Tag: sensibilisation

  • À Avignon, un dispositif pour renforcer la médiation en santé dans les quartiers

    À Avignon, un dispositif pour renforcer la médiation en santé dans les quartiers

    Octobre rose oblige, l’association Santé et environnement pour tous (Sept) organisait, ce mercredi 8 octobre, des ateliers de sensibilisation au cancer du sein au centre social de La Fenêtre, à Avignon. L’occasion de se mettre en valeur auprès d’élus et de responsables locaux, elle qui, depuis son installation en Vaucluse en janvier dernier, est très active dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV).

    Depuis son arrivée, pas moins de 6 874 personnes ont été sensibilisées au cours d’actions organisées par la structure, grâce à des permanences dans six QPV d’Avignon, chaque semaine. Mais surtout, elle accompagne les personnes vers des examens médicaux, et notamment des dépistages de cancers, en particulier du sein. « On fait un questionnaire à chaque personne avec qui on entre en contact. Selon les réponses, on les oriente vers des examens adaptés et, si elles acceptent, on prend rendez-vous pour elles », confie Nana Edi, médiatrice santé, entre deux initiations à l’autopalpation.

    « Avant, il n’y avait pas de souci pour avoir un rendez-vous, mais depuis que le centre de radiologie a fermé, on doit attendre des mois et ça m’a fait abandonner. Mais ils m’ont proposé de m’amener et de me ramener, et tout s’est bien passé », témoigne Olga, habitante du quartier de Saint-Chamand. En un peu plus de neuf mois, 737 personnes ont été prises en charge grâce à Sept. Celle-ci organise notamment, une fois par mois, des déplacements pour des personnes ne pouvant se rendre seules à leurs examens médicaux, à l’aide d’un minibus prêté par le centre social de l’Orel. Grâce à cela, quatre cancers ont été décelés chez des femmes avignonnaises.

    Dépistage précoce

    Une installation et une action félicitées par les personnalités politiques et publiques présentes. Comme le directeur de l’ARS Paca, Yann Bubien, qui souligne « l’importance des médiateurs pour faire revenir les personnes qui sont éloignées de la santé, notamment dans des zones comme celles-ci ». « On parle beaucoup de ruralité quand on évoque les déserts médicaux, mais ici, dans les quartiers populaires, on en voit aussi s’installer. Il faut développer ces “allers vers” car il y a une appréhension sur ces choses. D’autant plus quand on sait que la détection précoce d’un cancer est primordiale. On ne parle pas de chiffres mais de familles sauvées », souligne Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon.

  • Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Soigneusement pomponnés, les élèves de CP de l’école Anatole-France sortent du car deux par deux. Leurs mains propres ne le restent pas longtemps. Après de rapides présentations, les agents du service environnement de la Ville de Port-de-Bouc les répartissent sur cinq différents ateliers, organisés en lisière de la forêt de Castillon, dans le cadre de l’opération « Replantons nos pinèdes ».

    Serge Borios attend les enfants derrière un tas de terre éparpillé sur une table. Un petit groupe se plante face à lui et écoute attentivement les consignes, avant de s’emparer de pots en plastique pour y planter un semi. « C’est quoi comme fleur ? » s’enquiert une petite fille. « Un souci, répond le paysagiste en lui montrant une image du végétal aux pétales orange. Ça a des propriétés adoucissantes, c’est bien de s’en passer en cas de brûlure. »

    Plus loin, d’autres élèves sont concentrés face à une feuille de papier et créent les pics d’un hérisson prédessiné avec des branches de pins.

    Régénérer la forêt

    « En cycle 1, les enfants ont un enseignement d’éducation à l’environnement et au développement durable », explique le responsable du service enfance éducation de la Ville, Farid Roguiai. Mais l’intérêt de l’opération n’est pas seulement d’initier les élèves aux joies du jardinage.

    En 2017 puis en 2020, deux incendies ont ravagé Castillon. Lors du feu le plus récent, 317 ha sont partis en fumée. Dès l’année suivante, la municipalité a mis en place ce dispositif pour aider la forêt à se régénérer. Depuis, près de 8 500 végétaux ont été replantés par plus de 1 500 enfants. Cette année, ils seront près de 700 à enraciner un arbre. « On a sept essences différentes entre chêne vert, blanc, du frêne et quatre arbustes qui sont typiques de nos garrigues, choisis pour résister au vent et à la sécheresse, précise Marie-Pierre Pelt, directrice des services techniques. On ne remet pas du tout de pins, qui sont des résineux et qui prennent très vite en cas d’incendie. On n’a que des feuillus. »

    Alors que ses élèves sont en train de créer une barrière de protection en pierres autour de l’arbre qu’ils ont planté, la maîtresse de la classe de CP d’Anatole-France salue cette sensibilisation. « Le fait de planter un arbre crée un lien particulier avec la nature, ils n’auront pas envie de voir ces végétaux arrachés ou brûlés derrière. Ce sont des enfants, c’est le moment de leur donner des bases, de planter une petite graine. »

  • Venez découvrir l’écosystème de Provence

    Venez découvrir l’écosystème de Provence

    C’est une journée festive qui attend les familles, ce samedi, au théâtre de Verdure et en centre-ville de Saint-Paul-les-Durance, à l’occasion de l’événement Nature en sCENe, organisé par le Conservatoire d’espaces naturels en Provence-Alpes-Côte d’Azur (CEN Paca). « C’est une grosse journée qui attend les visiteurs autour de trois grands axes : des sorties natures, des conférences, mais aussi des stands et ateliers pour petits et grands », explique Emeline Pujolas, chargé de la vie associative au CEN Paca et coordinatrice de l’événement. « Il y aura également des expositions, une sur des dessins naturalistes et l’autre sur des photographies animalières. »

    Ainsi, les habitats, faunes et flore en bord de Durance n’auront plus aucun secret pour vous. En ce qui concerne les conférences, elles porteront sur la forêt, les fleuves et les rivières. « Saint-Paul-lez-Durance est l’endroit idéal pour cette nouvelle édition, car c’est un carrefour entre différents territoires : le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, mais aussi le Var », ajoute la coordinatrice, qui précise : « On veut montrer la richesse de la région et de ce territoire au bord de l’eau, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à la biodiversité d’une richesse incroyable. »

    Information et sensibilisation du public

    Nature en sCENe est une grande journée festive, gratuite et conviviale, où la sensibilisation à la biodiversité y est prégnante. « On observe depuis plusieurs années un déclin de la biodiversité, ce n’est un secret pour personne et nous, nous souhaitons porter la voix du vivant qui n’est pas en mesure de s’exprimer », précise Emeline Pujolas. « Sans compter qu’observer la nature ça fait toujours du bien à tout le monde. »

    La journée est aussi une opportunité de célébrer le 50e anniversaire du Conservatoire. « Nous sommes l’une des rares associations régionale créée par une petite poignée de naturalistes passionnés et qui a su perdurer dans le temps. Nous avons, pendant toutes ces années, poursuivi notre mission et aujourd’hui, nous comptons 70 salariés », continue-t-elle. L’association, depuis sa création, à pour objectif la préservation du patrimoine naturel de la région. Son action s’appuie sur une approche concertée au plus près des enjeux environnementaux, sociaux et économiques des territoires.

    « Aujourd’hui, nous poursuivons nos missions en ce qui concerne la connaissance de la biodiversité, la protection des espaces naturels et des espèces, la gestion de sites naturels, mais aussi l’information et la sensibilisation du public, l’un de nos axes majeurs, ce samedi », souligne Emeline Pujolas. « Nous sommes fiers de pouvoir proposer un événement de cette envergure symbole de notre accroissement, mais aussi du fait que nous sommes connus et reconnus. »

    La journée se clôturera avec un apéritif à partir de 19h, où les partenaires historiques du Conservatoire, et notamment la commune de Saint-Paul-lez-Durance, seront présents pour célébrer cet anniversaire.

    Samedi de 10h30 à 19h30.

    Gratuit.

  • Top départ pour Octobre Rose au Centre Hospitalier Intercommunal Brignoles-Le Luc en Provence

    Top départ pour Octobre Rose au Centre Hospitalier Intercommunal Brignoles-Le Luc en Provence

    Créé en 1992 aux États-Unis, importé en France en 1994, Octobre Rose s’est peu à peu imposé comme un rendez-vous santé incontournable. Sa vocation : sensibiliser les femmes – mais aussi les hommes – au dépistage du cancer du sein. Plus celui-ci est précoce, plus la prise en charge sera efficace, favorisant la guérison.

    C’est dans ce cadre que, comme chaque année, le Centre hospitalier intercommunal Brignoles-Le Luc-en-Provence (CHIBLL) met en place plusieurs initiatives à l’intention des citoyens et patients. Mais aussi des soignants, puisque ces derniers (parmi lesquels 91% de femmes) ont eu droit à une journée de prévention, en lien avec les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) Provence verte, ce mercredi, « pour ne pas les oublier, car ils donnent beaucoup pour les patients, mais se mettent un peu au second plan et ne prennent pas forcément le temps de faire les examens nécessaires. Donc on a voulu commencer par une action à leur profit », explique Mathilde Corvoisier, attachée d’administration au CHIBLL.

    Une fois les cordonniers chaussés, plusieurs journées d’information et de prévention sont prévues pour les habitants du territoire, notamment les 10 et 17 octobre sur les Centres Leclerc de Brignoles et du Luc-en-Provence, avec les soignants du CHIBLL, des CPTS Provence verte et Cœur du var. La Maison de santé pluridisciplinaire Thorsantis organise aussi une matinée de sensibilisation au cancer du sein, le 11 octobre au Thoronet, en partenariat avec les CPTS, qui porteront aussi la traditionnelle Rando’rose (avec la Maison de Santé de Valbelle) le 11 octobre à Tourves.

    Une première collecte

    de fonds au profit de la Ligue

    Pour les femmes ne pouvant pas se déplacer, où qui vivent dans des zones isolées peu dotées en personnels de santé, le gynécobus sillonnera une trentaine de communes et proposera également une journée de prévention à l’intention des professionnels de santé à la polyclinique de Nans-les-Pins, le 23 octobre.

    Enfin, grande première : une collecte de fonds au profit de la Ligue contre le cancer et du CHIBLL a été mise en place, afin de financer l’acquisition de matériel, d’accessoires (casques, gants et chaussons réfrigérants pour adoucir les effets post-chimio, pédaliers pour conserver une activité physique douce…), et de séances de soins (diététique, physique, maquillage) pour améliorer le bien-être, le confort et la résistance des patients en chimiothérapie à l’hôpital de jour de cancérologie. Le festival Drôles de Chouettes s’y associe par ailleurs, à travers une soirée « Girl Power » le 10 octobre, dédiée à l’humour féminin, et une soirée de gala le 11, dont les bénéfices seront reversés à cette collecte.

    Infos et cagnotte sur le page Facebook du CHIBLL

  • Quand handicap, culture et sport ne font qu’un

    Quand handicap, culture et sport ne font qu’un

    « On est officiellement le premier raid sportif et culturel pour personnes en situation de handicap de France », se réjouit Freddy Berthelot, directeur adjoint du pôle Provence de l’association APF France Handicap et chef de service de la résidence pour personnes en situation de handicap Le Terro Flourido à Avignon, à propos du Raid Handi-Pont organisé par la structure. Un événement qui se tiendra ces vendredi 3 et samedi 4 octobre à Avignon.

    Porté par la structure ainsi que par la résidence avignonnaise Le Terro Flourido, dont elle assure la gestion, le raid rassemble 13 équipes mixtes composées de 6 participants, dont 2 en situation de handicap. Et pour l’une des épreuves, le mythique pont Saint-Bénézet est même mobilisé pendant deux heures. « On veut montrer que l’on peut tout de même tout faire malgré le handicap. On dit tout le temps chez nous que ce ne sont pas des personnes en situation de handicap mais plutôt des situations handicapantes. On peut relever tous les défis et cette première édition en appelle d’autres », souligne le responsable. « C’est un projet où rien n’a dû être forcé, tellement il y a une forte implication de tout le monde. On tente de mettre en place des choses pour l’inclusion mais cela prend du temps. Mais quand on partage le travail, cela va plus vite », ajoute Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) à la mairie d’Avignon, déléguée à la ville sportive.

    Un événement pleinement inspiré du raid Handi-Forts de Besançon, auquel les résidents et la direction du Terro Flourido ont déjà participé à plusieurs reprises pour s’en inspirer. « Comme on est à Avignon, on souhaitait rajouter le côté culturel. On est des sportifs cultivés ici », sourit Freddy Berthelot. « Et il y aura une équipe de Besançon, donc on va y aller à fond et ne pas les laisser gagner chez nous », ajoute Frédérique Corcoral, adjointe aux quartiers Ouest à la mairie d’Avignon.

    Deux temps

    La journée du vendredi sera dédiée notamment à la sensibilisation, autour d’un village d’animation qui se tiendra de 14 à 18 heures au centre de loisirs de la Barthelasse, où un temps de rencontre avec les acteurs du Raid Handi-Pont d’Avignon est également prévu.

    Le gros de l’événement se tiendra sur toute la journée du samedi avec un grand départ à 8 heures du côté de la Plaine des Sports. Les équipes s’élanceront sur un raid de plus de 19 kilomètres, dont 15 parcourus à pied ou à bord d’un fauteuil adapté, tiré ou poussé par les personnes valides de chaque équipe. Il y aura aussi un passage par le tramway de la Cité des Papes, dans lequel un briefing sera fait avant l’épreuve culturelle qui se tiendra, elle, dans l’opéra du Grand Avignon, sous forme de quiz. Une collaboration a également été faite avec l’école des Nouvelles Images d’Avignon : une vidéo de présentation, totalement animée par des étudiants de l’établissement, est à retrouver sur la chaîne YouTube de la résidence Terro Flourido.

    Pour les personnes valides souhaitant aider des équipes, contact : mildrede.cossec@apf.asso.fr

  • À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    À Martigues, les pacifistes mettent les voiles

    L’an dernier, elle avait été annulée. « Coup de vent », explique Michel Guillot, vice-président du cercle de voile de Martigues. Cette année, « elle risque d’être mouillée » : la météo prévoit de la pluie toute la journée de dimanche. Ce 21 septembre, à 11 heures, une trentaine d’équipages partiront de la base de Sainte-Anne pour une régate dédiée à la paix, dans le cadre de la programmation de la Ville.

    « On fait ça depuis une dizaine d’années, explique celui que les habitués de la base nautique de Tholon connaissent sous le nom de Mimi. On aura des drapeaux aux couleurs pacifiques sur les bateaux. C’est notre humble participation à la sensibilisation du public sur cette question, qui est primordiale. On draine pas mal de minots, avant on faisait ça aussi le mercredi pour ouvrir les yeux à tous nos jeunes qui, comme moi, n’ont pas connu la guerre et qui souhaitent ne pas la connaître malgré le fait qu’elle soit à nos portes. »

    Le Cercle de voile ne s’en tient pas seulement à la journée internationale pour la Paix. La semaine prochaine, le 28 septembre, le club organise une journée Handi Action en partenariat avec la Société nationale de sauvetage en mer, les pêcheurs et d’autres associations pour ouvrir la navigation aux personnes non valides. Les 24 et 25 octobre, c’est au tour des femmes d’être mises à l’honneur avec la régate nationale Women for sea.

    Le vice-président glisse : « On organise beaucoup d’événements pour le progrès social car on utilise la base nautique municipale, donc on se met en accord avec la politique de la Ville. »

  • « La Méditerranée est capable de faire naître des monstres météorologiques »

    « La Méditerranée est capable de faire naître des monstres météorologiques »

    « C’est un changement de posture que nous avons initié depuis 2020. Il consiste à assumer pleinement le fait que nous sommes un territoire à risques, donc à sortir de l’image du Montpellier carte postale. Le risque principal étant que le citoyen n’est pas assez préparé », estime Sébastien Cote. Comme chaque année à la fin du mois d’août, période charnière entre la saison des feux et celle, à venir, des épisodes méditerranéens, l’adjoint à la protection de la population et à la tranquillité publique a réuni les partenaires locaux de la collectivité pour une conférence de presse de sensibilisation au risque pluie-inondation qui s’annonce.

    « À Montpellier, nous avons chaque année 50 000 personnes qui changent de lieu d’habitation : 25 000 qui arrivent, avec une image de la Méditerranée qui est celle de la carte postale ; et 25 000 Montpelliérains qui changent d’habitation au sein de la ville, sans, le plus souvent, s’informer suffisamment sur le nouveau territoire sur lequel ils s’installent », explique Sébastien Cote. Or en seulement quelques heures, des précipitations équivalentes à plusieurs mois peuvent s’abattre, provoquant, à certains endroits, des inondations par débordements de cours d’eau, des crues torrentielles ou un ruissellement pluvial. Il y a 10 ans, en 2015, deux personnes étaient décédées à Montpellier.

    Ces épisodes méditerranéens sont rendus propices par la température élevée de la mer, qui constitue leur carburant. « Le 26 août, sur l’ensemble du bassin méditerranéen, on était, en valeur médiane, près de 30 degrés. Soit plus que le record de 29,6 degrés relevé l’année dernière à la même période », indique Alix Roumagnac, expert en risques météorologiques et président de la société Predict Services. « Le dôme de chaleur qui nous touche reste bloqué sur la Méditerranée pendant quasiment tout l’été. C’est une vraie cocotte-minute. Donc quand une dépression arrive là-dessus, elle s’alimente en énergie. La Méditerranée est capable de faire naître des monstres météorologiques », insiste-t-il.

    Des outils pour anticiper

    Seule façon d’en contenir les conséquences : connaître ce risque, s’y être préparé et observer scrupuleusement les consignes de sécurité. En effet, l’épisode Méditerranée survenu en octobre dernier à Valencia, en Espagne, a fait 200 victimes alors même que le territoire avait été placé en vigilance rouge. « L’événement avait été identifié. Malgré ce, les gens ont continué à vivre normalement, à circuler, à aller faire des courses dans des grands magasins en zone inondable, magasins qui leur ont dit d’aller chercher leurs véhicules garés dans les parkings en sous-sols… autant de choses inverses à ce qu’il faut faire », souligne Alix Roumagnac.

    « Il faut savoir que 75% des décès ont lieu en vigilance orange », ajoute Sébastien Cote, selon lequel « 82% des Français se disent pas assez préparés à faire face à une catastrophe ». D’où l’importance, insiste-t-il, de « l’acculturation au risque. C’est la clé. Les citoyens doivent être les acteurs de leur propre sécurité. Notre travail de collectivité, c’est de mettre leur disposition le plus d’outils possible pour anticiper ce qui va arriver. Car je ne sais pas quand ça va arriver, mais ça va arriver. L’an dernier, c’est tombé sur Valencia, mais ça peut tomber sur Montpellier. »

    Chaque citoyen peut ainsi, sur l’onglet dédié aux risques majeurs du site internet de la Ville, connaître les risques et menaces auxquels il est exposé au plus près de son lieu de vie ou de travail, grâce à une cartographie interactive. Un guide pratique des risques majeurs est également disponible dans les principaux équipements de la collectivité (mairiesde proximité, maisons pour tous, médiathèques…). La Ville propose également un service gratuit de téléalerte par SMS et/ou par mail*. « Hélas, seuls 5 600 Montpelliérains sont inscrits », déplore Sébastien Cote.

    La collectivité a également créé, en 2021, une réserve citoyenne qui compte aujourd’hui 64 volontaires bénévoles formés par le Sdis et la Croix rouge. Ils sont chargés de mener des actions de sensibilisation et peuvent intervenir en appui des services sollicités en cas d’événement exceptionnel.

    À noter également que la Croix rouge recommande à chacun de constituer un kit d’urgence pour être autonome durant les 72 premières heures de la crise, comprenant notamment des médicaments, du matériel de première nécessité (comme une lampe de poche ou des bougies, le principal risque étant la coupure d’électricité), une copie de ses papiers d’identité, quelques vêtements ainsi que des bouteilles d’eau et des denrées non périssables.

    * montpellier.fr/telealerte

  • Les associations toujours en quête de bénévoles

    Les associations toujours en quête de bénévoles

    Stands culturels, institutionnels, animaliers, sportifs et bien d’autres constituent la panoplie d’organisations présentes sur le cours Mirabeau, à l’occasion de la cinquième édition du forum des associations et du bénévolat. 300 associations – « fil rouge et vitalité de la Ville », selon Sophie Joissains, maire (UDI) sans communiquer davantage sur l’événement, faute de réserve électorale – ont installé leurs étals le temps d’une journée.

    « On cherche une activité pour la rentrée, un peu tard, mais sur place la petite aura une idée plus concrète de ce sur quoi elle s’engage », estime Julia en quête d’une activité sportive pour sa fille. Pour Esteban, étudiant, il s’agit d’« intégrer une association en tant que bénévole, pour rencontrer du monde et donner de son temps par la même occasion. Pourquoi pas acquérir de nouvelles compétences aussi et enrichir le CV ! ». Pour d’autres, comme Steph, difficile d’imaginer s’engager dans une association à plein temps. « De nos jours on n’a plus le temps. Avec le boulot, les obligations familiales… Mais trouver un sport ou une asso d’art pour les enfants, oui ! » « Moi, c’est mon dossier scolaire qui me pousse à aller sur le forum. Je sais que certaines écoles comme Sciences Po valorisent l’engagement sur le dossier. Je me dis qu’intégrer des maraudes ou donner des cours ça peut être mon truc », ajoute Elsa, 17 ans.

    S’engager différemment

    À chacun sa motivation pour venir sur le forum donc. Côté associations, la sensibilisation à une cause et surtout, le recrutement de bénévoles reste l’intérêt principal. « Depuis le Covid, le bénévolat s’est développé, avant de se calmer. Mais on est toujours sur la corde raide au niveau des bénévoles réguliers, pointe Eric Richard, vice-président de l’antenne locale du Secours populaire. On voit quelques étudiants arriver et c’est tant mieux, ça va permettre de rafraîchir les équipes. » La majeure partie des bénévoles sont des retraités, selon l’antenne locale. « Oui, c’est plus difficile d’avoir des bénévoles », concède Clairette Gatineau, présidente de la MJC Prévert.

    Un constat que ne partage pas Anna, qui tient le stand des Petits frères des pauvres. « On a une grande parité dans les âges. On est plutôt là pour communiquer sur les actions que l’on fait ». « Peu importe l’âge ou le temps que l’on donne dans une association, il faut que ce soit quelque chose auquel on croit, puis il faut le respecter, en faire quelque chose et le poursuivre. Tout ce qu’on donne est un plus », ajoute Heather, bénévole pour la même association. Pour Jacques Ducerf, bénévole des visiteurs de personnes sous main de justice (ANVP), le bénévolat et l’engagement, c’est aussi et surtout une « question de relations humaines ».

    Selon une étude de la France bénévole, Recherches et Solidarités, avec Coalta Formations, en 2025, « 11% des Français, soit 5 millions de personnes, donnent du temps chaque semaine aux associations ». Une progression significative de 2 points en 2 ans.

  • S’engager à son niveau pour protéger la Méditerranée

    S’engager à son niveau pour protéger la Méditerranée

    Comment agir concrètement pour la protection de la Méditerranée ? C’est autour de cette question qu’un public marseillais est venu assister au débat. Les présentations faites, le documentaire d’Hugo Hebbe sur le rorqual commun est projeté. Cette espèce menacée est sous la protection de l’ONG WWF, qui tente de créer un sanctuaire marin. « Oh, la vache ! » Dans la salle, les réactions d’admiration fusent devant le mammifère. Au fil du film, les soupirs prennent le relais, face aux scènes de maltraitance et aux menaces pesant sur l’espèce.

    « 33 % de la pression exercée sur la Méditerranée est liée au tourisme, bien devant le trafic », est-il annoncé. « C’est vrai que l’on accueille, dans les Bouches-du-Rhône, 9 millions de touristes, chaque année, qui génèrent une économie », concède Isabelle Brémond, directrice générale de Provence Tourisme. Elle poursuit : « On peut tous agir à notre niveau. Il n’y a pas de petite action. C’est aussi un travail de sensibilisation auprès des professionnels. » Pour elle, pas de doute, « développer, c’est préserver. Le tourisme n’est pas un gros mot, c’est l’inverse, c’est du développement local au plus près du territoire, c’est la connaissance de l’autre. »

    La parole se libère avec le parc de Calanques, territoire qui couvre 1 500 hectares terrestres et 45 000 hectares marins. Une vaste zone à préserver. Le public déplore « la présence du plastique énorme par rapport à des pays comme la Finlande », ou encore « que les Marseillais sont trop souvent visés, il n’y a qu’à venir au vallon des Auffes pour voir le comportement des touristes ».

    Prochaine soirée : l’alimentation méditerranéenne et durable

  • Défis ludiques pour la biodiversité

    Défis ludiques pour la biodiversité

    Dix foyers vont pouvoir bénéficier d’un accompagnement personnalisé de sensibilisation à la biodiversité d’environ six mois. Le but du défi ? « Accompagner des familles volontaires à réduire leur “empreinte biodiversité” dans leur vie quotidienne par des petits gestes concrets », tout cela dans une approche « accessible et bienveillante » peut-on lire sur le site national du dispositif.

    Pour le territoire du Mont-Ventoux, deux thématiques ont été retenues : l’éclairage nocturne et la biodiversité du jardin et/ou du balcon. Il s’agira de réfléchir à comment réduire la pollution lumineuse (éclairages extérieurs, murs des maisons, chemins qui mènent du portail, décoration de Noël, etc.) et à comment « accueillir le vivant chez soi, même sur quelques mètres carrés », avec des aménagements, plantes locales, refuges à faune, etc.

    Le choix de l’éclairage nocturne permet au dispositif de s’inscrire dans une préoccupation locale et un projet en cours : le développement d’une « trame noire » pour réduire la pollution lumineuse dans le parc du Mont-Ventoux, labellisé parc naturel régional depuis 2020.

    Diagnostic à domicile

    Le dispositif est mené en partenariat avec un acteur local et engagé : l’Université Populaire Ventoux. Cette association a pour fonction principale d’accompagner les personnes précaires vers un emploi stable. C’est elle, à travers le Naturoptère, qui assurera les missions de diagnostic, de suivis, d’accompagnement et d’animation.

    Noémie Lassauge, en charge du projet, explique plus en détail en quoi consiste la participation pour les volontaires : « Il va y avoir un diagnostic individuel. Donc la personne du Naturoptère va passer chez chaque famille pour voir un petit peu où ils en sont : est-ce qu’ils ont déjà mis des choses en place ou pas ? Qu’est-ce qu’on peut améliorer ou apporter ? Et puis, il y aura aussi cinq ateliers collectifs pour qu’il y ait un peu de liens qui se tissent entre les familles, que les idées puissent s’échanger, et les connaissances aussi. »

    Au cœur du projet, la volonté de s’adapter au maximum aux familles et de rendre le dispositif le plus ludique possible : « Bien sûr, on a déjà des idées de défis à proposer aux participants. Mais l’idée, c’est surtout qu’ils construisent leurs propres défis en fonction de leurs envies », explique Noémie Lassauge. Une volonté d’adaptation qui s’inscrit dans l’essence même du projet : un défi qui s’adresse à tout le monde. D’ailleurs « famille » doit être compris au sens large, retraités, célibataires, colocations… toutes sortes de foyers peuvent candidater. Le seul critère pour participer ? Être curieux, motivé, et ouvert à expérimentation !

    Si le dispositif se concentre sur les comportements individuels, il repose sur une vision plus globale de l’écologie qui considère que le « changement des modes de vie des citoyens est nécessaire en plus des actions de l’État, des ONG, des entreprises et des collectivités locales », explique le site. Il bénéficie d’un financement de l’Office français de la biodiversité et du ministère de la Transition écologique.

    Candidatures ouvertes jusqu’au 1er septembre auprès de noemie.lassauge@
    parcduventoux.fr