Tag: Toulon

  • La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    Engagée à améliorer la qualité de son service, la Caisse d’allocations familiales du Var a présenté vendredi après-midi ses nouveaux locaux fonctionnels de 8 300 mètres carrés de bureau dans le quartier de la Loubière, à Toulon. Un bâtiment, dont « l’architecture est à la hauteur des enjeux actuels », qui regroupe, depuis mars 2025, 480 salariés sur un effectif total de 550 à l’échelle du département. L’objectif étant, a rappelé son directeur Julien Orlandini, de permettre à l’organisme d’assurer sa mission de service public dans les meilleures conditions.

    La protection sociale unanimement saluée

    Et de poursuivre : « Ce déménagement survient l’année des 80 ans de la Sécurité sociale, l’occasion d’affirmer nos valeurs et notre raison d’être tournée vers la protection. » L’occasion de rappeler que depuis 1945, les allocations familiales accompagnent et soutiennent les populations. « Cette histoire longue nous engage », ajoute Julien Orlandini. La maire de Toulon Josée Massi (SE) a remercié dans son intervention l’ensemble des décideurs d’avoir choisi de venir s’installer ici, à la Loubière, « un quartier que Toulon a entrepris depuis plusieurs années de redynamiser afin d’en faire un centre d’activité tertiaire et de formation ».

    L’occasion aussi de mettre en avant le magnifique parc de la Loubière, qui commence au pied de la bâtisse, et ses 16 000 m² de verdure qui a vu le jour en septembre 2022, en lieu et place d’une ancienne fiche industrielle. La première magistrate a salué ensuite le « rôle fondamental que joue la CAF dans la dimension sociale de notre engagement républicain ».

    Ça fait du bien de voir les mérites de la République sociale unanimement reconnus.

  • Les habitants de la Beaucaire, à Toulon, veulent du chauffage à tous les étages

    Les habitants de la Beaucaire, à Toulon, veulent du chauffage à tous les étages

    À la Beaucaire, 4 300 habitants répartis dans 1 761 logements, la question du chauffage revient chaque hiver. Mobilisés en 2023 contre la hausse de 40% des factures d’eau chaude et de chauffage, ce ne sont pas les prix -qui n’ont pas baissé- qui suscitent la colère des habitants cette fois, mais la température des logements. « Beaucoup de résidents ont froid. La situation est inégale selon les bâtiments, étages et appartements. Souvent, la régulation du chauffage collectif à 20°C (18 la nuit) ne permet pas d’atteindre 19°C », dénonce le Groupement d’action des locataires de la Beaucaire (Galb), qui a réuni trente personnes mercredi au pied de la tour 80. Alors que l’hiver s’installe, « dans les tours 78,79 et 80, le chauffage est hors-service dans les salles de bains depuis des années, provoquant des moisissures alors que les locataires payent. Dans les tours 81 et 82, des salles de bains sont sans chauffage malgré les travaux de 2023 », déplore le collectif. « Le radiateur de ma salle de bains, installé en 2012, ne fonctionne que depuis deux jours, grâce à de nouveaux travaux », note sa présidente, Sara Rozas Millan, 71 ans, locataire de la tour 81 depuis 27 ans.

    Ateliers de concertation

    Celle-ci dénonce une situation qui ne peut plus durer : « On a vécu ici avec beaucoup de problèmes, l’ascenseur notamment. On paye le chauffage au m² alors qu’on a des pièces non chauffées. On a de gros problèmes d’isolation. On veut un chauffage égal et constant pour tout le monde », lance cette ancienne aide-soignante à la retraite depuis deux ans. Mais aussi « pouvoir monter au-dessus de 19 degrés dans certaines pièces, et que les salles de bains soient enlevées des charges de chauffage pour les tours 78/79/80 », exige le groupement.

    Le bailleur social Toulon Habitat Méditerranée (THM), que le Galb doit à nouveau rencontrer le 9 décembre, indique, via son directeur de la gestion urbaine Julien Amoruso, que « la sonde extérieure, qui sert à réguler, déclenche le chauffage selon la température mais celui-ci ne se ressent pas de suite. J’ai demandé aux services techniques d’anticiper, il y travaille. »

    Selon lui, les travaux entrepris ne sont pas vains : « Des relevés dans des logements indiquent entre 19,5°C et 22,7°C. Les désordres sont localisés. L’amélioration des courbes de température gérées par le prestataire a permis de réchauffer. » Quant à l’isolation, « les DPE sont classés C à 70%, le reste D. On ne peut signaler une mauvaise isolation. Néanmoins, le ressenti ne se règle pas techniquement mais en écoutant les besoins. On peut ajuster la température selon les heures passées à domicile. C’est ce qu’on veut proposer via des ateliers de concertation. En réhabilitation, on planche sur un plan stratégique du patrimoine pour redéfinir les besoins au regard de la vétusté des bâtiments. La Beaucaire sera sûrement prioritaire », conclut Julien Amoruso.

  • Mardi sur les pavés pour la justice sociale dans le Var

    Mardi sur les pavés pour la justice sociale dans le Var

    « Le 2 décembre s’inscrit dans une course à étapes au cœur de l’automne puis de l’hiver, avec un gouvernement au bord du précipice, qui n’a jamais été aussi faible politiquement et qui a décidé, depuis l’été dernier, d’imprimer une séquence budgétaire d’austérité plus que conséquente, qui va frapper tous les pans de la société, des services publics, de l’école aux finances publiques, jusqu’à la santé », commence le secrétaire général de la CGT, Richard Roméo-Giberti. Un appel à la grève et à la manifestation, avec trois rendez-vous prévus dans le Var. À Toulon, place Liberté, à 10h30. À Saint-Raphaël, au rond-point Kennedy, à 10h30. Et à Draguignan, devant la sous-préfecture, à 10h, suivi d’une opération escargot jusqu’à la zone des Bréguières.

    « Toujours aussi déterminés »

    Les revendications restent inchangées : « On exige toujours un budget qui enterre définitivement la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage. Mais aussi, la justice sociale, fiscale et environnementale. »

    Même son de cloche pour le secrétaire de la FSU, Alain Tournay, qui a rappelé les deux journées de mobilisation précédentes, où l’intersyndicale était plus large. De « pseudo-négociations » ont en effet conduit d’autres syndicats à lever le pied, ce coup-ci.

    « Mais on est toujours aussi déterminés », assure-t-il. Pour donner la mesure de l’urgence sociale, il cite : « Dis-moi quel est ton budget, je te dirai quelle société tu construis. » Une phrase qui est lourde de sens, prévient le syndicaliste, « puisqu’aujourd’hui, on réduit tous les budgets de la fonction publique, ceux de la culture, la santé, l’éducation, mais aussi pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ». Avec, forcément, des conséquences délétères, notamment « l’augmentation des inégalités dans notre société et le renforcement de la précarité ». Et de poursuivre : « On a toutes les raisons d’essayer de convaincre le maximum de salariés, de personnes privées d’emploi et de retraités à se mobiliser. »

    L’objectif est donc de construire un rapport de force indispensable pour s’attaquer à « un budget qui n’est pas du tout en adéquation avec les besoins de notre société ». « Nous, ce n’est ni de la guerre, ni de prisons dont on a besoin, c’est d’un budget apte et digne pour les travailleurs et des travailleuses de ce pays et pour les usagers et les usagères de services publics », insiste Ola Hawryluk, pour Solidaires.

    Elle ajoute, remontée : « Nous nous battons pour que l’argent aille où il faut. » Elle rappelle qu’en cette période d’austérité, « les mêmes ont versé 211 milliards aux entreprises sans aucune transparence ». « Le CAC 40 réalise des bénéfices records, alors que nos salaires stagnent et que le point d’indice dans les fonctions publiques est toujours gelé », précise-t-elle.

    « Maintenir la pression »

    Julien Saint-Roman (FSU) insiste, lui aussi, sur l’utilité de « maintenir la pression face à un avenir très incertain et un président toujours plus guerrier, qui masque finalement ses faiblesses et oblitère l’avenir d’une jeunesse ».

    Et Richard Roméo-Giberti de conclure : « En ce qui nous concerne, on a toujours essayé de préserver l’unité. Les camarades l’ont dit. Ceux qui ne sont pas dans l’intersyndicale, aujourd’hui, voient des possibilités de micro-négociations. Moi, je ne connais pas de négociations qui se déroulent sans rapport de force, dans la rue, dans les établissements, dans les entreprises. Si la social-démocratie veut se réinventer, à un moment donné, elle rencontrera ceux qui travaillent, ceux qui souffrent et ceux qui s’organisent. » Tout est dit.

  • Le Préfet du Var dévoile le dispositif de mise à l’abri hivernale

    Le Préfet du Var dévoile le dispositif de mise à l’abri hivernale

    Ces deux dernières semaines, le froid a fait son retour dans le Var. Localement, le mercure est parfois descendu sous les 0°C et quelques flocons sont tombés à très basse altitude, tandis que les reliefs du Haut-Var ont légèrement blanchi. Une première offensive hivernale qui rappelle que le soleil et la chaleur ne sont pas un apanage annuel. Et qui, surtout, marque le début d’une période particulièrement difficile pour les personnes précaires et sans-abri. En France, depuis le début de l’année, 614 d’entre elles sont décédées.

    C’est pourquoi comme chaque année, la préfecture du Var met en place son dispositif de mise à l’abri hivernal. Piloté par la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) sous l’autorité du préfet, avec le soutien des associations de terrain et du Siao 115, celui-ci est en place depuis le 1er novembre.

    Un plan à deux niveaux

    Un dispositif complémentaire aux 955 places d’hébergement d’urgence mises à disposition toute l’année par les services de l’État et les associations, et qui doit permettre « d’offrir un accueil pour toute personne qui demande à être à l’abri en cas de températures ressenties négatives », affirme la préfecture. Deux niveaux d’alerte sont ainsi établis : le niveau 1 pour les températures comprises entre -1°C et -4°C, et le niveau 2 pour les températures inférieures ou égales à -5°C.

    Le niveau 1 implique l’ouverture de deux accueils de nuit (7 places en file active sur l’agglomération de Hyères et 10 places à destination des femmes seules à Toulon), de 5 salles paroissiales et associatives (44 places) en plus des 8 places déjà ouvertes sans condition climatique sur les agglomérations de Hyères et Saint-Raphaël, des huit accueils de jour avec des extensions horaires, mais aussi des mises à l’abri hôtelières complémentaires au sein de 11 établissements partenaires, et la mise en place d’un tiers-lieu alimentaire pour les familles à la rue ou hébergées à l’hôtel. Le niveau 2 consiste en un renforcement de l’alerte, via l’intensification des maraudes effectuées par les équipes mobiles et les bénévoles. Au total, ce dispositif permet d’accueillir 955 personnes par jour.

    Pour encadrer ce dispositif, le Siao-115 du Var mobilise ses équipes sur le terrain et dans les centres d’appels et informe la DDETS du Var en temps réel de l’évolution des demandes. Un médecin est disponible sur Toulon pour coordonner le parcours de soins des personnes vivant à la rue, avec des interventions du Smur dans le cadre de la régulation médicale du centre 15 suite à un signalement au 15, 18 ou 112. Si une personne refuse la mise à l’abri alors qu’elle semble en danger, il appartient aux agents d’user de toute leur persuasion et, en cas d’échec, de prévenir le Service d’aide médicale urgente (Samu) qui activera les moyens de secours adaptés. La préfecture invite à multiplier les dons matériels (vêtements, nourriture, kits d’hygiène…) et pécuniaires auprès des associations, et à appeler le 115 en cas de repérage d’une personne sans-abri en difficulté ou en danger.

  • Faire mieux manger est un enjeu éminemment politique

    Faire mieux manger est un enjeu éminemment politique

    Réfléchir à ce que les municipalités peuvent faire en matière d’alimentation est un enjeu central, tant sur le plan sanitaire que social et environnemental.

    C’est ce que propose de faire Toulon en Commun, ce jeudi soir, en invitant comme à chaque fois des élus des villes où des alternatives ont été mises en place pour permettre à la population de mieux se nourrir. Parmi elles, Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes. L’adjoint Gilles Perole sera présent pour mettre en avant cette aventure qui a déjà fait ses preuves et qui a inspiré d’autres communes. L’objectif est de montrer que sur un sujet comme celui-là aussi, il existe des marges de manœuvre pour impulser un projet politique.

    Baisse du gaspillage alimentaire

    Ce modèle repose d’abord sur la création d’une régie agricole municipale. Depuis 2011, Mouans-Sartoux a en effet mis en place une ferme municipale de six hectares, qui produit des légumes destinés à la restauration collective de la commune, désormais 100% bio et locale.

    Mieux encore, grâce à un travail sur les portions, le tri des restes et la sensibilisation des enfants, le gaspillage a fortement baissé avec une réduction d’environ 80% des déchets alimentaires dans les cantines. Ce qui a permis de maintenir le coût des repas stable tout en passant au bio.

  • L’hôpital de Toulon sensibilise à la cyberviolence conjugale

    L’hôpital de Toulon sensibilise à la cyberviolence conjugale

    À l’heure où les outils numériques occupent une place centrale dans la vie quotidienne, les violences conjugales se déplacent pour partie dans le cyberespace. Pour de nombreuses victimes, la « cyberviolence » devient une extension silencieuse, constante et difficilement repérable des violences exercées par le partenaire ou ex-partenaire. À la Maison des femmes-santé Toulon, les équipes pluridisciplinaires s’attachent chaque jour à identifier, prévenir et accompagner ces formes contemporaines de violences encore trop méconnues et donc mal identifiées.

    Elles étaient présentes mardi, en salle de conférences, de l’hôpital Sainte-Musse pour sensibiliser les professionnels de santé à ces pratiques de harcèlement et les familiariser avec les outils permettant de les repérer afin d’accompagner et orienter au mieux les victimes de cette cyberviolence conjugale.

    Un phénomène qui regroupe un ensemble de comportements numériques visant à contrôler, surveiller, intimider ou humilier une personne. Parmi les formes les plus fréquemment observées, on retrouve la surveillance numérique avec la géolocalisation forcée, l’installation de logiciels espions et la vérification des messages, des réseaux sociaux ou des comptes bancaires.

    Mais aussi le harcèlement en ligne avec l’envoi massif de messages, menaces, appels incessants, pression psychologique permanente. Sans compter le vol ou la diffusion d’images intimes et l’accès illégal aux comptes personnels.

    « Nous intervenons à la demande des urgences dès qu’il y a une victime de violence qui se présente », explique Lilou, l’assistante sociale qui reçoit ses femmes en binôme avec à ses côtés Julie, psychologue.

    Pour intervenir rapidement

    Des femmes qui dans un premier temps refusent de se livrer, précise-t-elle, à cause de l’image associée à l’assistante sociale et au placement des enfants. Et de poursuivre : « Ce qui ressort le plus, c’est la peur de ce qui va se passer après, de la prise en charge. Parce qu’on ne sait pas si les associations, si le commissariat vont jouer le jeu derrière. »

    Tout le travail va donc être d’écouter, de rassurer et d’accompagner et orienter au mieux ces personnes.

    Et en amont, pour les détecter, de former l’ensemble du personnel à poser, entre autres, systématiquement la question : « Avez-vous déjà été victime de violence ? »

    Une sensibilisation qui porte ses fruits, reprend Lilou : « Alors, moi, ça fait deux ans que je suis sur l’hôpital. L’année dernière, on était à 50 dossiers. Et cette année, on est déjà à 160. Et 2023, on était à peine à 4 ou 5 dossiers. » Des chiffres parlant.

    Mais pour les professionnelles une grande partie passe encore en dessous des radars, malheureusement.

    Pour ce qui est de la cyberviolence beaucoup plus invisible que la violence physique, il est tout aussi important d’arriver rapidement à la révéler. Par exemple lorsqu’il s’agit de surveillance à l’aide de la géolocalisation, insiste le docteur Mouna El Omri.

    « Savoir qu’elle est à l’hôpital, très bien, mais si de l’hôpital, on la bascule en hébergement d’urgence et qu’on n’a pas pris le temps de questionner les cyberviolences, on va mettre en danger madame qui sera dans le lieu sécurisé et puis les autres femmes potentiellement », prévient la coordinatrice de la Maison des femmes-santé Toulon. D’où l’importance des conférences comme celle d’aujourd’hui pour savoir que ça existe et comment ça se manifeste pour pouvoir anticiper une exposition.

    D’autant plus, précise le médecin, que « bien souvent, les dames ne prennent conscience de l’emprise à laquelle elles sont soumises que tardivement ».

    Et entre-temps, conclut-elle, « ces violences psychologiques détruisent la personnalité de la victime et vont avoir un impact sur toute sa vie en termes de santé ».

    Toutes et tous ensemble pour que ça cesse enfin

    Après la sensibilisation l’après-midi à l’hôpital Sainte-Musse, place à la mobilisation en soirée devant le Palais de justice de Toulon. Un rassemblement à l’initiative du Collectif droits des femmes et des LGBTQIA + pour exiger que soit mis fin à l’hécatombe. Car hélas, les journées contre les violences faites aux femmes se succèdent, les bonnes intentions sont énumérées de la part des pouvoirs publics mais les féminicides continuent. Et sont même repartis à la hausse, contrairement aux budgets des associations. C’est pour dénoncer tout cela qu’il y avait encore du monde mardi soir.

  • [Entretien] Didier Quattropani : « Ils sont devenus complètement fous »

    [Entretien] Didier Quattropani : « Ils sont devenus complètement fous »

    La Marseillaise : « Accepter de perdre ses enfants pour protéger ce que l’on est. » Cette déclaration a choqué beaucoup de monde…

    Didier Quattropani : Plus que ça même. D’ailleurs, le jour même, on a fait une expression sur la base, en réaction à cette déclaration qui nous paraît complètement lunaire. Car tenir ce genre de propos dans une réunion devant les militaires, c’est une chose, mais devant des élus locaux, venir dire : « prévenez les familles que dans les 4 ans, il y aura une guerre et qu’ils vont perdre leurs enfants », c’est insensé.

    Quelle est votre analyse sur sa finalité ?

    D.Q. : On est dans une période où on essaie encore plus de faire peur à tout le monde, de manière à faire accepter tout ou n’importe quoi. Faire accepter le budget des Armées, pour commencer, qui va être supérieur à tous les budgets au détriment des autres postes régaliens, comme la sécurité, l’éducation, les hôpitaux… ça me paraît irréel.

    En même temps, cette rhétorique guerrière ne date pas d’hier…

    D.Q. : Elle a commencé à l’arrivée de Macron, quand il a changé le nom du ministère de la Défense en ministère des Armée. Depuis, on n’est plus dans la défense du territoire, mais dans la projection. Ce qui est plus choquant, c’est qu’au début de la guerre en Ukraine, Lecornu, alors ministre des Armées, a dit ouvertement que c’était une opportunité pour nos industriels de l’armement. Pitoyable. Malheureusement, ça continue avec les propos du chef d’état-major des Armées, ça veut dire qu’ils sont devenus fous. Quand j’étais embauché à Arsenal dans les années 80, on était là pour entretenir la Marine, défendre les intérêts français, le territoire, mais pas pour que ça devienne un salon de l’armement à ciel ouvert. Pour nous, ce n’était pas une gloire d’être passé deuxième vendeur d’armes, l’an passé. Quand tu vends des armes, tu entretiens la guerre. Malheureusement, c’est la politique de la France.

  • Var Emploi Public promeut l’alimentaire et la restauration

    Var Emploi Public promeut l’alimentaire et la restauration

    Initié en 2022, le dispositif Var Emploi Public vise à créer du lien entre les collectivités, les employeurs publics et les personnes intéressées par ce secteur d’emploi, afin d’en promouvoir la diversité des carrières. C’est dans cette optique que se tiendra la troisième édition du Salon Var Emploi Public, au Hall des Beaux-Arts et à la Maison de la Créativité de Chalucet à Toulon, ce jeudi, de 9h30 à 16h. Un événement générateur d’opportunités variées, qui avait attiré plus de 800 visiteurs l’année dernière, occasionnant 1 100 entretiens sur la journée, et permettant à près de 270 personnes d’être accompagnées pour optimiser leur parcours de recrutement.

    Cette année encore, une très large part des services publics varois seront présents. Et après les métiers du sport en 2024, ce sont les métiers de l’alimentation et de la restauration collective qui sont mis à l’honneur cette année, à travers des animations interactives, des présentations de professionnels et des ateliers culinaires.

    Pour le reste, le Salon proposera également de nombreuses opportunités dans les différents champs du domaine public avec, comme d’habitude, un village des employeurs dans lequel plus de 20 partenaires seront représentés. Des job datings, un « recrut game » interactif, ainsi que des ateliers CV, préparation aux entretiens d’embauche et confiance en soi, animés par des professionnels du recrutement, seront proposés aux participants.

    Le programme complet est à retrouver sur varemploipublic.var.fr

  • Var Tourisme présente son plan d’attaque pour 2026

    Var Tourisme présente son plan d’attaque pour 2026

    La principale période d’afflux touristique terminée, l’heure était au bilan et surtout, aux projections pour Var Tourisme et les acteurs locaux du secteur, qui représente « 100 milliards d’euros en France, soit 5 points de PIB », insiste Jean-Louis Masson, président du Département et de la commission tourisme des Départements de France.

    Ce secteur concerne particulièrement le Var, première destination touristique nationale avec un record de 83 millions de nuitées en 2024, dont devrait s’approcher le cru 2025. Cela grâce au renforcement du tourisme quatre saisons, qui va se poursuivre en 2026 : « On a capitalisé sur nos marchés prioritaires, mais on déploie un plan d’actions ambitieux pour ouvrir les perspectives », introduit Anthony Matteuzzi, directeur adjoint de Var Tourisme.

    Une stratégie

    en six piliers

    Comme en 2025, Var Tourisme a défini une stratégie en six piliers. Le premier consiste à « structurer », à partir du « lien de confiance institutionnel au profit des acteurs privés », définit Martine Felio, directrice de Var Tourisme. À ce titre, plusieurs baromètres (prix, hospitalité, agritourisme…) vont être mis en place pour modeler l’offre, avec deux axes prioritaires : les activités de pleine nature et le luxe.

    Le deuxième, « fédérer », place au centre le réseau d’acteurs Destination Var, afin de valoriser l’offre à travers 550 sites annualisés. Un guide et trois rencontres verront le jour, avec, notamment, les premières assises départementales du tourisme en avril.

    Après avoir fédéré, il faut « séduire ». La communication va être renforcée et un accent sera mis sur le patrimoine. Enfin, la campagne « Le Var, l’unique : 365 jours de bonheur » sera diffusée via la presse et la publicité.

    Le quatrième pilier, « amplifier », implique de « renforcer la visibilité auprès des Franciliens, soit 25% de la clientèle française », précise Martine Félio, grâce à une présence accrue à Paris, via des événements et deux chartes : une pour attirer les télétravailleurs sur des lieux de vacances et une autre pour structurer une offre spécifique LGBT.

    Les deux derniers points, « préserver » et « renouveler », font appel aux échanges. Pour le premier, avec les territoires frontaliers, notamment les Alpes-Maritimes, avec le projet de géoparc, et les Alpes-de-Haute-Provence autour des voies cyclistes du Verdon. Pour le second, il s’agira d’élargir l’influence à d’autres milieux en étant présent sur des événements (Salon de la plongée de Paris, Salon de l’agriculture, Salon du randonneur à Lyon…). Et pour la première fois, sur trois missions fédérées avec les acteurs touristiques, aux États-Unis en mai, en Scandinavie en juin et en Italie en décembre. Var Tourisme se rendra également, en son nom, en Europe de l’Est en février.

  • Stade Français – RCT, avec l’ombre de Christophe Dominici

    Stade Français – RCT, avec l’ombre de Christophe Dominici

    Les rencontres contre Paris sont toujours très disputées car il y a toujours cette petite étoile de Christophe qui pèse sur les deux clubs. » L’émotion est palpable lorsque Pierre Mignoni évoque son ancien coéquipier au RCT (saison 1996/1997) et en équipe de France. Disparu en 2020 à l’âge de 48 ans, Christophe Dominici reste dans les mémoires. Si bien que depuis cinq ans, ses deux clubs de toujours se disputent un trophée à son nom, décerné au vainqueur de la confrontation aller-retour. « On veut gagner ce trophée en sa mémoire. C’est un match particulier et ce le sera toujours. On n’oublie pas Christophe, il est de chez nous. »

    Jusqu’ici, le trophée est toujours resté dans la rade. Pour poursuivre la série, il faudra venir à bout d’une équipe à la relance après une saison catastrophique, qui ne sera quant à elle privée que de cinq joueurs, et qui pourrait doubler le RCT en cas de victoire bonifiée. « On connaît leur pack massif. On l’aborde avec beaucoup de confiance. On sait à quoi s’attendre, les conditions promettent un match engagé », annonce Mateo Garcia. « Ce sera un match très dur dans des conditions difficiles. Il fait froid à Toulon, ça nous prépare, même si ce sera pire à Paris », confirme Pierre Mignoni, « heureux » de voir Louis Carbonel, enfant du RCT désormais parisien « revenir à son meilleur niveau. Mais il n’est pas du bon côté (sourire) ». En espérant que le Toulonnais de naissance ne joue pas de mauvais tour à son club de cœur.