Tag: Politique

  • Un budget de consolidation pour l’intercommunalité de Forcalquier

    Un budget de consolidation pour l’intercommunalité de Forcalquier

    Le vice-président en charge des finances, Thomas Cherbakow, a présenté mardi soir les orientations budgétaires prévues pour la communauté de communes, avec une consolidation des projets lancés sur le mandat précédent, comme la crèche de Saint-Etienne-les-Orgues et la déchetterie. « Il sera aussi proposé, lors du vote du budget 2026, des enveloppes d’études pour la construction d’un pôle des arts et d’un centre aqualudique », a-t-il ajouté. « Le pôle des arts aurait vocation à récupérer l’école de musique intercommunale, qui est aujourd’hui à l’étroit », a précisé David Gehant, le président (DVD) de l’intercommunalité. Concernant le centre aqualudique, l’idée est que « les enfants puissent apprendre à nager, une nécessité vitale », souligne-t-il.

    Le maire réélu de Forcalquier a cependant renoncé à une mesure phare de son programme, celle d’une piscine couverte : « Le scénario de la piscine couverte ne sera pas retenu, parce qu’on n’aurait pas les moyens de la faire vivre, ou alors on mettrait en difficulté les finances de l’intercommunalité pour les 20 prochaines années… » En introduction, Thomas Cherbakow a tenu à rappeler le contexte budgétaire difficile, l’inflation et l’augmentation des prix de l’énergie, qui appellent à la « vigilance ».

    « Malgré ces éléments de contexte à l’échelle nationale, il n’est pas prévu de baisse significative des dotations globales de fonctionnement versées par l’État à destination des communes et des communautés communes », a-t-il rassuré. « On a aujourd’hui une situation budgétaire de transition : après une période de très forts investissements, forcément, on doit reconstituer nos capacités pour pouvoir investir », a expliqué David Gehant.

  • Mobilité, sécurité et logement : les grandes priorités du préfet

    Mobilité, sécurité et logement : les grandes priorités du préfet

    Municipales

    « On sort d’un cycle électoral réussi » se félicite le préfet. « Je ne parle pas des choix politiques qui sont faits, mais de l’organisation et du déroulement. Je laisse les analyses et les commentaires politiques. La participation est décevante pour un cycle municipal qui traditionnellement appelle plus d’électeurs que d’autres élections politiques. Pour les petites communes moins nombreuses, moins peuplées et où il y a plus de proximité, la participation est restée conforme. »

    Sénatoriales

    Le renouvellement des 8 sénateurs est dans 4 mois, le 27 septembre. « On va commencer les réunions préparatoires. Il y aura environ 3 600 grands électeurs dans ce département. La liste sera arrêtée en juin. »

    Carburants

    « Il n’y a pas de pénurie » souligne le préfet, mais un certain nombre de stations ont été en difficulté notamment Total. « Environ 8% des stations ont eu une difficulté de réapprovisionnement sur un carburant, donc il n’y a rien d’inquiétant. » « Sur les conséquences économiques, les batteries d’aides sont là. On s’est mis en veille, en contact et en déploiement des mesures gouvernementales avec les secteurs économiques concernés en début de semaine dernière. » Un point devait être fait hier matin avec la ministre de la Mer pour la totalité des pêcheurs sur la façade Méditerranée. D’évoquer le cas d’un producteur de fraises dont le fournisseur de barquettes en plastique avait multiplié ses prix par trois, sans pouvoir répercuter cette hausse sur le prix final.

    Ligne THT des bassins ouest du GPMM

    Suspense. « On est dans une phase très imminente de communication de l’État sur ce dossier d’importance nationale et européenne. »

    Sécurité

    Le préfet met en avant de bons résultats avec, au premier trimestre, une baisse des cambriolages et des violences crapuleuses mais une hausse en zone police de 2,51% des violences intrafamiliales et de 3,62% en violences conjugales dans le département. Les violences sexuelles baissent de 2%. Le recours à la violence dans les rapports humains continue d’augmenter. « On a un recul de la capacité à prendre en compte la santé mentale. Le nombre de psychiatres et de psychologues en ville a beaucoup baissé. Sur l’agression d’un infirmier de l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse, j’ai demandé à comprendre. L’ARS a déclenché des vérifications pour comprendre comment un patient au passé extrêmement violent a pu se retrouver en possession d’un couteau. »

    Narcotrafic

    « Ma stratégie reste fondée sur le maximum de présence de terrain, pour être le plus visible possible et utiliser tous les outils à disposition », pose le préfet. « On porte des coups sur les cartels et ce n’est pas fini. » Les saisies judiciaires depuis le début de l’année atteignent les 100 millions d’euros en comptant avec l’opération du Marché du Soleil.

    Logement

    C’est la « priorité absolue » qui exige de consacrer beaucoup de moyens à la production. Sur la lutte contre l’insalubrité, « on commence à taper, à monter sur des astreintes financières ». Le volume d’insalubrité constaté est important. « Dans le département, la moitié de l’habitat doit être rénovée. Cela demande du temps et c’est tous ensemble qu’il faut le gérer sur le temps et avec soin. »

    Relogement

    Les victimes d’habitat insalubre dans le parc social ne sont pas prioritaires en réattribution de logement, déplore le préfet. « Un vide juridique que je déplore à titre personnel. »

    Réquisitions

    Avec 57 000 logements vides à Marseille quid de la réquisition ? « Je ne pense pas que ce soit une solution. Il faut repartir sur une production et la remise à niveau de logement. C’est presque 200 millions d’euros qui ont été mis dans la remise en état de logements anciens dans le centre-ville de Marseille depuis les événements de la rue d’Aubagne. »

    Logements sociaux

    Avec 116 000 demandes de logements sociaux fin 2025, la situation se tend. « Le taux de rotation de 4% est faible. Peu de gens quittent le parc social pour beaucoup qui demandent à y entrer avec une production qui de 11 000 est descendue à 9 000. Il faut remettre de la tonicité sur la production tout en rénovant un parc ancien. » Le préfet a publié les arrêtés de pénalités à l’encontre de communes carencées dont « certaines ont fait le choix cynique local de préférer payer » (lire page 6).

    EPF Paca

    L’État a relancé un appel à candidatures pour le recrutement du directeur de l’Établissement public foncier Paca. « La directrice actuelle a donné entière satisfaction mais après 12 ans passés, on peut considérer que sur un poste d’État il faut passer la main. On a plein de candidats. Un certain nombre seront auditionnés. » La désignation est attendue pour cet été.

    Cité judiciaire

    L’État a tranché sur l’engagement d’études de faisabilité dans le quartier d’Arenc en signant avec les collectivités une convention de cofinancement des études de l’ordre de 10 millions d’euros soit 750 000 euros par collectivité. « C’est un projet majeur qu’il faut faire vite. Une justice moderne passe aussi par des bâtiments dignes. C’est un besoin impératif, car on ne peut pas laisser la justice fonctionner dans des conditions dégradées. Les études vont prendre du temps, une bonne année, et il faudra ensuite une décision politique centrale. »

    Marseille en Grand

    Pas de changement en vue. « Les projets sont préfinancés et préétudiés. L’enjeu de la mobilité et des transports en commun est vital à l’échelle de la 2e métropole de France » insiste le préfet qui consent qu’il puisse y avoir « quelques modifications sur des tracés ». Quid du tramway des Catalans ? « Je suis ouvert à toute discussion pour améliorer et faire vivre les projets pour une meilleure acceptabilité. Sur les mobilités, l’État sera au rendez-vous et ne lâchera pas le morceau. »

    Spem

    Le préfet a demandé et obtenu de la Spem (Société publique des écoles marseillaises) « une présentation de la totalité de leur process de sécurisation des marchés publics. Mes deux services experts m’ont répondu que cette présentation était conforme à leurs attentes. Donc il n’y a pas de difficultés à poursuivre notre travail avec eux ». Cet audit fait suite à la polémique sur un signalement effectué par son prédécesseur, Georges-François Leclerc, au parquet sur l’achat de préfabriqués sans mise en concurrence.

    Halte soins addictions

    La création repoussée de cette structure d’accueil fait toujours débat et c’est un bus qui va au contact des consommateurs de drogues dures. « Il a repris ses activités avec un lieu de déploiement inadapté qui sera déplacé en mai, rue de Blidah (3e) près de l’église », annonce le préfet. Sur la Halte soins, « l’ARS est prête à accompagner sur une expérimentation. D’un point de vue social, j’en vois l’utilité, mais je redis que ce n’est pas moi qui irais chercher un site. C’est un sujet compliqué, essentiellement médical. Il faut gérer les voisins. Je ne veux pas de point de fixation autour de la gare Saint-Charles. L’accompagnement à l’hôpital ne pose pas de difficultés ».

  • « On a deux ans pour se remettre en vie »

    « On a deux ans pour se remettre en vie »

    La Marseillaise : Quels sont vos projets pour la commune ?

    Jean-Marc Alpe : On s’est présentés pour la sauvegarde de la vie. C’est d’abord la sauvegarde de l’eau, la sauvegarde de l’activité économique. Chez nous, c’est essentiellement agricole. Il y va falloir aussi essayer d’attirer une tranche générationnelle plus jeune chez nous. Ça, c’est les trois grands axes. Et le plus important, c’est la gestion de l’eau d’arrosage et de l’eau potable. Il y a aussi le pastoralisme, et puis tenter de faire en sorte que les gens se parlent entre eux.

    Pourquoi la gestion de l’eau est-elle une problématique importante à Entrepierres ?

    J.-M.A. : On a des devoirs avec la DECI (défense extérieure contre l’incendie). Il faut qu’on arrive à gérer, à récupérer les sources et les productions en eau, et en même temps les stocker pour que cela serve à l’arrosage et à la défense contre les incendies sans dénaturer les cours d’eau et les sources. Ça, c’est notre gros chantier. C’est ce qu’on va mettre en place dès qu’on peut, dès que nos ressources budgétaires nous le permettent, parce que pour l’instant, c’est pas gagné.

    Avez-vous d’importants problèmes de budget ?

    J.-M.A. : On n’a pas un gros budget. On a deux ans pour se remettre en vie, pour arriver à récupérer des fonds, parce que la dernière année a été dramatique. On a zéro marge de manœuvre.

    Quelle est la principale problématique à Entrepierres ?

    J.-M.A. : Le problème, c’est le vieillissement. Il faut que l’on récupère des jeunes. Cela va être compliqué pour garder l’école. Cette année, c’est bon, on a nos deux postes, mais l’année prochaine…

    Comment êtes-vous devenu maire ? Pourquoi la tête de liste a-t-elle abandonné ?

    J.-M.A. : La tête de liste a abandonné pour des raisons qui lui sont propres. Elle a abandonné 15 jours avant les élections. Je l’ai très mal vécu. On a fait une réunion le 6 au matin, avant la réunion publique. Et c’est là où il a annoncé à tout le monde qu’il arrêtait. Il a voulu faire éclater la liste. Moi, ce qui m’a importé, c’est de savoir ce que les colistiers voulaient faire. Est-ce qu’on continuait ?

    Comment s’est passé le conseil d’installation ?

    J.-M.A. : La tête de liste a voulu s’exprimer une énième fois. On a considéré que ce n’était pas le lieu. Donc il est parti. On s’est présentés en binôme au départ, et la fonction de maire devait être complètement partagée entre les deux.

    Quel est votre projet pour le 8 mai ?

    J.-M.A. : Je veux profiter de l’hommage pour lancer un message de paix à travers les enfants et appeler à la paix dans le monde. C’est la date idéale pour faire ça. C’est bien de rendre hommage aux morts, c’est mieux de demander à ce que les gens vivent.

  • [Entretien] Jean-Charles Borghini : « Maire, c’est le plus beau mandat d’élu »

    [Entretien] Jean-Charles Borghini : « Maire, c’est le plus beau mandat d’élu »

    La Marseillaise : Quels sont vos projets pour vos nouveaux mandats à La Brillanne et à la DLVA ?

    Jean-Charles Borghini : Pour la DLVA, on va refaire la délégation de service public, avec des enjeux très importants, notamment la décarbonation. Pour la mairie de La Brillanne, nous sommes dans la continuité de ce qui a été fait précédemment. Si nécessaire, nous allons agrandir notre centre de santé. On continue à emmener les petits à la piscine à Manosque, et on va mettre en place un conseil municipal des jeunes avec un budget dédié. Les petits pourront mener des projets avec une somme allouée. On va travailler sur une étude de faisabilité pour la création d’une résidence senior. Il manque une structure intermédiaire entre l’Ehpad et rester chez soi. Ce serait huit ou dix studios. On va continuer l’aménagement de la traversée du village. On a déjà eu le label village prudent. On va continuer d’accompagner les associations, le CCAS. On travaille sur un jumelage avec un village, potentiellement italien. On va revégétaliser la cour de l’école.

    Quel est selon vous le plus beau mandat ?

    J.-C.B. : Maire, c’est le plus beau mandat d’élu. Vous êtes en prise directe avec les gens, avec la réalité, l’école, les travaux. Dans une mairie, on traite des dossiers de décès, on célèbre des baptêmes républicains, des mariages.

    Que répondez-vous aux critiques sur le cumul des mandats ?

    J.-C.B. : C’est la loi. Dans une mairie, on n’est pas tout seul, on est bien entouré, avec des délégués. Pareil à la DLVA et à la Région, chacun a un domaine de compétence. Après, quand on a un mandat, on doit l’honorer et faire au mieux, être sur le terrain. J’entends ces critiques. Il ne faut pas être déconnecté. Quand est maire, on est sur le terrain, on a ce contact
    direct. Je suis fortement présent
    en mairie.

    Comment avez-vous
    réagi à l’annonce de la candidature de Renaud Muselier aux sénatoriales
     ?

    J.-C.B. : C’est une décision que je respecte. Il m’avait mis dans la confidence, je le sais depuis un petit moment. Je comprends ses arguments. Il m’a expliqué son choix en tête à tête.

  • Les maires des Alpes-de-Haute-Provence font leur rentrée à l’université

    Les maires des Alpes-de-Haute-Provence font leur rentrée à l’université

    Camille Galtier, maire DVD de Manosque, Julien Di Benedetto (SE) de Digne, Lila Desjardins (DVG) de Peyruis, Benoît Gauvan (Renaissance) d’Oraison… Les maires sont venus en nombre vendredi matin pour assister à la première université des maires depuis les élections municipales. Grâce à cette association, ils pourront assister à des ateliers, par exemple sur les conflits d’intérêts, tout au long de l’année. Vendredi après-midi, ils ont déjà pu en suivre deux : l’un sur les conditions d’exercice de leur mandat, et l’autre sur les pouvoirs de police du maire.

    « Le mandat de maire est sans doute l’un des plus beaux, mais aussi l’un des plus exigeants », a souligné en ouverture de l’université des maires son président, l’ancien maire historique de Sisteron, Daniel Spagnou (DVD). « Dans nos communes rurales, il faut être prêt à une implication totale et un engagement sans faille, à temps complet », a-t-il ajouté. Il a par ailleurs regretté « la baisse du nombre de maires femmes, puisque nous sommes passés de 50 à 44 sur 198 communes du département ».

    La préfète du département, Isabelle Tomatis, présente pour cette première université des maires, a elle aussi déploré cette baisse : « On est encore loin de la parité », souligne-t-elle.

    « Un engagement électoral, ça se respecte »

    La représentante de l’État a par ailleurs regretté les démissions de certains élus « avant même d’avoir commencé » : « Un engagement électoral, ça se respecte », a-t-elle lancé. Ces démissions affaiblissement selon elle la confiance « envers les institutions et envers toute la République ».

    Elle a souhaité féliciter les maires, « non pour avoir gagné, mais pour avoir su convaincre, parce que féliciter d’avoir gagné, ce serait saluer les vainqueurs d’un combat, et nous ne sommes pas dans un combat, dans un monde qui se radicalise, se polarise ».

    « Vous êtes en tant que maire officier de police judiciaire », a tenu à rappeler le procureur Antoine Pesme, ajoutant travailler sur un protocole sur la mise en œuvre du rappel à l’ordre avec la mairie de Manosque.

    La présidente du département, Eliane Barreille, a insisté sur la coopération entre communes et département pour la réalisation de projets, notamment l’aménagement et la sécurisation du réseau routier, « l’un des plus gros budgets de la collectivité ».

    À la fin des différentes interventions officielles, les maires et conseillers municipaux ont pu poser des questions. Stéphanie Mazauric, conseillère municipale de Saint-Maime (village situé entre Forcalquier, Manosque et Oraison), a interrogé sur la cybersécurité, face à laquelle « les petites communes sont démunies ».

    Congrès départemental des maires le 8 octobre à Forcalquier

  • Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Les premières délégations ont été publiées sur le site de la Ville, ce vendredi.

    Plus de dix jours après l’installation du maire, Sophie Joissains (UDI) réélue au second tour avec plus de 47% des voix, les premières délégations de ses 21 adjoints au conseil municipal se dévoilent. Parmi les élus déjà installés sur le mandat de 2020, Éric Chevalier retrouve sa place de premier adjoint, et empoche la gestion du personnel municipal, de la vidéo verbalisation et de l’éclairage public. Dominique Augey, deuxième adjointe, reste aux finances et au budget, Karima Zerkani-Raynal, quatrième adjointe retrouve la délégation de l’attractivité, des relations internationales et du tourisme, Brigitte Billot, placée sixième adjointe, est toujours en charge du social et du CCAS. On retrouve aussi Laurent Dilinger, ancien adjoint en charge du quartier de Luynes, désormais troisième adjoint en charge de la Santé publique et de la Relation avec les hôpitaux publics et privés. Laure Scandolera, conseillère municipale sous le précédent mandat se hisse à la place de seizième adjoint et déléguée à l’Éducation. Parmi les nouveaux noms, on retrouve Patrick Ardizonni, référent aixois de la Chambre des commerces en charge de l’Économie et des relations avec les entreprises. Hervé Liberman, conseiller régional et président de la Commission sport et préparation des JO 2030 se retrouve en neuvième place sur la liste, délégué aux sports, juste derrière Julie Davico-Pahin, entrepreneuse en charge du développement durable et de la transition énergétique. L’ancienne commissaire Mireille Lazare, quatorzième adjoint, sera déléguée à la sécurité et la police municipale. Elisabeth Huard, conseillère municipale d’opposition dans le groupe d’Anne-Laurence Petel en 2020, intègre la majorité comme dixième adjoint en charge de la Politique de la Ville.

    E.B-G.

  • Di Benedetto élu à la tête de l’agglomération

    Di Benedetto élu à la tête de l’agglomération

    C’est un honneur, je félicite et remercie Sandrine Cosserat (DVG) pour sa candidature, importante pour la vie démocratique”, a réagi le maire de Digne-les-Bains au moment de l’annonce des résultats du scrutin en conseil communautaire d’installation. Il a été élu à 62,5% des voix, contre 36,3% pour son adversaire, la maire de Volonne.

    Le nouveau président de l’intercommunalité a fait élire Philippe Bertrand, nouveau maire de Château-Arnoux-Saint-Auban, premier vice-président. L’édile avait fait parler de lui lorsque l’un de ses adjoints avait été forcé de démissionner au lendemain de son élection en raison de publications discriminatoires, fin mars. Le PS lui avait retiré son soutien à la fin de sa campagne en raison de la composition de sa liste, comptant des personnalités très à droite. Le candidat avait également revendiqué le soutien de LR et du RN, ce que le RN avait démenti.

    De nouveaux maires vice-présidents

    Suit Bruno Acciaï (Renaissance), maire de La Robine-sur-Galabre, élu deuxième vice-président. Il était déjà vice-président délégué à l’agroalimentaire et à la ruralité lors du précédent mandat. Nathalie Esclapez, adjointe au maire de Seyne, qui était déjà vice-présidente déléguée aux activités de pleine nature lors du précédent mandat, a elle été élue troisième vice-présidente. La nouvelle maire (DVG) de Peyruis Lila Desjardins a été élue septième vice-présidente, et le nouveau maire des Mées Max Eymard (DVC) treizième vice-président.

    Julien Di Benedetto avait été estampillé DVG par la préfecture pendant sa campagne, mais n’était pas soutenu par les forces de gauche, et a depuis montré sa proximité avec certaines personnalités de la droite locale, comme David Gehant (DVD), maire de Forcalquier et vice-président de la Région. Le nouveau maire de Digne se revendique sans étiquette.

  • Le pari risqué de Renaud Muselier

    Le pari risqué de Renaud Muselier

    Le président de la Région ne le sera plus en septembre. Sa décision est prise : il sera tête de liste aux sénatoriales pour peser de tout son poids sur la droite et le centre au moment où son camp semble prêt à l’éparpillement le plus complet lors de la présidentielle de 2027.

    Certains y verront un choix de confort alors que les régionales de 2028 s’annoncent particulièrement rudes. C’est sans doute l’une des dimensions de la décision de Renaud Muselier. Son élection au Sénat est acquise. En vieux routier de la politique, il sait compter. Même en cas de dissidence d’insatisfait(e)s dans son camp, il dispose d’un socle de grands électeurs suffisant pour être assuré d’entrer au palais du Luxembourg.

    Son pari risqué ne réside pas dans cette candidature mais dans le rôle unificateur qu’il souhaite se donner.

    Mise en orbite

    Renaud Muselier ne prétend pas à une retraite politique sous les ors de la République mais à compter – jusque sur le plateau du Sénat ? – pour convaincre son camp d’avancer uni vers 2027. Rien n’est moins sûr tant les ego semblent gonflés à bloc à l’approche de l’échéance. Il fait aussi le pari d’une transmission réussie de la présidence de Région à François de Canson alors que la droite a essuyé des déconvenues à Marseille et Nice lors des municipales. Une manière de mettre en orbite un visage nouveau face à une extrême droite conquérante deux ans avant les prochaines régionales.

    Les gauches, elles, pour cesser de jouer les figurantes comme depuis 2015, ont le devoir de préparer l’échéance en nourrissant un projet de justice sociale, de développement écologique et de progrès démocratique. Un projet ambitieux et transformateur. C’est la condition pour repousser l’extrême droite et ses menées haineuses. Notre région mérite le meilleur, pas le moins pire.

  • Le nouveau maire de Sisteron élu à la tête de l’intercommunalité

    Le nouveau maire de Sisteron élu à la tête de l’intercommunalité

    Après 43 ans à la tête de la mairie de Sisteron et neuf ans de présidence de l’intercommunalité, c’est avec émotion que Daniel Spagnou (DVD) a laissé son siège à son successeur mardi. « Je me souviens du moment où l’État a décidé d’unir sept communautés de communes dans trois départements et deux régions. C’était un véritable pari », s’est-il rappelé. « Peu de personnalités pensaient que nous allions réussir, et moi le premier. »

    Jean-Pierre Templier, qui lui a déjà succédé à la mairie de Sisteron, était le seul candidat pour prendre sa suite à la tête de l’intercommunalité. « Je suis devenu maire de Sisteron après 43 ans de mandat et 24 années de premier adjoint », a-t-il tenu à rappeler aux élus. « Ma vision sera fondée sur la solidarité, fondement de notre intercommunalité, la considération pour chacune des communes quelle que soit sa taille, le respect de leur souveraineté, la concertation et le dialogue », a-t-il promis.

    Le nouveau président échoue à s’entourer

    « Cette confiance m’engage, et je veux vous l’affirmer, j’en serai digne et je ne la trahirai pas », s’est-il engagé au moment de son élection à 83% des voix. « Le développement de notre territoire ne peut se faire que si nos plus grandes communes, comme Sisteron, jouent ce rôle de moteur, de catalyseur, et garantissent aux plus petites les moyens de se développer et d’offrir des services de qualité à leurs habitants. »

    Alors que Jean-Pierre Templier assurait déjà que Gérard Tenoux, maire de Valdoule (Hautes-Alpes) et premier vice-président sortant, serait « son binôme, son premier vice-président », pour ce mandat, c’est finalement Lionel Tardy, maire de Rosans (Hautes-Alpes), qui a été élu avec 50 voix, contre 32 pour Gérard Tenoux.

    Le nouveau président n’a fait élire qu’un seul vice-président, n’ayant « pas eu le temps » de composer une équipe pour l’entourer. « Le délai imparti s’est avéré être très court, avec les fêtes de Pâques au milieu », a-t-il avancé. « La composition du bureau sera complétée lors de la prochaine réunion du conseil », a-t-il promis.

    La communauté de communes rassemble 60 municipalités des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes et de la Drôme.

  • Le défi des nouvelles présidences

    Le défi des nouvelles présidences

    À Aix-Marseille, Toulon ou Avignon, une même musique semble résonner : l’heure est à la recherche de consensus et au retour
    à des intercommunalités plus lisibles, plus proches et moins fracturées. Après des créations menées tambour battant, parfois contre les élus eux-mêmes, les maires entendent reprendre la main.

    Nicolas Isnard à Aix-Marseille, Josée Massi à Toulon TPM, Olivier Galzi au Grand Avignon : trois visages différents, mais
    un défi commun, renforcer le lien entre territoires et institutions, dans un contexte où les élus RN se font plus nombreux.

    Depuis plusieurs années, les intercommunalités
    ont pris une place considérable dans la vie locale. Elles concentrent désormais des compétences structurantes, mobilités, habitat ou encore développement économique, qui conditionnent le quotidien des habitants. Leur montée en puissance
    en fait des acteurs incontournables,
    mais aussi des espaces politiques plus sensibles, où la gouvernance doit être à la hauteur des responsabilités.

    Les urgences sont là

    Partout, la promesse est identique : remettre les métropoles au service des communes, après des périodes de tensions et de défiance envers des structures souvent jugées trop technocratiques.

    Les urgences sont là, pressantes : logement, mobilités, transition écologique, réindustrialisation.

    Si ces nouvelles présidences veulent incarner un « nouveau départ », elles devront démontrer que l’intercommunalité peut redevenir un outil efficace, et non un échelon supplémentaire. L’apaisement est un début. L’action, elle,
    ne peut plus attendre.