Tag: sensibilisation

  • Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Premier cas autochtone de dengue confirmé dans les Bouches-les-Bouches

    Transmise par les moustiques, cette maladie qui se manifeste habituellement par une fièvre brutale avec des douleurs et une éruption cutanée peut dans de rares cas susciter des complications graves, voire mortelles. « Des mesures de gestion ont été immédiatement engagées afin de limiter tout risque de propagation », précise le communiqué, avec des opérations de démoustication dans le voisinage. En complément, des visites seront réalisées par l’ARS et Santé publique France avec l’appui de la municipalité pour identifier de potentiels cas secondaires et sensibiliser les habitants. L’ARS invite à se protéger des piqûres, consulter immédiatement son médecin traitant, limiter ses déplacements en cas de symptômes.

  • À Marseille, des manifestants réclament le déjumelage avec la ville d’Haïfa

    À Marseille, des manifestants réclament le déjumelage avec la ville d’Haïfa

    « On ne s’arrêtera pas, on n’a pas le droit de baisser les bras », souffle Catherine, de l’Union juive Française pour la paix (UJFP). Au-dessus d’elle flotte une banderole sur laquelle est écrit en lettres rouges « arrêtez le génocide et les coupables ». L’organisation qui se définit comme « juive laïque, universaliste et antisioniste » est présente à chacune des manifestations organisées par le collectif l’Union pour la Palestine Marseille (UPM), dont elle est membre.

    Ainsi, chaque week-end depuis l’attaque du 7 octobre 2023 et le début de l’offensive israélienne sur la bande de Gaza, ces militants défilent dans le centre-ville de Marseille, sensibilisant la population sur le massacre du peuple palestinien. Ce samedi en fin d’après-midi, ils sont une cinquantaine à déambuler au départ de porte d’Aix.

    Micro en main Younès de l’UPM cible, dans son discours, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot : « Pourquoi ces 5 500 français engagés au sein de l’armée génocidaire ne sont-ils pas jugés ? », interroge-t-il. Le nombre de ressortissants français qui combattent au sein de Tsahal est estimé entre 4 185 et 6 464 soldats. Des organisations telles que la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), ont demandé l’ouverture d’informations judiciaires contre certains d’entre eux, restées lettres mortes à ce jour.

    « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous », ont ensuite scandé les manifestants sur le cours Belsunce. Un appel qui a trouvé son écho à quelques mètres de là, aux pieds de la Canebière, où quelques passants se joignent à la protestation. Ils crient « de Marseille à Gaza, résistance, résistance ». Arrivés sur le Vieux-Port des affiches « Stop au jumelage Marseille Haïfa » sont distribuées.

    « À Haïfa ville jumelle de Marseille depuis 1958, les citoyens palestiniens d’Israël vivent sous un régime d’appartheid », clame Sabrina. Puis, le maire DVG de Marseille, Benoît Payan, est pointé du doigt pour avoir annoncé le jour de la reconnaissance par la France de l’Etat de Palestine, le jumelage avec la ville de Bethléem, en Cisjordanie, « mais depuis, rien. Aucune délibération actée, aucune mise en œuvre. Ce jumelage n’existe que dans un communiqué de presse », pousse-t-elle.

  • [Tous dehors] Une balade au plus près de la biodiversité marine locale

    [Tous dehors] Une balade au plus près de la biodiversité marine locale

    L’association l’Atelier Bleu CPIE Côte Provençale emmène les curieux, dès six ans, à la découverte des sentiers sous-marins sur le littoral de La Ciotat et de Saint-Cyr. Une fois équipé de combinaison, palmes, masque et tuba fournis par l’association, direction le site de Mugel ou Port d’Alon pour une heure dans l’eau aux côtés d’un éco-guide diplômé d’État de plongée. « On fait découvrir les espèces et leurs interactions. On parle aussi des marées en Méditerranée, puisque la plupart des gens sont persuadés qu’il n’y en a pas, alors que certaines espèces en dépendent pour survivre », décrit Damien Braconnier, moniteur de plongée à l’Atelier Bleu.

    Une expérience personnalisée

    Éducateur sportif formé à la biologie marine, il insiste sur la dimension éducative de l’activité : « Contrairement au snorkeling, on apporte un vrai contenu pédagogique qui demande au guide des connaissances écologiques conséquentes ». Les groupes, limités à huit personnes, évoluent selon la saison. « Pendant l’année je travaille surtout avec des enfants. L’été, on a des touristes, mais aussi des locaux intrigués, qui ne savent pas où regarder dans les fonds marins », indique Damien Braconnier. Il évoque notamment le site de Mugel où « des formations rocheuses appelées poudingues donnent un fond différent du calcaire habituel de Provence ».

    À l’Atelier Bleu, aucune sortie n’est identique : « Il n’y a pas de déroulé type, ça dépend de la curiosité des gens. Le guide choisit le trajet le jour même. Ça permet de s’adapter au public, à la météo et d’être plus réactif aux questions qui nous sont posées, précise le moniteur. Ça m’est arrivé d’avoir des gens qui n’y connaissaient rien, comme j’ai pu avoir des biologistes ! » Pour les nageurs moins aguerris, les moniteurs disposent de bouées afin de garantir un point d’appui tout au long de l’activité.

    Toute l’année, l’association assure un suivi biologique des espèces dans les calanques. Damien Braconnier alerte d’ailleurs sur leur souffrance face à « des hausses de température brutales de l’eau, comme on en a eu dernièrement ».

    Réservations sur :
    cpie-coteprovencale.org

  • À Palavas, les plaisanciers sensibilisés à la préservation du milieu marin

    À Palavas, les plaisanciers sensibilisés à la préservation du milieu marin

    « Rien par-dessus bord, tous mes déchets au port ! » : tel est le slogan de la campagne nationale de sensibilisation « Je navigue, je trie », lancée en 2011 à destination des usagers de la mer par l’association Gestes propres. Pour la troisième saison consécutive, les ports de Palavas-les-Flots, détenteurs de longue date du Pavillon bleu et labellisés « Ports propres actifs en biodiversité », sont partenaires de ce programme. Lequel, à l’initiative de la Fondation de la Mer, s’enrichit cette année d’un volet « Je protège la biodiversité ».

    Le dispositif se matérialise par la distribution, sur les pontons, d’outils concrets par les ports partenaires. « Nous distribuons des sacs-poubelles de collecte, des cendriers de poche – un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau en raison des milliers de substances chimiques toxiques qu’il libère – et une fiche pratique pédagogique “SOS biodiversité“, qui recense les comportements à adopter (en matière d’hydrocarbures, d’eaux usées, d’ancrage, de déchets…) ainsi que les numéros à contacter face à un animal en détresse (raies, requins, tortues, oiseaux…) », indique Cyril Pagel-Grechi, directeur des ports de Palavas-les-Flots, qui accueillent 1 800 plaisanciers à l’année. « Cette sensibilisation a pour but de faire comprendre aux plaisanciers que quand ils sont en mer, ils doivent être vigilants à ce qu’aucun déchet humain de type plastique ou non biodégradable ne soit déversé dans le milieu marin, parce que la faune en subit les conséquences. De nombreux reportages ont montré que les animaux marins se retrouvent avec l’estomac plein de microplastiques », développe Cyril Pagel-Grechi.

    200 000 bateaux

    de plaisance chaque été en Méditerranée

    Chaque minute, en effet, entre 15 et 18 tonnes de plastique sont déversées dans l’océan, soit l’équivalent d’un camion-poubelle. « Une fois en mer, ces déchets se fragmentent progressivement sous l’effet des courants et de la chaleur en particules de plus en plus petites, affectant durablement les écosystèmes marins. Chaque geste pour contrer cette pollution compte », insiste la Fondation de la Mer, qui rappelle que « la Méditerranée, mer semi-fermée, ne représente que 0,8% de la surface des mers mais abrite 9% de la biodiversité marine mondiale. Or, ce sont près de 200 000 bateaux de plaisance qui s’y retrouvent chaque été. La pression anthropique y est donc particulièrement forte. Sensibiliser les plaisanciers de Méditerranée aux bons gestes pour protéger l’océan est ainsi particulièrement important ».

    Voilà plusieurs années déjà que les ports de Palavas sont engagés dans la protection de la biodiversité, via notamment l’installation, en mai 2024, de 37 nurseries artificielles fournies par l’entreprise héraultaise Ecocean. « Il s’agit de mini-nurseries avec des panneaux d’information pour pouvoir recevoir les scolaires, les informer avec des jeux. Le but de ces équipements est que les alevins de poissons puissent grandir en se protégeant des prédateurs, jusqu’à atteindre une taille qui leur permet de mieux se débrouiller », explique Cyril Pagel-Grechi. « Là, je viens de signer un engagement avec la start-up Lineup ocean pour déployer des dispositifs biosourcés destinés à faciliter la nidification et la reproduction des poulpes, des mini-récifs artificiels pour protéger les poissons sur une taille au-dessus de celle des nurseries et des équipements sur les pieux du port pour protéger et fournir de la nourriture aux poissons, de façon à ce que les ports deviennent des zones relais où les poissons puissent grossir avant de reprendre la mer », poursuit le directeur. En septembre 2023, les ports de Palavas ont également installé la première station-service maritime de bioéthanol au monde, « toujours dans cette démarche de protection de l’environnement et de verdissement de la plaisance ».

  • Au Rove, trois gardes forestiers pour la saison

    Au Rove, trois gardes forestiers pour la saison

    Amandine Guigou, Hugo Mendes et Sonny Le Merrer vont à la rencontre des promeneurs, randonneurs et usagers pour les informer sur la réglementation en vigueur, rappeler les consignes de sécurité et sensibiliser chacun aux bons comportements à adopter pour préserver le massif.

  • Les herbiers de Thau, un précieux patrimoine à préserver

    Les herbiers de Thau, un précieux patrimoine à préserver

    Chaque été depuis 2016, grâce aux financements du programme Natura 2000, le Syndicat mixte du Bassin de Thau (SMBT) anime une campagne estivale de sensibilisation aux herbiers marins, afin de mieux les faire connaître et favoriser la préservation de ces véritables forêts sous-marines, indispensables à l’équilibre de la lagune.

    En 10 ans, cette campagne, « devenue la seule initiative spécifiquement consacrée aux herbiers marins en France », souligne le SMBT dans un communiqué, a permis de sensibiliser plus de 12 000 personnes au travers d’animations organisées sur les plages du bassin de Thau (voir encadré). « Nous avons également mené des actions avec les centres nautiques, pour sensibiliser les stagiaires qui viennent apprendre la voile sur notre bassin. Certaines années, on a travaillé avec les écoles et avec le lycée de la mer, pour faire connaître cet écosystème aux jeunes et aux futurs professionnels de la mer. Et depuis quelque temps, on innove avec des interventions sur la navette maritime qui relie Sète à Mèze », détaille Camille Pfleger, chargée de mission biodiversité et Natura 2000 au SMBT. À l’occasion de cette édition anniversaire, le SMBT lance le « Défi des 10 ans »*, opération invitant chacun à adopter des gestes simples pour contribuer à la préservation des herbiers de Thau.

    « Ce sont des zones de concentration de la vie »

    La lagune de Thau, site classé Natura 2000, abrite sur un tiers de sa surface l’un des plus vastes herbiers de zostères des rives méditerranéennes d’Europe. « On a à peu près 2 000 ha de surface recouverte d’herbiers sur la lagune de Thau. Ce qui constitue presque la moitié des herbiers d’Occitanie », illustre Camille Pfleger. Ces prairies marines, dont la présence est « le témoin de la bonne qualité d’un milieu », sont précieuses à plus d’un égard. « Ce sont des zones de concentration de la vie. Des zones de passage, pour beaucoup. De petits poissons viennent s’y réfugier, de plus gros viennent y chasser. Ce sont aussi des zones de ponte. L’oursin, qui est un brouteur, les affectionne particulièrement : il s’en nourrit. On y trouve également des espèces emblématiques. Sur Thau, on en a deux qui sont souvent associées à cet habitat : la Grande Nacre et l’hippocampe », liste la représentante du SMBT. Outre une zone de refuge ou de ponte pour la vie marine, ces herbiers participent à l’oxygénation de l’eau via la photosynthèse, constituent des puits de carbone, qu’ils absorbent et stockent, et permettent également de limiter l’érosion, en stabilisant les fonds lagunaires. Ils ont aussi des vertus contre le réchauffement climatique : « Ce sont une sorte de retardateur d’effet de canicules marines. L’Ifremer notamment a montré que les zones où, au sol, on retrouve des herbiers, permettent de retarder les mortalités de coquillages pendant les canicules marines », indique Camille Pfleger.

    D’où l’impérieuse nécessité de protéger ces écosystèmes des dégradations mécaniques (piétinement par les baigneurs, arrachage par les ancres de bateaux…) ou chimiques (herbicides) auxquelles ils sont hélas exposés.

    * Détails sur le site ou les réseaux sociaux du SMBT.

    Calendrier des stands d’animation

    – Balaruc-les-Bains, plage du poste de secours. Mercredis 19, 26 août.

    Bouzigues, plages de la Trémie et/ou de la Pyramide. Mardis 4 et 11 août.

    Mèze, plages du Taurus et/ou de la Plagette. Jeudis 6 et 13 août.

    Sète, plage des Mouettes. Mardis 18 et 25 août.

    Les animations, gratuites, ont lieu de 15 h 30 à 18h30.

  • [C’est l’été] Animations écoguides à La Croix-Valmer

    [C’est l’été] Animations écoguides à La Croix-Valmer

    Au programme, animations et ateliers vous attendent en famille.

    De 10h à 12h.

    Gratuit.

  • Des moyens supplémentaires pour nettoyer les plages de Marseille pendant l’été

    Des moyens supplémentaires pour nettoyer les plages de Marseille pendant l’été

    « Tuuut, tuuut, tuuut », le bruit de la tamiseuse sur la plage de la Pointe-Rouge résonne dans le quartier encore endormi. Les 42 agents de la Ville se réveillent à l’aube, tous les matins, pour nettoyer les 17 plages marseillaises. Ce mardi, au lever du soleil, entre les quelques baigneurs matinaux, la tamiseuse trie le sable et garde les déchets, un agent passe le jet à haute pression et un souffleur réunit les déchets en tas.

    Pour l’été, la ville de Marseille a « renforcé son dispositif avec des collectes nocturnes, plus de poubelles sur les plages et quatre bennes qui assurent quotidiennement la collecte séparée des ordures ménagères, des emballages et du verre », argumente Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille, délégué à la propreté dans la ville. « En plus des Marseillais, on fait face à 5 millions de touristes, on avait besoin d’améliorer le dispositif et on continuera de le faire », ajoute-t-il.

    Responsabilités partagées entre Ville et Métropole

    Chantal, habituée à venir nager tôt le matin, a remarqué un changement ces derniers temps, « c’est vrai que c’est mieux, le matin quand j’arrive c’est propre, constate-t-elle, mais il y a toujours un sujet avec les poubelles surtout sur la Corniche ». C’est la Métropole qui s’occupe de mettre des poubelles dans la Ville, et la mairie qui gère celle sur les plages. Hedi Ramdane affirme avoir demandé à la Métropole « d’être plus présente aux abords des plages ».

    Concernant les infractions, l’adjoint a décidé « de faire de la sensibilisation et du nettoyage, et si on doit verbaliser on le fera ». La Métropole avait expressément demandé à la mairie d’être plus ferme sur la verbalisation concernant les déchets sauvages. « On va augmenter le nombre d’agent de la police de l’environnement, et les contrôles des professionnels, notamment ceux qui ont des terrasses et qui jettent les déchets sur le trottoir, explique-t-il. Je compte également utiliser les caméras qui sont en train d’être installées dans la ville pour faciliter les contrôles. » Pour l’instant il y a un seul agent. Hedi Ramdane souhaite qu’il y en ait quatre qui puissent regarder les caméras.

    Il est 8h sur la plage de la Pointe Rouge, l’agent municipal range son matériel de nettoyage, la tamiseuse fait son tour et les baigneurs arrivent pour profiter d’une plage propre.

    Gabrielle Cartellier

  • Les sentinelles de la biodiversité sur le pont

    Les sentinelles de la biodiversité sur le pont

    Le vent se lève sur l’étang de Berre, mardi en début d’après-midi. Sur la plage de Champigny, à Berre-l’Étang, familles et habitués profitent d’une eau à 32 degrés. Ce couple et leur enfant venant d’arriver s’apprêtent à se mettre à l’eau. Mais juste avant… « Bonjour ! C’est la brigade littorale, est-ce qu’on peut vous poser quelques questions ? » demande Camille Moreti au couple. La volontaire en service civique du Gipreb, le syndicat mixte gestionnaire de l’étang, dispose d’un petit questionnaire. « C’est la première fois qu’on vient ici » avoue Issam Benabdelkrim, venu de Marseille. « On allait surtout au Jaï avant, mais on préfère ici car il y a plus de place et la plage est propre », remarque-t-il.

    Il n’y a pas que la baignade. « J’y pêche des loups grands comme ça ! », explique Didier Coulomb, en mimant la longueur d’un avant-bras. « Ça fait 20 ans que je suis parti dans les Alpes mais je reviens une semaine chaque été », explique le quinquagénaire. « J’ai connu l’étang pollué et sans poisson. C’est très bien ce que vous faites, il faut préserver et le montrer à nos petits-enfants ! », affirme-t-il.

    C’est justement la mission du Gipreb et de sa brigade, que les deux volontaires en service civique ont rejoint le premier mars dernier. « Sur les plages, on repère ceux qui ne respectent pas les règles : ceux qui amènent leurs chiens quand c’est interdit, ou qui ne mettent pas la laisse alors qu’il le faut quand c’est autorisé, ou le fait de fumer », détaille Martin de Fombelle, marseillais et étudiant l’aménagement du littoral à Toulon. Si la bonne entente est la règle, certains sont parfois réfractaires comme l’illustre Camille Moreti, venue des Alpilles et étudiante en bio-écologie à Montpellier. « Une fois, un mec pêchait la palourde un mardi, jour d’interdiction. On lui a expliqué que c’était interdit, qu’il fallait les relâcher, mais dans ce cas les gens se sentent vite lésés après avoir passé une heure ou plus à pécher, alors ils négocient, nous demandent de fermer les yeux… » Dans le pire des cas, c’est la police qui tranchera. « Notre travail s’arrête à la sensibilisation », reprend la volontaire. « Ceux qui veulent bien faire nous écoutent et changent, certains ne le feront pas, au détriment des autres », analyse son collègue.

    C’est la quatrième année d’existence de cette brigade. « Le dispositif découle de notre feuille de route. On ne pouvait pas créer de police spéciale pour l’étang alors on a embauché des saisonniers », retrace Raphaël Grisel, directeur du Gipreb. « Après deux ans, on s’est rendu compte que 90% des interventions ne nécessitaient pas d’être policier. On a étendu le service sur des périodes de six mois à partir de mars », complète le directeur. La brigade va aussi sur l’eau cet été. « La question se pose de créer une brigade sur l’eau supplémentaire », indique Raphaël Grisel. L’objectif est de protéger les zostères, une plante marine qui a repeuplé le milieu et atteint les 100 hectares. « Plus l’étang ira bien, plus il y aura de monde, plus il y aura de problème », anticipe Raphaël Grisel.

    LA BIODIVERSITÉ MÉDITERRANÉENNE EN CHIFFRES

    10%

    La Méditerranée abrite près de 10% des espèces marines connues dans le monde alors qu’elle représente 1% de la surface des océans. Parmi elles, le grand dauphin est inscrit sur la liste des mammifères marins protégés. Il peut mesurer jusqu’à trois mètres et vit proche des côtes.

    100 millions

    La posidonie, la plante à fleur de la Méditerranée, serait née il y a 70 à 100 millions d’années. Elle occupe entre 20 % et 50 % des fonds méditerranéens. La posidonie protège les animaux, stocke autant de CO2 qu’une forêt et protège de l’érosion côtière.

    80%

    En Méditerranée, les poissons sont surpêchés à 80% : 1,5 million de tonnes de poissons extraits des eaux. C’est la mer où la pêche excessive est la plus importante au monde. Les pêcheurs ont vu leurs prises reculer d’un tiers sur les cinquante dernières années.

  • 9 500 mégots ramassés au Vallon des Auffes

    9 500 mégots ramassés au Vallon des Auffes

    « Par l’acte de ramasser bénévolement, on montre aux gens qu’on peut agir sans attendre que l’initiative ne vienne des institutions », raconte Naya, coprésidente de l’association Marseillaise 1 Déchet par jour. Ce dimanche, les équipes étaient au Vallon des Auffes, pour une matinée ramassage de déchets. Avec les autres associations présentes, AVA (Amis du Vallon des Auffes), et Boud’mer, un nettoyage de la zone est organisé une fois par mois, de mai à septembre. « L’idée c’est toujours de collaborer avec d’autres associations, car au plus on est, au plus on va loin », développe Anne Christelle, trésorière d’1 Déchet par jour.

    9 kg de textile en deux heures

    Dans l’eau, plongeurs, apnéistes et kayaks ramassent toutes sortes de déchets. Sur terre, les bénévoles arpentent les rochers. Tous sont sur les lieux depuis 9h30 du matin. « On trouve beaucoup trop de mégots, c’est ce qu’on ramasse le plus », se lamente Anne Christelle. Aux alentours de midi, les bénévoles font leur inventaire et trient les déchets selon le système de la Métropole en vue de leur recyclage. Certains chiffres sont particulièrement significatifs : ils ont ramassé, en 2 heures, 9 500 mégots et 9 kg de textile. « Notre objectif est de faire en sorte que les gros déchets restent le moins longtemps dans la mer, car une fois transformés en microdéchets, on ne peut plus rien faire. Chaque semaine on ingère 5 grammes de plastique », poursuit la trésorière de l’association.

    « On nettoie le vallon mais surtout on porte un message. Il y a toujours des gens qui sont curieux et qui posent des questions en passant », commente Augustin, bénévole depuis deux ans. La sensibilisation est un autre aspect central du travail de l’association, qui intervient en milieu scolaire, professionnel et associatif. « 80% des déchets terriens finissent dans la mer, la sensibilisation est un acte citoyen » conclut la coprésidente.