Tag: Politique

  • Relever le défi de l’unité du monde du travail

    Relever le défi de l’unité du monde du travail

    Le congrès confédéral de la CGT s’est achevé vendredi dans l’unité et la combativité.

    C’est une bonne nouvelle pour le monde du travail dans sa globalité qui a besoin d’organisations fortes et en ordre de bataille pour défendre ses intérêts.

    À Tours, les débats ont été francs, parfois vifs, mais l’ambiance tranchait avec celle du précédent congrès qui avait eu à gérer la succession complexe de Philippe Martinez.

    Sophie Binet qui avait alors été élue pour trouver un point d’équilibre en dehors des candidats qui s’opposaient pour prendre la tête de la CGT a gagné en légitimité et s’est pleinement installée dans son rôle de dirigeante syndicale à la fois dans les rangs de la CGT mais aussi plus largement dans l’opinion publique.

    Rapprochement avec la FSU

    Sans nier les obstacles que la CGT a pu rencontrer depuis 2023, la centrale syndicale a retrouvé sa dynamique collective et donc sa capacité à en découdre avec le patronat, le gouvernement libéral et l’extrême droite. Un courant politique qui prospère sur la division des travailleurs selon leur origine, leur religion ou leur couleur de peau dont le syndicat combat énergiquement la progression dans les classes populaires.

    La CGT qui sort renforcée de son congrès amorce un rapprochement historique avec la FSU, au sein d’une « maison commune », un cadre de coordination permanent entre les deux organisations, qui permettra de peser plus fort face au pôle de syndicats réformistes emmené par la CFDT.

    De nombreux défis restent devant elle : mutations du travail, IA, précarisation, ubérisation. Pour les relever, la CGT devra décupler ses efforts pour unir le monde du travail et faire progresser la conscience de classe.

  • Laurent Nuñez veut « préserver » la Sécurité civile

    Laurent Nuñez veut « préserver » la Sécurité civile

    « Je souhaite ardemment que nous puissions inscrire à l’agenda parlementaire un projet de loi ambitieux de modernisation de la Sécurité civile, qui soit à la hauteur de l’engagement de ceux qui la servent », assure le ministre de l’Intérieur, ce jeudi. Après le Gard, Laurent Nuñez s’est rendu dans les Bouches-du-Rhône, où il a d’abord fait escale à l’École d’application de la Sécurité civile, à Valabre, avant de boucler sa visite à l’École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (Ensosp) pour présider et baptiser les promotions d’officiers en formation à l’Ensosp.

    Il s’est aussi attelé à remettre des décorations, puis à inaugurer le Jardin du souvenir. Au cours de son allocution, le ministre a rappelé, devant un parterre d’uniformes, travailler à « préserver et défendre » le modèle de la Sécurité civile, et à le « moderniser pour le pérenniser. C’est le sens des concertations qui ont été menées dans le cadre du Beauvau de la Sécurité civile ». Le ministre assure également « travailler avec nos partenaires de la santé pour la mise en place d’un contrat territorial du secours d’urgence aux personnes, qui permettrait au préfet de renforcer la coordination des acteurs concernés (…) »

    « Les mesures qui vont être prises vont nous permettre, dans les années futures, de s’adapter aux différents changements rencontrés dans notre activité et donc répondre plus efficacement dans nos missions », souligne le capitaine Gurche Bastien, en formation.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

    La présidente (DVD) du département a affirmé mercredi avoir largement augmenté les investissements et baissé l’endettement, tout en déplorant les dépenses imposées par l’État. Le département a investi 324 millions d’euros depuis 2021, « un niveau jamais atteint », et a réduit son endettement de 137 millions à 74 millions d’euros, s’est félicité Eliane Barreille.

    La présidente a cité les grandes priorités du département, parmi lesquelles la lutte contre la désertification médicale. « Nous avons souhaité être présents, même si ce n’est pas notre compétence », a-t-elle affirmé. Elle a également insisté sur l’insertion et l’emploi. « Nous avons un seul leitmotiv : accompagner le retour à l’emploi », a-t-elle lancé, se réjouissant de la baisse du nombre de bénéficiaires du RSA.

    Eliane Barreille a finalement évoqué les routes, le « deuxième budget » du département, avec 40 millions d’euros d’investissements sur les 47 millions prévus pour l’année 2026. Le chantier du Pas de la Rochaille est le projet le plus important pour le département. « Il n’est clairement pas normal que nous n’ayons pas de fonds européens alors que cette route est utilisée à 60% par des camions italiens », a-t-elle lancé. La présidente a menacé de réduire les tonnages de camions autorisés sur la route départementale « si nous continuons à être tenus à l’écart des fonds européens ».

    Des dépenses imposées par l’État

    La présidente et les conseillers départementaux de sa majorité ont également insisté sur la rénovation de deux collèges à Manosque et à Digne. La présidente a aussi évoqué les Ehpad, que le département finance « cinq fois plus que la mandature précédente », à hauteur de 15 000 euros par chambre. Eliane Barreille a par ailleurs mentionné les projets prévus concernant les centres médico-sociaux de Manosque, d’Oraison et de Saint-Auban.

    La présidente n’a pas manqué de se plaindre des dépenses imposées par l’État, qui « impose en permanence des augmentations de salaires et de charges qu’il ne compense pas, sans aucune concertation avec les départements », citant notamment l’augmentation des salaires des aides à domicile. « C’est une charge très importante que vont supporter les départements, trop c’est trop », a-t-elle lancé, se disant « fâchée » et « agacée ». La présidente a d’ailleurs dénoncé ces décisions de l’État dans une publication sur son compte Facebook mardi soir. « L’État décide et les départements paient une nouvelle fois ! », a-t-elle déploré, refusant que « de nouvelles dépenses nous soient imposées sans aucune compensation ».

    « Il n’y a jamais eu autant d’argent investi dans le sport et la culture. Les communes n’ont jamais eu autant que sous cette mandature », a avancé Camille Galtier, maire de Manosque et président du groupe départemental majoritaire. « La droite n’a jamais été dans cet état d’esprit », a-t-il affirmé. « Cela n’a jamais été fait avant, les collèges et les routes départementales étaient laissés totalement à l’abandon parce que ce n’était pas la bonne couleur politique avant », a-t-il lancé, taclant la majorité précédente socialiste, « la plus à droite de l’échiquier politique », les appelant à « se regarder dans le miroir ».

    La conseillère départementale ubayenne Elisabeth Jacques a par ailleurs exprimé la volonté de « revendiquer notre culture montagnarde » et d’accompagner les stations de ski dans le « changement majeur de leurs modèles économiques ». « Jamais autant d’argent n’a été investi dans la montagne », a-t-elle affirmé.

  • À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    « Ici, nous refusons de nous résigner. » Jean-Frédéric Déjean, le secrétaire de la section d’Arles du PCF, donne le ton de la ferrade devant le parterre de la Manade des Chanoines, samedi matin.

    Particulièrement pour « soutenir le peuple palestinien » et affirmer « la solidarité des communistes » à l’égard des militants de la flottille ayant fait face « à la violence des autorités israéliennes », selon le responsable. Autre soutien, celui à « Cuba qui subit un blocus économique illégal des États-Unis » mais dont « le peuple continue de résister avec dignité ». Le PCF a d’ailleurs remis un chèque de 300 euros à l’association Cuba coopération France.

    « Venir ici, c’est résister »

    La solidarité internationale vient en face à « un monde en feu aux mains du capital et des fascistes », décrit par Gaël Zaafour, du PCF de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Alors, « venir ici est un acte de résistance », pour le responsable communiste, qui ne manque pas de saluer les « six adhésions parmi les colistiers et élus » de la liste Mieux vivre Port-Saint-Louis. « Un camarade disait que le PCF a toujours été un phare. Depuis qu’il existe il nous a donné la Résistance et la Sécu », conclut Gaël Zaafour.

    La Sécurité sociale est justement le thème du débat organisé l’après-midi avec Jean-Marie Angeli, secrétaire de la CGT CPAM, et Anthony Gonçalves, adjoint à la santé (PCF) de Marseille. Ce dernier a rappelé que « la création de la Sécu a permis d’améliorer l’espérance de vie des Français ». Jean-Marie Angeli rétorque, ironique : « Mais on n’a plus de sous ! » pointant « la volonté du gouvernement d’ouvrir la santé au marché ». Le syndicaliste insiste sur le rôle de la cotisation sociale pour financer « la plus belle conquête des travailleurs », en contre-modèle.

  • [Parole de maire] Cathy Venturino-Gabelle : « Un mandat ne suffit pas pour réaliser certains projets »

    [Parole de maire] Cathy Venturino-Gabelle : « Un mandat ne suffit pas pour réaliser certains projets »

    C’est le rendez-vous du lundi deux fois par mois dans La Marseillaise. En interrogeant sans concession les premiers magistrats des communes de Provence, sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, La Marseillaise met en lumière la vie des communes, cellule de base de la République.

    La Marseillaise : Vous avez été réélue avec près de 67% des voix. On vous imagine confortée et satisfaite…

    Cathy Venturino-Gabelle : On en est honorés. Et ça nous donne aussi une obligation parce que quand les gens placent cette confiance en vous, vous ne pouvez pas les décevoir. Nous voulons continuer notre chemin et faire encore mieux. On a eu l’épreuve de devoir revoter en 2024 [après la démission de plus de la moitié du conseil municipal, Ndlr], mais on l’a passée.

    Le mandat a été mouvementé, notamment dans les relations avec votre ex-adjoint, François Volpi, qui a quitté la majorité
    en 2023 et avec qui les relations semblent tendues depuis…

    C.V.-G. : En 2020, il est venu me trouver pour intégrer l’équipe. C’est la question des locations des salles pour les associations qui a mis le feu aux poudres. Une délibération de 2015, bien avant notre élection, dit que pour des animations gratuites, les salles sont prêtées gracieusement, mais que si elles sont payantes, les associations s’acquitteront d’une location pour 24 euros le week-end. Il a utilisé ce moyen pour se dissocier de la majorité, qui voudrait selon lui tuer les associations. Je pense qu’il y avait autre chose derrière, car 24 euros, je ne pense pas que ça mette en péril une association. Je n’ai aucun grief contre lui, je regrette juste ses façons de faire. Pour autant, nous sommes ouverts. On a créé des commissions extra-municipales, des comités de quartier, les rendez-vous du maire. On travaille avec toutes les personnes qui le veulent, y compris eux, d’autant qu’ils sont élus. Mais ils sont présents une fois sur trois aux commissions. Quand ensuite vous arrivez en conseil en disant que vous n’avez pas d’informations, c’est un prétexte pour éviter de prendre position ou pour prendre position contre.

    En 2024, lors des élections partielles, vous avez été accusée d’avoir reçu le soutien du député RN Philippe Schreck. Comment avez-vous vécu cela ?

    C.V.-G. : Nous avons une liste qui va de la gauche à la droite, mais on a toujours évité les extrêmes. Je n’ai jamais reçu le soutien du député. Philippe Schreck avait un contentieux personnel avec François Volpi et à chaque fois qu’il est intervenu, c’était pour parler de cela, mais il n’a jamais invité à voter pour nous. J’ai toujours refusé le soutien des extrêmes, j’ai même fait un communiqué pour dire que je refusais que des personnes extérieures viennent se mêler de la campagne. On n’a pas reçu M. Schreck à Barjols, il est venu une fois à mes vœux mais il n’était pas invité. On n’est pas là pour faire de la politique politicienne. Le seul qui en fait, c’est François Volpi. Quand il est arrivé dans notre équipe en 2020, il était attaché parlementaire de Valérie Gomez-Bassac, qui était LR et a été député macroniste, et a pris les décisions avec nous pendant trois ans, alors qu’il ne se revendique que de gauche…

    Parmi vos grands projets,
    il y a celui de la maison de santé
    de Barjols. Où en est-on
     ?

    C.V.-G. : C’est un projet privé dont la commune est facilitatrice en essayant de déverrouiller les freins au niveau des services de l’état (emplacements, PLU, zonage…). L’investissement est conséquent et dépasse les 3 millions d’euros. Le permis est purgé de tout recours. On est dans les dédales administratifs des débuts de chantier, cela prend du temps. Les travaux devraient commencer à l’automne pour 12 à 18 mois.

    Cela fait écho aux paroles
    du président du département
    Jean-Louis Masson, qui s’exprime souvent à propos du poids des normes sur les projets locaux…

    C.V.-G. : Quand j’ai été élue, on me disait qu’un mandat ne suffisait pas pour réaliser certains projets, et j’ai pu le mesurer. Mais je le modère car ma commune bénéficie du programme « Petite Ville de Demain », qui nous offre un contact privilégié avec les services de l’État via un chef de projet dédié, grâce à qui on ne se perd pas dans les méandres des services. Cela facilite le montage des dossiers et nous a permis de réaliser des projets comme celui de la désimperméabilisation et la végétalisation de la place de la Rouguière, ou la rénovation du centre de loisirs, pour un gain énergétique de 93%.

    Mercredi, à la conférence de l’APVF du Var, vous avez pris la parole sur l’articulation entre vie privée et vie publique. En tant que femme maire, les choses sont plus compliquées ?

    C.V.-G. : Oui. Je suis en plus PMR, mais j’en fais plutôt une force. En 2020, un adversaire avait dit qu’on n’allait pas avoir une femme maire et en plus handicapée. Sur le dernier mandat, dans la Communauté de communes Provence Verdon, j’étais la seule femme. Lors de ma première réunion, j’avais posé une question, on m’avait dit qu’on ne me répondrait pas parce que je n’allais pas comprendre. Ce n’est pas facile d’être une femme en politique, malgré la loi sur la parité. Sur ce mandat, nous avons désormais 4 femmes maires sur 15 à Provence Verdon. Le statut de la femme fait qu’il est plus compliqué d’articuler vie publique et vie privée, car dans notre société patriarcale, ce sont les femmes qui s’occupent des enfants et de la vie de famille. J’ai fait le choix d’emmener mes enfants le plus souvent possible avec moi pour être ensemble et qu’ils prennent conscience de la vie en société. Je pense que ça les aguerrit.

    Quels sont vos objectifs
    pour ce mandat
     ?

    C.V.-G. : Poursuivre la transformation et l’adaptation de notre commune, notamment du centre-ville, et continuer à améliorer le quotidien de nos administrés. On a un gros projet sur la réhabilitation des anciennes tanneries. C’est un dossier très complexe. Il y a eu une DUP, et il doit y avoir reconstruction, mais on n’y est pas encore car il y a des dossiers à monter, des études de pollution, de sol… Et on n’a pas eu assez de temps et d’argent entre 2021 et 2026, car même si on arrive à faire financer 80% de nos projets, on doit faire une avance de trésorerie et payer les taxes. Il s’agira de relier ces friches à la place de la Rouguière et au boulevard Grisolle via la rue de la République à travers une zone de rencontre qui donnera une bulle d’oxygène aux commerçants. On veut aussi poursuivre la rénovation énergétique des bâtiments, et de l’église de la Collégiale, qui est classée bâtiment historique. On a encore de beaux et longs projets.

  • Paul Vannier à Digne appelle à plus de contrôle de l’école privée

    Paul Vannier à Digne appelle à plus de contrôle de l’école privée

    Développer une culture du signalement pour repérer les comportements inappropriés » : le député LFI Paul Vannier, co-rapporteur de la commission d’enquête Bétharram, a donné vendredi à Digne une conférence sur le contrôle et le financement de l’enseignement privé. Selon lui, 12 à 15 milliards d’euros sont alloués aux établissements privés sous contrat chaque année, sans « contrepartie, obligation ou contrôle ». Sur 1 000 contrôles, plus de 400 auraient donné lieu à des mises en demeure d’établissements, selon lui. Il a estimé qu’un contrôle financier avait lieu « une fois tous les 1 500 ans », ce qui engendre des « détournements de fonds publics » et de la « fraude ».

    Les contrats entre l’établissement et l’État ne sont par ailleurs jamais renouvelés, et ont, dans 21% des cas, complètement disparu, a-t-il avancé. « Ces contrats sont éternels et ne cessent jamais même quand il y a des dysfonctionnements », a-t-il affirmé. Il a ainsi décrit « un modèle de financement opaque et hors de contrôle ». C’est ce système qui « a conduit à Bétharram » et à « ce que des enfants soient la proie de bandes de pédocriminels organisées », a-t-il estimé, déplorant également « l’inaction de Bayrou ». « Nos impôts financent l’aggravation des inégalités sociales », a-t-il par ailleurs avancé.

    Le député a donné cette conférence à trois jours de l’examen de sa proposition de loi Bétharram dans l’hémicycle. Elle propose notamment de rediscuter les contrats chaque année et de créer des sanctions. Paul Vannier a dit espérer la faire adopter d’ici à la rentrée prochaine. « Il y a eu zéro voix contre en commission », s’est-il félicité.

    La conférence était organisée avec le soutien de la CGT, de Sud Éducation et de la FSU.

  • Une fête très politique à la ferrade du PCF

    Une fête très politique à la ferrade du PCF

    « Je crois que le débat avec un oncologue et un syndicaliste de la sécu est vraiment d’actualité. » Le secrétaire de la section du PCF de Port-Saint-Louis-du-Rhône Gaël Zaafour exulte à l’approche de la traditionnelle ferrade organisée avec les communistes d’Arles.

    Car au menu de ce samedi 30 mai ne figure pas que la gardiane de taureau. Le débat de 15h annoncé par le responsable Saint-Louisien portera sur l’accès aux soins, les déserts médicaux et la sécurité sociale, avec le secrétaire général CGT de la CPAM et Anthony Gonçalves, oncologue et adjoint (PCF) au maire de Marseille en charge de la santé. « Ce sont deux points d’attaque du capital : tuer la sécu et imposer le libéralisme dans la santé et le médicament », juge Gaël Zaafour.

    Solidarité internationale et associative

    La solidarité internationale est aussi à l’honneur. « Nous allons symboliquement remettre un chèque à Cubacoopération », indique Jean-Frédéric Déjean, du PCF Arlésien, en même temps que sera rappelé le soutien à la Palestine et au peuple cubain.

    Plusieurs stands d’associations du territoire seront présents, dont Femmes solidaires, Osez le féminisme, la Ligue des droits de l’Homme, l’Union des familles laïques, le Secours populaire français ainsi que celui de La cuvée de camarades.

    En pleine période de congrès, les deux communistes s’accordent sur l’enjeu d’un parti uni. « Le monde n’a jamais eu autant besoin d’un parti communiste fort. À nous de nous unir plus que jamais pour rester combatifs », estime Gaël Zaafour du PCF Saint-louisien. « Les communistes doivent chercher les moyens d’être les plus utiles pour tourner la page du macronisme », complète Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Rendez-vous samedi 30 mai à partir de 10h à la Manade des Chanoines, située au 796 RD 113A, à Arles. Le marquage des veaux est prévu à 11h, les prises de parole politiques à 12h et les vachettes seront dans les arènes à 15h30 après le débat.

  • À Digne, la secrétaire du PS accuse un adhérent d’agression

    À Digne, la secrétaire du PS accuse un adhérent d’agression

    Soutenir ou pas la candidature de Francis Kuhn : cette question a été source de crispations et de tensions importantes pendant la campagne municipale au sein du PS. Alors que certains socialistes ont rejoint, puis quitté la liste de l’ancien premier adjoint, qui comportait également des cadres LR, d’autres, comme la secrétaire locale Sylvie Lyons, étaient vent debout contre cette alliance. Des tensions qui sont allées, selon elle, jusqu’à des agressions physiques. Elle a décidé de porter plainte suite à une agression qu’elle aurait subie d’un adhérent du parti en décembre, pendant le vote pour valider ou pas la présence de socialistes sur la liste de Francis Kuhn.

    « Cela a été extrêmement violent », témoigne Sylvie Lyons, qui parle « d’accès de violence », dit s’être fait « hurler dessus » et avoir pris « un coup sur le bras », ainsi qu’un « flot d’insultes » et « des pressions ». « Ils étaient dans une logique de toute puissance », affirme-t-elle, se disant « victime d’une banalisation croissante de la violence ». La secrétaire locale explique avoir saisi la commission des violences sexistes et sexuelles en décembre. « Ce que je dénonce, c’est le dérapage », avance-t-elle. Elle dit avoir écrit plusieurs fois à Olivier Faure à ce sujet, sans retour de sa part. « Quand j’ai vu qu’il n’y avait pas de retour, j’ai décidé de porter plainte », relate-t-elle. « Le silence, c’était une violence de plus », lance la secrétaire. Sa plainte fait état de « violences physiques, menaces, intimidations, harcèlement et pressions répétées », ainsi que des « tentatives d’éviction par la contrainte ».

    Dans une lettre, les membres du conseil fédéral relatent « un grave différend » et « la violence choquante des échanges, en particulier à l’encontre de la secrétaire de la section de Digne Sylvie Lyons dont nous avons tous été témoins ».

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux candidats en lice pour les sénatoriales

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux candidats en lice pour les sénatoriales

    « C’est le prolongement de mon engagement en tant qu’élue municipale et en tant que vice-présidente du conseil départemental » : Stéphanie Colombero (LR) a annoncé sa candidature aux élections sénatoriales, espérant prendre le siège du sénateur actuel, Jean-Yves Roux (PRG), lui aussi candidat à sa réélection. La professionnelle de santé, encartée LR, compte aller à la rencontre des maires du département pour les convaincre de voter pour elle. « Le but, c’est que j’aille rencontrer le maximum d’élus. Si j’arrive à voir toutes les mairies, ce serait parfait », lance-t-elle. « Je vois au quotidien des communes qui ont du mal à faire sortir de beaux projets, qui ont envie de faire avancer leur village, mais qui se retrouvent confrontés à de la complexité des règles qui ne sont pas forcément applicables sur nos territoires, et la complexité de monter des dossiers d’aide. Donc, dans mon projet, j’ai la volonté d’avoir une équipe qui soit formée pour la recherche de subventions, et qui puisse venir en aide aux communes », explique-t-elle.

    Selon elle, le fait de siéger « dans la majorité sénatoriale permettra certainement d’avoir plus de poids ». Si elle était élue, elle compte « proposer des permanences mobiles pour venir à la rencontre des élus, pas attendre qu’ils me sollicitent, mais aller les voir et porter leurs sujets ». Contacté, Jean-Yves Roux, sénateur depuis 2014, n’a pu être joint dans l’immédiat.

  • [Entretien] Vincent Boulet (PCF) : « Redonner à la France une voix indépendante pour la paix et le droit international »

    [Entretien] Vincent Boulet (PCF) : « Redonner à la France une voix indépendante pour la paix et le droit international »

    La Marseillaise : Quel message avez-vous envie de porter aujourd’hui ?

    Vincent Boulet : Je veux parler de paix. Parce qu’elle est, aujourd’hui, comme le disait Jean Jaurès, « la mère de toutes les batailles ». Elle permet de lutter contre la domination impérialiste et les concurrences capitalistes qui provoquent les guerres, de poser la question de l’émancipation démocratique et sociale, car il n’y a pas de paix sans progrès social ni de progrès social sans paix. Et puis, ça permet d’aborder le positionnement de la France dans les crises internationales. En perdant les outils de sa politique d’indépendance, la France est devenue inaudible et vassale de l’Otan et des États-Unis. Donc la question, c’est comment redonner à la France une voix indépendante pour la paix et le droit international.

    Comment fait-on pour peser
    sur cette question avec une gauche affaiblie, en France et en Europe ?

    V.B. : Au PCF, nous pensons que la question est de savoir sur quelle base on reconstruit une gauche à l’offensive sur les questions sociales et sur celle de la république que nous voulons. Est-ce qu’on veut un État désindustrialisé, sans vision ni poids sur les questions internationales, ou en position de peser ? Ça fait longtemps que les communistes disent que l’Otan n’est pas un outil pour la sécurité mais un outil de guerre et d’ingérence et on le voit aujourd’hui avec les injonctions à porter les dépenses militaires à 5% du PIB ou les menaces de Trump contre ses membres. Donc nous militons pour la sortie de l’Otan, ce qu’avait fait le général de Gaulle en sortant du commandement intégré en 1966 et nous posons aussi l’exigence d’un autre ordre de sécurité collective en Europe sur la base de l’esprit de la conférence d’Helsinki de 1975. Ce sont des sujets que nous portons, notamment via des événements comme la Fête de La Marseillaise.

    Sous-entendez-vous la création d’une Europe de la défense ?

    V.B. : Non, car elle serait soumise à l’Otan. L’UE a renforcé sa vassalisation envers l’Otan et les États-Unis, et après plus de quatre ans de guerre en Ukraine et plus d’un million de morts à nos frontières, elle a été incapable de prendre la moindre initiative diplomatique et pire, provoque des tensions. Donc une Europe de la défense ne peut pas exister et encore moins une armée européenne. Ce que nous voulons, c’est une Europe de la sécurité collective, impliquant que la sécurité d’un peuple ne peut pas être assurée contre celle du peuple d’à côté. C’est le principe de l’indivisibilité de la sécurité. Et les peuples européens de l’Atlantique à l’Oural ont des intérêts communs à la paix et à la sécurité.

    En termes de souveraineté, la hausse de 36 milliards d’euros de la loi de programmation militaire
    ne va-t-elle pas dans ce sens ?

    V.B. : Non, elle ne répond pas à ces enjeux-là car elle reste, là aussi, dans une logique de soumission à l’Otan et de renforcement de la militarisation. La défense nationale doit retrouver son indépendance en sortant de l’Otan, en rebâtissant un pôle public industriel de défense, et au service d’objectifs politiques de paix. Mais on n’oppose pas les choix souverains des peuples à la nécessité des coopérations. Au contraire, l’un ne va pas sans l’autre. C’est justement en reconquérant des outils de souveraineté que la France pourra rebâtir des politiques de coopération selon ses intérêts, mais aussi les intérêts communs à l’ensemble des peuples.

    Un débat sur la paix au programme de l’après-midi

    Quelle défense nationale ? Pour ou contre le nouveau porte-avions ? Quel rôlede la France dans le concert des nations ? Quel chemin pour atteindre la paix ?Vincent Boulet (PCF) a croisé son point de vue avec celui de Richard Roméo-Giberti (UD CGT 83). Un débat de haute tenue salué par l’assistance. Photos M.E.H.