Tag: Santé

  • [Tribune] Abeilles et pollinisateurs : un enjeu majeur pour la région Paca

    [Tribune] Abeilles et pollinisateurs : un enjeu majeur pour la région Paca

    Le 7 avril 2026, la France accueillera à Lyon un sommet « One Health* », consacré à l’interdépendance entre santé humaine, animale et environnementale. Ce rendez-vous d’action ne peut ignorer un enjeu majeur pour notre territoire méditerranéen : la protection des pollinisateurs.

    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur occupe une place majeure dans l’apiculture française. Elle accueille plusieurs milliers d’apiculteurs, professionnels et amateurs, et se caractérise par une forte diversité florale à l’origine de productions de miels reconnues. L’agriculture régionale – arboriculture fruitière, cultures maraîchères, semences, plantes à parfum, aromatiques et médicinales (lavande, thym, romarin…) – dépend largement de la pollinisation animale.

    Les abeilles domestiques, les bourdons d’élevage et les pollinisateurs sauvages assurent la reproduction de nombreuses plantes cultivées et sauvages. À l’échelle mondiale, 60 à 80% des cultures dépendent au moins partiellement de la pollinisation animale, représentant environ 35% de la production alimentaire. La pollinisation conditionne également la biodiversité végétale et, indirectement, la biodiversité animale.

    Pourtant, les constats scientifiques sont préoccupants. Ce service écosystémique** essentiel est aujourd’hui fragilisé. En Europe, les populations d’insectes déclinent fortement. En Paca comme ailleurs, certaines zones agricoles voient leurs paysages se simplifier, les ressources florales se raréfier et l’exposition aux pesticides persister. Le changement climatique accentue encore ces pressions, avec des étés plus chauds et plus secs.

    Notre région illustre aussi un paradoxe bien connu : des milieux naturels (garrigues, maquis, forêts…) en apparence riches peuvent manquer de ressources sur la durée. Après des floraisons printanières intenses mais brèves, les périodes estivales peuvent devenir critiques pour les pollinisateurs, soumis à un véritable stress alimentaire voire hydrique.

    Les abeilles sont également de précieuses sentinelles de l’environnement. En butinant, elles révèlent la présence de polluants dans leur environnement, faisant de la ruche un outil de surveillance à la fois agricole, écologique et sanitaire. Les informations données par les analyses des produits de la ruche sont essentielles dans le cadre d’une politique de santé publique efficace.

    Aujourd’hui, le diagnostic scientifique est posé. L’enjeu est maintenant d’agir. Cela suppose de mieux accompagner la santé des colonies, de faire évoluer les pratiques agricoles, de restaurer des paysages riches en ressources florales tout au long de l’année et d’intégrer pleinement tous les pollinisateurs dans les politiques publiques.

    Cela implique des choix concrets mais aussi concertés entre les collectivités locales – communes, intercommunalités, départements et Région – en matière d’aménagement, de gestion des espaces publics et de soutien aux apiculteurs et agriculteurs, afin de faire des pollinisateurs une priorité territoriale et non une variable d’ajustement.

    En Paca, la protection des pollinisateurs n’est pas une question secondaire. Elle conditionne la résilience de nos territoires, l’avenir de notre agriculture et, à terme, notre propre santé. Les solutions existent. Il appartient désormais aux décideurs de les mettre en œuvre.

    *Une Seule Santé

    ** Un service écosystémique désigne l’ensemble des bénéfices que les êtres humains et autres êtres vivants tirent des écosystèmes, directement ou indirectement.

  • Poll’OC : le nouveau système de détection des pollens

    Poll’OC : le nouveau système de détection des pollens

    Informer pour mieux lutter, c’est le principe du nouveau système de détection des pollens Poll’OC. Impulsé en 2022 par l’entreprise Atmo Occitanie en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé Occitanie, ce dispositif permet de mieux prévoir les risques d’exposition aux pollens. Combinant des mesures de terrain et des modélisations précises, l’objectif est clair : réduire les risques sur la santé des citoyens concernés par des allergies liées aux pollens. Installée dans près de 164 intercommunalités en Occitanie et analysant les taux de 22 types de pollens différents, le site internet revient en 2026 avec une meilleure couverture. « Avant 2025, les services de détection des pollens étaient assez restreints. Les chiffres des taux étaient donnés par département et seulement 7 types de pollens étaient traités », explique Dominique Tilak, directrice générale Atmo Occitanie.

    Une couverture territoriale élargie

    Un dispositif mis en relation aussi avec des observations de terrain. Poll’OC propose à tous de participer en informant l’organisme sur l’avancée des floraisons. Une « méthode efficace » selon Dominique Tilak : « Avoir la participation des citoyens au sein de Poll’OC, c’est la garantie d’un meilleur service. Depuis 2025, on a recensé pas moins de 800 observations transmises par des particuliers  ».

    Un maillage territorial fort que salue aussi Alain Didier, pneumologue et allergologue au CHU de Toulouse, partenaire du projet : « Poll’OC est pour nous un excellent moyen de prévention pour informer les personnes à risques. Avec le retour des périodes printanières et estivales, ceux atteints notamment d’asthme ou de rhinite allergique ont besoin de ces données et de ces chiffres  ». D’autant que ces indications sont devenues personnalisables, explique Dominique Tilak : « L’une des grandes nouveautés avec ce système, c’est la personnalisation. Chaque utilisateur peut choisir une zone géographique et un ou plusieurs pollens pour connaître les taux présents dans l’air ». Une nouveauté qui devrait s’accompagner, dans les prochains mois, « d’une meilleure visibilité » selon Atmo Occitanie avec la mise en place d’une nouvelle tranche de données pour 2026. « Le prochain objectif maintenant c’est de passer à des prévisions les plus précises possibles à J+7 pour cette année », précise la directrice.

  • La réorganisation au sein de l’hôpital de Digne-les-Bains alarme la CGT

    La réorganisation au sein de l’hôpital de Digne-les-Bains alarme la CGT

    « La CGT du centre hospitalier de Digne dénonce la mise en danger des patients et la dégradation des conditions de travail des salariés. » À quelques jours d’une potentielle décision de la direction de supprimer douze postes, de fermer le service de pneumologie et de réorganiser le pôle de médecine, la CGT alerte sur les risques psychosociaux que cela pourrait engendrer. « Les diminutions de personnel dans les services peuvent réduire les dépenses, mais ils n’améliorent certainement pas la qualité et la sécurité des soins », écrit le syndicat dans un communiqué.

    « Alors que les personnels sont déjà à bout de souffle, que la tension est palpable partout et que nous ne cessons d’interpeller la direction sur les troubles psychosociaux prégnants au sein de l’établissement, ce passage en force de mesures drastiques et peu compréhensibles sans prise en compte de la qualité des soins apportée aux usagers, ne fait que renforcer le mal-être et la perte de sens au travail », alerte la CGT de l’hôpital de Digne.

    De son côté, la direction de l’hôpital souligne que cette réorganisation se fait dans un contexte « contraint », « de pénurie médicale », obligeant à adapter les services. Une proposition de réorganisation sera présentée « par un directoire, convoqué les 27 mars et 3 avril prochains », précise-t-elle. Afin d’accompagner les agents « des pistes de réaffectation leur seront proposées (…) au sein de l’établissement (…) en parallèle, l’hypothèse de fin de contrat est à ce stade à l’étude », mentionne la direction. Et d’exprimer ses « regrets », de devoir mettre en place une telle réorganisation.

  • Ces cinq salariées de l’Ehpad au bord de « la rupture » à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Ces cinq salariées de l’Ehpad au bord de « la rupture » à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    « Notre directrice est peut-être fatiguée, mais nous, on est épuisées. » Jeanne* parle pour ses quatre autres camarades, toutes aides-soignantes à l’Ehpad des Magnolias de Port-Saint-Louis, en conférence de presse jeudi à l’Union locale CGT.

    Les cinq sont en arrêt de travail. Les cinq pointent dans les mêmes termes le conflit social qui les oppose à leur direction d’établissement depuis sa prise de fonction il y a un an. Après une table ronde, une distribution de tracts à la population et même un rassemblement en fin d’année 2025, le climat est celui de « la rupture » selon Mathias Raoux, de l’Union locale CGT. « Après un an de main tendue ce n’est plus possible », abonde Gaël Zaafour.

    Car les cinq agentes parlent du même « management toxique », des mêmes « humiliations » parfois publiques et des « propos dévalorisants » de leur directrice d’établissement. Exemple pris de la proposition des agentes d’une nouvelle organisation de travail, approuvée par leur cadre de santé, mais refusée par leur directrice. « Elle nous a dit : vous venez de là, restez-y » illustre Julie*, la main au ras du sol.

    « Les résidents en danger »

    Conséquence directe : des arrêts maladie, des personnels manquants, qui entraînent épuisement et autres arrêts dans un cercle vicieux. La prise en charge des résidents, mise en péril faute d’infirmières. Les aides-soignantes sont contraintes de donner les médicaments aux résidents en plus de leurs missions.

    « J’ai une photo du médicament mais pas le nom ni la posologie », illustre Jeanne, contrainte de solliciter l’astreinte « qui ne répond pas, ou alors c’est un autre Ehpad qui nous connaît pas », explique Valérie*. Cette mission en plus décale tout le planning : « Les patients attendent dans leur lit au lieu d’aller au petit-déj’ » détaille Jeanne, et le soir venu, « on les change aux WC pour surveiller le salon car on est seules », complète Valérie.

    « Accueillir le double de résidents dans ces conditions, c’est mettre en danger leur santé et celle des agents », tranche Gaël Zaafour, alors que le nouvel établissement doit ouvrir en juin. « Le directeur de l’hôpital de Martigues doit prendre ses responsabilités », affirme Julie. Contacté, le CH de Martigues n’a pas répondu à nos sollicitations.

  • [Tribune] « Nîmes en commun apparaît aujourd’hui comme étant la seule liste en situation de gagner face à l’extrême droite »

    [Tribune] « Nîmes en commun apparaît aujourd’hui comme étant la seule liste en situation de gagner face à l’extrême droite »

    Une victoire du rassemblement national à Nîmes serait en rupture avec les valeurs portées par notre ville et par les femmes et les hommes qui l’ont construite au fil des siècles.

    Nîmes en commun apparaît aujourd’hui comme étant la seule liste en situation de gagner face à l’extrême-droite.

    L’humanisme, la bienveillance, l’entraide, la solidarité doivent l’emporter sur la haine et la peur. Pour rassembler la ville, changer la vie et construire un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits enfants nous nous engageons aujourd’hui. »

    Les signataires

    Lydie Salvayre, écrivaine, Prix Goncourt 2014, Prix Marguerite Yourcenar 2025

    Christian Polge, président d’associations

    Antoine Penchinat, rhumatologue

    Robert Finielz, premier avocat général auprès de la cour de cassation et administrateur de la maison de santé protestante

    François Mirabel, Professeur des universités en économie

    Mohamed Kani, Boxeur Professionnel, Triple Champion de France, Double Champion d’Europe, Pompier professionnel

    Alexis Vandeventer, médecin

    Karine Weiss, professeur en psychologie à l’université de Nîmes

    Mounir Benslima, chef du service de Médecine légale du CHU de Nîmes et expert judiciaire

    Francine Cabane, professeur d’histoire-géographie

    Jean-Paul Boré, président Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD)

    Philippe Corcuff, universitaire

    Remi Penchinat, médecin généraliste

    Marion Mazauric, éditrice

    Christian Dupuy-Girard, responsable association philosophique et humaniste

    Bruno Mangin, président
    d’association

    Pierre Costa, professeur de médecine

  • Le Rove : 100e inscription au don du sang

    Le Rove : 100e inscription au don du sang

    L’Association des donneurs de sang du Rove a enregistré sa 100e personne inscrite sur la liste des donneurs depuis le renouvellement du bureau il y a deux ans. Cette 100e donneuse, habitante du Rove prénommée Laurence, a été mise à l’honneur. Pour marquer ce moment symbolique, la présidente, Isabelle Clerc, et le secrétaire, Dominique Cheraud, lui ont remis une carte personnalisée ainsi qu’un présent.

    Cette collecte est rendue possible grâce à l’engagement des bénévoles de l’Association des donneurs de sang du Rove, qui œuvrent toute l’année pour sensibiliser le public, organiser ces rendez-vous et accueillir les donneurs. Ils peuvent compter sur le soutien actif de la municipalité.

  • [ «Mars Bleu», le colon passé au crible 1/3] Un dépistage peu ragoûtant mais qui sauve des vies

    [ «Mars Bleu», le colon passé au crible 1/3] Un dépistage peu ragoûtant mais qui sauve des vies

    Le cancer du côlon est la deuxième ou la troisième cause de décès en France aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Le docteur Caillol, chef du service de gastro-entérologie au sein de l’Insititut Paoli-Calmettes exerce depuis 2005 et est spécialisé dans les diagnostics et l’endoscopie, un service à part entière au sein de l’IPC. « La coloscopie n’est pas un acte anodin, il présente des risques de complication qui sont faibles mais qui existent et ça coûte cher. C’est pourquoi la sécurité sociale et le gouvernement ont décidé de mettre en place ce que l’on appelle le FIT (Fecal Immuno Test) qui est un dépistage organisé que l’on propose au grand public sans antécédent familial et à partir de 50 ans », explique le professionnel.Ce dépistage réalisable chez soi grâce à un prélèvement de selles, sera suivi en cas de suspicion de polype, d’une coloscopie. « On cherche dans ce test la présence de sang dans les selles. S’il y en a c’est un argument pour dire qu’il y a potentiellement une lésion qui saigne dans le côlon. C’est un examen très simple et sans douleur même s’il est peu ragoûtant », sourit le docteur. « Pour ce qui est de la coloscopie, il est primordial de préciser que le patient doit être bien préparé pour que l’on observe les muqueuses du côlon correctement. Grâce à la vidéo haute définition et l’utilisation de l’IA qui ne fatigue jamais, on a la possibilité aujourd’hui de détecter avec précision la présence de polypes même minimes. »

    Viande, attention à la surconsommation
  • [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    Classé parmi les besoins physiologiques, cet acte essentiel est effectué plusieurs fois par jour. Mais lequel d’entre nous s’est-il demandé la différence entre s’alimenter ou se nourrir ? Joëlle Zask nous propose d’en discuter ensemble samedi à 17h30. « La question du partage de la nourriture, de l’hospitalité, de la gastronomie est devenue très présente dans le débat sociétal, mais qui y a vraiment accès ? », se demande l’autrice.

    Dépendance alimentaire

    Pour Joëlle Zask « l’alimentation crée de la dépendance au sucre, au gras, aux traitements… En transformant la nourriture en alimentation, on découvre toutes sortes de mécanismes d’asservissement, via l’empoisonnement, le développement d’addiction ou encore la difficulté d’accès aux circuits courts. » Pourtant le développement de l’agro-industrie depuis la révolution verte des années 1960 prétendait être « la seule solution pour nourrir 9 milliards d’êtres humains ». En 2026, le constat est tout autre. Depuis 6 ans, la population mondiale souffre à nouveau d’insécurité alimentaire. « L’obésité tue 3 fois plus que la faim », souligne l’autrice dans ses recherches.

    Sur le simple constat que l’autosuffisance alimentaire n’est pas innée mais acquise, la question du comment donner à manger sans plonger l’enfant dans la vulnérabilité devient essentielle. La grande distribution et ses propositions ultratransformées persuadent d’être la seule alternative. « Ce n’est pas faux, c’est très compliqué de revitaliser les circuits courts, de les reconstruire à partir du moment où on a supprimé toute l’ancienne infrastructure », déplore-t-elle.

    Des plus jeunes aux plus âgés en Ehpad, à travers l’Histoire, les civilisations, les courants économiques, ou simplement les traditions, Joëlle Zask brosse un portrait très réaliste d’une société malade. Et questionne : « Si une société dite démocratique doit permettre à chacun de manger à sa faim, comment sortir de cette spirale ? »

    Conférence samedi à partir
    de 17h30 à la librairie de la Friche (3
    e). Gratuit sans réservation.

    « Donner à manger », éditions Premier parallèle, 201 pages, 17 euros,

  • [Entretien] « Il faut investir à Peyruis ou la commune meurt »

    [Entretien] « Il faut investir à Peyruis ou la commune meurt »

    La Marseillaise : Comment vous sentez-vous à trois jours du premier tour ? Êtes-vous confiante ou inquiète ?

    Lila Desjardins : C’est toujours difficile de le dire, mais je suis assez confiante. On a eu d’excellents retours tout au long de cette campagne. Il faut dire qu’on a fait le job, on s’est efforcés de faire une communication de qualité. On a distribué la présentation de la liste en décembre. Mi-février, on a fait un point d’étape sur les projets avancés. Début mars, on a distribué notre programme de huit pages.

    Comment s’est déroulée votre dernière réunion publique jeudi soir ?

    L.D. : J’ai présenté ma liste en développant les compétences que chacun va apporter à la commune, en partant de leur vécu et de leur expérience. Ensuite, j’ai détaillé une étude de la population. On a étudié les chiffres de l’Insee pour savoir qui était la population de Peyruis aujourd’hui, en termes d’âge, de profession, de catégorie socioprofessionnelle, d’habitat… Pour pouvoir construire et bien cibler notre programme, on pensait que c’était indispensable. Après, on a donné les résultats de notre consultation qu’on avait faite en ligne. On a eu 220 répondants, soit 10% des votants. On a présenté quelques axes prioritaires : les écoles, les équipements… Contrairement à ce que dit le RN, « 75% des gens se sentent en insécurité », nous on a complètement l’inverse. 80% des gens nous disent qu’ils sont en sécurité à Peyruis.

    Que répondez-vous aux habitants qui ont peur que vous augmentiez leurs impôts ?

    L.D. : On entend beaucoup « vous avez beaucoup de projets, vous allez augmenter nos impôts ». On veut rassurer les gens et leur dire qu’effectivement, le maire actuel a fait baisser la dette, c’est son grand leitmotiv, mais si on ne fait rien, on ne s’endette pas. La dette baisse automatiquement quand on n’investit pas. Une commune qui n’investit pas est une commune qui s’appauvrit et qui meurt. En passant par l’emprunt et le maximum de subventions, on n’augmentera pas les impôts. Certes, la dette par habitant va augmenter, mais ça c’est normal.

    Quelle est votre mesure phare ?

    L.D. : On insiste sur la santé et comment anticiper le départ des médecins si jamais ils devaient partir. L’idée est d’accompagner à l’installation et d’aller chercher des jeunes médecins dans les facultés de médecine, recevoir les internes et voir s’ils veulent s’installer ici.

  • C. Cerpedes : « Trois médecins maintenus et demain l’électricité moins chère »

    C. Cerpedes : « Trois médecins maintenus et demain l’électricité moins chère »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Claude Cerpedes : Depuis que nous avons présenté notre liste fin décembre, nous avons sorti un questionnaire auprès de la population pour avoir leur sentiment. Nous avons renouvelé notre liste à quasiment 50%. Nous avons donc de l’expérience et un renouvellement avec de la jeunesse. Il y a une très belle dynamique. Nous sommes une liste divers gauche avec un maire qui annonce haut et fort son appartenance au Parti communiste.

    Quel bilan tirez-vous de ce mandat ?

    C.C. : J’ai travaillé presque 40 ans dans les collectivités donc je sais où aller chercher les subventions. Nous sommes passés de presque rien comme subvention à des projets qui sont tous financés à au moins 60%, ce qui nous permet de démultiplier nos projets. 80% de notre programme a été réalisé. Nous n’avons pas pu faire le gymnase car l’État ne finance quasiment plus ces infrastructures. Nous n’avions pas prévu la crise énergétique, ni l’inflation, et pourtant nous avons réussi à faire l’isolation de nos trois écoles durant ce mandat avec des subventions entre 64 et 78%. Nous avons aussi inauguré notre maison de santé en septembre 2023 qui a coûté 2 millions d’euros subventionnés à plus de 60%, qui nous a permis de garder les trois médecins de la commune mais aussi d’accueillir d’autres professionnels de santé.

    Dans le premier mandat nous avons refait la pelouse du stade, là, nous venons de refaire les vestiaires. Nous avions aussi eu la volonté d’accueillir des logements sociaux. En cinq ans, nous en avons livré 170. Cela nous a permis de passer la barre des 20 % de logements sociaux et ainsi de ne pas payer la taxe de 17 000 euros que ça nous coûtait. Cette somme, nous l’avons affectée au CCAS pour créer une aide au paiement des licences sportives ou culturelles pour tous les enfants jusqu’à la fin du collège.

    Quel est votre projet pour
    ce prochain mandat ?

    C.C. : Nous allons poursuivre nos trois piliers qui sont la solidarité, le vivre-ensemble et l’environnement. Nous avons en cours la renaturation du quartier populaire historique de Camont. Cela représente deux hectares. Nous proposons aussi de faire la renaturation des cours de nos trois écoles. Dans les projets importants, il y a la création d’une association pour regrouper les producteurs d’électricité photovoltaïque et des locataires. Actuellement, les producteurs vendent leur surplus d’électricité entre 10 et 12 centimes le kilowattheure. Dans l’association, ils le vendraient à 15 centimes. Les locataires achètent cette électricité à 18 centimes au lieu de 25 centimes qu’ils paient actuellement. C’est donc du gagnant-gagnant.

    Vos opposants vous critiquent régulièrement sur la sécurité.
    En avez-vous fait un thème de campagne ?

    C.C. : Nous avons quatre policiers municipaux contrairement aux communes autour de nous qui en ont moins. Ils n’ont pas de tâches administratives et sont sur le terrain avec une équipe de jour et une équipe de nuit. Nous avons un réseau de caméras vieillissant et que nous allons remettre au goût du jour. D’après les statistiques, nous sommes la commune périurbaine qui a le moins de délits. Nous avons une brigade de gendarmerie sur place. Nous avons aussi mis en place des éducateurs de rue pour prendre en amont les problèmes. On pourrait toujours réclamer plus de policiers mais c’est très populiste.

    Entretien réalisé par T.A.