Tag: Toulon

  • La section du Parti communiste affiche un esprit de conquête

    La section du Parti communiste affiche un esprit de conquête

    Un mélange d’expérience, de jeunesse, de syndicalisme et de diversité sociologique. » C’est en ces termes que Gérard Permingeat, secrétaire de la section, présente la nouvelle direction du PCF toulonnais, fraîchement élue dans le sillage du congrès national du parti, qui s’est tenu à Lille, du 3 au 5 juillet. Les forces en présence lui donnent raison : l’expérience du secrétaire de section réélu, mais aussi celle d’André de Ubeda, ancien élu à la mairie de Toulon, de Marie-Hélène Guyot, trésorière de la section, et de Gilbert Poitoux, retraité de l’arsenal. À leurs côtés, un vent de fraîcheur est apporté par Natalie Baer, ancienne conseillère municipale à Guémené-Penfao (Loire-Atlantique), ainsi que par Maxime Fuhry, jeune entrepreneur toulonnais.

    Face à l’extrême droite

    Aussitôt élu, aussitôt au travail, dans la droite ligne du texte adopté lors du congrès national, intitulé « Un communisme de conquêtes ». Trois piliers structurent cette orientation : le combat contre les logiques impérialistes et pour la paix ; une République démocratique, sociale et universaliste plaçant les travailleurs au centre ; et la transformation du mode de production fondée sur l’appropriation sociale des richesses au bénéfice des travailleurs et des salaires. Le tout sous l’égide du Plan climat 2050 du PCF, qui vise à atteindre « la neutralité carbone d’ici 2050, via une réindustrialisation fossile liée à un mix nucléaire renouvelable », précise le secrétaire de section.

    Au niveau local, cet esprit se traduit d’abord par la lutte engagée contre le Rassemblement national : « On a appelé à battre le RN à Toulon en votant Massi, mais cette majorité fait le lit de l’extrême droite », dénonce Gérard Permingeat. Un travail contre le l’extrême droite et reconquérir « son électorat et la conscience de classe. Il y a une contradiction pour certains de ses électeurs, alors que le RN vote pour des politiques antisociales », pointe André de Ubeda.

    Une forte vigilance sera portée sur l’action municipale et métropolitaine. Parmi les questions prégnantes, celle du chœur de l’opéra, toujours en danger, les soucis d’accès aux écoles maternelles de la Convention et primaire du Pont-Neuf, ou encore des impôts locaux qui, malgré le faible endettement de la Ville, sont « au même niveau que des villes qui sont beaucoup plus endettées », note André de Ubeda. Cela, même sans élu à la Ville.

  • Une bouteille à la mer

    Une bouteille à la mer

    Des plongées fantastiques du commandant Cousteau au récit illustré de Tintin à la recherche du trésor de Rackham le Rouge, c’est tout un imaginaire que réveillent ces journées de fouilles, menées par le département des recherches archéologiques et la Marine nationale. Archéologues et plongeurs n’ont pas ramené de grandes caisses remplies de louis d’or des entrailles de ce navire de guerre envoyé par le fond il y a plus de 300 ans. Mais un canon au blason royal, de la vaisselle, des pièces, qui viendront augmenter notre connaissance de l’époque et témoigneront, une fois restaurées, de la grande histoire de la Royale et bien au-delà.

    Notre héritage culturel

    Car l’histoire est une science vivante, palpitante même,
    qui se vît au gré
    des découvertes, des analyses, des recherches, avec patience et minutie, très loin des raccourcis, des stéréotypes, des platitudes et des hauts cris sur les prétendues « racines » de la France, par exemple.

    Les objets recueillis par les archéologues ont vocation à être exposés au musée de la Marine nationale, pour aider à l’œuvre de pédagogie pour les prochaines générations. Pour raconter l’histoire de ce navire et de l’expédition qui a permis de retrouver et d’extraire ces reliques d’un autre temps. Et ainsi d’appréhender, au mieux, notre héritage culturel et patrimonial commun. Tout ceci exige des financements, des lignes budgétaires sonnantes et trébuchantes pour développer notre Culture. à l’heure où ses acteurs et protagonistes en sont à jeter des bouteilles à la mer…

  • Jean-Pierre Farandou : « Déployer le modèle de la feuille de route de l’industrie de Défense dans tous les secteurs où c’est nécessaire »

    Jean-Pierre Farandou : « Déployer le modèle de la feuille de route de l’industrie de Défense dans tous les secteurs où c’est nécessaire »

    La Marseillaise : Vous venez de signer une feuille de route visant à accompagner le développement industriel de la filière défense dans le Var. Ce modèle est voué à être répliqué ailleurs et dans d’autres domaines ?

    Jean-Pierre Farandou : Oui, l’objectif est de vérifier que les grands secteurs industriels souverains de notre pays disposent des salariés et des compétences nécessaires. On sait, par exemple, que dans la défense, il y aura énormément de commandes qui vont arriver. C’est 10 000 emplois à créer d’ici 2030. Et ce modèle-là, je m’apprête à le déployer partout en France où ce sera nécessaire. Ce sera la même chose dans le nucléaire, autour de l’énergie. Donc il faut s’organiser. Bien sûr, il y a déjà des filières qui existent, des formations. On voit bien qu’on a un saut quantitatif à faire. Et donc, j’ai voulu m’assurer que les industriels auraient bien les salariés nécessaires à cela. Et ensuite, on vérifiera que sur le territoire, on s’organise, et il faut le faire au niveau local.

    Quels vont être les acteurs
    à mobiliser et les grands enjeux pour organiser au mieux
    cette filière
     ?

    J.-P. F. : On mise sur la formation, les élus locaux, les industriels, l’éducation nationale, d’abord pour exprimer les besoins, et vérifier si on dispose des ressources, si on a enclenché les bonnes formations. Il y a aussi des sujets connexes comme le logement. Par exemple, il faudra loger les militaires, tel que Madame la ministre des Armées l’a rappelé. Il faut aussi être capable d’attirer des gens qui vont venir. Et donc, il faudra pouvoir les loger. Il y a aussi la question des services publics à apporter, la mobilité… Et j’ai toute confiance dans la capacité des forces vives du Var pour être à la hauteur des enjeux.

    Les liens avec les entreprises industrielles sont-ils établis ? Comment se matérialisent-ils ?

    J.-P. F. : Oui, elles sont très présentes avec nous. C’est pour elles qu’on se mobilise, mais elles-mêmes nous aident, bien évidemment. Elles financent, à l’image de l’école d’ingénieurs dans laquelle on est aujourd’hui [lire encadré]. Tout le monde se tend la main.

    En sortant du cadre strictement varois, les épisodes de canicule sont de plus en plus fréquents. Des dispositions sont-elles prévues pour garantir les droits des travailleurs ?

    J.-P. F. : Depuis 2025 un décret chaleur impose aux entreprises de prendre des mesures pour protéger leurs salariés en cas de chaleurs intenses : aménagement des horaires de travail, adaptation des postes et des lieux de travail, mise à disposition d’eau fraîche, augmentation des temps de pauses… Dès le 22 mai, afin de m’assurer, que les mesures de protection étaient bien prises, j’ai demandé à renforcer les contrôles de l’inspection du travail. Nous en sommes déjà à plus de 4 500 contrôles, soit plus que l’ensemble des contrôles réalisés en 2024 sur la période estivale. 430 mises en demeure ont été prononcées. Je rappelle que les employeurs peuvent être sanctionnés par une amende de 10 000 euros par salarié concerné. J’ai également invité les préfets des départements en vigilance rouge à arrêter les chantiers de 13 h à 21 h s’ils estiment que la situation locale l’exige, c’est une première en France. Enfin j’ai convoqué la semaine dernière les plateformes de livraisons et les représentants des livreurs pour qu’ils prennent des mesures concrètes de protection, et les plateformes ont pris la décision de suspendre les livraisons entre 14 h et 18 h pour les départements en vigilance rouge canicule. J’appelle également les restaurants à faire preuve de solidarité avec les livreurs en leur permettant l’accès à l’eau et à des espaces de fraîcheur. Dès aujourd’hui, le Premier ministre a activé le tout nouveau plan ORSEC « Chaleurs extrêmes », qui vient renforcer la réponse et la coordination des moyens face aux fortes chaleurs, sur l’ensemble u territoire.

    Le 27 juillet aura lieu l’audience de reprise de l’entreprise Fibre Excellence. L’Élysée a assuré qu’une solution serait trouvée pour lever les conditions suspensives. Qu’en est-il ?

    J.-P. F. : C’est un dossier particulièrement suivi par le gouvernement puisque plus de 600 emplois [directs] sont en jeu. Depuis 2020, l’État a soutenu l’entreprise avec près de 100 millions d’euros investis et est prêt à mobiliser 150 millions supplémentaires. En ce qui concerne le volet social du dossier, j’ai décidé d’enclencher le dispositif d’activité partielle de manière dérogatoire depuis le mois d’avril pour préserver les compétences et les chances de reprise. Cette mesure coûte presque 1 million€ par mois. À ce stade, l’investisseur potentiel évoque une participation de 5 millions et demande une mobilisation de l’État supplémentaire de 80 millions. Le projet de reprise doit reposer sur un modèle économique solide, et financé notamment par des fonds privés. Nous serons très attentifs à l’évolution de la situation dans les prochaines semaines.

    Dans la région, en été,
    les travailleurs saisonniers
    sont souvent confrontés
    à des difficultés de logement.
    Le ministre du Logement
    a soumis l’idée de créer
    des résidences emploi
    . Est-ce un
    dossier sur lequel vous travaillez ?

    J.-P. F. : On travaille avec Vincent Jeanbrun puisque la difficulté d’accès au logement est un des principaux freins à l’emploi. Cela concerne les saisonniers mais aussi les jeunes ou les salariés en reconversion. Des solutions peuvent être élaborées dans les territoires concernés. Je pense à Saint-Nazaire où le préfet de Loire-Atlantique a accompagné la création d’une foncière logement avec les collectivités et les entreprises, pour créer 300 logements afin d’accueillir les salariés des chantiers navals. Pour les travailleurs saisonniers je suis pleinement mobilisé pour favoriser des solutions d’hébergement en dur. En lien avec le ministère de l’agriculture, j’ai décidé de lancer un groupe de travail interministériel avec les partenaires sociaux du secteur agricole pour répondre au sujet de l’hébergement pour les saisonniers du secteur.

  • Les trésors de la Lune remontés à la surface

    Les trésors de la Lune remontés à la surface

    Jusqu’à « 60, 70, 80… », compte Michel L’Hour, à mesure que les plongeurs-démineurs de la Marine nationale s’enfoncent pour arrimer les sangles de L’Alfred-Merlin au canon tricentenaire, immergé à 90 mètres de profondeur. Le directeur du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), dirige également les recherches sur l’épave de La Lune, aux côtés d’Olivia Hulot. L’opération est délicate : des sédiments recouvrent le canon. Toute l’équipe a les yeux rivés sur les sept écrans de la salle de contrôle, reliés aux caméras des plongeurs et du site de fouilles archéologiques.

    La mer est calme, « On a un temps parfaitement propice à ce genre d’opération », se réjouit Michel L’Hour. « Mais le soulagement, c’est quand c’est fini, quand les plongeurs sont dehors », ajoute-t-il. Après 20 minutes de remontée où toute l’équipe retient son souffle, le canon sort enfin de l’eau. « C’est l’aboutissement de beaucoup de travail, et quand ça marche, on ne peut pas rêver mieux, ça en fait le plus beau métier du monde ! », s’exclame sourire aux lèvres, Olivia Hulot, archéologue maritime, conservatrice patrimoine et cheffe de la mission de La Lune, aux côtés de Michel L’Hour.

    Depuis plus de six mois, le Drassm et le Centre d’expertise et d’essais pratiques de la Marine nationale (Cephismer), spécialisé dans la plongée humaine et l’intervention sous la mer, travaillent ensemble sur cette mission. Elle « demande une orchestration hyperfine, hyperciselée » selon Olivia Hulot. « Ça va du matériel qu’on doit acheter aux missions que doivent avoir nos spécialistes pluridisciplinaires qui sont à bord. Ça monte en puissance au fil des semaines », précise-t-elle. Le temps réduit des plongeurs au fond de la mer, seulement 15 minutes, impose aux équipes de connaître le site de fouilles sur le bout des doigts. C’est dans cette perspective que le site de La Lune a été numérisé en 3D en 2022. « On a une vue complète de tout ce qui s’y trouve. L’idée, c’est que les actions soient vraiment chirurgicales avec des gestes précis », explique Olivia Hulot, dont le rôle est de coordonner les informations entre les marins-plongeurs et l’équipage. « C’est une belle synergie qui fait de belles concrétisations comme aujourd’hui », se satisfait-elle. Avant la remontée du canon mercredi, deux plongées ont préparé le terrain. Une plongée « d’expertise » a d’abord permis d’« évaluer la résistance et la nature des sédiments autour du canon », explique le Major Aymeric, plongeur-démineur au Cephismer. La seconde plongée a servi à positionner les sangles autour du canon et à régler la pantoire, l’instrument qui allait en maîtriser l’élévation le jour J.

    « Un bateau emblématique sublimement conservé »

    Après 330 ans endormie au large de Toulon, l’épave de La Lune, est découverte en 1993 par le Nautile, sous-marin de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer. Sa tragique histoire se déroule au XVIIe siècle. La Lune fait partie d’une expédition militaire commandée par Louis XIV, qui cherche à asseoir son pouvoir en Méditerranée face aux corsaires Barbaresques. Alors que le fleuron de la Marine royale est largement fragilisé, il est déclaré apte à naviguer. Le 6 novembre 1664, une tempête lui est fatale, le navire sombre à pic, emportant avec lui près d’un millier d’hommes à bord. « C’est la soudaineté du naufrage qui fait que les objets sont miraculeusement préservés », explique Olivia Hulot. « C’est une vraie bulle temporelle ». Entre sa proue et sa poupe, La Lune mesure 40 mètres de long sur 11 mètres de large et recèle des « centaines de milliers d’objets conservés ».

    Le succès d’une telle opération a une saveur particulière pour Michel L’Hour, qui dirige les recherches autour de l’épave depuis 2012. « On a connu des moments un peu catastrophiques il y a quelques années sur un canon comme ça, alors qu’il n’était qu’à un mètre de la surface », se souvient-il.

    Long de 3,25 mètres et large de 24 cm, le canon remonté ce mercredi pèse 1,7 tonne. « Il est cerné de fleurs de lys, c’est rare qu’on en ait autant », se réjouit-il. Sur le canon trône également un blason et une ancre, « symbole de la Marine, que l’on trouve associé notamment aux armoiries de Richelieu », explique-t-il avec fierté. « Le fondeur s’est donné la joie de faire quelque chose de très prestigieux, on lui rendra hommage quand on aura fini de le nettoyer, on trouvera peut-être ses initiales ».

    « Rien n’a été cassé »

    Il faudra rester patient avant de percer tous les secrets du canon. Le colosse de bronze va être envoyé à Nantes, au laboratoire « Arc’antique », pour le libérer des organismes marins et des chlorures qui l’ont envahi depuis trois siècles. « La restauration permettra, via le procédé d’électrolyse, de voir l’âme du canon », s’impatiente Olivia Hulot. « Comptez deux à trois ans » et « un petit billet de 10 000 euros », avant de pouvoir l’admirer dans sa meilleure forme, précise Michel L’Hour. Pour les plus impatients, pas de panique, des services de vaisselle ont également été remontés lors de l’opération. « Rien n’a été cassé lors de la remontée », se félicite Olivia Hulot. À bord, une céramologue prodigue « les premiers soins » aux précieux vestiges, tandis qu’un ingénieur du CNRS numérise chaque pièce avec minutie. « Le scan présente cet avantage d’avoir une définition parfaite de l’objet dans son état actuel de sortie d’eau », explique Olivia Hulot. Au-delà de l’étude scientifique, cette numérisation permettra à l’épave de raconter son histoire au public lors d’une visite immersive, visuelle et sonore. D’ici là, certaines pièces de La Lune seront exposées au musée national de la Marine dès le 18 novembre prochain, au cœur de l’exposition Plongée(s) dans l’inconnu. L’aventure sous-marine en Méditerranée.

    « On est dans les 10 sites probablement les plus riches aujourd’hui pour leur potentiel scientifique, archéologique
    et même artistique »

  • Cédric Riot et Caroline Regad (Université de Toulon – Assemblées de la Terre) : « Ne plus considérer l’humain au-dessus d’une pyramide du vivant »

    Cédric Riot et Caroline Regad (Université de Toulon – Assemblées de la Terre) : « Ne plus considérer l’humain au-dessus d’une pyramide du vivant »

    La Marseillaise : Comment ont été lancées les Assemblées de la Terre ?

    Caroline Regad : On a été désignés, grâce à nos travaux, pour coordonner des Assemblées de la Terre en France, qui réunissent citoyens et personnalités qualifiées. L’objectif, c’est de réécrire les ODD, les objectifs de développement durable, de façon écocentrée. Donc arrêter de considérer l’humain au-dessus d’une pyramide des vivants, mais dans une communauté qui inclut la nature et les animaux. Cédric Riot : Maria Mercedes Sanchez, la fondatrice du programme Harmonie avec la Nature, voulait des personnes dotées des critères académique et citoyen, et du statut d’expert d’Harmonie avec la Nature, que nous avons acquis grâce à la Charte du droit du vivant, conçue en 2021 à l’Université de Toulon, et à la Déclaration de Toulon de 2019 sur la personnalité juridique des animaux, désormais connues internationalement.

    Quel bilan tirez-vous de cette première année ?

    Cé.R. Nous avons travaillé sur les ODD en lien avec la nature. On a auditionné des institutions publiques et privées, des collectivités, des personnalités du monde scientifique ou médiatique… Deux chercheurs du CNRS vont intégrer notre conseil scientifique, où sont présents des représentants du ministère de la Transition Écologique. Au niveau citoyen, on va lancer une enquête publique. On a des liens avec les établissements universitaires et scolaires.

    Ca.R. : En termes de développement, on est sur les principes directeurs sur lesquels on souhaite baser les ODD, avant de les développer d’ici 2028, pour l’étape régionale européenne de 2029.

    Les premières Assises du droit de la nature accueillaient les Assemblées de la Terre mais aussi les 3es rencontres de l’Association Internationale des Procureurs et des Poursuivants Francophones (AIPPF).

    Cé.R. : C’est un événement institutionnel et scientifique unique. Jamais des hauts magistrats de l’espace international francophone n’avaient discuté ainsi avec des universitaires sur le droit de la nature. L’AIPPF, c’est plus de 3 000 procureurs répartis dans 34 pays. C’est quelque chose de très fort et une résolution a été signée, avec plusieurs recommandations pour les États et institutions, et l’adoption de la Charte du droit du vivant par l’AIPPF.

    Quels sont les projets pour 2027 ?

    Ca.R : On va continuer à travailler, dès fin septembre, sur la réécriture des ODD en lien avec les objectifs sociétaux, en vérifiant que ce qu’on fait reste cohérent avec ce qui a été fait. Lorsqu’on fait un pas en avant, on réalise qu’il y a beaucoup à balayer, avec toutes les compétences et énergies qui sont en train de se fédérer autour de l’Assemblée de la Terre France.

    Infos et inscriptions citoyennes : univ-tln.fr

  • À Toulon, un cri d’alerte pour les enfants

    À Toulon, un cri d’alerte pour les enfants

    Cette mobilisation a été organisée devant le palais de justice, dans le cadre d’un appel national. Parmi les personnes présentes, des membres d’organisations syndicales (UD CGT 83, Snuipp-Fsu Var…), des responsables d’associations locales (Ligue des droits de l’Homme Toulon-La Seyne…) ou encore des représentants de partis politiques (PCF Var, PS 83, Place publique…).

    À travers ce rassemblement, les participants ont souhaité exprimer leur soutien aux victimes de violences sexuelles et rappeler la nécessité d’une réponse institutionnelle plus forte. Les manifestants ont dénoncé les défaillances pointées dans l’affaire Lyhanna et appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants. Parmi les principales revendications figurait l’adoption par le Parlement d’un texte contre les violences sexuelles, inspiré de dispositifs déjà mis en place dans d’autres pays.

    « Nous sommes déterminés à en finir »

    « Ensemble, soutenons l’exigence d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, aux enfants, et exigeons les moyens de l’appliquer, souligne Gilberte Mandon, membre de l’équipe du SNUipp-FSU. Nous sommes déterminés à en finir enfin avec les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, aux enfants et aux minorités de genre. Notre société ne supporte plus que les violences sexuelles faites aux enfants soient minimisées, invisibilisées ou traités comme de simples faits divers. »

    Selon la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), les violences sexuelles envers les enfants sont très souvent perpétrées par des personnes de l’entourage proche et fréquemment dans le cadre familial. La militante ajoute : « Cette réalité dérange profondément les réactionnaires et les conservateurs car elle détruit leur récit politique. La menace principale ne vient pas d’un ennemi extérieur fantasmé, elle se trouve d’abord au sein même des structures sociales que l’extrême droite et la droite conservatrice prétendent défendre. »

    Plusieurs dizaines de personnes se sont également réunies devant la sous-préfecture de Draguignan. Environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, selon la Ciivise.

  • Une journée pour aider les étudiants à se loger

    Une journée pour aider les étudiants à se loger

    Propriétaires, résidences étudiantes, le Crous et Ensemble 2 générations, seront présents ! », salue le directeur de la Maison de l’étudiant et de l’information jeunesse (MDEIJ). De 9h à 16h, samedi, celle-ci accueillera des étudiants pour qu’ils rencontrent les propriétaires et différents organismes d’aide au logement. Organisées par la mairie de Toulon, depuis six ans, ces rencontres visent à faciliter l’installation des plus de 7 000 étudiants présents dans le centre-ville.

    La Maison de l’étudiant entretient un listing « de plus de 600 propriétaires, cette liste, c’est une spécificité de la ville », précise le directeur de la Maison de l’étudiant. En septembre 2025, l’offre recueillie s’élevait à 933 logements, avec un loyer médian hors charges de 475 euros, selon l’Agence d’urbanisme de l’aire toulonnaise et du Var (Audat.Var) dans une étude réalisée pour la Ville. La structure demande aux propriétaires et aux étudiants des fiches avec leurs critères et ensuite envoie les offres correspondantes aux locataires. Une autre solution est proposée par l’association Ensemble 2 Générations : loger des étudiants à moindre prix dans une cohabitation avec un senior. En échange d’un petit loyer, les étudiants aident les plus âgés. L’objectif est de pallier les problématiques de logement des étudiants et à l’isolement des seniors.

    Formations contraintes

    Selon l’étude menée par Audat.Var, 42% des étudiants estiment avoir des difficultés à se loger dans la ville. « Avec Parcoursup, beaucoup d’étudiants se retrouvent dans une ville loin de chez eux, alors même que la formation demandée était dans leur commune, explique le directeur de la Maison de l’étudiant. Ce sont des formations contraintes. » D’ailleurs, 38% des étudiants à Toulon viennent d’une autre ville, en dehors du Var, selon Audat.Var.

    Face à ces différentes difficultés, la Maison de l’étudiant propose un service « logement » à l’année.

  • Les bons gestes dès le plus jeune âge

    Les bons gestes dès le plus jeune âge

    Cette campagne de prévention, intensive pendant le mois de juin, s’est achevée avec la session des élèves de CM1/CM2 de l’école du Pont Neuf, sous les regards de Pierre Bonnefoy, adjoint aux sports et de Sébastien Borrel, conseiller jeunesse auprès du Directeur Académique des services de l’Éducation (DASEN), le tout encadré par des maîtres-nageurs à la piscine du Port marchand. Une initiative qui va de pair avec l’opération « savoir nager », menée auprès des élèves des classes élémentaires durant toute l’année.

  • La 5 000 000e voyageuse de la ligne Marseille-Nice-Toulon récompensée

    La 5 000 000e voyageuse de la ligne Marseille-Nice-Toulon récompensée

    Margaux, habitante de Toulon, a ainsi reçu des mains du président de la Région, Renaud Muselier, un « ticket or », qui lui permettra de voyager gratuitement sur le réseau ZOU ! pendant une année entière. Une belle surprise pour la jeune femme, qui emprunte le TER quotidiennement pour se rendre sur son lieu de travail.

  • Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    La loi pour un nouveau pacte ferroviaire, promulguée le 27 juin 2018, permet depuis le 3 décembre 2019 l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des lignes TER dans les régions, à travers des appels d’offres accessibles à des opérateurs autres que SNCF Voyageurs. La Région Sud a fait figure de pionnière en devenant, il y a un an, la première à déléguer l’exploitation d’une ligne ferroviaire, celle reliant Marseille à Nice via Toulon, à l’opérateur Transdev. Liaison plus directe que la ligne Marseille-Hyères, exploitée par SNCF Voyageurs, qui dessert de nombreuses gares intermédiaires.

    Ce premier anniversaire a été célébré mardi à travers – cela se conçoit – un voyage en train entre Marseille et Toulon. Y ont notamment participé le président (Ren) de Région, Renaud Muselier, accompagné de son vice-président délégué aux transports, Jean-Pierre Serrus, ainsi que le président-directeur général de Transdev, Thierry Mallet. Ils ont été accueillis par la maire (SE) de Toulon, Josée Massi, et le président (LR) du Département du Var, Jean-Louis Masson.

    Ce dernier n’a pas manqué de faire remarquer que « le train [était] arrivé avec quatre minutes d’avance, alors que la ligne était la lanterne rouge au niveau national il y a quelques années ». Une pique à peine voilée à l’égard de la SNCF, qui traduisait sa satisfaction : « Nous sommes le 2e Département le plus peuplé de la région et le premier département touristique de France. Nous avons besoin d’une offre de transport au meilleur niveau. Notre maillon faible était le réseau ferroviaire, ce n’est plus le cas. »

    Le billet augmente,

    les abonnements baissent

    Le bilan de cette première année est positif : 5 millions de voyageurs (+45%), une offre doublée avec 18 trains par jour desservant neuf gares, dont quatre dans le Var (Toulon, Carnoules, Les Arcs et Saint-Raphaël), une régularité passée de 96,4% en 2025 à 98,59% en 2026 et un taux de satisfaction estimé à 96%, alors que les premières semaines semblaient dire le contraire. Le tout via 16 trains neufs dotés du wifi et de 350 places assises par rame. Ce qui peut donner aux voyageurs de la ligne Marseille-Hyères, aux rames vieillissantes, l’impression d’un réseau à deux vitesses. « Toutes les rames seront changées ou rénovées », assure Jean-Pierre Serrus.

    Le prix du billet à l’unité, en hausse (16,60 euros pour un Marseille-Toulon, quel que soit l’opérateur), alors que l’ouverture à la concurrence laissait imaginer une dynamique inverse, apparaît néanmoins peu incitatif, malgré l’urgence de sobriété énergétique rappelée par le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui évoque une augmentation de 50% des besoins d’investissement dans le réseau ferroviaire (de 3 à 4,5 milliards d’euros) d’ici 2028 pour adapter le réseau au changement climatique. « On a baissé l’abonnement de 20% », justifie Jean-Pierre Serrus, évoquant le choix de miser sur « un report modal fort », plutôt que sur un usage occasionnel. Le vice-président aux transports souligne par ailleurs que des offres existent pour les bas revenus, jusqu’à -90% pour les quotients inférieurs à 600 euros.

    Le budget de cette ligne est de 50 millions d’euros par an pour la Région, avec des revenus estimés à « 41, 48 et 50 millions d’euros dans les trois prochaines années. Donc on va avoir, pour la première fois, un budget à l’équilibre », se félicite Renaud Muselier. Au détriment des salaires de cheminots qui, eux, ne sont pas à la hauteur.