L’association étudiante Solid’AM ne ménage pas sa peine et a vu ses efforts salués par la fondation Crédit coopératif. Elle s’est en effet vue attribuer le Prix local de l’inspiration en ESS 2026 pour « son action innovante et exemplaire en faveur des étudiants issus de milieux défavorisés au travers l’ouverture récente de son épicerie solidaire implantée au cœur du campus universitaire aixois, épicerie ouverte à tous les étudiants et pas seulement ceux d’Aix Marseille Université ». Ce prix de 3 500 euros a été remis le 4 juin par Stéphane Salord président du Conseil d’agence du Crédit coopératif Aix-en-Provence au président de l’association Lyes Belhadj en présence des bénévoles et des collaborateurs de l’agence.
Tag: solidarité
-

Vague de solidarité pour le Planning familial de Carpentras
« Au final, ça nous a aussi donné de la visibilité et l’opportunité de redire que ce que l’on fait est primordial », glissait ce lundi 8 juin Anne-Lise Nadaud, présidente du Planning familial de Vaucluse, après le retrait de la subvention de 3 000 euros de la part de la municipalité d’extrême droite de Carpentras ce vendredi 5 juin. Preuve en est : depuis cette décision, la structure a récolté pas moins de 4 000 euros de dons.
« Il y a énormément de messages d’empathie et de bienveillance. On se sent soutenu. Cet engouement nous fait énormément de bien », confirme la dirigeante associative. La subvention était notamment fléchée sur des interventions auprès de jeunes publics ainsi que sur un groupe de parole autour de la parentalité. « On ne laissera pas tomber ce public », insistait Anne-Lise Nadaud.
« Wokisme »L’édile Hervé de Lépinau (RN) a de son côté souhaité faire une « mise au point » sur ses réseaux sociaux. Après avoir répété les mêmes arguments que lors du conseil municipal, c’est-à-dire qu’une association devrait être apolitique pour pouvoir toucher une subvention et lui reprochait de « taper » sur son parti, il s’est permis d’écrire que la structure s’est « largement éloignée de son objectif premier, à savoir l’égalité des droits, pour devenir un organe politisé et partisan, mais aussi un avant-poste d’une idéologie controversée qu’est le wokisme ». Comme quoi œuvrer pour l’éducation sexuelle et l’accès à l’avortement, auquel le maire est notamment opposé, ne convient pas à tout le monde.
Dons possibles sur helloasso.com/mouvement-français-pour-le-planning-familial
-

À Avignon, Semailles fait sa fête avec les centres sociaux
« Semailles en fête prend son envol avec l’espace social et culturel de la Croix des Oiseaux. » C’est derrière ce jeu de mots que l’association de la Ceinture verte d’Avignon, qui réalise de l’insertion par l’activité économique sur ses 16 hectares de maraîchage, annonce la 4e édition de sa fête qui se tiendra ce vendredi 19 juin sur ses terres, au 2 370 avenue de la Croix-Rouge.
Avec donc évidemment un programme festif dès 17h. Car les organisateurs ont vu les choses en grand avec deux scènes cette année. Et des artistes locaux à l’image d’Adama Cissoko, Djama ou encore le DJ local Soul Freak Brother. « On est quasiment en mode festival. On s’est un peu enflammés », s’en amuse Olivier Capgras, directeur de Semailles. Le tout en collaboration avec le centre social de la Croix des Oiseaux qui coorganise l’événement. « On va restituer plusieurs travaux réalisés pendant toute l’année », précise Florian Dacheux, chargé de mission au centre social. Dont notamment un concert de lectures musicales par les poètes de la structure pendant le repas de l’événement.
SolidaritéMais aussi un contenu plus pédagogique et solidaire. « Le rôle premier de Semailles reste l’insertion par l’activité économique ainsi que le maraîchage et l’éducation à l’environnement », rappelle le directeur. Se tiendra ainsi le marché bio et solidaire qui propose des produits de qualité à des prix réduits pour ceux dans le besoin. Ainsi qu’un espace avec de nombreuses animations à partir de 17h. Entre ateliers nature, espace détente, du maquillage, des balades contées ou des animations musicales.
Programme et infos sur semaillesavignon.fr
-
![[Rue de la République] Robin Prétot : « À Istres, nous allons fonctionner de manière plus horizontale et plus transparente »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/2996ad9cd8bfa1d4aea2502814c8721a.jpg)
[Rue de la République] Robin Prétot : « À Istres, nous allons fonctionner de manière plus horizontale et plus transparente »
Son électionDidier Gesualdi : Vous avez tourné assez violemment la page François Bernardini à Istres. Comment analysez-vous avec un peu de recul ce séisme politique ?
On parle nous aussi de séisme. Nous aussi, l’écart de voix nous a surpris. On sentait qu’on avait une dynamique, on y croyait – il faut y croire – mais c’est vrai que le score a été assez net, d’autant que nous étions en triangulaire avec le RN. On fait 60% des voix, il en fait 30 et le RN 8. Il y a un vrai soutien de la population. Ça me satisfait parce que ça veut dire qu’on a coché toutes les cases. Je pense que ça s’explique à la fois par une lassitude, un rejet de M. Bernardini et de son équipe, mais aussi par une déconnexion qu’ils avaient sur les attentes des Istréens, qu’on a su peut-être mieux identifier et capter. Comme je le dis toujours à mon équipe : c’est très flatteur d’être élu à 60% en triangulaire, mais derrière, il y a un très haut niveau d’attente, une très grande exigence qu’il ne faut pas décevoir.
Léo Purguette : Vous n’avez pas été très soutenu par votre famille politique et vous avez mis le RN très bas, comment l’expliquez-vous ?
Les élections municipales, c’est peut-être le dernier scrutin qui est encore décorrélé des identités ou des idéologies politiques. Les gens n’ont pas voté pour moi parce que je suis de droite, ou parce que je ne suis pas de gauche, je ne sais pas comment le dire. Ils ont voté pour moi parce qu’ils me connaissent, que j’ai grandi avec eux, que je respire le même air qu’eux. L’exemple que j’ai pris durant la campagne : quand on dit qu’il faut rénover le centre-ville, est-ce que c’est de droite ou de gauche ? J’en sais rien, il faut le faire, c’est du bon sens, faisons-le. Quand on dit qu’on bétonne trop dans la ville, est-ce que c’est de droite ou de gauche ? Même si je n’ai pas été soutenu trop fort par les anciens de ma famille politique ou certains qui en font toujours partie, ce n’est pas bien grave parce que ce ne sont pas eux, mais les gens qui font l’élection.
La MéthodeDidier Gesualdi : Vous avez fait campagne sur la fin du « système Bernardini ». Ça signifiait quoi à l’époque et ça signifie quoi aujourd’hui ?
Ça signifie qu’on va avoir une conception différente, moins verticale et plus horizontale. On a commencé à la faire en considérant mieux l’opposition. Une des premières mesures que je vais prendre, en tant que maire, sera d’élargir les droits de l’opposition.
Didier Gesualdi : Vous êtes masochiste ? Vous voulez plus d’opposition ?
J’ai été opposant moi-même et j’ai subi ce fonctionnement très centralisé où on verrouillait tout et où on ne nous donnait pas la possibilité d’exister vraiment, je ne veux pas le faire subir moi-même à mes propres opposants. Ils ont été élus aussi, ils ont une légitimité populaire, même s’ils ont perdu les élections. Le meilleur moyen de respecter les électeurs qui n’ont pas voté pour moi, c’est de donner la possibilité à leurs représentants de s’exprimer correctement. C’est ce qu’on a fait en travaillant ensemble le règlement du conseil municipal. On va aussi faire plus de transparence pour les citoyens en leur donnant accès aux replays des conseils municipaux, en mettant en ligne les documents budgétaires et en ouvrant la très grande terrasse qui me sert de balcon à la mairie pour profiter des feux d’artifice cet été. On va ouvrir la maison commune au peuple.
Léo Purguette : On attend la copie de la Chambre régionale des comptes après votre refus de voter le budget de la Métropole. Faut-il réduire les attributions de compensation, qui sont pourtant vitales pour beaucoup de communes ?
On s’est retrouvé au pied du mur. Le ver était dans le fruit, la Métropole a été mal montée depuis le début. Mon attribution de compensation, c’est-à-dire la subvention donnée à la Ville d’Istres au regard de l’histoire intercommunale, c’est 57 millions, soit la moitié du budget de la Ville. Si on me bouge cette somme d’1 ou 2% il faut trouver dans les caisses 1 à 1,5 million d’euros, c’est juste impossible. Toutes les Villes concernées se retrouveraient à leur tour à rendre leur budget à la Chambre régionale des comptes, on ferait tous faillite et la Métropole va s’effondrer sur elle-même. La piste n’est pas là. On peut se poser la question de la dotation de solidarité communautaire, il y aura un plan d’économies que le président Isnard a commencé à engager.
Le procèsLéo Purguette : Le procès de François Bernardini s’est ouvert lundi. Vous avez finalement décidé de vous porter partie civile en tant que commune. Pourquoi ce choix ?
J’ai beaucoup réfléchi, beaucoup hésité. Je n’étais pas du tout dans cette logique au début. J’ai toujours expliqué, pendant la campagne, que je n’étais pas magistrat, pas procureur, mais un homme politique en campagne et qu’il fallait que chacun reste à sa place. Maintenant, les responsabilités qui sont les miennes en tant que maire d’Istres, c’est de défendre les intérêts de la Ville et dans le cadre de ce dossier avec plusieurs sujets qui peuvent toucher les finances communales, la question c’est : est-ce qu’on est victime ou pas ? On doit toute la vérité aux gens et aux agents, certains attendent que leur honneur soit lavé. Le meilleur moyen de savoir si des dérives concernent les finances publiques, c’est de se porter partie civile à ce procès. Aujourd’hui, on veut avoir accès au dossier, être partie à l’audience, sans esprit de revanche. Moi, je ne viens pas rejouer un match qui est déjà plié. Ce n’est pas mon objectif.
L’incinérateurDidier Gesualdi : Vous avez dit qu’Istres n’avait pas vocation à accueillir tous les déchets du territoire. Ça veut dire que le projet de Suez ne se fera pas ?
En tout cas, on fait tout pour que ça ne se fasse pas et j’ai bon espoir qu’on y arrive. Ça fait partie des surprises du début de mandat. J’ai découvert ça le 1er avril, comme une mauvaise blague. 250 000 tonnes de déchets, des centaines de camions qui viennent dans la ville.
Léo Purguette : Suez conteste la qualification d’incinérateur, de quoi s’agit-il selon vous ?
À partir du moment où vous brûlez des déchets, ça s’appelle de l’incinération. On peut toujours mettre des cache-sexes, décrire ça comme un petit poêle autour duquel on va se réchauffer en se balançant sur une chaise à bascule, ce n’est pas la réalité. La gestion des déchets doit se faire à l’échelle régionale. Notre territoire a déjà largement pris sa part avec la décharge d’Entressen, où étaient enterrées les poubelles des Marseillais et avec la construction de force de l’incinérateur de Fos. Il y en a marre. Place aux autres.
Les projetsLéo Purguette : Vous semblez vouloir arrêter beaucoup de choses, mais quels sont vos projets ? Vous venez d’être élu maire, que restera-t-il de Robin Prétot dans 7 ans ?
On a créé des commissions extra-municipales lors du dernier conseil municipal pour pouvoir associer la population et les personnes qualifiées. Ça va être d’abord la rénovation du centre-ville qui est fortement dégradé. C’est le fameux « plan Phénix » qu’on va lancer pour injecter un peu d’argent et des moyens mutualisés avec la Métropole pour rénover de fond en comble ce centre-ville, et redonner du souffle à nos commerces et à notre vie touristique. Le deuxième sujet, c’est le parc de Boisgelin qu’on a promis pendant la campagne. On va lancer la première réunion de travail pour caler le modèle juridique et technique. On a présenté aussi le « plan de Coubertin » pour rénover les gymnases. Plutôt que d’en construire des nouveaux, il faut investir pour valoriser ces équipements.
La droiteLéo Purguette : La « Métropole des maires » qui conjugue droite et gauche tiendra-t-elle ?
Cette Métropole a été prise en otage par une forme de prolongation du match des élections municipales de Marseille. Le président de la Métropole n’est ni Marseillais, ni Aixois, on peut sortir de ces logiques-là. Tous les maires, de droite ou de gauche, ont été élus légitimement par leurs électeurs, ils doivent être respectés. Je serai constructif. M. Payan comme les autres est légitime.
Léo Purguette : Catherine Pila et Ludovic Perney briguent la tête des LR 13. Quel est votre choix ?
À titre personnel, je soutiens la candidature de Ludovic Perney. Je suis un maire jeune qui prône le renouveau, je ne peux que soutenir un candidat jeune qui prône le renouveau. Ce n’est pas du tout en opposition à Catherine Pila, mais Ludovic, je le connais depuis longtemps, il a le bon profil.
Didier Gesualdi : Les LR subissent des départs vers l’extrême droite. Peuvent-ils disparaître ?
Non, je crois au clivage droite-gauche. Il existe dans tous les pays. Le spectacle national est pitoyable, je m’en tiens éloigné.
La gestionDidier Gesualdi : François Bernardini a permis à Istres d’avoir un certain standing. C’est la forme de son action qui n’allait pas selon vous ?
On vivait au-dessus de nos moyens. On a eu cette culture-là à la vieille époque du SAN Ouest Provence, où l’argent coulait à flots avec la taxe professionnelle. On pouvait beaucoup investir, avoir la folie des grandeurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il faut être raisonnable avec l’argent public. C’est facile de construire un gymnase avec 70% de financement d’autres collectivités, mais après, il faut le faire fonctionner. Il faut bien payer l’eau, l’électricité, les agents…
Léo Purguette : Vous avez fait le choix, avec le nouveau président de la Métropole, d’interrompre le processus menant vers l’ouverture du grand théâtre d’Istres. Pourquoi ? Les habitants ne vont-ils pas en pâtir ?
On n’a pas interrompu le processus dans le sens où les travaux continuent. Il y aura trois mois de retard à cause d’une entreprise qui se décharge d’un lot très précis.
Léo Purguette : Une fois fini, il n’ouvrira pas au public à la date prévue…
Le but c’est qu’il ouvre au public. Mais ce qu’on dit, c’est qu’il n’ouvrira pas tant qu’on n’aura pas trouvé de solution idéale pour le supporter. Ce qu’on a fait c’est tirer la sonnette d’alarme. Cet équipement va être une pépite pour la commune, mais on ne doit pas se poser la question de son fonctionnement le jour où on coupe le ruban. Une fois qu’on aura trouvé le modèle, j’ai bon espoir qu’on arrive à une ouverture comme prévu en septembre 2028. Je pense qu’on y arrivera.
Léo Purguette : Vous pensez à quoi ? Une privatisation ? Une délégation de service public ?
Ça peut être une délégation de service public ou un modèle un peu hybride. c’est pour ça qu’il faut qu’on mette les techniciens juridiques, financiers et les professionnels du milieu culturel pour voir quel est le bon modèle. À mon niveau, je n’ai pas la bonne solution.
Didier Gesualdi : Vous voulez cesser de bétoniser, mais que dites-vous aux Istréens qui cherchent à se loger ?
Il y a une juste mesure entre construire 0 logement et 1 000 logements par an comme aujourd’hui. C’est deux fois plus qu’Aix-en-Provence alors que l’on a que 45 000 habitants. Martigues, Aubagne ou Salon en font entre 150 et 200 par an. Il faut loger les gens bien sûr, mais dans une juste mesure, car une fois qu’on a des logements, quid des parkings, des routes, des services publics, des places en crèches ? On ne se pose jamais ces questions.
Didier Gesualdi : Si je vous écoute, j’ai l’impression que je vais avoir affaire à un maire gestionnaire alors qu’il y avait un maire bâtisseur. Ça ne fait pas rêver. Comment faire rêver les Istréens ?
Ce qui ne fait surtout pas rêver, c’est de se retrouver quand il faut payer sa taxe foncière avec une nouvelle hausse d’impôt. À titre personnel, je vis dans 110 m², je paye 2 300 euros de taxe foncière pour un appartement au centre-ville. Je trouve que c’est hors-norme. Le but d’avoir un maire gestionnaire, c’est de préserver l’avenir, de pouvoir avoir des équipements avec en face des bonnes recettes pour ne pas avoir de mauvaises surprises et venir encore chercher le contribuable.
Léo Purguette : Pour ou contre la hausse du versement mobilité ?
Je suis favorable au déplafonnement du versement mobilité. Cette taxe que payent les entreprises peut se faire de manière différenciée sur le territoire. Dans le golfe de Fos, toutes les entreprises se plaignent qu’il est mal desservi pour leurs salariés.
La République c’est quoi ?Robin Prétot : « On dit souvent que c’est le modèle le «moins pire» pour une société, pour moi, c’est le meilleur modèle démocratique. Il promeut le pouvoir au peuple, c’est ce qu’on essaye de faire à l’échelle locale, à Istres. C’est un système qui ne doit pas s’exonérer du concept de nation qui va avec. La République, c’est un système institutionnel qui ne fonctionne que si, derrière, il y a une nation unie. »
Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Luc Rovinelli :Bonjour. Pourquoi cette hostilité contre la gratuité ? Si ce sont les habitants qui payent alors qu’avant c’était gratuit, où va l’argent ?
D’abord, la gratuité, il y a toujours quelqu’un qui paye en réalité. C’est généralement le contribuable. Moi je préfère toujours faire payer l’usager plutôt que le contribuable parce que, par principe, c’est plutôt à ceux qui utilisent un service de le payer. Les taux d’imposition à Istres sont déjà hors-norme. Voilà pourquoi je suis contre le tout gratuit. En plus, cela donne l’impression aux gens que c’est vraiment gratuit, alors qu’il y a quelqu’un qui paye, ça crée l’illusion que c’est la fête alors qu’il manque de l’argent partout. Il y a des réalités économiques, financières et budgétaires aujourd’hui qu’il faut bien réaliser. Ça ne veut pas dire que l’on ne peut pas avoir des tarifs sociaux selon les niveaux de revenus, par exemple sur la cantine.
Léo Purguette : Si on suit votre raisonnement, vous allez donc baisser la fiscalité ?
Pour l’instant, il n’y a surtout pas de hausse. Il y a eu trois hausses successives lors du dernier mandat. On est à 54% de taxe foncière, quand je dis ça aux autres maires, ils hallucinent. On est au max ! La règle number one c’est : « on n’augmente plus du tout les impôts ». Et dès qu’on pourra les baisser, on les baissera. Dans la campagne, j’ai dit qu’on prendrait le temps de voir. C’est le but de l’audit.
-
![[Grand entretien] Gari Grèu : « Il faut militer mais continuer de dialoguer »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/d4266a4ecc067a3ce198d45638acfb92.jpg)
[Grand entretien] Gari Grèu : « Il faut militer mais continuer de dialoguer »
La Marseillaise : ORP nomme
son premier album, sorti fin mai,
« Le Village ». De quoi s’agit-il ?Gari Grèu : Le village, c’est une des idées de Toko [Blaze]. Pour lui, c’était un sanctuaire, un havre de paix et de bienveillance. Il pense, bien sûr, à Vitrolles, car c’est là qu’il a grandi. C’est ce qu’il dit dans son premier couplet. Il parle à des potes à lui, avec qui il a partagé son enfance et son adolescence, mais que la vie a fait dévier au niveau des idées. Des gars avec qui il s’est construit et qui sont devenus racistes. Donc, sa première idée c’est : passe nous voir au village pour qu’on se reconnecte, qu’on se fasse du bien.
Peu à peu, cette idée de village est devenue une forme d’enclos de bienveillance et de solidarité sans adresse. Quand on fait des concerts dans l’espace public, comme je peux le faire avec les sardinades le 1er mai, mètre carré par mètre carré, on le construit, ce village. Au regard des difficultés qu’on a à faire société, c’est quand je joue dans l’espace public, là où je trouve des gens qui ne pensent pas comme moi, que je prends la mesure de la vraie utilité qu’on a en tant que musicien : faire danser tout le monde au diapason à un moment donné. Le village c’est ce truc qu’on arrive, tant bien que mal, à recréer quand on prend le micro. Et ce village peut exister partout. Dans un local des MTP [Marseille trop puissant – groupe de supporters de l’Olympique de Marseille, Ndlr], où tu croises tous les milieux et toutes les générations, par exemple. Ou dans n’importe quel endroit où les gens se mélangent.
Dans votre titre « Citrons », vous dites : « L’autre a dit que l’autre a dit que l’autre est un con. L’autre fait peur, l’autre milite en réaction. » Avez-vous la sensation que le dialogue est devenu compliqué ?
G.G. : Ça, je l’écris au moment de la mort de Quentin Deranque [militant d’extrême droite néofasciste, Quentin Deranque est mort en février à Lyon des suites d’une rixe contre des militants antifascistes, Ndlr]. Évidemment qu’on est militant. Évidemment qu’on veut faire passer nos idées. Mais on ne peut pas se mettre des coups de pied dans la tête et se tuer dans la rue parce que quelqu’un ne pense pas comme nous. Nous, en tant que grands frères, on se doit de les contenir, les petits. J’ai 58 ans et, maintenant, je me sens responsable des jeunes de 20 ans, de les aider à ne pas faire faire n’importe quoi. Évidemment qu’on a besoin de militer, qu’on a besoin que la jeunesse soit concernée, se mêle. Mais on doit arriver à dialoguer. On doit arriver à faire passer les idées avant les coups de couteau et les coups de pied dans la tête.
Vous parlez beaucoup d’unité. C’est très présent dans l’album, notamment dans votre titre « D’ailleurs »…
G.G. : C’est Marseille. Les couleurs, les accents, on vient tous d’ailleurs, ici. L’identité marseillaise, c’est le fruit de toutes ces arrivées successives. Moi, je suis un peu Italien, un peu Algérien, un peu Arménien, un peu Comorien, un peu Français, un peu tout ce que tu veux. Parce que je suis Marseillais. Je suis né à la Porte d’Aix. Pour aller à l’école, j’ai traversé l’Algérie, l’Afrique noire, l’Arménie. Avant de prendre l’avion, j’avais fait le tour du monde. C’est ça, être Marseillais. La leçon que Marseille donne au monde entier, c’est qu’on arrive à vivre tous ensemble en gardant nos spécificités et en étant tous Marseillais. Avec cette identité marseillaise qui se conjugue avec nos identités personnelles. C’est ça qui est magnifique à Marseille.
À propos de Marseille, dans « Têtue », vous dites : « Il y a eu les Allemands maintenant Airbnb. » Que voulez-vous dire ?
G.G. : Le Panier [2e] a été détruit par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Ça s’est ensuite reconstruit, tant bien que mal, pour qu’aujourd’hui, et depuis 20 ans, ça se transforme en décor de Plus belle la vie. Je veux bien que tu loues ton appart trois semaines par an quand tu pars en vacances. Mais quand il y a un investisseur qui achète dix appartements pour louer toute l’année à des cohortes de touristes, forcément, les commerces de proximité commencent à fermer. Il n’y a plus que des sandwicheries et des magasins de souvenirs.
Après, ça reste une image. Mais on est obligé de rentrer dans Marseille. On ne regarde pas Marseille avec complaisance. Il faut être hyper exigeant avec la Ville, avec les élus, avec les forces vives, avec les gens qui ont des capacités de faire bouger les choses.
Après attention, il y a aussi un juste milieu. Dans le troisième arrondissement, boulevard de Strasbourg, chez moi, j’aimerais qu’il y ait un peu de gentrification. Que des artistes, des gens qui ont un peu plus de moyens, viennent à la Belle de Mai, autour de la Friche, pour qu’il y ait plus de mélange.
Ce week-end vous jouez à La Seyne-sur-Mer, une ville qui vient de basculer à l’extrême droite. L’occasion de prêcher au-delà des convaincus ?
G.G. : Alors, les Couleurs urbaines est un festival de reggae où nous sommes souvent allés, donc ce n’est pas là qu’on trouvera un public qui ne partage pas nos idées. Même si c’est intéressant que ce genre d’évènement puisse continuer d’exister là-bas. Mais c’est vrai que j’aimerai beaucoup faire des concerts dans des villes qui ont basculé au Rassemblement national. C’est là que ce qu’on fait prendrait vraiment tout son sens. Notre rôle est d’importance, en particulier cette année. Et le rôle de tous ceux qui ont un micro d’ailleurs. Il faut diffuser des messages de rassemblement.
-

Tous en selle pour relever un beau défi solidaire au Rove
C’est dans une ambiance chaleureuse que s’est déroulée, ce jeudi, la journée de lancement de l’initiative « Les Éclaireurs, le défi à vélo qui rassemble » organisée en étroite association avec la municipalité du Rove.
Le maire, Paul Sabatino, était présent avec une délégation d’élus composée de Michel Bartoli premier adjoint, Marie-Claude Bonnet déléguée aux solidarités, ainsi que Véronique Martinez et Laurent Rivoire. « Au-delà des kilomètres, c’est une véritable aventure humaine qui s’engage, portée par des valeurs de solidarité, de partage et d’espoir. Nous avons immédiatement répondu présents lorsque nous avons été sollicités. Nous tenions à être présents en ce jour J de lancement et nous continuerons à l’être jusqu’à la fin du défi », assure l’édile du Rove.
Le défi est de parcourir collectivement – (une ambition partagée par quatre Ehpad des Bouches-du-Rhône) – 10 000 kilomètres sur des vélos connectés d’ici le 3 juillet. Soit 2 500 km pour l‘établissement rovenain. L’enjeu dépasse largement la simple performance sportive et permettra de déclencher un don de 2 500 euros au profit de la Compagnie Après la Pluie, une association profondément engagée auprès d’enfants hospitalisés en oncologie pédiatrique.
Pour ceux qui ont manqué ce premier rendez-vous, deux prochains événements sont programmés : le samedi 13 juin (de 14h à 18h) au gymnase et le dimanche 14 juin (de 9h30 à 12h) place Georges-Rosso. De plus, jusqu’au 1er juillet, chaque cycliste peut lier sa sortie quotidienne à cette bonne action. Ainsi toute portion de route à vélo passant par la Carrairade pourra être comptabilisée. Les kilomètres effectués entre le point de départ et l’établissement seront enregistrés pour faire grimper le compteur.
-

Au Rove, la Coop des élus communistes et républicains se renouvelle
La Coop 13, Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens des Bouches-du-Rhône, s’est réunie dans le village du Rove. Une cinquantaine d’élus des communes du département étaient présents pour échanger sur les objectifs de la Coop 13.
Renforcée en nombre après les élections municipales et communautaires, la Coop 13 a dressé un bilan de son activité et s’est projetée dans l’agenda politique prochain avec notamment les sénatoriales qui doivent renforcer le pôle de gauche au Sénat.
Pour les membres de la Coop 13, les enjeux politiques actuels sont déterminants pour l’avenir proche. De la Métropole au Département en passant par la Région Sud, la Coop 13 veut faire entendre sa voix ; l’activité doit prendre en compte la situation des habitants, des familles.
Désireux d’être aux côtés de toutes celles et tous ceux qui sont victimes, à différents degrés, de la situation politique du moment : logement, emploi, insécurité, mobilité, bien vivre… Les élus s’inquiètent du contexte alarmant qui affecte la vie des personnes dans nos villes et villages et pour lequel ils restent mobilisés.
Proximité avec
les habitantsFace à un Rassemblement national sans complexe et au plus haut, ils ont fait part de leur détermination de le combattre sur tous les fronts pour construire des espaces de dignité, de solidarité et de lutte avec la population.
Résolument engagés au plus près des habitants pour défendre les acquis et en gagner de nouveaux, la Coop 13 s’est dotée d’un nouveau collectif de travail composé d’une trentaine de personnes représentantes d’une vingtaine de communes dans la diversité du département ; des élus inscrits dans les majorités municipales, mais aussi dans les oppositions, une nécessité pour être en lien avec les différentes réalités du terrain.
Sur proposition de Florian Salazar-Martin, maire-adjoint à Martigues et président en titre, l’assemblée a élu à l’unanimité Paul Sabatino, maire du Rove, en tant que président, Florian Salazar-Martin devenant le secrétaire général de l’association et pour compléter le bureau départemental : Sophie Celton maire-adjointe à Septèmes-les-Vallons, membre du bureau national de la Coop ; Marie Claude Bonnet, maire-adjointe au Rove ; Ibrahim Mze, conseiller municipal des 15-16 à Marseille et Audrey Cermolacce, maire-adjointe de Septèmes-les-Vallons.
La rencontre s’est terminée dans la convivialité avec un appel lancé à tous les élus progressistes par le président Paul Sabatino, pour adhérer à la Coop 13 ; une ambition partagée par l’assemblée pour peser partout dans le département pour mieux vivre.
-

À Nîmes, le Refuge ouvre une porte aux jeunes LGBT+
Il suffit parfois d’une phrase, d’une porte qui claque, pour qu’une vie bascule. Pour les jeunes LGBT+ rejetés par leur famille, parfois poussés vers la rue, la Fondation le Refuge veut désormais être une présence visible dans le Gard. Créée le 7 mai à Nîmes, sa délégation entend offrir écoute, accompagnement et protection à celles et ceux qui ne savent plus vers qui se tourner.
Reconnue d’utilité publique, la Fondation le Refuge accompagne depuis plus de vingt ans des jeunes LGBT+ victimes de violences, de discriminations ou de rupture familiale. Après Montpellier, Avignon ou Toulouse, l’antenne gardoise vient combler un vide. « Il y avait un vrai besoin ici », souligne Nicolas Caseiro, responsable de la délégation. Dans un département où la ruralité pèse parfois sur les silences, le coming out peut devenir une épreuve redoublée. Le regard des autres y semble plus proche, plus dense, plus difficile à fuir.
Écouter et protégerPour l’heure, la délégation gardoise n’ouvrira pas de places d’hébergement propres. Les jeunes pourront toutefois être orientés vers les dispositifs existants dans la région. À Nîmes, l’urgence est d’abord de créer un point d’appui : « Recruter des bénévoles, trouver un local, tisser des liens avec les associations, les établissements scolaires, les services publics et les collectivités. »
Car derrière les sigles et les débats publics, il y a des existences suspendues. Des jeunes qui n’osent pas parler. D’autres qui fuient. D’autres encore qui reconstruisent, pas à pas, un logement, un emploi, une confiance. À eux, le Refuge adresse un message simple, presque vital : « Vous n’êtes pas seuls. »
Contact : Fondation le Refuge,
09.39.03.63.03., 7 jours sur 7,
de 8h à minuit.


