Tag: Sophie Joissains

  • La majorité adopte un budget très critiqué par les oppositions

    La majorité adopte un budget très critiqué par les oppositions

    Le budget a été voté à Aix, juste à temps, les communes ayant jusqu’au 30 avril pour l’adopter. Ce jeudi, les élus du conseil municipal se sont réunis deux semaines après avoir débattu du rapport d’orientations budgétaires (ROB) en salle des États de Provence. Budget décliné en plusieurs « axes majeurs », rappelle Dominique Augey, adjointe aux Finances, et sur lesquels repose aussi le budget primitif : proximité, qualité de service public, une préparation à la « ville de demain » mais surtout – et c’est une promesse de campagne – la préservation du pouvoir d’achat des Aixois. Néanmoins, pour l’année à venir, la Ville prévoit un budget à 330,5 millions d’euros. Le budget de fonctionnement s’élève à 238 millions d’euros de recettes. Et à 222 millions d’euros de dépenses, qui inclut 59,9% de dépenses en personnel. « Des recettes supplémentaires aux dépenses ça permet de dégager une marge de 15,6M d’euros, qu’on bascule dans le budget investissement, précise Dominique Augey. En complétant ce budget issu du fonctionnement par un certain nombre de recettes qu’on détaillera tout à l’heure pour un montant de 64 millions d’euros, on peut programmer des investissements qui sont à peu près à hauteur de 80 millions d’euros. » Quant aux 330,5 millions de budget total, ce chiffre inclut entre autres 110 millions d’euros de recettes fiscales (taxes foncières et autres taxes directes). 57 millions proviennent également de la Métropole (dotation de solidarité communale et attributions de compensation). La dotation globale de fonctionnement, chute de 4,9%. « Elle baisse de 50% sur les 15 dernières années. Il faut faire avec ces diminutions », précise Dominique Augey. Les grandes priorités du budget ont elles été présentées en « polyphonie ». Soit des « flashs sur un projet et des programmes variés en 2026 », présenté par plusieurs adjoints. Côté sports, Hervé Libermann estime que « le budget est à nouveau ambitieux et s’établit autour de 3,2 millions d’euros de dépenses de fonctionnement et de 810 000 en investissement ». Les aides aux associations et clubs sportifs s’élèvent à 1,6 million d’euros. Côté sécurité, parmi les sujets en poupe de la majorité, Mireille Lazare annonce notamment, la volonté de la Ville de « moderniser ses outils » avec l’agrandissement du centre de supervision urbain, la construction d’un nouveau commissariat de police municipale et « l’engagement de la Ville » dans le réseau Radio du futur (RFF). Les investissements dans les écoles se poursuivent eux aussi, notamment par la végétalisation des cours d’écoles, tout comme les investissements liés à l’environnement et la transition énergétique.

    Oppositions en désaccord

    « Face au désengagement de l’État, et pour préserver le pouvoir achat des Aixois, vous n’augmentez pas la taxe d’habitation des résidences secondaires. (…) Vous faites des choix, celui de préserver le pouvoir d’achat de certains Aixois. À côté de ça, on continue à payer la pénalité SRU (…) il faut prendre l’argent là où il est ! », pointe Agnès Daures (DVG, groupe Aix en Partage). Dans le même groupe, Magali Bailleul regrette qu’« il manque pourtant un aspect essentiel de la vie des enfants à l’école : le périscolaire. Il y a des attentes, ce qu’on demande est, dans ce budget, on ne voit pas une augmentation des ressources financières humaines suffisantes pour pouvoir améliorer le service tel qu’attendu par les parents. Pour la rentrée 2026, ce ne sera pas le cas ? ». Siégeant aux côtés de Philippe Klein, Cyrille Blint, conseiller départemental, regrette « un choix de baisser les investissements, d’endetter les Aixois, ou de céder les biens fonciers de la Ville. Je m’aperçois que vous avez fait les trois ». Le budget sera finalement, voté, contre l’avis de l’ensemble des oppositions.

  • Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Le pôle d’industries de défense et spatiales mis sur orbite

    Un centre de référence en matière de technologies de pointe pour la défense, d’aéronautique, de spatial : le projet de « Tech Valley » du pôle d’activités d’Aix-en-Provence est lancé. Ce mercredi, ce nouveau pôle du Paap, qui se veut être « d’envergure nationale » a été présenté dans l’un des amphithéâtres de The Camp. Sur quinze hectares dont 40 000m2 de bureaux et de locaux d’activité, des laboratoires de recherche, des centres de formation « positionnés sur les marchés civils et militaires de l’aéronautique légère », seront installés sur une zone de l’aérodrome d’Aix les Milles, labellisé France 2030.

    Un projet d’ampleur

    Ici, seront aussi développés l’intelligence artificielle, la cybersécurité, les technologies à « haute valeur stratégique »… « Ce projet, est d’ores et déjà sur le bureau du commissaire européen [aux stratégies industrielles] », précise Jean-François Dubost, président du Paap et ex-adjoint aux finances de la Ville. Le projet, qui se veut d’ampleur, est porté par l’association des entreprises du Pays d’Aix (Paap), Edeis concessions, délégation de service public de l’aérodrome, la sous-préfecture, pôle de compétitivité Safe mais aussi la Ville, et la Semepa, en charge de la réhabilitation d’un site de trois hectares, comprenant un ancien bâtiment de l’État-Major de la région aérienne sud. « Nous sommes en ordre de bataille pour apporter notre pierre à ce bel édifice, rapporte Éric Chevalier, son président et premier adjoint de la Ville. L’objectif, en accord avec l’état et sous l’impulsion de Jean-François Dubost était d’acquérir auprès de l’état des terrains et de concevoir le projet pour permettre l’installation de cette cité [spatiale]. On avance rapidement. »

    Justement, où en est ce projet ? Selon Sabine Montiès, directrice des investissements Edeis Concessions, les études de conception sont finalisées. Les premiers travaux pourraient être lancés à la mi-2027.

    « La première filière industrielle de la région, c’est l’aéronautique. pointait Jérôme Perrin, directeur général du pôle Safe, qui a mené des études sur les besoins et filières aéronautiques, autour de la future Tech Valley. Depuis le spatial sur l’est de la région et l’aéronautique sir la partie Ouest, avec une concentration forte dans mes Bouches-du-Rhône et sur le territoire de la Métropole. » Installer la Tech Valley à Aix suit donc une logique économique, et vise « une capacité d’accueil » d’emploi de 2 500 personnes ainsi qu’une réserve pour la formation et une pépinière d’entreprises d’environ 5 000m2. Si le projet est économiquement « faisable » selon Jérôme Perrin, ce dernier précise « qu’on n’a pas de grand groupe qui nous dit s’installer sur le site d’Aix-en-Provence. Il va falloir aller convaincre au cas pas cas ». Pour le maire (UDI), Sophie Joissains, ce projet et une aubaine pour « avancer » vers une « économie florissante et d’avenir, qui nous permette dans les années qui viennent d’être les plus performants possibles ». Tout en restant« réservée » sur l’aéronautique :« Nous avons des riverains extrêmement vigilants sur les nuisances sonores. » Autre point de vue sur ce projet, dessiné par le Colonel Guillaume Michel, directeur de cabinet du Général commandant de l’école de l’air et de l’espace, la défense. Et préparer « Les esprits. Non pas pour la guerre, mais pour l’éviter ».

  • Les maires de la Métropole refusent de voter le budget

    Les maires de la Métropole refusent de voter le budget

    Le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan avait alerté, dès vendredi. « Si la deuxième Métropole de France était mise sous tutelle, cela pourrait déclencher une forme de fronde des élus locaux », assurait-il sur les ondes de France info (notre édition du 18/04). Le premier pas a été franchi ce mardi après-midi, lors de la première conférence métropolitaine des maires du mandat, qui a largement approuvé le fait de refuser de voter le budget de l’institution, lors du prochain conseil, le mardi 28 avril.

    « Les maires menacent de ne pas voter le budget métropolitain, annonçait par communiqué la Métropole, après un vote à main levée qui a donné une large majorité à cette option. Ils entendent ainsi protester contre l’insoutenabilité de la baisse continue des dotations de l’État qui les place dans l’impossibilité d’équilibrer le budget 2026. »

    Mais le vote était loin d’être gagné d’avance. Plusieurs maires avaient déjà averti des possibles conséquences dès la présentation des orientations budgétaires de la Métropole, le 16 avril dernier, avec la découverte d’un trou de 123 millions d’euros dans les finances.

    Un mur budgétaire attendu depuis 2023

    « Utiliser cette arme fatale risque de se retourner contre nous », alertait alors le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, craignant que l’État n’en profite pour sabrer les attributions de compensations reversées aux communes par la Métropole face à la perte de la taxe professionnelle. « La mise sous tutelle serait une erreur, la première chose que ferait l’État serait de réduire les attributions de compensations », dénonçait en arrivant, ce mardi, le maire (DVD) de Meyreuil Jean-Pascal Gournès, à la tête du deuxième groupe dans l’hémicycle, celui des Maires de Provence.

    Alors, en arrivant, le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard, rappelait sa méthode : « Ce sont les maires qui, dès que nécessaire, seront ensemble pour décider des orientations. » Reconnaissant que « sur le fond, on aurait peut-être aimé ne pas se réunir aussi vite ».

    Plusieurs maires, pourtant, ont rappelé que cette situation n’était pas une surprise. « La découverte n’est pas une vraie découverte ! Les transports voulus et votés par tous doivent aujourd’hui être payés ! Il n’y a pas de trou juste des factures à payer », glissait-on dans l’entourage de l’ex-présidente (DVD) de l’institution, Martine Vassal. Le pacte financier et fiscal voté par tous, en 2023, prévoyait bien qu’« un abondement de ressources est à prévoir après 2026 ». Mais pas à un tel niveau, face aux coupes de l’État.

    Alors, trois options ont été posées sur la table, lors de cette conférence des maires. La hausse au maximum des impôts étant refusée par tous, restait le choix d’adopter un budget entre un « plan d’économies d’urgence » (à hauteur de 30 millions d’euros) laissant 90 millions à trouver notamment par la hausse des taxes, ou de refuser de voter le moindre budget face aux 120 millions d’euros de coupes budgétaires de l’État imposées en deux ans. Avec le président (SE) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, ils étaient une douzaine à vouloir prendre la première voie. Le bras de fer avec l’État a finalement été choisi.

    « L’État renvoie ses difficultés vers les territoires et ce sont les territoires qui sont exsangues alors qu’ils n’y sont pour rien », accuse Nicolas Isnard, qui a défendu cette option avec les maires de Marseille et Aix. « Je ne suis pas satisfaite, partage l’édile aixoise (UDI) Sophie Joissains. C’est un appel à l’aide, pas autre chose. »

    Crainte pour la gratuité des transports

    « Maintenant, il faut prendre son courage à deux mains et dire que ça ne peut pas fonctionner, voir avec l’État quelles solutions nous pouvons trouver », défend Benoît Payan. Même si la crainte d’une tutelle de la préfecture, après les allers-retours réglementaires avec la chambre régionale des comptes, n’est pas loin, entre coupes de subventions et d’emplois contractuels et augmentations drastiques d’impôts. Avec des menaces sur le service rendu et les acquis gagnés. « Si la gratuité des transports était remise en cause, on se battrait », assure le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari, qui a adressé ce mardi une lettre aux maires du pays d’Aubagne afin de faire front commun. Avant ce « coup de semonce pour faire comprendre que nous sommes fatigués d’être tondus ».

  • Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Effondrement d’une voûte de cave à Aix : les travaux de consolidation lancés

    Le numéro 3 de la rue des Cordeliers, à Aix, est toujours vidé de ses habitants ce jeudi matin. Mardi, en fin d’après‑midi, la voûte de la cave de cet immeuble s’est effondrée, « en raison d’une fuite de canalisation », selon la Ville, contraignant les occupants à être évacués par les sapeurs‑pompiers par mesure de sécurité. L’immeuble est composé de trois étages et de deux commerces en rez‑de‑chaussée.

    Par principe de précaution, l’immeuble mitoyen, situé au numéro 11 de la rue de la Verrerie, a lui aussi été évacué, tout comme les numéros 16 et 18 de cette même rue. Dans le même temps, la maire Sophie Joissains s’est rendue sur place et a signé dans la foulée des arrêtés de mise en sécurité concernant les quatre immeubles.

    Selon les pompiers du SDIS 13, une vingtaine de soldats du feu sont intervenus pour les évacuations et la sécurisation des bâtiments, et 18 appartements étaient concernés par un éventuel relogement. L’Unité de sauvetage, d’appui et de recherche (USAR) était également mobilisée. Dans la soirée, et « à la suite des investigations », indique la municipalité, les habitants des numéros 16 et 18 ont pu regagner leur logement. En revanche, ce jeudi matin, ceux du 3, rue des Cordeliers, et du 11, rue de la Verrerie, n’avaient toujours pas pu revenir chez eux.

    Selon nos informations, ils ont toutefois été relogés chez des proches, sans que le CCAS n’ait, pour l’instant, eu à intervenir. « Pour les logements dont les occupants sont actuellement absents ou non identifiés, le numéro du CCAS a été affiché sur les portes afin qu’ils puissent, à leur retour, contacter les services compétents pour être accompagnés et orientés dans leurs démarches », précisait la Ville. Tôt ce mercredi matin, les pompiers indiquaient que « suite à l’évaluation, l’eau présente en sous‑sol n’a pas d’impact sur la façade des bâtiments » et que « des travaux doivent être réalisés avant que les occupants puissent regagner leur logement », soit dans une dizaine de jours environ.

    Des travaux en cours

    Si la rue des Cordeliers était fermée à la circulation automobile mercredi soir, celle‑ci est de nouveau ouverte ce jeudi matin, aussi bien aux piétons qu’aux voitures. Seul « le tronçon de la rue de la Verrerie, entre la rue des Marseillais et la rue des Cordeliers, soit environ cent mètres, reste accessible aux piétons mais pas aux véhicules », indique la Ville, qui rappelle que l’incident « n’est pas structurel à l’échelle du quartier, mais lié à une inondation dans une cave. Cela relève du domaine privé ».

    Au moment où nous écrivons ces lignes, le syndic de copropriété, l’Agence de l’Étoile, n’avait pas répondu à nos sollicitations. Des travaux de consolidation ont néanmoins débuté dès ce jeudi matin dans la cave du numéro 3, désormais barricadée. « Nous allons remettre une poutre de fondation et reconstruire un mur porteur, explique Emmanuel Alongi, de LA Constructions. Avec la fuite d’eau, le mur s’est entièrement effondré : l’immeuble est aujourd’hui sans mur porteur côté façade. Nous allons le reconstruire au maximum. Il faudra une bonne semaine de travail. »

  • Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Les premières délégations ont été publiées sur le site de la Ville, ce vendredi.

    Plus de dix jours après l’installation du maire, Sophie Joissains (UDI) réélue au second tour avec plus de 47% des voix, les premières délégations de ses 21 adjoints au conseil municipal se dévoilent. Parmi les élus déjà installés sur le mandat de 2020, Éric Chevalier retrouve sa place de premier adjoint, et empoche la gestion du personnel municipal, de la vidéo verbalisation et de l’éclairage public. Dominique Augey, deuxième adjointe, reste aux finances et au budget, Karima Zerkani-Raynal, quatrième adjointe retrouve la délégation de l’attractivité, des relations internationales et du tourisme, Brigitte Billot, placée sixième adjointe, est toujours en charge du social et du CCAS. On retrouve aussi Laurent Dilinger, ancien adjoint en charge du quartier de Luynes, désormais troisième adjoint en charge de la Santé publique et de la Relation avec les hôpitaux publics et privés. Laure Scandolera, conseillère municipale sous le précédent mandat se hisse à la place de seizième adjoint et déléguée à l’Éducation. Parmi les nouveaux noms, on retrouve Patrick Ardizonni, référent aixois de la Chambre des commerces en charge de l’Économie et des relations avec les entreprises. Hervé Liberman, conseiller régional et président de la Commission sport et préparation des JO 2030 se retrouve en neuvième place sur la liste, délégué aux sports, juste derrière Julie Davico-Pahin, entrepreneuse en charge du développement durable et de la transition énergétique. L’ancienne commissaire Mireille Lazare, quatorzième adjoint, sera déléguée à la sécurité et la police municipale. Elisabeth Huard, conseillère municipale d’opposition dans le groupe d’Anne-Laurence Petel en 2020, intègre la majorité comme dixième adjoint en charge de la Politique de la Ville.

    E.B-G.

  • La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    Derrière le pupitre installé au cœur de l’hémicycle pour sa première prise de parole, Nicolas Isnard s’empresse de célébrer : « La Métropole des maires est en marche ! » Seul candidat en lice, le maire de Salon-de-Provence a été élu ce mardi midi président de la Métropole Aix-Marseille-Provence par 199 voix pour, et 38 votes blancs. Sans les voix de l’extrême droite, donc. De quoi ouvrir un nouvel acte pour cette institution de tout juste dix ans, après les présidences successives de Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal.

    Pas candidate à sa propre succession, celle-ci avait eu « la responsabilité exigeante et fondatrice de mettre en place cette Métropole », lui a rendu hommage le doyen de l’assemblée présidant la séance, le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux. Mais s’il salue sa « détermination », il n’en appelait pas moins à franchir « une nouvelle étape dans la clarté, la confiance, l’efficacité ». « L’équilibre à construire est connu, une Métropole stratégique et des communes pleinement respectées dans leurs responsabilités », insistait celui qui, par deux fois, s’était porté candidat à la présidence de la Métropole.

    Équilibre de l’exécutif

    Ce respect des communes faisait figure de programme pour le maire de Salon-de-Provence, depuis de longs mois en campagne. « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes, défend-il après son élection. Ce que nous avons entre les mains, c’est un outil de coopération, qui doit être le fruit des communes de travailler ensemble. » Et notamment avec la première d’entre elles, Marseille, « qui doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ». La distribution des vingt vice-présidences, après une longue interruption de séance, illustre la recherche de cet équilibre à la fois politique et territorial. Les quatre premières vice-présidences sont accordées aux quatre premières villes, une suggestion qui avait été faite, il y a deux ans, par le député Éric Woerth chargé d’un rapport sur les compétences locales. Surtout, la majorité marseillaise, enfin, hérite de cinq vice-présidences. « C’est un grand soulagement, cette élection à Marseille nous a permis de provoquer le grand changement espéré dans cette Métropole », célébrait son maire (DVG) Benoît Payan qui en arrivant au Pharo attendait « des preuves d’amour » du futur président. La gauche métropolitaine au total hérite de huit vice-présidences, proportionnelle à son poids dans l’hémicycle. L’extrême droite n’a aucun siège, « une ligne que nous ne voulions pas franchir », se réjouit Gaby Charroux. « Mais il y a un vrai trou à l’Est de l’étang de Berre », déplore le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. Face aux menaces de suspension de séance, la désignation des onze autres membres du bureau est repoussée au 16 avril.

    Pour ce nouvel exécutif, la priorité est donnée à la décentralisation de la Métropole. « Avant d’avoir des ambitions, il faut d’abord organiser la maison », explique face à la presse Nicolas Isnard. « Cette Métropole a trop souffert de ces querelles du quotidien, ces difficultés à gérer les compétences de proximité », déplore-t-il. Dans l’hémicycle, il redit sa volonté de laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer ces compétences de proximité que nous connaissons mieux que quiconque ».

    Décentraliser les services

    De quoi répondre aux attentes des maires. « Sur la collecte des ordures ménagères, la gestion de l’eau et de l’assainissement, si demain il y a un arrêté, je signe ! » fête Gaby Charroux. « C’est depuis la Métropole que Marseille s’occupera de ces questions-là », défend pour sa part Benoît Payan, demandant deux ans au moins « pour commencer à voir des résultats ». Même s’il reste « des cliquets législatifs à lever pour aboutir sur les transferts de certaines compétences », alerte la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains.

    Cette décentralisation prendra une forme concrète à travers des Maisons de la Métropole, « de véritables antennes métropolitaines installées au cœur des territoires qui auront vocation aussi bien à accueillir les habitants qu’à être des espaces de rencontre pour les maires », présente Nicolas Isnard, qui souhaite les associer à des contrats de projet. Elles devraient servir de point d’appui à une réorganisation de l’administration, avec l’installation de directeurs et la décentralisation de certains services. « Si on ne se dispute plus pour un abribus ou un passage de benne, nous aurons plus d’énergie à dépenser pour trouver de vraies solutions aux vrais problèmes de la Métropole, le premier d’entre eux étant le transport », résume son nouveau président. Une priorité suivie du développement économique, de la construction de logements, de la transition écologique, de la gestion des déchets… « Nous avons un devoir, de réussir ensemble dans un climat apaisé », conclut-il. Même si le maire de Marseille reconnaît : «Il y a des sujets qui seront éminemment plus politiques, et nous aurons des débats, qui seront peut-être compliqués. »

    Grand Avignon mercredi, Toulon PM jeudi

    Les 73 élus communautaires du Grand Avignon ont rendez-vous ce mercredi matin (9h30), à la salle polyvalente de Montfavet, pour élire le président de l’Agglomération. Comme indiqué dans notre édition de ce week-end, le renoncement de Joël Guin, président (DVD) sortant, à briguer un second mandat, ouvre un boulevard à Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) d’Avignon.

    L’élection du président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) aura lieu ce jeudi 9 avril à 9h, en préfecture du Var. La présidence de l’institution devrait revenir à Josée Massi (SE), réélue maire de Toulon au second tour des municipales.

  • Les contours du budget présentés au conseil

    Les contours du budget présentés au conseil

    Notre objectif est de maintenir la trajectoire financière rigoureuse qui est la nôtre. Nous souhaitons continuer dans ce chemin-là. Nous vous présenterons la clôture des comptes 2025 au mois de juin, déroule Dominique Augey. Deuxième caractéristique, ce sont des objectifs budgétaires de continuité de la politique que la Ville a menée pendant le précédent mandat et sur les engagements de campagne. » Si les délégations des adjoints n’ont pas été dévoilées lors du conseil municipal d’Aix, ce vendredi, l’ancienne adjointe aux finances et désormais deuxième adjointe au maire Sophie Joissains (UDI), a présenté le rapport d’orientation budgétaire.

    Le budget doit s’articuler autour de trois priorités. à commencer par la « préservation des Aixois » : pas d’augmentation de la taxe foncière, objectif de 150 policiers municipaux d’ici la fin de l’année, acquisition de 50 caméras piétons… La deuxième orientation vise l’amélioration du « cadre de vie ». Elle comprend l’achat de deux à quatre balayeuses en plus des douze déjà en service, le développement des espaces verts, l’investissement dans les pistes cyclables, ainsi que la rénovation thermique des écoles et de l’éclairage public, avec un objectif de 100% LED. Un volet santé intègre aussi cette orientation : « La Ville soutient de manière active les six maisons pluridisciplinaires de santé », poursuit Dominique Augey. La municipalité ambitionne aussi de renforcer son attractivité culturelle et sportive. Côté logement, « la construction de logements sociaux sera prolongée à hauteur de 900 logements par an ».

    Pas assez « offensif »

    Reste un troisième volet, « construire la ville de demain de manière harmonieuse et apaisée ». « On continue ce qui a été commencé : des opérations patrimoniales importantes, des rénovations et des aménagements, de la réhabilitation urbaine, de voiries… », déroule l’adjointe. Des objectifs à intégrer dans un contexte où « sur la conjoncture, on ne sait rien, tout est très compliqué en ce moment, l’incertitude est maximum ». Concernant les projets inscrits pour 2026, « on imagine une recette à hauteur de 166 millions d’euros et on sanctuarise un certain nombre de choses, comme les subventions aux associations », précise Dominique Augey. Pour 2026, l’investissement est estimé à 60 millions d’euros, le remboursement de la dette à 15,3 millions d’euros.

    « Ce budget est décevant. Il est très peu offensif au regard des attentes, y compris dans votre électorat, des besoins et des attentes des Aixois, critique Marc Pena (PS), qui mène le groupe d’opposition Aix Avenir. Apparemment, vous n’augmentez pas l’impôt, sauf qu’à partir du moment où la Métropole elle-même augmente ses impôts, elle le fait par rapport à ce qu’elle peut donner aux communes. C’est donc simplement un transfert d’argent. » Sophie Joissains rétorque : « On n’est pas dans la grande machination avec la Métropole. On n’augmente pas les impôts parce qu’on veut préserver le pouvoir d’achat. C’est une ligne politique très forte. »

    Cyrille Blint, qui siège aux côtés de Philippe Klein (Horizons), par ailleurs conseiller départemental, pointe : « Pour moi, ce qui ressort de ce ROB est le mot incertitude, qui n’est pas forcément lié au contexte international qui, de mon point de vue, sert un peu à noyer le lecteur. Ce sont les chiffres de la Ville qui sont plutôt inquiétants quand on revoit les arrêtés 2025 prévisionnels. » Face aux différentes remarques émanent des groupes d’opposition, Dominique Augey résume : « Notre posture est justement de se dire comment on va pouvoir faire aussi bien, voire mieux, avec les contraintes financières qui sont les nôtres. »

    En fin de conseil, pourtant, les élus du groupe de gauche Aix Avenir ne sont toujours pas convaincus. « Le budget ne répond pas aux attentes et aux réalités que nous avons rencontrées sur le terrain, estime Agnès Daures (DVG). L’argument de ne pas augmenter les taux d’imposition, quand on ne fait pas suffisamment de logement social, que le service public des transports n’est pas à la hauteur et que finalement ça coûte de l’argent aux gens de se loger… », difficile d’être convaincus, pour l’élue.

    Le budget définitif sera présenté le 27 avril en conseil.

  • Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Après le conseil municipal d’installation, les élus de la majorité et de l’opposition, désormais officiellement élus, seront de nouveaux réunis en salle des États de Provence. Ce vendredi 3 avril, le deuxième conseil municipal du mois se tiendra en mairie, avec, à l’ordre du jour, 29 rapports.

    Surtout, cette séance permettra aux élus d’examiner le Rapport d’orientation budgétaire (ROB) et devrait dresser les priorités budgétaires de la majorité de Sophie Joissains (UDI). Dossier sur lequel les oppositions devraient intervenir. « Les orientations budgétaires ne changent pas, c’est les mêmes, nous allons répéter les mêmes choses : il y a des orientations, mais derrière, il n’y a pas de vraie politique, clairement définie, les orientations budgétaires permettent surtout de répondre aux urgences, aux besoins », commente Marc Pena, député PS des Bouches-du-Rhône, candidat aux élections et désormais à la tête du groupe d’opposition Aix Avenir. « Il permet aussi à la municipalité de rappeler son opinion, qui consiste à dire qu’elle n’augmente pas les impôts et qu’elle est très précautionneuse de son champ public… », résume-t-il.

    Diverses interventions

    « J’aurai l’occasion de montrer que les impôts augmentent autrement, notamment la part métropolitaine qui augmente puisqu’il y a une réversion commune importante au sein d’Aix-Marseille, telle qu’elle est aujourd’hui, poursuit Marc Pena. Au-delà de cela, il y a une nouvelle équipe, on pourrait penser qu’il y a des choses plus audacieuses proposées, mais ce n’est pas le cas. Je crains une chose, c’est la façon dont sera traité financièrement le monde associatif dans son ensemble. » Dans le même groupe d’opposition, David Tessier (PCF) indique que le groupe interviendrait sur les « baisses de dotations de l’état, qui empêchent les collectivités de fonctionner » et sont une « entrave au fonctionnement démocratique ». Les élus d’Aix Avenir devraient prendre également la parole sur le rapport annuel de la Ville en matière de développement durable (RAD), à l’ordre du jour. Idem pour Philippe Klein (Horizons), qui siège dans l’opposition aux côtés du conseiller départemental Cyrille Blint. « Nous n’interviendrons pas seulement sur le ROB mais aussi sur le RAD, il me paraît, sur de nombreux points, insuffisant et ne permet pas d’avoir une adaptation suffisante au changement climatique, ce sont des mesurettes là où il faudrait avoir une vraie prise de conscience sur l’incidence du changement climatique sur la vie des Aixois », indique l’élu. Aussi, vingt rapports de désignations des représentants du conseil municipal aux conseils de la ville, devraient occuper la seconde partie de la séance.

    Conseil municipal retransmis sur le site de la Ville dès 9h.

  • La mandature de Sophie Joissains est lancée

    La mandature de Sophie Joissains est lancée

    La mandature de Sophie Joissains et de sa majorité est lancée. Réélue dimanche dernier par la voie des urnes, la maire sortante est arrivée en tête du second tour, dimanche dernier. C’est par son conseil municipal qu’elle a été élue ce vendredi, à 41 voix. Seuls les groupes d’opposition menés par Marc Pena (union de la gauche et des écologistes) arrivé en deuxiè me position au second tour, et Jean-Louis Geiger (RN) n’ont pas pris part au vote. Deux votes blancs ont été comptabilisés. « C’est officiel, je proclame Madame Sophie Joissains maire d’Aix-en-Provence ! », lance Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, doyenne de la liste donc présidente du conseil d’installation. Scène de liesse, à l’issue de cette annonce, dans une salle des États de Provence pleine à craquer. « Cette confiance nous oblige dans le travail conséquent qui sera à venir. J’ai aussi une pensée très émue pour Maryse qui n’a pas pu être là pour ce jour. On va se remettre à la tâche tout de suite », commente, Sophie Joissains.

    Les délégations à venir

    Ce sont donc 21 adjoints qui siégeront à proximité du maire : 16 postes d’adjoints au maire, 5 postes d’adjoints de quartier. Parmi les noms issus de la majorité sortante, ceux de Éric Chevalier, ancien premier adjoint, Dominique Augey, Karima Zerkani-Raynal, Stéphanie Braise ou Salah Khouiel. Parmi les nouveaux visages de cette liste renouvelée pour moitié, Mireille Lazare, ancien commandant de police, Hervé Liberman, président de la commission sports et JO 2030 à la Région, Jean-Christophe Grossi, déjà élu au commerce en 2014… Les délégations aux adjoints devraient, elles, être dévoilées « en tout début de semaine. Il y a des nouveaux, changements internes aux délégations… », indiquait Sophie Joissains, à l’issue du conseil d’installation. À chaque extrémité de la table de conseil siègent d’un côté les neuf élus issus de la liste de gauche, Aix Avenir, menée par Marc Pena, les trois sièges occupés par le groupe de Jean-Louis Geiger, RN. S’il n’a pas de majorité, Philippe Klein, arrivé quatrième au second tour, siège dans l’opposition aux côtés de Cyrille Blint, conseiller départemental. Il était annoncé que ce soit Laurence Demarchi aux côtés de l’ancien bâtonnier. Trois rapports ont été votés à ce jour également. Parmi lesquels les « délégations de compétences du conseil municipal au maire », qui a agité quelques questions côté opposition de gauche. « Nous avons été surpris de voir apparaître la disposition n°13, qui n’existait pas en 2020, qui permet de décider de la création de classes dans les établissements d’enseignement », pointe Magali Bailleul (Aix Avenir). « On vous demande sur cette question que le conseil puisse délibérer et ensuite adopter à partir de votre proposition », renchérit Marc Pena. Soit. « Je vais vous faire plaisir, on la retire », tranche Sophie Joissains. Les débats reprendront vendredi 3 avril, pour le premier conseil du mandat.

    Les adjoints
    21 adjoint composent la majorité de Sophie Joissains. Parmi les noms issus de l’ancienne majorité figurent ceux de Éric Chevalier ancien premier adjoint, Dominique Augey, ancienne adjointe aux finances, Laurent Dilinger, Karima Zerkani-Raynal, ancienne adjointe au tourisme, Brigitte Billot, ancienne adjointe aux solidarités, Solène Trévidic, Michaël Zazoun, Stéphanie Braise, Rémi Capeau, Perrine Meggiato et Salah Khouiel, et Laure Scandolera. Parmi les nouveaux visages se trouvent ceux de Patrick Ardizzoni, référent aixois de la Chambre de commerce, Marc Ceccaldi, Julie Davico-Pahin, Hervé Liberman, président de la commission sports et JO 2030 à la Région, Elisabeth Huard, colistière d’Anne-Laurence Petel en 2020, Jean-Christophe Grossi, adjoint en 2014, Mireille Lazare, ancienne commandante de police, Olivier Nasles, président du Comité national de l’agriculture biologique de l’INAO, et Gilles Donatini.

  • Sophie Joissains n’est pas candidate à la Métropole

    Sophie Joissains n’est pas candidate à la Métropole

    Point presse, à l’issue du conseil municipal d’installation, ce vendredi 27 mars, en Salle des Etats de Provence. Sophie Joissains, maire sortante (UDI) réélue au second tour dimanche, puis par son conseil municipal ce jour, a enfilé l’écharpe. Depuis plusieurs jours, son nom circulait pour la présidence de la Métropole Aix-Marseille, alors que Martine Vassal (DVD) a annoncé ne pas se représenter pour ce poste. « Je n’étais pas candidate, je regardais ce qu’il se passait. La voix d’Aix compte tout de même pour la Métropole », rectifie Sophie Joissains, ce vendredi face à la presse. « J’ai rencontré le maire de Salon-de-Provence (Nicolas Isnard) hier et je dois dire que ce qu’il m’a présenté correspond à ce que je souhaite comme réforme interne de cette Métropole.» Soit « faire en sorte que ce soit une métropole au service des communes et en même temps des bassins de vie, bien sur. » Pour rappel, Aix dispose de 17 sièges au Conseil métropolitain, et se place en deuxième position derrière Marseille, qui compte 101 sièges. «Je suis en réflexion mais je pense qu’il sera mon candidat», ajoute enfin l’édile aixoise.