Tag: Region SUD PACA

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et
    chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président
    et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans
    les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    On fait la fête ce week-end samedi à Toulon et dimanche à Avignon !

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. 13h Repas des Amis de La Marseillaise à 15 euros Entrée, rôti et son flan de légumes, tartelette – Servi à table. Concours de boules doté. 2 euros par personne. 16h Débat « la paix » avec Vincent Boulet expert, dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT du Var, animé par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. 19h Tremplin groupes locaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés

    entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir » avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli. 12h Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise. Restauration de 10 à 15 euros. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat « La démocratie mise en péril par le numérique ? » Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS). 17h prise de parole de Delphine Jordan (PCF) Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Et la fête continue en juin dans les Alpes…

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve,

    La Carline

    entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73.

  • Fusillade mortelle de Nice : trois mises en examen

    Fusillade mortelle de Nice : trois mises en examen

    Les procureurs de Marseille et de Nice, Nicolas Bessone et Damien Martinelli, ont annoncé lundi, lors d’une conférence de presse à Marseille, avec le directeur du service interdépartemental de la police judiciaire, Éric Antonetti, « l’élucidation ultra-rapide » de la fusillade du quartier des Moulins.

    Le 11 mai à 15h20, un homme masqué à trottinette avait calmement rafalé à l’arme automatique un commerce situé à 20 mètres d’un point de deal, tuant en terrasse deux personnes « totalement étrangères au trafic » et en blessant six autres.

    Après avoir identifié deux appartements conspiratifs à Nice, l’un dans le quartier des Musiciens, l’autre à l’est de Nice, et comprenant qu’un second projet criminel se préparait en reproduisant le mode opératoire de la veille avec un deuxième Renault Captur encore volé à Marseille, la Police judiciaire de Nice décidait d’interpeller le 13 mai à Nice et le lendemain à Marseille deux hommes âgés de 19 et 30 ans et deux femmes âgées de 26 et 50 ans. Une arme longue de type 7.62 correspondant à celle de la fusillade était trouvée en perquisition, avec des munitions, un masque postiche. L’homme de 30 ans venu de la région parisienne et connu de la justice, serait le tireur. Son téléphone borne à la fois sur le lieu de la fusillade, sur le lieu où a été retrouvé incendié le véhicule Renaut Capture volé à Marseille et incendié. La femme de 50 ans n’a pas été déférée. Les trois autres ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

    « Ce sont des faits de narcomicides, de guerre territoriale » déclare M. Bessone. Cette fusillade s’inscrit dans « une montée de tension entre deux équipes des quartiers Est et ceux des Moulins » ajoute le patron de la PJ. « Les interactions clairement s’intensifient entre réseau niçois et réseau marseillais avec des influences de la région parisienne » ajoute Damien Martinelli.

  • L’horreur en face

    L’horreur en face

    Avec le procès Pelicot, on pensait avoir touché le pire de ce qu’un homme pouvait faire subir à sa femme. La première journée du procès de l’ex-compagnon de Laetitia R. fait vaciller cette conviction.

    L’abjection des actes reprochés à l’accusé donne la nausée et en vient à faire douter de l’âme humaine.

    Les deux affaires qui ont éclaté dans notre région, l’une en Vaucluse, l’autre dans les Alpes-de-Haute-Provence, sont-elles révélatrices d’une escalade de comportements effroyables ?

    Probablement pas. En réalité elles nous mettent l’horreur en face.

    Elles accompagnent le grand mouvement de libération de la parole initié par #MeToo et mettent en lumière un continent de violences et de traumatismes jusque-là immergé dans la honte des victimes et l’hypocrisie de la société.

    Le patriarcat asservit les femmes et déshumanise les hommes

    Là où la justice avance parce que des femmes comme Gisèle Pelicot ou Laetitia R. ont eu le courage d’affronter leurs agresseurs mais surtout le qu’en-dira-t-on, c’est l’impunité des auteurs de violences qui recule et la honte qui change de camp.

    Ces affaires ne sont pas des faits isolés, elles révèlent l’ampleur d’un système de brutalité et de domination.

    Elles doivent donner aux victimes de toutes les formes de violences sexistes et sexuelles, le courage de dénoncer les comportements hideux.

    Le patriarcat asservit les femmes et déshumanise les hommes.

    Aucun projet sérieux d’émancipation humaine ne peut faire l’économie de sa remise en cause.

  • Pépites et coups de cœur du festival de Cannes

    Pépites et coups de cœur du festival de Cannes

    Le festival qui se poursuit jusqu’à samedi offre son lot de pépites au gré des sélections.

    Fatherland de Pawel Pawlikowski

    L’écrivain allemand Thomas Mann, a très vite compris le danger des régimes fascistes. C’est ce qui lui a fait quitter l’Allemagne où s’installe le nazisme. Lorsqu’il revient, après la guerre, son pays natal est divisé. À l’Ouest comme à l’Est on se dispute ce Prix Nobel de littérature. L’auteur de La Montagne magique se rend alors à Francfort puis à Weimar pour le bicentenaire de Goethe.

    Le réalisateur polonais Pawel Pawlikowski s’est attaché à cet épisode pour poursuivre sa réflexion entamée avec ses deux premiers opus, Ida et Cold War, dans lesquels il explorait l’histoire européenne. Avec Fatherland (la patrie), il évoque les prémisses de la Guerre froide. L’écrivain (Hanns Zischler en Mann plus vrai que nature), accompagné de sa fille Erika (époustouflante Sandra Hüller), se prête au jeu avec une distance digne du narrateur de ses romans. Se mêlent ainsi les drames familiaux (le fils Klaus se suicide), les contrastes entre les deux Allemagne (États-Unis d’un côté, URSS de l’autre). À travers cet homme c’est la déchirure d’un monde qui apparaît, fait de doutes, de peurs et de solitude. Une fois de plus Pawlikowski utilise le noir et blanc, sublimant le grain de l’histoire. Sous le vernis de l’homme public se cache aussi une nostalgie que seule la musique de Bach lui permet de surmonter comme le montre une magnifique scène finale.

    Marie-Madeleine

    de Géssica Généus

    En Haïti, Jésus se décline sous toutes formes : eau sacrée de Jésus, Jésus divine power… Un univers fait d’évangélistes qui veulent imposer leur vision du monde (surtout celui d’après la mort, le vrai n’étant que souffrance quotidienne). C’est dans ce microcosme qu’évolue Marie-Madeleine (Gessica Généus elle-même), une prostituée. En face du bordel dans lequel elle vit, appelé non sans ironie « Belle Époque », s’érige l’église du Père Jacques. Un homme qui se trompe de colère et déverse son trop-plein de rage, détruisant toute aptitude à aimer. Y compris son propre fils Joseph pourtant évangéliste aussi. La rencontre de Joseph avec Marie-Madeleine réveille des sentiments profonds qui les sortent de leur léthargie. Elle, arrache Joseph à la nocivité des religieux, lui permettant de s’émanciper. Lui, offre à cette femme libre l’attention qu’elle n’avait jamais reçue.

    Ce film haïtien qui échappe à toute narration classique se révèle d’une beauté bouleversante. Les images filmées, retravaillées par la cinéaste, se déploient comme un poème visuel. Gessica Généus mélange fiction, documentaire, chant et danse pour dire une île sinistrée de tous les points de vue. Présenté en Sélection officielle, le film a reçu une très longue ovation lors de sa présentation jeudi à Cannes.

    Tin castle d’Alexander Murphy

    Le réalisateur franco-irlandais Alexander Murphy signe une chronique tendre et joyeuse au sein d’une famille soudée, menacée d’expulsion. On les dit infréquentables parce qu’ils ont une manière d’habiter le monde qui ne correspond pas à la normalité urbaine. Pa’, Lisa et leurs dix enfants vivent dans une vieille caravane en bordure de route. Dans cette « forteresse » de tôle (Tin castle) échouée au milieu des champs, les O’Reilly nous enseignent une conception différente de la vie : une aspiration à la liberté et une cohésion familiale intense. Chacun, petits ou grands se démène pour préserver cet idéal à atteindre, malgré les difficultés financières et administratives.

    La caméra est comme une extension aux relations familiales, partageant les moments de joie et de tristesse, de bonheur et de frustration. Lisa, la mère est le pilier de Pa’, et l’interface avec la société urbaine, s’occupant de toutes les formalités. Le patriarche, lui, est un taiseux qui gère la pénurie. Gardien d’une culture ancestrale, il transmet son amour pour les chevaux, pour la nature et la chasse aux lièvres. Une communauté d’Irlandais vivant dans des mobil-homes et stigmatisés. Le film qui défait les étiquettes collées aux Irish travellers est présenté à la Semaine de la Critique et concourt pour l’Œil d’or.

  • Trois Provençaux en piste aux qualifs de Roland-Garros

    Trois Provençaux en piste aux qualifs de Roland-Garros

    C’est l’histoire d’un Arlésien, d’un Aixois et d’un Toulonnais qui rêvent depuis leur plus jeune âge de participer à Roland-Garros.

    Clément Chidekh (24 ans, 177e mondial), Sascha Gueymard-Wayenburg (22 ans, 265e) et Sean Cuenin (22 ans, 381e) vont tenter dès lundi d’accéder au tableau principal du Grand Chelem français. Pour cela, ils devront remporter trois matches consécutifs pour obtenir le précieux ticket qualificatif pour la semaine suivante. « D’habitude, je n’aborde pas un tournoi différemment d’un autre. Mais en termes de plaisir, c’est sûr que Roland-Garros est un événement à part, surtout quand on est Français », souligne Chidekh.

    L’Arlésien, licencié au TC Marignanais, débarque à la Porte d’Auteuil dans la forme de sa vie. Il est d’ailleurs le seul des trois Provençaux en lice dans ces qualifications à avoir le classement nécessaire pour être intégré directement dans le tableau, sans avoir besoin d’une wild-card de l’organisation ou de la Fédération. « J’ai su assez tôt dans la saison que j’allais pouvoir être éligible pour les qualifs de Roland-Garros », indique l’ancien universitaire américain. Ce dernier va se présenter pour la deuxième fois de sa carrière au 1er tour des qualifications de Roland-Garros, après sa défaite à ce stade de la compétition face au Belge Zizou Bergs en 2024.

    La surprise Cuenin ?

    En prolongeant sa partie de saison sur dur avec une tournée en Asie, Clément Chidekh s’est offert une préparation écourtée sur terre battue : un petit tour au Challenger d’Aix-en-Provence pour s’échauffer, puis un court déplacement à Francavilla, en Italie, pour être en jambes. « Je ne mets pas trop de pression sur la semaine et je l’aborde comme une autre opportunité de faire progresser mon jeu », confie le nouveau protégé de Julien Gillet, dans une académie à la Grande-Motte. Contrairement à l’Arlésien, Sascha Gueymard-Wayenburg et Sean Cuenin ont, eux, décidé de se consacrer plus longuement à leur préparation sur la surface lente.

    Depuis le mois de mars, les deux pépites de la génération 2003-2004 écument les Challenger aux quatre coins du monde pour trouver leurs marques. Si l’Aixois est plus habitué du circuit secondaire, le Toulonnais, lui, n’a connu qu’une seule victoire. Mais entre-temps, Cuenin a remporté deux titres en M25 à Marrakech et à Santiago. Deux belles performances qui récompensent les efforts qu’il a produits sur terre battue, notamment en 2025 où il est monté en puissance avec trois titres et un bilan de 32 victoires pour 9 défaites. Une progression de près de 150 places au classement ATP qui n’a pas échappé au radar de la Fédération et de l’organisation de Roland-Garros.

    De son côté, Sascha Gueymard-Wayenburg a eu un peu plus de réussite sur le circuit Challenger : une demi-finale à Split en Croatie, puis une sortie de qualification chez lui, à Aix-en-Provence, où il a bataillé au premier tour face à Roberto Bautista Agut, grand spécialiste de la terre battue.

    Tirage des qualifications :

    C. Chidekh vs J. Schwaerzler (AUT)

    S. Gueymard-Wayenburg vs B. Gojo (CRO)

    S. Cuenin vs H. Dellien (BOL, 21)

  • L’intelligence artificielle à la portée des citoyens

    L’intelligence artificielle à la portée des citoyens

    Ateliers de formation, conférences, des « cafés IA » et même un escape game seront proposés au fil de cette semaine dans tous les départements de la région dans le cadre de cette Semaine de l’IA pour tous. Un événement d’envergure nationale destiné à mettre à la portée de chacun cette technologie car « l’intelligence artificielle n’est pas réservée aux experts. Elle transforme déjà notre quotidien et nos métiers, et il est essentiel que chaque citoyen puisse la comprendre et l’expérimenter » considère Anne Le Hénanff, la ministre déléguée en charge de l’IA et du numérique. Bref, « une formidable occasion de démocratiser ces connaissances, de stimuler l’innovation responsable et de renforcer notre culture numérique collective ». Et il y a du boulot. Selon le baromètre du numérique (2025), près d’un Français sur deux utilise l’intelligence artificielle au quotidien, mais plus de 51% des citoyens n’auraient pas confiance en l’IA et 76% ne seraient pas assez formés et en ressentent le besoin. Parmi les différents rendez-vous, l’espace Ludik’action propose une conférence ce lundi à 18h, donnée par Nouredine Azzouz, le président de l’association éponyme et expert en numérique. L’IA n’est pas à proprement parler une « révolution », selon lui, mais « une évolution. On améliore les outils, l’IA en fait partie, on en crée qui sont de plus en plus performants dans le but de gagner du temps », résume-t-il, en démystifiant tout une imagerie miraculeuse au passage. Reste que cette avancée majeure est souvent opposée à l’emploi, dont il sera d’ailleurs fortement question cette semaine au regard du nombre d’ateliers portés par France Travail et ses partenaires. « Une opposition due à un capitalisme exacerbé, lorsqu’il n’y a pas de redistribution équitable », pose l’expert. « L’essor de l’intelligence artificielle révèle les limites de ce capitalisme », estime-t-il. Et nombre de professions et de métiers, des ingénieurs aux graphistes, qui avaient été jusque-là épargnés par les précédentes se retrouvent aujourd’hui directement « menacés ».

    Reste que l’événement avec ces dizaines de rendez-vous dans toute la région entend rendre accessible à tous, particuliers comme professionnels, l’utilisation de l’IA.

    Retrouvez les événements près de chez vous sur la carte interactive de la Semaine de l’IA: https://semaine-ia.fr/

  • [Travailleur de demain] Baptiste Gelly, derrière les cyber barricades

    [Travailleur de demain] Baptiste Gelly, derrière les cyber barricades

    Du tracteur aux écrans. C’est l’étonnante trajectoire qu’a suivie Baptiste Gelly, à 25 ans médaillé d’argent aux WorldSkills 2025 et fraichement salarié chez Pellenc ST, société installée à Pertuis (84) qui conçoit et vend des machines de tri optique pour la gestion de déchets. Son rôle ? S’assurer que les machines vendues par son entreprise, qui fonctionnent en connexion avec certains réseaux, respectent les trois grands principes de la cybersécurité : « la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des données », stipule-t-il. « L’idée est de veiller à ce que la machine que nous installons chez le client n’introduise pas de faille de cybersécurité dans leur système », détaille-t-il. Le jeune homme évolue donc du « côté bleu » de la force, dénomination donnée au cyber défenseurs, c’est-a-dire spécialisé dans la défense et non dans l’attaque, classée, elle, du « côté rouge ». Car c’est comme ça qu’on apprend la cybersécurité, en opposant l’équipe des attaquants à celle des défenseurs, comme le proposent certains sites en ligne que Baptiste a beaucoup fréquentés avant sa réorientation. « La meilleure défense, c’est l’attaque », martèle-t-il, citant, notamment, ses anciens enseignants.

    Bifurcation

    Originaire de Carpentras (84) et né dans une famille de soignants, le Vauclusien a commencé sa carrière bien loin des lignes de codes, en bac pro agricole. Mais, après deux mois dans un BTS du secteur, le doute s’installe : « J’adore conduire des tracteurs, ça ne fait aucun doute. Mais faire ça toute ma vie, je n’étais plus sûr », retrace-t-il. En cause : l’épuisement physique, la faible rémunération et des horaires peu avantageux. Relié aux écrans essentiellement par les jeux vidéo, l’idée d’un avenir dans la cybersécurité émerge peu à peu. A force d’entraînements, possibles grâce aux ressources disponibles en ligne, « en très grande quantité, d’autant plus aujourd’hui » , le jeune homme confirme son inclination et finit par s’engager dans un nouveau BTS, en informatique cette fois. S’il doit attendre un an avant d’intégrer définitivement la formation, faute d’alternance, il suivra ensuite un parcours impeccable, jusqu’à l’obtention d’un bac + 5 l’année passée. Ce qui l’anime aujourd’hui : « construire des solutions pour pouvoir répondre à des problèmes de cybersécurité ». « Jusqu’à il y a 6 mois, je voulais plutôt m’orienter dans l’attaque, en tant que pentester [les pentesters sont chargés de volontairement attaquer un réseau pour découvrir la nature de ses failles, Ndlr]. Mais la conjoncture, avec le renforcement de l’intelligence artificielle, m’a poussé à rester dans mon alternance, où je me concentre sur la défense, ce qui me permet de travailler sur plein de notions très intéressantes ».

    Suppléant de l’équipe championne de France pour les WorldSkills mondiaux, Baptiste entend s’autoriser une petite respiration, après des années de surinvestissement. « Jusqu’à mon embauche, la cybersécurité c’était tous mes soirs, tous mes week-ends. Faire des compétitions travailler, étudier, je ne faisais que ça. Je crois qu’on peut parler d’une petite overdose », ironise le vice-champion national.

    LE CONCOURS

    Une deuxième place qui n’a pas créé beaucoup de surprise pour Baptiste, qui s’attendait à ce classement. « On parle beaucoup au fil de la compétition, donc on s’attendait globalement à obtenir ce résultat », se souvient-il. Candidat pour voir « ce qu’il vaut » au niveau régional puis national, Baptiste a aussi exploité le concours pour « perfectionner sa technique ». « Je crois que c’était aussi l’occasion de représenter la cybersécurité et l’école en dehors d’un cadre classique. Puis ça reste une compétition très stimulante, qui te confronte à des situations proches du réel avec un niveau de technique élevé, c’est une ligne sur le CV. »

  • [Lecture] Zaatar, le berger médiateur d’Alep

    [Lecture] Zaatar, le berger médiateur d’Alep

    Librement inspiré d’une histoire vraie, le roman de Stéphanie Perez, grand reporter multiprimé, nous plonge en plein cœur de l’une des plus effroyables catastrophes naturelles, celle du 3 février 2023, qui laissa en Syrie des traces indélébiles auprès d’un peuple marqué par treize ans de conflit armé. Dans ce nouveau climat de peur, où les corbeaux survolent les blocs de béton effondrés, les bâtiments éventrés et les pierres ensanglantées, un chien, nommé Zaatar « perçoit la vérité, là où les humains se mentent, incarne la loyauté et la bonté, là où elles semblent avoir disparu ». Sept ans plus tôt, durant la guerre civile, il avait été adopté par un jeune homme, dont la famille vivait dans un immeuble où cohabitaient chrétiens et musulmans, et pour lequel sauver un animal, c’était refuser de céder à la barbarie.

    Journaliste chevronnée, habituée à rendre compte des événements qui secouent notre planète, l’auteure du Berger d’Alep est sur tous les fronts et dans le théâtre de toutes les opérations, sans jamais perdre de vue Zaatar enfoui sous les ruines, en ce jour d’intense séisme où même le soleil est noir. Un roman où l’atmosphère est rendue avec véracité, où les pages atteignent à une puissante émotion, jusqu’à nous baigner le visage de larmes lorsque les fosses se creusent, mais aussi à nous redonner espoir lorsque les yeux d’un chiot, à la fourrure aussi blanche que celle de Zaatar, se posent sur la terre fraîchement retournée. Reste à espérer que 30 Millions d’Amis accorde à Perez et au « berger des matins calmes, au cœur chaud et au nom d’épices, qui pèse non seulement de tout son poids, mais de tout ce qu’il a été », le prix Goncourt des animaux.

    Récamier, 21 euros

  • Les actes de haine anti-LGBTI toujours en hausse

    Les actes de haine anti-LGBTI toujours en hausse

    SOS Homophobie tire la sonnette d’alarme. Lors de la précédente publication de son rapport annuel, l’association alertait sur la montée « de courants réactionnaires et conservateurs véhiculant une parole hostile de plus en plus décomplexée, cautionnant ainsi des violences et discriminations répercutées dans la société ». Un an plus tard, elle fait état d’un « climat de plus en plus anxiogène et délétère ».

    Et pour cause, ce sont 1 771 cas de LGBTIphobies qui sont recensées dans cette 30e édition de cet ouvrage publié lundi, soit près de 200 de plus qu’en 2024. Parmi les témoignages récoltés, celui de Pierre, la quarantaine, qui vit en zone rurale près d’Aix-en-Provence. Sans emploi depuis six ans, il dit avoir été « “contraint de partir” de son ancien poste de vendeur, “à cause de rumeurs et de harcèlement au travail du fait de son homosexualité” », relate le document. « Il raconte, par exemple, qu’un collègue lui avait raconté qu’un homosexuel de son entourage venait de se suicider, et que c’était pour lui la meilleure chose à faire », note SOS Homophobie.

    Sont exposés au fil des pages, de nombreux témoignages de personnes vivants dans le « sud » de la France. Comme par exemple celui de Sarah, une femme trans lesbienne, en couple. « Depuis plus de trois ans, des jeunes d’extrême droite qui habitent son immeuble ne cessent de l’insulter et de l’agresser. Elle a déjà reçu plusieurs menaces de mort, ainsi que des coups de poing. Ces agressions ont commencé quand elle a emménagé avec sa compagne », peut-on lire dans le rapport. Sur les 280 personnes trans tuées dans le monde en 2025, 90% sont des femmes.

    L’association française fait état d’un contexte politique qui « ne laisse pas présager un avenir meilleur pour les personnes LGBT ». Et ce, à un an d’une élection présidentielle où l’extrême droite est au plus haut dans les sondages.