Tag: Toulon

  • Handball : Plan-de-Cuques face à une équipe de Toulon revigorée

    Handball : Plan-de-Cuques face à une équipe de Toulon revigorée

    C’est un gros morceau qui attend Plan-de-Cuques, ce mercredi soir à 20h, au gymnase des Ambrosis. Le voisin toulonnais débarque dans les Bouches-du-Rhône pour un choc de milieu de tableau.

    Les dynamiques des deux équipes sont opposées avec une formation de Toulon en pleine bourre, tenant la dragée haute aux ogres Metz et Brest et en gagnant face à des adversaires directs. Le HBPC est, au contraire, dans le creux de la vague. Cinq défaites lors des six derniers matches et un revers, ce samedi à Saint-Maur, restant en travers de la gorge de la coach Angélique Spincer. « On ne fait pas l’écart qu’on aurait dû faire pour, justement, se mettre un peu à l’abri en deuxième mi-temps et ne pas avoir une équipe qui joue le maintien, qui nous accroche. Il y avait matière à faire beaucoup mieux et c’est vrai que j’étais très en colère après le match parce que c’est vraiment une défaite qu’on n’aurait pas dû prendre. »

    Toulon est donc un adversaire coriace. Sans leurs cinq points de pénalité à cause d’une médiocre gestion financière, les Varoises seraient des candidates crédibles à l’Europe. « Toulon est un adversaire qui joue mieux que l’année dernière, qui fait vraiment une bonne saison. Aujourd’hui, elles sont en confiance, nous, c’est un peu l’inverse », note Angélique Spincer. Cette dernière va pouvoir compter sur Nina Perret, ce mercredi, mais aussi pour les deux années à venir. Prêtée par Dijon, la demi-centre (21 ans) poursuit l’aventure au HBPC. « On lui donne beaucoup de responsabilités. Elle va continuer à en prendre et elle va continuer à progresser. On pense que par rapport à notre projet, c’est une joueuse qui peut compter », appuyait l’entraîneure en chef. Toulon sera un bon indicateur avant d’attaquer le sprint final.

    HBPC – TOULON

    19e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis (20h)

    Arbitre : Chastanet/Couret

  • 25 ans après, un nouveau restaurant étoilé à Toulon

    25 ans après, un nouveau restaurant étoilé à Toulon

    Sans faire de bruit mais à une vitesse déconcertante. Installé depuis décembre 2025 rue Molière, tout près de l’Opéra de Toulon, le restaurant Shanael et son chef, Anthony Denon, n’auront mis que quatre mois à obtenir leur première étoile au Guide Michelin. Une récompense attribuée en ce mois de mars par la prestigieuse institution, qui marque une étape importante pour le chef de 37 ans, d’autant plus qu’il s’agit de son premier restaurant, ouvert avec sa compagne Laëtitia.

    Pour autant, cette distinction n’a rien de surprenant au vu du parcours d’Anthony Denon, qui a déjà dirigé plusieurs établissements de prestige et décroché plusieurs étoiles. Formé à l’école hôtelière Médéric, à Paris, sa ville natale, il s’oriente dès ses 17 ans vers l’univers de la haute gastronomie et des palaces. Il travaille alors, au gré de son parcours, aux côtés de chefs renommés tels que Jean-François Piège, Christophe Saintagne et Alain Ducasse, qui lui offre sa première place de chef au restaurant Rech, à Paris. Dès 2018, il dirige le restaurant Papillon du chef Christophe Saintagne, avant de diriger les cuisines de l’Auberge du Jeu de Paume à Chantilly, dans l’Oise.

    L’anti-gaspi en mantra

    C’est là-bas qu’il développe un goût pour le végétal et un engagement contre le gaspillage en cuisine. Une identité qu’il confirme au restaurant Le Baudelaire de l’hôtel Le Burgundy, à Paris, qu’il rejoint dans la foulée, et qu’il met en lumière dans son premier ouvrage consacré à ce thème : Il en reste !, publié en 2022.

    Au Shanael, il affirme sa cuisine spontanée et vertueuse tout en sublimant le terroir sudiste et ses producteurs. Dans l’assiette, végétal et protéines se complètent grâce au talent et à l’expérience de ce chef d’origine guadeloupéenne, et par des influences venues d’ailleurs.

    Déjà auréolé d’une étoile au Jeu de Paume en 2020, puis au Baudelaire en 2022, Anthony Denon obtient cette fois une récompense consacrant son projet et sa propre équipe, qui met en valeur le territoire varois. Shanael dévient ainsi le premier restaurant toulonnais étoilé depuis 25 ans et la fermeture de La Chamade, du chef Francis Bonneau, en 2001. « Être à nouveau distingué par le Guide Michelin est une grande fierté. Pour mon équipe et moi, cette première étoile salue autant notre engagement envers la gastronomie française et le terroir toulonnais que notre investissement quotidien. Elle est le résultat d’un travail collectif entrepris avec ma femme Laëtitia, mon équipe et mes producteurs, rendu possible grâce au soutien de la ville de Toulon », se réjouit l’intéressé, non sans reconnaissance.

  • Toulon, îlot debout et combatif dans une Métropole recomposée

    Toulon, îlot debout et combatif dans une Métropole recomposée

    Toulon est une résistante », a déclaré, dimanche soir, la maire réélue de Toulon sans étiquette, Josée Massi. Et il est vrai que la population a su, une fois encore – le peuple de gauche en tête – se rassembler pour barrer la route à l’extrême droite, comme elle l’avait déjà fait en 2024 lors des législatives, en envoyant à l’Assemblée nationale le seul député non RN du département.

    Une place forte aujourd’hui prise en étau par La Seyne-sur-Mer, deuxième ville du Var à l’est et au sud de la rade, et La Valette-du-Var, à l’ouest, qui s’est vendue à la girouette Julien Argento (UDR-RN), ancien responsable des Jeunes Républicains, mais aussi ex-colistier du maire sortant Thierry Albertini (DVD), qui n’est arrivé que troisième pour ce second tour.

    Aussi désespérantes que soient ces victoires en faveur du parti à la flamme, surtout concernant l’ex-cité des Chantiers très longtemps gérée par la gauche et le Parti communiste, et où la vacuité du programme du lepeniste Dorian Munoz a de quoi sérieusement inquiéter tous les habitants de La Seyne-sur-Mer, les équilibres de la Métropole, malgré aussi le dévissage à 21 voix près du maire (LR) de Six-Fours Jean-Sébastien Vialatte, ne devraient pas s’en retrouver bouleversés. La présidence, sans coups bas du patron LR du Département Jean-Louis Masson, devrait légitimement revenir à la maire du Port du Levant, Josée Massi. L’ex-maire de Hyères, Jean-Pierre Giran, qui avait pris les rênes de la collectivité après la condamnation d’Hubert Falco, est quant à lui tombé au champ du déshonneur après avoir fusionné sa liste avec l’extrême droite pour tenter de conserver sa place. Ce troisième tour va donc devoir être scruté avec une extrême attention.

    Dépasser les tensions

    « Sur les douze communes, il n’y en a que trois qui sont parties au RN », modère cependant la maire de Toulon. C’est vrai : même si c’est trois de trop, le résultat aurait pu être bien pire au regard de ce que certains avaient annoncé.

    Le camp progressiste, qui peut se féliciter d’avoir fait le job à Toulon en appelant à voter Josée Massi contre le RN, en cohérence avec ses valeurs, va devoir continuer à jouer autrement son rôle d’opposition. Puisque la gauche ne siégera plus au conseil municipal comme elle le faisait avec assiduité depuis 1981. éliminée au 1er tour, beaucoup ayant estimé moins risqué de voter d’emblée contre la menace, « Toulon en commun » va devoir poursuivre l’élaboration de propositions et remarques sur la politique communale en assemblées citoyennes, la presse se faisant alors le relais de ce travail. Libre ensuite à la majorité de s’en inspirer, le cas échéant.

    À La Seyne, les choses semblent d’emblée plus simples, avec ses quatre élus de gauche issus de ce dernier scrutin. Encore faut-il, pour cela, que cessent les règlements de compte stériles et que chacun dépasse les tensions nées de la campagne, en effectuant une analyse politique pertinente. Ainsi, lorsque le candidat socialiste Olivier Andrau, à qui certains reprochent d’avoir dynamité l’union et le rassemblement en voulant imposer sa liste, affirme sur les réseaux sociaux qu’« une frange de la gauche seynoise a préféré la politique de la terre brûlée à l’intérêt général », il pointe une responsabilité qu’une large partie des acteurs locaux ne partage pas. Des propos qui vont très peu servir à préparer une alternative humaniste à La Seyne.

    Rappelons donc que, face à la droite divisée, il n’y avait que le vote en faveur de la liste de rassemblement de la gauche conduite par Stéphane Sacco qui représentait un espoir, aussi mince fût-il, de victoire et d’espoir pour « les plus vulnérables » qu’Olivier Andrau prétend défendre. D’autant qu’il ne s’arrête pas là, en repprochant au candidat des progressistes, ingénieur de profession, « d’avoir fait le choix du pire, celui des places et des indemnités ». Des propos qui peuvent être jugés contestables, de la part d’un candidat perçu comme responsable de la débâcle par des acteurs de la vie politique locale.

    Pour reconstruire une alternative crédible face au RN, il sera nécessaire que les différents protagonistes apaisent les échanges et privilégient une analyse collective des résultats. Il s’agit d’éviter les divisions. À moins de vouloir conduire encore plus de monde à l’abstention.

  • Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    On pouvait penser que le RC Toulon allait repartir de l’avant avec le match nul à Lyon, mais les Rouge et Noir ont replongé la tête la première dans les mauvaises habitudes, samedi après-midi à Mayol, lors de la réception du Stade Français. Cette 19e journée de Top 14 a largement tourné en la faveur des Franciliens, plus efficaces et réalistes en seconde période (27-46).

    « Il y a beaucoup de sentiments ce soir. C’est un match difficile », a souligné Pierre Mignoni, le manager du RCT. « J’ai l’impression que l’on domine cette équipe en première mi-temps. Mais malheureusement, un peu à l’image du match, on a donné beaucoup d’opportunité à Paris pour qu’ils reviennent au score. […] Dès qu’ils ont pris le large, on a paniqué. Les joueurs sont abattus. Mais comme je leur ai dit à chaud : il ne faut pas trop parler à chaud. C’est une défaite à domicile mais rien n’est perdu encore. Il nous reste sept matches. Il faut rester solidaire, rester ensemble », a-t-il insisté, conscient que le calendrier à venir s’annonce intense avec le 8e de finale de Champions Cup à domicile face aux Stormers, le vendredi 3 avril. Mais ses protégés en ont quand même gros sur le cœur.

    « Cette défaite fait beaucoup de mal à tout le monde. C’est dur. On ne mérite pas. C’est dur à avaler. On passe à côté du match, on est à côté de la plaque », a reconnu l’international français Charles Ollivon. « On ne travaille pas assez, on ne fait pas ce qu’il faut. Dans des moments comme ça, donner des explications c’est difficile. Dans des moments comme ça, il ne faut rien dire et accepter les critiques et c’est tout. Je suis là mais je n’ai rien à expliquer et rien à dire si ce n’est qu’on ne mérite pas de gagner ce match et qu’on est tombé contre meilleur que nous. Il n’y a pas d’excuse », a-t-il poursuivi, en tentant quand même de fournir quelques explications sur les manquements de leur défense. « On est moins connecté, on est moins tranchant, on est moins efficace. Mais donner la raison… Non, je ne l’ai pas. On travaille moins ensemble, on ouvre des portes, ils passent entre deux et on perd le momentum, puis on prend des essais », a analysé le deuxième ligne varois, touché moralement.

    Entre retard et blessures

    Mais pour le technicien du RC Toulon, il est encore bien trop tôt pour oublier le top 6 en championnat. Cette neuvième défaite de la saison a créé un écart de cinq points avec Bordeaux-Bègles, ce qui est donc encore largement rattrapable d’un point de vue comptable. « On a pris du retard sur le top 6, c’est évident, mais il reste sept matches. On fera les comptes à la fin. On va partir en stage mardi, ça va nous faire du bien. On va essayer de reconnecter tout le monde », ajoute Mignoni, qui va devoir composer avec deux nouveaux blessés majeurs dans son infirmerie : Teddy Baubigny et Baptiste Serin, sortis respectivement à la 6e et 47e minutes de jeu. « Teddy Baubigny souffre d’une commotion cérébrale. J’espère que ce n’est pas trop grave, mais c’est une commotion. Et pour Baptiste Serin, c’est l’épaule. Il va passer des examens médicaux », précise le manager toulonnais, qui n’a pas oublié que son demi de mêlée fétiche avait déjà subi une luxation de l’épaule droite lors de la saison 2023-2024. Ce qui lui avait valu plusieurs mois d’absence. Bis repetita ?

  • La digue a encore tenu bon ! Josée Massi réélue maire de Toulon

    La digue a encore tenu bon ! Josée Massi réélue maire de Toulon

    Même si le pire n’est jamais certain, jamais la balle n’a sifflé aussi fort à nos oreilles. Suffisamment pour faire trembler même les plus optimistes. Mais c’était sans compter sur le sursaut démocratique des Toulonnais qui, comme pour les dernières législatives, lorsqu’ils avaient sauvé l’honneur du département tout entier, se sont à nouveau levés pour refuser le retour de l’extrême droite aux manettes de la ville. Certains se souvenant peut-être du désastre de 1995, à la fois économique et politique dans lequel la ville s’était effondrée après la lamentable défaite électorale.

    Une fois encore la mobilisation les électeurs de gauche, même un peu fâchés par les résultats du premier tour et les appels du pied ignorés, a fait le job avec des valeurs chevillées au corps qui les empêchent toujours de se laver les mains d’un scrutin dans lequel la menace de la haine et de la division plane au-dessus des têtes. Pour le dire autrement, à Toulon, le front républicain a de nouveau très bien fonctionné.

    Mais cette victoire on la doit aussi et surtout à la personnalité, au courage et à la force tranquille qu’a incarné la maire sortante sans étiquette Josée Massi qui a dû enjamber bien des embûches et ignorer l’adversité de ses amis d’hier pour se présenter et conduire une campagne sans faute, avec une liste en grande partie renouvelée. Se refusant à salir les autres et en misant sur le rassemblement de toutes les forces vives du Port du Levant pour relever le défi que beaucoup d’observateurs disaient perdu d’avance. Elle fait ainsi la démonstration qu’aucun combat n’est jamais perdu d’avance sauf à refuser de le mener.

    Le front républicain a encore très bien fonctionné

    Arrivée en seconde position à l’issue du premier tour avec plus de 12 points de moins que la candidate du Rassemblement national Laure Lavalette, Josée Massi est parvenue tout au long de la semaine à patiemment réduire l’écart et à incarner au-delà de ses partisans un véritable espoir. Beaucoup passant du désir de faire barrage à un vote de conviction, voyant dans le personnage son honnêteté et sa fibre sociale, exprimée dans sa politique municipale pendant les trois ans écoulés, avec l’écoute de son opposition de gauche – même si le refus d’une fusion technique a fait sortir cette dernière de scène. Bref, un maire capable de continuer à faire avancer la ville sans oublier les plus fragiles. C’est la raison pour laquelle beaucoup chez les progressistes sont allés voter pour elle sans avoir à se boucher le nez, comme c’est par le passé maintes fois arrivé pour simplement barrer la route du parti à la flamme.

    Toulon n’est pas tombée. Tous ceux qui ont participé à la bagarre peuvent être fiers d’être arrivés encore une fois à empêcher l’extrême droite de s’emparer de la ville.

    Vers les 21h50, la maire réélue de Toulon Josée Massi a pris la parole dans la salle du conseil municipal pour remercier les électeurs de toutes les sensibilités qu’elle est arrivée à convaincre et qui lui ont apporté leurs voix pour ce deuxième tour.

    Et de poursuivre : « Je veux m’adresser à tous les citoyens, y compris ceux qui n’ont pas fait le choix de voter pour moi. À partir de maintenant, je suis la maire de tous les Toulonnaises et les Toulonnais. Je gouvernerai pour tous avec la même disponibilité et la même exigence. Ma seule boussole, vous le savez, c’est l’intérêt général et les préoccupations des habitants. »

    Josée Massi a rappelé ensuite que « notre ville est forte, qu’elle a du caractère ». Tout comme elle, comme les derniers mois viennent de le prouver. Et de conclure : « Comptez sur moi pour qu’elle ait un avenir prospère et pour que chacun continue de s’y sentir bien. Votre confiance nous honore et nous donne une responsabilité claire. »

    Jointe par téléphone, la candidate de la gauche unie Magali Brunel a déclaré : « Nous sommes ce soir soulagés que le RN ait échoué aux portes de ce second tour ! La gauche et notre liste Toulon en commun y ont fortement contribué avec un comportement exemplaire. Nous félicitons Madame Massi. À Toulon s’ouvre une nouvelle ère et nous y jouerons tout notre rôle. » Après cette victoire, le combat continue.

  • Toulon en quête de victoire

    Toulon en quête de victoire

    Après une courte trêve, le Rugby club toulonnais foulera ce samedi après-midi (16h35) la pelouse de Mayol. Les Parisiens du Stade français débarquent dans le Var pour un affrontement de milieu de tableau en Top 14. Un match important dans la quête des phases finales pour les deux formations.

    « Il y a beaucoup d’excitation avant cette rencontre, nous avons des joueurs qui reviennent du Tournoi des VI Nations [voir par ailleurs]. On a travaillé avec beaucoup d’énergie ces deux dernières semaines et on a hâte », décrivait en conférence de presse Andrea Masi, entraîneur de l’attaque. Setariki Tuicuvu confiait, dans un sourire, que « tout le monde est dans un bon état d’esprit. On a bien profité de nos vacances, de nos familles ».

    Les Toulonnais ont en effet des choses à se faire pardonner auprès de leur public. Le 14 février, l’ambiance de la Saint-Valentin ne flottait pas vraiment au-dessus de Mayol. Défait 14-34 par Clermont, le RCT souhaite se racheter après une performance en deçà des attentes. « Oui, on a clairement l’envie de se faire pardonner. C’était un match compliqué contre Clermont, notamment sur notre défense, notre jeu au pied et notre conquête. On veut être présent sur ces trois points, samedi », racontait Andrea Masi.

    Match à double tranchant pour les barrages

    Toulon veut retrouver le droit chemin alors qu’il ne reste plus que huit matches avant la fin de la saison régulière de Top 14. Actuellement 7e, juste derrière les Roses du stade Jean-Bouin, une victoire serait précieuse face à une formation redoutable. D’autant que le retour de la Coupe d’Europe approche à grands pas pour les hommes de Pierre Mignoni : la franchise sud-africaine des Stormers fera le voyage jusqu’à Toulon pour disputer son huitième de finale de Champions Cup, le 4 avril. Une rencontre indécise face à une équipe également irrégulière.

    Mais, après trois matches sans victoire, le RC Toulon a l’opportunité de redorer son blason, dès ce week-end, face au Stade français. La prestation à Lyon, il y a trois semaines, n’a pas été plus convaincante que celle livrée contre Clermont quinze jours plus tôt. Grand soleil annoncé sur Toulon ce samedi après-midi. Le ciel ne s’assombrira que si les rugbymen locaux ne parviennent pas à s’imposer face à leurs homologues venus de la région parisienne. Une rencontre capitale, donc, pour cette reprise tant attendue du championnat après un Tournoi des VI Nations ramené sur le sol français pour la deuxième fois consécutive.

  • À Toulon, la raison doit l’emporter sur le mépris

    À Toulon, la raison doit l’emporter sur le mépris

    L’espoir porté par la maire sortante sans étiquette Josée Massi s’est amplifié tout au long de la semaine avec l’arrivée de très nombreux soutiens émanant de tous les milieux : politiques, associatifs, culturels et sportifs. Ces derniers refusant catégoriquement la reprise en main de la ville par l’extrême droite. De quoi largement combler l’écart de voix enregistré au premier tour et barrer la route aux prétentions de la porte-parole du Rassemblement national Laure Lavalette. L’agressivité déployée par cette dernière ces derniers jours de campagne montre que la diva des plateaux télé a quelque peu perdu de son assurance, même si les sourires tentent de dissimuler ses appréhensions.

    Consciente que l’arithmétique ne pèse que pour partie dans la projection des reports de voix du premier au second tour, l’ex prof de maths a, elle, en revanche, continué à dérouler calmement sa méthode et son programme avec respect et pugnacité. L’objectif étant de miser sur un très large rassemblement plutôt que sur l’invective et la division. Un appel à l’unité qui galvanise au-delà de ses troupes tous ceux qui ont envie de croire à la prolongation d’une gestion apaisée de la ville dans l’intérêt général. C’est en tout cas ce que les observateurs ont ressenti au cours de son dernier meeting de campagne jeudi soir à L’Oméga Zénith où flottait déjà un air de victoire électorale.

    Assurément les Toulonnais ont plus que jamais dans leurs mains l’avenir du Port du Levant et la possibilité en se levant massivement pour dire « non » à l’extrême droite et porter à leur tête une maire protectrice et bienveillante qui souhaite poursuivre la renaissance de Toulon. Un travail entamé après la débâcle de 1995 et les six années de gestion calamiteuse par le parti lepéniste qui a laissé la ville en état de mort clinique.

    Mais pour ne pas que le Port du Levant renoue avec ses vieux démons et se saborde à nouveau, il va falloir compter sur une mobilisation générale.

    « Toulon tiendra ! »

    Beaucoup s’y emploient. Comme la Ligue de l’Enseignement qui rappelle que « dans tous les pays et dans toutes les villes où les représentants de l’extrême droite ont accédé au pouvoir, les activités à caractère social et culturel ont été mises à mal et les fondements de l’état de droit ont été systématiquement attaqués ». Elle demande donc aux responsables associatifs, qui au quotidien militent pour une société tolérante et fraternelle, de se mobiliser. La Ligue de l’Enseignement FOL du Var réaffirme ainsi avec le mouvement associatif sa volonté d’une société où règne la Concorde, où chacun peut occuper une place avec les mêmes droits.

    De la même façon un collectif regroupant plus de 230 artistes, techniciens et professionnels de la culture de Toulon en appelle à un sursaut démocratique. Et de poursuivre : « Voter pour Josée Massi et son équipe, c’est assurer, socialement, économiquement et humainement la prospérité de notre ville. » L’objectif étant de pouvoir se dire fièrement lundi : « Toulon a tenu. »

    En attendant la sanction électorale, une initiative partie des réseaux sociaux invite à se regrouper samedi à 14h sur la place de la Liberté pour alerter les Toulonnais sur la menace, et les appeler à se mobiliser pour dire « non » à l’extrême droite.

  • À Toulon, le monde de la culture fait barrage au RN et soutient Josée Massi

    À Toulon, le monde de la culture fait barrage au RN et soutient Josée Massi

    Alors le 23 mars au matin, nous, Toulonnais et Toulonnaises, amoureux de notre ville, serons fiers de dire tous ensemble : Toulon a tenu ». C’est dans cet objectif, que plus de 230 professionnels de la culture ont publié une tribune pour inciter les Toulonnais à faire barrage à l’extrême droite.

    Le texte revient sur les multiples raisons qui poussent le monde de la culture à faire barrage à la marée brune incarnée par Laure Lavalette : « Parce que bâtir dans la joie ce futur désirable et tisser des liens entre les cultures et les générations sont définitivement incompatibles avec la vision étriquée et réactionnaire de l’extrême droite ».

    Pour rappel, à Toulon Laure Lavalette (RN) est arrivée en tête avec 42,05% des suffrages exprimés. Son opposante Josée Massi (DVD) est arrivée deuxième avec 29,54% des voix. Michel Bonnus (LR), arrivé troisième avec 15,71% s’est retiré du second tour. Une situation qui devrait profiter à Josée Massi dans une dynamique de barrage contre l’extrême droite, portée aussi par la gauche et le monde de la culture. Dans ce cadre un appel au rassemblement contre l’extrême droite, samedi 21 mars à 14h, place de la Liberté a été diffusé.

    Parmi les signataires de la tribune, des figures de la culture comme Charles Berling, acteur, réalisateur et directeur du théâtre Liberté à Toulon. L’artiste avait déjà appelé au barrage contre l’extrême droite durant les législatives en juillet 2024. La Tribune est également signée par de jeunes artistes comme Killian Chapput, le comédien qui joue le personnage principal de la pièce « La Métamorphose » (inspirée du récit de Kafka) au théâtre Liberté, le peintre Benoit Olive ou encore la chanteuse Elodie Frégé.

    La culture, levier du vivre ensemble

    La tribune rappelle que « la culture est un levier de transformation urbaine et du vivre ensemble » et que « Josée Massi a su offrir aux artistes des espaces de travail et un maintien des subventions, aux quartiers des ateliers et des spectacles pour toutes et tous. ».

    « Le repli sur soi et le rejet de l’autre ne doivent pas diriger à nouveau la ville que nous avons vu grandir après avoir été si meurtrie » affirment les professionnels. Les plus de 230 signataires refusent « que l’extrême droite dicte ce que nous pouvons ou devons créer ou programmer. » Ils concluent : « nous lançons un appel à tous les citoyens et citoyennes, aux personnes ayant voté ou s’étant abstenues pour un sursaut démocratique. »

  • [Entretien] Stéphane Sacco : « Nous incarnons seuls l’espoir à La Seyne »

    [Entretien] Stéphane Sacco : « Nous incarnons seuls l’espoir à La Seyne »

    La Marseillaise : Quel est votre sentiment à quelques jours du 2nd tour ?

    Stéphane Sacco : Celui de la responsabilité. L’espoir et la renaissance de notre ville sont plus que jamais entre nos mains. Nous incarnons le rassemblement contre la haine et le repli sur soi. Je rappelle que la numéro 2 de la liste RN a partagé à plusieurs reprises les publications du militant néonazi multicondamné, Boris Le Lay et compare les migrants à des « parasites ». Tandis que le numéro 5 affiche des positions ouvertement anti-IVG et homophobes, qualifiant l’Eurovision de « super gay pride internationale validée par le milieu pervers artistique ». Un très fort sentiment de responsabilité, je le répète. Nous ne pouvons pas abandonner notre ville entre leurs mains.

    Qui appelez-vous à se rassembler derrière votre liste ?

    S.Sa. : Bien entendu le peuple de gauche pour commencer, mais aussi bien au-delà, les républicains de notre ville e tous les abstentionnistes du premier tour, en leur disant : « Dimanche, choisissez l’espoir et le progrès pour notre ville. »

    Mais également l’intégrité politique et de gestion. Ne laissez personne décider à votre place. Nous leur demandons d’ouvrir les yeux sur l’imposture sociale du RN qui, comme le démontrent tous ces votes à l’Assemblée nationale, comme la baisse des dotations aux collectivités et contre le blocage des prix de première nécessité et la revalorisation du Smic et des petites retraites et le gel du prix des loyers.

    La gauche a-t-elle encore une chance de reprendre son ancien fief ?

    S.Sa. : Bien entendu et c’est d’ailleurs dans cet esprit que nous continuons depuis lundi sur le terrain à multiplier les rencontres avec les Seynois pour les convaincre de venir voter pour un projet chiffré et financé qui donne un avenir à notre ville.

    Tout est encore possible. Face à une droite disqualifiée et divisée, notre liste est la seule en mesure de faire efficacement barrage au Rassemblement national arrivé en tête au premier tour.

    Nous avons choisi le combat et la résistance pour ne trahir ni nos électeurs ni nos convictions. Priver la gauche et les démocrates de voix au second tour aurait amplifié la démobilisation et ouvert un boulevard à l’extrême droite.

    Nous ne pouvions pas davantage sacrifier à la droite libérale les attentes de notre population la plus fragile, c’est toujours elle la première victime des renoncements politiques.

    Notre ville va mieux il est temps qu’elle prenne un nouveau départ.

  • Face au RN, le rassemblement des Toulonnais pour l’intérêt général

    Face au RN, le rassemblement des Toulonnais pour l’intérêt général

    Poussée par une dynamique constante depuis le début de cette campagne des municipales la maire sortante sans étiquette a réussi à nouveau, jeudi soir, à faire vibrer le public du Zénith, avec des supporters comme à Mayol bien décidés à porter leur équipe à la victoire.

    La poussée massive depuis lundi de l’ensemble des forces politiques refusant le retour de l’extrême droite à Toulon et appelant à voter Josée Massi donne à la candidate toute la légitimité et la force pour mener à bien ce combat et le gagner.

    « Je suis heureuse d’être avec vous ce soir et de vous voir si nombreux. Cela nous encourage, cela nous fait du bien, cela nous stimule. » Pas question pour autant de se laisser griser par la foule, les applaudissements et la belle énergie tant « le moment est grave » et la responsabilité de parvenir à repousser la menace de la division et du retour en arrière, immense. Puisque ce qui va se décider dimanche dans les urnes c’est « le choix entre deux visions, deux modèles, deux conceptions de la chose publique ».

    Et de poursuivre : « Depuis le début, ma volonté est simple : rassembler. Rassembler au-delà des sensibilités, des appartenances et des étiquettes, autour de Toulon et de l’intérêt général. Je suis le rassemblement local, municipal, face au Rassemblement national ! »

    Une unité dont la ville a besoin pour sa cohésion sociale mais aussi pour répondre aux nombreux défis du présent et de l’avenir. Pas question donc de laisser transformer ce scrutin en débat idéologique. « Mon sujet, c’est la ville et ses habitants. Les Toulonnais n’attendent pas des postures ou des slogans mais des actions. Je suis là pour parler de ce que nous devons faire concrètement pour Toulon », ajoute la maire sortante. Elle rappelle également, que « gouverner une ville comme Toulon, ce n’est pas faire du spectacle », mais bien « décider, agir, tenir un cap », expérience dont la diva des plateaux est, elle, complètement dépourvue.

    « Les Toulonnais n’ont pas besoin d’une influenceuse politique »

    Et de préciser : « Laure Lavalette partage son temps entre Paris, les plateaux et les réseaux sociaux ; moi, je suis ici tous les jours, dans ma ville, dans le réel, au contact quotidien des Toulonnais. Je connais cette ville, ses quartiers, ses forces, ses fragilités et ses attentes profondes. »

    Josée Massi rappelle que Toulon ne doit pas être un tremplin politique, ni un trophée partisan. « Les Toulonnais n’ont pas besoin d’une influenceuse politique, ils ont besoin d’un maire qui aime la ville assez pour s’y consacrer entièrement. » C’est plutôt bien envoyé, et ceux qui se laissent abuser par les sourires de façade et une fausse proximité devraient y réfléchir.

    Et la maire sortante d’insister sur l’importance de la stabilité au lieu de la confrontation.

    L’occasion de rappeler que c’est cette stabilité qui a permis à Toulon de se transformer, de se reconstruire depuis 2001 après le naufrage de 1995 et la calamiteuse gestion pendant 6 ans de la ville par l’extrême droite. Une réanimation dont l’efficacité est unanimement reconnue. « Notre ville est aujourd’hui mise en avant et reconnue, les derniers classements le disent mieux que quiconque », ajoute-t-elle. Et ce tant en matière de qualité de vie que de bonne gestion. Même s’il reste encore beaucoup de choses à faire. Le nouveau projet « concret, crédible, financé » étant là pour poursuivre et amplifier la transformation de Toulon.

    Et de préciser : « Nous le ferons en écoutant, en concertant et en travaillant, y compris avec ceux qui ont porté un projet différent au 1er tour. » L’occasion de remercier les nombreux soutiens qui lui ont été apportés de ce côté-là. Notamment la tête de liste de Toulon en Commun, Magali Brunel.

    « Je suis sensible à ses propositions sur le logement ou sur la transition écologique », précise-t-elle.

    Tout est là : la méthode, le respect et le choix de l’unité. Mais face à l’adversité, toute la poussée d’un pack toulonnais soudé va être nécessaire pour gagner.