Tag: Santé

  • [Série 1/3] Santé, repenser son rapport à l’alcool : « Ce défi est l’occasion de faire un point sur sa consommation »

    [Série 1/3] Santé, repenser son rapport à l’alcool : « Ce défi est l’occasion de faire un point sur sa consommation »

    Dans ce cadre, « La Marseillaise », en association avec l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille – centre de lutte contre le cancer – vous propose, chaque semaine, d’en apprendre davantage sur l’impact de l’alcool sur la santé. Cette semaine, le rapport à l’alcool dans la société.

    En 2025, une équipe de liaison et de soin en addictologie (Elsa), portée par le docteur Louis Stoffaes, a été mise en place à l’Institut Paoli-Calmettes. C’est en ce sens que Salomé Bregeon a rejoint les équipes de l’IPC en juin de l’année dernière.

    Infirmière spécialisée en addictologie et tabacologie, elle a, entre autres, pour mission de repérer et accompagner les personnes qui ont des addictions pendant leur hospitalisation. « Le Dry January, ou défi de janvier, c’est quelque chose de positif, parce que ça peut être l’occasion pour les participants de faire évoluer durablement leur comportement face à l’alcool », souligne l’infirmière.

    Repenser son rapport à l’alcool

    « C’est un défi qui s’adresse principalement aux personnes qui peuvent avoir une consommation excessive, mais pas quotidienne. »

    Ancré dans la culture française comme un vecteur de convivialité notamment pendant les repas ou moment festifs, une diminution de la consommation a tout de même été enregistrée en France, depuis 2017. « Des études ont montré qu’aujourd’hui, 1 adolescent sur 5 n’a jamais bu un verre d’alcool à 16 ans contre 1 sur 10 dans les années 2000, ce qui montre une évolution positive du rapport à l’alcool », ajoute Salomé Bregeon. « Sans compter que de plus en plus de campagnes de santé publique mettent en avant l’impact de l’alcool sur celle-ci. »

    Limiter les risques sur la santé

    Popularisé en France par la société civile en 2019, le Dry January a vu le jour au Royaume-Uni, en 2013. Il affiche l’objectif, pour les participants, de passer un mois sans consommer d’alcool « pour voir comment on se sent, sans pression, ni jugement ». « C’est un défi collectif qui n’est pas une obligation, mais qui est intéressant pour faire un point sur sa consommation personnelle tout en incitant la population à repenser son rapport à l’alcool. Janvier étant le mois idéal puisqu’il arrive juste après les fêtes », explique la spécialiste. « D’ailleurs, l’étude Janover réalisée par Le Vinatier (Psychiatrie universitaire Lyon Métropole avec le soutien de l’Institut national du cancer et d’autres partenaires) en 2024 a montré que, sur un échantillon de 5 000 Français interrogés et participant au Dry January, 57% n’ont pas touché un verre d’alcool en janvier, 58% boient moins huit mois après le défi, 54% ont mentionné une amélioration de leur bien-être mental et 42% de leur bien-être physique. Tandis que 31% ont déclaré mieux dormir et 58% se sont sentis plus confiants pour refuser un verre d’alcool dans des contextes sociaux. »

    De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise quelques recommandations afin de limiter les risques qui peuvent être liés à la consommation : ne pas boire plus de deux verres standards par jour, faire une pause au moins deux jours dans la semaine, mais aussi ne jamais dépasser les dix verres hebdomadaires.

  • Mario Martinet candidat à Berre-l’Étang pour « terminer les projets »

    Mario Martinet candidat à Berre-l’Étang pour « terminer les projets »

    « La mayonnaise a pris. » Mario Martinet, maire (DVG) de Berre-l’Étang, a donné une conférence de presse, vendredi matin à la salle Alain-Bombard, pour annoncer le lancement de sa campagne pour les élections municipales de mars 2026, avec sa liste Berre avenir.

    « Personne n’a envie de partir », indique d’emblée le maire-candidat, qui a dressé un rapide bilan. S’il devait retenir une chose, Mario Martinet tranche : c’est le centre médical. « Berre était un désert médical », selon le mairel, tout en soulignant « en même temps la réanimation du centre mutualiste Gabrielli », anciennement Oxance. Si la Ville cherche encore un spécialiste, « nous avons récupéré les médecins et on fait en sorte que les Berrois puissent se soigne,r car c’est essentiel », affirme le maire. Et ce n’est pas tout : « Nous allons l’accompagner pour qu’il bénéficie d’un IRM », annonce le candidat.

    « Dans la vie, il y a trois piliers que sont la santé, le logement et l’emploi », estime l’élu. Sur ce dernier point, l’édile craint pour le complexe pétrochimique LyondellBasell de Berre, actuellement en vente, « normalement réglée à la fin du premier semestre 2026 avec un groupe d’investisseurs allemands », avance-t-il.

    « Mon cœur est à gauche »

    La raison qui pousse Mario Martinet et son équipe à rempiler est simple. « Nous n’avons pas terminé certains projets », en particulier la piste cyclable de la coopérative vinicole à la plage. Mais, aussi, la réhabilitation de la chapelle Notre-dame de Caderot, dont le plancher s’effondrait, retardée par des fouilles archéologiques. « Les travaux devraient débuter en 2026 », d’après l’élu.

    L’ambition du maire est de « changer l’image de Berre », cette ville « où on venait pour travailler » et où l’on vient désormais aussi vivre et se divertir. Festives de Berre, Nuits de Berre, concerts gratuits de Gims ou Vitaa, mais aussi les sports constituent une offre que le maire veut continuer à développer. Notamment avec l’aménagement d’un gymnase au quartier Fernand-Léger pour le club de basket ou encore des anciens hangars avec quatre salles de sport pour le taekwondo et la boxe, entre autres.

    Mario Martinet, ancien socialiste, présente sa gestion comme politiquement neutre, même s’il affirme que « [s]on cœur est à gauche ». Et reste fidèle à cet engagement : « Mon adversaire essentiel est à l’extrême droite. »

    Le prochain rendez-vous de la campagne sera celui du bilan face à la population, vendredi 6 février à 18h30, salle Alain-Bombard. Liste et programme seront annoncés le 27 février à la salle polyvalente.

  • Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    « L’ARS a détruit des gens. » Lundi soir, au sein de l’Hôtel de ville d’Apt, on ne décolérait pas contre la décision de l’agence régionale de santé de mettre un terme à l’activité de chirurgie à l’hôpital. La Ville organisait une soirée de remerciements au personnel et ensemble de soutiens, mobilisés pendant six mois contre ce choix.

    Une décision qui a pris effet au 31 décembre et qui est officiellement en vigueur depuis le 6 janvier. Consultée par La Marseillaise, la « décision de suspension totale et immédiate de l’autorisation d’activité de soins de chirurgie » est motivée par la dissolution du groupement de coopération sanitaire de moyens (GCS) entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt. Un outil classique de coopérations entre établissements pour mutualiser les moyens mais aussi les autorisations d’activités. « L’autorisation de chirurgie a été subordonné à la condition particulière de mettre en œuvre cette autorisation d’activité dans le cadre d’un GCS », estime l’ARS dans ses motivations. Or, ce GCS a été dissous au 31 décembre dernier. « L’engagement auquel était assorti l’autorisation de chirurgie n’est plus respecté (…) dès lors l’autorisation peut être suspendue ou retirée », justifie l’ARS.

    La fin de l’activité chirurgie à Apt avait été annoncée en juin dernier. Pourtant, dès début septembre 2024, l’hôpital d’Avignon a entamé la manœuvre, par un courrier de son directeur Pierre Pinzelli « notifiant sa demande de retrait du GCS entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt ». Ce GCS avait pour mission initiale de « fluidifier la filière de prise en charge des patients sur le pays d’Apt et conforter l’accès aux soins spécialisés en établissements publics ». Un accès aux soins qui se fait désormais à… Cavaillon. Curieuse conception.

  • Les deux maternités de Sète vont fusionner

    Les deux maternités de Sète vont fusionner

    En 2023, un rapport national rédigé par le professeur Yves Ville, de l’hôpital Necker à Paris, préconisait de réduire de 20% le nombre de maternités en France, visant notamment les structures avec une activité de moins de 1 000 naissances par an. L’épée de Damoclès qui menaçait déjà la maternité de la polyclinique Sainte-Thérèse et celle de l’hôpital Saint-Clair à Sète depuis 2023 vient de tomber. Au 1er juillet 2026, les deux plateaux techniques devraient fusionner et tous les accouchements auront lieu au sein de la structure hospitalière.

    « Une situation catastrophique » selon FO

    D’après l’ARS Occitanie, ce « rapprochement » est dû à la baisse des naissances ces dernières années sur l’Île singulière. Fin 2025, 470 et 414 naissances avaient été comptabilisées respectivement dans chaque établissement. Un chiffre qui n’est pourtant jamais passé sous la barre des 300 par an et par maternité, seuil sous lequel le code de la santé publique prévoit une fermeture.

    L’autre raison majeure de cette fusion est, bien sûr, budgétaire. Pour Sébastien Mazel, le secrétaire régional et départemental santé de Force ouvrière, « c’est une situation catastrophique qui traduit la politique économique nationale ». Il établit un lien entre la diminution de la natalité à Sète et une baisse d’activité dans les maternités et donc de bénéfices. « Mais ce raisonnement me gêne. On tente de faire de la rentabilité et de la gestion financière sur de l’humain. »

    Le syndicaliste s’inquiète pour une patientèle qu’il estime « lésée ». « Je n’ai rien contre l’hôpital public mais je pense que le citoyen devrait avoir le choix d’une institution ou d’une autre pour préparer une naissance. »

    La CGT optimiste

    Autre son de cloche du côté de Véronique Mauroy, la secrétaire générale de la CGT des hôpitaux du Bassin de Thau. « On ne voit pas ce rapprochement d’un mauvais œil. Actuellement, rien qu’avec le personnel de la maternité de l’hôpital, on est en capacité d’absorber 800 naissances par an [soit plus de 90% des naissances des deux établissements cumulés, Ndlr.]. Alors ce ne sera que mieux si du personnel arrive du privé. » D’après la secrétaire générale, la direction de l’hôpital serait en discussion avec les salariés de la polyclinique pour les replacer.

    « Une aubaine pour l’hôpital »

    « En plus, la maternité a été récemment rénovée, ce qui garantit de très bonnes conditions d’accueil pour les mamans et leur bébé », rassure Véronique Mauroy. Elle voit même cette arrivée de nouvelles naissances comme « une aubaine pour l’hôpital ». « L’établissement avait prévu des travaux dans quelques années pour rapprocher le bloc obstétrical du bloc opératoire. Avec ces nouvelles entrées, les financements seront certainement disponibles cette année. »

    L’ARS Occitanie se veut elle aussi rassurante et garantit des conditions d’accueil exemplaires à la maternité de l’hôpital Saint-Clair. Le service est équipé d’un plateau technique complet comprenant une salle de césarienne au bloc opératoire, trois salles de naissance, une salle physiologique et le matériel nécessaire à l’accueil des bébés prématurés.

  • Trafic de pesticides interdits : un réquisitoire sévère

    Trafic de pesticides interdits : un réquisitoire sévère

    On a vendu des produits français, au prix français, traités avec des produits espagnols interdits. Même si peu de volumes ont étés retrouvés, vous devez jugez un mode d’organisation, pas des volumes », martèle le vice-procureur de la République, Michel Sastre, dans son réquisitoire, face au tribunal. De lourdes peines d’emprisonnement et d’amendes ont étés requises par ce dernier à l’encontre des sept prévenus et leurs sociétés. Ils sont mis en examen pour « détention et utilisation de pesticides interdits, non élimination de produits interdits, distribution, vente et importation de produits phytopharmaceutiques falsifiés, faux et usage de faux en écriture » (lire notre édition de ce lundi 12 janvier).

    Pour rappel, l’affaire porte sur un trafic organisé de produits phytopharmaceutiques interdits, importés d’Espagne, puis stockés et potentiellement utilisés sans autorisation de mise sur le marché (AMM).

    Le parquet insiste sur « le sentiment d’impunité d’exploitants prospères qui fournissent les plus grandes enseignes françaises », matérialisé par une démarche simple présentée lors de l’audience : de fausses étiquettes, du film noir pour cacher les produits lors du transport et de fausses factures. Selon le vice-procureur, la « démarche est fondée exclusivement sur la recherche du profit maximal, sans aucune prise en compte des impacts sur l’environnement et la santé des consommateurs ».

    Par ailleurs, Michel Sastre rappelle fermement que critiquer la législation européenne concernant l’import de fruits et légumes revient à « confondre le droit et la politique. Nous sommes là pour appliquer le droit voté à l’Assemblée nationale, non pas pour le faire ».

    Mépris ou négligence

    Pour le vice-procureur, l’argument de la négligence n’est pas acceptable non plus de la part de professionnels et « de grosses entreprises qui dominent le marché ». « Mépriser les règles, c’est mépriser le consommateur », ajoute-t-il. Un discours dans le prolongement de la position tenue la veille par la Confédération paysanne. Pour le syndicat, cette affaire entache la réputation des agriculteurs, même en règle, auprès des consommateurs.

    Les réquisitions du vice-procureur affichent une volonté de faire de cette affaire hors-norme un exemple. Elles tiennent compte « des personnalités, des âges, de l’implication et de la taille des exploitations », précise le parquet.

    Pour Alain H., désigné comme « chef d’orchestre de l’affaire » par bon nombre des parties civiles, 10 mois d’emprisonnement ferme et 65 000 euros d’amende sont requis, ainsi qu’une interdiction d’exercer des activités agricoles. Les réquisitions prononcées à l’encontre des autres prévenus s’étalent entre 8 mois de prison avec sursis et 80 000 euros d’amende.

    Délibéré attendu le 7 avril.

  • Les défis contraints de l’hôpital de Toulon-La Seyne en 2026

    Les défis contraints de l’hôpital de Toulon-La Seyne en 2026

    Yann Le Bras, directeur du Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne (Chits), a ouvert son allocution par une pensée pour le patient décédé à la suite de l’incendie ayant touché les urgences de l’hôpital de Hyères, lundi. Il a salué le professionnalisme et l’engagement de l’ensemble des équipes qui ont été mobilisées.

    L’occasion, pour ces vœux 2026, de mettre ensuite à l’honneur tous les professionnels : les équipes, les services de soins, mais aussi les fonctions support qui s’adaptent sans cesse aux imprévus. Il a rappelé : « C’est la noble mission de l’hôpital public de s’adapter sans cesse, de surpasser toutes les difficultés pour assurer 24 heures sur 24 nos missions, l’accueil et la prise en charge des patients. »

    Le représentant légal de l’établissement exprime néanmoins « le vœu qu’en 2026, l’offre de soins de notre métropole se consolide, que chacun tienne bien sa mission et qu’ainsi, nous n’ayons pas, comme en 2025, trois plans de mobilisation interne qui ont couvert de nombreux mois de l’année ».

    Une responsabilité collective, a-t-il souligné, qui engage l’ensemble des acteurs. Et de poursuivre : « L’action hospitalière au service des patients est un travail d’équipe, de coordination entre le corps médical, paramédical et la direction. »

    En recherche d’économies

    Concernant l’année passée, Yann Le Bras a mis en avant « l’ambition constante d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients, renforcer l’accès aux soins et préparer l’hôpital de demain ». Une ambition illustrée, par exemple, par l’ouverture d’une unité de chirurgie ambulatoire et d’un salon d’accueil des patients, ainsi que la restructuration des urgences gynécologiques et obstétricales, afin de répondre à une évolution de l’activité qui est sans cesse dynamique. Mais, aussi, le déploiement de la nouvelle unité d’hospitalisation pour les adolescents, destinée à renforcer la réponse en matière de santé mentale, un domaine malheureusement marqué par des besoins croissants.

    L’occasion enfin d’annoncer, au titre des investissements en cours, le renouvellement d’un troisième scanner à Sainte-Musse et l’installation d’un nouvel équipement sur le site George-Sand, à La Seyne.

    Pour autant, le directeur ne cache pas que cette dynamique s’inscrit aussi dans un contexte budgétaire contraint, qui va imposer de « rehausser le niveau d’exigence collective, avec une mobilisation constante à tous les niveaux de l’institution pour gagner en efficience, maîtriser [les] charges, réaliser des économies qui ont du sens, qui sont utiles et responsables, tout en préservant, bien sûr, la qualité des soins et la dynamique d’activité ». Un sacré défi.

    Le docteur Patricia Carrier, présidente de la commission médicale d’établissement, a déclaré que « malgré les tensions que connaît l’hôpital public, malgré les contraintes », elle se disait « profondément confiante pour l’avenir ». Et de poursuivre : « L’année qui s’ouvre doit être celle de la cohésion, de la confiance retrouvée et de l’ambition partagée. Une année où l’exigence restera notre boussole et l’excellence notre horizon. »

    Avec émotion, elle a conclu à l’attention des personnels : « Je sais les efforts que vous fournissez. Je sais aussi les contraintes, la fatigue, parfois les doutes. Je crois profondément à la rigueur, à la méthode, au travail bien fait, mais je crois tout autant à l’humain, au dialogue et à la solidarité entre professionnels. »

    « Nous sommes collectivement responsables de la santé des habitants de notre territoire », a précisé le docteur Christian Bar, président de la commission médicale d’établissement du groupement hospitalier de territoire (GHT).

    La maire de Toulon Josée Massi (SE), également présidente du conseil de surveillance du Chits, a tenu à exprimer ses remerciements « à tous ceux qui sont présents malgré leur charge de travail, mais aussi à tous ceux qui sont en ce moment même auprès de leurs patients, à toutes celles et ceux qui sont en repos pour assurer la relève, dans quelques heures, cette nuit... » Et de conclure : « Personne ne prétendra que l’hôpital public est une administration comme une autre. Ici, on prend en charge ce qu’un être humain a de plus précieux : sa santé. »

  • Les lauréats du prix de l’innovation et recherche en santé dans le Var

    Les lauréats du prix de l’innovation et recherche en santé dans le Var

    « Le principe est simple : “Vous avez une idée, on vous aide à la réaliser !” Et ce prix de l’innovation vous inspire », explique la présidente du conseil de surveillance, Josée Massi, en rappelant que 24 projets ont été déposés, cette année, contre 13 l’an dernier.

    Parmi les prix remis, « Gyn&Gen » : une application numérique à destination des patients et des professionnels de santé pour faciliter le parcours de soins des couples concernés par une maladie rare au moment d’un projet parental. Les données recueillies seront traitées et analysées par des algorithmes entraînés par l’intelligence artificielle, dans le cadre d’un programme de recherche et développement.

    Le projet « Fascine » vise à étudier et caractériser l’évolution de la fatigue au cours du traitement de chimio immunothérapie du cancer bronchopulmonaire.

    Pour le suivant, il s’agit d’anticiper la réhabilitation dentaire pour mieux vivre après un cancer des voies aériennes, réduire les complications et accélérer le retour à une vie normale.

    Le projet « Rhinove » a pour but, lui, d’améliorer le traitement de l’obstruction nasale par le recours à la rhinomanométrie et la création d’un algorithme pour garantir à chaque patient le traitement le plus adapté à sa pathologie.

    Autant de raisons pour lesquelles, en matière d’hôpital public, il est plus juste de parler d’investissement que de coût.

  • Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Il a consulté sa famille avant de l’annoncer officiellement. Le maire de Miramas Frédéric Vigouroux (DVG) se lance dans la campagne des élections municipales pour briguer un quatrième mandat. « On ne se rend pas compte de l’investissement que ça représente d’être élu, il faut que je sois tourné vers la ville à 200%, donc il fallait que ce soit un choix collectif avec mes proches », explique-t-il.

    Ce « sacerdoce républicain », l’édile souhaite de nouveau l’endosser pour « protéger les habitants ». « Miramas n’est pas une ville riche, c’est une ville populaire. Elle est plus touchée par les effets du monde, les différentes crises – financières, sanitaires, énergétiques et autres -, donc il faut que sa population soit plus protégée au quotidien par la mairie. » Après avoir réalisé 90% du programme de 2020, malgré deux années compliquées dues au Covid-19, Frédéric Vigouroux a l’ambition « de continuer à transformer cette ville », la « préparer au développement économique, aux effets du changement climatique, préserver son environnement en assurant de l’habitat ».

    Des réunions thématiques

    Certains projets sont déjà dans les tuyaux : le nouveau pôle ferroviaire, la construction d’un hôtel des polices avenue Chalve, la mise en place d’une unité de production culinaire en collaboration avec la Ville de Saint-Chamas pour nourrir les enfants des écoles des deux communes avec des aliments bio et locaux, l’installation d’agriculteurs à Saint-Désiré, mais aussi de commerces à proximité d’Intermarché, de professionnels de santé à la maison pluridisciplinaire du nord de la Ville comme à la Boule Noire, ou encore la réouverture de l’ancien centre mutualiste de santé.

    Certains projets d’aménagement sont à définir avec les habitants. « J’habite la ville, mais je n’habite pas partout. Il faut utiliser les instances participatives pour imaginer la commune de demain », affirme Frédéric Vigouroux. Notamment sur la question du logement : « De nombreux jeunes Miramasséens veulent revenir ici bâtir leur famille, preuve que la ville est attractive. Ces gens nous demandent de construire. Donc on a un gros travail à faire sur le thème : comment la ville se réinvente sur elle-même, sans sur bétonner et en préservant la nature, l’environnement et l’agriculture. C’est ça qu’on va écrire avec les habitants dans le nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal de 2028. »

    Des réunions thématiques seront organisées dans les semaines à venir pour co-construire le programme. La première aura lieu le 22 janvier. Le projet électoral définitif devrait être annoncé le 19 février. La liste, sans étiquette, est ouverte à tous les partis « sauf un ». Entendre : le RN. « Il y aura des visages connus, avec un rajeunissement mais une ossature importante de personnes expérimentées », affirme le maire candidat. Rendez-vous « dans quelques semaines », pour connaître les noms.

  • [Entretien] Saoussen Boussahel : « Nous soutenons la majorité de Gaby Charroux »

    [Entretien] Saoussen Boussahel : « Nous soutenons la majorité de Gaby Charroux »

    La Marseillaise : Comment le PS se positionne-t-il dans la campagne municipale de Martigues ?

    Saoussen Boussahel : Nos instances nationales et départementales ont acté le soutien des listes de gauche sortantes ainsi que l’union de la gauche là où elle peut gagner les élections. À Martigues, cela nous conduit à soutenir la majorité de Gaby Charroux, on va travailler et constituer notre liste ensemble comme nous le faisons depuis 60 ans.

    Quel est le projet socialiste au sein de cette union de la gauche ?

    S.B. : Nous défendons la justice sociale, pour cela nous voulons perpétuer le modèle martégal. C’est-à-dire des services publics puissants qui répondent aux attentes de tous les Martégaux, peu importe l’âge, le quartier, ou la situation financière. Tout en préservant notre patrimoine historique, environnemental et culturel, c’est important dans la recherche de développement durable. Nous devons aussi veiller à la mixité sociale dans notre ville, pour que personne n’ait peur de l’autre. Nous misons également sur cette jeunesse qui nous dirigera plus tard. Il faut leur construire un avenir avec des perspectives, les accompagner dans leurs études et leur permettre de trouver du boulot après une formation qualitative.

    Quels « défis » dont parle Gaby Charroux vous préoccupent ?

    S.B. : Nous allons entrer dans la phase concrète du contournement autoroutier, attendu depuis 50 ans. C’est un axe important de nouvelles mobilités et un moyen de soutenir l’activité industrielle en pleine décarbonation du golfe de Fos. C’est un enjeu hyper important, avec en perspective de nombreux emplois nouveaux, amenant des familles que nous devrons accompagner et pour lesquelles il faudra adapter l’offre de service public. Cela inclut la modernisation et l’extension de l’hôpital qui est en difficulté. Il y a du travail qui nous attend pour assurer le droit fondamental à la santé pour tous.

    Quelle place à la lutte contre l’extrême droite ?

    S.B. : Une place prioritaire. Les idées fausses de l’extrême droite se basent sur la haine des gens. Le député en place a été élu, ça montre que la bataille est importante pour sauver l’idée républicaine. Ce que j’explique au quotidien, c’est que l’immigration n’est pas là pour nous mettre en difficulté, mais pour en sortir. Je rappelle aussi que les immigrés consomment, travaillent et deviennent des citoyens français. On ne peut pas laisser les racistes et les fascistes lutter contre ce modèle. Il faut le dire aux municipales et aux prochaines échéances.

  • Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Industrie

    Une année cruciale pour la réindustrialisation du golfe de Fos. Nécessaire pour la décarbonation de la zone, la ligne très haute tension doit obtenir le feu vert de l’état, après les municipales de mars, le temps de réaliser de dernières études. En attendant, les projets commencent à se concrétiser. à Fos-sur-Mer, le site de production de panneaux photovoltaïques Carbon, désormais allié au leader chinois du secteur Longi, doit faire ses premières livraisons avant la fin de l’année. La construction d’une aciérie électrique par l’Italien Marcegaglia, un investissement à un milliard d’euros, doit démarrer au 3e trimestre, tandis que le lancement du projet d’acier décarboné Gravithy est attendu pour la fin de l’année, si l’investissement est définitivement confirmé. Le Grand port maritime de Marseille-Fos, de son côté, fêtera ses 60 ans en lançant les travaux de son nouveau siège social au J0, en plus de poursuivre le branchement à quai pour trois navires de croisière.

    Transports

    Enfin : le métro à Marseille va de nouveau rouler après 21h30, avec la mise en service progressive des nouvelles rames « Neomma » au premier semestre. De quoi tourner enfin la page des difficultés techniques rencontrées sur ce chantier XXL du plan Marseille en grand, qui doit encore se poursuivre avec l’installation de portes palières sur les quais pour permettre l’automatisation complète du métro. Avant cela, l’année commence par l’inauguration de l’extension du tramway jusqu’à Capitaine-Gèze au nord le 7 janvier, jusqu’à la Gaye au sud le 10 janvier, ainsi que celle du bus à haut niveau service entre les Pennes-Mirabeau et Marignane ce lundi. à Aubagne, le Val’tram permettra, à compter de cet été, de rallier la Bouilladisse en tramway.

    Reste à préparer l’avenir : une enquête publique doit se tenir, cette année, pour prolonger le tramway à Marseille jusqu’à la Castellane (16e arrdt.), une autre dès la mi-janvier sur les parcelles concernées par la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur, alors que le chantier de la nouvelle gare Saint-Charles est officiellement lancé. Les marchés publics sont également lancés pour les premiers travaux préparatoires du tramway des Catalans. Enfin, l’aménagement cette année du rond-point de la Gaye (9e arrdt.) ouvre la voie à la relance du boulevard urbain sud.

    À Marseille

    à Marseille, l’année s’ouvre sur le rachat attendu par la municipalité du foncier des Galeries Lafayette au centre Bourse, qui doit s’accompagner d’un appel à manifestation d’intérêts pour une transition de trois ans. D’autres projets doivent se concrétiser : c’est le cas de la médiathèque Loubon, à la Belle de mai, dont la livraison est attendue à la fin de l’année. Le plan écoles continue aussi à se dérouler : tandis que le maire (DVG) Benoît Payan annonçait, lors de la dernière rentrée, six nouveaux établissements livrés d’ici au mois de mars 2026, les chantiers devraient être lancés dans quinze groupes scolaires au moins, dont celui, emblématique, de Saint-André – la Castellane, la justice ayant désormais validé la rupture du contrat initial après les carences du groupe Impresa Percassi. Les aménagements des parcs se poursuivent eux aussi, à l’image de la création du nouveau parc de l’Annonciade, sur deux hectares au pied du massif de l’Étoile. Côté santé, tandis que les premiers coups de pioche ont été donnés pour le bâtiment parents-enfants de la Timone, le nouveau Samu doit ouvrir ses portes au mois d’avril, sur 4 500 m2 face à des besoins toujours plus importants. Les premiers travaux préparatoires du nouvel hôpital d’instruction des armées doivent aussi commencer sur le camp de Sainte-Marthe, pour une livraison en 2031.

    Côte grands événements, le parc Chanot (8e arrdt.) poursuit sa grande transformation : le bitume du grand parking doit être retiré pour accueillir, sur plus de 13 000 m², une esplanade de loisirs, ne laissant plus sa place aux voitures que lors de grandes manifestations.

    Logement

    Avec l’année 2026 s’ouvre une nouvelle période triennale pour la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) : de nouveaux arrêtés de carence, avec des amendes à la clé, doivent être pris pour les communes n’atteignant pas 25% de logements sociaux. à Marseille, la société publique locale d’aménagement d’intérêt national, chargée de la réhabilitation du centre-ville, livrera ses premiers logements rénovés à l’automne. De manière symbolique, alors que commencent au printemps les premiers travaux dans les immeubles du haut de la rue d’Aubagne, le lieu ressource installé dans la « dent creuse » des effondrements doit ouvrir au début de l’année.