Tag: sensibilisation

  • Violences faites aux femmes : à Martigues, une semaine pour sensibiliser

    Violences faites aux femmes : à Martigues, une semaine pour sensibiliser

    Il y a des rendez-vous qu’on préférerait voir disparaître. C’est le cas de la semaine dédiée à l’élimination des violences faites aux femmes, qui marque chaque année la fin du mois de novembre dans les communes membres du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD) – Martigues, Port-de-Bouc Châteauneuf-les-Martigues et Saint-Mitre-les-Remparts.

    Car les chiffres sont alarmants. L’an passé, le nombre de féminicides a augmenté de 11%, passant de 96 victimes en 2023 à 107 en 2024. La région Sud, avec 20 féminicides recensés dont 6 dans les Bouches-du-Rhône, demeure la plus touchée. « Et notre commune, Martigues a elle-même été marquée par un tel drame cette année », rappelle le maire (PCF) Gaby Charroux. En effet, dimanche 3 août dernier, Sylvia Iannello, rouée de coups par son compagnon, décédait à son domicile à l’âge de 43 ans.

    Ce fléau n’est pas « inéluctable », affirme l’édile, qui pointe la responsabilité de l’État, des institutions et des collectivités territoriales, mais aussi la responsabilité citoyenne. Pour donner de la visibilité aux actions menées au quotidien par les associations et les acteurs locaux, la Ville et ses partenaires du CISPD ont construit un programme riche et ambitieux.

    Aller vers

    Jeudi, le van Nina Simone du CIDFF PACA sera stationné au marché de Jonquières puis devant le centre social du Mas de Pouane pour aller au-devant de celles qui n’osent pas franchir une porte ou demander de l’aide. Rebecca Guyot-Kaboré, la conductrice du véhicule, explique : « Ma mission est de sillonner le territoire pour sensibiliser les publics à l’égalité entre les femmes et les hommes et d’orienter les victimes vers les partenaires adaptés si elles se présentent à moi. La lutte contre les violences faites aux femmes est vraiment un enjeu sociétal et de santé publique. L’aller vers est indispensable. »

    Des actions de sensibilisation auprès des jeunes, des temps d’échanges et des expositions sont également proposées. Le film Black box diaries sera par exemple projeté ce mardi à La Cascade devant des lycéens. La population pourra se retrouver vendredi soir à 19h au centre social Jacques Meli pour discuter. Une exposition conçue comme un outil pour comprendre les mécanismes de violence au sein du couple est également visible au sein de l’hôtel de ville jusqu’au 28 novembre. Le programme complet est à retrouver sur le site de la Ville.

  • Femmes : manif bruyante face à l’hécatombe silencieuse

    Femmes : manif bruyante face à l’hécatombe silencieuse

    Mélina, Laure, Élodie et Béatrice. Ce sont les prénoms des quatre femmes qui sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint pour la seule journée de jeudi dernier, le 20 novembre. « Quand on voit ça, on se dit qu’il y a peut-être un déficit total de prise en compte alors qu’Emmanuel Macron avait promis, il y a huit ans, de faire de ce sujet-là la cause de son premier quinquennat », dénonce Catherine Lecoq, membre du Collectif 13 Droit des femmes. La représentante de la structure culturelle Éclosion 13 tient la banderole à la tête du cortège féministe parti à 14h, samedi, de la gare Saint-Charles pour réclamer une politique de lutte contre les violences faites aux femmes « à la hauteur ».

    La colère est grande, car les chiffres sont alarmants. Entre 2023 et 2024, les féminicides ont augmenté de 11%, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint l’an dernier. Cette année, elles sont déjà 145 à avoir perdu la vie. « C’est sans compter les tentatives de féminicide, 270, et les suicides : plus de 900 femmes ont mis fin à leurs jours ou tenté de le faire en 2024 à cause du harcèlement de leur conjoint ou ex-conjoint », précise Nathalie Tessier, conseillère municipale de Marseille (PCF) déléguée aux droits des femmes.

    Une loi intégrale

    Les associations dénoncent une baisse de moyens. Fin août, la Fondation des femmes a publié une enquête sur l’impact des restrictions budgétaires sur l’accompagnement des femmes victimes de violences réalisée auprès de 148 organisations féministes. Le résultat est sans appel : en 2025, plus de 70% d’entre elles déclarent une situation financière dégradée, conséquence directe de baisses de subventions ou de retards de versement des financements publics.

    « Ça part de là, ça part aussi du déficit de services publics sur le territoire, comme pour ce jeune, Mehdi Kessaci qui vient d’être assassiné, affirme Catherine Lecoq. Ce sont tous ces jeunes qui sont laissés à eux-mêmes dans les quartiers, à qui on ne propose rien alors que les narcotrafiquants proposent, eux, des choses. C’est la même chose pour les mecs qui sont violents envers leur femme. On est là chaque année les 25 novembre et 8 mars pour faire reculer les féminicides et les violences, mais si rien n’est fait en amont, que voulez-vous qu’on fasse ? C’est pas deux journées dans l’année qui vont faire basculer les choses. Il faut des réformes de grande envergure. »

    Pour y parvenir, les associations portent une loi-cadre intégrale de 140 propositions, parmi lesquelles un investissement annuel de 2,6 milliards d’euros contre les violences sexistes et sexuelles contre les 12,7 millions d’euros actuels ; la sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes dès le plus jeune âge en rendant effectives les trois séances d’éducation à la vie affective et sexuelle à l’école ; ou encore le remboursement à 100% par la Sécurité sociale des soins psychologiques et du traitement du psychotraumatisme et la création de centres de prise en charge d’urgence accessibles 24h/24, sur le modèle belge. « Oui ça marche, il suffit de regarder en Espagne, où les moyens ont été mis sur la table et aujourd’hui les féminicides ont été divisés par quatre, assure Nathalie Tessier. Cette société patriarcale avec ce continuum de violence, ça peut s’arrêter. Il faut juste avoir la volonté. »

    Un banc rouge pour la mémoire des femmes

    Samedi, la municipalité marseillaise a inauguré son 20e banc rouge, à l’espace Mistral de l’Estaque (16e). « Il est un rappel, au cœur de l’espace public, de la lutte essentielle à mener contre les violences faites aux femmes et un symbole pour la mémoire des victimes de féminicides », soulignait la conseillère municipale (PCF) déléguée aux droits des femmes, Nathalie Tessier, présente aux côtés de l’association Femmes solidaires à l’origine de cette initiative. Neuf autres bancs rouges doivent être installés au fil de la semaine dans les parcs et jardins de la ville.

    Y.S.

  • Comment détecter et prouver la soumission chimique

    Comment détecter et prouver la soumission chimique

    « Âgé de quatre jours à plus de 90 ans ! », déclare Leila Chaouachi lors de ce « Forum Respect pour les Femmes, pour en finir avec la soumission chimique ». L’information est choquante, mais ce sont bien les âges des victimes, majoritairement des individus de sexe féminin et de tout genre.

    Pour cette table ronde sur la détection des signes et le recueil des preuves, 420 personnes emplissent le hall comble. Mais alors, que faire ? « Lorsqu’on suspecte une soumission chimique, trois signes sont à repérer, informe le professeur Leonetti, médecin légiste et doyen de la faculté de médecine de Marseille. La sédation, les troubles de mémoire concernant des moments bien précis, ainsi que la désinhibition ou des attitudes inhabituelles. » Conséquence de tout cela, « l’anxiété », se greffe aussi.

    Le premier réflexe à adopter est de contacter le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (CRAFS). Il oriente vers des centres spécialisés, dotés d’experts formés pour interpréter finement les résultats complexes des prélèvements. Il existe certes des kits de dépistage, mais ils sont incapables de détecter les dosages faibles. Or les molécules utilisées pour la soumission chimique peuvent être en quantité infime et s’éliminent très rapidement.

    Recueillir la preuve

    « Il faut recueillir la preuve avant qu’elle ne disparaisse », met en garde Anne-Laure Pelissier, professeur en Toxicologie Médico-légale au Centre hospitalier universitaire de la Timone. Trois types de prélèvements sont réalisables. « Du jour 1 au jour 3, il faut faire des analyses de sang et d’urine, ces dernières étant valides jusqu’au cinquième jour. Dès un mois, les prélèvements de cheveux sont possibles, jusqu’au sixième mois. Au-delà, les traces se raréfient », énonce-t-elle. Entre-temps, les coupes de cheveux, colorations ou décolorations sont à proscrire. « C’est bien plus tard que la victime pourra prendre le recul nécessaire et porter plainte », conclut la spécialiste. « Le vrai parcours pour beaucoup de victimes commence après », admet Leila Chaouachi, la fondatrice du CRAFS.

    CRAFS : 01.40.05.42.70 www.lecrafs.com

  • Un forum régional pour parler de la soumission chimique

    Un forum régional pour parler de la soumission chimique

    « Avec le procès de Dominique Pelicot, le sujet de la soumission chimique s’est imposé à nous », affirme Jennifer Salles conseillère (centriste) régionale et présidente de la commission lutte contre les inégalités, solidarités, défense des droits des femmes. Ce mardi, le conseil régional organise à l’hôtel de Région dans le cadre de son 4e forum Respect pour les femmes, plusieurs tables rondes pour libérer la parole autour de la soumission chimique.

    Le phénomène, mis en lumière récemment lors du procès Mazan, désigne l’administration d’une ou plusieurs substances psychoactives à l’insu des victimes ou sous la menace, à des fins criminelles ou délictuelles. Caroline Darian, fondatrice de l’association M’endors pas et fille de Gisèle Pelicot, sera notamment présente.

    De 9h15 à 12h, membres d’associations, politiques et experts vont échanger autour ce qu’est la soumission chimique, comment la repérer et recueillir les preuves, mieux accompagner les victimes. « Cet événement est à la fois grand public et pour les professionnels pour qu’on en parle », développe l’élue.

    Danger dans l’entourage

    Le forum est conçu pour déconstruire les clichés autour de ce phénomène. « On a beaucoup mis le focus sur les moments festifs en disant aux jeunes filles de faire très attention lorsqu’elles sortaient, attention à leurs verres, qu’on ne leur mette rien… Avec ce forum on veut montrer que ça peut aussi se produire dans la sphère privée ou dans celle professionnelle », explique Jennifer Salles.

    En effet, le danger se trouve avant tout dans l’entourage. « Dans la majorité des cas recensés dans la dernière enquête nationale sur la soumission chimique menée par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), c’est bien l’entourage proche, professionnel ou amical, et notamment au sein du foyer, qui est impliqué en première ligne », précise le site de l’association M’endors pas de Caroline Darian. Par ailleurs, le GHB, connu comme la drogue du violeur, n’est pas la substance la plus utilisée. Des médicaments tels que les somnifères, sédatifs, anxiolytiques, antihistaminique sont également détournés pour cela.

    Avec la table ronde « comment détecter et repérer les signes », les experts espèrent pouvoir donner les clés aux femmes pour repérer « quels sont les signaux d’alerte ». Une libération de la parole qui a permis à de nombreuses femmes de comprendre ce qui leur arrive, et qui leur permet donc de saisir la justice. En 2024, 327 cas de soumission avaient été enregistrés, contre 5 en 2016.

    Inscriptions du public sur maregionsud.fr

  • Bouches-du-Rhône : une journée contre le harcèlement scolaire

    Bouches-du-Rhône : une journée contre le harcèlement scolaire

    Outre la représentation du spectacle « Éléphant man » par la compagnie La Innombrable, la journée proposait aux jeunes de participer à des ateliers-débats animés par l’association Les petits débrouillards. Les discussions menées visent à permettre aux élèves de mieux comprendre les conséquences du harcèlement et les invitent à réfléchir sur les attitudes à adopter en classe et dans la cour de récréation.

  • La Ligue contre le cancer et la Ville de Martigues financent un mammographe

    La Ligue contre le cancer et la Ville de Martigues financent un mammographe

    Après l’hôpital de Salon-de-Provence, c’est au tour de l’hôpital de Martigues de se voir doter d’un mammographe neuf, en grande partie financé par la Ligue contre le cancer. Une bonne nouvelle, alors qu’Octobre rose (mois dédié à la sensibilisation au dépistage du cancer du sein) vient de s’achever, que salue le directeur de l’établissement, Loïc Mondoloni : « Cet équipement d’imagerie médicale, destiné à détecter les tumeurs du sein, permet aussi de faire de la prévention et du dépistage, ce qui est un élément extrêmement important. Cette prise en charge existait déjà au centre hospitalier de Martigues. Ceci étant, les équipements arrivent à un niveau d’utilisation qui nécessite leur remplacement. Le niveau de précision du nouveau mammographe nous permettra d’utiliser à bon escient l’intelligence artificielle et l’imagerie virtuelle pour connaître le niveau d’atteinte de la patiente en cas de tumeur, et pour savoir s’il y a une suspicion éventuelle ou un niveau de fragilité. »

    Cet appareil dernier cri, d’un coût de 280 000 euros, financé à hauteur de 200 000 euros par la Ligue contre le cancer et de 80 000 euros par la Ville de Martigues, remplacera le précédent, qui datait de 2012. Si 13 années peuvent paraître peu à l’échelle d’une vie, dans le domaine médical, c’est un monde. L’évolution des technologies est un « sujet très important » pour les établissements, affirme Loïc Mondoloni. « Les équipements très onéreux comme les IRM ou les scanners doivent être renouvelés tous les sept ans, pour des montants qui peuvent aller de 600 000 euros à 1,5 million d’euros », illustre-t-il. Une exigence compliquée à honorer, alors les hôpitaux sont exsangues.

    Accompagnement et soins support

    Magali Maugeri, directrice de la Ligue contre le cancer des Bouches-du-Rhône, le concède : « On pallie les manques de l’État. » Cette année, le comité départemental de l’association a accordé plus de 900 000 euros au financement de la recherche et d’équipements médicaux, une somme record.

    « On le sait, l’argent manque », poursuit-elle. Pas seulement au plus haut niveau de l’État : « L’accompagnement financier qu’on propose aux familles touchées par la maladie devient de plus en plus récurrent, les gens sont pris à la gorge. Cette année, on va en aider plus de 480 à hauteur de 600 euros maximum. L’an dernier, elles étaient 320. »

    La Ligue contre le cancer propose aussi un accompagnement psychologique et social gratuit aux malades et aux aidants, avec des ateliers de sport adapté, une offre de soins de support et un accès à professionnels de santé et de bien-être. L’association tient des permanences au Pôle santé handicap de Martigues.

  • L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    L’hôpital de Toulon – La Seyne ambassadeur du don d’organes

    Avec près de 30 prélèvements par an, la Coordination hospitalière des dons d’organes et de tissus du Centre hospitalier intercommunal de Toulon -La Seyne-sur-Mer (Chits), aux côtés des équipes médicales, chirurgicales et soignantes, joue un rôle crucial dans l’organisation des activités de prélèvement d’organes et de tissus en vue de greffes. « La coordination du don d’organes du Chits a été créée en 2000 pour recenser tous les donneurs potentiels d’organes et de tissus, d’accueillir et accompagner les proches, d’organiser les prélèvements, de former les professionnels de santé, d’informer le grand public. Et également, d’être dans un réseau avec d’autres lieux de soins, l’hôpital d’Hyères, l’hôpital Sainte-Anne, l’hôpital de Brignoles et les cliniques », détaille Yann Le Bras, directeur du Chits.

    Une coordination qui a permis, en 2024, 102 prélèvements d’organes et 182 prélèvements de tissus au Chits, qui s’est récemment doté d’une nouvelle salle de prélèvements. « Derrière cela, il y a bien sûr des réalités humaines, mais ces chiffres montrent l’activité et un élément très fort d’engagement des équipes », salue Yann Le Bras. C’est pourquoi le Chits a formalisé son engagement, vendredi, en signant, aux côtés du « Collectif Greffes+ », une charte faisant de l’hôpital un ambassadeur du don d’organes, afin d’intensifier la sensibilisation de l’ensemble de son personnel, des patients et des visiteurs.

    « Devenir ambassadeur du don d’organes est pour nous un élément majeur. C’est participer à un mouvement solidaire national permettant de sauver des milliers de vies chaque année », se félicite Yann Le Bras. Un pas de plus pour un hôpital déjà engagé dans cette démarche depuis 25 ans : « Cela marque l’intensification de l’effort de notre établissement pour sensibiliser l’ensemble de la communauté hospitalière, ainsi que les patients et visiteurs. » « Quelle plus belle chose que de donner la vie, mais quelle plus belle chose aussi que de redonner la vie à des personnes qui sont en attente d’un organe et qui souvent décèdent avant », appuie Dominique Andreotti, pneumologue et adjointe à l’action sociale à la mairie de Toulon.

    2 à 3 décès chaque jour

    en France faute de dons

    Il faut tout de même rappeler que nous sommes tous, de fait, présumés donneurs d’organes par la loi, sauf opposition de notre vivant. Cependant, celle-ci prévoit aussi que les proches des défunts soient systématiquement consultés. Mais bien que plus de 80% des Français y soient favorables, moins d’une personne sur deux en a parlé, si bien que leur volonté ne peut être respectée. Dans un tiers des cas, les proches, dans le doute, s’y opposent, et le prélèvement ne peut avoir lieu. « Peu importe ce qu’on en pense, il faut que chacun interroge autour de soi et se pose la question, petit et grand, car il n’y a pas de minimum d’âge pour le prélèvement d’organes, et on peut prélever jusqu’à 90 ans. Il faut aussi se sentir concerné par la solidarité humaine, avoir envie de donner ce qui ne nous a servi et ne nous servira plus », martèle Odile Desrue médecin coordinateur du don d’organes et de tissus, qui rappelle qu’il y a « 20 000 demandeurs chaque année en France, et ce nombre tend à augmenter petit à petit, car on greffe moins de gens qu’il y en a sur liste d’attente. Chaque jour, deux à trois personnes meurent en attente d’organe. »

    Cependant, la situation s’est légèrement améliorée ces dernières années, même si le chemin reste encore long, passant par l’éducation, mais aussi, certainement, par des décisions législatives : « Le Covid a fait beaucoup de mal à la greffe et au don, mais on remonte petit à petit les chiffres, et on a passé la barre des 6 000 greffes en 2024. On espère continuer à progresser, mais ça ne va pas aussi vite que la demande. 80% des Français sont pour mais le taux de refus est de 36%. En Espagne, où le don a été inscrit dans la citoyenneté, il y a 20% de refus », souligne le docteur Desrue.

  • Un voilier ambassadeur du WWF sensibilise les élèves à la Méditerranée

    Un voilier ambassadeur du WWF sensibilise les élèves à la Méditerranée

    « Nous avons lancé ce programme “Gardiens de la Méditerranée” il y a 3 ans, avec le ministère de l’Éducation nationale : ses contenus pédagogiques permettent aux enseignants de tout le territoire de sensibiliser les élèves », souligne Annaëlle Foy, chargé de communication du WWF. « Et nous avons créé un parcours sur toute l’année scolaire », poursuit-elle. Par exemple, via un podcast interactif, les enfants se retrouvent face à une tortue venue pondre sur la plage. Ils doivent prendre une décision : la protéger ou la remettre à l’eau. Le WWF, à travers son voilier en escale une semaine dans la cité phocéenne, cherche à enseigner les bons comportements.

    Les CM1 de l’école François-Moisson (2e) découvrent ainsi le Blue Panda amarré face à l’hôtel de ville. Avec leur enseignant, ils ont visionné le documentaire Rorqual pour préparer leur venue. Il faut ôter ses chaussures et monter à bord rejoindre marins et bénévoles de WWF. Il s’ensuit 1h30 d’ateliers. Baleines et herbiers de Posidonie défilent : projection ludique, jeux sur les espèces locales, pioche à l’aveuglette des déchets qui fragilisent l’écosystème marin… « Les plastiques se transforment en micro-plastiques et nous les ingérons en mangeant du poisson », explique Manon, bénévole.

    Le voilier reçoit 4 dernières classes ce vendredi et dernier jour de l’escale. « On reviendra à Marseille au printemps lorsque le Blue Panda reprendra ses missions scientifiques dans différents pays partout en Méditerranée », conclut Annaëlle Foy, avant de reprendre la mer.

  • Les hommes en rémission d’un cancer pourront enfin s’assurer normalement

    Les hommes en rémission d’un cancer pourront enfin s’assurer normalement

    Après un premier engagement porté en faveur des victimes du cancer du sein, lancé en 2024 à l’occasion de l’opération Octobre rose, CNP Assurances élargit sa campagne aux hommes ayant été atteints d’un cancer de la prostate ou du testicule, en ce mois de novembre dédié à la sensibilisation sur les cancers masculins. Alors qu’une personne en rémission doit habituellement attendre 5 ans avant d’accéder à un taux classique d’assurance pour un emprunt, l’assureur propose désormais un autre fonctionnement : le régime d’assurance sera identique à celui d’une personne sans antécédent dès lors que le processus thérapeutique sera interrompu. Chez la majorité des assureurs, les clients ayant été atteints d’un cancer sont, durant ces 5 années réglementaires, exposés à des « surprimes » – qui augmentent le prix de leur assurance – et parfois même à des « exclusions de garanties », les empêchant de s’assurer, et donc d’emprunter. « Nous demandons toujours aux clients de déclarer leurs antécédents, mais nous ne prendrons plus en compte la maladie dans notre évaluation du risque si le traitement est terminé. Plus de risque de surprime ni d’exclusion de garantie, explique Guillaume Kuch, directeur des activités emprunteurs chez CNP Assurances. Nous voulions, en tant qu’assureur inclusif et utile, proposer quelque chose qui permette à ces personnes qui ont vécu un cancer, que ce soit du sein, de la prostate ou du testicule, de tout de suite enchaîner sur un projet de vie positif. »

    Une large campagne de sensibilisation

    Pour mettre en avant leur initiative tout en sensibilisant au maximum, CNP Assurances doit déployer, dans la semaine, une affiche de 90 m² sur la façade d’un immeuble du boulevard Sakakini, à l’angle de la rue Emile-Duclaux (4e). Sur l’immense réclame, on pourra lire : « Pas à vendre aux hommes ayant eu un cancer de la prostate ou du testicule. » Le numéro affiché renverra sur un service téléphonique qui détaillera la démarche. Le visuel sera également exposé dans 210 vitrines immobilières françaises et apparaîtra aussi en ligne, sur les sites Se loger et Logic immo.

    Chaque année en France, on compte 60 000 nouveaux cas de cancer de la prostate. Il est le plus fréquent des cancers masculins.

  • [Biodiversité] Le Pradet : Une campagne de lutte contre la caulerpa taxifolia

    [Biodiversité] Le Pradet : Une campagne de lutte contre la caulerpa taxifolia

    Comme chaque année depuis 2002, la mairie du Pradet, en partenariat avec le Parc national de Port-Cros, le Naturoscope du Var, l’association Telo Sub et le centre de plongée du Pradet, coordonne une campagne de lutte contre la caulerpa taxifolia.

    Une opération menée du 20 au 23 octobre, qui vise à repérer les aires de prolifération de cette algue invasive, transportée par les ancres des bateaux, qui modifie les équilibres de la biodiversité marine et s’attaque aux herbiers de posidonie, puits carbone essentiels à la vie humaine, « même si ceux-ci se défendent très bien tout seuls, car ils sont tellement denses que la caulerpa n’arrive pas à pénétrer dedans et ne reste qu’en bordure », explique éric Pironeau, président de Telo Sub. « Le problème, c’est qu’elle prend de la place et qu’aucune espèce ne s’en nourrit. Elle n’est pas non plus exploitable par l’homme. »

    « Il n’y a pas de risque pour le baigneur », précise toutefois Jean-Marc Illich, conseiller municipal en charge du Développement durable et du Littoral. Loin du qualificatif « d’algue tueuse », qui lui est souvent accolé et que réfutent les spécialistes.

    Une présence désormais minime

    Durant quatre jours, une vingtaine de plongeurs sont intervenus au quotidien dans les 80 hectares de la baie de la Garonne, qui fait partie de l’aire maritime adjacente du Parc national de Port-Cros et à ce titre, de l’aire marine protégée. « Le Pradet est une des seules communes à faire ça, affirme éric Pironeau. La Garde et La Londe commencent à s’y mettre. Le Parc, quant à lui, n’agit que sur son cœur, autour de Port-Cros et Porquerolles. »

    Dans un premier temps, pour de la prospection, grâce au soutien d’amateurs, puis pour des missions d’élimination, assurées par des professionnels, au moyen d’aspiration ou de dépotage au couteau. « On cible une zone et on s’y attaque. Il n’y a plus beaucoup de “caulerpa”. On travaillait sur 35 points en 2002. Aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’une petite zone, située en dehors de notre stratégie, avec des tâches de quelques cm², mais on s’y attelle pour éviter que ça s’étende. »

    Ces missions permettent également de repérer de nombreuses autres espèces, « comme des tortues, des raies, ce qui pour nous est exceptionnel », appuie le président de Telo Sub. « à l’inverse, avant, on recensait de grandes nacres et on ne repère plus que des épineuses. Cela nous permet de donner un état des lieux à la mairie et de voir qu’il n’y a pas que la “caulerpa” qui envahit. Il y a d’autres algues et espèces qui modifient eux aussi les écosystèmes. »

    En conséquence, la mairie a créé « une zone interdite au mouillage (Ziem). On observe un réel impact positif dans cette aire très riche en biodiversité », complète Jean-Marc Illich, qui met enfin l’accent sur la sensibilisation des populations, « via des campagnes estivales et grâce aux communications des associations toute l’année ».