Tag: Region SUD PACA

  • La région Sud touche du doigt la chute des naissances

    La région Sud touche du doigt la chute des naissances

    La dynamique démographique en Provence-Alpes‑Côte d’Azur, +0,6% en moyenne (29 600 habitants par an) depuis 2016, continue de reposer de moins en moins sur les naissances. Selon le bilan démographique 2025 de l’Insee, la région enregistre une nouvelle baisse marquée de la natalité, confirmant une tendance installée depuis 2013 : 48 600 bébés sont nés en Paca en 2025, soit une diminution de 2,1% sur un an et un recul de 17% en dix ans. C’est « un quart de bébés en moins dans le Vaucluse » sur la période.

    Une contraction des naissances qui s’inscrit dans un contexte national plus large. « Deux facteurs expliquent traditionnellement une baisse de la natalité : la baisse du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et celle de la fécondité. Le premier a joué dans les années 2010 mais, depuis 2022, seule l’évolution de la fécondité, c’est-à-dire la baisse du nombre d’enfants par femme, explique cette baisse », observe Nicolas Cochez, chef de projet à l’Insee.

    En 2025, l’indicateur conjoncturel s’établit à 1,61 enfant par femme en Provence‑Alpes-Côte d’Azur (1,54 en France, deuxième pays le plus fécond après la Bulgarie), contre 1,95 en 2019, et 2,02 en 2015. Un chiffre qui place toutefois la région dans le trio de tête des plus fécondes avec l’Île-de-France et Centre-Val-de-Loire. Dans le détail, toutes les classes d’âge sont concernées par ce repli. Les naissances diminuent chez les moins de 30 ans, mais aussi chez les femmes âgées de 30 à 39 ans, longtemps considérées comme le cœur de la maternité tardive. Seules les maternités après 40 ans résistent à la marge. Résultat : les naissances restent durablement sous le seuil des 50 000 par an.

    Multifactoriel

    « On peut mettre en avant, d’abord, que les préférences sociétales évoluent », note Valérie Roux, directrice régionale de l’Insee, évoquant « un changement dans les préférences individuelles » révélé par une enquête de l’INED, qui interrogeait les ménages sur leur nombre idéal d’enfants et montrait une baisse très rapide, ces dernières années, avec beaucoup plus de personnes déclarant « 0 ou 1 enfant » que par le passé.

    « Il peut y avoir des contraintes qui jouent dans ces décisions aussi », poursuit la responsable des contraintes biologiques, « du fait que l’âge à la maternité recule et que l’on ait moins facilement des enfants à 30 ou 35 ans », ou financières liées au coût de la vie et au sujet d’inflation récurrents ces dernières années.

    Dans ce registre, « des problématiques de coût du logement très prégnantes dans les métropoles peuvent aussi jouer dans les arbitrages parce qu’on estime ne pas avoir assez de place pour un enfant de plus », renchérit Valérie Roux. « Enfin, à la croisée, il y a aussi probablement les phénomènes d’inquiétude multiples, liés à la situation géopolitique mais aussi, de façon plus structurelle, à tout ce dont on parle autour de l’environnement. »

    Cette situation inédite depuis des décennies – il faut remonter à 1979 pour trouver un nombre de naissances aussi bas et à 1976 pour un taux de fécondité aussi faible dans notre région -, s’est accentuée avec la « chute brutale » des naissances de 7,3% en 2023. Aujourd’hui, ce décrochage est mis en perspective par la hausse des décès. Après trois années de baisse suite à la période covid, ils ont augmenté de 2,3% en 2025 (54 400).

    En 2025, la région a donc compté 5 800 décès de plus que de naissances. Une situation qui contribue au creusement du déficit naturel régional observé depuis 2020 et pose des enjeux structurels, car ce déséquilibre va peser sur les systèmes de protection sociale, le marché du travail et sur les services publics, de l’école à la santé.

    REPÈRES

    – 5800

    En 2025, pour la 5e année consécutive, le solde naturel de la région est négatif avec 54 400 décès (1 200 de plus qu’en 2024) pour 48 600 naissances. Si les courbes se sont croisées en 2020/2022 dans une période « chahutée » par le covid, la grippe et la canicule, la tendance était plus structurelle et celle-ci n’a servi que d’accélérateur.

    5,32 millions

    Avec 5,32 millions d’habitants en 2026, la population de la région continue paradoxalement d’augmenter (+0,6% par an depuis 10 ans) plus vite que celle de la France.

    Une évolution liée à un solde migratoire largement positif.

    86 ans et 1 mois

    En 2025, l’espérance de vie des femmes de notre région s’établit à 86 ans et 1 mois, 4 mois de plus qu’en 2019. Celle des hommes est de 80 ans et 10 mois, 6 mois de plus qu’en 2019. Avec le vieillissement des baby-boomers, 25% des habitants ont 65 ans ou plus, contre 21% de moins de 20 ans.

  • Le défi des nouvelles présidences

    Le défi des nouvelles présidences

    À Aix-Marseille, Toulon ou Avignon, une même musique semble résonner : l’heure est à la recherche de consensus et au retour
    à des intercommunalités plus lisibles, plus proches et moins fracturées. Après des créations menées tambour battant, parfois contre les élus eux-mêmes, les maires entendent reprendre la main.

    Nicolas Isnard à Aix-Marseille, Josée Massi à Toulon TPM, Olivier Galzi au Grand Avignon : trois visages différents, mais
    un défi commun, renforcer le lien entre territoires et institutions, dans un contexte où les élus RN se font plus nombreux.

    Depuis plusieurs années, les intercommunalités
    ont pris une place considérable dans la vie locale. Elles concentrent désormais des compétences structurantes, mobilités, habitat ou encore développement économique, qui conditionnent le quotidien des habitants. Leur montée en puissance
    en fait des acteurs incontournables,
    mais aussi des espaces politiques plus sensibles, où la gouvernance doit être à la hauteur des responsabilités.

    Les urgences sont là

    Partout, la promesse est identique : remettre les métropoles au service des communes, après des périodes de tensions et de défiance envers des structures souvent jugées trop technocratiques.

    Les urgences sont là, pressantes : logement, mobilités, transition écologique, réindustrialisation.

    Si ces nouvelles présidences veulent incarner un « nouveau départ », elles devront démontrer que l’intercommunalité peut redevenir un outil efficace, et non un échelon supplémentaire. L’apaisement est un début. L’action, elle,
    ne peut plus attendre.

  • [Concours photo] Poser un regard sensible sur la nature

    [Concours photo] Poser un regard sensible sur la nature

    Parrainée cette année par le photographe professionnel Lucian Métivier, la quatrième édition du concours photos « émerveiller pour sensibiliser » du Conservatoire d’espaces naturels de la région (CEN Paca), affiche pour thématique « Concilier les vivants ». Ce concours a été lancé ce mercredi 1er avril et s’adresse aux photographes professionnels, amateurs, mais également aux jeunes passionnés âgés de moins de 18 ans. Un rendez-vous très attendu des amoureux de la nature, entièrement gratuit, où chaque participant peut proposer jusqu’à cinq clichés pris en milieux naturels. Cette année, un regard sensible sur la nature de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est particulièrement attendu.

    Explorer la cohabitation possible à travers l’image

    Entre juin et juillet, le jury sélectionnera dix photographies, selon plusieurs critères : respect du thème, qualité artistique et technique, impact émotionnel et capacité de l’image à émerveiller tout en sensibilisant à la préservation du patrimoine naturel régional.

    Le tout autour de différents thèmes, à savoir les oiseaux, les mammifères, la faune herpétologique que constituent les amphibiens et les reptiles, l’entomofaune qui désigne les insectes et autres arthropodes tels que les crustacés ou encore les mille-pattes, les araignées ou les collemboles. Sans oublier les paysages et la flore.

    Les participants sont ainsi invités à explorer, à travers leurs images, les relations, équilibres et cohabitations possibles entre les êtres humains et l’ensemble du vivant sur les territoires.

    Respecter la nature
    et la valoriser

    L’association tient à préciser que « photographier la nature, c’est avant tout la respecter ». La structure valorise, par ce concours, « une approche éthique et responsable : pas d’appâts, par de dérangement et pas de mise en scène artificielle ». La remise des prix aura lieu quant à elle le 26 novembre prochain au Palais du Pharo à Marseille, à l’occasion du Congrès national des Conservatoires d’espaces naturels. De nombreux lots sont à gagner.

    En 2025, les 50 ans
    du Conservatoire

    Pour rappel, l’édition précédente avait proposé un thème intitulé « 50 Hommages au Sauvage », en écho à l’anniversaire des 50 ans du Conservatoire. Le jury, composé notamment de David Tatin, parrain de l’édition et photographe professionnel, ainsi que trois membres du Conservatoire aux compétences naturalistes et photographiques, avaient dû faire un choix parmi les 1 245 photographies reçues de la part des 317 participants.

    Pour vous inscrire au concours et prendre connaissance du règlement, rendez-vous sur le site internet cen-paca.org

  • Les retraités ne lâchent pas leur droit à la santé

    Les retraités ne lâchent pas leur droit à la santé

    « Il y a 73% des gens qui ont renoncé au moins une fois à un soin ces cinq dernières années, c’était 63% en 2024 et 68% en 2025 », rappelle Corinne Vialle, responsable syndicale FGR FP 13. Accès à la santé, pensions, services publics : les retraités ne sont pas à la fête. Rassemblés au pied des escaliers de Saint-Charles, les retraités venus des six départements de la région ont défilé jusqu’en préfecture pour porter une demande d’audience au Premier ministre.

    Des reculs et de nouvelles attaques. Derrière la banderole unitaire des retraités, Claude Mas, responsable USR CGT 13, sait que les mobilisations sont « nécessaires pour sans cesse faire valoir nos droits, nos conquis sociaux. Le pouvoir avait été contraint de reculer sur l’abattement fiscal, la revalorisation des pensions, l’année blanche… Mais il a remis ces points à l’ordre du jour une fois le budget voté ». C’est donc à nouveau en battant le pavé que les retraités exigent d’être entendus. Santé, pensions, pouvoirs publics, « tout est lié, souligne Patrick Prigent, de la FSU. Comment se soigner correctement quand de plus en plus de médicaments ne sont plus remboursés, quand on habite dans un secteur où se creuse un désert médical, où les services publics de proximité disparaissent, avec des pensions qui ont perdu trois mois entre 2017 et 2024 ? ».

    Dans les rangs, les retraités de l’énergie et les cheminots sont très présents. « EDF, SNCF, PTT… que des services publics qu’on a démantelés, vendu à la découpe au privé et maintenant, l’État ne maîtrise plus les prix », déplore Tommy. « Beaucoup d’entre nous touchent moins de mille euros de pension. Pour les femmes, c’est 64% », regrette aussi Bernard, ancien postier venu des Alpes-de-Haute-Provence pour défendre « un droit à une Sécurité sociale basée sur le système de solidarité ». À ses côtés, Katia Veyran, la secrétaire adjointe de l’USR CGT 04, fait le compte des dégradations : « 40 lits supprimés à l’hôpital de Manosque, tout autant à Digne où un service pneumologie ferme…et les mutuelles sont de plus en plus chères. »

    Pas de santé

    à l’américaine

    Thierry Mallet a aussi fait le trajet depuis le Vaucluse, département particulièrement touché par les déserts médicaux. Il note bien « les efforts faits par les collectivités qui prennent des mesures pour attirer les médecins dans les endroits les plus éloignés des hôpitaux, avec ici une maison médicale, là une aide à l’installation ». Mais ces morceaux de sparadraps ne suffisent pas à combler la plaie béante dont souffre le système de santé public « depuis qu’on lui demande d’être rentable, note le retraité. Et pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, faut avoir des mois devant soi ». Parmi ces « nantis » que ne cesse de pointer le gouvernement, Antoine et Suzanne, deux militants niçois, témoignent d’un accès aux soins rendus de plus en plus difficile : « On renonce aux loisirs, puis aux soins, parce que nos mutuelles de plus en plus chères ne les prennent pas en charge à 100%. On renonce même à se nourrir correctement. »

    Le reste à charge du patient est largement évoqué dans le cortège, qui mène les retraités jusqu’à la préfecture. Secrétaire de l’Unirs Solidaires, Roselyne Garcia questionne : « Pourquoi à 64 ans la prévention s’arrête et à 75 ans, on ne fait plus de dépistage du cancer du côlon ? » La militante refuse « de laisser ce gouvernement nous entraîner vers un système à l’américaine ». Jean-Pierre, retraité de la pétrochimie nucléaire, a fait le trajet depuis Barcelonnette et, devant le manque de mobilisation de la population sur ces questions, regrette un peu « l’individualisme qui a gagné sur les valeurs de solidarité ». Mais, devant la préfecture, deux lycéennes, également en lutte, saluent le cortège en applaudissant.

  • Une journée pour changer les regards sur l’autisme

    Une journée pour changer les regards sur l’autisme

    Trouble du neurodéveloppement qui concerne près de 700 000 personnes en France, dont 100 000 de moins de 20 ans selon l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), l’autisme est mis en lumière chaque 2 avril. Une résolution des Nations unies, adoptée en 2007, a instauré cette Journée mondiale de sensibilisation.

    Comme chaque année, le Département du Vaucluse organise, à cette occasion et en partenariat avec la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), un moment de rencontres et d’informations. Familles aidantes, professionnels, mais aussi toute personne intéressée sont invités à assister gratuitement à une après-midi de conférences dans la salle polyvalente de Montfavet, à Avignon, à partir de 13h30.

    « Cette année, on a choisi le thème des écrans, souvent très utilisés par les personnes atteintes d’un trouble du spectre de l’autisme [TSA, Ndlr], détaille Isabelle Dugaret, chargée de mission sensibilisation au handicap à la MDPH du Vaucluse. L’idée est de réfléchir à la façon dont on s’en sert, car ils peuvent constituer un outil très intéressant, en particulier pour les personnes discommunicantes. »

    Autisme et écran

    Pour nourrir cette réflexion, David Da Fonseca, professeur des universités et psychiatre de l’enfant et de l’adolescent à l’Hôpital Salvator de Marseille, interviendra durant une heure sur « la relation complexe entre TSA et écran ». « Il y a beaucoup de stéréotypes ou d’idées reçues qui circulent et qui disent, par exemple, que les écrans génèrent l’autisme. C’est du grand n’importe quoi, s’indigne le praticien. Ce qu’il se passe, en réalité, c’est que les enfants TSA sont plus attirés par les écrans que les autres. Le monde réel est compliqué pour eux, il y a trop d’informations à traiter, de choses imprévisibles. Avec les écrans, ils savent à quoi s’en tenir. »

    Le psychiatre est formel : tout est une question de dose. Selon lui, l’outil n’est pas à diaboliser et peut même représenter une source de développement chez l’enfant. « Il existe plein de trucs très sérieux, qui les améliorent au niveau des apprentissages, au niveau des habiletés sociales. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, poursuit-il. Beaucoup jouent également aux jeux vidéo, parfois en ligne, ce qui leur permet de créer du lien social. Sans compter les programmes qui peuvent leur permettre d’améliorer leur langage ou leur communication. » Ce ne sont donc pas les écrans en eux-mêmes qu’il faut redouter, mais plutôt le contenu et le temps passé dessus. Pour éviter les dérives, le psychiatre recommande la méthode des « quatre pas » : pas le matin, pas pendant le repas, pas avant de s’endormir, pas dans la chambre.

    Témoignages

    L’après-midi conférence sera rythmée par les témoignages de trois personnes concernées par un TSA, illustrant les impacts du trouble à différents âges de la jeunesse. Les deux premières interventions seront assurées par les familles d’enfants concernés, respectivement âgés de 5 et 10 ans. Le troisième intervenant racontera sa propre expérience « après une longue préparation, souvent nécessaire pour les gens ayant un TSA », soulève Isabelle Dugaret.

    Plusieurs associations seront présentes pour échanger avec le public. Parmi elles : TEDAI 84, l’association La Bourguette, le centre hospitalier de Montfavet, l’association Le Pas, le Centre ressources autisme CRA Paca, l’Institut Saint-Ange, le Pôle d’appui ressources pour l’inclusion handicap (Parih), l’Institut l’Alizarine, Epsa et l’association AVA.

    Cinq plans pour l’autisme

    La stratégie nationale 2023-2027 pour le neurodéveloppement, annoncée en 2022 par le gouvernement lors du Comité interministériel du handicap (CIH), constitue la cinquième étape de l’amélioration de l’accompagnement des personnes autistes en France. Après quatre « plans autisme » mis en œuvre entre 2005 et 2022, l’état a promis, dans sa projection rendue publique en octobre 2022, de mobiliser 680 millions d’euros pour répondre aux différents enjeux, cette fois en englobant l’ensemble des troubles du neurodéveloppement (TDN).

    Ils témoignent de leur quotidien

    « Le diagnostic exclut les femmes » Ellie Fabre, agente d’Ehpad en recherche d’emploi à Martigues

    Une personne autiste sur cinq est une femme, dans le monde, et Ellie Fabre considère en faire partie, dans la mesure où « plusieurs psychiatres et psychologues ont posé le terme, mais ont aussi eu difficulté à faire la différence avec le trouble borderline, ou à conjuguer les deux », retrace la jeune martégale.

    Le problème, selon elle, vient du « diagnostic, plus compliqué pour les femmes », notamment au regard des méthodes et questionnaires souvent pointés comme trop genrés. « On me fait comprendre qu’il y a des comportements qui sont normaux et d’autres non, mais qu’au fond, je suis surtout une femme avec d’autres troubles psychologiques », explique-t-elle. Il s’agit donc d’une question d’identité. « Me coller cette étiquette, comme on dit, me permet de travailler et de mieux me comprendre ».

    Comme une piste de départ pour démarrer son enquête sur soi.

    « Une question d’adaptation » Mathieu Perfetti, conseiller municipal à Port-de-Bouc

    Ce passionné de lumières de Noël a été diagnostiqué autiste dans le cadre scolaire en 2005. Ce technicien de labo en gravimétrie de métier a pu bénéficier d’un tiers-temps supplémentaire, durant ses études, ainsi que de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

    « Ce qui est bizarre, c’est que je ne comprends pas certaines choses considérées comme faciles, alors que je comprends bien d’autres sujets compliqués », résume simplement le conseiller municipal délégué au développement durable. « C’est Laurent Belsola qui m’a proposé d’être sur sa liste, indique-t-il. J’y serais jamais allé autrement. » Ses passions dévorantes pour les décorations de Noël et pour le jardinage y sont pour quelque chose. « Être élu est possible pour les autistes, tout est question d’adaptation et de volonté », affirme l’élu, tout en estimant qu’« il faut plus de représentation » dans le champ politique.

    « Notre intérêt est à gauche » Félix Démaret, assistant social en formation à Marseille

    L’absence de diagnostic ne pose pas tant de problèmes de « légitimité » à cet étudiant en travail social, qui estime faire partie des nombreux autistes non diagnostiqués. « Quand je vois mon père autiste et mon expérience de vie assez compliquée, avec une dépression chronique, je crois que l’autisme explique beaucoup de choses », développe-t-il. Trop cher, trop long, trop difficile à organiser en raison « d’un emploi du temps catastrophique et d’instabilité dans la vie », l’étudiant « arrive à gérer » sans diagnostic formel, mais reconnaît la difficulté de l’absence d’aménagements. « Si les gens pouvaient être un peu plus clairs dans leur expression et si j’avais un peu plus de temps pour rendre mes devoirs en formation ça serait un plus. »

    Militant communiste, il défend « l’intérêt de l’engagement à gauche des autistes, majoritairement prolétaires, pour une société réellement plus inclusive ».

    « Nous sommes invisibilisés » Jimmy Béhague, philosophe, militant associatif à Vitrolles

    L’ancien président de l’association La Neurodiversité France relève de nombreux écueils à l’expression des autistes. « L’oreille de la société est tournée vers les parents, les responsables associatifs neurotypiques [non autistes, Ndlr] et pas les premiers concernés », observe-t-il. Il note très peu de militants sur la totalité des autistes en France, dépeinte comme « une majorité silencieuse par contrainte ».

    Une source de « clivage philosophique » dans la communauté. « Certains pensent qu’il faut représenter les autistes non oralisants pour leur bien, ce que je trouve infantilisant. Je préfère représenter des idées que des personnes », élabore-t-il. L’un des obstacles majeurs serait que « l’autisme est une définition mouvante, encore très médicalisée », comme le furent selon lui d’autres minorités sociales. « Les racisés et les lesbiennes, gays, bi, transgenre [LGBT+, Ndlr] ne sont plus considérés comme malades. Ce n’est pas encore complètement notre cas. »

    Antonin Maja

    CHIFFRES

    1%

    C’est la part de population que représentent les personnes atteintes de troubles du spectre autistique. En France, 100 000 ont moins de 20 ans.

    3 à 4 fois

    L’autisme est 3 à 4 fois plus représenté chez les hommes que chez les femmes. Les femmes seraient largement sous-diagnostiquées, notamment du fait d’une plus grande capacité d’adaptation.

    680

    C’est le montant, en millions d’euros, que prévoit d’investir l’état entre 2023-2027 pour améliorer les réponses fournies aux personnes atteintes d’un trouble du neurodéveloppement.

  • Robineau supplante tout le monde

    Robineau supplante tout le monde

    Dans le Var considéré comme le plus difficile de France, il y avait des allures de championnat de France, voire du monde lors de certaines confrontations. Et contrairement aux prévisions des spécialistes, ce ne sont ni Henri Lacroix, ni Dylan Rocher, ni Diego Rizzi. ni Jean-Michel Puccinelli qui ont triomphé à La Crau mais l’immense Stéphane Robineau sous les couleurs de Fréjus bien sûr.

    Dans une finale extraordinaire il a conclu par un carreau lors d’un frappant gagné-manquant perdu (13 à 12) face à un adversaire tout aussi impressionnant en la personne de Ligan Doerr (La Crau). Les deux joueurs iront au championnat de France à Bergerac les 25 et 26 juillet dans la peau de favoris.

    Dans l’Hérault, c’est le jeune Florian Redon du club de Castries qui est l’heureux élu.

    Dans le Gard, Louis Molinas a dominé les débats en s’imposant contre Theo Bernard de l’ACB Barjac. un seul qualifié au championnat de France. Bernard devra passer par le championnat d’Occitanie le 25 à Auch pour avoir une nouvelle chance d’aller au France. Il sera accompagné par Tyson Molinas vainqueur du barrage entre les demi-finalistes.

    Tombeur de Philippe Rayne en 8e de finale et Gilles Gayraud en demi-finale. Le joueur de Bédarrides Baptiste Ruscelli a gagné le titre dans le Vaucluse en dominant Faouzi Djouad (Boule Atomique Orange) en finale.

    Dans les Alpes-Maritimes, Adrien Delahaye transfuge du Var et champion l’an dernier s’est incliné en finale sous les couleurs de son nouveau club le Case de Nice contre Mason Buche également du Case.

    Dans les Hautes-Alpes, le duel des Gapençais entre Manuel Pascal (Kro Gapençais) et Mickaël Arsac (Pelleautier) a tourné à l’avantage du premier nommé.

    Des Transferts déjà réussis

    Parti de Nice pour atterrir dans le Rhône à Bron Terraillon Mickaël Bonetto a déjà réussi son pari en remportant le titre individuel contre son coéquipier de l’équipe de France et du club Christophe Sarrio.

    À un degré moindre Marc Cognard a également justifié son transfert de la Boule Modérée à la Boule du col Saint-Georges (Corse).

    Il s’incline à Ajaccio en finale du championnat Corse-du-Sud contre Kévin Bonvarlet.

  • [Région Sud] Vers une gestion durable du territoire

    [Région Sud] Vers une gestion durable du territoire

    C’est la deuxième fois que le Parlement de la mer, crée en 2022 par la Région Sud pour « répondre collectivement aux grands défis de la Méditerranée », se réunit en assemblée générale. Organisée dans l’hôtel de Région (2e) mercredi, la réunion était animée par Christophe Madrolle, conseiller régional (Union des centristes et des écologistes) et président de la commission « biodiversité, mer et littoral, parcs naturels régionaux, risques », l’une des cinq qui composent le Parlement de la mer. Avec elle : « Une commission pêche, une commission économie bleue, une commission nautisme yachting et une commission sport », détaille-t-il. Parmi les points mis en avant : la volonté de ne pas « opposer économie et écologie », note François de Canson, vice-président de la Région (DVD) en charge du développement économique, de l’attractivité, du tourisme et de la prévention des risques majeurs.

    Et de rappeler la création, en mars 2025, de la certification « Territoires engagés pour la Méditerranée », imaginée pour « valoriser l’identité maritime des territoires et soutenir le développement des politiques publiques qui s’inscrivent dans une gestion durable de l’espace maritime et littoral ». « L’occasion de permettre à tous les acteurs de travailler ensemble », insiste le maire de la Londe-les-Maures (83), première commune labellisée.

    Autres points forts du bilan, d’après la Région : les « 6,6 millions d’euros d’aides régionales mobilisés pour accompagner les ports de plaisance certifiés ports propres » ou encore les « 30 millions d’euros investis dans le cadre du plan escales zéro fumée pour permettre la connexion électrique des ferries et navires de croisière à quai ». Une mesure très attendue.

    Perspectives

    En plus de la poursuite des démarches déjà engagées depuis 2022, la Région annonce ajouter de nouvelles missions au Parlement de la mer.

    Sont notamment prévus : le développement de nouveau carburants pour décarboner les flottes de navires, la mise en place du projet « éolien flottant » pour valoriser l’usage des énergies marines renouvelables, la création d’une labellisation« 100% sud », avec une signalétique « Valeurs du sud » dans les ports pour valoriser les produits et garantir une traçabilité ou encore l’apparition d’un « tourisme contrôlé » avec la création d’un « pass visiteur multimodal ». L’ambition est de « développer les mobilités durables » et de nouveau itinéraires, notamment autour de la « véloroute du littoral », qui doit relier le Gard à Nice par 500km de pistes cyclables. Vaste programme.

  • Cinq syndicats de retraités de Paca dans la rue pour la santé

    Cinq syndicats de retraités de Paca dans la rue pour la santé

    Le gouvernement Lecornu continue de serrer la vis sur la protection sociale dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Alors qu’une demande d’audience auprès du Premier ministre a été déposée au niveau national, les organisations syndicales de retraités – Solidaires, CGT, FSU, la FGR/FP et LSR – se rassemblent pour une manifestation qui prendra son départ au pied des escaliers de la gare Saint-Charles. Ils défendent les trois piliers de leurs revendications : « Retraites – santé et protection sociale – services publics. »

    Bien vieillir, en bonne santé avec des retraites dignes. Les syndicats de retraités n’ont de cesse de ferrailler pour exiger de l’état le droit à la protection sociale à laquelle ils ont contribué durant des décennies de travail. Sébastien Lecornu s’était engagé, devant l’Assemblée nationale, à ne pas augmenter les franchises médicales. Il a décidé, par décret, d’augmenter au 1er mars 2026, le forfait hospitalier de 15% et le forfait patient urgence de 33%.

    Asphyxie des hôpitaux

    « Six milliards en moins pour la santé, c’est plus de fermetures de lits, moins d’accès aux soins. Ce budget confirme l’asphyxie financière des hôpitaux, le milliard de ponction sur les mutuelles et le maintien des exonérations patronales », dénonce l’USR CGT des Hautes-Alpes, qui pointe les politiques de droite et d’extrême droite qui « fragilisent la solidarité, attaquent les associations, réduisent les moyens des services publics ».

    Dans ses recherches d’économies budgétaires, l’Ondam, (Objectif national de dépenses d’Assurance maladie), qui fixe toutes les dépenses de santé et de protection sociale, est augmenté d’à peine 3,3%. « Il ne tient pas compte de l’inflation, ni des nouveaux besoins, maladies chroniques, perte d’autonomie… », précise Rolselyne Garcia. La secrétaire générale de l’Unirs Solidaires 13 estime qu’il « faudrait au minimum 5% pour maintenir ce qui existe ».

    Les retraités en ont assez d’être désignés comme les responsables du déficit national. Leur réalité est toute autre : 60% d’entre eux ont une pension inférieure au Smic, 27% touchent moins de 1 000 euros de retraite, et parmi eux, 74% sont des femmes. Ils battront le pavé, ce jeudi, dans le cadre d’un mouvement national décliné en régions, pour exiger la revalorisation des pensions, un accès aux soins pour tous, des services publics sur tout le territoire et un financement de la Sécurité sociale basé sur les cotisations sociales.

  • [Tribune] Abeilles et pollinisateurs : un enjeu majeur pour la région Paca

    [Tribune] Abeilles et pollinisateurs : un enjeu majeur pour la région Paca

    Le 7 avril 2026, la France accueillera à Lyon un sommet « One Health* », consacré à l’interdépendance entre santé humaine, animale et environnementale. Ce rendez-vous d’action ne peut ignorer un enjeu majeur pour notre territoire méditerranéen : la protection des pollinisateurs.

    La région Provence-Alpes-Côte d’Azur occupe une place majeure dans l’apiculture française. Elle accueille plusieurs milliers d’apiculteurs, professionnels et amateurs, et se caractérise par une forte diversité florale à l’origine de productions de miels reconnues. L’agriculture régionale – arboriculture fruitière, cultures maraîchères, semences, plantes à parfum, aromatiques et médicinales (lavande, thym, romarin…) – dépend largement de la pollinisation animale.

    Les abeilles domestiques, les bourdons d’élevage et les pollinisateurs sauvages assurent la reproduction de nombreuses plantes cultivées et sauvages. À l’échelle mondiale, 60 à 80% des cultures dépendent au moins partiellement de la pollinisation animale, représentant environ 35% de la production alimentaire. La pollinisation conditionne également la biodiversité végétale et, indirectement, la biodiversité animale.

    Pourtant, les constats scientifiques sont préoccupants. Ce service écosystémique** essentiel est aujourd’hui fragilisé. En Europe, les populations d’insectes déclinent fortement. En Paca comme ailleurs, certaines zones agricoles voient leurs paysages se simplifier, les ressources florales se raréfier et l’exposition aux pesticides persister. Le changement climatique accentue encore ces pressions, avec des étés plus chauds et plus secs.

    Notre région illustre aussi un paradoxe bien connu : des milieux naturels (garrigues, maquis, forêts…) en apparence riches peuvent manquer de ressources sur la durée. Après des floraisons printanières intenses mais brèves, les périodes estivales peuvent devenir critiques pour les pollinisateurs, soumis à un véritable stress alimentaire voire hydrique.

    Les abeilles sont également de précieuses sentinelles de l’environnement. En butinant, elles révèlent la présence de polluants dans leur environnement, faisant de la ruche un outil de surveillance à la fois agricole, écologique et sanitaire. Les informations données par les analyses des produits de la ruche sont essentielles dans le cadre d’une politique de santé publique efficace.

    Aujourd’hui, le diagnostic scientifique est posé. L’enjeu est maintenant d’agir. Cela suppose de mieux accompagner la santé des colonies, de faire évoluer les pratiques agricoles, de restaurer des paysages riches en ressources florales tout au long de l’année et d’intégrer pleinement tous les pollinisateurs dans les politiques publiques.

    Cela implique des choix concrets mais aussi concertés entre les collectivités locales – communes, intercommunalités, départements et Région – en matière d’aménagement, de gestion des espaces publics et de soutien aux apiculteurs et agriculteurs, afin de faire des pollinisateurs une priorité territoriale et non une variable d’ajustement.

    En Paca, la protection des pollinisateurs n’est pas une question secondaire. Elle conditionne la résilience de nos territoires, l’avenir de notre agriculture et, à terme, notre propre santé. Les solutions existent. Il appartient désormais aux décideurs de les mettre en œuvre.

    *Une Seule Santé

    ** Un service écosystémique désigne l’ensemble des bénéfices que les êtres humains et autres êtres vivants tirent des écosystèmes, directement ou indirectement.

  • Prix des carburants : ces travailleurs témoignent

    Prix des carburants : ces travailleurs témoignent

    « Ça me coûte déjà 20 euros de plus par semaine », Jessica Torres, Aide-soignante à l’hôpital, Martigues.

    J’habite Saint-Chamas et je vais travailler au centre hospitalier de Martigues, donc je mets entre 35 et 40 minutes. J’ai la chance de faire des journées de 12 heures, donc j’ai moins de trajets à faire que quand j’étais en 7 heures, mais je pars de chez moi à 5h45, donc c’est inenvisageable de prendre un bus. Avec la hausse du prix de l’essence, si ça vient à perdurer, ça va être compliqué. Ça me coûte déjà 20 euros de plus par semaine qu’habituellement. Ça devient une pression financière. À côté de ça, ma paie n’augmente pas. On se bat déjà pour revaloriser nos salaires et avoir de meilleures conditions de travail, si on a cette contrainte-là en plus à gérer c’est compliqué. On finit par perdre de l’argent pour aller travailler. On se demande jusque quand ça va durer et si des mesures vont être prises du côté du gouvernement ou de la direction. » Propos recueillis par Alice Magar

    « Ça va devenir catastrophique », Laurent Gigay, Infirmier libéral, Gap.

    Personnellement, je parcours 150 km tous les jours, alors avec une augmentation du carburant de 1,60 euro le litre à 2,20 euros, je passe d’environ 14 euros à 20 euros par jour. On continue à assurer nos soins comme avant, on adapte nos parcours pour faire des économies, en essayant de faire le moins de kilomètres possibles… Là c’est encore jouable, mais si le prix continue de monter ça va devenir catastrophique. Notre indemnisation, les actes médicaux-infirmiers et l’indemnité forfaitaire de déplacement, n’ont pas été revalorisés depuis 2009. On n’est pas entendus, déjà que les marins et agriculteurs, encore plus impactés, n’ont eu que des miettes, nous on n’a rien. On se sent un peu abandonnés. Ça devient inquiétant pour l’avenir, j’ai les reins solides, j’ai un cabinet et une patientèle constituée depuis plusieurs années mais pour les jeunes qui s’installent, ça peut être catastrophique. » Propos recueillis par Ange Fabre

    « On va devoir revoir nos tournées », Julia Peironet-Bremond, Infirmière libérale, La Garde (Var).

    En tant qu’infirmière libérale, je suis conventionnée. On a un forfait de 2.75€ par déplacement, qui n’est jamais revalorisé. Ça a un impact direct sur nos charges. Après le matériel, nos frais, c’est l’essence. On ne peut pas arrêter de traiter des patients du jour au lendemain. Mais d’habitude, on peut arranger quelqu’un en allant le voir selon ses contraintes horaires. Là, on va devoir revoir nos tournées, regrouper selon les zones, pour faire le même nombre de patients mais avec moins de kilomètres. Je n’allais déjà plus à certains endroits, car je ne m’y retrouvais pas. Il peut arriver qu’on se bascule des patients entre infirmiers, en fonction des zones géographiques. On va peut-être le faire encore davantage. J’ai commencé en 2010, j’avais 42% de charge. Maintenant, je suis entre 52 et 55%, sans compter la hausse du prix de l’essence. » Propos recueillis par Adam Benhammouda.

    « Là, au point où on en est, on sort de l’argent », Achraf Stifine, Marin pêcheur, Marseille.

    Étant donné le prix du gasoil, et la pêche pas assez abondante en cette saison, on est obligé de calculer. De plus la météo est mauvaise ces derniers jours. Quand le poisson est moindre, on doit aller le chercher, ça veut dire qu’on va au large, on le piste, et cela peut prendre plusieurs jours avant qu’on lui tombe dessus. Je dois caler le bateau à différents endroits, me déplacer donc consommer davantage de gasoil. Et du coup… ben on n’y va pas ! Là, au point où on en est, on sort de l’argent de notre poche. J’ai un bateau de 9 mètres avec un plein de 260 litres, il faut compter le carburant, qui est passé de 0,80 cts HT à plus d’1,30 euro, mais il y a aussi l’usure des filets, du bateau… beaucoup de choses rentrent en compte. Seule une pêche miraculeuse pourrait changer la note, sinon le client paye plus cher le poisson. J’ai pas une patientèle, alors je peux me permettre de rester chez moi. Mais pas indéfiniment… » Propos recueillis par Marie-Laure Thomas

    « Nous refusons de payer pour travailler »

    Face à l’insuffisance des mesures proposées par le gouvernement, la CGT a apporté son soutien à la pétition lancée sur change.org par une syndiquée CGT, aide à domicile, Manuela Cabot Salar qui « refuse de payer pour travailler ». Mardi soir, celle-ci avait recueilli 44 687 signatures.

    Monsieur le Premier ministre, Je suis aide à domicile. Et aujourd’hui, je n’arrive plus à m’en sortir.

    Chaque jour, je parcours des kilomètres pour aller aider des personnes qui en ont besoin. Ma voiture est indispensable à mon travail.

    Pourtant, les prix du carburant explosent… et mes indemnités kilométriques, elles, n’ont pas bougé !

    Avec un salaire en dessous du Smic chaque mois, comment faire face ?

    Et comme si cela ne suffisait pas, les factures d’électricité et de chauffage ne cessent d’augmenter. Aujourd’hui, travailler ne suffit plus à vivre dignement.

    Ça ne peut plus durer

    Je ne suis pas un cas isolé. Nous sommes des millions de travailleuses et de travailleurs à dépendre de notre véhicule pour exercer notre métier. Pendant que nous comptons chaque euro pour finir le mois, les profits des grandes entreprises pétrolières explosent !

    Cette situation est injuste. Et elle doit changer.

    Pour ça, nous demandons :

    le blocage des prix du carburant et de l’énergie

    la revalorisation des salaires

    l’augmentation immédiate des indemnités kilométriques

    Travailler ne doit pas coûter de l’argent.