Tag: Region SUD PACA

  • La région face aux conséquences de l’IA

    La région face aux conséquences de l’IA

    « Grâce à nos centrales nucléaires, nous avons la capacité d’ouvrir des data centers et d’être au cœur du défi de l’IA », célébrait déjà Emmanuel Macron, le 10 mars. Car cette nouvelle révolution industrielle nécessite toujours plus d’infrastructures, avec des besoins en énergie qui doivent être multipliés par 3,7 en dix ans, selon l’Ademe. Porte d’entrée des câbles sous-marins en Méditerranée, la région est en première ligne. Dans le même temps, alors que 5 millions d’emplois pourraient être menacés en France, selon une étude publiée début avril, de premières mobilisations alertent sur ses conséquences en Provence, comme chez Orange, il y a deux semaines. « L’IA va être utilisée pour accompagner les suppressions d’emploi », alerte le secrétaire général de la CGT Télécoms dans les Bouches-du-Rhône, Olivier Néri.

    Digital Realty poursuit son implantation

    Tandis que s’achève la construction du cinquième centre de données de Digital Realty sur les emprises du Grand port maritime de Marseille, le long de l’A55, le géant mondial des data centers poursuit son implantation dans le département. Le dernier et plus grand de ses projets, le MRS6, a passé plusieurs caps cruciaux, en début de l’année. Le 22 janvier, la commune de Bouc-Bel-Air lui a accordé son permis de construire, tandis que le 12 février, la préfecture a signé son autorisation environnementale. « On change véritablement d’échelle », se réjouissait le président de Digital Realty France, Fabrice Coquio, auprès du site d’information Gomet. Solidement implanté à Marseille, il réalise là son plus gros projet dans le département, avec un investissement chiffré à 700 millions d’euros. Soit le double du chiffre d’affaires réalisé en France en 2025. Sur le foncier de l’ancien entrepôt logistique de Decathlon, le centre de données s’étalera sur 26 000 m². La pétition des opposants recueille près de 2 000 signatures.

    Y.S.

  • À la Région, une COP face aux coupes

    À la Région, une COP face aux coupes

    Ce mardi après-midi, l’hémicycle du conseil régional est plein à l’occasion de la 3e édition de la COP de la Région Sud, organisée conjointement par la collectivité et la préfecture. Au total, plus de 500 acteurs du territoire, du secteur public, privé ou associatif étaient réunis pour débattre de planification écologique et d’adaptation au changement climatique, entre préparation des Jeux d’hiver et réindustrialisation en passant par le schéma régional d’aménagement.

    « Il y a une montée en puissance, nous sommes de plus en plus nombreux, se réjouit le vice-président (DVD) chargé du développement économique, François de Canson, deux ans et demi après la première édition. De plus en plus de personnes sont sensibles à cette problématique ! » Et de célébrer le Plan climat mis en œuvre depuis 2017 par la collectivité, entre plantations d’arbres, développement ferroviaire, électrification à quai des navires…

    À ses côtés, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a fait le déplacement pour promettre de travailler main dans la main sur ces thématiques avec les élus locaux. « Le gouvernement se propose d’aller vers l’ensemble des élus volontaires pour mener à bien une transition écologique sur leur territoire pour leur donner, sous l’autorité du préfet, des moyens aussi bien en en matière d’ingénierie que de fonctionnement », défend-il. Des financements « indispensables pour poursuivre cette accélération », soulignait avant lui François de Canson en le remerciant pour les crédits attribués sur le territoire à travers le Fonds vert, qui « a connu une montée en puissance dès 2023 avec une enveloppe d’environ 160 millions d’euros ».

    Mais remerciements et promesses sonnent autrement, au lendemain de l’annonce de nouveaux gels de crédits qui s’ajoutent aux coupes déjà subies par les collectivités. Parmi les 6 milliards d’économies promis par Bercy et justifiés par les conséquences de la guerre des États-Unis en Iran, ce Fonds vert doit être amputé de 163 millions d’euros à l’échelle nationale, soit 20% de ses crédits. De quoi justifier les inquiétudes des élus locaux. « Je récuse le procès en recul environnemental », répond le ministre délégué, interrogé par La Marseillaise, en mettant en avant « 64 millions d’euros d’engagements pour la Région Sud cette année ». « Le Fonds vert n’existait pas avant 2022, donc c’est un progrès net », argumente Mathieu Lefèvre.

    Dérégulation

    Peu importe : face à l’hémicycle, c’est la dérégulation environnementale qu’il préfère défendre. « Le droit de l’environnement est très précautionneux, il ne faut pas qu’on s’enferme dans ce cadre-là au détriment de nos projets, qui sont des projets utiles pour le développement du pays », défend-il. Et d’assumer la dérégulation : « Dans un pays dont le Code de l’environnement a triplé depuis les années 2000, on peut tout aussi bien faire sur le plan de l’environnement en étant plus porté par les porteurs de projets. » Face à la presse, il rappelle qu’« il n’y a pas de transition écologique sans les entreprises », soulignant les investissements étrangers annoncés la veille. Mais, deux semaines après l’abandon du projet de giga-usine de panneaux photovoltaïques Carbon à Fos-sur-Mer, faute de protection européenne, s’il le regrette, il relativise : « Certaines décisions d’investissements ont été annulées, mais c’est ultra-minoritaire. » Tant pis pour la souveraineté et les 3 000 emplois promis.

  • La Région représentée au congrès mondial des médias

    La Région représentée au congrès mondial des médias

    Juste à côté de l’auditorium principal qui concentre les échanges du congrès mondial des médias, la Région Sud inaugurait son stand, lundi après-midi, avec la volonté d’envoyer un message à l’égard d’une profession qui connaît de nombreuses difficultés et doit relever d’importants défis avec la numérisation des usages et l’arrivée de l’intelligence artificielle.

    C’est François de Canson, successeur désigné de Renaud Muselier à la tête de la Région, qui s’est chargé du discours.

    « Les journalistes sont des femmes et des hommes qui écrivent, enquêtent, questionnent, racontent et alertent parfois. Des femmes et des hommes qui portent une responsabilité immense, celle d’éclairer nos sociétés », a-t-il indiqué. « Nous vivons dans une époque de tensions géopolitiques, de guerres à frontières, d’instabilité démocratique, de bouleversements technologiques, d’intelligence artificielle, de désinformation, de fragmentation du débat public… Jamais le besoin de presse n’a été aussi fort. Quand une société doute, elle cherche des repères, lorsqu’une démocratie tremble, elle a besoin de journalistes solides », a souligné le vice-président de l’institution.

    « Des acteurs précieux pour nos démocraties »

    « La liberté de la presse, la liberté d’expression ne sont jamais acquises, elles doivent être défendues juridiquement, politiquement, culturellement et surtout protégées », a affirmé François de Canson, assurant qu’« à la Région Sud, nous savons ce que vous représentez, vous êtes précieuses et précieux pour nos démocraties, pour l’intelligence collective, pour maintenir l’espace de raison saturé de faux ».

    Il s’est enfin félicité du choix de la région et singulièrement de la deuxième ville de France pour l’organisation de ce congrès mondial des médias, car « Marseille est une ville de circulation des idées, des peuples, des récits, des cultures. Une ville qui connaît le tumulte du réel, une ville profondément journalistique ».

    Le vice-président de la Région était accompagné par Jean-Christophe Tortora (La Tribune/CMA Médias), Véronique Saadé (CMA Médias), Michel Laugier, sénateur (Union centriste) des Yvelines et rapporteur du budget de la presse à la Haute assemblée pour couper symboliquement le ruban d’inauguration du stand.

    Parmi les participants, on notait la présence de Jean-Louis Pelé (La Provence), Laurence Bottero (La Tribune), Guilhem Ricavy (Var-Matin), Simon Perrot et Baptiste Bize (Nice-Matin) et Léo Purguette (La Marseillaise).

    L’info de proximité au centre d’un débat au Club de la presse Marseille-Provence

    « L’information de proximité, un enjeu de démocratie » : tel est l’intitulé du débat organisé, ce mardi 2 juin à 10h, par le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du Sud, à l’occasion du congrès mondial des médias.

    Aux côtés de Louis Dreyfus, président du directoire du journal Le Monde, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et des représentants de Marsactu et Var Matin.

    Inscription obligatoire par mail : contact@club-presse-provence.com

  • Des ombres sur les JO après le fiasco de Nice

    Des ombres sur les JO après le fiasco de Nice

    « L’histoire retiendra que si nous avons mis 5 ans à construire ce dossier, Monsieur Ciotti l’a détruit en un mois », cingle encore le président (Ren.) de la Région Sud, ce lundi matin, face à la presse. Après l’annonce, vendredi, de l’abandon de l’installation à Nice du pôle glace des Jeux olympiques d’hiver 2030 au profit de Lyon, « les regrets sont immenses », reconnaît Renaud Muselier. Ce dernier avait offert sur un plateau à la deuxième ville de la région le plus gros morceau des Jeux, des épreuves de patinage aux matches de hockey, soit 60% de la billetterie.

    Mais, après le choc, reste à éclaircir les zones d’ombre qui persistent sur ses conséquences. D’abord sur le coût. « L’abandon de Nice signifie l’arrêt de procédures qui étaient arrivées à maturité », déplore le directeur général de la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), Damien Robert. Un marché global de performance était sur le point d’être finalisé pour la construction de la patinoire des Jeux à Nice, mais surtout, la construction de son village olympique avec 400 logements à la clé avait déjà été confiée à un groupement emmené par la Sogeprom. « Sur ces deux consultations, il va falloir indemniser les opérateurs », reconnaît Damien Robert. Les montants restent confidentiels. « Ce qui ne peut pas être indemnisé, c’est tout le temps passé en ingénierie interne, qui a été très intense », précise le directeur général de la Solideo.

    Cérémonie à Marseille ?

    Il faut aussi déterminer si la Région Sud, qui ne conserve finalement qu’un seul (Briançon) des quatre pôles olympiques prévus, peut maintenir le même engagement financier, à hauteur de 100 millions d’euros. « La Région soutient les Jeux, je ne me désengage pas par rapport au Nord [la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Ndlr], insiste Renaud Muselier. Mais, maintenant, il y a une clé de répartition qui a changé et il faut que l’on voie cela de façon sérieuse. »

    Dans le partage initial entre les deux régions, il espérait aussi « un spectacle exceptionnel » pour la cérémonie de clôture des Jeux, face à la baie des Anges, à Nice. « à partir du moment où vous perdez Nice, je ne vois pas très bien comment vous pouvez mettre la soirée de clôture à Nice », estime Renaud Muselier. Lui espère encore conserver un événement suivi par plus de 600 millions de téléspectateurs dans le monde, « ou bien à Marseille au Vélodrome, ou bien autour du lac de Serre-Ponçon ». Mais il craint la réticence des instances olympiques, tandis que l’adjoint marseillais aux sports, Eric Méry (Madmars), indique ne pas avoir été informé d’une telle hypothèse.

    Surtout s’ajoutent des craintes pour le financement de la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur. Pour accueillir les Jeux, la Région avait obtenu des arbitrages très favorables de l’état, notamment pour la création d’une nouvelle gare proche de l’aéroport de Nice. « Nous continuerons à nous battre pour la Ligne nouvelle, mais il y a des difficultés », reconnaît le président de Région.

    Retombées perdues

    De quoi comprendre le bras de fer épistolaire mené dans le week-end avec le maire d’extrême droite de Nice, éric Ciotti, auquel il reproche d’avoir fait couler l’implantation olympique sur la Côte d’Azur en refusant la transformation temporaire du stade de l’OGC Nice, l’Allianz Riviera, en patinoire le temps de « 3 à 9 matches ». « Au total, le retrait du pôle glace pourrait ainsi priver Nice et la Région Sud d’un impact global compris entre 800 millions et 1,1 milliard d’euros », comptabilisait, samedi, le président de Région. Des chiffres « extravagants », répliquait le maire niçois (UDR), satisfait de sabrer dans 100 millions d’euros d’investissements pour la municipalité.

    « Même sans Nice, l’aventure continue », répète donc ce lundi Renaud Muselier, en remontant le fil de la vingtaine de réunions techniques qui, depuis le 1er avril, ont essayé de trouver une voie de sortie pour répondre aux exigences des fédérations internationales, à commencer par celle de hockey, qui refusait de séparer épreuves masculines et féminines. En vain. « C’est le Comité international olympique qui décide, pas la Région, pas l’état », insiste le président du comité régional olympique Hervé Liberman, élu à la Région, alors que même le président du RN, Jordan Bardella, relayait les accusations ciottistes de « sanction politique ». « éric Ciotti perd les Jeux, qu’il ait le courage de l’assumer », tacle Renaud Muselier, qui balaie encore les craintes environnementales et répète que « le retour de la flamme olympique en France, c’est grâce à nous ».

    Trois élus quittent la majorité régionale

    Dans la foulée de l’abandon du pôle glace des JO 2030 à Nice, Roger Roux, maire de Beaulieu, Bruno Bettati, maire de La Gaude, et Colette Fabron, maire de Saint-Etienne-de-Tinée, ont annoncé quitter immédiatement la majorité régionale où ils siégeaient, révèle ce samedi Nice Matin. Dans un courrier, ils dénoncent « une incapacité à entendre les avertissements et une tendance à privilégier les postures politiques au détriment de l’intérêt général ». « Ils sont achetés ou menacés par le maire de Nice, réplique Renaud Muselier. Je les ai appelés, ils m’ont dit : je n’ai rien contre toi, mais maintenant j’ai besoin de la Métropole. » Dirigée aujourd’hui par un certain Éric Ciotti (UDR).

  • Glissa Nissa

    Glissa Nissa

    Inimaginable. La deuxième ville de la région, Nice, qui devait être le cœur battant des Alpes du Sud à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de 2030, s’est auto-sabordée.

    Par entêtement, courte vue, inimitié politique, le nouveau maire d’extrême droite de Nice, Éric Ciotti, a pris la responsabilité de faire perdre à sa ville le pôle glace olympique. Une glissade qui emporte dans sa chute la cérémonie de clôture des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030. Un moment d’exposition mondiale pour Nice quand on sait que pour les Jeux d’hiver de Milan-Cortina, près de 3 milliards de téléspectateurs cumulés à travers le monde ont suivi la compétition et que la seule cérémonie de clôture représentant une audience mondiale estimée à 600 millions de téléspectateurs.

    Au-delà de la bérézina

    Un non-sens alors que tous les maires du monde envient une telle promotion de leur ville à l’international.

    Pire, la situation va engendrer une perte, selon les estimations, de 800 millions et 1,1 milliard d’euros pour Nice et la région, en investissements, en retombées touristiques, en héritage dans les infrastructures et les logements… Le choix du recroquevillement, de l’immobilisme, de l’isolationnisme chers à l’extrême droite équivaut à punir les habitants et le tissu économique de toute une partie de la région.

    Face à ce grand gâchis, la proposition de repositionner la cérémonie de clôture à Marseille ou sur le lac de Serre-Ponçon doit être étudiée collectivement pour transformer cette bérézina niçoise en réussite collective pour nos territoires.

  • Des milliers de personnes pour nettoyer le Sud

    Des milliers de personnes pour nettoyer le Sud

    C’est sous des chaleurs estivales que 25 000 personnes ont participé à un grand nettoyage de printemps vendredi et samedi dans la région sud. Habitants, bénévoles, lycéens ou encore entreprises se sont relevé les manches pour participer à cette 4e édition de l’opération organisée par la Région.

    Munis de gants et de sac-poubelle le but est simple : ramasser sur une zone délimitée tous les détritus croisés. Centres-villes, bords de route, ports, plages ou encore espaces naturels, plus de 400 lieux ont été débarrassés de leurs déchets sur l’ensemble de la région. Une action qui a permis de débarrasser la Provence de plus de 100 tonnes de poubelles.

    Une action qui veut être la preuve pour la région de son engagement dans la protection de l’environnement et la lutte contre les déchets sauvages. Un moyen également de sensibiliser la population à l’écologie.

    « Voir des milliers d’habitants se mobiliser ensemble, est un signal extrêmement fort », se félicite la Région Sud.

  • Les festivals phares de la région attendent le coup de feu

    Les festivals phares de la région attendent le coup de feu

    La Région Sud est le point culminant français en matière culturelle et artistique. Nous ne voyons pas la culture comme une dépense mais comme une identité, notre force », amorce Sophie Joissains. « Du festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence à Marsatac, en passant par le Festival d’Avignon ou les Chorégies d’Orange », « la culture est un ferment d’espoir et un lien entre tous », estime la vice-présidente de la Région en charge de la culture lors d’une conférence de presse organisée vendredi 29 mai. En dépit d’une baisse de 4% de son budget alloué à la culture, 52,5 millions en 2026, et à l’approche de la saison des grandes manifestations de l’été, l’occasion est donnée de faire un point sur les gros festivals que la collectivité territoriale soutient.

    Primeur de la parole à Richard Galy, président de la Société publique locale (SPL) des Chorégies d’Orange, qui note d’emblée la « nécessité de passer à un autre statut plus adapté, l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC), déjà voté par la Région, le Département et la Ville. Nous attendons l’arrêté qui nous permettra d’y associer l’État ». Directeur démissionnaire de la manifestation, Jean-Louis Grinda annonçait il y a quelques mois une « saison 2026 light », divaguant du 19 juin au 18 juillet de La Traviata de Verdi avec Jessica Pratt dans le rôle-titre, à un concert symphonique de Philippe Katerine. « Un nouveau directeur artistique des Chorégies sera nommé la semaine prochaine. Avec l’objectif de proposer ce qui fait l’ADN des Chorégies, le lyrique et la mise en scène », annonce avec soulagement Richard Galy.

    Successions et bougies

    Nommé à la suite de Pierre Audi, décédé il y a un peu plus d’un an, Ted Huffman, nouveau directeur du Festival d’Aix-en-Provence qui se tiendra du 2 au 22 juillet, réaffirme quant à lui que « l’opéra doit demeurer un art vivant. Il faut sortir de l’idée selon laquelle l’art lyrique est un musée. C’est le moment d’aller vers des choses inattendues », souligne le metteur en scène américain. Parmi les « 250 festivals et manifestations » soutenus par la Région sur le millier existant, certains sont présents comme Marsatac, dont la date du 13 juin réunissant Théodora et Disiz est « bientôt sold out », annonce sa directrice Béatrice Desgranges, Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon dont la 80e édition s’élance le 4 juillet, ou encore Michaël Dian, directeur artistique du Festival de Chaillol qui souffle ses 30 bougies dans les Hautes-Alpes dès le 17 juillet. Sans oublier la présence d’Hugo Lucchino, nommé l’été dernier à la tête de la Villa Noailles, à la suite de la mise à pied de Jean-Pierre Blanc par le ministère de la Culture. Avec une programmation articulée autour du festival international de la mode, de la photographie et d’accessoires d’Hyères ainsi que du festival Design Parade à Toulon et dans la région. Aurélie de Lanlay, directrice adjointe des Rencontres d’Arles, tenues du 6 juillet au 4 octobre, met l’accent, elle, sur les différents dispositifs dispensés aux élèves de tous âges autour de l’initiation à la lecture de l’image. « Pour donner des clefs pour permettre aux jeunes de décrypter les images qui les entourent. »

    Le 15e vice-président de la Région en charge de la jeunesse, des sports et de la vie étudiante, Ludovic Perney enchaîne et se félicite pour sa part des « 4 800 élèves » qui ont pu bénéficier de ces ateliers de « lecture de l’image à Arles », mais aussi des parcours initiés au Festival d’Aix ainsi que du nombre de « lycéens accompagnés au Festival d’Avignon ».

    « Mode de vie occidental »

    Si « l’État baisse non seulement ses budgets mais demande aussi aux collectivités un effort pour rembourser la dette nationale », rappelle Sophie Joissains, « il faut faire en sorte que les structures et festivals passent ce mauvais cap ». De son côté, Ludovic Perney voit aussi la culture comme un moyen de s’opposer « aux attaques contre le mode de vie occidental ». Une formule qui laisse pantois, mais que ce candidat à la présidence de la fédération LR des Bouches-du-Rhône « assume », avant de se vautrer dans des explications alambiquées pour tenter de déminer la polémique. « Quand on était à l’école, l’Occident était au milieu de la carte du monde avec l’Europe, et nous, au milieu. Et bien, aujourd’hui, l’axe du monde a changé. Il faut préserver ces valeurs qui sont fondamentales pour conserver la maîtrise de notre destin », dit celui qui aime à citer le moraliste nationaliste et controversé Ernest Renan. Avec tous ces festivals, l’été sera chaud. Mais gare aux coups de soleil idéologiques sur la nuque.

  • Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Chaque opération de nettoyage, organisée par la Région dans l’une des 300 communes dans le cadre de « Nettoyons le Sud », sera accompagnée d’un atelier. Une occasion de se mobiliser collectivement pour préserver l’environnement, tout en créant du lien social et en sensibilisant les habitants au développement durable. Un rendez-vous intergénérationnel qui vise aussi à rassembler tous les acteurs du territoire : citoyens, communes et associations sur les sentiers urbains, en montagne ou au bord de l’eau.

    Engagés pour l’environnement

    Des associations accompagnent les bénévoles-ramasseurs sur les parcours proposés, comme l’association d’éducation à l’environnement CPIE Atelier Bleu Côte Provençale à La Ciotat et l’association Planète Perles à Sausset-les-Pins. L’association Milvi, spécialisée dans le recyclage des déchets à travers des solutions éco-design, anime un pôle sensibilisation à Arles. À Barjols, une conférence sur la protection de l’eau est organisée après l’opération de nettoyage, une façon de rappeler la nécessaire gestion de l’eau dans un contexte de raréfaction des ressources. L’association Aimer Barjols, village d’avenir a invité pour l’occasion l’hydrogéologue Maurice Jean, qui détaillera les différentes ressources d’eau et systèmes géologiques des massifs alentours.
    « Notre association participe depuis trois ans à cet événement et cette année, nous avons tenu à sensibiliser les publics sur la ressource en eau, une thématique d’actualité sur notre territoire. Pas plus tard qu’hier, le préfet du Var alertait sur la baisse généralisée du débit des rivières », rappelle François Volpi, président de l’association. De l’eau douce à la mer, la protection de l’environnement passera ce samedi par cet élan collectif.

  • La région, plus touchée par les noyades

    La région, plus touchée par les noyades

    Quelque 1 418 noyades dont 409 mortelles ont été recensées en France entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, selon le rapport de Santé publique France. Une hausse respective de 14% et 16% par rapport à l’année précédente. Les sapeurs-pompiers de France alertent sur ces chiffres qui traduisent une réalité : la baisse de vigilance dans les moments du quotidien, notamment lors des baignades, des activités familiales ou des loisirs estivaux. La région Paca est la plus touchée par le nombre de noyades : 332 noyades dans l’été (51 suivies de décès).

    Cette augmentation générale est fortement corrélée aux périodes de canicule et à la surfréquentation qu’elles engendrent. Aurélien, capitaine de corvette du bataillon des marins-pompiers de Marseille, dresse la typologie des accidents : « Il y a une grosse proportion de surévaluation de ses capacités, il y a aussi la méconnaissance des phénomènes naturels comme les courants ou le mistral. Sur les enfants, c’est le manque de vigilance et de surveillance. » La différence à Marseille, ce sont les nombreux lieux de baignade non surveillés, difficiles d’accès et rocheux qui constituent de « véritables facteurs accidentogènes et une intervention parfois plus compliquée », prévient le marin-pompier. « Les gens sous-estiment toujours les risques, comme le jet de mégots dans la forêt », affirme le lieutenant-colonel Brocardi.

    En cause, le téléphone portable

    À Marseille, 80% des noyades ont lieu sur la voie publique, c’est-à-dire dans la mer et les cours d’eau, et 20% en piscines privées. Et plus de la moitié de ces interventions ont lieu pendant la seule période estivale.

    Les sapeurs-pompiers pointent du doigt le téléphone. « La prise de conscience doit être renforcée. Notre attention diminue notamment à cause de notre téléphone. On est dans une société de consommation, ça a un impact psychologique et sur les réflexes quotidiens », alerte le lieutenant-colonel Éric Brocardi des sapeurs-pompiers de France. Il poursuit : « La plupart des drames que j’ai pu voir en tant que pompier, c’est : “Je n’ai pas fait attention.” Les vies dépendent du regard. Des fois, ce n’est même pas une question de savoir nager. » La noyade reste un phénomène difficile à détecter. Silencieuse, elle peut survenir en quelques secondes seulement, sans signe évident de détresse. Face à ce risque, les secours appellent à la vigilance : ne jamais quitter des yeux un enfant, même brièvement, éviter de se baigner seul et tenir compte de son état de fatigue ou des conditions météo. Fréquenter des plages surveillées diminue fortement les risques mortels. « Dès qu’il s’agit de milieux éloignés sans surveillance, les délais d’intervention sont au minimum de 10 à 13 minutes. On sait que déjà au bout de trois minutes, il y a des séquelles irréversibles », rappelle le lieutenant Christophe Sola, des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône.

    Christophe Sola (Sdis 13) précise qu’il faut également faire un travail de prévention auprès des parents en bord de plages : « On interpelle : “Attention votre enfant a perdu le brassard, attention vous êtes allé un peu loin”, on leur dit de nager parallèle à la plage, pas aller au 300m parce que oui il y a des bouées mais elles sont très grosses et glissantes, etc. »

    La surveillance des plages, assurée par les communes avec l’appui de sauveteurs et de secouristes, reste un maillon clé de la prévention. À l’échelle nationale, le lieutenant-colonel Brocardi évoque un manque récurrent de surveillants. « Il n’y a que cette année où il y a eu beaucoup de demandes pour être sauveteurs, ici dans les Bouches-du-Rhône. On n’a pas pu prendre tout le monde, nos équipes sont complètes », rassure Christophe Sola. « Dans le département, 28 plages sont surveillées sur 15 communes », par environ 350 sauveteurs.

  • À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    À Avignon, la marche des fiertés veut continuer à aller de l’avant

    « Toujours là, parce que c’est encore nécessaire. » Plus d’un demi-siècle après les émeutes de Stonewall aux États-Unis, qui ont lancé dans le monde les luttes pour les droits des homosexuels, bisexuelles et transgenres, le combat reste d’actualité. « Cela va l’être encore un moment car quand les idées d’extrême droite poussent et arrivent au pouvoir, les droits des minorités et des femmes sont attaqués en premier », constate Aurélie Créa, coordinatrice de la marche des fiertés pour le pôle LGBT de Vaucluse.

    Ce samedi 30 mai, la structure organise la 4e édition de la marche des fiertés à Avignon. « Elle est organisée à 100% par une quinzaine d’associations, cette année un gros travail a été mené sur les chars et tous les artistes sont nouveaux sur notre manifestation », synthétise la coordinatrice. Fini aussi les concerts dans l’espace public, direction le tiers-lieu la Scierie. Le démarrage est prévu à 15h avec les stands associatifs sur la place Pie avant la grande marche à 17h qui traversera les rues Carnot et Carreterie jusqu’à la place Saint-Lazare. Suivra donc la soirée, en entrée libre, à la Scierie jusqu’à 1h, où des stands seront également installés.

    Un moment festif et militant « pour diffuser le message à ceux qui n’ont pas conscience de l’impact de la poussée de l’extrême droite ». Tout dernièrement, suite à l’élection du RN ou de la droite extrême aux municipales à Faches-Thumesnil (Nord) et Elne (Pyrénées-Orientales), les maires ont fait enlever les drapeaux arc-en-ciel de l’Hôtel de ville, repeint en blanc un passage piéton arc-en-ciel, voire carrément annuler la marche des fiertés. « Cette levée des symboles pousse à légitimer ceux qui sont là pour casser du PD », déplore Aurélie Créa.

    À deux jours d’un procès attendu

    Les militants sont déterminés « à garder leurs droits » alors qu’en décembre le pôle LGBT avait une nouvelle fois été tagué sans, à ce stade, d’avancée d’enquête malgré un dépôt de plainte. Les associations suivront de près le procès aux assises d’Avignon, qui s’ouvre pour une semaine ce lundi 1er juin, de six individus soupçonnés d’avoir agressé des homosexuels dont l’un avait été tué, en mars 2023 à Sorgues. Mi-avril, deux frères avaient été condamnés à de la prison ferme à Avignon pour avoir organisé des guets-apens homophobes.

    LES RENDEZ-VOUS EN RÉGION

    Aix-en-Provence

    La marche des fiertés de l’association Aix Vanguard se déroulera samedi 6 juin. Le départ est prévu sur la place de l’Hôtel de Ville à 14h30.

    La Ciotat

    C’est à 19h que la marche organisée par l’association collégiale l’Éventail débutera. Départ prévu à la Chaudronnerie samedi 6 juin.

    Toulon

    La marche du collectif Fiertés Toulon se déroulera samedi 13 juin. Le départ est prévu pour 17h, à la place d’armes. L’itinéraire au cœur du centre-ville reste le même que l’année précédente. Le cortège comptera 3 chars dont deux avec DJ sets. Un arrêt avec un sitting et une minute de silence se fera devant la mairie en mémoire à toutes les victimes des LGBT phobies.

    Marseille

    Fierté Marseille Organisation prévoit, samedi 4 juillet, sa marche LGBTQIA+ intitulée « Aucune marche arrière ». Le circuit débutera à 16h30, Place Castellane, et se poursuivra sur la rue de Rome jusqu’à la Canebière. Le cortège continuera ensuite vers le Quai de la fraternité, puis sur le Quai du Port, pour enfin, se terminer devant l’Hôtel de Ville.

    Calypso Sadousty