Tag: Sophie Joissains

  • La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    « Nous avons la volonté d’être unis face à la mairie de droite et aussi face à l’extrême droite qui est entrée dans le Conseil municipal. Une grosse responsabilité », affiche en ce 12 septembre Marc Pena (PS).

    À la tête d’Aix Avenir, principal groupe d’opposition – passé de six à neuf élus – à la maire d’Aix Sophie Joissains (UDI), il entend être force de « proposition » et « animer les discussions en conseil municipal qui sont souvent refusées par la majorité actuelle ». Dans son local de la rue du Puits-neuf, le groupe ne compte pas ses critiques envers la première magistrate de la ville, pointant « la dégradation » de l’état des écoles. « Des classes ont fermé à la rentrée comme à l’École Daudet. D’autres sont encore menacées de fermeture comme l’école maternelle Campra, dernière maternelle publique du centre-ville intra-muros », déplore David Tessier. L’élu communiste souligne à quel point « un rapport de force » est nécessaire et « peut payer comme l’a montré la lutte victorieuse des parents d’élèves et personnels de l’école les Floralies ».

    Porte-voix des Aixois

    S’appuyer sur l’expérience et les revendications du monde associatif, syndical et des habitants en général pour s’en faire l’écho en conseil municipal : telle est la démarche d’Aix Avenir, qui va par exemple collecter « à partir d’octobre, les propositions des Aixois » contre les chaleurs extrêmes pour les porter dans l’hémicycle afin que « les effets de l’été que l’on vient de connaître ne se reproduisent plus », situe le conseiller PS Cyril Di Meo. « Entre mai et septembre, Aix a connu cinq canicules. La mairie n’a pris aucune mesure d’urgence, n’a pas ouvert les piscines municipales gratuitement à tous, a réduit les horaires des musées. Au lieu de ça, la mairie construit un parking sur le parc de la Torse, bétonise les champs d’amandiers à la Constance… À Aix, on vit encore comme il y a 50 ans », regrette quant à elle l’élue municipale Cécile Cristofari.

    Parmi les autres thématiques évoquées, celle du patrimoine municipal et de la « mise en vente des bijoux de famille aixois », l’Hôtel de Venel dernièrement. « Depuis un quart de siècle, la droite aixoise sert le même discours selon lequel elle n’a pas les sous pour la réhabilitation. Un autre chemin est pourtant possible », explique le conseiller municipal Hervé Guerrera.

    La mise à mal du tissu associatif aixois a aussi été abordée, notamment l’arbitraire des subventions qui lui est alloué. Philippe Amsellem

  • Une programmation riche pour l’acte II de la Biennale d’Aix

    Une programmation riche pour l’acte II de la Biennale d’Aix

    Si le cours Mirabeau avait servi de scène pour ouvrir l’acte I, c’est depuis le quartier d’Encagnane que sera lancé le second épisode de la Biennale. En son cœur, sur la place Romée-de-Villeneuve récemment inaugurée, le Collectif XY, troupe de voltigeurs et d’acrobates proposera une performance dans les airs, dès le début de soirée, comme il l’avait fait pour la première partie de la Biennale. Le collectif prendra ensuite possession de différents lieux du quartier tout au long de la semaine.

    Puis, en centre-ville et dans ses environs, associations locales, maisons de quartier, troupes, artistes invités et étudiants se mobiliseront pour offrir une multitude de spectacles et de rendez-vous culturels. Les différents musées de la ville, lieux majeurs du patrimoine local, hôtels et domaines particuliers, comme les sites municipaux, ouvriront leurs portes pour recevoir les temps forts de ce moment culturel.

    Au total, soixante-dix partenaires pour une centaine de propositions artistiques réparties dans chaque recoin de la capitale de Provence. « Autant de rendez-vous qui témoignent de l’ambition de la Biennale d’Aix : proposer une programmation exigeante en accès libre, ouverte à toutes les générations et portée par une dynamique collective affirmée », estime Sophie Joissains, maire d’Aix, dans sa note d’intention.

    Non-stop

    Parmi cette vaste programmation, plusieurs artistes déjà présents lors de la première partie seront de retour. C’est le cas de la plasticienne Jeanne Vicerial, tisseuse de « gisantes », qui expose ses sculptures de cordes et de tissus dans quatre lieux de la ville, dont la chapelle de la Visitation, et proposera un temps fort en compagnie d’Angelin Prejlocaj, pour qui elle signe les costumes du ballet d’Atys.

    Une multitude de nouveaux artistes et univers seront aussi à découvrir. Parmi les temps forts les plus proches dans le temps, ce week-end des 12 et 13 septembre, la projection de pépites italiennes du septième art, à l’Essaix. Suivi du lancement de l’exposition de l’artiste italienne Chiara Camoni à la Chapelle des Andrettes, monument ouvert exceptionnellement pour accueillir l’artiste. À quelques kilomètres de là, au Tholonet, le domaine familial de Saint-Joseph, de l’artiste François Aubrun, propose un parcours sur plusieurs hectares pour découvrir les œuvres de Jean Messagier.

    Les semaines suivantes offriront une multitude d’expériences. La faculté de droit transforme son campus en Fête des Arts et des Sciences, le Festival Tangible, auquel participe la Biennale, propose d’explorer les différentes facettes du design, tandis que la Chronique Biennale proposera un « parcours nocturne » d’œuvres dans différents espaces de la Ville, notamment les 30 et 31 octobre, où les façades de l’Hôtel de Ville, la place Romée-de-Villeneuve et la place de l’Université seront animées d’un long jeu de lumières.

    Le programme de la Biennale est à retrouver sur le site biennale-aix.fr

  • [Aix Marseille Provence] Le conseil métropolitain rejette les coupes dans la dotation de solidarité d’une voix

    [Aix Marseille Provence] Le conseil métropolitain rejette les coupes dans la dotation de solidarité d’une voix

    «La délibération est rejetée et la Dotation de solidarité communautaire est maintenue, pour une voix», annonce le président (LR) de la Métropole, Nicolas Isnard. Par 79 voix contre, 156 pour et 2 abstentions, le conseil métropolitain ce jeudi après-midi a rejeté la décision de couper 53 millions d’euros – dont 36 millions pour la seule ville de Marseille – la dotation de solidarité communautaire versées aux communes, la majorité des deux tiers n’étant pas atteinte. Une solution qui était portée par le président de l’institution au moment de reprendre le budget arrêté au mois de juin par le préfet après la mise sous tutelle de l’intercommunalité.

    «Nous avons trouvé une idée qui semblait jusqu’à il y a peu de jour satisfaire le plus grand nombre si ce n’est la totalité d’entre nous», plaidait Nicolas Isnard. La conférence des maires le 8 juillet dernier avait acté la création d’un fonds de concours pour financer les investissements des communes à la hauteur des dotations perdues.

    «La perte pour Marseille est extrêmement importante : c’est 9 euros par habitant pour Aix, pour nous c’est 40 euros», dénonçait l’édile marseillais Benoît Payan (DVG), qui réclamait le report de la séance pour proposer une troisième voie, de voter un budget modifier en déséquilibre pour ne toucher aucune des dotations aux communes.

    «Je ne considère pas comme une victoire pour ma commune une décision qui consiste à préserver nos ressources en faisant porter l’essentiel par la commune de Marseille», alertait pour sa part le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. En refusant de retourner par les fourches caudines des magistrats financiers comme le propose Marseille, après le pari perdu du refus de voter le budget.

    «L’enveloppe de la dotation de solidarité communautaire a la capacité d’être régénérée d’une année à l’autre, alors que si les attributions de compensations [versées aux communes pour compenser l’ancienne taxe professionnelle, que le préfet voulait réduire, ndlr] si elles sont diminuées ne peuvent pas être restaurées l’année d’après», expliquait de son côté la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains.

    «Ca s’appelle la honte et le déshonneur», lançait à la cantonade Benoît Payan. Le décompte prouvant que les voix de l’extrême droite se sont ajoutées à la droite.

  • À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    « C’est pour qui l’inscription, pour le loulou ? » « Il est déjà prêt et en tenue ! », lance une mère dans la file d’attente du stand des Golgoths 13. Parmi les centaines de chapiteaux blancs installés sur la pelouse du complexe sportif du Val de l’Arc, où se tenait ce samedi 5 septembre la 27e édition du Salon des sports, réunissant le public et les associations sportives de la ville, le club aixois de basket enregistre les inscriptions et présente ses calendriers. « Il y a une corrélation entre la fréquentation des clubs et les derniers JO, observe Max, directeur sportif des Golgoths 13. Il y a un impact sur le nombre d’inscrits. C’est le cas notamment pour le club de basket. »

    Un peu plus loin, l’association du Club handisport aixois interpelle les passants, flyers étalés sur la table. « Je dois dire que notre club se porte bien ! On est l’un des meilleurs clubs français en natation et en tennis de table, on est plutôt bien soutenus, estime Azzedine Mzouri, directeur sportif. Au niveau du Département, de la Région, la Ville, on n’est pas mal lotis. Même si l’on sait que ça va aller de pire en pire. Il va falloir qu’on compense, qu’on essaie de voir. »

    273 structures

    Pour l’instant, l’heure est surtout à la promotion des valeurs « de partage », conclut le sportif. Au club d’Escrime Pays d’Aix (EPA), on estime « que le cas est différent, on est un sport de niche », décrit Camille Leprince, président de l’EPA. Il ajoute : « On survit aux modes passagères, c’est là, c’est ancré. On a un savoir-faire exceptionnel. »

    Entre deux visites de stands, Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, qui a inauguré l’événement, rappelle les distinctions obtenues par la ville, le label Terre de Jeux 2024 et le titre de Ville européenne du sport 2024 : « C’est très important d’être regardé de cette manière-là, parce que ça attire évidemment les subventions – les temps sont complexes et le seront encore plus demain – mais c’est aussi une fierté pour tout le monde associatif que la ville soit qualifiée de cette manière. » L’élue qualifie Aix de « ville d’excellence sportive ». Hervé Liberman, adjoint aux sports, met en avant « l’engouement » pour la pratique du sport dans la capitale de Provence : 273 clubs sportifs, pour 60 disciplines et 35 000 licenciés, un chiffre « qu’on maintient ». La Ville indique consacrer aux associations sportives un budget de 3,2 millions d’euros en fonctionnement et de 810 000 euros en investissement. Sur le terrain du Salon étaient aussi présents des élus de l’opposition municipale de gauche, dont le député Marc Pena (PS). Ils appellent « la mairie à rouvrir une Maison des associations ».

  • Redécouvrir le comte Mirabeau, son histoire et son héritage

    Redécouvrir le comte Mirabeau, son histoire et son héritage

    Nombre sont les qualificatifs qui décrivent le comte Mirabeau (1749-1791). À la fois un « élu des cœurs et des peuples » et une « icône dont l’Académie souhaite perpétuer la mémoire » pour Christian Dureuil, membre de l’académie d’Aix et commissaire de l’exposition.

    Un « révolutionnaire convaincu mais conseiller, tout de même, de la famille royale », et un « sacré personnage » décrit la maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, parmi les élus et figures locales présentes au lancement de l’exposition « Mirabeau à Aix », qui retrace l’histoire de ce comte. Et l’empreinte qu’il a laissée, à la fois politique, par de célèbres combats, notamment contre l’esclavagisme, mais aussi par son histoire sentimentale.

    L’exposition, marque l’anniversaire des 150 ans de la dénomination du Cours Mirabeau, nommé en 1876. Le nom, avait été proposé et poussé par le maire d’Aix-en-Provence de l’époque, Salomon Bédarrides. Une affaire politique complexe, puisqu’il fallait, en ces temps, un décret du président de la République pour faire approuver la décision de ce nom controversé, à la fois admiré et détesté. Il y a 150 ans également, la célèbre statue du comte, sculptée par Truphème, installée il y a un siècle seulement devant le Palais de Justice, après avoir été longtemps exposée dans la Cour de l’Hôtel de Ville, arrivait dans la capitale de Provence, elle aussi. « Nous avons la chance d’avoir une série de documents et le fonds le plus important de France de la famille Mirabeau. Ça nous a été donné par deux donateurs successifs (…) L’un, est la dernière petite nièce de Mirabeau, la dernière à porter le nom, qui nous a donné les tableaux. L’autre, est la famille Lucas de Montigny, dont le grand-père était le fils adoptif de Mirabeau. Il était d’ailleurs probablement son véritable fils », rappelle Jean-Yves Naudet, président de l’académie d’Aix. Le fonds, précieusement conservé par l’Académie, se compose de « milliers et de milliers de documents », présente-t-il.

    Des centaines

    de documents exposés

    Une petite partie, environ 300 documents seulement, est sortie pour le grand public, à l’académie d’Aix. Parmi les archives emblématiques, toutes les pièces autour des luttes de Mirabeau contre la « traite des noirs » et l’esclavagisme notamment. « Il y a le discours de Mirabeau sur l’esclavagisme et surtout, il était en contact avec un anglais qui était pour l’abolition de l’esclavage et on a les dessins originaux de ces horreurs qu’étaient les bateaux, ou les esclaves étaient entassés », précise Jean-Yves Naudet. L’exposition, est à voir dès ce jeudi 3 septembre et jusqu’au 27 mars pour (re)découvrir le parcours de ce personnage historique.

  • La prévention, l’autre front contre les incendies

    La prévention, l’autre front contre les incendies

    Avant les dégâts humains et matériels causés par les flammes – contre lesquelles les pompiers luttent toujours en Gironde notamment – les autorités misent sur la prévention. Parmi les acteurs de la sensibilisation et aux comportements à adopter pour limiter les feux dans les massifs qui composent notre région, les jeunes de la garde régionale forestière. Polos et short kaki, rangers au pied, ils sont quatorze, répartis en patrouille, à arpenter le grand site Concors Sainte-Victoire. Souvent étudiants, ils sont intégrés au plan « Guerre du Feu », lancé en 2018 par la Région. Cette année, ils sont au total 250 gardes régionaux forestiers à être déployés sur 23 territoires locaux. Ce mercredi matin, rendez-vous à l’entrée du barrage de Bimont, départ d’un des principaux axes empruntés par les randonneurs pour rejoindre la Sainte-Victoire. Rosalie, Manuel et Nils, déjà en poste, s’attellent à la sensibilisation des premiers touristes en promenade.

    « Une dizaine de départs de feu repérée et maîtrisée »

    Prévenir, rappeler les « bons gestes » à adopter dans les massifs est l’une des missions principales de ces jeunes, engagés de juin à septembre pour aider à la prévention incendie. Ils sont un appui au dispositif de surveillance interservice existant. L’équipe est rejointe par Sophie Joissains, vice-présidente de la Région et maire (UDI) d’Aix, et Arnaud Mercier, président du grand site Concors Sainte-Victoire et maire (DVD) de Venelles, venus prendre le pouls du terrain. « À ce jour, 40 millions d’euros ont été alloués à ce plan [Guerre du feu] et aujourd’hui nous avons renfloué notre équipe de garde régionale forestière au grand site Sainte Victoire », rappelle Sophie Joissains. En 2026, 1,4 million d’euros sont alloués par la Région, à la GRF. La lutte contre les incendies est une « priorité » pour la Région, rappelle l’élue, les effectifs de la GRF pourraient être augmentés « autant que de besoin ». Sur le terrain, la sensibilisation commence dès le kiosque, à l’entrée du barrage. Dans les massifs, des binômes circulent dans des véhicules récupérés le matin même sur le site de Beaurecueil. « Il y a parfois des personnes têtues, confie Rosalie, qui intègre la GRF pour la première fois. Mais globalement, le public est compréhensif. On informe des lois. Nous, on ne pourra rien faire, mais on collabore avec la police et les gendarmes. On les informe aussi du montant des amendes, des patrouilles régulières… Ça les résigne, normalement. » En cas de danger repéré, les membres de la patrouille ont un contact direct avec les pompiers. Sophie Herete, directrice des espaces naturels et grand sites de France à la Métropole rappelle qu’une « dizaine de [départs] de feux depuis début juillet, autour de Sainte-Victoire » ont été recensés. « Nous avons réussi à tous les maîtriser. » « Mais notre mission va au-delà de la prévention incendie, on est là pour assurer la sécurité globale des gens », précise Manuel, qui revient pour une deuxième année. Et s’il reste encore du travail pour la GRF, « la plupart des gens sont consciencieux, au courant des réglementations et sont à même de repérer chez d’autres des comportements à risque. Dans la région, on a une conscience collective par rapport au risque du feu de forêt », estime Nils qui lui aussi, renouvelle son engagement. Arnaud Mercier rappelle d’ailleurs que le grand site Sainte-Victoire, qui fait partie d’un réseau national, est d’ailleurs « une référence nationale », en termes de prévention incendie.

    EN CHIFFRES

    400

    Le nombre d’hectares brûlés dans les Bouches-du-Rhône, depuis le début de l’été. Le département est l’un des plus exposés au risque de feu de forêt en France, dû aux fortes chaleurs, au vent, à la sécheresse végétale ainsi qu’au dérèglement climatique. 40% de la surface du département est positionnée sur des massifs forestiers.

    90 %

    Parmi les départs d’incendies, 90% sont d’origine humaine. Dans les Bouches-du-Rhône, 30% de ces départs sont liés à des travaux, notamment à la non-application de la réglementation. Entre autres, la présence d’un extincteur est obligatoire, tout comme le débroussaillement d’un chantier situé à moins de 200 mètres d’une forêt.

    9

    C’est le nombre de forestiers de l’ONF, actifs pour la mission spécifique d’entretien du massif forestier dans les Bouches-du-Rhône. Des effectifs très réduits. En presque 20 ans, l’Office a perdu quatre agents sur ce territoire, alors que la superficie de forêts à entretenir a augmenté de 8 000 ha. Une réduction des postes à l’image de la tendance nationale.

    54

    Pour assurer les missions d’extinction des incendies et assister les équipes sur place, les Bouches-du-Rhône, l’ONF et les sapeurs-pompiers disposent de 54 véhicules de soutien aux intervenants (VSI). Dès qu’un départ de feu est déclaré, le véhicule arrive sur le lieu de l’incendie entre cinq et dix minutes après l’alerte.

  • À Aix, les derniers messages d’Alain Chouraqui pour la démocratie

    À Aix, les derniers messages d’Alain Chouraqui pour la démocratie

    Au pied du Wagon du souvenir, juste en face du Camp des Milles où des milliers de juifs ont été internés, dont une centaine d’enfants, avant d’être déportés, officiels, représentants de la justice, élus et représentants d’associations, se sont rassemblés pour se souvenir des victimes des crimes racistes et antisémites, mais aussi des résistants « ordinaires », dénommés Justes parmi les Nations. Dix-huit, ont été identifiés comme ayant œuvré en faveur des internés du Camp des Milles. Ce soir, c’est aussi la dernière cérémonie officielle à laquelle Alain Chouraqui assiste en tant que Président de la Fondation du Camp des Milles, dont il est fondateur. Ce dernier, a annoncé quitter la présidence le mois dernier, quelque temps après avoir engagé les démarches pour inscrire le site au patrimoine mondial de l’Unesco. « C’est un moment particulier entre moi et la Fondation, confiait en amont de la cérémonie Alain Chouraqui. Il me semble que c’est le moment de rassembler, de mettre en avant les leçons de l’Histoire que nous avons fait émerger dans notre travail de recherche. » Avant de les développer, de revenir sur le travail de la Fondation, initiateur, Alain Chouraqui a d’abord exprimé son « dégoût » après avoir appris, ce même jour, « qu’à Paris a été brisée la plaque en hommage à trois Justes parmi les Nations qui sauvèrent un enfant juif ». Avant de s’atteler à rappeler des points majeurs « qui nous interpellent directement aujourd’hui ». En premier lieu, « la démocratie commence après l’élection (…) l’Histoire confirme qu’une légitimité démocratique ne repose pas seulement sur le suffrage universel : elle exige le respect absolu des droits, des libertés, des minorités et des contre-pouvoirs », rappelle-t-il. Le fondateur de la Fondation a également rappelé que « l’engrenage vers le pire est nourri par tout extrémisme », mais aussi, et surtout, que « chacun peut résister à sa manière (…) La passivité, plus encore que l’indifférence, est le principal facilitateur des persécutions ». La maire, Sophie Joissains, a rendu hommage au travail d’Alain Chouraqui
    « Il a voulu, avec une force immense faire en sorte que cette tuilerie, qui tombait en ruine à l’époque et que tout le monde souhaita voir disparaître – on n’aime pas avoir un souvenir pareil non loin de chez soi – puisse devenir le mémorial qu’il est aujourd’hui », a rappelé la première magistrate.

  • Catherine Pégard visite le patrimoine culturel local

    Catherine Pégard visite le patrimoine culturel local

    Il est de coutume que les officiels passent par le Festival d’Art Lyrique. Pour la représentation du Requiem de Mozart de Raphaël Pichon, vendredi soir, la ministre de la Culture, Catherine Pégard, comptait parmi les présents. Avant le rendez-vous nocturne, elle s’est d’abord rendue au Centre International des Arts et Mouvements (CIAM), lieu qui se veut « ouvert au plus grand nombre », introduisait Maïté Chanay, responsable des relations pour le CIAM. « Il n’y a aucun lieu comme celui-ci en France », appuyait de son côté Philippe Delcroix, directeur technique du Festival d’Art Lyrique et Président du CIAM.

    « Encourager » le dispositif

    La ministre, entourée de la maire d’Aix, Sophie Joissains et du sous-préfet, Mathieu Gatineau, a fait le tour du site, étendu sur cinq hectares, mais s’est surtout attablée pour écouter les bénéficiaires du dispositif Orféo Vacilla, projet artistique faisant passerelle entre l’opéra et le cirque et mêlant ces deux arts pour (re)donner vie au mythe d’Orphée. Les chœurs, ont été assurés par Ev’Amu, un ensemble vocal amateur de l’université d’Aix Marseille, fondé en 2019. La pièce a été présentée gratuitement pendant une semaine, au mois de juin, sur le site du CIAM, suivant la volonté du Festival : celle de rendre l’opéra accessible à tous, populaire, ont réexpliqué les équipes face à Catherine Pégard. « Le mélange des publics se fait rare », pointait Marie Molliens, artiste de cirque associée au CIAM et directrice artistique de la compagne Rasposo et en charge de la direction d’Orféo Vacilla. Le travail, a été félicité par la ministre, qui souligne une « approche tout à fait différente de l’opéra ». « On ne peut qu’encourager cela, c’est aussi rendre accessible à ceux qui en ont le moins l’habitude le fait de venir voir un spectacle », appuie la ministre. Mais en toile de fond de cette visite, les inquiétudes budgétaires qui planent autour du monde culturel. Un sujet qui n’a pas été abordé dans les échanges, mais sur lequel la ministre a tout de même été interrogée, entre deux visites. Consciente des « difficultés qui sont celles de tous les théâtres, tous les opéras », elle a estimé que ces difficultés « ne sont pas le sujet aujourd’hui. Le sujet aujourd’hui est de réfléchir à la manière de faire les choses le mieux possible, et de faire les choses dans l’ordre en discutant avec ceux qui les font, les artistes, les directeurs de théâtres et d’institutions. C’est mon travail, c’est ce que je suis en train de faire et pour l’instant on ne peut dire des choses définitives, puisque justement, on travaille à faire mieux que ce qui est dit dans les rumeurs. » Samedi dernier, la ministre a affirmé, auprès de l’AFP, « se battre » pour que tous les financements prévus pour le deuxième semestre en 2026 passent. Après le CIAM, Catherine Pégard a ensuite visité la Bastide du Jas de Bouffan, qui vient de rouvrir ses portes.

    « Faire mieux que ce qui
    est dit dans
    les rumeurs »

  • Pour la Ville d’Aix, l’œuvre de Camus est « définitivement » préservée

    Pour la Ville d’Aix, l’œuvre de Camus est « définitivement » préservée

    Le fonds Albert Camus vient de faire son entrée dans les collections nationales de la Bibliothèque nationale. Pour rappel, le fonds d’archives contient une majeure partie des manuscrits de l’auteur éponyme, dont celui de l’Étranger. Le maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, salue la nouvelle. « Son intégrité est définitivement préservée en évitant sa dispersion ou son acquisition par un acteur étranger. Il sera donc accessible au plus grand nombre est valorisé à la hauteur de cet immense écrivain », estime le premier magistrat de la ville. Sophie Joissains relie l’actualité à l’histoire locale, puisque la Ville « assurait la conservation, la communication et la valorisation d’une grande partie de ce fonds au titre d’un contrat de dépôt établi par Catherine et Jean Camus », pendant plus de 25 ans à la bibliothèque Méjanes. Si « l’ensemble des documents est actuellement regroupé à la BNF dans le cadre des opérations de récolement et d’estampillage consécutives à l’acquisition du fonds par l’État », indique la municipalité, « à l’issue de ce travail, une partie de ces documents sera de nouveau mise à la disposition de la Ville d’Aix, par la BNF, selon les modalités définies entre les deux institutions ». Une opération « totalement indépendante du chantier de transformation actuellement en cours à la bibliothèque Méjanes ». Le maire assure que, la Ville célébrera « l’œuvre de Camus à l’occasion du 70e anniversaire du Prix Nobel » et prépare un programme pour le 17 octobre, date d’attribution de ce prix et le 14 décembre, jour ou l’auteur intervenait pour la dernière fois à Aix, en 1959.

  • La Ville d’Aix adopte le crowdfunding pour soutenir ses projets culturels

    La Ville d’Aix adopte le crowdfunding pour soutenir ses projets culturels

    Dans le cadre de sa stratégie de diversification des ressources, la Ville lance une campagne de financement participatif. Ce, par le biais de la plateforme Collecticity, opérée par la société Urbanis Finance, dédiée à recueillir des dons pour des projets portés dans les communes. Cette option se greffe à une démarche de mécénat auprès des entreprises, engagée par la municipalité depuis juin 2024. La délibération a cet effet a été débattue lors du dernier conseil municipal. « La ville veut développer le recours aux dons des particuliers qui a progressé de 3,6% en 2025 et représente 58% de la générosité en France contre 42% pour le mécénat d’entreprise, contextualise Patrick Ardizzoni, adjoint à l’économie. Les fonds recueillis contribueront au financement d’actions et projets conduits par les musées d’arts et d’histoire, le Musée Granet, les sites cézanniens. » Si aucune des oppositions ne s’est opposée au vote de la délibération, le sujet a suscité des interrogations. Après question du RN sur la « redevance » attribuée à la plateforme, la municipalité explique que l’organisme touche 5,5% de commission sur le montant de dons récoltés, limité à 12 500 par an.

    Le rôle de l’impôt ?

    Cyrille Blint, conseiller municipal d’opposition (DVD) estime « qu’une collectivité comme Aix ne devrait pas à avoir à aller chercher les fonds auprès des particuliers ou au niveau des entreprises (…) normalement, ça doit se faire à travers l’impôt ». Autre réflexion issue de ce groupe, l’impression que « quelque chose est pris d’un côté pour être enlevé de l’autre ». Cyril Blint justifie. « Quand un particulier va faire un don pour les sites cézanniens, 66% de ce don va arriver en moins dans les caisses de l’état (…) Je ne suis pas passé de l’autre côté du groupe de M. Pena [Aix Avenir, Ndlr.] mais il me semble qu’il y a quelque chose qui n’est pas vertueux et même si ça part d’un bon sentiment, c’est peut-être pas la solution idéale pour les deniers publics. » À gauche, on rejoint la réflexion sur une possible substitution à l’impôt. « Ça pose la question de l’intervention privée dans les choix culturels. Il va falloir être vigilants à ce que la programmation des musées, des spectacles, il n’y ait pas une contrepartie à ce financement participatif », s’inquiète Agnès Daures (DVG) qui, s’interroge aussi sur « la façon dont on l’intègre dans le budget ». « Ces montants sont un plus, ce n’est pas financer un projet, c’est donner un plus pour que le projet soit encore mieux », assure Sophie Joissains, tandis que Patrick Ardizzoni pointe une « période ou il y a un changement de modèle », ou « tout ne doit pas passer par l’impôt » et de rappeler que « les ressources de la Ville ne peuvent pas reposer que sur le mécénat bien entendu ».