Tag: Toulon

  • Catherine Vautrin veut renforcer la souveraineté de l’armement français

    Catherine Vautrin veut renforcer la souveraineté de l’armement français

    Après le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou la semaine dernière, c’est la ministre des Armées et des Anciens Combattants Catherine Vautrin qui était à Toulon ce jeudi, sur le site de la Direction générale de l’armement (DGA). Une visite qui s’inscrit elle aussi dans le cadre de l’augmentation du budget de la Défense (+ 6,7 milliards d’euros en 2026, soit 57,1 milliards) et de la loi de programmation militaire 2024-2030, qu’Emmanuel Macron souhaite faire passer de 413 à 449 milliards d’euros.

    Dans cette optique, la DGA a un rôle central à jouer sur l’aspect capacitaire, en tant qu’outil de la souveraineté française. Sa raison d’être : maîtriser techniquement notre avenir pour créer la force de dissuasion et les outils de défense. Un aspect primordial « dans un monde qui se réarme » et « où les conflits régionaux se multiplient », soutient Catherine Vautrin. « Depuis 2017, le budget de l’armée a suivi une trajectoire inédite et a presque doublé. C’est une nécessité, en aucun cas un luxe. » Son objectif est de permettre la conception de moyens en un minimum de temps grâce aux nouvelles technologies, captées, notamment, dans le domaine civil. Et outre la souveraineté, l’autre but est d’être capable de soutenir les missions de l’Otan.

    La visite du jour était centrée sur le projet DANAE, qui, comme cet acronyme l’indique, vise à doter la Marine nationale d’un Drone de surface autonome naval avec une capacité d’armement embarqué. Un projet d’accélération de l’innovation (PAI), qui devra intégrer des capacités létales et non létales, avec deux types de mission : la protection des ports, et l’escorte de navires, en pouvant être commandé depuis la terre, ou embarqué dans une frégate. Il est imaginé pour « avancer à la vitesse des changements d’aujourd’hui. Nous n’avons plus le luxe d’un fonctionnement de temps de paix. Les temps politiques, industriels et opérationnels se contractent. La période de transition ouverte en 2001 s’achève », reconnaît la ministre des Armées.

    Ce projet consiste en la réalisation de sept drones navals, à plusieurs centaines de milliers d’euros, portés en collaboration par une dizaine d’entreprises (Naval Group, Thales, Exail…), dont certains sont déjà utilisés dans le civil, notamment dans la protection de plateformes pétrolières. Trois seront sélectionnés puis affinés selon les besoins de la Marine, et un seul intégrera l’arsenal maritime français d’ici 2027. À ce titre, des essais ont lieu depuis deux semaines.

    L’innovation, priorité stratégique

    Dans un monde qui se replie sur lui-même, l’innovation est une priorité : « Le champ de bataille connaît son plus grand bouleversement depuis la Première guerre mondiale. On ne pourra tenir que si on innove plus vite que l’adversaire. C’est une révolution permanente, technique, mais avant tout une révolution des mentalités », martèle Catherine Vautrin, qui invite à passer « de la stricte planification à un modèle un peu plus basé sur l’adaptation, devenue indispensable pour toutes les raisons évoquées ».

    Mais la ministre soutient également d’autres aspects liés au développement de l’industrie militaire française : « La France demeure le deuxième exportateur d’armes au monde. Notre Base industrielle et technologique de défense (BITD) n’est soutenable que parce qu’elle exporte. C’est une condition de survie industrielle, et un outil de puissance, car là ou nos équipements sont déployés, notre influence stratégique s’enracine. »

    Second aspect, et pas des moindres : la question de l’Europe de la défense, qui peine historiquement à s’affirmer sur la scène internationale. « Nous devons être plus européens dans notre stratégie industrielle, sans aucune naïveté, avec des équipements capables d’agir de concert. Nous ne pouvons parler d’Europe de la défense sans produire ni acheter européen », insiste Catherine Vautrin, non sans pragmatisme : « Mais les clients d’hier sont les compétiteurs d’aujourd’hui. Nous devons donc être offensifs et stratèges. » Et in fine, « pouvoir mieux peser sur l’Otan ». Car face à la folie trumpiste, c’est avant tout de cela qu’il s’agit.

    « Nous n’avons plus le luxe
    d’un fonctionnement de temps de paix »

  • Fabien Galthié compte sur le talent des Toulonnais pour les Six Nations

    Fabien Galthié compte sur le talent des Toulonnais pour les Six Nations

    Avec 42 pressentis, on s’attendait à voir apparaître quelques régionaux dans la liste de Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. Ce dernier ne nous a pas déçus, en convoquant pas moins de cinq Toulonnais afin de préparer le début du tournoi des Six Nations : Jean-Baptiste Gros et Dany Priso chez les piliers gauches, Charles Ollivon parmi les troisièmes lignes, Baptiste Serin chez les demi-de-mêlées et Gaël Dréan parmi les ailiers.

    Si Gros (40 sélections), Ollivon (48) et Serin (46) sont plus habitués du maillot tricolore, Priso (17) et surtout Dréan, la fusée varoise qui multiplie les essais, aussi bien en Top 14 qu’en Champions Cup, ont mérité leur place. Convoqué à de nombreuses reprises avec le XV de France ces derniers mois, le Morbihannais de 25 ans n’a pourtant pas encore fait ses débuts chez les Bleus. Ça pourrait être enfin la bonne le 5 février lors du premier match du tournoi des Six Nations, au Stade de France, contre l’Irlande.

    Hawkes a perdu ses ailes

    Annoncé par Rugbyrama comme l’une des grandes surprises de la liste, le polyvalent pilier droit, Malachi Hawkes, prêté cette saison par le Stade Toulousain à Provence Rugby, n’a finalement pas été convoqué par Fabien Galthié. Le natif de Sydney, en Australie, arrivé dans la ville rose à l’âge de 18 ans, s’impose comme l’un des éléments forts de la formation provençale en Pro D2. Il était ainsi pressenti pour faire partie de l’aventure et suivre l’exemple de Paul Mallez, qui avait participé l’été dernier à la tournée en Nouvelle-Zélande.

  • Sobriété et efficacité énergétique pour relever le défi climatique à Toulon

    Sobriété et efficacité énergétique pour relever le défi climatique à Toulon

    C’est à nouveau devant le panneau d’expression libre du boulevard Tessé que nous rencontrons les militants associatifs du Comptoir des idées venus à nouveau inviter les Toulonnais à la réflexion. Il s’agit cette fois de mettre en avant les changements à apporter pour face au défi climatique, à l’effondrement de la biodiversité, aux tensions sur l’eau et à la raréfaction des ressources. Avec une soirée débat, ce jeudi soir à l’Hélice, en présence du docteur en physique de l’énergie Emmanuel Rosier de l’association NégaWatt.

    Gisement agrovoltaïque

    « Il est urgent d’opérer une transition qui permette de sortir des énergies fossiles et nucléaires », explique Yves Roma pour l’association Place publique. Et de poursuivre : « L’approche proposée repose sur le triptyque, sobriété, efficacité et développement des énergies renouvelables. »

    L’objectif étant pour commencer de vivre mieux en dépensant dans tous les secteurs moins d’énergie.

    L’occasion de rappeler les vertus de l’éolien, par exemple. Une énergie constamment pilonnée par la droite et l’extrême droite pour des raisons purement électoralistes. « Il paraît qu’il y a quelques oiseaux qui se prennent dans les pales, pas plus que dans les fils électriques, ou dans les voitures sur les autoroutes », relativise Guy Rebec, pour Place publique également.

    Le militant associatif insiste également sur l’énergie solaire et en particulier sur l’agrovoltaïsme.

    Et de poursuivre : « Je suis allé vérifier dans des champs de notre département où des expériences sont menées par des paysans. Ils ont planté le même jour des vignes neuves, dans le même terrain, exposées au même endroit. Et au bout de deux ans, trois ans, on voit que celles qui sont restées en plein cagnard sont toutes petites, rachitiques, etc. Alors que celles qui sont sous les panneaux agrovoltaïques ont beaucoup mieux poussé. »

    Pareil pour les pivoines cultivées du côté de Hyères, ajoute-t-il, celles en plein soleil avaient 40-50 cm de haut, contre 80 pour celles qui ont poussé à l’abri des capteurs solaires.

    Et de poursuivre : « L’agriculteur ce qu’il souhaite, c’est, d’une part, avoir une plus grosse rentabilité agricole, pour gagner sa vie, et si, éventuellement, il peut encore gagner un peu d’argent en revendant l’électricité qui est fabriquée sur ses champs, c’est une bonne chose. »

    Sans compter qu’« il y a plein d’endroits en ville, où on peut installer des capteurs solaires que ce soit sur les bâtiments publics, les toitures des particuliers qui le souhaitent ou les ombrières sur les parkings des supermarchés ».

    Et de conclure : « Il faut que tout le monde s’y mette. C’est pour ça qu’il est important justement d’éduquer, de sensibiliser, comment on va le faire le 22 janvier à l’Hélice avec Emmanuel Rosier. »

  • Alexis Corbière : « On ne doit pas faire le cadeau de la division »

    Alexis Corbière : « On ne doit pas faire le cadeau de la division »

    La Marseillaise : Laure Lavalette (RN) est désignée comme favorite par les sondages. Quelles sont les solutions pour inverser la tendance ?

    Alexis Corbière : Toulon recense beaucoup de gens issus des milieux populaires. Il faut leur dire que dans le débat budgétaire, le RN a tout fait pour empêcher des recettes nouvelles sollicitant les plus fortunés. Ils ont aussi proposé et voté la suppression de près de 5 milliards d’euros de dotations aux collectivités locales. La gauche, et ici la liste conduite par Magali Brunel, propose des solutions pour vivre mieux, à travers la solidarité, les services publics… L’extrême droite, contrairement à son discours, vise à affaiblir les dépenses publiques, contre l’intérêt des habitants. Ces élections se placent dans le contexte de la grande menace de l’extrême droite pour 2027, et d’une grande menace à l’international. Ce serait un paradoxe de laisser la victoire aux amis de M. Trump. Je suis un unioniste, et on ne doit pas faire le cadeau à nos pires adversaires de la division.

    À ce titre, que pensez-vous du fait que LFI fasse cavalier seul ?

    A.C. : L’union est un combat, et la responsabilité de la division n’est pas seulement portée par LFI, certains au PS refusent aussi toute union. Mais à mes amis insoumis, je dis « comprenez la nouvelle période dans laquelle nous sommes » qui implique une nouvelle stratégie. En 2024, on a mis en place le NFP. Il ne faut pas le saborder et montrer que nous sommes la principale opposition à l’extrême droite et au macronisme. L’exemple récent des législatives partielles dans le Loiret, où la gauche divisée n’a pas pu aller au 2nd tour, montre la conséquence de la désunion, quand droite et extrême droite s’unissent.

    Dans ce contexte, quel rôle peut jouer votre jeune mouvement ?

    A.C. : Nous avons participé à la belle aventure insoumise quand elle était en dynamique et on essaye d’en garder le meilleur, en comprenant que le pays est menacé par l’extrême droite et qu’il faut l’union. C’est pourquoi je souhaite une candidature commune de la gauche et écolos en 2027, on y travaille avec le PS, les écologistes, l’Après, Génération.s et François Ruffin. Nous organiserons une primaire pour y arriver. C’est cette volonté qui nous caractérise, en portant aussi des politiques de rupture avec le macronisme, le partage des richesses, la transition écologique, la rupture avec la Ve République. N’ayons pas peur d’avoir d’un programme de rupture.

  • Magali Brunel, l’avenir en commun

    Magali Brunel, l’avenir en commun

    Toulon en commun n’est pas un dicton vain. S’il fallait le prouver, Magali Brunel s’est employée à le faire, entourée de nombreuses personnalités progressistes, locales et nationales, balayant un large spectre de la gauche et des écologistes. Un tour d’horizon inauguré par une vidéo de Michèle Rubirola (LE), du printemps marseillais, qui a porté un message d’espoir tiré de son expérience : « Nous avons besoin de la gauche rassemblée pour relever les défis. À Marseille, on pensait que c’était impossible. Pourtant, nous l’avons fait en 2020. » Se sont ensuite succédé, entre autres, ceux d’Amine Kessaci, militant (LE) de la lutte contre le narcotrafic, des sénateurs (PCF) Ian Brossat, des députés Olivier Faure (PS), et David Cormand (LE), ou encore du député et fondateur de l’Après Alexis Corbière, venu appeler à l’union face à la menace de l’extrême droite, incarnée par Laure Lavalette.

    À ce sujet, l’intervention du journaliste Claude Ardid, figure toulonnaise de la lutte contre l’extrême droite, a marqué les esprits. Il a rappelé l’héritage de la députée lepeniste, petite fille d’un « membre des croix de feu », et fille d’un « membre du groupe néo-fasciste l’ordre nouveau ». « Nul n’est comptable des erreurs de ses aïeux. Mais le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre », a-t-il affirmé, évoquant son passé de présidente d’un groupe étudiant identitaire, ses positions anti-IVG, ou sa propension à jeter l’opprobre sur des librairies, sur une professeure d’université, sur la culture…

    Unité, tramway, pouvoir d’achat, Med in Toulon…

    Après ces prises de parole, quelques colistiers ont été présentés aux quelque 400 présents. Parmi eux, André de Ubeda, conseiller municipal (PCF) sortant, des personnalités sans étiquette, et dans l’esprit de rassemblement prôné, des militants PS, Écologistes, PCF et de l’Après.

    Ce fut ensuite au tour de Magali Brunel d’entrer en piste sous les vivats. La date du meeting n’avait pas été choisie au hasard : le 20 janvier, en écho au même jour de l’année 1931, date à laquelle « le journaliste Jean Lauris commence un projet : celui d’enregistrer la voix de grands hommes », évoqua-t-elle. « Parmi eux Léon Blum, père du Front populaire, nous parle : “Nous avons une conscience de l’égalité naturelle alors que la société où nous vivons est toute entière fondée sur le privilège. Chaque pas en avant de la civilisation devrait ainsi se traduire par un bénéfice universel.” » L’illustration du projet de Toulon en Commun, centré sur : « la justice sociale dans un temps où jamais les inégalités n’ont été aussi fortes. À Toulon, des hommes, femmes, enfants, dorment dans la rue. Non à la résignation ! », a-t-elle clamé.

    Forcément, Magali Brunel a parlé de Toulon, de « ses images qui rassemblent », de « ses odeurs », « ses musiques », et de « toutes ces cultures qui l’ont façonnée. » Avec amour, mais sans concession pour ce qui doit être amélioré, à travers « quatre valeurs cardinales : justice sociale, solidarité, protection de l’environnement, démocratie participative », matérialisés par « deux axes forts : rendre du pouvoir d’achat, du pouvoir d’agir et de vivre mieux, réunir sans gommer nos différences et porter haut notre identité, plurielle, toulonnaise. Notre victoire sera celle des solutions ! »

    Parmi elles, la mobilité, avec la volonté réaffirmée de relancer le projet de tramway. Le logement, dans une ville « qui paye une amende de 3 millions d’euros par an, pour son inaction en matière de logement social ! ». L’éducation, « avec une carte scolaire qui permette aux élèves de se rencontrer dès le plus jeune âge et d’apprendre de leurs différences. » Une jeunesse pour laquelle « il faut prendre au sérieux le défi écologique, et nous préparer à une montée des eaux qui avant la fin du siècle pourra atteindre jusqu’à 1 mètre. »

    Magali Brunel a terminé sur la volonté « d’oublier le projet Pipady, qui lui-même avait oublié les Toulonnais », et celle de lancer « un grand projet de réconciliation avec la mer, un lieu de convivialité entre port et Mayol, tourné sur notre histoire et la création contemporaine : le projet Med in Toulon ». « Mais je n’en dis pas plus… Je garde la surprise », conclut-elle.

    Infos et programme sur toulonencommun.fr

  • L’objectif de « loger dignement tous les habitants »

    L’objectif de « loger dignement tous les habitants »

    Notre objectif est de pouvoir loger dignement tous les Toulonnais. Cela signifie, par exemple, prendre des mesures que d’autres villes ont déjà mises en place avec succès », explique le numéro deux de liste André De Ubeda (PCF).

    Il cite notamment l’encadrement des loyers, une demande que Toulon en Commun compte adresser à l’État une fois aux responsabilités, puisque cette démarche est indispensable pour enclencher le dispositif. L’élu d’opposition rappelle que « l’encadrement des loyers a permis de les faire baisser de 138 euros par mois à Paris ». Et de poser la question : « S’ils l’ont fait à Paris, pourquoi ne le ferions-nous pas à Toulon ? »

    Encadrement des loyers

    La gauche se prononce également clairement « pour un encadrement très strict des plateformes de location saisonnière », afin de remettre sur le marché locatif traditionnel un grand nombre de logements aujourd’hui soustraits par des propriétaires en recherche de rendement toujours plus juteux.

    La construction de logements sociaux est bien évidemment au programme des progressistes, afin d’en finir avec la pénurie. « Mais de façon digne, bien répartis et avec une attention particulière portée à la mixité », précise André De Ubeda. Il ajoute qu’une priorité sera accordée aux jeunes, qu’ils soient actifs, étudiants ou nouveaux ménages, « parce que c’est extrêmement complexe pour eux aujourd’hui à Toulon ».

    Il poursuit : « Mais aussi le logement des seniors, avec toutes les initiatives qui existent et qui sont de véritables réussites dans d’autres villes : l’intergénérationnel, le logement partagé… Ce sont des chantiers que nous allons ouvrir ».

  • Un grand meeting au Zénith pour propulser Toulon au Commun

    Un grand meeting au Zénith pour propulser Toulon au Commun

    C’est une année importante qui s’ouvre, une année d’engagement citoyen où les Toulonnais vont être appelés aux urnes pour choisir l’avenir de leur ville », lance la candidate de Toulon en Commun, Magali Brunel (PS). Un rendez-vous démocratique essentiel qu’il ne faut pas bouder, insiste-t-elle, « parce qu’on n’a pas à Toulon tant d’occasions que cela de s’exprimer quand on est citoyen ». Elle poursuit : « C’est une année pour changer leur quotidien et c’est ce que nous souhaitons pour 2026. Changer leur quotidien et les rassembler dans un projet commun, ce sont les deux orientations que nous portons. Changer leur quotidien, ça veut dire leur redonner du pouvoir d’achat, leur redonner du pouvoir d’agir et du pouvoir de bien vivre ».

    Grand projet urbain

    La cheffe de file de Toulon en Commun met en avant les grandes priorités de son programme, notamment en matière de transports, de logement, de sécurité et d’éducation. Avec, en premier lieu, « le renforcement de la présence humaine afin de mieux accompagner les plus fragiles ». Mais aussi plus de mixité sociale et plus de justice sociale.

    Elle évoque également « un grand projet urbain », qui s’inscrit dans « la volonté de faire changer la ville ». Tout ce que l’on sait, c’est qu’il s’agit de créer « un site emblématique de Toulon, où l’on a plaisir à se retrouver, qui sera fidèle à l’histoire de Toulon et qui rendra aux habitants le contact avec leur milieu naturel, en particulier la mer ». Ce projet devrait concerner le secteur allant du Port Marchand au Mourillon. Pour le reste, c’est top secret ! Elle assure toutefois que des architectes, paysagistes, urbanistes, sociologues et historiens ont déjà travaillé sur le sujet, et que le projet mêlerait espaces naturels, structures culturelles et logements.

    « Ce que nous souhaitons pour les Toulonnaises et les Toulonnais, c’est qu’ils retrouvent, comme je le disais, un pouvoir d’agir sur leur ville. Donc notre slogan, c’est “ Toulon vous appartient !” », reprend Magali Brunel.

    Peire Costa (Régions et Peuples Solidaire) a ensuite annoncé que Toulon en Commun rassemble aujourd’hui non seulement des citoyens, mais aussi dix organisations politiques. Avec l’arrivée récente du mouvement de Clémentine Autain L’Après (l’Alliance pour une République écologique et sociale), du Parti radical de gauche et du mouvement Pour une écologie populaire et sociale (PEPS).

    Magali Brunel a repris la parole pour annoncer « ce beau meeting du 20 janvier au Zénith » : « Le travail collaboratif a payé. Notre programme est maintenant bouclé, nos équipes commencent à se former, notre liste est bien avancée et c’est le moment de présenter les résultats de ces travaux aux Toulonnais qui ne nous connaissent pas encore ». Parmi les soutiens attendus lors de cette soirée figurent l’ancienne maire de Marseille, Michèle Rubirola (Les Écologistes), « symbole du Printemps marseillais de 2020 », ainsi que le député Alexis Corbière (L’Après).

    Et de conclure : « Cette soirée se clôturera par un concert parce que nous avons l’ambition de tracer, dans la joie,un avenir commun et de changer les choses ».

  • Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Ils devaient tout faire pour ne pas repartir du nord-ouest de l’Angleterre avec une défaite, sous peine de voir leur aventure européenne s’arrête précipitamment. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont réussi leur mission samedi soir sur la pelouse de Gloucester, lors de la 4e et dernière journée de poule. Ce troisième succès dans cette compétition leur permet de décrocher leur qualification pour les 8e de finale, où ils sont assurés de recevoir le futur adversaire au stade Mayol.

    « On est très content de la victoire, ça faisait un moment qu’on ne gagnait pas à l’extérieur », reconnaît Andréa Masi, entraîneur de l’attaque varoise. « On a dominé, mais il y a un peu de frustration, parce qu’on a manqué de précision. Pendant la période de Noël, on ne s’est pas trop entraînés, il y a un manque de repères collectifs et de rythme. Mais nos avants ont dominé physiquement, même si on n’est pas encore au top. Ça nous tenait à cœur de gagner à l’extérieur, ça va nous faire du bien pour la confiance. Maintenant, on veut aller le plus loin possible. On veut jouer des gros matches, il faut les vivre pour gagner de l’expérience », poursuit le technicien italien.

    Un plein de confiance

    « C’était un match très dur, c’est toujours difficile ici, contre une équipe qui se bat. Le plus important, c’était de gagner », martèle Lewis Ludlam, le troisième ligne toulonnais, conscient que ce genre de succès rebooste les troupes. « Nous, les avants, on devait donner une bonne plateforme à nos trois-quarts. On doit rester comme ça chaque semaine. On a beaucoup perdu à l’extérieur, là c’était important de gagner, ça donne confiance à l’équipe. L’ambition, c’est les trophées ! On veut en gagner un. On est contents, on a l’occasion de le faire maintenant », ajoute l’international anglais, auteur de l’un des quatre essais inscrits à Gloucester, aux côtés de Mathis Ferté et d’un grand Gaël Dréan. Les Rouge et Noir peuvent désormais se concentrer sur la réception de Montpellier, samedi 24 janvier (à 16h35).

    GLOUCESTER 14 (7)

    TOULON 31 (21)

    4e journée de Champions Cup

    Kingsholm Stadium, à Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : 2 essais (Clement 31’ ; Williams 68’), 2 transformations (Barton 32’, 69’)

    Toulon : 4 essais (Dréan 9’, 80+1’ ; Ferte 13’ ; Ludlam 37’), 4 transformations (Domon 10’, 14’, 38’, 80+2’)

    GLOUCESTER : Barton – Hathaway, Butler, Atkinson, Cotgreave – Atkinson, Williams (cap.) – Clement, Ludlow, Trenholm – Alemanno, Eite- Laulala, Crane, Bleuler. Remplaçants : Knowles (65’), Ruskin (44’), Knight (44’), Gwynne (64’), Venter (55’), Austin (79’), Byrne (60’), Morris (60’).

    Manager : George Skivington

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Cowie, Ferté – Albornoz, White – Mercer, Ollivon (cap.), Ludlam – Ribbans, Alainu’uese – Sinckler, Baubigny, Gros. Remplaçants : Toevalu (78’), Ametlla (68’), Priso (47’), Javakhia (55’), Abadie (60’), Serin (55’), Garcia (78’), Sinzelle (68’).

    Manager : Pierre Mignoni

  • Toulon qualifié pour les 8e de finale en Champions Cup

    Toulon qualifié pour les 8e de finale en Champions Cup

    Ils devaient absolument éviter la défaite et ont réussi leur mission. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se sont imposés (14-31), samedi soir sur la pelouse de Gloucester, en Angleterre, lors de la quatrième journée de Champions Cup, grâce aux essais de Mathis Ferté, Lewis Ludlam et Gaël Dréan (x2). Ce succès leur permet de terminer deuxième de leur poule derrière Bath (à deux points), et ainsi décrocher leur qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Europe, aux côtés de l’Union Bordeaux-Bègles, le Stade Toulousain et le Castres Olympique. Les Varois, cinquièmes de Top 14, retrouveront le stade Mayol samedi 24 janvier (à 16h35) pour y affronter Montpellier, à l’occasion de la 15e journée de championnat.

  • [Théâtre musical] « Une vie parisienne » au Liberté de Toulon

    [Théâtre musical] « Une vie parisienne » au Liberté de Toulon

    D’un côté, Heinrich Heine, écrivain engagé parmi les derniers poètes romantiques allemands du XVIIIe siècle, engagé et lointain cousin de Karl Marx dont les œuvres furent brûlés dans les autodafés de 1933 et interdites par le IIIe Reich. De l’autre, le grand compositeur Jacques Offenbach (1819-1880), entre autres à l’origine d’opéras célèbres comme Orphée aux enfers ou un certain La vie parisienne.

    Un titre repris par Irène Bonnaud qui réunit leurs univers respectifs dans un « spectacle à la croisée du théâtre et de l’opéra » au Liberté de Toulon, depuis vendredi et encore samedi 17 janvier. « Juifs allemands originaires de Rhénanie, immigrés à Paris après 1830, le poète-journaliste et le virtuose du violoncelle avaient aussi en commun le sens de la légèreté et de l’humour. L’œil malicieux et lucide, ils ont su observer la société française », présente le Liberté.

    « Subtilement subversif »

    Dans cette pièce hybride, le fantôme d’Heinrich Heine est incarné par François Chattot. À ses côtés, la soprano Mylène Bourbeau, le pianiste Benjamin Laurent, la mezzo-soprano Aurore Ugolin et la violoncelliste Cécile Vérolles portent la musique d’Offenbach.

    « Aujourd’hui, partout dans le monde, tout ce que Heinrich Heine a combattu toute sa vie durant fait retour : le fanatisme, la guerre, l’antisémitisme, le racisme. Son œuvre est un matériau incandescent qui se dresse contre ce retour. Et je crois qu’elle peut aider à faire ressortir tout ce qu’il y a de moderne et de grinçant, de subtilement subversif dans les œuvres d’Offenbach », estime par écrit la dramaturge et metteur en scène Irène Bonnaud.

    Chez les deux figures et parcours dont elle s’inspire, « la joie partagée devient un programme politique, un moyen de lutter contre les préjugés et les fanatismes ».

    Une vie parisienne ou un théâtre musical aussi bien adressé aux passionnés qu’aux néophytes qui est aussi, fait-on part au Liberté, « une très belle occasion de (re)découvrir nu grand écrivain et de nombreux airs d’Offenbach, célèbres ou méconnus ».

    Samedi 17 janvier à 18h. Entre 5 et 30 euros. www.chateauvallon-liberte.fr