Tag: Sports

  • Handball : duel au sommet pour Plan-de-Cuques contre les Dijonnaises

    Handball : duel au sommet pour Plan-de-Cuques contre les Dijonnaises

    La Ligue Butagaz Énergie a repris il y a quelques semaines, après une longue trêve internationale, et c’est presque un nouveau championnat qui débute. Une hiérarchie s’est dégagée lors de la première partie de saison et la phase retour est plus incertaine, plus délicate à gérer pour les clubs. Les équipes de bas de tableau se mettent au niveau du reste du plateau et l’hiver et le printemps sont donc propices aux surprises. Qui n’en sont d’ailleurs pas forcément.

    Lors de l’exercice 2024-2025, par exemple, Toulon et Mérignac se sont retrouvés aux dernières places avant de devenir des machines à gagner dans le money-time du championnat. La lutte pour le maintien est toujours extrêmement serrée et se joue habituellement à la dernière journée. Même constat pour devenir européen la saison suivante, avec des matches accrochés et la décision se faisant souvent à un point près.

    Plan-de-Cuques doit donc éviter le plus possible les faux pas dans les prochains mois et tenir son rang. Avec deux défaites au mois de janvier, une logique contre Brest et une évitable à Toulon, le HBPC a moins le droit à l’erreur. Ce mercredi soir, aux Ambrosis, les joueuses d’Angélique Spincer accueillent Dijon, épouvantail de LBE depuis plusieurs années.

    Les Bourguignonnes ont débuté leur campagne européenne avec la phase de poules de l’European League, compétition où elles avaient terminé 3e la saison dernière. Deux victoires et un match nul, Dijon est en forme sur la scène continentale et souhaite participer à l’épreuve en 2027. Pour cela, un succès à Plan-de-Cuques est indispensable. Mais la bataille sera rude face à un HBPC visant le même but.

  • Le retour du Provençal

    Le retour du Provençal

    C’est un long périple pour les passionnés de la longue distance qui se terminera le 3 octobre au Brusc. Bien entendu le grand événement annuel aura lieu le 27 août au Parc Borély avec le retour du Provençal 13 (voir notre édition du 15 janvier) Une nouvelle qui ravit tous les passionnés orphelins pendant un an de ce concours mythique.

    L’autre bonne nouvelle c’est le retour de Saint-Maximin (annulé l’an dernier). Il précédera Le Provençal dans le calendrier.

    Un mois d’août particulièrement chargé avec pas moins de sept épreuves.

    Le calendrier

    6 février Triplette La Valette

    21 février Doublette St-Martin-de-Crau

    7 mars. Doublette Les Madets

    14 mars Triplette Pierrefeu

    21 mars Triplette Saint-Victoret

    18 avril Doublette Arles

    25 avril Triplette la Batarelle

    2 mai Triplette Le Brusc

    16 mai Triplette Draguignan

    23 mai Doublette Pierrefeu

    30 mai Doublette Vitrolles

    6 Juin 14h Triplette Plan de Cuques

    20 juin Triplette St-Martin-de-Crau

    27 juin Triplette. Mouans Sartoux

    11 juillet Triplette. Fos

    18 juillet Doublette Port-de-Bouc

    25 juillet Triplette Sainte-Tulle

    28 juillet Triplette St-Martin-de-Crau

    30 juillet Doublette La.Tour d’aigues

    1er Août. Triplette La Crau

    5 août. Doublette Pertuis

    8 août Triplette Pertuis

    15 août Triplette Digne

    18 août Doublette Saint Maximin

    22 août Triplette Saint-Maximin

    27 août Triplette Provençal

    1er septembre Triplette Petit Provençal

    12 septembre Triplette Toulon

    19 septembre. Triplette Sisteron

    25 septembre 8h30 Triplette Laragne

    26 septembre. 8h Doublette Laragne

    3 octobre Triplette Le Brusc

    En gras les Nationaux

    Toutes les épreuves débutent à 9h sauf indication contraire

  • [Entretien] Alain Bideau : « Lorsque je me lance dans un projet, je me donne à 200% »

    [Entretien] Alain Bideau : « Lorsque je me lance dans un projet, je me donne à 200% »

    La Marseillaise : Pourquoi accepter ce challenge alors que vous n’avez plus rien à prouver ?

    Alain Bideau : Quand Gérard Schneider (président de la FIPJP) et Stéphane Pintus (vice-Président) m’ont proposé ce rôle, j’ai été à la fois surpris et flatté. Je n’ai pas mis longtemps pour accepter (avec l’accord de mon épouse). C’est un challenge excitant avec des fonctions différentes que celles qui m’ont incombé durant ces longues années.

    Justement, quel sera votre rôle précis ?

    A.B. : Je dois travailler sur les règlements du jeu en collaboration avec la commission d’arbitrage dirigée par Jean Luc Fuentes. Une réunion importante aura lieu en avril prochain pour affiner ou introduire de nouvelles règles. Je me suis penché sur le sujet et j’ai des propositions concrètes à proposer portant sur le lancé du bouchon, le balayage du terrain, notamment devant la boule avant de tirer, l’introduction d’un carton intermédiaire, le cercle et sur le tir de précision.

    Quelles que soient les décisions prises, elles ne seront pas appliquées avant 2027.

    On peut supposer que votre rôle est plus élargi…

    A.B. : Oui bien sûr, il y a la formation, domaine que j’ai la prétention de maîtriser. Elles sont mises en place par le Centre International d’Enseignement Pétanque (CIEP, centre de formation agréé par la FIPJP depuis 2002). Il faut également étudier les conventions, connaître les formateurs. Savoir comment ils travaillent avec les autres pays. C’est un travail de fourmi. Je veux justement œuvrer en osmose avec les autres nations, les écouter, échanger avec eux, pour mieux les connaître et faire évoluer les choses.

    Vous semblez motivé, mais est-ce que vous vous fixez une limite dans le temps pour ce rôle ?

    A.B. : Lorsque je me lance dans un projet, je me donne toujours à 200%. Ma forme physique me permet de tenir encore la route mais le temps passe vite et le poids de l’âge se fait sentir. Je me donne quatre bonnes années pour leur apporter ma modeste contribution.

  • Rugby : le coup de maître des Provençaux à Nevers

    Rugby : le coup de maître des Provençaux à Nevers

    Jusque-là invaincus à domicile, les joueurs de la Nièvre ont explosé face aux Aixois. Ces derniers ont rapidement pris le match à leur compte avec trois essais dans la première période. 21 points d’écart à la pause et Nevers muet très longtemps. Largués, les locaux ont encore encaissé pour finalement s’incliner 45 à 10. Un match sans doute au-delà des espérances pour Philippe Saint-André, tant la tâche s’annonçait difficile avant la rencontre. Provence se replace 2e de Pro D2 et accueille Aurillac vendredi prochain.

  • Gare à la douceur angevine pour l’OM

    Gare à la douceur angevine pour l’OM

    Après avoir commencé l’année 2026 par une désillusion contre Nantes et une défaite aux tirs au but face au PSG lors du Trophée des Champions, l’Olympique de Marseille a enfin retrouvé le sourire, mardi, lors du 16e de finale de la Coupe de France, avec une victoire écrasante face au petit Poucet Bayeux. « C’était important de gagner ce match », martèle Emerson Palmieri, le défenseur latéral gauche olympien. « C’était notre devoir de bien jouer, de marquer. Après, on est habitué à préparer des matches différents. On a joué mardi et à partir de mercredi on était concentrés sur le match de samedi. On est bien, on est confiants. On veut faire un bon match », poursuit l’international italien, conscient que cette 18e journée de Ligue 1, face au SCO d’Angers, peut être un piège.

    « Le championnat a un gros niveau cette saison, ça se voit au classement. Lens aussi fait une grosse saison. Bien sûr qu’on aurait aimé ne pas perdre de point contre Nantes à domicile. La seconde partie de saison commence, la plus importante parce qu’on peut vraiment changer les choses. On verra qui lutte pour le titre, pour la Ligue des champions. On veut bien commencer avec une victoire ce samedi », ajoute Emerson, quatrième joueur le plus utilisé par Roberto De Zerbi depuis le début de la saison avec 1 118 minutes de jeu, toutes compétitions confondues. « Je me sens bien. La saison dernière, j’ai joué, mais pas autant ou de la même manière que cette saison avec moins de matches. Je pense pouvoir en faire plus pour aider l’équipe », glisse-t-il avant d’affronter Angers, « l’équipe qui pratique le plus beau jeu de Ligue 1 », selon l’entraîneur marseillais, en décembre dernier. « C’est ce que je pensais et ce que je voyais. Un peu avant de les affronter, c’était une équipe qui jouait bien, bien organisée. Il y a des joueurs que j’aime beaucoup et j’aimais la patte de l’entraîneur. Je confirme ce que j’ai dit à l’époque », affirme De Zerbi.

    Ce dernier aura forcément un œil attentif sur le milieu international algérien Himad Abdelli, qui a reçu une première offre de l’OM, jeudi après-midi. « C’est un joueur fort comme d’autres à Angers. Je ne sais pas s’il jouera », lance le technicien italien, souvent critiqué dans les médias, malgré un bilan positif depuis son arrivée dans la cité phocéenne. « Les critiques passées et futures ne me font pas changer ma manière de travailler ou mon envie de rester dans ce club. Ça ne changera rien de ce que je pense moi de Marseille et de l’OM. Les critiques ne me feront pas fuir, au contraire, ça serait l’inverse. » Les sceptiques sont prévenus.

    Rassemblement populaire pour Rolland Courbis

    En hommage à Rolland Courbis, ancien joueur et entraîneur du club, du SC Toulon et d’Ajaccio notamment, décédé lundi 12 janvier, les six groupes de supporters de l’OM, comme les South Winners ou les MTP (Marseille Trop Puissant), organisent un regroupement populaire ce samedi 17 janvier sur la Canebière, dès 14h45, pour accompagner le cercueil de l’ancien entraîneur et joueur de l’OM jusqu’aux Réformés, où une messe est prévue à l’église, à 16h. « Tous les Marseillais sont conviés à accompagner l’un des nôtres pour lui rendre un dernier hommage et apporter notre soutien à la famille », écrivent les supporters dans un communiqué commun.

    Les groupes de supporters marseillais veulent ainsi rendre hommage à cette « figure majeure du football français et représentant éternel de la ville de Marseille », qui « a toujours prôné un football populaire ». « Nous n’oublierons jamais ces trois saisons où il a mené le club à une place de vice-champion de France et une finale européenne perdue contre Parme. »

  • Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Tlili, le joker capable de faire monter Aubagne en Ligue 2

    Après avoir été le fer de lance des grandes années du FC Martigues, notamment lors de la montée en Ligue 2 en 2024, puis un bref passage au FC Versailles en première partie de saison, le Vauclusien Karim Tlili a préféré revenir dans sa région natale en signant avec Aubagne au début du mois de janvier. « On s’est raté de peu l’été dernier », souligne l’attaquant originaire d’Avignon, qui avait reçu plusieurs propositions à la fin de l’aventure martégale. Il avait finalement choisi de rejoindre la région parisienne. Une expérience qui ne lui a pas pleinement enthousiasmé. « La mentalité du nord n’est pas la même que celle du sud », poursuit celui qui n’a disputé que huit rencontres sous les ordres de Jordan Gonzalez. « Ca ne me correspondait pas sur l’aspect mental, sur ce que représente le football pour moi. Dans le sud, on a une culture de la gagne. On est compétiteurs, on est râleurs, mais on n’est pas méchants. Mais si on doit se dire les choses pour gagner, on va se les dire », ajoute-t-il. Âgé de 35 ans, Tlili va désormais apporter toute son expérience à cette jeune équipe aubagnaise, actuellement cinquième de National, à seulement deux points du podium.

    Toujours ambitieux

    « Je suis là pour les aider à passer ce cap, apporter ma plus-value et ce que je sais faire », prévient l’ancien capitaine des Sang et Or, qui aurait pu signer dans des clubs de divisions inférieurs avec de meilleures opportunités financières. Et même si des clubs de Ligue 2 se sont intéressés à lui, il a préféré se rapprocher de sa famille. « Aubagne était le parfait compromis », martèle le numéro 9, toujours animé par la compétition. « Pour moi, ce qui fait la différence à ce niveau là, c’est le groupe. Tout le monde doit être concerné par le projet. Au-delà de ça, il faut que les gens soient solidaires les uns envers les autres », estime celui pour qui « monter est une aventure humaine ». Après deux semaines d’entraînement seulement avec les Jaune et Bleu, Karim Tlili s’est déjà parfaitement adapté à ses nouveaux coéquipiers. Il a notamment connu Mohamed Hamek, le meilleur buteur aubagnais, lorsque ce dernier évoluait à Sedan, et a surtout joué aux côtés du capitaine Nehari sous les couleurs du Pontet (N2) en 2016. « Les mecs m’ont super bien accueillis. On sent que c’est une atmosphère saine, que tous les joueurs sont solidaires les uns envers les autres. De toute façon, ça se reflète sur les six premiers mois qu’ils ont fait », note l’Avignonnais, persuadé qu’il a « énormément de similitudes avec Martigues ».

    Retrouver le sourire à la maison

    Les Aubagnais reçoivent Paris 13 Atletico, onzième de National, ce vendredi (à 19h30) au stade De Lattre-de-Tassigny, pour le compte de la 17e journée de championnat. Les Jaune et Bleu n’ont remporté qu’un seul match à domicile depuis le début de la saison, après cinq matches nuls et une défaite. C.K.

    Groupe Aubagne : Gil, Nouichi – M’Dahoma, Mimb Baheng, Chibani, Abdallah, Rocchia – Ali Hamidou, Oudjani, Bentoumi, Hamek – El Kaddouri, Chaban, Tlili, Mayilla, A.Tafni, Berrabha.

  • Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pour les joueurs dorénavant il faudra prendre part aux compétitions en tenue sportive. Haut et bas identique (short ou bas survêtement). Cette décision peut faire bondir certains licenciés au goût vestimentaire un peu plus recherché. J’en connais un proche très peu enclin à changer sa garde-robe pour une partie de boule. J’ai nommé mon ami Francis Casanova chroniqueur comme moi au journal La Marseillaise. Des exemples comme lui, il faut les multiplier. De plus, lorsque les partenaires seront différents et dans d’autres départements, il faut s’adapter et changer de tenue pour la circonstance. Un casse-tête.

    Pas de points en compétition sans arbitre

    La pétanque n’a jamais été considérée comme un sport pour la majorité des licenciés mais un loisir. D’ailleurs un autre point du règlement modifié ne concerne que 10% des licenciés. En 2026 les points ne seront pas attribués dans les compétitions sans la présence d’un arbitre. Un coup d’épée dans l’eau.

    La FFPJP a décidé de lancer la licence numérique avec code-barres qui devait contenir toutes les informations ! On demande aux licenciés, avec une grande partie de vétérans sans notion informatique, de télécharger, valider, ouvrir des applications. C’est lourd, très lourd comme manipulations. Heureusement la version papier reste de mise.

    Pas de changements

    en 2026

    La possibilité de modifier le règlement sera examinée lors du congrès de la Fédération internationale de pétanque au mois d’avril. Il n’y aura donc pas de changement de règlement en 2026. Si la proposition du corps arbitre est adoptée lors de ce congrès (interdiction de toucher le terrain, reboucher un trou), alors ces changements entreront en vigueur le 1er janvier 2027.

    Enfin quitter un club pour un autre à un coût financier important, allant de 50 à 200 euros pour un joueur élite. Cher non ?

    Toutes ces nouvelles règles sont pour le moins impopulaires mais peuvent-elles être toutes appliquées ? Un proche avenir nous le dira.

  • [Entretien] Valentin Porte : « C’est vraiment l’épreuve de vérité »

    [Entretien] Valentin Porte : « C’est vraiment l’épreuve de vérité »

    L’équipe de France s’apprête à défendre à partir du jeudi 15 janvier son titre européen lors de l’Euro de handball jeudi (15 janvier – 1er février) organisé par les trois pays nordiques : Danemark, Norvège et Suède. Il y a deux ans en Allemagne, juste avant les JO de Paris, la génération conduite par Nikola Karabatic, aujourd’hui retraité, avait dominé le Danemark. La nouvelle génération est-elle en mesure de préserver son titre ? Ancien international (195 sélections), le capitaine de Montpellier Valentin Porte définit ses chances.

    La Marseillaise : La France a t-elle toutes les cartes en main pour défendre son titre lors du prochain championnat d’Europe ?

    Valentin Porte : L’équipe de France, intrinsèquement, a toutes les cartes en main pour garder son titre mais il y en a d’autres qui ont aussi de belles cartes. Elle ne bouge pas trop, avec des joueurs qui gagnent en maturité et expérience d’année en année.

    A quel tournoi, doit-elle s’attendre ?

    V.P. : Ce tournoi va être un point de passage très important. Si on regarde la compétition, je pense qu’on n’est pas loin d’une des compétitions les plus dures que l’équipe de France a eu à jouer ou va avoir à jouer. Au-delà du premier tour, il y aura l’Espagne, l’Allemagne, le Danemark, le Portugal face à elle lors du second tour. Que des équipes au top niveau mondial avec des matchs tous les deux jours. On va savoir où l’équipe de France en est vraiment, si elle est au niveau de toutes ces équipes-là. C’est vraiment l’épreuve de vérité.

    Quelle équipe vous paraît la mieux armée aujourd’hui ?

    V.P. : Sans contestation, le Danemark. Depuis des années, elle est monstrueuse. Elle se renouvelle avec des joueurs top mondiaux à chaque poste. Et, avec un coach plein d’expérience. Elle est l’immense favori. Après, derrière, ça va être un peu la guerre. Franchement, en termes de qualité individuelle à chaque poste, la France est peut-être l’équipe la mieux armée derrière le Danemark. Les individualités ne font absolument pas tout dans un sport collectif. Si la France joue bien collectivement, elle peut vraiment inquiéter ou embêter le Danemark.

    Les JO ont marqué la fin d’une génération. Cette génération a t-elle besoin de se prouver qu’elle peut gagner des titres ?

    V.P. : Oui, bien sûr, et c’est normal. Ces mecs, que je connais bien, sont tous morts de faim, ont soif de titres, je ne vais pas dire de reconnaissance parce qu’ils en ont. Mais, si cette nouvelle génération a beaucoup de talent, il faut maintenant qu’elle le prouve avec des titres. Il y a eu un début avec le bronze l’an dernier [Mondial, Ndlr], où ils sont allés le chercher avec les crocs à la dernière seconde. Cela peut lui donner la confiance pour les prochaines compétitions.

    L’échec au JO à Paris a t-il laissé des séquelles ?

    V.P. : Inconsciemment, ce traumatisme rentre toujours un peu dans les têtes. Mais, si l’équipe de France n’est pas à son meilleur niveau, ce ne sera pas à cause de ça. Le staff a bien mis le doigt là-dessus pour clôturer le chapitre et tourner la page. On repart d’une page blanche et on réécrit l’histoire.

    L’équipe de France s’est bâtie depuis très longtemps, sur sa base défensive. Est-elle aussi fiable que par le passé ?

    V.P. : Complètement. Ce n’est vraiment pas le secteur de jeu qui me fait le plus peur. Karl Konan n’est pas loin d’être l’un des meilleurs, voire le meilleur défenseur du monde. Thibault Briet montre chaque week-end que sans lui, son équipe n’est pas vraiment la même, surtout défensivement. Ludovic Fabregas est au top de sa maturité et son niveau.

    A quelles conditions, la France aura t-elle réussi son tournoi ?

    V.P. : Si elle atteint le dernier carré, au vu du parcours qui se dessine, ça sera déjà un très bel objectif rempli. Peut-être le plus dur sera fait. A part le Danemark, promis à l’une des deux premières places, il reste une place à prendre entre Allemagne, Espagne, Norvège, France, Portugal. Bien malin qui peut sortir l’équipe qui peut se qualifier.

    Trois joueurs de Montpellier participent à ce tournoi. Est-ce que ça peut être le tournoi du jeune gardien Charles Bolzinger ?

    V.P. : Tout le monde attend son éclosion internationale, mais un gardien a toujours une maturité un peu plus tardive. Il a encore le temps et apprend encore son métier. Cette année, il a pris conscience de certaines choses. Il s’est servi des années précédentes, notamment l’an dernier, où c’était un peu plus dur pour lui. Il a pu comprendre ce qu’était le très haut niveau, le travail, la régularité… de répondre présent. Cette saison, il a été très bien là-dessus. Cela peut être une grosse compétition pour Charles. De par ce qu’il a prouvé depuis le début de l’année, de par sa forme du moment, de par son état d’esprit, je pense qu’il est dans les très bonnes conditions pour que ça ait lieu. En club, ça évolue bien. Maintenant, il a besoin vraiment de le prouver au niveau international. De le prouver, de valider ça, pour se libérer totalement et se dire qu’il est sur la bonne voie.

  • Les Spartiates vainqueurs au bout du suspense

    Les Spartiates vainqueurs au bout du suspense

    Les Spartiates ont cruellement manqué de réussite tout au long de la partie, touchant même le poteau à trois reprises. Après les trois tiers-temps, cette rencontre s’est soldée par un
    0-0, extrêmement rare en hockey sur glace. Lors de la prolongation, les deux équipes n’ont pas non plus été en réussite et ce match est allé jusqu’aux tirs au but. Après deux penalties manqués sur chaque cage, Paul Joubert et Jan Dufek ont inscrit chacun un but et les Spartiates se sont donc imposés au bout du bout des tirs au but, lors de ce soir à suspense.

  • CAN : les Marseillais digèrent mal l’élimination de l’Algérie

    CAN : les Marseillais digèrent mal l’élimination de l’Algérie

    Les rues étaient quasiment désertes à Marseille, samedi à partir de 17 heures, au moment où l’Algérie débutait son quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations contre le Nigeria. Au cœur du quartier Belsunce, dans le 1er arrondissement, plus de 200 supporters des Verts se sont rassemblés au Coffee Café Time pour assister à la rencontre, malgré le vent glacial qui souffle dans la cité phocéenne sur ce début d’année. Les plus chanceux ont pu profiter du match assis sur une chaise face à l’écran avec un petit thé à la menthe bouillant entre les mains. « On est aux premières loges », souligne Yacine, qui n’a pas loupé la moindre journée des Fennecs durant cette CAN.

    Quelques instants avant le coup d’envoi, il formule une dernière prière pour que l’Algérie puisse rejoindre le dernier carré de la compétition. Autour de lui, les regards sont fixés sur le poste de télévision. Et si la parole est d’argent, le silence est d’or durant une première période maîtrisée par les Nigérians. Les actions dangereuses annihilées par la défense algérienne et son gardien Luca Zidane, le fils cadet de Zizou, provoquent quand même de chaleureux applaudissements. Chaque sauvetage est dignement célébré, mais les protégés de Vladimir Petkovic n’ont pas été aussi spectaculaires devant la cage adverse. « C’est fou à quel point on n’arrive pas à réussir trois passes d’affilée », martèle Mohammed, éducateur dans un club du 9e arrondissement de Marseille. « C’est comme ça que l’on nourrit des regrets par la suite », poursuit-il.

    Des stars manquent à l’appel

    Son instinct de footballeur ne l’a pas trahi. Au retour des vestiaires, deux anciens pensionnaires de la Ligue 1 ont rapidement trouvé le chemin des filets : l’ex-Lillois Victor Osimhen et l’ex-Montpelliérain Akor Adams. Le deuxième but nigérian est tombé comme un coup de massue et a provoqué le départ anticipé d’un certain nombre de supporters des Verts, agacés par la situation. « Hormis notre victoire en 2019, ça fait plus de dix ans que la CAN ne nous réussit pas », lance Karim, qui ne conçoit pas de voir son pays de cœur se faire éliminer par le Nigeria. « C’est un bon pays, mais nous aussi on a des stars qui sont capables de débloquer le match. Ils sont passés où Mahrez et Amoura ? », ajoute le quarantenaire de la Belle de Mai, venu assister à la rencontre avec son fils, Imad, âgé de 10 ans. Comme son papa, il
    a repris un peu d’espoir quand l’expérimenté Baghdad Bounedjah (plus de 300 buts en carrière) et surtout le héros du huitième de finale Adil Boulbina sont entrés en jeu.

    Même si l’Algérie s’est montré plus volontaire offensivement, rien ne semblait pouvoir changer la donne. Dépités, les supporters ont quitté la terrasse d’un soir pour rejoindre les feux d’artifice tirés devant la bibliothèque de l’Alcazar. Quelques débordements ont eu lieu au niveau de la voie de tramway, avec quelques feux allumés et des fumigènes craqués, où les forces de l’ordre ont rapidement dispersé la foule avec des tirs de gaz lacrymogènes. Une soirée partie en fumée.

    Salah permet à l’Égypte de rejoindre le dernier carré

    Le dernier quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire (3-2), s’est déroulé dans la foulée de celui entre l’Algérie et le Nigeria. Les Pharaons, sept fois vainqueurs de la compétition, ont clairement affiché la couleur d’entrée de jeu. Marmoush à la quatrième minute, puis Rabia à la demi-heure de jeu, avaient pu permettre aux leurs de prendre une belle avance au tableau d’affichage. Mais les Éléphants, les tenants en titre, n’avaient pas dit leur dernier mot. Un but contre son camp de Fatouh a relancé le match. Malgré une possession de balle largement en leur faveur, les Ivoriens ont toutefois subi la dure loi de Salah, qui qualifie l’Égypte pour les demi-finales.