Tag: Santé

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Goncalves

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Goncalves

    Santé, prévention, inégalités, actualité marseillaise, nouveau fonctionnement de la Métropole…

    À vous la parole ⬇️

  • [Cadmium] Des tests remboursés mais pas pour tous

    [Cadmium] Des tests remboursés mais pas pour tous

    La bombe sanitaire liée au cadmium est-elle en passe d’exploser ? La pollution de ce métal lourd et sa dangerosité pour la santé (défini comme un cancérogène par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1993) font désormais régulièrement la une des médias. Une récente étude de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) montrait ainsi qu’un Français sur deux avait accumulé trop de cadmium dans son organisme.

    Face à ces résultats, l’Assurance-maladie et les syndicats de biologie médicale ont conclu un accord début avril pour rembourser les tests à partir de cet été. Ce dépistage, qui coûte 27,50 euros, sera pris en charge à 60% par l’Assurance-maladie et à 40% par les complémentaires santé. Mais seuls ceux vivant dans une zone jugée contaminée et les salariés de l’industrie au contact du cadmium seront remboursés.

    Une stratégie critiquée

    Ce choix d’un dépistage géographique, préconisé par la Haute autorité de santé en 2024, a rapidement été fustigé par les médecins. « Dépister selon le lieu de résidence ne tient pas la route », affirme ainsi François Simon, médecin retraité membre de l’association pour la dépollution des anciennes mines de la Vieille Montagne (AdamVM), basée dans les Cévennes gardoises, qui alerte depuis longtemps sur la dangerosité du cadmium. « Selon l’Anses 48% des Français ont des valeurs toxicologiques de référence au-dessus des normes admises, donc ça ne dépend pas uniquement de la zone géographique. On risque d’être contaminé avant tout par son alimentation. Ce n’est donc pas le lieu de résidence qui est important. » En effet l’Anses précise que la première source de contamination vient de l’alimentation, le cadmium étant très présent dans les pommes de terre, le chocolat, les céréales, le riz ou les biscuits…

    Autre problème : pour définir les zones où la pollution serait la plus importante, l’État s’appuie sur une carte réalisée en 2011 par le Groupement d’intérêt scientifique (GIS). « Cette carte n’est pas actualisée. Il y a donc beaucoup de réticence autour de cette carte très ancienne. En plus, la France a une dérogation pour l’épandage des engrais phosphatés avec 90 mg/kg alors que l’Union européenne réclame un maximum de 60 mg/kg et l’Anses, depuis 2019, réclame que ce soit à 20 mg/kg. La pollution des sols français n’a pas cessé ces dernières années donc cette carte est caduque », ajoute François Simon.

    La question se pose aussi de la démarche à suivre si le test est positif, car aucun protocole n’a été arrêté. « Les médecins n’ont pas de formation sur le sujet et ne connaissent pas les pathologies que ça engendre », explique François Simon qui demande avant tout de changer de modèle agricole : « Pendant longtemps, on a regardé ailleurs et maintenant ça nous explose au visage. C’est un problème politique et il faut maintenant de la volonté. Il faut diminuer les engrais phosphatés tout de suite, pas en 2038 comme c’est prévu aujourd’hui. Combien faut-il de cancers pour qu’on prenne des mesures immédiates ? »

  • La Villa M veut remettre les Marseillais en mouvement

    La Villa M veut remettre les Marseillais en mouvement

    Faire du sport pour être en meilleure santé. La formule n’est, certes, pas révolutionnaire, mais davantage devraient la prendre au pied de la lettre. Selon une étude de l’Anses en 2022, 95% des adultes sont exposés à un risque pour la santé du fait d’un manque d’activité physique ou d’un temps trop long passé assis.

    Ainsi, la Villa M, en étroite collaboration avec la SCO Sainte-Marguerite, veut combattre ce fléau en sensibilisant les Marseillais à ces pathologies chroniques. « Le mouvement, c’est la santé », lance Pascal Chamassian, porte-parole de la Villa M et célèbre organisateur de la course pour la mémoire, en citant le slogan de la première édition de la Villa M Run Santé Marseille. Cet événement se tiendra le samedi 23 mai au parc Borély, au travers de trois courses : une populaire de 5 km, qui pourrait dès l’année prochaine être labellisée par la Fédération française d’athlétisme et qualificative pour les championnats de France, une accessible de 2,5 km adressée aux marcheurs ou aux patients qui souhaitent courir aux côtés de leurs soignants, puis une petite d’un kilomètre à destination des enfants.

    Prémices d’une maison sport-santé ?

    « Le sport santé, ça n’a rien à voir avec la performance. C’est surtout pouvoir faire du sport, se faire plaisir, chacun son rythme, et puis aussi trouver du lien social à travers tout ça. Et je pense que c’est important, surtout malheureusement quand on arrive à nos âges certains », souligne Claude Ravel, président de la SCO Sainte-Marguerite, sous le regard d’André Giraud, ancien président de la Fédération française d’athlétisme et créateur du très prisé semi-marathon Marseille-Cassis.

    Cinq euros par inscription seront reversés au Fonds de dotation de Villa M, qui accompagne et promeut « des actions de sport-santé auprès de soignants en difficulté », comme l’a expliqué le Dr Bertrand Mas-Fraissinet, président du Groupe Pasteur Mutualité. Ce dernier verrait d’un bon œil la création d’une maison sport-santé au sein de la Villa M dans un avenir proche. « Je vais essayer de porter ce projet », promet Jean-Michel Leclercq, délégué régional de la Drajes de la région Sud-Paca, conscient qu’il pourra mettre en avant ce lieu « hybride », avec la présence d’un partenaire privé, pour lequel la mission d’intérêt général est « évidente ».

    Tarifs : 1 km enfants : gratuit – 2,5 km : 12 euros / 10 euros pour les inscriptions en groupe – 5 km : 19 euros / 17 euros pour les groupes

  • [Occitanie] Eau : les écologistes veulent y voir clair

    [Occitanie] Eau : les écologistes veulent y voir clair

    Publié le 25 mars au lendemain des Municipales, le rapport national de l’Anses a reçu un écho inversement proportionnel à l’urgence de son message. A savoir que la France est surexposée au cadmium, ce « métal lourd contaminant et préoccupant pour la santé publique car reconnu cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction ». L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ajoute qu’omniprésent dans les sols, l’air, les eaux et les sédiments, ce polluant entraîne des cancers (poumon, pancréas, vessie, rein), des atteintes rénales et une fragilité osseuse « en cas d’exposition prolongée par voie orale ».

    Or, l’essentiel du cadmium que nous ingurgitons provient de notre alimentation (98% chez les non fumeurs). Hormis le tabac, le pain, les pâtes, le riz, les pommes de terre, les céréales ou le chocolat sont les aliments les plus chargés en cadmium. « Il faut limiter les produits ultra transformés, privilégier les légumineuses et moins le blé », résume Lise Florès.

    Avec le groupe local, l’ancienne candidate écologiste a décidé d’interpeller les collectivités. Dans un courrier cosigné par Debout (le mouvement de François Ruffin) envoyé à la Mairie et à l’Agglo de Lunel, les Verts réclament que la transparence soit faite sur la qualité de l’eau du robinet. « 47% des adultes et 36% des enfants de moins de 3 ans sont surexposés au cadmium », rappelle Lise Florès.

    Si la démarche intentée à Lunel serait légitime partout ailleurs, la militante précise les sources du doute. « Lunel n’a pas une population riche, qui doit manger pas mal de produits transformés ». La commune est aussi entourée de terres agricoles et il se trouve que les engrais phosphatés sont largement pointés du doigt par le rapport de l’Anses. « On a les moyens de rechercher la signature chimique du pollueur ».

    Déjà les Pfas…

    Si les écologistes jouent la carte du principe de précaution, c’est aussi parce qu’ils ont déjà été échaudés sur le sujet de l’eau. L’an passé, il a été révélé dans l’eau potable des taux de Pfas (per- et polyfluoroalkylées, des polluants éternels) supérieurs aux normes dans les communes voisines de Lunel-Viel, Saint-Just ou Saint-Nazaire-de-Pézan. « Les Lunellois sont en droit de savoir ce qu’ils mangent et ce qu’ils boivent ».

    S’il s’agit d’un problème de santé publique qui relève en soi de l’Etat, les collectivités ont aussi leur mot à dire et un rôle de garde-fou à jouer. « Le maire a le devoir d’informer la population. Il peut intervenir sur les menus dans les cantines, dans l’agriculture et la bétonnisation via les points de captage de l’eau », illustre l’écologiste qui rappelle que « dès qu’on imperméabilise, on touche au cycle de l’eau ».

    Ainsi la politique jugée pro-industrielle de la municipalité de droite est-elle décriée. « Sur le projet de zone des Dardaillons, on avait demandé des études sur la qualité de l’eau, rien n’a été fait », déplore-t-elle. « On est dans un système où l’industriel décide et le politique suit ». La co-secrétaire régionale des écologistes y voit la limite des élus soi-disant apolitiques. « Ils n’ont pas de militants ni de spécialistes qui leur donnent d’autres éléments pour décider que ceux de l’industriel ou du café du commerce ».

  • Un service pour soulager les personnes aidantes

    Un service pour soulager les personnes aidantes

    Elles sont plus de onze millions de personnes à donner de leur temps et de leur énergie pour assister un proche au quotidien. Pourtant, les personnes aidantes ne savent souvent pas que ce travail informel et essentiel à l’intérêt général leur donne des droits, et que des services existent pour les soutenir. C’est le cas de Mireille, venue pour un rendez-vous administratif et aiguillée par le personnel vers la permanence Territoires des aidants. Retraitée de 69 ans, habitant à Sigoyer, elle s’occupe d’un mari qui ne peut plus marcher à cause de problèmes à la hanche et qui souffre de pertes de mémoire, alors que le couple doit déjà s’occuper des parents de ce dernier. « On a jamais pensé à demander de l’aide, explique Mireille. J’aimerais bien être un peu remplacée, pouvoir souffler, sortir, peut-être prendre un jour le temps d’aller faire une randonnée. » Les aides proposées par le service, financé par l’ARS et le Département, se regroupent en trois types : un soutien financier selon l’éligibilité, un soutien psychologique avec un psychologue et/ou un suivi social, ainsi que l’accès à des formations, des cercles de paroles, et enfin, un service de répit, qui permet d’être remplacé dans le soin à la personne aidée, de quelques heures à quelques jours, par des professionnels de santé.

    Deux tiers de femmes

    « Les profils concernés sont variés, ça peut être une mère seule qui s’occupe d’un enfant qui a des soucis de santé, ou quelqu’un qui s’occupe d’un conjoint malade », rappelle Solenn Quéméré, coordinatrice dans les Hautes-Alpes. Le service, gratuit, permet de soulager et d’apporter une reconnaissance aux personnes aidantes, dont les efforts sont rarement comptabilisés comme du travail formel. « Si en France on devait rémunérer le travail d’aidant au Smic cela coûterait 164 milliards d’euros par an », avance François Ollivier, coordinateur de la plateforme. Au total, en France, 61% des aidants sont salariés, et deux tiers sont des femmes. En 2025, 98 personnes ont pu bénéficier du système de répit dans les Hautes-Alpes. Un total que Territoires Aidants veut doubler en 2026, les besoins allant croissant avec le vieillissement de la population. Une rencontre entre personnes aidantes, professionnels de santé et du social sera organisée à Briançon le 1er juin à 17h. À Gap, la permanence sera ouverte le 22 juin et le 6 juillet.

  • Pour la CGT, l’hôpital « n’est pas prêt » à une pandémie

    Pour la CGT, l’hôpital « n’est pas prêt » à une pandémie

    La ministre de la Santé Stéphanie Rist, a déclaré sur France Inter, que le pays était suffisamment équipé « en termes de masques » chirurgicaux et FFP2, « de tests » ou encore « de médicaments d’usage symptomatiques », en cas de potentielle propagation du virus.

    « Gestion d’entreprise »

    Une projection qui laisse Greg Fontaine, infirmier à la Timone (5e) et syndicaliste CGT dubitatif : « Il y a un manque de transparence sur les stocks. Nous n’avons pas les chiffres, mais j’en doute. Le projet de lois et de finances et celui des dépenses de l’assurance maladie ne prévoient que peu de budget pour les hôpitaux publics. »

    Les équipes soignantes de tous les hôpitaux après avoir été applaudies tous les soirs à 20h, pendant la période de la Covid ont vécu les plans d’économie successifs comme une véritable douche froide. Avec des conditions de travail toujours aussi difficiles voire encore plus, au prorata des difficultés de recrutement.

    Pour l’heure, « il n’est pas question de pandémie », insiste le syndicaliste. Mais si la situation venait à s’aggraver, « nous ne serions certainement pas prêts », cingle-t-il. Manque de personnel, mais aussi de matériel, le budget alloué aux hôpitaux publics « ne suit pas l’inflation, ce qui affaiblit les chances de guérison des patients », déplore-t-il.

    Depuis 2020, le taux de fermeture de lits ne fait qu’augmenter. Si bien, que pendant la pandémie de la Covid 19, « des soignants s’étaient mobilisés pour constituer des lits de réanimation », rappelle l’infirmier. Un manque d’équipements, qui résulte « d’une gestion d’entreprise de l’hôpital », dénonce-t-il. « L’État réduit les temps d’hospitalisation des malades pour ne pas avoir à augmenter les effectifs. Si rien n’est fait, nous ne serons pas prêts pour une éventuelle pandémie. »

  • Le moustique tigre sous haute surveillance dans notre région

    Le moustique tigre sous haute surveillance dans notre région

    Devenu invité permanent de nos jardins ou de nos balcons, le moustique tigre reste surtout un vecteur important de maladies, transmettant aux humains les virus de la dengue, du zika et du chikungunya, rappelle l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca), qui a officiellement ouvert la saison de surveillance de la bestiole le 1er mai.

    Avec plus de 97% de la population de la région qui vit au contact de cet insecte, un nombre inédit de cas autochtones a été enregistré en 2025 en Paca. Entre début juin et début novembre, 450 cas de chikungunya et 16 cas de dengue ont été recensés, « répartis en 35 épisodes distincts de transmission, essentiellement dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du-Rhône », précise l’ARS.

    Un suivi précis des cas

    Ce qui fait de Paca la région la plus touchée, avec près de 60% des cas identifiés en France. Un niveau important comme « jamais elle n’en avait connu », commente l’ARS, même si la tendance est à l’augmentation, depuis 2022.

    Raison pour laquelle la mobilisation des professionnels de santé, des collectivités et de la population demeure essentielle, « pour prévenir la transmission et limiter la prolifération de l’insecte ». D’autant que, suite à la hausse des températures et à l’allongement des journées, les larves sont actuellement en plein développement après avoir passé l’hiver sous la forme d’œufs. Et vont rapidement devenir des moustiques tigres adultes, capables de piquer.

    Pour lutter contre ce fléau, l’ARS recommande d’éliminer les petites réserves d’eau une fois par semaine, notamment les coupelles de plantes, de bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d’eau, de ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut en contenir, et de nettoyer les gouttières ainsi que de ramasser les déchets verts.

    Grillages et moustiquaires, vêtements couvrants et amples, répulsifs et ventilateurs à fond peuvent aussi permettre de profiter de son extérieur. En cas de symptômes, tels que la fièvre brutale, des douleurs articulaires ou musculaires, des maux de tête et une éruption cutanée, l’ARS recommande de consulter sans attendre son médecin traitant. Chaque cas de dengue, chikungunya ou zika confirmé devant être déclaré pour identifier les lieux de contamination éventuels.

  • Eau contaminée à Rousset : l’enquête confirme l’origine hydrique de l’épidémie

    Eau contaminée à Rousset : l’enquête confirme l’origine hydrique de l’épidémie

    L’épisode de gastro-entérites survenu à Rousset, le 16 avril dernier, a trouvé son explication. Cet événement avait entraîné des restrictions de consommation de l’eau du robinet pour l’ensemble des habitants de la commune jusqu’au 24 avril. Une enquête épidémiologique avec un questionnaire, lancée le 17 avril, avait recueilli 1 182 réponses et a permis d’identifier 895 personnes ayant déclaré des symptômes entre le 2 et le 22 avril. Parmi elles, 86% avaient un lien avec la commune de Rousset (lire notre édition du 23/04).

    Les conclusions de Santé publique France viennent d’être rendues publiques Selon ce rapport, l’épidémie est désormais clairement attribuée à une « origine hydrique ». Elle est liée à une « contamination du réseau d’eau potable », exploité par la Société des Eaux de Marseille (SEM), ainsi qu’à un « un dysfonctionnement du système de chloration ». Les analyses microbiologiques ont révélé la présence de plusieurs agents « pathogènes ». Parmi eux, des virus de type norovirus et rotavirus, mais également des bactéries telles qu’Escherichia coli.

    Santé publique France évoque également une hypothèse pour expliquer cet épisode : un phénomène de « retour d’eau » qui aurait pu entraîner une intrusion d’eaux usées dans le réseau d’eau potable. Cette piste est avancée « au regard des éléments microbiologiques observés », sans être présentée, à ce stade, comme une certitude définitive.

    « échanges constants »

    La municipalité de Rousset, dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, rappelle s’être « mobilisée dès les premiers signalements ». Elle souligne avoir maintenu « des échanges constants » avec l’Agence régionale de santé, les autorités sanitaires et la SEM, tout en « assurant l’information de la population et le suivi quotidien de la situation ». Des mesures de précaution ont été mises en place « rapidement », notamment la distribution de dizaines de milliers de bouteilles d’eau, rendue possible grâce à « l’engagement de nombreux bénévoles ».

  • Dix projets innovants primés

    Dix projets innovants primés

    Dix projets portés par des acteurs de la région et financés par l’Union européenne ont été récompensés ce jeudi 7 mai à l’hôtel de Région, à Marseille. C’est le projet de l’ambulance connectée qui a remporté le prix du public lors de cette 4e édition.

  • Un système de télémédecine à la disposition des habitants du Frioul

    Un système de télémédecine à la disposition des habitants du Frioul

    C’est une innovation qui suscite des débats sur l’île du Frioul. Un système de télémédecine a été présenté aux habitants par les représentants du centre communal d’action sociale de la ville (CCAS), ce mercredi. Le système se présente sous la forme d’une mallette orange où il sera possible de réaliser des consultations en visio avec un médecin traitant en compagnie d’un infirmier qui, sur place, pourra réaliser des soins. Quatre médecins seront en relation avec cette télémédecine, « on considère que le lien avec le médecin traitant est fondamental, c’est pour cela que nous avons créé cette télémédecine afin de répondre aux besoins des habitants du Frioul », déclare Matthieu Pessonnier, directeur général du CCAS. Le besoin principal, c’est d’aider les habitants à avoir une réponse médicale proche de leur domicile puisque, pour rappel, les Frioulais doivent se déplacer en bateau pour consulter leur médecin. « On a recherché une solution qui sert d’interface avec votre médecin traitant », complète Laetitia Benini, responsable du pôle maintien à domicile du CCAS. Bien que l’île du Frioul fasse partie du 7e arrondissement de la ville, les habitants ne peuvent pas toujours se déplacer quand ils le souhaitent en raison des conditions météo qui empêchent les déplacements par bateau.

    Une médecine moderne

    Cette réunion était également l’occasion de faire découvrir aux anciennes générations un dispositif sanitaire aux caractéristiques particulières : mallette mobile pour les personnes en incapacité de se déplacer jusqu’au local, appareil qui nécessite le wifi, un écran avec caméra. Outil qui permet, pour exemple, d’aider les dermatologues à faire un diagnostic, repérer des plaies, etc. Les représentants du CCAS expliquent également que les patients n’auront pas besoin de se connecter puisque c’est le médecin directement qui rejoindra la visio et en cas de problème, un infirmier qui a été formé à cette télémédecine pourrait suppléer. « Notre premier objectif est de répondre aux besoins des Marseillais », insiste Matthieu Pessonnier. Le système commence à s’installer au fur et à mesure, les infirmiers seront disponibles les lundis, mercredis et vendredis La question d’être présent le week-end a été posée, mais les équipes travaillent encore dessus. Certains habitants ont fait part de leur scepticisme lors de la discussion, mais se sont dits prêts à faire l’expérience.