Tag: Toulon

  • Un espace naturel en ville avec l’écoferme de la Barre

    Un espace naturel en ville avec l’écoferme de la Barre

    Adossé au rempart rocheux de la Barre qui serait, paraît-il, une prolongation géologique du massif des Maures, l’Espace naturel sensible (ENS) accueille au calme les visiteurs, à deux pas de l’autoroute urbaine A57. Bienvenue à l’écoferme* située en plein cœur du Port du Levant. Et en ces derniers jours de vacances, de nombreuses familles sont venues profiter du site pédagogique, en accès libre et gratuit. Malgré le froid de cette matinée, les petits ont l’air ravis d’être là. Tout spécialement près du cheptel et de la basse-cour. Même si Tino, 4 ans, semble un peu impressionné par l’âne de Provence venu à sa rencontre. L’idée est de montrer toute la richesse d’un écosystème fragile et presque partout menacé, mais aussi d’initier à des pratiques vertueuses.

    « C’est l’occasion pour les citadins de renouer avec le milieu naturel, de mieux le connaître et d’être ainsi sensibilisés au développement durable, sous son aspect environnemental, à travers diverses activités », précise l’un des éco-jardiniers, qui dispensent ses conseils aux visiteurs. Par exemple, l’intérêt de ne pas mettre à nu la terre de son potager. Un parcours initiatique qui permet à la structure départementale d’accueillir plus de 11 000 personnes par an.

    Le domaine comprend également une fromagerie, une cuisine pédagogique et une salle couveuse. Tout cela pour permettre aux jeunes d’apprendre en mettant la main à la pâte et en s’amusant.

    À l’Est s’ouvre la partie forestière sensible, qui donne à voir la diversité de la végétation méditerranéenne. Avec ici et là quelques surprises protégées des pas des visiteurs. Comme ici un buis des Baléares vieux de 300 ans.

    * Ouvert toute l’année, du lundi au vendredi, de 9h à 17h.

    Tél. 04.98.00.95.70

  • Ce que l’on sait de la future médiathèque Trucy à Toulon

    Ce que l’on sait de la future médiathèque Trucy à Toulon

    L’initiative mérite à nouveau d’être saluée tant sont connus les enjeux sociaux, éducatifs et culturels que constitue l’ouverture d’une médiathèque au cœur d’un quartier défavorisé comme celui de Saint-Jean du Var. Un outil à part entière pour tenter de réduire les inégalités, renforcer la cohésion sociale et favoriser l’émancipation des habitants.

    Même si ici, on ne part pas de rien, puisque l’équipement de la Roseraie permettait déjà le prêt gratuit de livres, de presse, de musique, de films et de ressources numériques. Mais il le faisait dans un espace vétuste et exigu, à peine plus grand qu’un appartement, peu accueillant et insuffisamment doté, même si les habitués y trouvent pour l’instant un précieux service de proximité.

    Une ouverture prévue

    en 2027

    Avec la future médiathèque François-Trucy, qui ouvrira en 2027, on change complètement d’échelle et d’ambition.

    Implantée rue Marnata, à deux pas de l’école maternelle, le site accueillera en effet un bâtiment moderne en forme d’arc de cercle de 800 m². Un espace « conçu comme un lieu de vie fluide et traversant, baigné de lumière et ouvert sur son environnement », explique la maire de Toulon, Josée Massi (SE). Et pour ne rien gâcher, il va éclore au cœur d’un vaste jardin public de plus de 3 000 m² qui va devenir le nouveau poumon vert du quartier, non loin du parc du Pré-Sandin.

    Cette nouvelle médiathèque accessible à tous proposera une salle de lecture lumineuse, un espace dédié aux contes pour éveiller les plus jeunes au plaisir de la lecture en titillant leur imagination, et même une terrasse ombragée pour profiter des beaux jours.

    Le jardin sera équipé d’un square, d’une aire de jeux et d’un parcours botanique, afin de favoriser le lien entre générations, explique la municipalité. Et une promenade verte, le long de la voie ferrée, permettra en outre aux enfants de rejoindre la médiathèque en toute sécurité depuis les écoles voisines.

    Mixité et de lien social

    Les premiers travaux débuteront au premier trimestre 2026 pour une ouverture prévue au troisième trimestre 2027. Espérons que cette nouvelle médiathèque occupe une aussi belle place que celle de son aînée Chalucet dans le cœur des Toulonnais et participe à attirer de nouveaux publics dans ce quartier en jouant pleinement son rôle de lieu de mixité et de lien social.

    Quant à son impact sur la réussite éducative, de nombreuses expériences ont montré l’importance d’un tel équipement pour accompagner les parcours scolaires et offrir aux enfants comme aux jeunes un cadre propice au travail personnel, à la lecture et à l’apprentissage autonome. D’autant que des actions complémentaires peuvent aussi être menées parallèlement : soutien scolaire, aide aux devoirs, lutte contre l’illettrisme ou apprentissage du français.

    D’ici 2027, il ne reste plus qu’à se mobiliser pour que les urnes ne viennent pas compromettre ou dévoyer un tel atout. On connaît en effet le peu d’intérêt de l’extrême droite pour la culture et le bien‑être des quartiers populaires.

  • A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    Marseille : jeudi 1er janvier 2026 à 12h. Plage Prado-Nord, lieu dit plage du Petit-Roucas blanc (13008).

    Organisée par les Libres nageurs et les Nageurs du Prado, un bain populaire, gratuit et festif, accessible à tous, attend les plus courageux pour sa 2eme édition.

    Bain de pieds, trempette ou petite baignade, rien de tel pour « réveiller les sens et la santé, et se serrer les coudes pour l’an qui vient », annonce l’association, sur le ton joyeux qui les caractérise.
    Un détail ? C’est « esprit carnaval » ! Les bonnets de bain de « Papa Noël » ou chapeaux pointus, langues de belles mères sont les bienvenus. Plumes et paillettes aussi !

    Un pique-nique sur les estrades en haut de la plage après le bain clôture l’initiative. A chacun d’amener des victuailles.

    Attention, aucun encadrement n’est prévu dans l’eau, aucune nage loin du rivage n’est autorisée.

    Marseille: jeudi 1er janvier à 12h. Plage des Catalans (13007)

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se réunissent à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année !

    Pour commencer cette nouvelle année sous le signe du partage, un apéro festif est prévu sur la plage.
    Boissons chaudes et variées. De quoi grignoter aussi pour tous les goûts.

    Marseille : samedi 3 janvier 2026 à 12h. Cercle des nageurs. 140-150 Bd Charles Livon (13007).

    Le bain du 1er samedi de l’année au CNM est un des plus anciens, et des plus renommés de la ville. Il est suivi d’un verre de vin chaud bien mérité.
    Attention seul les membres du cercle sont invités pour ce bain un brin select.

    Martigues : dimanche 11 janvier 2026 à 11h – Plage de la Couronne.

    Soupe, et échauffement en musique, pour une ambiance festive.

    Toulon : 1er janvier à 10h30. Anse des Pins, plages du Mourillon. Séance d’échauffement et top départ du Grand bain.

    Venez- vous jeter à l’eau dans la joli anse des Pins et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif. Un diplôme attestant de la participation sera remis à tous, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    La Seyne-sur-Mer: samedi 3 janvier 2026à 10h – Esplanade Boeuf – les Sablettes.

    Vin chaud et récompenses à la clé.

  • [Rétrospective politique 2025 2/2] Le pays s’enfonce dans l’instabilité

    [Rétrospective politique 2025 2/2] Le pays s’enfonce dans l’instabilité

    La campagne des municipales ne se lance que timidement

    C’est un travail souterrain de préparations, de négociations, qui au fil de l’année commence à émerger au grand jour. Après de premières annonces au moment des vœux de janvier à la population, les déclarations de candidatures se multiplient depuis la rentrée politique et le mois de septembre.

    Partout dans la région, l’extrême droite se sent pousser des ailes après la percée des dernières législatives, face à des maires pourtant bien installés. Dans les Bouches-du-Rhône, elle s’efforce de débaucher à droite et de briser le barrage républicain comme elle l’a fait à Marseille, où le député RN de Marignane Franck Allisio s’est déclaré à Marseille, le 16 juin. À Toulon, après la gestion désastreuse du FN, la députée à la prose pro-OAS Laure Lavalette qui croit en sa chance, face à une droite divisée après l’inéligibilité de Hubert Falco entre le sénateur LR Michel Bonnus et la maire (SE) Josée Massi qui n’a pas encore pris sa décision.

    Face à la menace de l’extrême droite, la gauche tente de présenter un front uni. Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche a annoncé un accord historique le 19 décembre, espérant poursuivre son travail comme à Martigues, Port-de-Bouc, ou reprendre d’autres villes comme Arles avec Nicolas Koukas (PCF), Aubagne avec Jean-Pierre Squillari (DVG), quand Marc Pena (PS) se relance à Aix. À Avignon, aucun candidat naturel ne se présente pour succéder à Cécile Helle.

    La plupart du temps, cette gauche unie doit composer sans les insoumis. C’est ainsi le cas à Marseille où le député Sébastien Delogu a rallié des dissidents écologistes. Mais dans un contexte national plus qu’incertain, la campagne prend difficilement, certains réservant leur candidature pour le mois de janvier, à l’image du maire (DVG) de la ville, Benoît Payan.

    1er septembre : début de la période de réserve pré-électorale

    1er septembre. Début de la périodede réserve pré-électoraleLes collectivités n’ont pas manqué de faire leur promotion dans leurs bulletins à la fin de l’été. Depuis le 1er septembre, la période de réserve pré-électorale est en effet ouverte, les dépenses de campagne devant être enregistrées, et les municipalités ont été nombreuses à verrouiller leurs réseaux sociaux par prudence. Sansque pour l’instant le début public ne s’installe encore vraiment.

    Y.S.

    31 mars : inéligibilité pour Marine Le Pen

    Marine Le Pen est condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et quatre ans de prison dont deux ferme avec bracelet électronique, et 100 000 euros d’amende, par le tribunal correctionnel de Paris.

    Les juges ont reconnu la mise en place d’un « système » organisé et centralisé, de 2004 à 2016 au parlement européen, pour dépenser de façon « intégrale » les enveloppes financières des assistants. Les détournements sont estimés entre 3,2 et 4,1 millions d’euros. La cheffe de l’extrême droite française et ses partisans voient rouge et dénoncent des pratiques « réservées aux régimes autoritaires » et un État « de droit totalement violé ». Le procès en appel est prévu du 13 janvier au 12 février 2026.

    Ch.C.

    Et aussi

    4 février. L’affaire Bétharram éclate

    Une affaire tentaculaire, révélée au grand public le 4 février par Mediapart qui va ébranler le passage de François Bayrou à Matignon. Durant six décennies, des violences physiques et sexuelles ont été perpétrées au collège-lycée catholique de Bétharram. Plus de 200 plaintes ont été déposées. Une commission d’enquête parlementaire créée en réaction note un « défaut d’action » de Bayrou quand il était ministre de l’Éducation. Plusieurs de ses enfants avaient été scolarisés à Bétharram et sa femme y enseignait le catéchisme.

    21 octobre. Sarkozy écroué

    Un président qui passe 20 jours en prison, c’est historique. Reconnu coupable d’association de malfaiteurs pour avoir sciemment laissé ses collaborateurs rencontrer, à Tripoli, un dignitaire du régime de Mouammar Kadhafi dans le but de financer illégalement sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a été condamné le 25 septembre à cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt à effet différé et exécution provisoire. Un passage express en cellule dans des conditions particulièrement avantageuses.

    8 mai. 80 ans de la victoire

    La France a célébré le 8 mai les 80 ans de la victoire des forces alliées sur l’Allemagne nazie qui a capitulé sans conditions, entraînant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des célébrations se sont tenues dans tout le pays, parfois en présence des derniers survivants et témoins directs de cette terrible guerre. Un devoir de mémoire plus que jamais nécessaire à l’heure où les héritiers du fascisme sont au pouvoir, en Italie et en Hongrie, pour ne citer qu’eux.

    13 novembre. Les 10 ans des attentats

    La France a commémoré les attentats terroristes du 13 novembre 2015, où 130 personnes ont été tuées. Ces attaques visant le Stade de France à Saint-Denis, les terrasses de cafés et de restaurants parisiens et la salle de concert du Bataclan, ont été perpétrées par trois commandos islamistes et revendiquées par l’organisation terroriste Daesh (État islamique). Et ce, quelques mois après la série d’attentats de janvier 2015, dont celui contre Charlie Hebdo, qui ont fait 17 morts.

    9 octobre. Badinter panthéonisé

    Le grand avocat et ancien garde des Sceaux Robert Badinter, mort en février 2024, entre au Panthéon le 9 octobre. Cette date correspond à l’anniversaire de l’abolition de la peine de mort dont il est considéré comme le « père », entrée en vigueur en 1981. Le combat de toute une vie. Il a également œuvré à ce que l’homosexualité soit dépénalisée en 1982.

    L.Pi.

  • 2026, l’année décisive où il faudra vraiment se jeter à l’eau à Toulon

    2026, l’année décisive où il faudra vraiment se jeter à l’eau à Toulon

    Pas question de jouer les frileux pour cette année 2026 où il va falloir coûte que coûte tomber la chemise pour empêcher l’extrême droite de reprendre le Port du Levant à l’issue des municipales. Mais, pour l’heure, la tâche consiste simplement à se jeter à l’eau et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif.

    Une petite séance détox après les excès des fêtes, histoire de se remettre dans le bain. Certains, d’ailleurs, font nuit blanche pour venir reprendre goût à la réalité. Tous se verront remettre un diplôme attestant de leur participation, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    De quoi se sentir d’attaque pour affronter tous les défis. Y compris celui de ce printemps politique qui va demander à tous de mouiller le maillot.

  • La Ligue des droits de l’Homme s’indigne des expulsions en hiver dans le Var

    La Ligue des droits de l’Homme s’indigne des expulsions en hiver dans le Var

    Le préfet du Var, Simon Babre, a indiqué, mardi 23 décembre, avoir signé deux arrêtés de mise en demeure visant des logements squattés à La Seyne-sur-Mer et à Toulon. Les occupants ont sept jours pour quitter les lieux. Passé ce délai, une évacuation par la force publique sera engagée.

    « Ces arrêtés sont pris dans le cadre de la procédure administrative simplifiée pour l’expulsion des squatteurs de la loi du 7 décembre 2020, renforcée par la loi antisquat du 27 juillet 2023, qui vise à protéger les logements contre l’occupation illicite », indiquent les services de l’état sur les réseaux sociaux.

    « Ces décisions interviennent en pleine trêve hivernale, période durant laquelle la République est censée garantir une protection minimale contre les expulsions, afin de préserver la dignité, la santé et parfois la survie des personnes les plus précaires », s’insurge Roland Biache, président de la section Toulon-La Seyne de la Ligue des droits de l’Homme. Il ajoute : « Si la loi dite “antisquat” permet aujourd’hui de contourner l’esprit même de cette trêve, cela n’en rend pas l’usage plus juste, ni plus humain, ni acceptable ». Car il s’agit d’une mise en application qui ignore délibérément un contexte particulièrement défavorable.

    Le droit à la dignité

    Le militant rappelle que, dans le département du Var, la situation du logement est alarmante du fait notamment du non-respect de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains). Avec des productions encore loin du nécessaire pour répondre aux besoins. Les habitants sont confrontés à une pénurie chronique de logements sociaux, avec des délais d’attente de plusieurs années pour en obtenir un, lorsque c’est possible. S’y ajoute la cherté des loyers, l’une des conséquences de cette rareté. Sans compter la saturation des dispositifs d’hébergement d’urgence et l’augmentation constante du nombre de personnes sans domicile ou mal logées.

    C’est de « tous ces paramètres que le représentant de l’État devrait tenir compte » avant que ne tombe le couperet de la mise à la rue, estime le responsable associatif : « Dans ce contexte, expulser sans solution de relogement, sous la contrainte policière, revient à déplacer le problème dans la rue, en exposant des femmes, des hommes et parfois des enfants à des risques graves, particulièrement en période hivernale. »

    La section Toulon-La Seyne TPM de la Ligue des droits de l’Homme rappelle que le droit de propriété ne peut être opposé mécaniquement au droit fondamental à la dignité, à la protection et à l’hébergement, principes reconnus par la loi, ainsi que par les engagements internationaux de la France.

    Pour la LDH, « la préfecture du Var, en s’exprimant de la sorte sur les réseaux sociaux, adopte une politique de communication sécuritaire qui stigmatise les personnes en situation de grande précarité, sans pour autant s’attaquer aux causes structurelles ».

    Elle appelle à la suspension immédiate de ces expulsions et à la mise en place de solutions d’hébergement et de relogement dignes et pérennes. Elle incite également les maires du département à faire preuve de davantage de volontarisme afin de respecter la loi.

  • Un nouvel accélérateur IRM pour le Centre Saint-Louis à Toulon

    Un nouvel accélérateur IRM pour le Centre Saint-Louis à Toulon

    Seul centre de radiothérapie du département du Var, le Centre Saint-Louis, à Toulon, établissement privé d’intérêt collectif de la Croix Rouge française, a fêté ses 20 ans d’existence cette année. Il s’impose également comme l’un des plus performants au niveau national grâce à une prise en charge innovante et humaine des patients atteints de cancer. Chaque année, plus de 2 100 y sont traités, dans un environnement associant expertise médicale, technologies de pointe et accompagnement personnalisé. Le centre collabore avec les hôpitaux publics et cliniques privées du territoire pour garantir une continuité et une qualité de soins exemplaires.

    « Une technologie révolutionnaire »

    Dans le cadre de la poursuite de son développement, le centre vient de se doter de l’accélérateur IRM Linac Unity de la société Elekta. Cette technologie, qui combine en temps réel l’imagerie IRM de haute précision avec la radiothérapie adaptative, permet de cibler la tumeur avec une extrême précision, tout en épargnant davantage les tissus sains. Le Unity est utilisé pour traiter des cancers complexes, notamment ceux du pancréas, du foie, de la prostate ou du poumon, et offre aux patients des traitements personnalisés et mieux tolérés.

    « Avec l’acquisition d’une technologie révolutionnaire, l’établissement intègre le cercle restreint des centres qui en sont équipés en France. Il se positionne comme un acteur incontournable dans l’innovation en cancérologie et démontre son engagement en faveur d’une médecine de pointe au service des patients », se réjouit le Dr Caroline Cross, présidente de la Croix Rouge française, présente pour l’occasion.

  • Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Dire que les hommes de Pierre Mignoni étaient attendus au tournant après une énième contre-performance à l’extérieur relevait de la lapalissade. Et même si l’USAP, qui sortait de deux victoires lors de ses trois derniers matches (dont la première de la saison en Top 14 contre Clermont la semaine dernière), et montre un autre visage depuis quelques semaines, avait le profil du trouble-fête par excellence, le public de Mayol n’attendait rien d’autre qu’une victoire pour ce dernier match de l’année 2025.

    Le RCT tente d’emblée d’asphyxier l’USAP, mais les Catalans, dans la lignée de leur prestation de samedi dernier face à l’ASM, mettent beaucoup d’énergie pour résister aux coups de butoir des coéquipiers de Charles Ollivon. Il faut attendre 15 minutes pour voir ces derniers récompensés, sur une passe au pied de Garbisi, sauvée in extremis par le revenant Domon, qui sert Ludlam d’une astucieuse chistera pour le premier essai du soir (7-0, 15e).

    Mais en cette période de Noël, fidèles à leur mauvaises habitude, les Rouge et Noir font des cadeaux. Sur une mêlée en leur faveur, la passe de Sinzelle en direction de Garbisi est à contre temps. Une aubaine pour l’USAP, qui ne se fait pas prier pour contrer et égaliser grâce à Granell (7-7, 19e). Puis pour prendre les devants, Reus sanctionnant l’indiscipline de Toulonnais visiblement dans le doute sur pénalité (7-10, 28e). Une illustration parfaite de la récurrente perte de momentum de ses joueurs dénoncée par Pierre Mignoni depuis de longues semaines. Et la conclusion d’un triste premier acte, à la fin duquel ses nombreuses imprécisions, en dépit d’une nette domination, n’ont pas permis au RCT de rentrer aux vestiaires avec l’avantage, mais bien sous la bronca de Mayol.

    Les entrants font la différence

    La pause fait du bien aux Varois, en supériorité suite au carton jaune de Beria avant la mi-temps, qui poursuivent et concluent leur domination grâce à Alainu’uese, fraîchement rentré, sur un maul porté consécutif à une touche (14-10, 46e). Un coaching gagnant qui en appelle un autre. Entré à la place de Domon (suspicion de commotion), Villière signe ses premières minutes de la saison d’un essai qui permet au RCT de respirer (21-10, 49e).

    Mais l’affaire est loin d’être rendue. En dilettante, toujours aussi imprécis dans ses enchaînements, le RCT se met à la faute (62e, 67e), offrant à Reus l’opportunité de ramener les siens à 5 points (21-16). Heureusement, il va s’offrir une fin de match digne de son rang. Alainu’uese signe d’abord le doublé sur un nouveau maul porté (26-16, 76e) pour l’essai du bonus, avant que Tomas Albornoz, malheureux sur ses deux transformations, ne signe son arrivée d’une superbe diagonale à destination de Dréan, auteur de son huitième essai de la saison (31-16, 78e). Sans briller, le RCT signe un sixième succès bonifié en sept matches à Mayol et retrouve le podium, avec son meilleur total de points depuis 10 ans. De quoi faire oublier la manière et conclure 2025 sur une bonne note.

    RCT 31 (7) – USAP 16 (10)

    13e journée de Top 14. Stade Mayol, 16 776 spectateurs.

    Arbitre : Jonathan Dufort

    Points : 5E Ludlam (15e), Alainu’uese (45e), Villière (49e), Alainu’uese (76e), Dréan (78e) ; 3T Domon (15e, 46e), Garbisi (49e) pour le RCT ; 1E Granell (19e) ; 1T Reus (19e) ; 3P Reus (28e, 62e, 67e) pour l’USAP

    Carton jaune : Beria (40e) pour l’USAP

  • A Toulon, le projet de plan de mobilité métropolitain fait réagir

    A Toulon, le projet de plan de mobilité métropolitain fait réagir

    Les déclarations d’intention sont toujours des plus vertueuses en matière de mobilité comme du reste. Ici, il s’agit dans les textes de mettre en avant le renforcement de la cohésion sociale en permettant à chacun de se déplacer en sécurité sur tout le territoire. Et cela en réduisant l’empreinte environnementale et l’impact sur la santé des transports. Difficile en effet, de ne pas adhérer à ces priorités.

    Ainsi, le nouveau plan de mobilité se fixe pour objectif en 2035 de parvenir à 43% de modes actifs, c’est-à-dire d’un recours à la marche à pied et au vélo, contre 37% aujourd’hui.

    Et pour ce qui est des transports en commun, il est question de passer de 7% seulement, aujourd’hui, à 12%.

    Concernant la part modale des transports individuels motorisés qui est de 56% actuellement, la Métropole TPM veut s’employer à la faire chuter de 11 points pour atteindre 45% dans une décennie.

    Pour y parvenir le plan d’actions prévoit de « donner aux transports collectifs le pouvoir de concurrencer l’autosolisme », c’est-à-dire l’usage individuel de son véhicule. Ce qui va supposer de les rendre beaucoup plus attractifs. La question est de savoir si le Bus à haut niveau de service (BHNS) dont la première ligne est attendue pour 2029 seulement aura cette capacité, en sachant qu’il ne sera pas en site propre sur une bonne partie du trajet.

    Le BHNS peut-il suffire ?

    Autre bonne volonté mise en avant, celle « de faire évoluer le partage de l’espace public en mettant les mobilités actives au cœur des aménagements ». Là-dessus, même la situation a beaucoup évolué, à Toulon notamment, il reste encore beaucoup d’attentes de la part des associations et collectif qui militent pour l’essor de la pratique du vélo en sécurité depuis longtemps.

    En attendant la consultation et l’avis d’enquête publique pour une approbation de ce PDM pour la fin 2026, des voix se sont déjà élevées pour dire toute leur perplexité.

    Le conseiller métropolitain d’opposition de Toulon en Commun Philippe Leroy trouve, pour commencer, que les objectifs ne sont pas suffisamment ambitieux par rapport au retard pris par la collectivité, et rappelle que TPM est descendue à la 18e place, sur les 21 métropoles, en termes de fréquentation des transports en commun. Et qu’elle réussit en la matière 3 à 5 fois moins bien que Montpellier, Marseille et Nice.

    Pour le collectif tramway, le Bus à haut niveau de service ne pourra répondre aux besoins de la population. En particulier à cause du fait qu’il circulera sur au moins 30% de son trajet mêlé à la circulation automobile, en particulier à Saint-Jean-du-Var et à la Coupiane, « ce qui dégradera la vitesse commerciale et la régularité du service ». Contrairement à un tramway qui circule, lui, en totalité en site propre, et peut transporter beaucoup plus de voyageurs.

    Autre grief : une fin des travaux prévue en 2038, alors que les autres métropoles réalisent leurs lignes de BHNS en 3 ans en moyenne. Mais aussi « que les travaux déjà réalisés pour le tramway, d’un montant de 180 millions d’euros, ont permis de faire l’acquisition d’une grande partie du site propre ».

    Pour le collectif, le BHNS ne permettra donc pas de compenser l’augmentation de la population et fera stagner le niveau des transports en commun à moins de 10%, alors que les autres métropoles en sont à plus de 20%.

    Le débat sur le tramway est donc relancé.

  • On nage à l’intérieur jusqu’au 22 février au Port-Marchand

    On nage à l’intérieur jusqu’au 22 février au Port-Marchand

    Dans le contexte de sobriété énergétique qui s’impose à tout un chacun mais aussi à l’ensemble des collectivités territoriales, la Ville de Toulon a fait à nouveau le choix de fermer l’accès au bassin extérieur chauffé du stade nautique du Port-Marchand durant une partie de la période hivernale, ce dernier rouvrant le 22 février prochain.

    Économie énergétique

    Pour offrir à tous les usagers (scolaires, particuliers, associations et institutions) un service optimisé permettant de pratiquer la discipline de leur choix, les autres bassins couverts verront leur amplitude d’utilisation élargie.

    Il faut savoir que les eaux des piscines toulonnaises de Pins d’Alep, Léo-Lagrange et celle du bassin couvert du Port-Marchand sont chauffées par un système de récupération de la chaleur solaire grâce à des capteurs placés sur le toit des bâtiments. L’énergie économisée grâce à ce système est estimée à 20%.

    Pour mémoire, construit entre 1970 et 1972, le stade nautique du Port-Marchand, labellisé aujourd’hui Patrimoine du XXe siècle, s’inscrit alors dans un programme national lancé par le ministère de la Jeunesse, des sports et des loisirs suite aux résultats décevants des nageurs français aux Jeux olympiques de Mexico en 1968.

    Organisé autour d’un bassin olympique à ciel ouvert et d’un imposant plongeoir, entouré de gradins, le bâtiment surmonté à l’ouest d’une toiture en ailes d’oiseau, et percé en façade par de larges baies vitrées, abrite la piscine couverte.