Tag: Politique

  • À la feria de Nîmes, Fabien Roussel fête la victoire de la gauche sur l’extrême droite

    À la feria de Nîmes, Fabien Roussel fête la victoire de la gauche sur l’extrême droite

    Après Georges Marchais et Pierre Laurent, Fabien Roussel est devenu le troisième secrétaire national du PCF à participer à la feria à Nîmes samedi 23 mai. Une réelle fierté pour tous les élus de gauche mais aussi pour les jeunes de la Jeunesse communiste qui l’ont accueilli sur leur stand au Prolé. « Avec ma compagne, on est souvent venu à Nîmes mais c’est la première fois pendant la feria. Et le faire avec Vincent Bouget et une ville devenue une ville de gauche avec un maire communiste, ça décuple le plaisir. Quand j’ai lu l’édito de Vincent Bouget pour parler de la feria, j’ai retrouvé les valeurs que nous portons sur l’accès pour tous à la culture, à la fête, au beau, au plaisir, à la joie et ça, c’est notre fibre à nous », s’est félicité Fabien Roussel au moment de partager un verre avec les élus régionaux dans un Prolé plein à craquer.

    « La première intention de Fabien Roussel, c’est de venir fêter la victoire des communistes, de l’union de la gauche à Nîmes, de Vincent Bouget et de toute son équipe », confirme Pierre Lacaze, vice-président de la région Occitanie. « Aujourd’hui avec la feria toute la ville de Nîmes est en rouge et c’est normal que le secrétaire national des rouges vienne fêter un maire rouge à Nîmes ».

    Mais Fabien Roussel était également dans la capitale du Gard pour parler politique. Entre préparation du congrès national (3-5 juillet à Lille), des élections sénatoriales, législatives et même départementales et régionales qui suivront, mais aussi pour aborder des sujets sociaux comme le pouvoir d’achat ou la désindustrialisation, il a pu échanger avec les élus régionaux pendant plus d’une heure avant de partir découvrir l’ambiance des bodegas nîmoises.

    « Les élus m’ont parlé de leur territoire, des combats qu’ils mènent ici et notamment celui de la papeterie Fibre Excellence, donc on a des combats à mener aujourd’hui. Nous avons aussi parlé de l’emploi, de la vie chère qui frappe tout le monde. Puis nous avons parlé du congrès et des élections à venir. On s’est dit que si on menait des combats aujourd’hui sur ces questions-là, on va forcément parler des propositions que nous portons et donc de l’utilité du Parti communiste dans le débat politique parce que nous avons des propositions fortes qui permettront de répondre à la crise que l’on vit dans le pays », explique-t-il.

    « Fabien Roussel a parlé de la lutte pour le pouvoir d’achat et pour l’augmentation des salaires et contre la vie chère », confirme l’élu départemental et communal Christian Bastid. « Dans un département parmi les plus pauvres de France, ça correspond à la bataille que doit mener le PCF dans les mois à venir. La préparation de l’élection présidentielle qui vient est au centre d’enjeux qui dépassent la question de la candidature et le rôle du PCF au niveau national. Fabien Roussel a bien insisté sur ce point avec le but de rassembler tous les communistes qui est un élément important dans la bataille politique actuelle ».

    Après cette réunion au Prolé, Fabien Roussel a ensuite déambulé dans les ruelles nîmoises, découvrant la façade de la maison d’Olivier Jullian, artiste autodidacte habitué du Prolé, puis s’est rendu à la bodega des cheminots et au Carré d’art. Drapé de son nouveau bandana blanc, feria oblige, il a échangé avec de nombreux Nîmois et a même reçu un : « Bonjour Monsieur le Président ».

    Combattre le RN sur ses terres

    Dans un département qui n’a élu que des députés d’extrême droite lors des dernières élections législatives, Fabien Roussel était également venu délivrer un message d’espoir. « La victoire à Nîmes montre que l’on peut gagner contre le Rassemblement National », précise Pierre Lacaze. « Le RN avait la certitude de la victoire, mais nous avons su démontrer dans un large soutien de toute la gauche à l’exception de la France insoumise qui n’a pas choisi l’unité, que nous pouvions gagner. Fabien était venu fêter une victoire mais surtout saluer une perspective sur les années qui viennent pour que nous fassions reculer le RN ».

    La dernière fois que Fabien Roussel s’était rendu dans le Gard, c’était pour le rassemblement de soutien au Prolé d’Alès attaqué par des militants du groupuscule d’extrême droite violent du Bloc montpelliérain en pleine feria alésienne. Le secrétaire national du PCF a donc aussi profité de son retour dans le département pour se féliciter qu’un procès ait finalement bien lieu en octobre prochain : « J’espère que non seulement les personnes responsables de ces violences seront condamnées mais qu’ils vont parler et que l’on va connaître leur histoire, d’où ils viennent, leurs motivations et les réseaux d’extrême droite dans lesquels ils s’organisent. Il faut que tout cela soit décortiqué pour mettre un coup de projecteur sur ces réseaux qui sont dangereux et qui malheureusement se développent », ajoute Fabien Roussel.

    Le maire de Saint-Amand-les-Eaux a poursuivi son déplacement nîmois en assistant à la corrida du dimanche 24 mai aux côtés de Vincent Bouget. Puis, en début d’après-midi, il a échangé avec les militants communistes au Prolé.

  • Ernest Pignon-Ernest réactive les mémoires à Martigues

    Ernest Pignon-Ernest réactive les mémoires à Martigues

    Dur de circonscrire l’œuvre de l’un des pionniers de l’art urbain dans un espace fermé. Un défi pourtant relevé par le Musée Ziem, qui donne à voir au public gratuitement, du 23 mai au 15 novembre, la « carte blanche » qu’il octroie à Ernest Pignon-Ernest. Un « compagnon de route » de la ville de Martigues, où il a construit « un espace artistique avec des habitants qui s’en souviennent encore aujourd’hui », contextualise le troisième adjoint au maire, Florian Salazar-Martin. Et laissé sa trace, notamment dans les années 1980, illustrent certains de ses projets comme Prométhée et la Martégale.

    « À cette époque, on assistait dans la région à des relents racistes et une ville était tombée aux mains du Front national. J’ai presque copié le tableau qui représentait cette femme, qui pouvait venir aussi bien d’un côté que de l’autre de la Méditerranée », rappelle Ernest Pignon-Ernest. « Comme une rétrospective », situe Céline Laudin, directrice du Musée Ziem, qui parcourt la vie et l’œuvre du plasticien niçois, désormais 84 printemps, marquées au fer rouge par sa mobilisation dans le contingent des appelés lors de la guerre d’Algérie, dont on trouve trace sur l’un de ses premiers dessins, réalisé en 1962 : un taureau digne de Guernica collé sur du papier journal de la Dépêche d’Alger.

    Mais ce n’est que quelques années plus tard que celui qui se vouait à l’origine à la peinture, décide « d’intervenir directement sur les lieux eux-mêmes. Pour les stigmatiser et non pas les figurer », se remémore l’artiste, qui répond alors à « une alerte de René Char, qui s’élève contre l’implantation de la force de frappe atomique sur le plateau d’Albion. Mon œuvre n’est pas le dessin lui-même, mais ce qu’il provoque dans la rue », souligne-t-il, devant des photos de son intervention au métro Charonne, tapissant des cadavres sur les marches de la bouche. Pour réactiver la mémoire collective autour de la répression d’une manifestation contre la guerre coloniale ayant provoqué huit morts et 250 blessés en ces lieux en 1962.

    Éphémère vivace

    « La mort annoncée de mes images fait partie de la proposition », répète à l’envi Ernest Pignon-Ernest. Un credo rimbaldien assumé par cet homme qui transpire aussi la littérature par tous ses pores, montre ainsi une série de photos avec le poète du Dormeur du val, de Charleville à Paris. Bordel, un peu de poésie et de politique ne peuvent que hisser vers le sursaut. Sa référence ultime ? Pier Paolo Pasolini, écrivain « visionnaire » qui a annoncé « l’appauvrissement et le recul culturel de la société ». Dans ses performances urbaines, Ernest Pignon-Ernest l’a ainsi placardé sur certains lieux emblématiques de son existence, comme à Ostie où il fut assassiné. « C’est lui qui porte son corps, comme s’il nous disait : qu’est-ce que vous avez fait de ma mort ? », décrypte-t-il. Que dire encore de son hommage à Antonin Artaud dans des salles abandonnées de l’hôpital d’Évry, où le poète marseillais est mort, comme si ce dernier se poignardait le dos à coups de crayon. Autant d’auteurs faisant cruellement défaut dans notre époque aseptisée, son dernier exemple en date étant sa série représentant l’écrivain palestinien Mahmoud Darwich. « C’est l’image de lui en train d’avancer », commente le plasticien devant des images réalisées il y a une dizaine d’années, de Gaza à Ramallah.

    Un éclaireur et des traces

    Ernest Pignon-Ernest réactive et exalte la mémoire humaine, souvent sur les lieux de son affliction. « Cela peut nous suggérer autant d’imaginaires qu’un roman », estime-t-il. Parfois, « pas besoin de mettre un dessin, l’œuvre est déjà là », indique-t-il devant sa série Les expulsés (1977). « Mon matériau, c’est l’événement lui-même, et quelques fois, les lieux », prouve l’un de ses actes réalisé en 1974 – des habitants noirs derrière des barbelés – en réaction au jumelage de sa ville natale de Nice avec celle du Cap, en Afrique du Sud, en plein Apartheid. Doux euphémisme de dire qu’Ernest Pignon-Ernest est habité par la mémoire humaine et des lieux. Symbole suprême avec ses collages en souvenir de Maurice Audin, mathématicien et militant communiste pour l’indépendance de l’Algérie, assassiné par l’armée française, à l’endroit même « où il a été torturé ».

  • À Gréoux-les-Bains, l’agglo mise sur l’aide aux commerçants et le logement social

    À Gréoux-les-Bains, l’agglo mise sur l’aide aux commerçants et le logement social

    Le conseil a aussi validé un document fixant des objectifs précis pour la construction et la programmation de logements sociaux sur les trois prochaines années à Manosque. Il permet de planifier la mobilisation du foncier afin de répondre aux besoins des familles du territoire.

  • Les organisations économiques avec Olivier Galzi pour la LEO

    Les organisations économiques avec Olivier Galzi pour la LEO

    Un « pack territorial », comme le qualifie le premier édile, afin de poursuivre « une priorité absolue pour l’attractivité, la compétitivité et le développement du bassin de vie avignonnais », explique le Grand Avignon dans un communiqué de presse. « Après l’union politique, l’union économique derrière un projet crucial pour notre territoire ! », se félicite le maire de la Cité des Papes sur ses réseaux sociaux. « L’État doit impérativement se saisir du projet des tranches 2 et 3, majeures pour l’économie locale, l’attractivité et le développement du territoire », assure la CPME de Vaucluse.

  • Les électeurs d’Allemagne-en-Provence s’apprêtent à revoter pour leur maire

    Les électeurs d’Allemagne-en-Provence s’apprêtent à revoter pour leur maire

    C’est reparti pour les deux candidats à l’élection municipale d’Allemagne-en-Provence : le tribunal administratif de Marseille a annulé le scrutin la semaine dernière, alors que les bulletins de la liste de Christian Gaudemard, pourtant arrivé en tête, n’avaient pas été comptabilisés en raison de l’absence de mention de la nationalité portugaise du quinzième colistier. « Quand la préfecture nous a prévenus, il y avait déjà 35% de participation. Elle ne nous a pas alertés lorsqu’on a déposé notre liste », avance le candidat, ancien adjoint de son concurrent, le maire sortant Alex Pianetti, réélu en mars en raison de l’annulation de ses bulletins de vote.

    Une pétition face au déni de démocratie

    En mars, Alex Pianetti avait récolté 132 voix et Christian Gaudemard 208, qui n’avaient donc pas été comptabilisées. « Les gens ne vont pas changer d’opinion, surtout vu l’ambiance qu’il y a là au village. Ceux qui sont pour nous, ils sont pour nous », affirme-t-il. « Il y a quand même un collectif qui s’est créé après les élections, qui a fait une pétition face au déni de démocratie. En quatre jours, ils ont fait signer 170 personnes », ajoute-t-il.

    Contacté, le maire depuis 2020 Alex Pianetti n’a pas répondu à nos sollicitations. Il a un mois pour faire appel de la décision du tribunal administratif d’annuler l’élection. Les deux listes se disent sans étiquette.

    Plusieurs élections municipales ont été annulées par la justice ces derniers jours, comme celle de Beynost (Ain) et de Communay (Rhône).

  • Comédie du livre : « un festival de résistance »

    Comédie du livre : « un festival de résistance »

    « Un choix politique » : le pari de la culture

    Avec la Comédie du livre – 10 jours en mai, « Montpellier entre en festivals », annonce Michaël Delafosse. D’abord avec les livres, donc, ensuite avec le théâtre (Printemps des comédiens, 29 mai-21 juin), la danse (Montpellier Danse, 20 juin, 4 juillet) puis la musique (festival Radio France Occitanie, 5-18 juillet). Quatre manifestations d’envergure nationale accueillies coup sur coup dans la capitale héraultaise. Une exception culturelle rendue possible par « un choix politique, au sens le plus noble du terme, celui du service public de la culture », insiste le maire de Montpellier et président de la Métropole.

    Dans un contexte où, « pour des raisons budgétaires ou idéologiques, des festivals littéraires disparaissent » et où la situation du livre « est marquée par un vrai recul de la lecture, toutes tranches d’âge confondues », rapporte Régis Pénalva, directeur artistique de la manifestation, la Comédie du livre fait œuvre de résistance. Un mot qui constitue la colonne vertébrale de cette nouvelle édition. « René Char disait : “Je n’écrirai pas de poème d’acquiescement.” On ne vous a pas programmé un festival d’acquiescement. On vous a programmé un festival de questionnement, de contestation, de résistance. »

    Durant une dizaine de jours, du 15 au 24 mai, plus de 270 auteurs seront accueillis à Montpellier, où 220 rendez-vous seront proposés sous toutes les formes (rencontres, tables rondes, lectures, ateliers…). La manifestation se terminera, comme chaque année, sur 3 jours de salon du livre (22, 23 et 24 mai) sur la promenade du Peyrou. « À part acheter un livre pour soutenir les auteurs, les éditeurs, les libraires, tout est gratuit », insiste Michaël Delafosse. Là encore, un choix qui fait exception dans le paysage des festivals littéraires.

    La part belle à l’édition indépendante

    Comme il est de coutume, deux éditeurs seront mis en avant : les éditions Christian Bourgois, qui fêtent leurs 60 ans et l’éditeur québécois La Peuplade. L’occasion de souligner la part accordée dans la programmation à l’édition indépendante : « 30% des auteurs invités sont édités dans des maisons indépendantes. Je pense qu’il y a peu de festivals littéraires en France capables de leur faire une telle part », souligne Régis Pénalva. Une forme, là aussi, de résistance au phénomène de concentration dont est victime ce secteur « où l’internationale réactionnaire est à l’œuvre », déplore Michaël Delafosse.

    Une édition féminine et engagée

    Avec 56% d’autrices et de créatrices invitées, cette édition sera particulièrement féminine. Confiée à Salomé Saqué, journaliste au média alternatif Blast et autrice de l’essai Résister (Payot), vendu à 500 000 exemplaires et « devenu le bréviaire de lutte et d’engagement de toute une génération », la carte blanche du festival sera, cette année, composée exclusivement de femmes (Camille Bordenet, Titiou Lecoq, Camille Etienne et Blanche Sabbah ont répondu à l’invitation de Salomé Saqué) et marquée par le féminisme, l’écologie et la résistance à « la vague obscurantiste » des idées d’extrême droite.

    Autre figure féminine incontournable de cette édition, Gisèle Pelicot interviendra le 20 mai dans le cadre des grandes soirées du festival (sur réservation), accompagnée de la journaliste et romancière Judith Perrignon avec laquelle elle a coécrit Et la joie de vivre (éditions Flammarion), paru en février. Autre invitée de marque : la journaliste et écrivaine Sofia Andrukhovych, « une des principales voix de la littérature ukrainienne ». C’est elle qui ouvrira le festival le 15 mai à l’Opéra Comédie, autour de son roman-fleuve Amadoca (Belfond), « qui traverse l’histoire de l’Ukraine au XXe siècle, de la répression stalinienne à la guerre du Donbass ».

    Des temps forts

    Bien d’autres temps forts rythmeront le festival… on a l’embarras du choix ! On notera notamment la lecture-concert de Léonor de Recondo autour de l’escapade amoureuse et artistique de George Sand et Frédéric Chopin à Majorque (17 mai) ; le grand entretien avec Natacha Appanah autour de son livre La Nuit au cœur (Gallimard), prix Femina 2025, qui tresse l’histoire de trois femmes victimes de la violence furieuse de leurs compagnons (23 mai) ; ou encore la rencontre avec le prix Goncourt 2025, Laurent Mauvigner, qui présentera La Maison vide, paru aux éditions de Minuit (20 mai).

    L’imaginaire et la BD

    La fine fleur des littératures de l’imaginaire sera présente et comme chaque année depuis désormais 3 ans, le Grand prix de l’imaginaire (GPI) sera remis durant le festival (23 mai). La BD ne sera pas en reste, avec une vingtaine d’auteurs invités et un partenariat noué, cette année, avec la collective Gilxcott, née à l’annulation du Festival d’Angoulême, qui proposera une série de rencontres.

    Le festival se clora le 24 mai sur un moment particulièrement fort : un échange entre Elias Senbar, « grande figure politique palestinienne, poète, essayiste, historien et ambassadeur permanent de la Palestine auprès de l’Unesco » et Elie Barnaby, « grande conscience morale de la gauche israélienne », ancien ambassadeur d’Israël en France, qui évoqueront leurs dictionnaires amoureux respectifs dédiés à la Palestine et à Israël. « Deux hommes de dialogue et de paix, deux grandes consciences morales de notre époque. »

    Littérature et cinéma

    La Comédie du livre accueille, au centre Rabelais, « D’un regard l’autre », cycle de films documentaires qui fait dialoguer cinéastes et écrivains. Au programme :

    Samedi 16 mai, 19h : Would you have sex with an Arab ?, de Yolande Zauberman. « Une enquête sur les corps, sur le désir entre ennemis ». Suivi d’une rencontre avec le journaliste et écrivain Selim Nassib.

    Dimanche 15 mai, 20h : La vie devant elle, de Manon Loizeau. Journal intime d’une jeune Afghane qui a décidé de raconter son exil avec sa famille. Suivi d’une rencontre avec l’écrivaine Leonor de Recondo.

    Jeudi 21 mai, 20h : Personne n’y comprend rien, de Yannick Kergoat, qui retrace 14 années d’enquête de Médiapart sur l’affaire Sarkozy-Kadhafi. Suivi d’un échange avec le journaliste Fabrice Arfi.

    – Dimanche 24 mai, 15h : Carré 35, d’Eric Caravaca. Enquête intime sur une sœur décédée dont le réalisateur ne sait rien. Suivi d’une rencontre avec l’écrivaine Marie-Hélène Lafon.

    ET AUSSI

    Grand entretien avec Philippe Boucheron

    18 mai, 18h, centre Rabelais

    L’historien Philippe Boucheron, carte blanche du festival en 2023, revient présenter son nouveau livre, La Peste noire (Seuil).

    Grand entretien avec Ahmet Atlan

    19 mai, 20h, Opéra Comédie

    La Comédie du livre reçoit pour la première fois l’écrivain et journaliste intellectuel turc Ahmet Atlan, grand défenseur de la démocratie emprisonné de 2016 à 2021, à l’occasion de la parution de son nouveau roman, Boléro (Actes sud).

    Rencontre avec Jón Kalman Stefánsson

    21 mai, 18h30, Opéra Comédie, salle Molière

    Habitué du festival, le célèbre romancier islandais Jón Kalman Stefánsson présentera Corps célestes à la lisière du monde (Bourgois), un grand roman historique et lyrique.

    Dialogue entre Salomé Saqué et Blanche Sabbah

    22 mai, 19h-22h30, centre Rabelais.

    Dans le cadre de sa carte blanche, Salomé Saqué invite l’autrice et dessinatrice de BD Blanche Sabbah (Mythes et meufs, La bataille culturelle) pour un dialogue sur le thème : « Résister en 2026 ».

    Des écrivains au musée Fabre

    23 mai, 19-22h, musée Fabre

    À l’occasion de la Nuit européenne des musées, le festival propose une déambulation à travers les collections du musée Fabre en compagnie de 6 écrivains. Chacun lira un texte inspiré d’une œuvre qu’il a choisie, en présence de cette œuvre (sur inscription).

    À hauteur d’enfants

    Une programmation dédiée aux plus jeunes est proposée durant les 3 jours du salon, du 22 au 24 mai. Programme détaillé sur : www.10joursenmai.fr

  • La Saison Méditerranée s’amarre à Marseille

    La Saison Méditerranée s’amarre à Marseille

    Un cycle culturel imposé par Emmanuel Macron en 2023 dans le but de « célébrer l’identité profondément méditerranéenne de la France et la richesse des liens exceptionnels qui unissent les populations », écrit le président de la République. « Un temps fort de diplomatie culturelle », se laisse même aller la déléguée interministérielle à la Méditerranée, Nadia Hai. Parmi les membres du gouvernement annoncés au Pharo, lors de la cérémonie officielle de lancement, vendredi, le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot ou celle de la culture Catherine Pégard. Au menu de cette soirée, le vernissage de Mar Nostro – Notre mer, œuvre du collectif franco-syrien UV LAB, avant un concert, à 19h30, du chanteur de raï Sofiane Saidi qui invite Camélia Jordana pour une création rendant « hommage à l’Algérie, aux femmes et à la musique comme voie de résistance ». Intitulée « Arriver, partir, revenir » et constituée de nombreuses expositions, concerts et autres spectacles, la séquence d’ouverture marseillaise s’étendra dans la ville comme une grande fête culturelle, trouvant son point d’orgue le 23 mai par une immense Symphonie portuaire rassemblant musiciens amateurs et professionnels marseillais et méditerranéens sous la direction de Raphaël Imbert, sur l’esplanade du J1 et le site du Grand port maritime de Marseille.

    Œuvres diasporiques

    « Mettre en lumière les jeunesses méditerranéennes des diasporas de France » : tel est, selon Eva Nguyen Binh, présidente de l’Institut français, le leitmotiv de la Saison Méditerranée qui trouvera sa traduction dans « une programmation polyphonique illustrant la pluralité de ses voix », complète Julie Kretzschmar, commissaire générale de l’événement. Majoritairement irriguée par les guerres comme les exils, l’histoire comme le présent, la Saison Méditerranée tisse essentiellement ses récits en lien avec l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, le Liban et la Palestine. Premières illustrations prévues dès le 15 et 16 mai, avec l’ouverture au public d’une dizaine d’expositions.

  • L’élection municipale d’Allemagne-en-Provence annulée

    L’élection municipale d’Allemagne-en-Provence annulée

    Le tribunal administratif de Marseille a décidé la semaine dernière d’annuler l’élection municipale d’Allemagne-en-Provence en raison de l’absence de mention de la nationalité étrangère d’un candidat de la liste arrivée en tête. « Les opérations électorales du 15 mars 2026 relatives aux élections municipales de la commune d’Allemagne-en-Provence sont annulées », peut-on lire dans la décision du tribunal administratif du 7 mai, confirmant des informations de BFM DICI et de La Provence. La liste de Christian Gaudemard était arrivée en tête de l’élection municipale, mais c’est son adversaire, le maire sortant Alex Pianetti, qui avait été déclaré vainqueur, les bulletins de Christian Gaudemard ayant été annulés. Ce dernier avait saisi le tribunal administratif. Une nouvelle élection municipale devra être organisée dans les trois mois, précise le jugement.

  • L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    Dans les onze communes où les points d’apport volontaire ont été déployés, on constate une augmentation considérable du tri et une baisse des ordures ménagères », se félicite Vincent Allevard, vice-président de l’agglomération DLVA en charge notamment de la gestion des déchets. « Nos ordures ménagères sont enfouies à Valensole, ce qui nous coûte extrêmement cher », a expliqué le premier adjoint au maire d’Oraison (Ren.), alors que huit nouveaux points d’apport volontaire étaient en train d’être installés par un grand camion équipé d’une grue embarquée à La Brillanne mardi matin.

    « On a fait des autopsies de poubelles, et on a remarqué que 70% des ordures ménagères pouvaient être triées », a souligné le vice-président de l’agglomération rassemblant 25 communes, parmi lesquelles Valensole, Manosque ou encore Esparron-de-Verdon. Il a insisté sur l’importance de « passer à une taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative », qui permette de « faire payer ceux qui ne trient pas ». Il a également mis en avant le fait que le passage à ces points d’apport volontaire nécessiterait moins d’agents pour la collecte, en l’occurrence « un seul agent au lieu de trois ». Ces travailleurs pourraient ainsi « être répartis sur d’autres missions ».

    « Cela initie un changement pour les personnes qui ne triaient pas, et, pour celles qui trient, c’est plus simple, plus pratique », a affirmé Alice Beckert, directrice environnement à la DLVA. Ces points d’apport sont pour l’instant installés dans les plus petites communes de l’agglomération.

  • Un voyage solidaire et agricole en Palestine

    Un voyage solidaire et agricole en Palestine

    Nicolas* et Juliette* ont raconté, jeudi soir, leur voyage en Cisjordanie, pendant lequel ils ont aidé des Palestiniens à produire sur leurs fermes. Ils ont évoqué leurs histoires et projeté leurs portraits, avec l’objectif de documenter l’avancée de la colonisation israélienne. Vivant tous deux dans une communauté agricole autogérée, ils ont pu échanger leurs savoirs avec les Palestiniens.

    Parmi eux, Bayan, une Palestinienne, professeure à l’université, qui « ne sait jamais combien de temps elle va mettre pour aller à l’université avec tous les checkpoints », et « qui a peur d’être tuée à chaque checkpoint », rapporte Juliette. « Dès qu’elle a une voiture israélienne derrière elle, elle est en panique. » Dans leurs fermes, les Palestiniens « ne peuvent pas utiliser de grosses machines, sinon, le bruit attirerait les colons, a-t-elle expliqué. Ils cultivent pour être autonomes de l’occupation et pouvoir manger leur propre production. »

    Nicolas a également relaté son voyage dans le village encerclé de colonies israéliennes, Al Mughayyir, où il s’est rendu avec ISM (International solidarity movement) pour faire de la « présence solidaire ». Il y a par exemple effectué des rondes pour éviter les attaques de colons pendant la nuit. « C’est l’un des endroits où la colonisation est la plus avancée en Cisjordanie », explique-t-il. « La colonisation prend plein de formes différentes, comme faire pâturer des moutons dans des vergers d’oliviers appartenant à des Palestiniens pour ruiner la récolte », relate-t-il. Il a également décrit les « jeunes des collines », ces enfants israéliens « qui ont des problèmes à l’école et qu’on envoie coloniser la Palestine ».

    *Les prénoms ont été changés