millions d’euros.

    Mais loin est encore la coupe aux lèvres, puisque pour l’emporter, le parti lepéniste doit non seulement prendre Toulon ce qui lui permettrait de s’assurer 45 sièges sur 89, mais aussi conquérir une autre ville, ou, ce qui n’est pas tout à fait improbable, rallier à sa cause quelques maires de droite.

    C’est tout cela qu’il faudra garder à l’esprit les 15 et 22 mars en glissant son bulletin dans l’urne. Il s’agira de voter selon ses valeurs, mais aussi de se mobiliser fermement contre le retour de l’extrême droite dans le Port du Levant et à la tête de la métropole Toulon Provence Méditerranée.

  • Top 14 : Toulon cueille des points en terres lyonnaises

    Top 14 : Toulon cueille des points en terres lyonnaises

    Défaits à Pau, puis lors de la réception de Clermont, les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se devaient de réagir. Le déplacement au Lyon olympique universitaire rugby, qui avait des allures de piège de prime abord, a cassé la mauvaise dynamique en cours. Sans leur manager Pierre Mignoni, mis au repos forcé suite aux derniers résultats décevants, les Varois sont parvenus à accrocher le match nul. Synonyme de deux points précieux au classement du Top 14. Ils se retrouvent ainsi à la septième place du championnat, à trois points du top 6. « On a su ne pas lâcher », martèle l’ailier toulonnais Gaël Dréan. « Tous les points à l’extérieur sont importants, on le sait. Ça faisait longtemps. On a encore beaucoup de choses à améliorer, mais je pense qu’on est sur la bonne voie. Nos récentes performances ont fait qu’on était un peu moins bien au classement mais, au club, je peux vous assurer qu’on est bien, et qu’on continue de travailler », ajoute le serial-buteur breton, qui n’a pas fait mouche face au Lou. Après une première période très pauvre dans le jeu, le trois-quart centre hyérois Mathieu Smaïli a inscrit le premier et seul essai varois. Les Rouge et Noir, qui avaient fait le plus dur en repassant devant au tableau d’affichage, n’ont tenu que six petites minutes seulement avant de concéder un essai du pilier gauche lyonnais Thomas Moukoro.

    L’arrière international tricolore Melvyn Jaminet a permis aux Toulonnais de recoller au score à cinq minutes de la sirène grâce à une pénalité. Les rugbymen du Lou ont eu l’occasion de leur chiper la victoire sur le gong, mais le buteur lyonnais Martin Méliande, auteur de deux pénalités et d’une transformation, a manqué les poteaux.

    Serin, pas si serein

    Une bonne nouvelle pour les Varois qui en cachent une moins bonne : celle de la sortie sous protocole commotion de Baptiste Serin, après un choc à la tête consécutif à un déblayage de Killian Géraci.

    Resté quelques instants au sol, le demi de mêlée toulonnais a été pris en charge par le staff médical avant d’être remplacé par précaution. Conformément au règlement, il devra suivre les différentes étapes du protocole médical. Sa participation au prochain match du XV de France en Écosse, dans le cadre du Tournoi des 6 Nations, samedi 7 mars, est donc incertaine.

  • Plus de 10 000 personnes secourues en mer en 2025 par le Cross Med

    Plus de 10 000 personnes secourues en mer en 2025 par le Cross Med

    Comme à chaque début d’année, la préfecture maritime de la Méditerranée dresse le bilan de son action en mer pour l’année écoulée. L’année 2025 aura notamment vu le nombre d’actions (4 584 opérations de sauvetage ou d’assistance pour 10 188 personnes impliquées) conduites par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med) augmenter par rapport à 2024 (+6%), la période de mai à septembre concentrant près de 75% des interventions. Si le nombre de personnes impliquées est en légère baisse (-6%), le nombre de décès reste toutefois préoccupant (87 personnes). Dans ce contexte, le renforcement des contrôles en mer et la sensibilisation des usagers se poursuivront, conformément à la politique mise en œuvre par la préfecture maritime de la Méditerranée.

    En guise de réponse, les unités des administrations concourant à l’AEM ont réalisé près de 20 000 contrôles en mer, illustrant « la politique volontariste de la préfecture maritime en matière d’ordre public, de sécurité maritime et de protection de l’environnement marin », se félicite cette dernière. Elle revendique également « un nombre important d’épaves retirées du littoral (147) et de munitions historiques neutralisées (940), qui témoignent d’un assainissement significatif du littoral, bénéfique pour la sécurité des usagers et pour l’environnement ».

    Douze administrations et six ministères impliqués

    Autre satisfaction : le succès de la sécurisation de la Conférence des Nations Unies sur l’océan (Unoc) à Nice en juin dernier, dont les effets seront jugés dans le temps. « Aucun incident n’est venu perturber le déroulement de cet événement à portée internationale », avance la préfecture maritime.

    De manière générale, au-delà des opérations de sauvetage ou d’assistance coordonnées par le Cross Med, la préfecture maritime a conduit un large spectre de missions grâce aux services et administrations partis de l’AEM. Les garde-côtes ont ainsi navigué 77 873 heures (soit en moyenne près de neuf moyens déployés en permanence en mer, le long du littoral méditerranéen) alors que les aéronefs ont volé 1 905 heures (une moyenne de plus de 5 heures par jour). À ce titre, 940 engins explosifs ont été neutralisés ; 257 416 navires surveillés et suivis par les sémaphores de la Marine nationale ; 19 147 contrôles conduits en mer pour 4 217 infractions constatées ; 1 500 contrôles de navires au mouillage pour 100 procès-verbaux dressés. Tout cela en provenance de 12 administrations relevant de 6 ministères.

  • Top 14 : Jiuta Wainiqolo, un danger bien connu pour le RC Toulon

    Top 14 : Jiuta Wainiqolo, un danger bien connu pour le RC Toulon

    Il a quitté Toulon le cœur lourd, l’été dernier, lui qui avait découvert l’Europe sur la Rade et était tombé amoureux de cette dernière. Un amour réciproque terminé prématurément par manque de garantie sur son temps de jeu et un statut de non-Jiff (Joueur issu des filières de formation) qui limitait ses perspectives, le club en ayant recruté deux autres (Mercer et Brex) cet été. Depuis, Jiuta Wainiqolo fait le bonheur du LOU, avec lequel il revendique le statut de meilleur marqueur du Top 14 (15 essais, dont 3 en 12 minutes lors du dernier match face à Montauban, triplé le plus rapide de l’histoire du championnat).

    De quoi laisser des regrets à de nombreux supporters toulonnais, mais aussi à ses ex-coéquipiers : « On a créé des liens assez forts, on n’était pas heureux de le voir partir. Mais ça fait partie du rugby et on s’adapte, et il a l’air heureux là-bas. On l’a remplacé par d’autres joueurs qu’on est content d’avoir. On sera content de le voir avant et après, mais il reste quand même ennemi du jour pendant le match », déroule Mathieu Smaïli.

    Au-delà de la joie des retrouvailles, les Varois savent qu’ils devront se méfier de l’ailier fidjien, auteur d’un essai lors de son retour à Mayol à l’aller : « Qu’il reste tranquille (rires) », s’amuse Esteban Abadie. « Il faudra qu’on arrive à le canaliser car on connaît ses qualités. Ça reste un facteur X de leur équipe. On va essayer de le limiter, qu’il n’ait pas des ballons simples avec un couloir de 20 mètres par exemple, et qu’il ait au moins deux joueurs sur lui à chaque fois », prévient Mathieu Smaïli.

  • À Toulon, privé de premier rôle, Hubert Falco joue les tontons flingueurs

    À Toulon, privé de premier rôle, Hubert Falco joue les tontons flingueurs

    Une nouvelle fois, Hubert Falco a pris la parole pour mettre en cause la loyauté et la sincérité de la maire sortante Josée Massi (SE), sa fidèle ancienne première adjointe qu’il soutenait encore juste avant l’été dernier. Après s’être longuement épanché dans Var Matin pour expliquer qu’il s’était trompé, le « tonton flingueur » ressort sa sulfateuse. Pas pour tirer sur l’extrême droite, dont il connaît pourtant les dangers. Non, il concentre à nouveau ses critiques sur Josée Massi. Curieuse façon de travailler pour l’unité.

    Aujourd’hui, il met en doute sa détermination à accomplir son mandat en semblant prétendre qu’elle n’ira pas au bout de son nouveau mandat. Cette prise de position peut s’interpréter comme la crainte d’une réélection qu’il rend ainsi presque effective. L’intéressée, un peu dégoûtée par la méthode, rappelle que les électeurs toulonnais méritent mieux que ça. Elle précise : « Non, je ne m’arrêterai pas en 2028 ! J’ai un projet pour Toulon et je compte bien l’appliquer jusqu’en 2032 avec mon équipe, surtout après avoir mis autant d’engagement dans une campagne électorale. »

    Ce qui est vrai, c’est qu’elle a subi de fortes pressions pour tenter de la faire renoncer. Peut-être faudra-t-il un jour parler de cela. Pour l’heure, Josée Massi conclut : « La démocratie, c’est de laisser le soin aux Toulonnais de choisir et le soin aux candidats qui le souhaitent de s’engager. »

  • Toulon et ses cinq candidats confrontés à l’urgence climatique

    Toulon et ses cinq candidats confrontés à l’urgence climatique

    Parmi les questions posées, celles dédiées aux transports publics a lancé la soirée. Les candidats ont été invités à se prononcer sur le Bus à haut niveau de service (BHNS) retenu par la Métropole, afin de dire s’il répond, selon eux, aux besoins de mobilité de la population, ou s’ils privilégient un mode plus capacitaire, tel que le tramway.

    Pour la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, « la montagne a accouché d’une souris », jugeant qu’« on est loin du transport du futur dont la métropole a besoin ». Mais pour elle, avant de réorienter l’investissement, « il faut qu’il y ait un consentement à la dépense et aux travaux ».

    La maire sortante Josée Massi (SE) a appelé à continuer d’avancer. Même si elle consent qu’« on a peut-être raté le coche au début des années 2000 ». Mais, face aux enjeux de mobilité, de pollution et de santé, « il est urgent de se décider (…) dans une concorde collective ». Elle poursuit : « Il faut certes une méthode différente. La mienne est de comprendre, concerter et tout envisager. »

    Désengorger la ville

    Elle rappelle que le BHNS est un projet déjà engagé et financé, notamment grâce aux 40 millions d’euros de subventions de l’État : « Revenir en arrière créerait des retards majeurs et ferait perdre des années aux Toulonnais. » Ce qui ne l’empêche pas de vouloir l’améliorer « pour qu’il réponde pleinement aux besoins de mobilité ». Et de le compléter par d’autres moyens de transport, comme le RER métropolitain, ou encore les navettes maritimes avec la création de nouvelles liaisons vers le Mourillon, le Pradet ou Carqueiranne.

    Pour la tête de liste de la gauche et des écologistes rassemblés, Magali Brunel, « il est urgent de régler ce problème des transports qui empoisonne les Toulonnais depuis des années. (…) Nous voulons désengorger ce centre-ville et favoriser la mobilité et l’attractivité économique. Pour ça, le BHNS n’est pas adapté », tranche-t-elle. La candidate des progressistes poursuit : « Il est trois fois moins efficace qu’un tram en termes de déplacement de voyageurs. Il est moins écologique, il est moins inclusif et il n’est même pas un site propre puisque 30% de son circuit se trouvera dans le trafic automobile. » Pour la cheffe de file de Toulon en commun, « le tram est la solution la plus raisonnable » et « la seule, en l’associant à la gratuité progressive des transports, à être en mesure de faire basculer des reports modaux ».

    Isaline Cornil (LFI) reprend en grande partie le même argumentaire, soulignant que « le BHNS provoquera la suppression d’autres lignes, comme celle qui dessert la Beaucaire ». Elle propose d’améliorer le réseau Mistral existant en termes de fréquence et de disponibilité en soirée.

    Celui qui semble avoir le moins travaillé la question est le sénateur Michel Bonnus, qui s’est borné à lire son texte. Il souligne que « la question des transports en commun soulève beaucoup d’intérêts ». Certes. Mais selon lui, « le débat ne doit pas être idéologique ». Après avoir vanté les mérites du BHNS, il admet qu’« il est indispensable de mesurer son efficacité avec des critères clairs ». Il conclut que « si les seuils de saturation sont atteints », il conviendra alors de faire évoluer un autre mode de transport.

  • Top 14 : Le RC Toulon se déplace à Lyon sans Pierre Mignoni

    Top 14 : Le RC Toulon se déplace à Lyon sans Pierre Mignoni

    Jeudi, la conférence de presse d’avant-match n’a ressemblé à aucune autre. À l’introduction, pas de Pierre Mignoni. L’ancien demi-de-mêlée était remplacé par un ex-pilier et un ex-3e ligne, Laurent Emmanuelli, directeur sportif du club, et Sergio Parisse, entraîneur adjoint, qui prendront place sur le banc, ce week-end, face au LOU. « Le président (Bernard Lemaître) et Pierre ont convenu que c’était le moment idéal, dans une phase où on ne joue pas tous les week-ends, de laisser un peu de repos à Pierre, afin de reprendre dans les meilleures conditions possibles », a justifié le premier, avant de prendre la défense du boss du RCT : « Il va bien. On l’a régulièrement, il communique avec les joueurs et le staff. Il n’a pas lâché, ce n’est pas vrai. Il se met tout simplement en repos car il en a besoin. »

    Son retour est annoncé après la trêve, pour préparer la réception du Stade Français, le 21 mars. Dans ce contexte assez chaotique, le tandem, qui sera assisté par Maxime Petitjean, entraîneur du jeu au pied, et Cédric Béal, directeur du centre de formation, assume : « Il faut que Pierre nous fasse confiance et il le fait. Ça a été naturel de sa part, on n’a même pas évoqué le sujet. Tout le monde doit savoir prendre ses responsabilités. La situation nous oblige. Chacun se met en ordre de marche et fait ce qu’il a à faire », poursuit Emmanuelli.

    Mais ce sont bien les joueurs qui figurent au premier rang des concernés, eux qui avaient pointé, à travers Teddy Baubigny, leurs défaillances et leur manque de solidarité après la défaite face à l’ASM : « On a été malmené. Sur ce match-là, les joueurs n’ont pas pris leurs responsabilités. Ce sont des professionnels et c’est à eux de monter le niveau d’exigence et de conscience », martèle le directeur sportif. Ces deux dernières semaines, le groupe a cherché à se recentrer. « On s’est coupés de tout ce qu’il se disait autour. On s’est concentré sur notre groupe. Évidemment, il y a des moments où on se retrouve entre nous pour créer du lien. On a connu des moments difficiles, maintenant il faut être capable de se relever », ambitionne Esteban Abadie.

    « Mettre les ingrédients »

    Et cela passe avant tout « par le terrain. On ne peut pas gagner en prenant 40 points tous les week-ends. On doit retrouver ce qui fait notre force depuis deux saisons, cette agressivité, ce liant en défense. Et avec ça, le don de soi, le sacrifice pour les copains ». « Faire les réunions c’est bien, mais il faut passer aux actes », abonde Sergio Parisse. « On a travaillé collectivement. Je pense que les joueurs ont pris conscience de la situation. On les a vus plus investis, avec l’envie de changer les choses. Mais la vérité, ça reste le week-end. » Et ce, même si « la saison ne se joue pas à Lyon. C’est un match hyper important, on a envie d’apporter des réponses. Le résultat, ce sera dans un second temps, mais il faut mettre les ingrédients et le comportement. C’est sur ça qu’on veut se retrouver », conclut Esteban Abadie.

    Repères

    Serin et Dréan dans le groupe

    Le RCT pourra compter sur les retours de Baptiste Serin et Gaël Dréan, qui ne font pas partie des joueurs protégés par Fabien Galthié pour préparer le prochain match des Bleus face à l’Écosse, samedi 7 mars, contrairement à Charles Ollivon et Jean-Baptiste Gros. Ce ne sera en revanche pas le cas, de Paolo Garbisi, Juan Ignacio Brex et Ben White.

    Priso de retour avec les Bleus

    Danny Priso a été rappelé par Fabien Galthié pour préparer le match face à l’Écosse, à l’instar de Baptiste Serin, Jean-Baptiste Gros, Charles Ollivon, Gabin Villière et Gaël Dréan.

    La feuille de match

    Lyon OU –RC Toulon

    18e journée de Top 14

    Samedi 28 février, 16h35 – Matmut Stadium, Lyon

    Arbitre : Pierre Brousset

    LOU : Rey, Marchand, Ainsley ; William, Roux ; Crétin, Simmonds (C.), Botha ; Cassang, Méliande ; Wainiqolo, Millet, Parisien, Dumortier ; Lorre.

    RCT : Priso, Baubigny, Sinckler ; Mézou, Ribbans (c.) ; Ludlam, Abadie, Sioshvili ; Serin, Albornoz ; Villière, Sinzelle, Smaïli, Dréan ; Domon.

  • Municipales : à Toulon, six listes pour un fauteuil de maire

    Municipales : à Toulon, six listes pour un fauteuil de maire

    « Toulon, mon parti »

    La maire sortante, Josée Massi, élue en 2020 sur la liste de Hubert Falco, se présente « sans étiquette » pour cette élection. Première adjointe, elle prend le 3 mai 2023, les rênes du Conseil municipal après la condamnation de l’édile en charge, déchu de son mandat pour recel de détournement de fonds publics dans l’affaire dite « du frigo » et devient alors la première femme maire de Toulon. Avant d’être lâchée par son mentor.

    « Toulon en grand »

    Dans la course à la mairie, le sénateur Les Républicains Michel Bonnus est le candidat de la droite de Horizons à l’Union des démocrates et indépendants (UDI). Il est soutenu par l’ancien maire de la ville Hubert Falco et le président du Conseil départemental du Var, Jean-Louis Masson qui est également président de la fédération varoise des LR.

    « Toulon en commun »

    Enseignante-chercheuse en sciences de l’éducation et conseillère municipale d’opposition, la socialiste Magali Brunel porte une liste d’union de la gauche hors LFI, soutenue par 12 mouvements et partis. Parmi lesquels figurent le Parti communiste français, les Écologistes, Place Publique, Génération.s, pour ne citer qu’eux. La cheffe de file a notamment reçu le soutien, en personne, du Premier secrétaire du PS, Olivier Faure et de la Secrétaire nationale d’EELV, Marine Tondelier.

    « Un avenir pour Toulon »

    Députée du Rassemblement national et porte-parole du parti à la flamme, Laure Lavalette porte la liste « Un avenir pour Toulon ». Si elle se présente « sans étiquette », consciente de l’effet repoussoir du parti auquel elle appartient dans la ville, elle est pourtant adhérente du Front national depuis 1997. Proche de Marine Le Pen, elle sera la seule candidate de l’extrême droite pour cette élection. Et espère, reconquérir Toulon, ville « laboratoire » du camp brun, dont le passage aux affaires a laissé des séquelles.

    « Toulon populaire »

    Isaline Cornil, professeur d’espagnol et syndicaliste a été désignée pour porter la liste de la France insoumise dans la capitale du Var. Elle fut la candidate du Nouveau Front populaire (NFP) aux législatives 2024 dans la 2e circonscription du Var, Le coordinateur national du mouvement insoumis, Manuel Bompard, est venu lui afficher son soutien lors d’un meeting à Toulon.

    Lutte ouvrière, le camp des travailleurs

    Déjà candidat en 2020, Jean-Michel Ghiotto, retraité de l’Éducation nationale sera la tête de liste de Lutte Ouvrière, le camp des travailleurs à Toulon.

    Des listes uniques dans 42 communes

    Sur les 153 communes que compte le Var, 42 ne comptent qu’une seule et unique liste. Dans l’arrondissement de Brignoles tout d’abord, le plus rural où dans 22 cas, la liste partante n’aura pas de concurrence. Ainsi Ginasservis où Hervé Philibert, maire depuis 2008 repart avec Ensemble pour Ginasservis ou Aiguines et ses 274 habitants où Charles-Antoine Mordelet, maire depuis 1994 repart à la tête de la liste Ensemble pour Aiguines.

    Dans l’arrondissement de Draguignan, 17 communes ne comptent qu’une seule liste. De Tourettes où Camille Bouge brigue un 4e mandat avec une liste sobrement intitulée Garder le cap avec Camille Bouge, Bargème, le plus haut village du Var et ses 207 habitants où Jacques Gérard repart avec la liste Patrimoine et ruralité. Ou encore Callas avec Daniel Maria qui brigue un second mandat.

    En revanche, dans l’arrondissement plus urbain de Toulon, seules trois communes n’affichent qu’une seule liste : Belgentier, Pierrefeu et Riboux.