Tag: Toulon

  • Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Avec 8 défaites en 9 matches de championnat (10 en 12 matches toutes compétitions confondues), et des classements peu flatteurs (9e sur 10 en championnat, 5e de la poule en Champions Cup), Gloucester a connu une première partie de saison compliquée. Le quart de finaliste de Challenge Cup l’année dernière peut ainsi sembler, sur le papier, à la portée du RC Toulon si celui-ci parvient enfin à montrer un autre visage hors de ses bases. Mais les hommes de Pierre Mignoni ne partiront la fleur au fusil : « Ce sera encore un match très dur. C’est une équipe très jeune qui joue énormément et met beaucoup de rythme dans ses matches. Il va falloir bien défendre, ne pas trop leur laisser le ballon non plus car c’est une équipe dangereuse », prévient l’entraîneur varois.

    Kyle Sinckler, qui connaît bien cette équipe pour l’avoir souvent affrontée dans le championnat anglais, est du même avis : « Ils ont beaucoup de talent et de potentiel, surtout derrière. Devant, ils ont de bons joueurs comme Val Rapava-Ruskin. J’ai joué contre lui de nombreuses fois, c’est un très bon joueur de mêlée. C’est une très bonne équipe dans ce secteur. Ils ont probablement été dans le dur sur quelques matches, mais on ne les sous-estime pas, et on leur montre beaucoup de respect. » Il ne faudra pas trop en montrer non plus, car le RCT « n’a pas le choix », comme le rappelle Mathis Ferté : il faut gagner, et par la même occasion, enfin mettre un terme à la mauvaise série à l’extérieur.

  • Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Avant cette 4e et dernière journée de Champions Cup, le RC Toulon n’a que deux certitudes : il ne finira pas dernier, ni premier de la poule. Après avoir manqué le bonus de peu face au Munster, il aurait fallu un improbable match nul non-bonifié entre Bath et Edimbourg pour encore espérer jouer la 1ère place, qui lui aurait offert le luxe, comme l’an dernier, de recevoir en huitième, puis en quart de finale. À défaut, il se contentera largement, en cas de victoire, d’une 2e place qui lui permettrait de débuter les phases finales à Mayol. « On veut se qualifier, c’est un de nos objectifs de début de saison. Il faut le faire. On a notre destin en mains pour la 2e place », annonce Pierre Mignoni. Mais s’il venait à perdre sans prendre de point de bonus, il aurait de fortes chances d’être éliminé et reversé en Challenge Cup (sauf en cas de nul non bonifié entre Castres et le Munster).

    « Pas trop de pression »

    Au-delà des calculs, qui attendront la fin du match, le challenge s’annonce de taille, au vu de l’opposition, mais surtout, et c’en est presque lassant de le répéter, de l’incapacité toulonnaise à performer à l’extérieur depuis quatre mois, et son succès inaugural à Montpellier. « C’est le bon moment pour faire un grand match à l’extérieur. C’est un vrai 16e de finale. À Montpellier, on avait fait un bon match, à Bayonne on n’avait pas été mauvais mais depuis on ne peut pas dire qu’on fait des performances. On retrouve des forces, et gagner peut nous aider pour la suite », veut croire l’entraîneur toulonnais. « On doit gagner et bien gagner. Ce sera une grosse étape pour le reste de la saison », ambitionne Kyle Sinckler, qui prévient quant à l’atmosphère du Kingsholm Staidum de Gloucester « l’un de [ses] stades favoris en Angleterre, avec des supporters très bruyants », ce qui n’est pas un élément à galvauder dans un match à enjeu.

    Pour se préparer au mieux, Pierre Mignoni a misé sur une semaine légère, avec deux entraînements, un plus tranquille mercredi, et un plus intense jeudi. Pour dédramatiser l’événement et l’aborder avec sérénité ? En tout cas, « je n’ai pas senti trop de pression », affirme Mathis Ferté « mais c’est sûr qu’il y en aura car c’est [comme] un match de phase finale, mais plus de l’excitation et de l’envie. Je pense qu’on a tous hâte d’être samedi ». Une rencontre qui ne marquera pas encore les grands débuts du prometteur 2e ligne anglais Junior Kpoku, prêté par le Racing jusqu’à la fin de saison : « Il joue 4 ou 5, peut jouer 7. Il a 21 ans, c’est un jeune encore à développer que je suis depuis un moment. Il a de grandes qualités athlétiques. C’est un renfort de poids, on a mis longtemps à le trouver, on voulait quelqu’un qu’on désirait vraiment, pas prendre un jouer pour prendre un joueur », se réjouit son nouvel entraîneur, qui espère pouvoir l’utiliser samedi prochain face au MHR.

    Repères

    Mignoni rend hommage à Courbis

    Pierre Mignoni a rendu hommage à Rolland Courbis, disparu lundi : « C’était un grand monsieur. Il aimait beaucoup Toulon, le club, le rugby. On était copains, j’ai des souvenirs avec lui. Je le voyais jeune à Toulon, avec le Sporting, au stade Mayol, j’avais beaucoup d’admiration pour lui. J’ai toujours aimé sa philosophie. Ce n’était pas un sensible, et moi j’adorais ça. »

    Sinckler va rester au RCT

    L’entraîneur du RCT a coupé court aux rumeurs renvoyant son pilier en Angleterre l’an prochain : « Il est dragué par la fédération anglaise ? Il n’y a pas de débat, il reste là. »

    Gloucester – Toulon

    4e journée de Champions Cup

    Samedi 17 janvier, 21h

    Kingsholm Stadium, Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : Bleuler, Crane, Laulala ; Eite, Alemanno ; Trenholm, Ludlow, Clement ; Williamas (c), Atkison ; Cotgreave, Atkinson, Butler, Hathaway ; Barton

    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans, Alainu’uese ; Ludlam, Ollivon, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Domon

  • La maire sortante Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    La maire sortante Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Après avoir été désignée pour succéder à son prédécesseur Hubert Falco (DVD), puis lâchée par celui-ci, Madame loyale a poursuivi ses obligations la tête haute, mais avec humilité, sans répondre aux coups bas. Convaincue que le seul combat digne d’être mené était celui pour l’intérêt général et contre l’extrême droite qui menace de reprendre la ville. C’est une nouvelle fois pour répondre à ces impératifs que Josée Massi a décidé, après mûre réflexion, de se porter candidate à sa réélection, comme elle l’a annoncé vendredi matin. Avec une liste en grande partie renouvelée et largement ouverte à la société civile.

    Et pour répondre aux attaques teintées de mépris qui fusent du côté d’une droite complètement déboussolée et quelque peu sur les nerfs, elle dispose de nombreux atouts pour prétendre diriger la ville six années de plus.

    L’ancienne professeure de mathématiques, qui a longtemps travaillé dans le secteur social, est non seulement capable de rassembler sous son nom un bon nombre d’électeurs dès le premier tour, mais aussi – et surtout – serait en mesure de dialoguer avec la gauche avant le second tour afin d’empêcher la candidate du RN, Laure Lavalette, de s’installer dans le fauteuil de maire, comme elle s’y voit déjà, tout comme certains observateurs qui, une fois de plus, s’avancent peut-être un peu trop. À l’image de ceux qui ont affirmé, depuis des mois, que la candidature de Josée Massi serait impossible.

    « Mon seul parti, c’est Toulon »

    Un front républicain sera, quel que soit le scénario, indispensable pour battre le RN. Rappelons qu’il a permis, lors des dernières législatives, d’épargner la seule circonscription – celle de Toulon – de la vague brune qui s’était alors abattue sur le département. Et il pourrait reprendre vie, pour le bien de la démocratie, selon les candidats en lice. Même si nous n’en sommes pas encore là.

    Dans sa lettre aux Toulonnais, Josée Massi rappelle qu’elle a l’honneur de servir Toulon, depuis 2014, « avec engagement, exigence et fidélité à mes convictions ». D’abord comme adjointe au maire déléguée à la petite enfance, à l’éducation et à la famille, puis comme première adjointe également en charge de la sécurité et des ressources humaines. Enfin, comme maire depuis mai 2023, date à laquelle son prédécesseur a été condamné à cinq ans d’inéligibilité pour abus de biens sociaux.

    Josée Massi revient également sur son attachement à cette ville dans laquelle elle a grandi, au cœur du quartier de Bon Rencontre. « Cela m’a offert la conviction que chaque enfant toulonnais doit croire en ses chances et en ses capacités », explique-t-elle.

    C’est également dans le Port du Levant, insiste-t-elle, qu’elle a exercé une grande partie de sa vie professionnelle, « en créant des associations et des emplois, au service de la petite enfance et de l’insertion professionnelle ». L’occasion d’exprimer toute sa fierté pour ce que sont devenus le Centre départemental pour l’insertion sociale (CEDIS), la Maison accueil multiservice intergénérationnelle (MAMI), ou encore les Mamans cuisinières du monde. Des structures qu’elle a créées et dans lesquelles elle s’est investie, avec des parcours de vie profondément transformés pour de nombreux bénéficiaires dont elle aime parler.

    L’annonce de sa candidature a été formulée avec humilité mais détermination, « pour poursuivre la transformation engagée ». Et d’expliquer : « Toulon a indéniablement évolué : dans ses quartiers, ses écoles, ses espaces verts, ses équipements, sa sécurité, son attractivité. Ses finances sont saines : c’est la deuxième ville la moins endettée de France de sa strate, ce qui est essentiel pour pouvoir continuer à investir et à agir, dans un contexte bien incertain. » Un bilan qu’elle assume pleinement.

    Josée Massi assure avoir œuvré au quotidien sans relâche pour améliorer les conditions de vie des Toulonnais, « loin des intérêts particuliers, catégoriels ou même de partis ».

    Pour aller plus loin « avec pragmatisme » et répondre aux innombrables défis qui attendent la ville, la candidate sans étiquette affirme être la maire capable d’assumer pleinement ses fonctions dès le premier jour du nouveau mandat. Mais, aussi, « qui ose des ruptures utiles, des changements concrets, pour que chaque Toulonnaise et chaque Toulonnais se sente pleinement acteur de sa ville ». Elle promet « un Toulon encore plus vert, encore plus tourné vers sa mer, sa rade, sa marine et sa base navale ». Mais, également, « encore plus solidaire, plus juste et plus apaisée ». Tout un programme.

    La campagne est désormais bel et bien lancée, avec tous ses protagonistes. Du côté de l’écurie LR de Michel Bonnus, on doit grincer des dents. D’autant que l’affiche annonce : « Mon seul parti, c’est Toulon. » Un slogan jadis utilisé par son prédécesseur. Ambiance.

    La liste de gauche Toulon en commun réagit

    Sollicitée pour apporter son éclairage sur la nouvelle donne politique dans le Port du Levant, avec la candidature de Josée Massi, la liste Toulon en Commun apporte une réponse partagée.

    La candidature de Madame Massi était attendue et, pour une part, logique étant donné la violence de l’attitude à son égard de M. Falco et M. Bonnus », déclare André De Ubeda (PCF) ), tout en taclant que « à droite, à Toulon le machisme et les trahisons en politique sont une vilaine habitude ». Le responsable politique précise que Toulon en commun note que « des clans se sont formés dans l’ancienne équipe de la majorité municipale ».

    Pour autant, la gauche, en pleine campagne municipale, n’oublie pas que « Madame Massi a été l’adjointe et la remplaçante de M. Falco et a appliqué le programme de la majorité » auquel Toulon en commun s’est opposé fermement. Cela étant dit, Toulon en commun reconnaît « l’inflexion sociale et le changement d’attitude dans un sens plus conciliant avec l’opposition et une plus grande écoute », dont la maire sortante a su faire preuve pendant ces trois ans de mandat. « Nous les avons appréciés, mais cela est resté très insuffisant pour améliorer la vie des Toulonnais », ajoute André De Ubeda.

    Il va donc falloir attendre le programme de la nouvelle équipe de Josée Massi pour juger sur le fond. Même si la gauche dit s’attendre à une certaine continuité, « malgré les divergences de la maire sortante avec M. Bonnus qui est conseillé par Monsieur Retailleau ». Elle dit également souhaiter la plus grande clarté concernant la candidate d’extrême droite, Laure Lavalette.

    « Notre programme est prêt et nous sommes prêts à en débattre avec les autres candidats », reprend André De Ubeda. Il rappelle au passage que « le RN prône une baisse drastique des budgets et des dotations pour les villes ». Et d’interroger : « Comment améliorer la vie des habitants ainsi ? » Les seules questions qu’il va désormais falloir se poser, maintenant et jusqu’à l’entre-deux-tours, sont les suivantes : comment éviter de livrer la ville au RN, comme en 1995 ? Avec qui ? Comment ? Et dans quel but ?

    Du côté de Toulon en commun, liste de la gauche rassemblée, on a déjà la réponse : « Nous représentons le meilleur barrage et offrons le seul programme susceptible de faire entrer vraiment Toulon dans le XXIe siècle. »

  • Municipales : Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Municipales : Josée Massi est bien candidate à sa réélection à Toulon

    Après avoir été désignée pour lui succéder puis lâchée par son prédécesseur Hubert Falco, Madame loyale a poursuivi ses obligations la tête haute mais avec humilité, sans répondre aux coups bas, convaincue que le seul combat digne d’être mené était celui pour l’intérêt général et contre l’extrême droite qui menace de reprendre la ville. C’est à nouveau pour répondre à ces impératifs que Josée Massi a donc décidé après mûre réflexion de se porter candidate à sa réélection avec une liste en grande partie renouvelée et s’ouvrant largement sur la société civile.

    Et pour répondre aux attaques teintées de mépris qui fusent de la droite sur les nerfs, elle a beaucoup d’atouts pour prétendre diriger la ville cinq ans de plus.

    L’ancienne prof de math qui a travaillé longtemps dans le secteur social est non seulement capable de regrouper sous son nom au premier tour un bon nombre de voix mais aussi et surtout serait en mesure de parler avec la gauche pour empêcher la candidate du RN Laure Lavalette de venir s’asseoir dans le fauteuil de maire comme elle s’y voit déjà, et comme bon nombre d’observateurs qui une fois de plus s’avancent un peu trop. Un front républicain qui a permis aux dernières législatives d’épargner la circonscription de Toulon, la seule, de la vague brune qui s’est abattue alors sur le département, pourrait alors reprendre vie pour le bien de la démocratie. Même si on est encore loin d’en être là.

  • À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    À Toulon, Laure Lavalette, le vernis local pour dissimuler l’idéologie

    Certains, en entendant les discours prononcés par Laure Lavalette, mercredi soir, dans un Palais Neptune comble, sans en connaître la locutrice, auraient pu lui donner Toulon – à défaut du bon Dieu – sans confession. Une heure durant, la porte parole du RN, qui se présente sans étiquette pour attirer un maximum d’électeurs réfractaires à son ancrage partisan d’extrême droite, a déroulé le fil parfait des bonnes convenances nécessaires à l’entreprise de dédiabolisation de son parti nationaliste. De celles qu’on attend d’un élu local, dans une ville chahutée par les déboires de ses prédécesseurs, parmi lesquels le frontiste Jean-Marie Le Chevallier, dont le passage à la mairie (1995-2001), a laissé des souvenirs douloureux, sinon des traumatismes.

    Habileté sémantique

    Était-ce nécessaire face à une audience acquise à sa cause ? Qu’importe. Tout y était, sur le fond comme sur la forme. Dans une ville qui attache une importance capitale à l’identité locale, la députée RN, native de Gironde, a commencé par évoquer ses attaches territoriales : « Il y a 28 ans, une toute jeune femme trouva l’amour : il était Toulonnais. À mon arrivée dans la plus belle rade d’Europe, l’accueil si chaleureux des familles toulonnaises m’a aidée à m’y sentir adoptée. Après avoir dit oui à celui qui devint mon mari, c’est ici que nous avons élevé nos cinq enfants. » Une carte postale, point de départ d’un fil rouge familial usité pour présenter ses colistières, dont elle aime à rappeler le nombre d’enfants. Elle omet étrangement de le faire quand il s’agit de colistiers.

    Ils sont 15 à être présents, ou plutôt XV. Une équipe de rugby, corde sensible du terroir sur laquelle la candidate d’extrême droite tire sans modération. En tête de gondole, Sébastien Soulé, policier national dont l’histoire a inspiré le film Bac Nord, désigné comme son « futur adjoint à la sécurité », première thématique évoquée, et qui « sera, en tant que femme et maman, (sa) priorité. » En deuxième ligne – poste qu’il occupait durant sa carrière de rugbyman -, David Gérard, tout droit désigné pour les sports. À chaque personnalité, une thématique. Et rien ne manque, du social à la santé, en passant (ironiquement) par l’environnement, la culture, l’associatif… et le droit, défendu avec vigueur, depuis des mois par « Marine et Jordan », qu’elle n’oublie pas de saluer.

    La copie se veut propre. Sans évoquer la diversité, elle parle de chacun des quartiers toulonnais et le jure : « L’heure de la réconciliation est venue. Nous n’exclurons personne. » Sauf peut-être celles et ceux qui n’ont pas les bonnes grâces de son parti, qu’ils n’aient pas de papiers ou militent en faveur de l’avortement. Nombreux sont ceux qui répètent, à juste titre, qu’il ne faut pas confondre enjeux nationaux et locaux. Mais, si l’échelon municipal est celui de l’action, il peut rapidement s’avérer être celui de l’entrisme idéologique. Méfions-nous, donc, des ambitieux, tant habiles à dissimuler les opportunistes.

  • [Entretien] Simon Babre : « Faire de la prévention des risques une force naturelle »

    [Entretien] Simon Babre : « Faire de la prévention des risques une force naturelle »

    La Marseillaise : Le fil rouge de vos vœux pour 2026, c’est la prévention…

    Simon Babre : Alors, ça peut comme ça sembler un peu bizarre, mais je mesure, depuis que j’ai pris mon poste il y a sept mois, l’extrême acuité des risques naturels. On a fait le décompte, l’année dernière en 2025 : le Var a été décrété par Météo France 100 fois en vigilance jaune et 9 fois en vigilance orange, ce qui représente un tiers de l’année. Donc, nous avons passé collectivement un tiers de l’année en vigilance décrétée par Météo France. Nous avons eu les crues du 20 mai 2025, qui sont les plus graves que nous avons eues l’an dernier, avec trois morts au Lavandou, où il est tombé 255 mm en 3 heures. Vu la hauteur des flots à Cavalière et la force des courants, aucun ouvrage de prévention du type de ceux qu’on fait dans les programmes d’action de prévention des inondations ne serait pertinent. Et la seule solution, sous réserve de confirmation d’une étude qui est en œuvre, ce sera de déplacer les maisons.

    Pourtant, la rivière est longue de 1 800 mètres seulement. Donc, pour moi, c’est un peu le paroxysme de la crise climatique et de ce à quoi il va falloir qu’on travaille, même si on a déjà fait plein de choses. L’objectif est de faire de la prévention des risques une force naturelle, comme devaient l’annoncer nos cartes de vœux.

    Vous dites que l’on est en train de changer d’échelle…

    S. B. : L’année 2025 confirme l’idée qui n’est pas nouvelle, mais qui s’installe petit à petit dans les esprits, en tout cas dans l’esprit des décideurs publics, qu’on change de monde, qu’on change de dimension en matière de dérèglement climatique. J’ajoute à ça l’érosion côtière, le fait que le Var est le département le plus concerné de France, en tout cas de l’Hexagone, par l’érosion côtière. Mais également les 180 départs de feu qu’on a eu cet été dans le Var, qui fort heureusement ont été très vite jugulés. Cela conduit à considérer que nous avons des risques maximums et que le dérèglement climatique les accentue. Qu’on est aux avant-postes en France hexagonale sur l’impact et les conséquences de ces risques et qu’il nous faut absolument jouer collectif et faire toujours plus en matière de prévention.

    Concernant les départs d’incendie, comment lutter efficacement ?

    S. B. : Plus que jamais, la priorité doit être donnée aux obligations légales de débroussaillement (OLD). Mais nous ne sommes qu’à 30% de mise en œuvre des OLD en moyenne, chaque année, dans le département. J’aimerais qu’en 2026, on réfléchisse, avec tous les acteurs du département, à réconcilier mise en œuvre de ces OLD, dans un des départements les plus boisés de France, et la valorisation de la ressource bois. D’autant qu’on a des usines de production d’électricité qui utilisent la biomasse et qui ont en ce moment des difficultés à trouver de la ressource bois. Le prix de la ressource bois augmente, alors même que le prélèvement reste plus ou moins stable. Cela pourrait même permettre d’intéresser les propriétaires financièrement à réaliser leurs obligations de débroussaillement.

    Je suis également un fervent partisan des coupures agricoles, c’est-à-dire remettre des cultures dans ce que l’on a cartographié comme des couloirs de feu. Créer ces coupures agricoles avec des espèces cultivées plus résistantes à l’incendie que notre forêt méditerranéenne classique, c’est une voie d’avenir. On a trois ou quatre demandes d’autorisation à l’instruction aujourd’hui dans le Var.

    En matière de transports, comment se dessine l’avenir du Var ?

    S. B. : Dans les grands projets qui me semblent très porteurs pour le département, je citerai la LNPCA [Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur, Ndlr], avec tous les investissements qui vont s’amplifier et la promesse qui sera bientôt concrétisée d’un train par quart d’heure entre Saint-Cyr et Carnoules, et qui va faire de la voie ferrée la colonne vertébrale des transports publics dans le département. Avec, ensuite, tous les projets d’intermodalité qui vont s’organiser autour. Là un BHNS (Bus à haut niveau de service), je rappelle que l’État a versé 40 millions d’euros pour le BHNS de la Métropole de Toulon, ailleurs des voies de covoiturage. Ici, des bus, ailleurs des pistes cyclables. Et tout ça va prendre place dans une stratégie qui sera labellisée, qu’on appelle le Serm, le Service Express Régional Métropolitain. Et ce sont plus de 600 millions d’euros qui sont prévus dès lors que nous aurons la labellisation pour révolutionner la mobilité dans le département.

    Concernant la pénurie de logements sociaux, 2026 marquera l’année du bilan triennal. Allez-vous, comme votre prédécesseur, adopter une politique de fermeté ?

    S. B. : En la matière, l’année 2025 est plutôt très bonne, puisqu’on a labellisé, du côté des services de l’État, 2 212 logements sociaux, ce qui est un record depuis 8 ans. Ça a toujours été une politique constante de l’État et du représentant de l’État dans le département. Et je ne varie pas par rapport à mon prédécesseur, ni par rapport à ceux qui l’ont précédé. Produire du logement social reste une des priorités essentielles qui devraient être celles des pouvoirs publics, quels qu’ils soient, sur tout le département. Ce qui a changé la donne, c’est qu’en 2025, on a décidé de réconcilier cette injonction de production de logements avec d’autres enjeux, de sobriété foncière notamment et d’usage du foncier qui soit adapté à ce qu’est le Var. Et c’est le préfet de région qui a pris cette décision. Il a dit : en fait, les aides à la pierre, qui sont l’outil d’action de l’État pour favoriser la création de logements sociaux, directement versées aux bailleurs sociaux, au lieu d’être calculées forfaitairement par type de logement, vont être majorées lorsque l’on est face à des opérations de réhabilitation, restructuration, destruction, reconstruction. Et on est passé d’une aide qui était à 8 000 euros à une aide qui est à 35 000 euros pour un T2, dès lors que le T2 prend place dans un ensemble réhabilité, donc sans consommation ni d’espaces naturels, ni d’espaces agricoles. Donc, on a des friches urbaines, on a des friches commerciales, on a des maisons de village qui sont abandonnées, on a des taux de vacances dans chacun des villages du Var entre 5 et 7%. Et donc il y a moyen d’intéresser les acteurs du logement à faire de l’acquisition réhabilitation, plutôt que de continuer comme avant, c’est-à-dire d’entropiser des surfaces vierges.

    Cela va-t-il suffire ?

    S. B : Alors il faudrait qu’on ait pendant 5 ans ce rythme qui se maintienne pour qu’on arrive à diminuer les files d’attente et à faire que les plus nécessiteux de nos concitoyens puissent trouver plus rapidement des logements sociaux.

    Dans cette année d’élections municipales, après les différentes plaintes mettant en avant des fraudes supposées à Toulon dans le quartier de la Beaucaire en 2021, comment garantir cette fois l’entière honnêteté du scrutin ?

    S. B : C’est la responsabilité des services de la préfecture d’être un des acteurs majeurs de la sincérité du scrutin. Par les règles qui sont rappelées aux organisateurs du scrutin municipal que sont les mairies. Par les commissions de recours qui sont aussi organisées par la préfecture avec la présence de magistrats. La fraude est intolérable en la matière car c’est notre constitution démocratique en elle-même qui est remise en cause. Je suis très déterminé à ce que l’équité dans le scrutin puisse être absolument respectée. Depuis que je suis arrivé, on a instauré une lettre numérique qui, tous les quinze jours, est adressée aux maires. C’est pour nous un des outils majeurs de diffusion des règles à tous les maires qui vont organiser l’élection. J’ai l’occasion d’en rencontrer de différentes sensibilités qui viennent me faire part de leurs craintes. L’occasion de leur rappeler, par exemple, que la présence de scrutateurs dans les bureaux de vote est absolument essentielle. Et qu’il y a des règles de base de fonctionnement d’un bureau qui doivent être répétées à ceux qui président, à ceux qui scrutent, à ceux qui sont observateurs dans les bureaux de vote, et dont la discipline est la garantie fondamentale de la sincérité du scrutin.

  • Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    « Elle est porte-parole du RN à l’assemblée. Et à Toulon, elle joue un jeu bizarre en faisant campagne sans étiquette. Quelle tartufferie ! Qui la soutient ? Le RN. Et qui soutient le RN ? Bolloré, Trump, Poutine », dénonce l’acteur, qui voit en Josée Massi « une femme intègre, qui a une vraie vision pour Toulon. Elle peut être très utile pour l’unité de sa ville, pour ne pas qu’elle sombre dans le communautarisme ». Il annonce qu’il fera « du porte-à-porte » pour la soutenir, et voit même la possibilité de compléter sa liste comme une « éventualité ».

    Il regrette aussi le soutien de son « ami » Hubert Falco à Michel Bonnus, dont « le problème est sa proximité avec Retailleau. [Falco] a eu tort de le faire, je lui ai dit. Il a fait du beau travail, mais dans sa douleur de ne plus être au pouvoir, il peut faire des erreurs ».

  • Une victoire qui a un goût d’inachevé pour les supporters du RCT

    Une victoire qui a un goût d’inachevé pour les supporters du RCT

    Dans un stade Mayol plein à craquer, les supporters rouges et noirs se sont fait clairement entendre. Assez silencieux lors de la première demi-heure, suite au jeu assez morne produit par les hommes de Pierre Mignoni, ils ont ensuite joué à merveille leur partition pour soutenir les offensives varoises. « La première mi-temps était un peu catastrophique. On a été directement pris d’assaut par les Irlandais. On peut même dire qu’on a été sous l’eau », déplore Tino, jeune supporter très déçu du manque d’impact physique des Toulonnais. Ces derniers ont nettement été dominés sur ce point là. « On a été beaucoup trop imprécis. Un faux rythme s’est installé, il va falloir que l’on arrive à enchaîner du temps de jeu et conserver le ballon pour aller les mettre à mal. Parce qu’on joue leur jeu », confirme Estéban Abadie à la mi-temps au micro du diffuseur.

    Patron Ollivon et Serin-dépendants

    Une domination qu’a particulièrement mal vécu Patrice, fervent passionné du RCT depuis toujours. « On a fait beaucoup trop de fautes de main. C’est le gros point négatif de cette équipe depuis le début de la saison. Il faut que l’on trouve le moyen de corriger ça, parce qu’on se tire nous-mêmes une balle dans le pied », souligne l’ancien éducateur dans un club à Porto-Vecchio en Corse, agacé par les sarcasmes de son ami toulousain présent avec lui dans les tribunes de Mayol. Au-delà du collectif, les supporters retiennent une excellente prestation de Charles Ollivon. « Il a montré qu’il est le patron », martèle Sophie, sous les yeux d’une vague d’Irlandais qui lui ont donné raison. « C’est vraiment un joueur brillant, c’est le genre de joueur que l’on veut à Munster », lance Tim, qui ne manque jamais un match de l’armée rouge. Si le capitaine varois s’est brillement illustré, l’absence de Baptiste Serin – capable de débloquer n’importe quelle situation grâce à sa créativité et sa vision du jeu – s’est cruellement faite ressentir. « On est devenus Serin-dépendants », lâche Thomas, qui n’est d’ailleurs pas serein pour la quatrième et dernière journée de poule sur le terrain de Gloucester, samedi prochain (à 21h), qualificative pour la phase finale de Champions Cup. « En manquant l’obtention du bonus offensif, on est contraints de gagner là-bas. Et vu le nombre de blessés que l’on a, ça s’annonce compliqué », poursuit-il avec un certain pessimisme.

  • Champions Cup : même s’il a raté le bonus, le RC Toulon se satisfait de l’essentiel

    Champions Cup : même s’il a raté le bonus, le RC Toulon se satisfait de l’essentiel

    Dans une poule B de Champions Cup plus qu’indécise à l’abord de cette 3e journée, la donne était simple pour le RCT : il fallait l’emporter à Mayol, face au Munster, pour ne pas se trouver en difficulté avant le déplacement à Gloucester samedi prochain. Si l’essentiel a été assuré, la manière reste à revoir, et la fin de match laisse un sentiment mitigé malgré les motifs de satisfaction.

    Dans un début de rencontre joué sur un faux rythme, les 30 premières minutes toulonnaises pouvaient se résumer en un mot : indigentes, entre imprécisions, indiscipline – offrant à Crowley les 6 premiers points sur pénalité (17e, 32e) – et fautes de main qui auraient pu coûter cher sans un retour salvateur de Dréan sur un ballon perdu dans les 22 mètres irlandais et tapé à suivre par le Munster (23e). Le symbole d’une certaine fébrilité ? « Non, ce n’est pas le bon mot », affirme Pierre Mignoni. « On était dominant, mais on a voulu aller beaucoup trop vite. On est tombé dans ce piège pendant 30 minutes, après on a pu alterner. On a été beaucoup plus entreprenant qu’eux, mais on a fait six en avant en première, c’est beaucoup trop. »

    Maladresses et mauvais choix, à l’image d’une situation de supériorité à 5 mètres de l’en-but mal négociée par Ribbans, qui préférait y aller seul et était sanctionné pour avoir rampé, alors que le Munster évoluait à 14 (38e). Mais heureusement, dans la foulée, Marius Domon, homme du match (1 essai, 2 pénalités, 3 transformations), parvenait à s’infiltrer dans la défense irlandaise pour donner l’avantage au RCT à la pause (7-6, 40e). « Il a prouvé maintes fois son niveau et qu’on avait besoin de lui. Il a été parfait sur sa couverture et au pied », salue Esteban Abadie.

    Une fois n’est pas coutume, les hommes de Mignoni faisaient même fructifier leur supériorité grâce à Ben White (14-6, 44e). Et si le Munster réagissait immédiatement par Nash, qui ramenait l’écart à un point (14-13, 46e), rappelant le RCT à son agaçante propension à flotter après avoir planté, Dréan, sur un superbe par-dessus, ne tardait pas non plus à redonner de l’air aux Rouge et Noir (21-13, 50e). « C’était bien mieux en deuxième. En première, dans les rucks, on consommait trois joueurs, eux n’en consommaient qu’un ou deux, donc ils étaient en surnombre et on n’arrivait pas à casser la ligne. Mais après, on a fait des choses bien meilleures », commente Pierre Mignoni. « On a dû prendre de la profondeur. Ça ne marchait pas forcément mais les espaces étaient là donc il fallait continuer à jouer et en deuxième, ça a plus payé », complète Marius Domon.

    La fin de match laissera un sentiment mitigé. Après avoir sécurisé trois points de plus sur une pénalité de Domon, alors qu’on s’attendait à une pénaltouche pour aller chercher le bonus – « On était à 14, on voulait faire tourner le chronomètre », justifie l’intéressé – les Varois ont vu leurs adversaires fondre sur eux sur un essai d’O’Donoghue (68e), puis leur passer devant quatre minutes plus tard grâce à Farrell (24-25). Mais ils ont vite repris le lead sur une ultime pénalité de Domon (76e). Et auraient même pu glaner le bonus sur une dernière phase durant laquelle ils ont eu plusieurs occasions d’aplatir, en vain.

    Pierre Mignoni : « Je veux rester positif »

    De quoi laisser un goût amer aux supporters, pas tellement partagé par l’entraîneur toulonnais et ses hommes. « Il y a deux ans on avait perdu contre cette équipe, qui était assez similaire. Aujourd’hui on a été bien meilleur, même s’il y a plein de choses à redire. Mais dans cette période difficile, je veux rester positif. On aurait pu prendre le bonus, mais il fallait d’abord gagner. Je ne pense pas que ce point changera beaucoup de choses. On va jouer un vrai 16e de finale à Gloucester », se projette Pierre Mignoni. « On a réussi à rester calme et confiant », plussoie Esteban Abadie. « On a cette force à domicile depuis deux saisons qui fait qu’on est quasiment invaincus. On a du mal à l’avoir l’extérieur, c’est sur ça qu’on doit progresser. » 3e de sa poule, le RCT serait inspiré de faire taire cette rengaine samedi prochain, pour optimiser ses chances de bien figurer dans cette Champions Cup.

    RC Toulon 27 (7)

    Munster 25 (6)

    3e journée de Champions Cup

    Stade Mayol (16 776 spectateurs)

    Points : 3 E Domon (39e), White (45e), Dréan (50e) ; 3 T Domon (39e, 45e, 50e) ; 2 P Domon (65e, 76e) pour le RCT ; 3 E Nash (48e), O’Donoghue (68e), Farrell (72e) ; 2 T Crowley (48e, 72e), 2 P Crowley (17e, 32e) pour le Munster.

    Avertissements : Abadie (58e), Ollivon (68e) pour le RCT ; Beirne (37e), Nankivell (55e) pour le Munster

  • Le RC Toulon accroche une victoire dans la douleur

    Le RC Toulon accroche une victoire dans la douleur

    Dans un stade Mayol plein à craquer, les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais n’ont pas failli à leur devoir. Ils ont triomphés des Irlandais du Munster, dimanche après-midi, lors de la troisième journée de Champions Cup. Et non sans peine.

    Après une première demi-heure médiocre, suite à des fautes de main et des pertes de balle à répétition, les Rouge et Noir ont dû patienter jusqu’à la 27e minute de jeu pour bénéficier d’une première action dangereuse. Ils ont été confrontés à une excellente défense irlandaise, toutefois capable par moments de faire quelques erreurs.

    Après deux pénalités exécutées et transformées par le demi d’ouverture irlandais Jack Crowley, les Toulonnais se sont enfin montrés plus présents dans les phases d’affrontements.

    Le public de Mayol gronde et amplifie son soutien à force que leurs héros se rapprochent de la ligne d’en-but. Le deuxième ligne anglais et co-capitaine David Ribbans a eu une occasion en or d’ouvrir le score, mais son individualisme lui a été fatal. Heureusement pour lui, son coéquipier Marius Domon a enfin réussi à faire céder la ligne rouge et blanche. La récompense d’une période dominante des Varois en supériorité numérique.

    « On a été beaucoup trop imprécis. Un faux rythme s’est installé, il va falloir que l’on arrive à enchaîner du temps de jeu et conserver le ballon pour aller les mettre à mal. Parce qu’on joue leur jeu », soulignait le troisième ligne aile Esteban Abadie à la mi-temps au micro du diffuseur.

    Avec un point d’avance au retour des vestiaires, les paroles d’Abadie ont résonné dans les esprits de ses coéquipiers. Ben White, puis Gaël Dréan, en compagnie d’un Marius Domon, diablement efficace au pied, ont permis au RCT de prendre onze points d’avance au tableau d’affichage.

    Alors que la rencontre semblait acquise aux Rouge et Noir, les Irlandais ont repris du poil de la bête grâce à un apport vigoureux de sang neuf. Ils sont parvenus à combler leur retard en seulement cinq minutes de jeu, par l’intermédiaire de deux essais assurés à la transformation.

    Déjà mobilisé sur l’entièreté du match, Marius Domon a fait preuve d’un calme olympien lorsqu’il a eu, à cinq minutes du coup de sifflet final, la pénalité décisive. L’arrière toulonnais a ainsi redonné deux longueurs d’avance aux siens. Les Varois ont eu une dernière occasion pour aller chercher un précieux bonus offensif, mais les rugbymen du Munster ne leur ont pas laissé ce cadeau.

    Le RC Toulon jouera sa qualification pour la phase finale de la Champions Cup sur la pelouse de Gloucester le week-end prochain.

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    RC Toulon 27 (7)

    Munster 25 (6)

    3e journée de Champions Cup

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Karl Dickson (ANG)

    RCT : 3 essais (Domon, 39 ; White, 45 ; Dréan 50), 3 transformations (Domon, 39, 45, 50), 2 pénalités (Domon, 65, 76), 2 cartons jaune (Abadie, 58, 68)

    MUNSTER : 3 essais (Nash, 48 ; O’Donoghue, 68 ; Farrell, 72), 2 transformations (Crowley, 48, 72), 2 pénalités (Crowley, 17, 32), 2 cartons jaune (Beirne, 37 ; Nankivell, 55)

    RCT : Gros (Priso, 50), Baubigny, Sinckler ; Ollivon (c), Ribbans (Alainu’uese, 58) ; Ludlam, Abadie, Mercer (Mézou, 77) ; White, Albornoz (Garbisi, 28) ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Domon

    MUNSTER : Loughman (Ryan, 55), Barron (Scannell, 46), Ala’Alatoa ; Edogbo (Quinn, 55), Wycherley ; Berine (c), O’Donoghue, Coombes (Gleeson, 65) ; Casey, Crowley ; O’Connor, Nankivell (Hanrahan, 65), Farrell, Nash (Kelly, 55), ; Daly