Tag: sensibilisation

  • « La santé des femmes n’est pas qu’une question de femmes »

    « La santé des femmes n’est pas qu’une question de femmes »

    Hélène Gaufichon, secrétaire générale, et Olympe Chabason, responsable solidarité et prévention, considèrent les inégalités entre les genres comme une question de santé publique. Après avoir réalisé une étude, elles ont pensé une campagne de prévention et de sensibilisation aux inégalités subies par les femmes dans le milieu de la santé, en raison d’une moindre connaissance de leurs corps par le système médical et d’une précarité qui touche davantage les femmes que les hommes en France.

    La Marseillaise : Quelle est la position de Solimut vis-à-vis des inégalités de genre dans l’accès à la santé ?

    Hélène Gaufichon : La philosophie de Solimut est d’être une mutuelle militante, engagée. La thématique de la santé des femmes est un fil rouge. Nous avons travaillé sur le sujet des violences faites aux femmes, la prévention des cancers, la santé gynécologique, la précarité menstruelle. Il faut user des plaidoyers pour avoir un vrai impact de progrès et d’émancipation. Nous avons acquis une certaine expertise que l’on souhaite enrichir, consolider, mais aussi, partager.

    Quels sont les constats sur les inégalités de genre dans l’accès
    à la santé en France ?

    Olympe Chabason : D’abord, il y a une méconnaissance du corps des femmes, liée au fait que la médecine a été développée par et pour des hommes. Par exemple, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité des femmes en France. On ignore qu’elles peuvent avoir des symptômes différents de ceux des hommes. Donc, il y a davantage d’hommes hospitalisés mais les femmes en meurent plus. Ensuite, on a tendance à laisser de côté les maladies féminines mais à sur-investir la question de la maternité. Une femme sur dix en âge de procréer a l’endométriose, mais il faut sept à dix ans pour un diagnostic. À côté, la majeure partie des contraceptifs sont féminins. Ça révèle la banalisation des maladies féminines et le surinvestissement de la question de la fertilité et de la maternité. Si elles reposent en grande partie sur les femmes au détriment parfois de leur santé physique et mentale, les avancées en la matière ont, dans le même temps, constitué un grand progrès (loi Veil, prise en charge de la PMA, etc.) Enfin, il y a le cercle vicieux de la précarité. En France, 4,9 millions de femmes vivent sous le seuil de pauvreté contre 4,3 millions d’hommes en 2022 (Insee). Les femmes sont en moyenne plus précaires que les hommes. Quand on a moins de ressources, la santé peut vite devenir une variable d’ajustement dans son quotidien. Donc on va être en moins bonne santé, on va peut-être devoir passer à temps partiel, on va perdre des revenus et être encore plus précaires. C’est un constat alarmant et grave mais ce n’est pas une fatalité, on peut y remédier en repensant le système de santé, en revoyant le lien médico-social pour rapprocher ces femmes des politiques de prévention, de dépistage et d’accès aux soins.

    H.G. : Rechercher l’égalité homme-femme ne signifie pas nier les différences biologiques, car il y en a. Or historiquement, dans la société patriarcale, les recherches se sont basées principalement sur la connaissance du corps de l’homme. Ce n’est pas complètement adapté à l’autre moitié de l’humanité. Il faut rééquilibrer les états de connaissances pour adapter au mieux les prises en charge, afin de lever ces inégalités en santé.

    Comment cette campagne
    a-t-elle été pensée ?

    H.G. : Elle est à la fois l’aboutissement d’une démarche de plusieurs années et en même temps le début d’une dynamique renforcée à destination de l’ensemble des femmes, et plus globalement encore de la société. Parce que la santé des femmes n’est pas qu’une question de femmes, c’est aussi une question d’hommes et de regards portés sur les femmes. C’est un sujet qui doit être pris en compte si on veut une société humaniste, féministe, antiraciste. Il n’y a pas de raison d’occulter ce que vivent et traversent les femmes, à savoir la moitié de la population.

    O.C. : Cette campagne a trois objectifs majeurs. Le premier, c’est de mettre la santé des femmes et les inégalités au cœur du débat public, car ce n’est pas un sujet dont on parle autant qu’il le mérite, alors que c’est une vraie urgence de santé publique et de justice sociale. Le deuxième objectif est de donner la parole aux femmes, de récolter leurs expériences et leurs préoccupations, pour améliorer leur santé et réduire les inégalités. Le troisième est de mettre en avant les solutions qu’on propose déjà. On a choisi comme slogan : « Les inégalités de genre en santé sont d’abord politiques » parce qu’on veut démontrer que les inégalités en santé ne sont pas une fatalité. C’est une construction liée à l’histoire, à des décisions scientifiques, politiques. Donc, on peut les corriger et les surmonter.

    Quelles sont les actions concrètes mises en place dans cette campagne ?

    O.C. : D’abord, on va alerter sur ces constats et on sera présents le 8 mars sur différentes manifestations publiques. Au-delà du relais de la campagne, on a préparé une enquête 100% anonyme, disponible en ligne. Elle vise à recueillir les histoires des femmes, à objectiver les inégalités, à récolter leurs propositions en vue d’avoir un bilan de tout ce qu’on aura appris à travers ces questionnaires. L’enquête pourra être remplie par toutes les femmes. On souhaite aussi proposer concrètement des solutions aux femmes en matière de santé, avec de la prévention santé, notamment sur les cancers féminins, les maladies cardiovasculaires. On veut proposer partout des solutions, dans une logique d’éducation populaire et d’émancipation. Au-delà de la campagne, les actions se poursuivent tout le reste de l’année car les femmes ont besoin de solutions toute l’année, toute la vie.

    H.G. : Si on veut que les messages soient entendus, ça le sera d’autant plus si on est plusieurs à dire la même chose. D’où l’intérêt des actions autour du 8 mars qui se font de façon coordonnée et dans un objectif de prise de conscience collective. On sait à quel point, parfois, ça peut être compliqué d’entendre certains discours. Ça peut être compliqué pour certains hommes de les entendre, des hommes qui ne se sentent pas malfaisants, mais qui ont du mal à percevoir à quel point la société est patriarcale et a mis sur le bord du chemin la moitié de sa population.

  • À Hyères, Centr’Azur est désormais chauffé à 100% par géothermie

    À Hyères, Centr’Azur est désormais chauffé à 100% par géothermie

    Centr’Azur poursuit sa transition énergétique. L’installation de panneaux photovoltaïques sur sa toiture et sur les ombrières de son parking, la mise en place d’un système de gestion technique centralisé des équipements énergétiques (système automatisé permettant, grâce à des capteurs, d’optimiser l’efficacité énergétique d’un bâtiment), ou encore l’installation de LED dans tout le centre commercial, des parkings aux galeries, avaient, entre autres, mené à une réduction des consommations d’énergie de -61% en 2024, comparé à 2012.

    Désormais, le centre commercial hyérois (50 boutiques sur 17 000 m²), sera chauffé et climatisé grâce à la géothermie, énergie renouvelable, locale, silencieuse et disponible 24h/24, 365 jours par an, conjuguant performance énergétique, sobriété et durabilité.

    -59% de consommation des parties communes

    Il s’est ainsi doté de 600 mètres linéaires de sondes géothermiques verticales, un système innovant développé par les équipes de la société Accenta. Implantées jusqu’à 200 mètres de profondeur, ces sondes exploitent la température naturellement stable du sous-sol (entre 13 et 16 °C). En hiver, la chaleur du sol est captée et transférée vers le bâtiment via une pompe à chaleur. Ce système fonctionne aussi en été grâce au « géocooling », permettant de rafraîchir sans recourir à une climatisation classique énergivore et sans rejet d’air chaud à l’extérieur.

    Ces travaux vont avoir pour effet la suppression de la chaudière gaz, des émissions de 19,3 tonnes de CO évitées chaque année, ainsi qu’une réduction de 59% de la consommation énergétique sur les parties communes. Tout cela en offrant un confort thermique optimisé toute l’année pour les visiteurs et commerçants, et la maîtrise des charges énergétiques sur le long terme, notamment grâce à une réduction de l’exposition aux fluctuations du prix du gaz.

    Dans sa perspective de neutralité carbone pour ses parties communes d’ici 2030, Centr’Azur mène par ailleurs des actions de sensibilisation de ses employés et des clients au tri des déchets, à la gestion de l’eau, ou encore à la biodiversité, avec, notamment, l’installation d’un hôtel à insectes en 2021.

  • Plus de 10 000 personnes secourues en mer en 2025 par le Cross Med

    Plus de 10 000 personnes secourues en mer en 2025 par le Cross Med

    Comme à chaque début d’année, la préfecture maritime de la Méditerranée dresse le bilan de son action en mer pour l’année écoulée. L’année 2025 aura notamment vu le nombre d’actions (4 584 opérations de sauvetage ou d’assistance pour 10 188 personnes impliquées) conduites par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med) augmenter par rapport à 2024 (+6%), la période de mai à septembre concentrant près de 75% des interventions. Si le nombre de personnes impliquées est en légère baisse (-6%), le nombre de décès reste toutefois préoccupant (87 personnes). Dans ce contexte, le renforcement des contrôles en mer et la sensibilisation des usagers se poursuivront, conformément à la politique mise en œuvre par la préfecture maritime de la Méditerranée.

    En guise de réponse, les unités des administrations concourant à l’AEM ont réalisé près de 20 000 contrôles en mer, illustrant « la politique volontariste de la préfecture maritime en matière d’ordre public, de sécurité maritime et de protection de l’environnement marin », se félicite cette dernière. Elle revendique également « un nombre important d’épaves retirées du littoral (147) et de munitions historiques neutralisées (940), qui témoignent d’un assainissement significatif du littoral, bénéfique pour la sécurité des usagers et pour l’environnement ».

    Douze administrations et six ministères impliqués

    Autre satisfaction : le succès de la sécurisation de la Conférence des Nations Unies sur l’océan (Unoc) à Nice en juin dernier, dont les effets seront jugés dans le temps. « Aucun incident n’est venu perturber le déroulement de cet événement à portée internationale », avance la préfecture maritime.

    De manière générale, au-delà des opérations de sauvetage ou d’assistance coordonnées par le Cross Med, la préfecture maritime a conduit un large spectre de missions grâce aux services et administrations partis de l’AEM. Les garde-côtes ont ainsi navigué 77 873 heures (soit en moyenne près de neuf moyens déployés en permanence en mer, le long du littoral méditerranéen) alors que les aéronefs ont volé 1 905 heures (une moyenne de plus de 5 heures par jour). À ce titre, 940 engins explosifs ont été neutralisés ; 257 416 navires surveillés et suivis par les sémaphores de la Marine nationale ; 19 147 contrôles conduits en mer pour 4 217 infractions constatées ; 1 500 contrôles de navires au mouillage pour 100 procès-verbaux dressés. Tout cela en provenance de 12 administrations relevant de 6 ministères.

  • À Miramas, l’éducation est le « premier poste de dépense »

    À Miramas, l’éducation est le « premier poste de dépense »

    À Miramas, près d’un tiers du budget est dédié à l’éducation. « 31% », précise le maire sortant candidat à sa succession Frédéric Vigouroux (DVG). « C’est le premier poste de dépense de la Ville, c’est une priorité absolue depuis toujours », affirme-t-il. En 2025, 8 millions d’euros de fonctionnement ont été alloués aux 24 écoles publiques de la commune, qui drainent 130 classes et 2 900 élèves. « Ça représente 2 044 euros par enfant, alors que c’était 1 936 euros en 2024 », précise l’élu.

    En septembre 2021, la commune est labellisée Cité éducative, un dispositif d’État, créé en 2019, pour renforcer l’accompagnement des jeunes de 0 à 25 ans des quartiers prioritaires grâce à une grande alliance des acteurs du secteur, qu’ils soient institutionnels ou associatifs. « Nous avons d’emblée choisi de le faire sur l’ensemble de la ville avec une position qui est de dire que tous les enfants n’ont pas les mêmes niveaux sociaux, mais beaucoup ont les mêmes problèmes, explique Frédéric Vigouroux. (…) Pour nous l’école doit être un lieu d’égalité et de laïcité, et l’éducation, c’est offrir aux enfants un ensemble de programmes d’accompagnement pour qu’ils aient tous les mêmes chances. » 19 groupes scolaires du 1er degré et six établissements du 2nd degré sont concernés.

    Depuis, de nombreuses actions ont été financées par la subvention de l’Éducation nationale de 375 000 euros, à laquelle la municipalité rajoute près de 112 000 euros de sa poche. Parmi les réalisations : de la sensibilisation sur les usages des réseaux sociaux, l’événement « Athlé dans la cité » ou encore le Festival de la petite enfance et de la parentalité, pour n’en citer que trois. « On travaille sur tous les aspects émancipateurs de la vie d’un jeune en incluant les parents, détaille le maire. Le sport, la culture, les sciences, le numérique, la santé par l’alimentation… »

    Une unité de préparation culinaire

    Sur ce dernier sujet, Frédéric Vigouroux a de grandes ambitions. D’ici deux ans, une unité de préparation culinaire devrait être construite en partenariat avec Saint-Chamas sur un terrain d’ores et déjà acheté, situé au Nord de la ZAC des Molières. « Nous sommes en recherche de subventions, nous en avons déjà mais il nous en faut d’autres, révèle l’élu. L’idée, c’est d’avoir du bio et du local dans les assiettes de nos enfants, ce qui résonne avec notre volonté de pouvoir accueillir des exploitants et notamment des maraîchers sur nos terres. »

    La Ville met également la main à la poche pour financer les projets pédagogiques des établissements scolaires. « Ce n’est pas dans notre compétence, mais nous aidons aussi parfois les collèges pour que le coût résiduel des parents ne soit pas trop élevé et que tous les élèves puissent participer sans que leur milieu social ne soit un frein », glisse Frédéric Vigouroux.

  • Un défi lancé aux élèves pour les sensibiliser aux usages des textiles

    Un défi lancé aux élèves pour les sensibiliser aux usages des textiles

    Dans la classe de CM2 de l’école Alphonse Daudet, à Vedène, les mâchoires des élèves touchaient presque le sol lorsque Alexis Louat, membre de l’association EnJeux Durables, qui sensibilise aux enjeux du textile et de sa consommation, explique qu’il faut presque 8 000 litres d’eau pour produire le jean que certains d’entre eux portent. Un effet recherché, qui illustre le but de la toute juste lancée Textile Race dans 10 écoles du Grand Avignon.

    Pendant un peu moins d’une heure, l’intervenant a ainsi évoqué les conditions de travail dans des ateliers de fabrication de vêtements ou encore le coût écologique du transport. À chaque fois, avec des phrases marquantes qui n’ont pas manqué de faire effet auprès des jeunes. En quelques jours, dix établissements scolaires de Vedène donc, mais aussi de la Cité des Papes, de Morières-lès-Avignon et de Velleron, sont ainsi sensibilisés autour de la question des impacts environnementaux de l’industrie textile.

    Collecte sur place

    L’opération a également un côté plus pratique. En effet, dans chacune des écoles qui participent, un bac de récolte de vêtements est déposé. Pendant quatre semaines, jusqu’au lundi 9 février, chacun des 2 000 élèves pourra collecter, peser et déposer un sac de textiles qui doit être sec et non taché. Ces derniers seront récupérés par Le Relais. À la fin, un classement déterminera l’école qui aura récupéré le plus gros tonnage de textiles, laquelle remportera le défi et se verra offrir une sortie scolaire éducative. Et l’intercommunalité assure « que de belles surprises attendent les élèves les plus engagés ».

    « C’est vous qui allez donner une deuxième vie à la planète », lance ainsi aux écoliers David Fillon, responsable du site du Relais Provence. « L’objectif, c’est de consommer différemment. Mais c’est aussi un geste social. Cela crée de l’emploi, car il faut du monde pour trier tout cela, et c’est revendu à petit prix pour ceux qui n’ont pas les moyens », poursuit le responsable. « Les petits gestes de chacun vont permettre d’avoir un avenir avec moins de déchets », poursuit de son côté Laura, membre de l’éco-organisme Refashion, juste après avoir confié que chaque année, 890 000 tonnes de textiles usagés partent dans le circuit de traitement des déchets.

    Détails sur textilerace.fr

  • La vie sauvage de la Poudrerie en vidéo

    La vie sauvage de la Poudrerie en vidéo

    Avec ses 17 espaces naturels répartis sur 1 305 hectares, il est « presque une erreur écologique », admet Jérémy Lainé, technicien du Syndicat intercommunal de l’ancienne Poudrerie. À cheval sur les communes de Saint-Chamas et de Miramas, le parc est un joyau naturel. « On a des canaux, des lagunes, l’étang de Berre, des marécages, des marais, de la forêt méditerranéenne, de la forêt humide, des falaises, des grottes creusées pour protéger les travailleurs en cas d’explosion… cite-t-il. Ces milieux se succèdent très rapidement. Normalement, dans la nature il y a un gradient progressif, ici les cassures sont très abruptes. On peut vite se perdre car le paysage change d’un coup, si on ne fait pas attention c’est assez surprenant. »

    Cette richesse, le parc la doit à son ancienne activité de Poudrerie royale, démarrée en 1690. « Ils ont remblayé 55 hectares sur l’étang de Berre. Pour stabiliser les remblais, des arbres ont été plantés. Ils servaient aussi à sécuriser certains bâtiments sensibles par rapport à des risques d’espionnage, puisque c’était quand même un site militaire. Ils permettaient également de garder des températures correctes et régulières pour la période de séchage de la poudre et de freiner le souffle des explosions en cas d’accident. » Au milieu du XIXe siècle, en plein essor des échanges maritimes, le directeur du site importe des essences exotiques qui finissent de parachever la diversité floristique du parc. Séquoias et cyprès chauves font partie des « curiosités » du lieu.

    Des espèces protégées

    Définitivement abandonnée en 1974 et inoccupée durant une vingtaine d’années, la Poudrerie royale a été recolonisée par la faune et la flore, ce qui « donne une richesse vraiment impressionnante en termes de biodiversité », affirme le technicien. Une réserve, sanctuarisée le long du littoral avec l’étang de Berre, est interdite au public et permet de réaliser des suivis scientifiques et des opérations de comptage. Les horaires restreints du parc accordent une certaine quiétude aux espèces présentes, comme la cigogne, qui est l’animal « phare » du lieu.

    « Elles se sont installées au début des années 2000 » et sont visibles sur la toute nouvelle chaîne Youtube du Parc de la Poudrerie : une caméra a été placée devant l’un de leur nid et a permis de suivre les premiers mois de la vie de deux cigogneaux grâce à la participation du Gipreb (le syndicat en charge de l’étang de Berre).

    Jérémy Lainé et son équipe veulent mener un véritable travail de documentation et de sensibilisation envers le grand public. « À mon arrivée, il y a un an et demi, j’ai observé que la population venait beaucoup pour faire des promenades et profiter du cadre mais se rendait pas tellement compte du patrimoine faunistique », explique-t-il. Alors, le passionné de naturalisme a placé des pièges photos dans le parc et réalise des vidéos qu’il poste désormais sur le réseau social « avec une idée sous-jacente : on ne protège bien que ce qu’on ne connaît bien ».

    Car la Poudrerie abrite des espèces menacées à l’échelle nationale, à l’instar la tortue cistude et le triton palmé.

  • Var : une campagne pour dénoncer les heurts de véhicules de sécurité

    Var : une campagne pour dénoncer les heurts de véhicules de sécurité

    Face à ce constat « inacceptable », tel qu’elle le décrit, une exposition a été mise en place sur deux aires d’autoroute du département présentes sur le réseau Escota (Aire de La Garde et Aire de l’Esterel, à Fréjus). Celle-ci reprend les messages de la campagne printanière-estivale « Quand allez-vous percuter ? ». Elle se matérialise par des cubes qui rassemblent quatre visuels : le nombre de fourgons heurtés en moyenne chaque semaine, la règle du corridor de sécurité, la flèche de rabattement et un message mettant en scène un patrouilleur en intervention avec la mention « Merci de les protéger ».

  • Une formation aux dangers de la route au circuit du Castellet

    Une formation aux dangers de la route au circuit du Castellet

    Dans le cadre de sa politique de prévention du risque routier, la direction générale du circuit Paul-Ricard a proposé une journée de formation à destination d’une centaine de salariés. Au programme, six ateliers : écoconduite, quiz sécurité routière, témoignage de victimes d’accidents, freinage d’urgence, sensibilisation alcool-stupéfiants et un atelier deux roues, animé par Philippe Monneret, vainqueur des 24 Heures du Mans en 1991 et vice-champion du monde d’endurance en 1994. « C’est une prise en main, y compris pour ceux qui en avaient déjà fait », explique-t-il, rappelant l’importance de se former : « Si on n’apprend pas des notions comme le frein avant, l’adhérence, les distances, on peut prendre de mauvaises habitudes et créer du danger. »

    Pour Nicolas Deschaux, directeur général du circuit, confie : « En tant qu’employeur, on doit avoir une réflexion sur l’accidentologie des salariés. On travaille là-dessus, pour implémenter une culture durable autour de la sécurité routière, avec une partie sur les comportements dangereux (distraction, alcool…), et une autre sur la vigilance extérieure, par rapport à l’environnement. On y ajoute la dimension écoresponsable », détaille-t-il.

  • Des actions pour sortir les jeunes des réseaux dans le Var

    Des actions pour sortir les jeunes des réseaux dans le Var

    La loi narcotrafic du 13 juin 2025 confère de nouveaux ressorts aux préfets : les injonctions d’expulsion des bénéficiaires de logements sociaux impliqués dans le trafic, la fermeture de commerces, et les interdictions de paraître. Un arsenal déjà usité par le préfet du Var, à six reprises dans le premier cas, cinq pour le deuxième, et 22 pour le troisième. Ces mesures administratives complètent un cadre législatif qui a permis la saisine 1,3 million d’euros et de 2,06 millions d’euros de biens immobiliers dans le cadre d’enquêtes judiciaires. Mais aussi de 713 kg de cannabis, 474 de cocaïne, et de près de 17 millions d’euros d’avoirs criminels, notamment.

    Prévention puis sanction

    « Il faut assécher par la base, les consommateurs, par le haut, les avoirs, et par les prestations sociales. En somme, par l’argent », affirme Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon. C’est le sens de la convention signée ce mercredi entre les institutions judiciaires et la CAF du Var. Cette dernière pourra prendre en compte les revenus et patrimoines illicites, et recalculer les prestations, repérer d’éventuels trop-perçus, et établir des sanctions, voire des poursuites. « Cela concerne l’ensemble du foyer, donc aussi les fraudes des mineurs », précise Julien Orlandini, directeur de la CAF du Var.

    Des mineurs qui bénéficient de dispositifs de prévention, notion « qu’il ne faut pas opposer à la répression. Elles fonctionnent ensemble », prône Nicolas Prisse, directeur de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). De nombreuses actions de sensibilisation ont été mises en place, ainsi que deux projets d’accompagnement de jeunes sujets aux addictions et à l’exclusion sociale, institués en 2024 en Provence Verdon et dans les quartiers prioritaires toulonnais. Pour compléter, un dispositif expérimental vient d’être engagé par le Parquet de Toulon, la mairie et la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). À l’intention des jeunes de 13 à 16 ans, il consiste en un accompagnement de six mois, à l’issue duquel la procédure pénale est classée sans suite si le concerné ne récidive pas. Mais dans le cas contraire, le mineur sera, cette fois, poursuivi devant le juge des enfants.

  • Le « curieux Noël » de la Cité des Papes commence ce week-end

    Le « curieux Noël » de la Cité des Papes commence ce week-end

    Des esquimaux de plusieurs mètres de haut vont grimper et galoper à travers la Cité des Papes dans le cadre des festivités organisées par la Ville d’Avignon. Ce sont les Anookis qui vont s’installer sur
    cinq lieux emblématiques d’Avignon, à savoir la porte de la République, le mur des Halles, la rue du Vieux-Sextier, la place Saint-Didier et l’hôtel de ville. Tandis que, dans le même esprit, un vidéomapping est prévu pour raconter l’histoire de ces personnages. Une animation destinée à « rappeler que Noël est une fête familiale avec des personnages qui recèlent une âme d’enfant », pousse la première édile de la Cité des Papes, Cécile Helle (PS).

    Ces grandes structures gonflables, qui vont parader au départ de la gare Centre ce samedi 29 novembre à 18 heures, portent également un message. « S’ils se retrouvent dans les rues du monde entier, c’est parce que leur banquise a fondu. On tente de parler du réchauffement climatique de manière décomplexée plutôt qu’avec un discours qui peut être anxiogène », confie ainsi Moetu Batlle, co-créatrice des Anookis, qui ont déjà été exposés dans plusieurs villes à travers le monde.

    Le reste du programme comprend bien sûr les incontournables marchés d’artisans et de produits de bouche, sur les différentes places intra-muros. Mais aussi un feu d’artifice, qui viendra conclure l’année Terre de Culture, le mardi 23 décembre, depuis le Pont Saint-Bénézet et les berges du Rhône.

    Programme complet sur le site avignon.fr