Tag: Rugby

  • Les Écossais veulent poursuivre leur ascension

    Les Écossais veulent poursuivre leur ascension

    Deux défaites sur ces deux dernières années. Cette statistique effrayante démontre la suprématie des Écossais des Glasgow Warriors dans leur antre. Et dans leur florilège de victoires, on retrouve les plus grandes écuries européennes, comme le Stade Toulousain (défait 28-21, le 13 décembre 2025) ou le Leinster, cinq fois finaliste lors des huit dernières éditions de Champions Cup (défait 38-17, le 21 mars 2026). Mais sur le plan européen, leur montée en puissance n’a débuté qu’il y a deux saisons. Après un huitième de finale en 2024, puis un premier quart de finale l’année passée, les Guerriers veulent découvrir le dernier carré. Et pour cela, ils s’appuient sur les meilleurs internationaux du pays. « Les centres Sione Tuipulotu et Huw Jones peuvent mettre en difficulté n’importe quelle ligne de trois-quarts. Ce sont deux Lions britanniques qui, en attaque comme en défense, ont la capacité de produire plus que l’adversaire. Le premier domine les collisions, le second a toujours des courses tranchantes, intelligentes, et puis, il y a souvent un offload entre les deux », analyse Johnnie Beattie, ancien international écossais passé par Montpellier (2012-2014), à nos confrères de Var Matin. Parmi les Rouge et Noir, Ben White va retrouver ses partenaires de sélection. « Ils jouent très bien, surtout dans ce stade où c’est toujours difficile à jouer. On aura besoin de jouer à fond pendant 80 minutes si on veut se qualifier », lance le demi-de-mêlée aux 31 sélections avec les Chardons.

  • Provence Rugby souhaite se reprendre contre les Montois

    Provence Rugby souhaite se reprendre contre les Montois

    Raz-de-marée est devenu petite vague. Provence Rugby vit une année 2026 extrêmement inégale. Après cinq victoires consécutives entre janvier et février, les Aixois vivent un cauchemar depuis la Saint-Valentin. Le goût du succès, ils ne l’ont plus connu depuis près de deux mois et l’attente est interminable. Cinq défaites de rang, certaines d’un cheveu, mais d’autres beaucoup trop larges. Pas plus tard que la semaine dernière, les hommes de Philippe Saint-André en ont pris 50 sur la pelouse de Brive (53-13). Une prestation terne et des joueurs qui ont presque baissé les bras au fil de la rencontre. Même si l’équipe était remaniée, il a manqué de tout à Provence pour exister.

    Cinq victoires, cinq défaites et désormais cinq matches à jouer lors de la phase régulière, pour se hisser le plus haut possible au classement de cette Pro D2. Poser un garrot dès ce vendredi sur cette plaie serait une idée lumineuse de la part de Provence Rugby. Car les adversaires sentent l’odeur du sang. Valence-Romans a égalé le nombre de points des Aixois, Brive est revenu à deux longueurs, Oyonnax à quatre. L’objectif affiché par Rémi Ladauge, il y a une semaine, est désormais clair : conserver le top 4 pour jouer son quart de finale à domicile. Ce ne sera pas une mince affaire, à la vue de la forme des uns et des autres.

    Mont-de-Marsan sur un nuage

    Justement, la dynamique du prochain opposant des Provençaux est éblouissante. Mont-de-Marsan était encore il y a peu dans les tréfonds du classement. L’appel de la Nationale, la troisième division, était pressant, mais la fin d’hiver des Montois a été brillante. Les destins sont opposés par rapport à Aix-en-Provence. Les Jaunes et Noirs sont sur une série de quatre victoires et se sont donnés de l’air sur la zone rouge.

    Jouer trois fois à domicile fut à leur avantage et ils l’ont parfaitement exploité. Une victoire serait un exploit, car les locaux alignent leurs meilleurs éléments, après les avoir reposés à Brive. Une bataille sous la forme de première des cinq étapes du sprint final. Celle-ci, Provence serait bien inspiré de la remporter.

    26e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Provence : Portela – Bouhedjeur, Bituniyata, Lucas, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Zinzen, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Pifeleti, Vernet

    Stade Montois : Broeiro – De Nardi, Dupont, Wakaya, Sayerse – Lcalau, Canut – Iashagashvili, Darquier, Robic – Eames, Tuivaiti – Alves, Begic, Goginava

  • À la découverte du rugby fauteuil à la Duranne

    À la découverte du rugby fauteuil à la Duranne

    L’association Aix’Tra Sports a proposé, le week-end dernier, une initiation au rugby fauteuil, dans le cadre de son pôle inclusion santé. L’activité s’est déroulée à la Duranne, sur le complexe sportif Henri-Michel. Une dizaine de participants ont pu tester ce sport en intérieur, inscrit au programme des Jeux paralympiques. Une discipline « dynamique, qui demande à la fois de la coordination, de la stratégie et un vrai esprit d’équipe », d’après Boris Bernard, directeur de l’association.

    Ouverture prochaine

    à différents sports

    Ce moment découverte allait au-delà du sportif, incitant à se mettre à la place de la personne handicapée, comme le rappelle Boris Bernard. « Cette séance avait surtout pour objectif de sensibiliser à l’inclusion. En se mettant en situation, les participants prennent conscience des adaptations possibles et changent leur regard sur le handicap. »

    Le directeur a souligné « l’ambiance conviviale et motivante » autour du rendez-vous, ainsi que « la bonne humeur » des participants. Cet événement en appelle d’autres puisque Aix’Tra Sports a annoncé, par la même occasion, la création d’un pôle handisport.

    En plus du rugby, le handball fauteuil, l’ultimate fauteuil, le basket fauteuil et le biathlon fauteuil seront proposés aux adhérents dès la saison prochaine. Le para-escalade pourrait être l’autre discipline intégrée à cette section, pour toucher un large panel de personnes.

    Pour plus d’informations, contactez l’association : contact@aixtrasports.com

  • David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    Dix-sept courses ballon en main, 100% de réussite au plaquage et une présence physique qui a épuisé la défense adverse. Le deuxième ligne international anglais, David Ribbans (30 ans), était l’homme de la situation, samedi au stade Mayol, au moment d’affronter son club formateur des Stormers du Cap, en Afrique du Sud. « C’est le leader de notre équipe, notre capitaine avec Charles Ollivon. Il a été énorme aujourd’hui. Que ce soit sur toutes les tâches obscures ou quand il a porté le ballon, on a eu un très grand David », a lancé le centre varois, Antoine Frisch. « C’est un joueur exemplaire. Il a emmené l’équipe. Son match d’aujourd’hui est probablement l’un de ses meilleurs depuis longtemps », a surenchéri le jeune deuxième ligne anglais, Junion Kpoku, conscient que Ribbans était moins performant ces dernières semaines, à l’image des performances de l’équipe toulonnaise.

    « David, ce n’a jamais été faute de vouloir. Il a eu des pépins, qui ne lui ont pas toujours permis de faire de belles performances. Maintenant, après les examens, il est rassuré. C’était important pour lui, et pour l’équipe », a confié Pierre Mignoni, le manager du RCT, persuadé que son capitaine tire l’ensemble du groupe vers le haut.

    « C’est une chance de l’avoir. Il fait avancer l’équipe, montre l’exemple. Il laisse tout sur le terrain pour le collectif. C’est un vrai leader, qui ne parle pas beaucoup », a souligné le deuxième ligne Corentin Mézou, qui prend énormément exemple sur son partenaire de jeu, dans un effectif où le grand blond compte déjà plus de 1 250 minutes de temps de jeu cette saison.

  • Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    L’annonce des quarts de finale de Champions Cup, survenue quelques instants après la victoire étriquée des Varois face aux Sud-Africains du Cap (28-27), a dû faire remonter de bons souvenirs aux supporters rouges et noirs. Les protégés de Pierre Mignoni se déplaceront en écosse, samedi prochain, pour y affronter les célèbres Glasgow Warriors.

    Ces derniers ont affronté six fois le RCT sur le plan européen depuis 2008, notamment lors de la finale de Challenge Cup en 2023, remportée par Baptiste Serin et ses coéquipiers. Plus récemment, ils ont pris le meilleur sur les Warriors, à l’occasion de la deuxième journée de Champions Cup en 2024, grâce à un doublé de Leicester Faingaanuku. Mais les pensionnaires de Glasgow, auteurs d’une excellente saison sous le statut de leader de l’United Rugby Championship (championnat qui réunit les équipes irlandaises, écossaises, galloises, italiennes et sud-africaines), n’ont pas dit leur dernier mot.

    Succès dans la douleur

    Le club écossais s’est imposé dans la douleur, samedi, contre les Blue Bulls de Pretoria (25-21). Les Sud-Africains menaient même à la pause (12-14). Mais les Warriors ont finalement pris les commandes en seconde période avec les essais du pilier Patrick Schieckerling (56e) et du centre Stafford McDowall (71e). Deux joueurs de l’effectif glaswégien ont connu une expérience en France : le pilier Rory Sutherland, passé par Oyonnax lors de la saison 2024-2025, et l’ouvreur Dan Lancaster, passé par le Racing 92 la saison passée.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    S’il a encore montré quelques maladresses balle en main et parfois souffert face à la vitesse et au jeu de passes sud-africain, le RC Toulon a retrouvé des couleurs ce samedi après‑midi, et en a par la même occasion redonné au stade Mayol, qui en avait bien besoin. Joueurs et solidaires, notamment lors d’une fin de match où ils ont vaillamment défendu leur point d’avance, les hommes de Mignoni ont retrouvé un état d’esprit qu’ils semblaient avoir perdu depuis de longues semaines..

    Dominateurs dans les premières minutes, les Rouge et Noir ont été récompensés. Après un ruck au milieu du terrain, le ballon parvenait jusqu’à l’aile droite vers Dréan, qui prenait l’espace et servait White pour le quatrième essai du meilleur marqueur toulonnais en Champions Cup (10e, 7‑0).

    S’ils ont ensuite souffert pendant un quart d’heure — concrétisé par une pénalité de Matthee et un essai de Smith (7‑10, 24e) — les Toulonnais ont rapidement réagi grâce à Dréan, encore trouvé à droite, qui, cette fois, concluait seul et redonnait l’avantage aux siens (14‑10, 31e). Un avantage réduit juste avant la pause par une nouvelle pénalité de Matthee (14‑13), que les Varois conservaient grâce à un sauvetage in extremis de Ribbans devant l’ouvreur sud‑africain, à cinq mètres de l’en‑but, après la sirène.

    Une fin de match sous respirateur

    Toujours solidaires et animés par la volonté de jouer à l’entame du second acte, les Varois se faisaient surprendre sur un essai de Roos (14-20, 54e). Mais ils réagissaient une nouvelle fois très rapidement. Ferté, entré en fin de première mi-temps à la place de Domon, blessé, était trouvé à gauche suite à une longue phase de possession et aplatissait (21-20, 59e).

    L’arrière toulonnais, souvent sorti du banc ces dernières semaines, était bien décidé à se montrer. Sur une nouvelle course, il servait Ollivon, qui décalait Tuicuvu. L’ailier fidjien finissait sa course dans l’en-but et permettait aux siens de prendre huit longueurs d’avance (28-20, 67e).

    Mais le danger guettait toujours. Et après avoir défendu sa ligne pendant de longue minute, le RCT, réduit à 13 dans les six dernières minutes après les carton jaunes d’Halagahu et Nonu, finissait par céder, sur un essai de Khan consécutif à une percée du prodige Feinberg-Mngomezulu (28-27, 78e).

    L’atmosphère devenait irrespirable. Et alors que les Sud-Africains espéraient avoir arraché leur qualification sur un ultime essai sur la ligne alors que la sirène avait retenti depuis trois minutes, M. Ridley, après de longues minutes de vérification, estimait que le ballon n’avait pas été aplati, libérant un stade Mayol qui pouvait enfin exulter.

    Au courage, le RC Toulon valide son billet pour les quarts, et ira défier le vainqueur du match entre Glasgow et les Bulls de Pretoria le week-end prochain.

    TOULON 28 – 27 STORMERS (MT : 14-13)
    8e de finale de Champions Cup
    Samedi 4 avril, 16h
    Stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    Points Toulon : 4E White (9e), Dréan (31e), Ferté (58e), Tuicuvu (67e) ; 4T Domon (10e), Albornoz (31e, 59e, 67e)

    Points Stormers : 2E Smith (24e), Roos (54e) ; 2T Mathhee (24e), Feinberg-Mngomezulu (54e) ; 2P Matthee (20e, 35e)

    Cartons Jaunes : Halagahu (74e), Nonu (80e)

    TOULON : Gros (Priso, 52e), Baubigny (Lucchesi, 59e), Sinckler (Gigaschvili, 52e) – Mézou (Halagahu, 46e), Ribbans (C) (Javakhia, 72e) – Kpoku (Mercer, 65e), Ollivon (Gros, 80e), Shioshvili – White, Albornoz – Tuicuvu, Frisch (Nonu, 72e), Brex, Dréan – Domon (Ferté, 35e)

    STORMERS : Kebble (Theunissen, 52e), Venter, Fouché (Mchunu, 52e) – Smith (Schikerling, 32e), Evans (Porthen, 52e) – De Villiers (Fourie, 64e), Dayimani, Roos – Reinach (Khan, 59e), Mathee (Feinberg-Mngomezulu, 52e) – Zas, Du Plessis (Simelane, 65e), Nel (C), Willemse – Gelant

  • L’Europe pour respirer ?

    L’Europe pour respirer ?

    Les semaines se suivent et se ressemblent sur la Rade. Encore défait sur la pelouse de l’avant-dernier Perpignan samedi dernier
    (36-20)
    , le RCT vient d’enchaîner cinq matches sans victoire. Et donne l’impression de ne pas trouver les ressorts qui lui permettraient d’inverser la tendance, après une nouvelle tentative d’électrochoc incarnée par un stage dans les Pyrénées-Orientales la semaine dernière. Dès lors, quels leviers peuvent encore être activés ? « Il nous en reste », veut encore croire Pierre Mignoni, à qui on ne saurait reprocher la combativité en ces temps difficiles. « On continue à travailler dans l’ombre, à se taire et à essayer de trouver des solutions, l’énergie. On en a besoin. C’est contradictoire, avec, malheureusement, l’image qu’on donne en ce moment. »

    Dans cette voie de garage, la Coupe d’Europe peut-elle apporter la fraîcheur mentale qui fait cruellement défaut aux Rouge et Noir ? « On a un matelas de confiance qui est faible. Quand on loupe, on peut vite se recroqueviller, tenter moins de choses. Ça peut nous faire du bien, mais il faut gagner face à un très bel adversaire », acquiesce leur homme fort. « C’est une autre compétition, tout est différent. C’est une bonne opportunité de retrouver de la confiance », pousse aussi en ce sens le capitaine David Ribbans.

    « Besoin d’être soutenus »

    Une rencontre qui symbolise aussi le fait que tout n’est pas à jeter dans cette saison à la tournure décevante, positive Pierre Mignoni : « Il ne reste pas beaucoup d’équipes dans la compétition, ça montre qu’on a fait le boulot. On a fini deuxième de notre groupe. Ça nous donne la possibilité, et c’est génial, de recevoir un huitième de finale, pour la deuxième fois de rang. »

    Ce sera également l’occasion de redonner du baume au cœur à un public gagné par la morosité ambiante : « Je comprends leur inquiétude. L’avenir, je le prépare à court, moyen et long termes. Il faut garder espoir, changer des choses, et je vais en changer », promet-il, demandant, en attendant, de l’unité : « On a besoin de se sentir soutenu, même si on ne le mérite pas toujours. Le but est de revibrer tous ensemble, à travers ce match. Mais derrière, il restera des matches. »

    Et pour remettre un peu de soleil dans les têtes, l’entraîneur toulonnais pourra compter sur le retour des internationaux, au repos – en décalé – après le tournoi des VI Nations : « On a besoin de Charles Ollivon, de sa fraîcheur. Je l’ai senti très impliqué. J.-B. (Gros) aussi. C’est l’un des plus grands piliers du club. Il fait partie de ces grands joueurs. On a besoin du niveau qu’il a montré durant le Tournoi des VI Nations. » Avec ses leaders en forme, Toulon pourra croire en ses chances.

    Villière et Jaminet pas retenus

    Pierre Mignoni a fait le choix de se passer des services de deux internationaux, Gabin Villière et Melvyn Jaminet, pourtant disponibles. De même pour Mateo Garcia, plus apparu depuis le 17 janvier, lors du dernier match européen à Gloucester.

    Saison terminée pour Ludlam

    Coup dur pour le RCT. Sérieusement blessé à l’épaule gauche sur son essai marqué samedi dernier à Perpignan, Lewis Ludlam va être opéré la semaine prochaine. L’international anglais sera indisponible deux à trois mois et manquera la fin de saison.

    TOULON – LE CAP

    8e de finale de Champions Cup

    Samedi 4 avril, à 16h.

    Lieu : Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Frisch, Tuicuvu – Albornoz, White – Shioshvili, Ollivon (cap), Kpoku – Ribbans, Mézou – Sinckler, Baubigny, Gros.

    LE CAP : Gelant – Willemse, Nel (cap), Du Plessus, Zas – Matthee, Reinach – Roos, Dayimani, De Villiers – Evans, Smith – Fouché, Venter, Kebble.

  • Redressement attendu pour Provence Rugby à Brive

    Redressement attendu pour Provence Rugby à Brive

    Remi Ladauge est arrivé mine fermée, ce mercredi, en conférence de presse. Pour cause, Provence Rugby n’a plus gagné depuis le 13 février et une victoire 35-34 contre Oyonnax. Cette rencontre était déjà un petit miracle en soi, tant les Aindinois ont joué de malchance. Depuis, quatre défaites de rang pour des Provençaux, bien mal en point alors que le sprint final de la saison régulière a déjà commencé. Les hommes de Philippe Saint-André sont ressortis frustrés du match contre Colomiers, la semaine dernière. Un succès les aurait propulsés dans le top 2, mais ils sont au contraire légèrement largués par le club de la banlieue toulousaine.

    Une série qui donne inévitablement mal au crâne aux Aixois. « C’est une grosse remise en question. Je pense que, depuis que je suis au club, je n’ai jamais vécu quatre défaites consécutives. On est sur une saison en dents de scie, j’espère que des jours meilleurs nous attendent », déclare l’entraîneur de la défense. Justement, Remi Ladauge trouvait son équipe plus concernée et prête à tout donner pour s’imposer, ce vendredi soir (21h), à Brive. « Durant la semaine, j’ai senti une équipe prête à y aller. On a des bons mecs, ils vont s’envoyer comme des lions. On verra ce qu’il en ressortira. »

    « Relancer

    une concurrence »

    Certains lions de Provence vont, eux, rester à la maison pour ce déplacement en Corrèze. En effet, de nombreux changements ont été effectués pour faire face à Brive. Un choix loin d’être anodin de la part de l’encadrement. « Le match contre Mont-de-Marsan sera aussi décisif, donc on a fait le choix de préserver certains joueurs et de relancer une concurrence à certains postes », explique Ladauge. Place à la jeunesse notamment, avec Baptiste Lenoir et Paul Cellio-Zwiler, aperçu lors du Grand Chelem des Bleuets aux VI Nations U20, dans le groupe contre le CAB.

    Même avec un turnover important pour cette 25e journée de Pro D2, l’objectif est bien de l’emporter à Brive. Large vainqueur au match aller (25-3), Provence Rugby a les armes pour rompre cette série et sait à quoi s’attendre face aux Corréziens. « Il faudra être patient sur le plan défensif, car c’est une équipe puissante qui voudra aller en zone de marque », appuyait Rémi Ladauge.

    25e journée de Pro D2

    Stade Amédée-Domenech (21h00)

    Arbitre : Benoît Rousselet

    BRIVE : Olding – Tisseron, Krone, Shvelidze, Lefranc – Shillcock, Galthie – Venter, Lawes, Marais – Herbst, Usarraga – Affane, Da Silva, Chauvac

    PROVENCE : Drouet – Tui, Galletier, Lucas, Cellio – Soulan, Noble – Pinheiro Ruiz, Zinzen, Belhadj – Van Eerten, Portat – Francis, Sauveterre, Nostadt

  • Toulon s’enfonce dans la crise avec un revers à Perpignan

    Toulon s’enfonce dans la crise avec un revers à Perpignan

    Encore une chute pour le RCT. En déplacement à Perpignan samedi après-midi, les Rouges et Noirs ont connu leur dixième défaite de la saison, lors de cette 20e journée de Top 14. La quatrième lors des cinq dernières rencontres en championnat. « Ça va être dur de vous parler comme ça, à chaud… On s’était bien préparés pourtant », a lancé l’ailier toulonnais Mathis Ferté en peinant à trouver ses mots pour exprimer cette situation dramatique. « À la mi-temps, on s’est dit que ce n’était pas possible. On ne s’envoyait pas, on n’avait pas d’énergie. Sans révolutionner le rugby, il fallait au moins mettre du combat », poursuit le jeune homme de 22 ans, titularisé pour la 18e fois de la saison. Le groupe varois a complètement perdu pied depuis quelques semaines et se retrouve aspiré dans une spirale négative infernale. « Oui, l’équipe a perdu confiance, bien sûr », a reconnu le manager Pierre Mignoni, qui n’arrive pas à expliquer comment ses protégés ont pu réaliser une telle prestation après un stage de quatre jours dans le Pays catalan. « C’est une période difficile, tous les clubs en traversent, les joueurs en ont connu tout au long de leur carrière. C’est dans ces moments-là qu’on voit les hommes. On parle beaucoup de talent. Mais il faut avant tout du cœur », a-t-il martelé.

    Le Top 6 s’éloigne

    Si la première mi-temps s’est avérée désastreuse pour les Toulonnais, avec un essai aplati seulement contre trois pour les Perpignanais, la deuxième période a été, en revanche, plus intéressante pour les Rouges et Noirs. Les troisièmes ligne ont parfaitement joué leur rôle : le jeune géorgien Mikheili Shioshvili, puis l’international anglais Lewis Ludlam avaient permis au RCT de revenir à quatre longueurs des locaux à une vingtaine de minutes de la sirène. Mais l’USAP possédait encore l’énergie nécessaire pour mettre un dernier coup d’accélérateur dans les dernières minutes de la partie. « Bizarrement, les choses se sont remises un peu dans l’ordre », a constaté Pierre Mignoni, conscient que le momentum d’une saison peut basculer en un clin d’œil. Pour autant, le top 6 tant convoité afin de disputer les play-offs et espérer retrouver la Champions Cup la saison prochaine s’éloigne de plus en plus. « Au-delà de ça, quel visage on veut montrer pour cette fin de saison ? Est-ce qu’on veut se battre pour aller chercher quelque chose ? », s’est interrogé le manager perdu.