Tag: Sophie Joissains

  • Un ultime conseil qui élude les questions budgétaires à Aix -en-Provence

    Un ultime conseil qui élude les questions budgétaires à Aix -en-Provence

    Dernier conseil de l’année, dernier conseil avant les élections municipales et pas moins de 199 rapports à l’ordre du jour. En toile de fond de cette assemblée, la course au fauteuil de maire d’Aix. Dans la salle des États de Provence siégeront les deux candidats officiellement déclarés. D’un côté, Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône et président du groupe d’opposition Aix en Partage, de l’autre, Sophie Joissains, maire UDI sortante.

    Les élus municipaux se réunissent, ce 19 décembre, pour la dernière fois avant que le nom du prochain maire ne soit révélé. Ce vendredi, ni rapport d’orientation budgétaire, ni vote du budget ne figurent au programme. Cette absence à l’ordre du jour serait notamment justifiée par le contexte incertain qui pèse sur les collectivités, auxquelles le gouvernement demande un effort supplémentaire : le Sénat a revu la contribution à 2 milliards d’euros, contre 4,6 milliards initialement. Pour rappel, le conseil municipal a jusqu’au 30 avril pour voter son budget.

    BHNS et équipements culturels

    Pour Marc Pena, l’absence de débat budgétaire constitue un faux pas. « Je suis étonné que pour ce dernier conseil municipal de la mandature, nous ne débattions pas de l’orientation budgétaire de notre ville. C’est une question éminemment politique et stratégique. Les Aixois et les Aixoises méritent de savoir quelles seront les priorités de la municipalité sortante pour les mois à venir », déplore le candidat socialiste.

    « Cette (raison) ne se justifie pas pour moi, pointe de son côté Philippe Klein, à la tête du groupe municipal d’opposition Aix Autrement et référent aixois du parti Horizons. J’espère que c’est une réalité et pas une difficulté que l’on voudrait soustraire. J’ai des interrogations légitimes : le fait que le gouvernement sollicite les communes est quelque chose de connu. On en a déjà tenu compte (…). C’est de nouveau un débat dont on prive les électeurs. » L’élu d’opposition devrait par ailleurs saisir le maire sur la question des mobilités. Des embouteillages, plus précisément.

    Outre les débats liés à la campagne électorale qui risquent de teinter la séquence, plusieurs dossiers majeurs seront étudiés. Parmi eux : le renouvellement des délégations de service public, dont les lauréats pour le Grand Théâtre de Provence et le 6MIC doivent être annoncés ce vendredi, et l’approbation du programme de travaux du BHNS (bus à haut niveau de service), qui doit relier le centre-ville au pôle d’activités d’Aix, dans le quartier de la Duranne.

  • Plus de 43 000 visiteurs à la Petite galerie Cezanne

    Plus de 43 000 visiteurs à la Petite galerie Cezanne

    Une dernière fermeture pour clore l’année Cezanne. Au terme de l’été, une majorité des tableaux du Musée Granet sont repartis, les rénovations de la Bastide ont repris. Il ne restait plus que la Petite galerie Cezanne, et l’exposition « À hauteur d’enfant », inaugurée le 4 février dernier, dont l’accueil s’est achevé ce lundi 15 décembre. Une dernière cérémonie en présence des organisateurs, des équipes culturelles de la Ville et du maire mais aussi des mécènes du projet a permis de révéler un premier bilan fructueux autour de la Petite galerie. « Oui, l’exposition de la Petite galerie était un vrai succès, et l’affluence en témoigne. Plus de 43 000 visiteurs, 12 000 élèves : c’est le marqueur essentiel pour tous ceux qui ont œuvré (…) une exposition de cette classe, ludique, éducative avec une immersion complète dans l’univers cezannien a vraiment conquis tout le monde », pointe Rémi Clamens, directeur du site aixois de Technicatome, entreprise mécène de ce musée cezannien dédié aux plus jeunes. Tout comme le groupe Ortec, représenté ce lundi soir, qui a entre autres œuvré à la rencontre entre l’univers Cezannien et plusieurs enfants malades de l’hôpital de la Timone, à Marseille.

    Une année « très réussie »

    « Sur l’année Cezanne, ce sont plus d’un million d’euros qui ont été recueillis de nos entreprises sur les manifestations des événements, précise Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence. La Petite galerie Cezanne, c’est la première en France à avoir ouvert pour les enfants en alliant le talent, la curiosité, l’ingéniosité, une pédagogie fine et légère à la gratuité, c’est-à-dire l’accès pour tous les enfants à cette petite Galerie », poursuit l’édile de la Ville, qui précisera l’accueil de 424 classes, 3 878 participants aux ateliers, 1 700 visiteurs issus du champ social (centre de proximité comme les établissements de santé) accueillis sur le temps de programmation de l’exposition. Ce sont aussi 424 classes qui ont pu bénéficier d’une visite, dont 232 d’Aix-en-Provence et 114 du Pays d’Aix, pour un total de 12 000 élèves, selon les chiffres de la Ville. Victime de son succès, l’ouverture de la Petite galerie Cezanne avait d’ailleurs joué les prolongations : initialement prévue en octobre, la fermeture avait finalement été actée pour le 21 décembre. « Ça a été une année très réussie, puisque 350 000 visiteurs se sont rendus à l’exposition du Musée Granet et dans les lieux la Bastide, l’Atelier des Lauves nous avons eu 100 000 visiteurs, poursuit le maire. C’est énorme : les retombées pour la Ville sont de 40 millions d’euros. De même que les retombées médiatiques. Nous avons investi un million sur la communication, et ce sont 50 millions de retombées si nous avions dû commander l’ensemble des articles diffusés. » Il faudra néanmoins attendre le conseil municipal, programmé ce vendredi 19 décembre, pour que des chiffres affinés soient révélés et qu’un bilan d’ensemble soit tiré. Quant au devenir de la Petite galerie Cezanne : « Nous allons reproduire ce type d’événement pour les enfants », conclura Sophie Joissains, qui ajoute : « Ce serait dommage de ne pas le reproduire, c’est encore en cours de réflexion. »

  • Dans les Bouches-du-Rhône, des porosités risquées entre droite et extrême

    Dans les Bouches-du-Rhône, des porosités risquées entre droite et extrême

    Au fil des semaines et des déclarations successives de candidature, la poussière retombe progressivement sur les municipales dans les Bouches-du-Rhône. À commencer par sa ville centre, Marseille, où la campagne est déjà bien engagée alors que doit s’appliquer un nouveau mode de scrutin avec deux urnes. L’extrême droite a dégainé en premier, avec la candidature dès le mois de juin du député RN de Marignane, Franck Allisio, jouant sur la normalisation du parti lepéniste et les débauchages d’élus de secteur à droite qui se poursuivent de mois en mois.

    Dans une ville où un tiers des électeurs, lors des derniers scrutins nationaux, votaient pour l’extrême droite, le sénateur Stéphane Ravier lui a enlevé une épine du pied en se retirant de la course début octobre pour lui apporter son soutien. À droite, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département Martine Vassal a précipité sa candidature à la rentrée, durcissant le discours pour prendre des voix à l’extrême droite. Jusqu’à créer des tensions avec l’ex-secrétaire d’État Sabrina Agresti-Roubache, tandis que l’ex-maire des 9-10 Lionel Royer-Perreaut a annoncé quitter la vie politique, refusant de la soutenir. Le docteur Frédéric Collart (DVD), candidat, se fait désormais discret. Les insoumis, approchés par l’adjoint écologiste Sébastien Barles et son collectif Vaï Marseille, ont de leur côté adapté leur calendrier au contexte national, même si le député Sébastien Delogu ne cache pas son ambition. Quant à la majorité bien en place, le Printemps marseillais retarde son entrée en campagne après une démonstration de force à la rentrée, mais a reçu le soutien des communistes et d’écologistes frappés par la mise en retrait de leur chef de file.

    Ailleurs, l’extrême droite ne cache pas ses ambitions après avoir ravi il y a un an la ville de Rognac gangrenée par les affaires, mais à l’issue seulement d’une improbable quadrangulaire. Pour débaucher maires et candidats, le RN a concocté un label « Provence qu’on aime », espérant élargir son ancrage territorial après les législatives. Dans les bastions ouvriers de Fos-sur-Mer et Port-de-Bouc, la droite locale a franchi le Rubicon en s’y ralliant. Mais à Marignane, le maire Eric Le Dissès qui s’est allié à Franck Allisio doit faire face à une large coalition menée par le maire (UCE) de Gignac, Christian Amiraty.

    Sur la Côte bleue, le maire (DVD) de Carry René-Francis Carpentier doit faire face à une multiplication de listes, dont la défection de son ex-adjointe Valérie Guarino, également vice-présidente (DVD) au Département. À Aix, Sophie Joissains (UDI) déjà candidate annoncée depuis longtemps tient encore le centre et la droite, sans autre liste face à elle dans son camp pour le moment, mais devra affronter la gauche unie, sans les insoumis.

    Ailleurs, la gauche espère conserver ses villes, notamment les bastions communistes comme Martigues où le RN se montre ambitieux. Surtout, elle espère reprendre les territoires perdus comme Arles, où Nicolas Koukas (PCF) avait réalisé de bons scores aux législatives, ou Gardanne, où elle espère l’union face à la candidature du maire (LR) sortant Hervé Granier.

  • Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Ce n’est qu’après l’exposition Cezanne remballée, ce dimanche donc, que les retombées économiques liées à l’événement culturel international pourront définitivement être tirées. Mais déjà, mardi dernier, lors d’une table ronde au programme d’une soirée de rencontres et débats organisée par le Crédit Agricole Alpes Provence, Michel Fraisset, directeur général de l’Office de tourisme d’Aix-en-Provence, a présenté les premiers résultats économiques de cet été cézannien. « Pour éviter le doigt mouillé, on a demandé à la chambre des commerces (CCI) de nous accompagner cette année avec différents partenaires dont la Région, avec le Comité régional du tourisme, pour mener une enquête d’étude d’impact et vérifier pourquoi les gens étaient venus à Aix cette année », présente Michel Fraisset. Les résultats pour cette exposition totalement « à la maison » (« in house » en jargon commercial), sont très positifs : 305 813 billets individuels ont été vendus pour l’exposition Cezanne au Jas de Bouffan au Musée Granet dont la vente a permis une recette de 4, 5 millions d’euros de vente directe.

    Budget « équilibré »

    « C’était l’amortissement qu’il fallait trouver pour pouvoir équilibrer le budget de l’exposition », souligne le directeur de l’Office de Tourisme. Aux résultats de la billetterie individuelle s’ajoutent les retombées des visites de groupe, les privatisations diverses, l’ensemble des visiteurs qui ont bénéficié de dispositifs privilégiés et les plus précaires qui ont pu, par le biais de partenariats accéder à l’exposition et aux sites. Victime de son succès, la Petite Galerie Cezanne repousse d’ailleurs sa date de clôture au 21 décembre. Lors du dernier conseil municipal, tenu vendredi dernier, Sophie Joissains, maire (UDI) de la Ville rapporte qu’au fonctionnement, les dépenses de 7 660 451 euros ont été amorties par 7 035 349 euros de recettes. « On avait prévu qu’il y aurait 3 millions de reste à charge. Il est aujourd’hui de 625 102 euros », se félicitait la maire. Au-delà d’un impact économique marquant, ce sont les retombées médiatiques qui ont été valorisées. « On en parlait partout. Ces retombées médiatiques, il y a des calculs spécifiques pour les estimer, précise Michel Fraisset. À ce jour elles sont estimées à 50 millions d’euros, et vont bénéficier pendant les deux ou trois années à venir à l’attractivité d’Aix-en-Provence ».

    Uniquement pour le premier article numérique du New York Times, ce sont 117 millions de lecteurs qui ont été enregistrés. Enfin, ce sont 120 nationalités qui se sont rendues à Aix, dont 63% des sondés ont fait le déplacement pour l’exposition Cezanne.

  • L’avenir des parkings aixois remis sur la table du conseil municipal

    L’avenir des parkings aixois remis sur la table du conseil municipal

    La piétonnisation du centre-ville augmente l’utilité des parkings et plus encore avec l’arrêté de fermeture du parking Méjanes, pose, en début de conseil municipal ce vendredi, Philippe Klein (Horizons), à la tête du groupe municipal d’opposition Aix Autrement. La Métropole a adopté deux résolutions relatives à la régie des parkings métropolitains, qui exploite les parkings aixois récemment perdus. Ils sont pourtant indissociables de la gestion du centre-ville. »

    Le 2 octobre dernier, la Ville a contesté, face au tribunal administratif, la mainmise de la Métropole sur ses parkings, votée lors d’une délibération en décembre 2022, dans le cadre de la loi 3DS, relative à l’action publique locale. Requête rejetée par la rapporteuse publique. Alors qu’un délibéré est attendu le 17 octobre sur la question, Philippe Klein a tout de même interrogé : « Est-ce que qu’il existe une chance de récupérer ces parkings perdus ? », et « comment envisager la future offre de parking en centre-ville en espérant qu’elle échappera au joug métropolitain ? »,

    Sophie Joissains, maire (UDI), souligne, dans un premier temps, l’unanimité « contre la décision métropolitaine » qui à son sens « souffre de nombre de défauts ». Entre autres, un vote à main levée, à contre-courant des indications du règlement intérieur, selon le maire.

    « Nous ne lâcherons pas »

    Si l’avis n’est pas partagé par la rapporteure publique, qui a balayé tout risque de vice de procédure, la maire rappelle que « nous [la Ville, Ndlr] ferons appel si la décision ne nous convient pas (…). nous ne lâcherons pas. Ces parkings sont à la fois la capacité de piétonniser le centre-ville avec les abonnements résidents, c’est aussi faire en sorte que nous puissions venir sur Aix lors de manifestations [diverses], à des tarifs avantageux. C’est une chose que nous souhaitons poursuivre en termes de politique ».

    Sophie Joissains met d’ores et déjà en avant une « perspective d’accroissement des parkings » et, sans dévoiler les emplacements, assure que trois projets pourront bientôt être mis en concertation avec les habitants. La Semepa (Société d’économie mixte d’équipement du Pays d’Aix) sera en charge de mettre en route le projet. « Il y a une chance de récupérer ces parkings », assure le maire.

    Du côté de l’opposition Aix-en-Partage, Marc Pena, également député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, s’interroge : « Votre politique est donc de faire une offre de parking un peu plus importante, un peu plus diversifiée plutôt que de diminuer le flux des voitures ? » Avant de reconnaître que « les conclusions du rapporteur public sont vraiment étonnantes ». Pour Marc Pena, il y a une solution : que « la Métropole change de main, ça pourrait arriver. S’il y avait une autre majorité, la Métropole ne se comportera pas de la même manière vis-à-vis d’Aix-en-Provence sur ce point, comme partout ».

    Le débat n’ira pas plus loin. Sophie Joissains conclut, avant de passer à l’ordre du jour : « Il faut des parkings parce que nous voulons des familles en centre-ville, et elles ont des voitures. Il nous faut une offre de parking supérieure. »

  • Les associations toujours en quête de bénévoles

    Les associations toujours en quête de bénévoles

    Stands culturels, institutionnels, animaliers, sportifs et bien d’autres constituent la panoplie d’organisations présentes sur le cours Mirabeau, à l’occasion de la cinquième édition du forum des associations et du bénévolat. 300 associations – « fil rouge et vitalité de la Ville », selon Sophie Joissains, maire (UDI) sans communiquer davantage sur l’événement, faute de réserve électorale – ont installé leurs étals le temps d’une journée.

    « On cherche une activité pour la rentrée, un peu tard, mais sur place la petite aura une idée plus concrète de ce sur quoi elle s’engage », estime Julia en quête d’une activité sportive pour sa fille. Pour Esteban, étudiant, il s’agit d’« intégrer une association en tant que bénévole, pour rencontrer du monde et donner de son temps par la même occasion. Pourquoi pas acquérir de nouvelles compétences aussi et enrichir le CV ! ». Pour d’autres, comme Steph, difficile d’imaginer s’engager dans une association à plein temps. « De nos jours on n’a plus le temps. Avec le boulot, les obligations familiales… Mais trouver un sport ou une asso d’art pour les enfants, oui ! » « Moi, c’est mon dossier scolaire qui me pousse à aller sur le forum. Je sais que certaines écoles comme Sciences Po valorisent l’engagement sur le dossier. Je me dis qu’intégrer des maraudes ou donner des cours ça peut être mon truc », ajoute Elsa, 17 ans.

    S’engager différemment

    À chacun sa motivation pour venir sur le forum donc. Côté associations, la sensibilisation à une cause et surtout, le recrutement de bénévoles reste l’intérêt principal. « Depuis le Covid, le bénévolat s’est développé, avant de se calmer. Mais on est toujours sur la corde raide au niveau des bénévoles réguliers, pointe Eric Richard, vice-président de l’antenne locale du Secours populaire. On voit quelques étudiants arriver et c’est tant mieux, ça va permettre de rafraîchir les équipes. » La majeure partie des bénévoles sont des retraités, selon l’antenne locale. « Oui, c’est plus difficile d’avoir des bénévoles », concède Clairette Gatineau, présidente de la MJC Prévert.

    Un constat que ne partage pas Anna, qui tient le stand des Petits frères des pauvres. « On a une grande parité dans les âges. On est plutôt là pour communiquer sur les actions que l’on fait ». « Peu importe l’âge ou le temps que l’on donne dans une association, il faut que ce soit quelque chose auquel on croit, puis il faut le respecter, en faire quelque chose et le poursuivre. Tout ce qu’on donne est un plus », ajoute Heather, bénévole pour la même association. Pour Jacques Ducerf, bénévole des visiteurs de personnes sous main de justice (ANVP), le bénévolat et l’engagement, c’est aussi et surtout une « question de relations humaines ».

    Selon une étude de la France bénévole, Recherches et Solidarités, avec Coalta Formations, en 2025, « 11% des Français, soit 5 millions de personnes, donnent du temps chaque semaine aux associations ». Une progression significative de 2 points en 2 ans.