Tag: Sophie Joissains

  • À Aix, nouvelle configuration pour le conseil municipal

    À Aix, nouvelle configuration pour le conseil municipal

    Les nouveaux maires ont jusqu’à dimanche pour installer leur conseil municipal. À Aix-en-Provence, la première séance de cette nouvelle mandature se tiendra ce vendredi 27 mars (10h), à l’Hôtel de Ville. À la tête de la majorité, Sophie Joissains, maire sortante (UDI), réélue avec 47,35% des suffrages exprimés, sera reconduite dans ses fonctions et revêtira l’écharpe tricolore. Ses élus recevront également leurs délégations et leurs écharpes.

    Comme le veut la tradition, la doyenne des élus, Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, déjà présente durant le précédent mandat, ouvrira la séance. Les plus jeunes élus seront chargés du dépouillement.

    De nouveaux visages feront leur entrée pour siéger autour de Sophie Joissains, la liste ayant été largement renouvelée pour ces municipales : 22 élus étaient déjà en poste, 19 sont de nouveaux arrivants. Parmi eux figurent notamment Patrick Ardizzoni, référent aixois de la Chambre de commerce, Loris Martin, étudiant et cofondateur de la Guinguette étudiante, ou encore Mireille Lazare, ancienne commandante de police.

    Plus de sièges à gauche

    L’opposition connaît elle aussi des évolutions. À commencer du côté de la gauche, qui se renforce. La liste Aix Avenir
    – union des forces progressistes et écologistes menée par Marc Pena, arrivée deuxième au second tour avec 31,03% des voix – obtient neuf sièges. En 2020, sous la bannière Aix-en-Partage, la gauche n’occupait que six sièges.

    « Nous serons une opposition exigeante, fidèle à nos valeurs et entièrement tournée vers l’intérêt des Aixois », déclarait mardi Marc Pena. Six nouveaux élus rejoignent le groupe, parmi lesquels Clément Frel-Cazenave, 23 ans, chef de file des écologistes durant la campagne, ou encore Magali Bailleul, membre de Place Publique et suppléante de Marc Pena à l’Assemblée nationale. David Tessier, chef de file du PCF, rejoint également le groupe, aux côtés d’Agnès Daures (DVG), déjà élue d’opposition lors du précédent mandat. « Dès demain, une nouvelle étape de notre combat commence. Nos deux élus, communiste et apparentée, y prendront toute leur place, pour porter les voix des salariés et des quartiers populaires », soulignait, ce jeudi, la section locale du PCF.

    Le Rassemblement national, en revanche, revient siéger au conseil : la liste menée par Jean-Louis Geiger, troisième au second tour avec 13,66% des voix, obtient trois sièges.

    Philippe Klein, investi par le parti Horizons et crédité de 7,96% des suffrages, ne pourra quant à lui constituer un groupe. L’ancien bâtonnier, déjà élu d’opposition en 2020, siégera aux côtés de Laurence Demarchi.

    À noter que trois délibérations urgentes doivent être soumises au vote à l’issue de cette installation.

  • Au Jas, à Aix, la gauche mobilise de peu les voix

    Au Jas, à Aix, la gauche mobilise de peu les voix

    Pour ce second tour qui le plaçait juste derrière Sophie Joissains, finalement réélue maire dimanche soir, Marc Pena (PS) espérait mobiliser les voix des quartiers populaires. Le candidat à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes avait débuté sa campagne au Jas-de-Bouffan, et l’a terminée dans ce même quartier, dit populaire, avec un dernier meeting salle des Cèdres. Tout en tentant de convaincre l’ensemble des abstentionnistes du premier tour.

    Au second tour, Marc Pena, qui se maintient en seconde position avec 31,03% des suffrages exprimés, arrive légèrement en tête dans une poignée de bureaux du Jas-de-Bouffan : parmi lesquels le n°82 (École des Deux-Ormeaux), le bureau n°54 (École Joseph-d’Arbaud) et le n°81 (École Jules-Payot). Pour le reste des bureaux de vote, Sophie Joissains vire en tête.

    « Le match était de toute façon plié d’avance, estime l’une des habitantes, courses sous les bras. Moi, j’ai voté pour LFI. Mais quand j’ai vu les résultats au premier tour, je ne suis même pas allée voter au second. » Un peu plus loin, à l’arrêt de bus avenue Deffens, Danièle, retraitée, avoue avoir eu « un petit espoir » que la gauche puisse gagner. « Mais Aix est une ville de droite depuis longtemps, on le sait. Je suis seulement soulagée qu’aucun extrême ne soit passé ! » Elle ne précisera pas son vote. Parmi les personnes croisées dans le quartier, la réponse est souvent : « Non, je ne suis pas allé voter. » « La politique ? Gauche ou droite, ça ne change rien ! », lance une passante, que nous voulions interroger.

    Contacté, Djamal Achour, directeur de l’association Anonymal, en charge d’une web TV, qui connaît bien les dynamiques dans le quartier, remarque : « Mes propos n’engagent que moi. Mais j’ai l’impression d’une indifférence. L’émulation [politique], autour de moi, est celle de gens qui sont déjà impliqués. » Lui, comme d’autres, regrette le taux d’abstention au second tour à Aix-en-Provence : 53,76%. « Normalement, c’est une élection ou il y a de la participation. Dans les QPV (quartiers prioritaires de la ville), il y a des enjeux qui font voter. Dans ces quartiers-là pourtant, il y a une abstention record, poursuit Djamal Achour. Mais ce sont des territoires qui deviennent transparents. Et s’ils deviennent transparents, on ne s’en occupe pas beaucoup. Je regrette que les habitants ne se soient pas plus mobilisés, même en faveur de la candidate sortante. Le tout était de dire : on est là ! »

  • Les tractations pour la Métropole s’accélèrent en coulisses

    Les tractations pour la Métropole s’accélèrent en coulisses

    Au moment de la publication des premiers résultats ce dimanche soir, le président (Ren.) de Région Renaud Muselier estimait qu’il « n’y a pas de bouleversement majeur » à Marseille. « Benoît Payan reste maire, et la Métropole restera vraisemblablement dans notre sensibilité politique », expliquait-il. Avec le second tour des municipales ont en effet été aussi désignés les conseillers siégeant à la Métropole Aix-Marseille-Provence. Mais si l’intercommunalité reste inclinée à droite, les équilibres y sont bouleversés par l’effondrement de sa présidente (DVD) Martine Vassal. Balayée aux municipales avec à peine plus de 5% des suffrages à Marseille, elle n’a plus que quatre sièges dans son propre hémicycle, et a finalement reconnu dimanche soir qu’elle ne pourrait conserver son siège. « J’ai fait un choix de responsabilité. En politique, il faut rester fidèle à ses convictions », expliquait-elle à la presse. De quoi rebattre toutes les cartes. Et faire chauffer les téléphones.

    Une Métropole des maires

    Avec la très large victoire de Benoît Payan, Marseille amène en effet quatorze élus de gauche supplémentaires (67 au total), ce qui porte les rangs de la gauche métropolitaine à 93 élus, selon l’étiquetage préfectoral. De leur côté, les centristes comptent dans leurs rangs 18 conseillers, la droite 71. Il faut encore ajouter treize maires de petites communes, sans étiquette. Et surtout les 36 élus classés à l’extrême droite, dont 30 Marseillais portés par les scores du député RN Franck Allisio. Un hémicycle éclaté d’où il est difficile de sortir la moindre majorité.

    « La question des équilibres politiques n’est pas le sujet n°1, tempère le vice-président salonais sortant David Ytier (LR). C’est est-ce qu’il y a une vision commune partagée par l’ensemble des maires. » Chacun répète ainsi qu’il faut faire sortir la Métropole des chicayas politiques marseillo-marseillais dans lesquels elle s’était embourbée, pour qu’elle remplisse pleinement son rôle d’établissement public de coopération intercommunale (EPCI). « Dans la mesure où le législateur n’a pas pris de mesures, il faut qu’elle soit réformée de l’intérieur, avec une gouvernance plus partagée, qui soit plus respectueuse des maires », plaide ainsi la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains. « Il faut qu’on trouve les moyens pour que chaque sujet soit travaillé avec les communes concernées », explique ainsi le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. Beaucoup plaident ainsi pour reprendre la main sur les compétences qui touchent à leur territoire, même indirectement, à l’image du « New Deal » proposé par le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan. « Il suffit qu’on ait la main sur les outils métropolitains qui concernent la ville de Marseille », expliquait-il au moment de présenter son programme, ne demandant qu’à « vivre notre vie de commune dans un cadre intercommunal, comme toutes les communes ».

    Cette « Métropole des maires » préservée des débats politiques, l’édile salonais Nicolas Isnard (LR) s’en est fait le promoteur, faisant campagne en coulisses pour prendre la tête de l’intercommunalité lors d’une première séance prévue le 7 avril prochain. « Il échange avec tous les maires, pour voir si tout le monde et prêt à passer à une nouvelle étape », explique David Ytier qui le présente comme « l’homme du consensus, qui fait le lien avec tout le monde ». « Le retrait très digne et immédiat de Martine Vassal permet de dépolitiser tout ça », pointe-t-il.

    Sophie Joissains

    ne s’interdit rien

    Mais le maire de Salon-de-Provence ne fait pas l’unanimité à droite, où le vide laissé à Marseille nourrit les appétits. D’autres noms circulent, à l’image du président de maire des Bouches-du-Rhône Georges Cristiani (SE), auquel on prête surtout des ambitions sénatoriales. Sollicité, celui-ci n’a pas donné suite. Le nom de la maire UDI d’Aix-en-Provence revient aussi. « Je suis plutôt attentive à tous les programmes qui pourraient se dessiner de la part des candidats potentiels », explique-t-elle. Peut-elle ambitionner de présider la Métropole ? « Je fais partie de ceux qui ne s’interdisent jamais rien, mais je n’ai absolument pas décidé quoi que ce soit », répond-elle. Rappelant malgré tout que le conseil de territoire du Pays d’Aix avait su rassembler des municipalités très différentes.

    Reste aussi le risque de voir une majorité obtenue grâce aux voix de l’extrême droite, Franck Allisio proposant fin février « un contrat de gouvernance avec des maires qui partagent nos valeurs ». Après avoir joué du chantage auprès des maires sortants, agitant la menace de listes RN face à eux s’ils ne signaient pas son label « La Provence qu’on aime ».

    S’ajoute aussi des dossiers très politiques au menu de l’intercommunalité pour les années à venir, à l’image de l’arrivée à terme des grandes délégations de service public, depuis celle de l’eau jusqu’à celle de l’incinérateur de Fos, en passant par le tunnel Prado Carénage. Un exemple parmi les nombreux dossiers qui peuvent rester clivants.

    Candidature à gauche ?

    Tandis que le maire de Marseille doit rencontrer ceux de Salon et Aix, l’hypothèse d’une candidature unique à gauche n’est pas écartée, à l’image de celle de Gaby Charroux (PCF) en 2020. Avec l’espoir de « chercher la première place même avec une majorité relative », glisse un connaisseur. « Le futur président doit être un maire, et si possible d’une ville », pointe Loïc Gachon, qui écarte les nouveaux venus comme Robin Pretot et Jean-Pierre Squillari, le temps qu’ils s’installent. « J’ai un rôle à jouer dans cette institution, je suis disponible pour le jouer », assure l’édile vitrollais. Mais il faudrait pour cela avoir le soutien de la gauche marseillaise.

    Quoi qu’il en soit, le futur président aura fort à faire entre les enjeux de la réindustrialisation et les murs budgétaires qui menacent les finances des transports et déchets. Avec des compétences au cœur du quotidien des habitants des 92 communes de la Métropole.

    Des satellites à remettre en orbite

    Derrière la Métropole se pose l’enjeu de la présidence des nombreux organismes qui gravitent autour d’elle. C’est ainsi le cas pour la Soleam, l’aménageur métropolitain, aujourd’hui présidé par Gérard Gazay (LR), battu dans les urnes dimanche à Aubagne. Avec des finances à redresser, qui ont pu pousser à accélérer certains projets comme les 1 000 logements de Vallon Régny dans le 9e. Le bailleur social Provence Métropole Logement est quant à lui aujourd’hui présidé par Solange Biaggi (LR), qui n’a pas réussi à se qualifier au second tour dans les 2e et 3e arrondissements de Marseille. Avec un parc de logements dégradé, sous le feu des critiques durant la campagne des municipales. À la RTM, l’ancienne présidente du groupe d’opposition de droite Catherine Pila (LR) ne siège plus en conseil municipal. Son successeur devra mener à bien la refonte du réseau et la « révolution des transports » amenée à se poursuivre.

    Y.S.

  • À Aix, Sophie Joissains réélue maire sans suspense

    À Aix, Sophie Joissains réélue maire sans suspense

    À peine la moitié des bulletins dépouillés, la réélection de Sophie Joissains (UDI) se dessinait déjà dans cette quadrangulaire du second tour. « Une quadrangulaire à 47% [nombre de voix récoltées par Sophie Joissains au premier tour, Ndlr], sur Aix-en-Provence, ça ne s’est jamais vu ! » estimait l’un de ses colistiers. À 20h10, alors que 36 des 101 bureaux étaient dépouillés, la maire sortante restait en tête avec 46,38% des suffrages exprimés, soit 20 930 voix. Un résultat, qui s’est maintenu jusqu’à ce que sa victoire soit officielle : Sophie Joissains, a été réélue ce dimanche soir au second tour avec 47,35% des voix. Scène de liesse, dans la salle des États de Provence, à l’issue des résultats, avant que la maire ne se dirige, entourée de ses colistiers, vers sa permanence de campagne du cours Mirabeau. « À charge pour nous d’être à la hauteur, et nous le serons ! » a lancé, face à la foule agglutinée dans la salle des États de Provence, la maire sortante, tout en ayant une « pensée » pour Maryse, sa mère et prédécesseur. Autour de la maire, pour célébrer cette victoire, de nombreux maires divers droite et du centre du Pays d’Aix, mais aussi Renaud Muselier, président (Renaissance) de la Région, venu partager ce moment.

    Élue pour la première fois

    « J’avais quand même une confiance au fond de moi, rapporte Sophie Joissains. Ça n’a pas été une campagne de promenade, mais ça a été une belle campagne, avec une équipe solide. » Second dans la course, Marc Pena, à la tête d’une union de la gauche, clôt cette campagne avec 31,01% au second tour. Soit 17 points d’écart avec Sophie Joissains. Le candidat, qui a appris les résultats depuis sa permanence de campagne, rue Granet s’est attelé lors de l’entre-deux-tours à faire campagne pour récupérer les voix des abstentionnistes, qui, au premier tour, étaient évalués à 51%. « Il y a un sentiment de devoir accompli, estime Marc Pena. On prend acte, nous avons proposé notre projet aux Aixois, nous allons désormais l’approfondir (…) on le sait, faire 31% des voix dans le contexte actuel, personne ne nous dira que nous avons fait un mauvais résultat. » Le candidat à gauche estime que le taux d’abstention pour ce second tour est aussi responsable du score et des résultats… Le candidat évoque aussi une certaine « résignation » des électeurs. À l’instar du second tour de 2020, qui opposait Anne-Laurence Petel (Renaissance) à Maryse Joissains, la gauche s’est maintenue en seconde position et comme challenger principal de la maire sortante tout au long de l’entre-deux-tours. Pour rappel, dans ce scrutin 2026, Sophie Joissains se présentait pour la première fois en son nom, ayant succédé à Maryse Joissains en 2021. « Je crois que le [mythe de la dynastie Joissains, repris par ses adversaires au cours de la campagne, Ndlr] est un peu facile : il y a des élections et nous ne sommes pas les mêmes personnes non plus, même s’il y a des liens affectifs qui nous lient évidemment. C’est toujours une fierté d’être élue sous son propre nom », remarquait Sophie Joissains, à l’issue de la victoire. Chez les deux autres candidats qui se sont maintenus sur cette quadrangulaire, Jean-Louis Geiger, candidat RN, est arrivé au second tour avec 13,66% des suffrages exprimés, contre 7,96% des voix pour Philippe Klein, candidat investi par Horizons, dernier dans la course.

    Sophie Joissains aura 41 sièges au conseil municipal, 13 sièges au conseil communautaire. Marc Pena aura de son côté neuf sièges au conseil municipal, trois sièges au conseil communautaire, Jean-Louis Geiger en occupera trois au conseil municipal, un seul au conseil communautaire. Philippe Klein n’aura lui que deux sièges au conseil municipal, et n’occupera aucun siège au conseil communautaire.

  • À Aix, il y aura quatre candidats au second tour

    À Aix, il y aura quatre candidats au second tour

    Le paysage n’a pas bougé depuis dimanche soir dernier. Dans la capitale de la Provence, quatre candidats se maintiennent au second tour. En première position, Sophie Joissains (UDI), maire sortante, a raflé 39,41% des suffrages exprimés. « Nous avons remporté la majorité sur 100 bureaux, sur 101. Tous les Aixois se sont sentis concernés par cette liste et représentés par les élus de la majorité municipale », se félicitait, encore ce jeudi soir, la maire sortante, au cours d’un dernier meeting de campagne. Ce soir-là, le maire sortant, bénéficie d’ailleurs du soutien d’une dizaine de maires, réélus ou fraîchement élus au premier tour. À près de vingt points derrière elle, au premier tour, se plaçait Marc Pena(20,15%), (PS), à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes, d’ailleurs seule liste de gauche à se maintenir au second tour. Pour autant, le candidat, dans l’opposition municipale depuis six ans, croit toujours pourvoir « être aux manettes » d’Aix-en-Provence, dès lundi et faire basculer la ville de droite à gauche. « 20% ça a l’air d’être beaucoup mais ce n’est rien si le taux de participation augmente un peu », lançait Marc Pena au Palais des Congrès mercredi soir, date d’un avant-dernier meeting de campagne. S’il envisage d’une part d’aller chercher les voix des votants absents au premier tour, le candidat de gauche espère aussi récupérer les bulletins de ceux qui ont pu voter pour la liste LFI, menée par Julie Boronad, éliminée au premier tour avec 8% des voix et celles de Mounir Ben Ammar, candidat à la tête de la liste Révolution écologique pour le vivant, qui a obtenu 4,72% des voix.

    Objectif, ramasser des voix

    Pour rappel, à l’issue du premier tour, la liste LFI, a tendu la main à Marc Pena pour un « accord d’union », répondant à l’urgence de construire « un front antifasciste face à une extrême droite à l’offensive dans notre ville », informaient les colistiers de Julie Boronad. Proposition refusée par le candidat de gauche, qui estime que la proposition relevait d’une fusion « technique ». Sans explicitement appeler à voter pour le candidat de gauche, LFI affirme une position « très claire » : « Au deuxième tour, pas une voix pour l’extrême droite, pas une voix pour la droite, pas une voix pour Madame Joissains. » De façon plus limpide, Marc Pena peut néanmoins compter sur le soutien de Mounir Ben Ammar, lequel appelle ses électeurs à « se mobiliser massivement en faveur de la liste conduite par Marc Pena ». Mounir Ben Ammar a publiquement affiché son soutien lors des deux derniers meetings tenus par la liste Pena, ces mercredi et jeudi. À l’extrême droite de l’échiquier cette fois-ci, Jean-Louis Geiger, candidat RN, tient la troisième position. « Nous espérons au second tour améliorer notre score de deux ou trois points, pour arriver ainsi avoir 7-8 élus au conseil municipal. C’est un ancrage net de nos mouvements dans le paysage politique aixois puisqu’au soir du premier tour nous sommes la troisième force politique de la ville », estimait le candidat, lors d’une conférence de presse jeudi. Puis en quatrième position, Philippe Klein, qui fait 11,80% des voix, a fait le choix de se maintenir pour le second tour. Dans nos colonnes, mardi dernier, le candidat rappelait que « ces 12% que je représente sont 30% de ceux qui ont voté Joissains, ce n’est pas rien ». Verdict, dimanche soir.

  • À Aix, Sophie Joissains jette ses dernières promesses dans la bataille

    À Aix, Sophie Joissains jette ses dernières promesses dans la bataille

    Cours Mirabeau, sur le parvis de son local de campagne, Sophie Joissains (UDI) tient son dernier meeting de campagne avant le second tour. « On se rapproche des mille personnes (présentes) », estime son équipe de campagne. Parmi les sympathisants et soutiens, une dizaine de maires du Pays d’Aix, élus ou réélus au premier tour. « Une mobilisation qui démontre qu’il existe sur notre territoire une cohésion (…) nous ne sommes pas de simples voisins, ce sont des liens quasi organiques qui nous relient, une culture millénaire, une coutume, des habitudes », salue Sophie Joissains. La maire sortante, est arrivée largement en tête du premier tour, dimanche dernier. « 39,41% des suffrages exprimés, rappelle la candidate. Nous avons remporté la majorité sur 100 bureaux, sur 101. Tous les Aixois se sont sentis concernés par cette liste et représentés par les élus de la majorité municipale. Ce score vient récompenser un engagement sans faille vis-à-vis des Aixois. » Une équipe, selon Sophie Joissains, « qui ne s’est pas construite autour d’un slogan ou d’une addition d’ambitions personnelles, comme certaines autres listes, mais autour d’un projet clair ».

    « Pas suffisant »

    « Une ville ne se dirige pas avec des postures mais du travail, de la constance, de la clarté… liste la candidate. Ces derniers jours, j’ai entendu nombre de propos qui m’ont étonnée, interpellée. J’ai entendu des gens qui dénonçaient ce qu’ils avaient soutenu ou voté hier, puisque l’opposition municipale a voté à 95%, à l’unanimité, les délibérations prises en conseil municipal. » Et d’étrier, sans citer les candidats, des téléphériques, qui « coûtent 32 millions le kilomètre » ou un autre candidat qui « s’est trouvé à Aix comme à Chicago, et qui prétend démultiplier les policiers municipaux pour en faire une brigade des stups. C’est du régalien », poursuit Sophie Joissains. Avant de poursuivre : « Le même candidat, appelle les électeurs de la candidate LFI, qui a comme projet de désarmer la police municipale, à le rejoindre : un peu de cohérence, tacle Sophie Joissains. J’entends aussi, à vérifier, que demain, un candidat pourrait aller à la fête de l’Aïd pour promettre un lieu de culte, sans qu’aucune réflexion sérieuse soit engagée, ou distribuer des tracts lors d’une fête religieuse : je laisse cela à votre appréciation. » Aucune de ces mesures, promet Sophie Joissains, ne sera incluse dans le programme. « Mais nous allons continuer de recruter 7 à 10 policiers municipaux par an, construire un nouveau commissariat central, pour contenir ces nouveaux effectifs, de poser des caméras, continuer, en étroite collaboration avec la police nationale, de faire en sorte que la ville d’Aix accroisse sa sécurité et permette que notre qualité de vie demeure, pour tous », liste, entre autres, la candidate.

    Aller chercher « toutes les voix »

    Un projet justifié par des « réalisations ». Celle du Faubourg, en cours de rénovation, d’Encagnane, ou encore la rénovation urbaine de Corsy « que nous venons de terminer », rapporte-t-elle. Promesse est, de nouveau, faite d’un accès égal au sport et de la culture, d’un accroissement du Pôle d’Activité pour accueillir des entreprises « en énergie verte », « une Cité de la Défense », de poursuivre les efforts pour un chiffre de tourisme qui rapporte « 400 millions par an de chiffre d’affaires à nos commerçants », et l’ouverture d’un second centre d’accueil pour femmes… Pour autant, « un très beau score de premier tour comme le nôtre nous pousse, nous engage, mais n’est pas suffisant. Il nous faut remporter le second tour. Nous avons des adversaires parfois vexés, ulcérés de notre résultat, et croyez-moi, ils ne reculeront devant rien pour essayer de nous faire reculer », lance Sophie Joissains, qui appelle à aller chercher « toutes les voix ».

  • À Aix, un ultime meeting pour Sophie Joissains

    À Aix, un ultime meeting pour Sophie Joissains

    La campagne de l’entre-deux-tours prendra officiellement fin ce vendredi soir. En attendant, elle bat, de nouveau, son plein. Si elle est arrivée largement en tête du premier tour, raflant 39,41% des votes, Sophie Joissains s’applique, comme les trois autres candidats maintenus au second tour, à tenir un ultime meeting avant dimanche soir. La rencontre sera programmée dans son local de campagne, situé sur le haut du cours Mirabeau (1 bis), ce jeudi 19 mars, dès 18h30. « Les participants pourront découvrir les engagements portés par la liste Passionnément Aixois, et partager leurs attentes pour l’avenir de la ville », indique l’équipe de campagne par voie de communiqué. Pour rappel, Sophie Joissains, élue pour la première fois en son nom, ayant succédé à Maryse Joissains, sa mère, en 2021, porte un programme qui est axé en priorité sur la « sécurité et la tranquillité publique », aux côtés d’une équipe renouvelée de moitié.

    Un programme axé sécurité

    La candidate promet, sur ce plan, des moyens humains, comme matériels, pour renforcer les effectifs de sécurité. Entre autres, dix agents de police municipale par an, un nouveau commissariat, davantage de caméras de vidéosurveillance. La maire sortante promet, à répétition, de ne pas augmenter les impôts communaux pendant « toute la durée du mandat », d’installer services publics, équipements culturels et sportifs dans chaque quartier et village, et d’adapter la ville à la transition énergétique. Un programme qui se veut dans la continuité de ces dernières années de mandat. « Le résultat [de ce premier tour, Ndlr] montre que cela vient de l’ensemble de la Ville d’Aix. la politique qu’il a menée, je l’ai souhaitée dans le sens de l’intérêt général, dans le sens d’une exigence d’excellence qui puisse concerner tout un chacun et ne laisser personne au bord du chemin, affirmait, à l’issue du premier tour, Sophie Joissains. Ce que j’assure aux Aixois est que sur le plan de la tranquillité publique, sur le plan de la préservation de la ville, nous agissons en profondeur et avec de véritables résultats. »

  • À Aix, la configuration du second tour se dessine

    À Aix, la configuration du second tour se dessine

    Au lendemain du premier tour, Sophie Joissains, maire sortante (DVD), est placée largement en tête pour le second tour avec 39,41%. Derrière elle, Marc Pena, à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes obtient 20,15% des voix. « Notre score est celui auquel on pouvait s’attendre », rapportait ce dernier, qui maintenait dans la foulée, n’envisager aucune fusion, (le parti Rev, menée par Mounir Ben Ammar n’ayant pas passé la barre des 5%) mais rencontrait les représentants de la France insoumise (8%), pour expliquer son positionnement. « Les conditions que (LFI) posent est un accord technique », justifiait le candidat. Mais, « l’électorat va se retrouver orphelin de ces listes mais il faut qu’on soit dans une dynamique pour attirer, faire en sorte que cet électorat puisse trouver dans cette liste ce qu’il a trouvé dans ce premier tour », détaillait Marc Pena. Ce lundi matin, la France insoumise informait avoir rencontré Marc Pena pour réaffirmer sa « disponibilité à la conclusion d’un accord technique pour le second tour ». « À leur demande, précise Marc Pena. On a discuté d’autres alternatives mais je leur ai expliqué qu’il était impossible que l’on accepte leur proposition, surtout dans une quadrangulaire où le nombre d’élus d’opposition serait moins important et en se retrouvant divisés avec deux élus un peu partout ».

    Joissains « constante »

    Cette même journée, dans l’après-midi, l’équipe de campagne de Sophie Joissains indiquait « que la liste Passionnément aixois vient d’être déposée pour le second tour. Il n’y a pas de nouveauté, il y a de la constance. Il y a une équipe qu’elle a su à la fois renouveler, conserver et construite comme elle l’a souhaité (…) ». La maire sortante estimait, à l’issue de l’annonce des résultats, que « l’intérêt de la droite et du centre serait sûrement que (Philippe Klein) se retire, en effet ». Toujours à droite de l’échiquier, les listes de Jean-Louis Geiger (RN), atteint 15,91%, tandis que celle de Philippe Klein, investit par Horizons, se maintenait elle aussi au second tour, avec un score de 11,80%. « Ces 12% que je représente sont 30% de ceux qui ont voté Joissains, ce n’est pas rien, rapporte Philippe Klein. J’ai toujours été un homme d’union, je suis toujours resté ouvert, à cette heure, j’ai une réunion avec des militants (ce lundi soir), pour savoir quoi faire, je n’ai pas eu de sollicitation concrète, ni eu de démarche concrète. Il y a des petits messages qui viennent de part et d’autre, mais qui ne sont pas entamés, non officiels », confie Philippe Klein, sans plus de détails. Il affirme, à ce stade, ne pas envisager de se retirer.

  • à Aix, Sophie Joissains devance Marc Pena

    à Aix, Sophie Joissains devance Marc Pena

    Cent-un bureaux de vote à dépouiller et une tension palpable dans la Salle des États de Provence. à Aix-en-Provence, six listes s’affrontent lors de ce premier tour. Candidate pour la première fois en son nom, puisque désignée en 2021 pour prendre le relais de sa mère Maryse Joissains, Sophie Joissains (UDI), maire sortante de la capitale de Provence, mène une liste divers droite. Elle se retrouve, pour ce premier tour, en concurrence proche avec Marc Pena. Le député PS et conseiller d’opposition mène une liste née d’une union des forces de gauche et écologistes. Un match aux enjeux bien différents du scrutin de 2020, ou Maryse Joissains se retrouvait, dès le premier tour, en lice face à Anne-Laurence Petel, alors députée (LREM).

    Dès les cinquante premiers bureaux dépouillés, aux alentours de 21h15, la tendance affichait Sophie Joissains en tête, avec plus de 38% des votes, suivie de Marc Pena qui se maintenait à un peu plus de 20%.

    Possible quadrangulaire

    Toujours sur ce même temps de soirée se positionne Jean-Louis Geiger, candidat RN avec plus de 16%des voix, Philippe Klein, candidat investit par Horizons, avec une tendance à plus de 12%, Julie Boronad, tête de liste LFI avec plus de 8% et Mounir Ben Ammar, à la tête de la liste Révolution écologique pour le vivant (REV, DVG), avec plus de 4%. Aux alentours de 22h, le taux d’abstention sur l’ensemble des bureaux de vote était estimé à 51,46%. Au fil d’un long dépouillement, la tendance aura suivi une courbe stable. Un peu après 22h, les résultats affichés sur grand écran évoluaient à peine, hormis pour Jean-Louis Geiger, dont le score atteignait les 15,99%. Dans la Salle des États de Provence, la maire sortante s’affiche entourée des soutiens, Jean-Marc Perrin, conseiller départemental (LR), et son père, Alain Joissains, maire de la commune entre 1978 et 1983. Les autres colistiers ont pour la plupart attendu les résultats dans leurs locaux de campagne. Ni Marc Pena (PS), ni Sophie Joissains (UDI) n’ont souhaité s’exprimer avant les résultats finaux. Il aura fallu attendre 22h30 passés pour que Sophie Joissains, face à une salle comble, annonce les résultats finaux : Julie Boronad à 8% (3 833 voix), Jean-Louis Geiger à 15,91% (7 620 voix), Philippe Klein à 11,80% (5 652 voix), Marc Pena à 20,15% (9 649 voix), Mounir Ben Ammar à 4,72%(2 259 voix), et Sophie Joissains à 39,41% (18 871 voix). Jean-Louis Geiger (RN) et Philippe Klein (Horizons) peuvent donc aussi se maintenir au second tour, avec Sophie Joissains et Marc Pena.

    Des applaudissements nourris ont alors éclaté dans la salle à l’annonce des résultats. « Merci du fond du cœur, ce soir, je suis très émue », a déclaré Sophie Joissains, avant de répondre aux questions de la presse. Au total, 97 593 inscrits ont été recensés à Aix-en-Provence, pour 48 629 votants, soit une participation qui s’élève à 49,83% pour ce premier tour. « C’est une analyse qui n’a pas encore la précision, mais qui néanmoins montre que cela [ce résultat] vient de l’ensemble de la ville d’Aix-en-Provence. Je dois dire que la politique qui a été menée, je l’ai souhaitée dans le sens de l’intérêt général, dans le sens d’une exigence d’excellence qui puisse concerner tout un chacun et ne laisser personne au bord du chemin », déclare Sophie Joissains.

    Nous n’avons pas pu recueillir les déclarations de tous les candidats à l’heure de notre bouclage.

    « Merci du fond du cœur,
    ce soir, je suis très émue »

  • À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    À Aix, Sophie Joissains veut imposer sa ligne en harmonie

    Déclarée candidate, le 6 février, Sophie Joissains aura mené une campagne express. La première en son nom, elle qui a succédé à sa mère en 2021. Un mois qui lui a permis d’assurer le service minimum et de figurer en tête des sondages devant le député (PS) Marc Pena, candidat de l’union de la gauche rassemblée hors France insoumise, et l’extrême droite en pleine poussée. Mercredi pour son grand meeting de campagne, le conservatoire Darius-Milhaud affichait complet.

    « Inepties »

    Vers 19h, la tête de liste Passionnément aixois y a été accueillie sous les applaudissements d’un public convaincu. Après une vidéo présentant son Comité de soutien, fait d’inconnus et de personnalités dont Arnaud Clément, Mohand Sidi Saïd, Kévin Polizzi, Jean-Hervé Lorenzi, Andrea Ferreol, Paule Constant, Michel Faure, Denis Coutagne ou Muriel Hurtis, ses colistiers sont apparus sur scène.

    Chauffée par un Bella ciao revisité par le duo Pop’Corse, Sophie Joissains les a ensuite rejoints pour présenter son programme, entre bilan et perspectives. Reconnaissant un mandat difficile, elle a d’abord salué sa mère Maryse, absente mercredi, « un maire bâtisseur » qui a réveillé la belle endormie et n’a pas oublié les fidèles Gilles Susini et Gérard Bramoullé, disparus, comme « moins personnel… le conseil de territoire du pays d’Aix ».

    Malgré une Dotation globale de fonctionnement en baisse de 15 millions et 8 millions d’aide de l’État en moins, le Muséum d’histoire naturelle sera construit d’ici trois ans. Ces projets de mandature ont égrené son discours ouvert sur le thème « central » de la sécurité. La maire a défendu son bilan et dérogé à sa règle, pointant « les inepties » de ses adversaires dont « M. Pena, le candidat de la gauche et a priori de l’extrême gauche qui va s’allier avec un parti qui veut désarmer la police ». La salle applaudit.

    Incivilité, éducation, rue des écoles, augmentation des heures du périscolaire, centre d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violences, tout y passe jusqu’aux « amis à quatre pattes » qui auront leur cimetière. La salle applaudit encore et davantage lorsqu’elle ajoute « sans aucune augmentation des impôts communaux ».

    Transports, avec un nouveau BHNS en site propre, et logement constituent les deux autres gros volets du programme. Elle, propose « une construction maîtrisée de la ville » à l’image de l’écoquartier de la Constance décrié par ses opposants, refuse des immeubles collectifs dans les dents creuses et veut développer le logement intermédiaire plus que le logement social proposant d’en intégrer 15% dans tout nouveau projet immobilier.