Tag: Politique

  • À Gardanne, la gauche met le cap sur la solidarité

    À Gardanne, la gauche met le cap sur la solidarité

    « Nous devons lutter contre l’immobilisme », encourage Jean-Marc La Piana. à Gardanne, le candidat, qui porte la liste « Ensemble, changeons de cap », née d’une union des forces de gauche et écologistes, a tenu son premier meeting de campagne, mercredi soir, en mairie annexe de Biver. Un lieu de « choix. Biver, ce n’est pas une annexe, c’est bien plus que ça, c’est un quartier, c’est même un village ». C’est d’ailleurs ici que devrait être créé, dès le premier conseil municipal, un conseil de quartier.

    Au terme de « six mois de travail » et réunions pour construire un programme, le candidat a pu présenter les grandes lignes de son projet. Il a formulé les premières promesses de campagne. Les colistiers les plus proches ont également été dévoilés. Parmi eux, des visages familiers, issus du Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB) et de L’avenir nous appartient, groupe d’opposition qu’il mène, réunis désormais dans une même campagne. De nouveaux noms figurent aussi sur la liste. D’un enseignant à un policier municipal retraité, la liste se veut « représentative de nos quartiers, de notre diversité », estime Sylvia Caramanna, coprésidente du comité de campagne.

    Écologie, éducation…

    Chacun des colistiers venus au pupitre a présenté un pilier du programme. Terry Morrant, l’un des plus jeunes membres de la liste, promet « du concret, car une ville attractive ne s’improvise pas », avec marché de producteurs le samedi matin, pour redonner « vie au cœur du quartier ». Côté solidarité, Amélie Barbey (PCF) annonce la mise en place d’une « mutuelle municipale, dispositif qui va permettre d’accéder à une santé complémentaire à des tarifs négociés ». Elle souhaite également « repérer les spécialités manquantes et attirer les professionnels dans les locaux communaux en échange de l’application du tiers payant ». La question du handicap et la concertation avec les associations pour développer de nouveaux projets figurent aussi au programme. « L’inclusion est une intention et des moyens mis à son service », lance Amélie Barbey.

    Un large volet écologique compose aussi le programme. Laurent Deshaies (EELV) promet un « vrai plan de rénovation de la voirie, quartier par quartier ». Avec surtout, d’ici 2028, la fermeture totale et définitive de la décharge de la Malespine. Pour la sécurité des Gardannais, Mohamed Abdellaoui, ancien policier municipal, plaide pour « une police de proximité (…) et la création d’une véritable brigade de l’environnement ».

    Puis Kafia Bensadi, engagée en 2020 aux côtés du maire sortant Hervé Granier, avant de rejoindre l’opposition « parce qu’il n’y a rien de pire que de s’engager et voir jour après jour que les engagements sont reniés », présente l’éducation comme l’une des priorités du mandat : « Nous engagerons le Plan École 2030. »

    Marion Robert a abordé ensuite la gestion des finances municipales. Il s’agit d’abord de « regarder la réalité en face. Nous allons changer de méthode, nous engager dans une ligne transparente et responsable. Nous mettrons fin aux pratiques douteuses et irrégulières qui gaspillent l’argent public ». Non sans citer notamment le fiasco de la Smart City et le récent rapport de la Chambre régionale des comptes.

    Dernier à prendre la parole, Jean-Marc La Piana promet : « Dans cette ville, chaque habitant sera respecté, écouté, considéré. Le mépris et l’abandon c’est fini (…). L’humain sera placé au-delà des logiques financières. »

  • Nicolas Isnard présente son équipe pour « Réussir Salon »

    Nicolas Isnard présente son équipe pour « Réussir Salon »

    Pour la présentation de sa liste et de son programme, le maire sortant de Salon-de-Provence a choisi l’espace Charles Trenet. Nicolas Isnard (LR) a fait monter ses colistiers et colistières un à un sur la scène, devant plusieurs centaines d’habitants.

    De l’actuelle majorité, 23 noms repartent en campagne, rejoints par 21 nouveaux visages. C’est notamment le cas de Patrick Urvoy et de Kathryn Mougammadou, tous deux photographes établis sur la ville. Cette dernière est candidate « parce que je n’ai jamais été aussi fière d’être Salonaise, ville bienveillante et de tous les possibles ».

    Un programme en douze projets prioritaires

    L’actuel premier adjoint, Michel Roux, décrit une liste composée de « femmes et des hommes engagés, investis et pleinement conscients des responsabilités qui les attendent ». Le programme est tourné vers « un développement durable au service de notre cadre de vie, structuré autour de douze projets prioritaires », d’après l’élu et candidat.

    Lors du meeting, Nicolas Isnard a annoncé comme mesure phare la création d’une mutuelle municipale, avant d’énumérer les autres propositions. Parmi elles, le soutien au centre-ville avec l’installation de nouveaux commerces alimentaires de producteurs locaux, place des Martyrs, ou encore la restauration de l’orgue de l’église Saint-Laurent.

    Face au maire sortant, élu en 2020 dès le premier tour avec 69,26% des voix, trois autres listes se sont annoncées. À l’extrême droite, celle de Cédric Vaccarezza pour le RN ; à l’opposé, la liste portée par Anaïs Giner pour la France insoumise. Patrick Chini, à la tête de la liste « Demain Salon » regroupant plusieurs forces de gauche, complète le tableau.

  • Élections municipales : ces jeunes candidats témoignent

    Élections municipales : ces jeunes candidats témoignent

    Dylan Douang Roux, Vivre mieux (liste de Bruno Aubry) Bouc-Bel-Air (13)

    « On a beau parler, personne n’écoute »

    « On a beau parler, personne n’écoute les jeunes. C’est pour cela que j’aimerais les représenter. » À tout juste 18 ans et encore lycéen, Dylan Douang Roux a décidé de devenir candidat à Bouc-Bel-Air, sur la liste « Vivre mieux » menée par Bruno Aubry (DVG). « Son programme m’a beaucoup plu. Déjà parce que j’aime bien l’écologie. Et aussi parce qu’il nous a proposé de faire une partie jeunesse. »Invité par une amie à l’inauguration de la permanence de campagne du candidat, il a souhaité rejoindre la liste. Une façon pour lui de montrer que l’on peut s’investir en politique. « Mes collègues ne sont pas hyper intéressés. Mais depuis que je suis candidat, ils s’en préoccupent plus, constate le bachelier en métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (Melec). ça montre qu’on peut rentrer dans un parti jeune. Ça peut les motiver. » Dylan Douang Roux, Boucain de longue date, veut permettre aux plus jeunes de découvrir le plus tôt possible la diversité des métiers qui existent. Il entend également organiser des rencontres entre jeunes et personnes âgées au sein de sa commune.

    Eva Janus

    Selma Bechagra, Pour Martigues ! (liste de Gaby Charroux) Martigues (13)

    « Nous sommes les citoyens de demain »

    Travailleuse sociale de 21 ans et ancienne animatrice Bafa, Selma Bechagra a décidé, cette année, d’être candidate sur la liste menée par le maire de Martigues Gaby Charroux (PCF) pour les municipales. Un engagement né en constatant les aides mises en place par la municipalité sortante.

    « À Martigues, il y a des aides pour passer le Bafa par exemple, avec un stage rémunéré, ce qui est rare. J’en ai profité et je veux que d’autres en profitent. J’ai donc voulu défendre ça, sachant que j’ai un petit frère, une petite sœur, des cousins. J’aimerais qu’eux aussi en bénéficient », explique la jeune candidate. En tant que travailleuse sociale, elle voit également comment les aides de la Ville accompagnent certaines personnes. « Évidemment, cela peut être amélioré, mais la mairie fait beaucoup. » Pour défendre ces mesures et encouragée par un membre de sa famille, la jeune femme décide alors de s’investir sur la liste de Gaby Charroux.

    Sa candidature est aussi un moyen de mobiliser les jeunes autour d’elle. « Avant, je ne m’intéressais pas à la politique et mes amis autour de moi, c’est pareil, se désole-t-elle. Mais une fois qu’on m’a donné accès à quelques informations, je me suis dit qu’en fait, c’est important de s’engager. Parce que nous sommes les citoyens de demain. »

    E.J.

    Mazy Djezzar, Génération écologie (liste de David Fournier) Avignon (84)

    « Rien ne change si on n’est pas élu »

    À 27 ans, Mazy Djezzar connaît déjà sa 3e campagne électorale. Le référent vauclusien de Génération écologie est en lice aux côtés de David Fournier (PS), après avoir déjà œuvré aux municipales de 2020 sur la liste EELV de Jean-Pierre Cervantès puis l’année suivante aux régionales.

    Prof de maths dans deux collèges avignonnais, il s’est intéressé à la politique par le prisme du militantisme associatif autour de l’environnement, dans son quartier des Grands-Cyprès. Collecte de déchets, ambassadeur du tri, « j’avais envie de faire plus et rien ne peut changer si on n’est pas élu », souligne le jeune homme. Un avis guère partagé dans son entourage. « Quand je me suis engagé, j’ai eu un manque de soutien entre ceux qui disaient que la politique ne servait à rien et ceux qui ne s’y intéressaient pas du tout », se souvient-il. Il constate aussi l’effet des réseaux sociaux : « Les jeunes connaissent les politiques juste par ce qu’ils font, mais pas pour leurs idées. » Et s’arme de pédagogie : « J’écoute, j’ai un peu de bagage pour les convaincre de voter, mais l’Éducation nationale doit remplir son rôle et offrir de la maturité citoyenne. »

    F.C.

    Sasha Quiles, Demain Sisteron ! (liste de Zoé Lerouge) Sisteron (04)

    « Tout le monde a sa parole à donner »

    À 25 ans, Sasha Quiles, salarié dans une ressourcerie, a décidé pour la première fois de se porter candidat aux municipales sur la liste citoyenne « Demain Sisteron ! » (Alpes-de-Haute-Provence), menée par Zoé Lerouge. Arrivé dans la ville il y a trois ans, il ne se voyait pas « vivre à un endroit sans s’investir dans la communauté dans laquelle [il] habite ».

    Pour ce cégétiste, cette décision est motivée par la volonté de refaire vivre la démocratie locale et mobiliser les jeunes. « On est dans une époque où il y a un recul de la confiance envers la démocratie. Participer à cette vie publique et politique, c’est aider à redonner confiance aux gens envers la politique directe. Parce que les municipales, c’est la politique du quotidien. »

    Une politisation qui s’est en quelque sorte imposée au jeune homme : « Mon frère est handicapé de naissance, donc les luttes liées à cette question m’ont touché. J’ai grandi à l’époque de la Manif pour tous, et vis-à-vis de ma sexualité, j’ai très vite compris que ce serait un combat de tous les jours. […] En m’investissant dans ces municipales, je veux montrer qu’on peut tous mettre notre pierre à l’édifice et que tout le monde à sa parole à donner. »

    E.J.

  • À La Ciotat, Antoine Vichy (LFI) veut bifurquer à gauche

    À La Ciotat, Antoine Vichy (LFI) veut bifurquer à gauche

    « Notre liste est une liste de contre-pouvoir », amorce Antoine Vichy. Estampillée La France insoumise (LFI), « Bifurquons à gauche rassemble aussi des gens non encartés », précise le candidat, enseignant en BTS informatique au lycée Victor-Hugo à Marseille, et installé à La Ciotat depuis 2011.

    Interrogé sur ce qu’il pense du bilan du maire sortant (DVD) Alexandre Doriol, le quadragénaire répond : « Il n’est pas là depuis très longtemps. Ce qu’il faut retenir, c’est que ça fait vingt-cinq ans que la droite dirige la ville et on arrive à bout de souffle. »

    Pour « la transparence »

    La liste « Bifurquons à gauche » porte trois grandes exigences. D’abord, la concertation. « L’idée de notre liste, c’est que les habitants savent ce dont ils ont besoin. Il faut échanger avec eux, pose Antoine Vichy. On refuse d’être des spectateurs alors que des décisions majeures sont prises sans les Ciotadens ». Il prend comme exemple « le marché des illuminations » qui, avance-t-il, « coûtent 3 millions d’euros par an, soit 83 euros par habitant et par an, contre 2,20 par an et par habitant pour Strasbourg… ». Avec « Bifurquons à gauche », « nous voudrions instaurer un référent de quartier, avec une association de quartier qu’on consulte pour savoir vers quoi orienter les budgets ».

    Autres axes évoqués, « le contrôle et la transparence ». « Les Ciotadens devraient pouvoir suivre les dépenses de la mairie à l’euro près », note Antoine Vichy, qui prend comme exemple « l’ombrière qui a coûté 460 000 euros, alors qu’on a trouvé des tarifs dix fois moins cher. On ne dit pas que les choix ne sont pas bons, mais que les habitants n’ont pas pris la décision ».

    La liste veut également renforcer le social dans la ville, « pour que les Ciotadens puissent obtenir les aides auxquelles ils ont droit. Or, ce n’est pas le cas, car il manque du personnel au Centre communal d’action sociale ».

  • [Entretien] Jean-Marc La Piana : à Gardanne, « notre mode de gestion sera participatif »

    [Entretien] Jean-Marc La Piana : à Gardanne, « notre mode de gestion sera participatif »

    La Marseillaise : Comment va se dérouler votre premier meeting ?

    Jean-Marc La Pania : En première partie, on aura la présentation des colistiers, puis quelques personnes vont présenter une partie du programme. Il a été travaillé par un collectif qui compte entre 30 et 50 personnes pendant six mois. Ils feront un éclairage sur des points choisis. Moi, je conclurai sur la stratégie de travail qu’on veut adopter une fois élus.

    Vous défendez une « autre manière de faire » et une « rupture dans la forme et dans le fond ». Pouvez-vous préciser cette idée ?

    J.-M.L. : Ce qu’on reproche à la municipalité actuelle, c’est le manque de concertation. Des choses sont décidées à l’emporte-pièce et on voit le résultat… Notre mode de gestion sera participatif avec des conseils de quartiers. Des conseils aussi pour les grands axes qu’une ville doit développer : sécurité, éducation, santé et, bien entendu, bon usage de l’argent public. C’est ce qui va permettre d’améliorer notre vie politique.

    Vous parliez d’un manque de concertation. C’est un des principaux reproches que vous faites au maire sortant Hervé Granier (LR) ?

    J.-M.L. : Oui, en tant qu’opposition, on reproche cela à M. Granier. On a bien vu comment la ville a été gérée pendant cinq ans et demi, avec peu de concertation et peu de réflexion. Des projets ont été lancés et sont aujourd’hui suspendus, pour lesquels il y a des procès, comme la smart city. On reproche un manque de reflexion, comme avec le centre aéré à 13 millions d’euros dans un endroit mal adapté. Il a beau dire qu’il a été mal conseillé au début, mais aujourd’hui, il continue de commettre le même type d’erreur.

    Ce que vous entendez par « changer de méthode », c’est revoir la politique de la ville ?

    J.-M.L. : Oui. On voit bien que les services publics sont altérés, car il y a une mauvaise gestion des employés municipaux. Aujourd’hui, ce sont eux qui font le service public, et vu la mauvaise gestion et la mauvaise ambiance qui existent dans ce cadre, on est loin du compte.

    Comment avez-vous construit votre liste ?

    J.-M.L. : On a travaillé pendant plus de six mois sur le projet. On a retenu ceux qui se sont manifestés pour le mener à bien une fois élus. Ils ont été choisis en fonction de leurs capacités, soit professionnelles, soit plutôt d’ordre « populaire », car certains ont une grande proximité avec la population. J’ai essayé de faire une liste qui soit la plus large possible pour faire en sorte que tout le monde puisse être entendu. Elle regroupe des personnes qui ont envie que cette ville progresse et qu’elle aille dans le sens de l’avenir, aussi bien au niveau écologique que de la transformation énergétique.

    18h30 à la mairie annexe de Biver, place de Biver, à Gardanne.

  • Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    C’est faire d’une pierre deux coups. Mardi soir, le théâtre Jean-Hetsch de Fos-sur-Mer s’est rempli pour l’annonce du programme et de la liste de Rémi Esnault (DVG), candidat présenté comme le successeur du maire René Raimondi. Près de 80 mesures en 12 points sont avancées par le chef de file de la liste « Notre Fos », accompagné de 34 colistiers, avec un fort renouvellement par rapport à 2020.

    De nouveaux visages à l’image de Romain Trolliet, connu pour son engagement à la CGT sur le golfe de Fos. « Le renouveau de l’équipe donne un nouvel élan, avec des jeunes comme moi au sens politique », estime le candidat, soulignant tout de même qu’« on ne pourrait pas avancer sans le socle solide laissé par les élus d’avant, qui savent comment gérer la ville et honorer nos engagements ».

    Les engagements seront nombreux. Les trois priorités de Rémi Esnault sont la sécurité, la santé et le pouvoir d’achat. « Nous avons un policier pour 380 habitants, mais il nous faut une police municipale plus forte. Nous créerons un nouveau central de police municipale et un poste mobile sur les événements et les plages pour assurer la sécurité au plus près », annonce le candidat.

    Un complexe médical

    « Il n’y a pas une ville où on n’en parle pas, mais nous, on peut le faire », assure Rémi Esnault au sujet de son projet de complexe médial pluridisciplinaire aux Vallins. Le projet serait même « déjà entamé ». Dans la même thématique, Monique Potin, cheffe d’entreprise, défend la création d’une plateforme de répit pour les aidants : « Pour les patients d’Alzheimer ou de maladies chroniques qui veulent rester chez eux, la plateforme permet de donner du répit à l’aidant. On prend en charge le malade la journée pour que l’aidant puissent avoir des loisirs. »

    Concernant le pouvoir d’achat, le candidat Cédric Carian, commerçant, revient sur les chèques proposés par la Ville : « Pour aider le porte-monnaie des familles et dynamiser le commerce local, on veut aller plus loin avec deux nouveaux chèques de 100 euros, un pour le sport car les clubs coûtent vite cher, et un pour la culture, le cinéma ou le théâtre. » Rémi Esnault complète ce volet en mentionnant une autre mesure phare : « Notre cantine de qualité, déjà accompagnée par le pass restauration, passera à 0,50 euro pour tous les enfants, quels que soient les revenus des parents, et le prix du temps périscolaire sera réduit de moitié. »

    Sur le terrain social, Rachel Tarantino annonce l’implantation d’une ressourcerie à la Mériquette. « Un lieu de rencontre et d’échanges qui permet de donner », afin de favoriser « une économie circulaire et la réinsertion de personnes éloignées de l’emploi depuis longtemps », complète-t-elle.

    Parmi les autres annonces figurent un complexe aqualudique, un lycée industriel, trois nouvelles plages, un festival de musique et de nouveaux loisirs à Parsemain. Un programme « budgétisé et planifié », affirme le candidat au fauteuil de maire.

  • Génération écartelée

    Génération écartelée

    L’étude réalisée à l’initiative d’Aix- Marseille Université est passionnante, elle est éclairante sur l’état d’esprit des étudiants et leur conception de l’engagement.

    67% d’entre eux se déclarent engagés, mais seulement 44% ont l’intention d’aller voter les 15 et les 22 mars. Comme si le désintérêt pour la chose publique qui s’étend dans toute la société avait un poids encore plus important parmi les étudiants, mais que pour eux, le fait d’être engagés était déconnecté de la politique.

    Une génération écartelée entre d’une part des « causes » qui la mobilisent : lutte contre les discriminations, écologie, féminisme,
    et d’autre part une abstention massive, une défiance envers les organisations traditionnelles qui traduisent l’engagement : partis et syndicats.

    Démocratie en jeu

    C’est sans doute le produit d’un individualisme croissant, d’une société anxiogène, mais aussi de décennies de déceptions provoquées par une Ve République à bout de souffle.

    Pour autant, les opinions exprimées dans cette enquête ne recouvrent pas toute la nouvelle génération. D’abord parce que les étudiants ne sont qu’une part de la jeunesse. Et, ensuite, parce que des jeunes continuent de s’engager sur des listes aux municipales par goût de l’intérêt général et du débat démocratique.

    Les organisations politiques, singulièrement celles qui entendent changer la société, ont un rôle fondamental à jouer en créant les conditions d’un engagement renouvelé des jeunes en leur sein. Ce n’est pas une mince question. C’est la démocratie qui est en jeu.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône. Municipales à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, luttes sociales, narcotrafic, logement, solidarité, métropole…

    À vous la parole ⬇️

  • À Hyères, la gauche unie pratique la méthode des « 3 C »

    À Hyères, la gauche unie pratique la méthode des « 3 C »

    Le principe de ces réunions publiques est, bien sûr, de présenter le programme, mais aussi de questionner chaque proposition, d’échanger et de construire ensemble. Pour cela, l’équipe a mis en place « l’outil des 3C », qui permet à chacun
    de s’exprimer sur les choix politiques à continuer,
    cesser ou créer pour Hyères.

    La première réunion de ce type s’est tenue vendredi dernier à l’école des Îles d’Or et a réuni une quarantaine de personnes.

    18h30. 33, rue Saint-Exupéry

  • [Entretien] Gérard Paul : « Frédéric Puech est un maire qui a fait ses preuves » aux Mées

    [Entretien] Gérard Paul : « Frédéric Puech est un maire qui a fait ses preuves » aux Mées

    La Marseillaise : Vous venez de lancer le comité de soutien à la liste conduite par Frédéric Puech, le maire des Mées, pourquoi avez-vous accepté ce rôle et quelles seront les prochaines initiatives ?

    Gérard Paul : J’ai accepté ce rôle en tant que maire honoraire des Mées. C’est à Frédéric Puech que j’ai passé le flambeau en 2023. Depuis, il a fait ses preuves, c’est un homme de terrain, proche des gens, humaniste, qui a su prendre les grands dossiers en main et être très assidu dans sa fonction de maire. C’est un bosseur, c’est la raison pour laquelle je ne regrette aucunement de lui avoir fait confiance. Je le soutiens pleinement dans cette campagne afin qu’il soit réélu avec toute son équipe renouvelée.

    Pouvez-vous déjà nous dévoiler des premiers noms de membres
    du comité de soutien
     ?

    G.P. : Nous le ferons dans les deux dernières semaines de la campagne mais ce que je peux dire, c’est qu’on est déjà à une centaine de personnes de tous horizons, actifs, retraités, engagés dans la vie associative, anciens élus. C’est un comité très large et qui grandit de jour en jour dont on ne peut que se féliciter.

    Comment recrutez-vous ?

    G.P. : Nous allons au contact de la population, dans les quartiers, au porte-à-porte. La prochaine réunion publique est prévue le vendredi 16 février* et sur le document de campagne qui présente la liste figure un coupon à retourner pour faire partie du comité de soutien. Chaque jour nous arrivent de nouveaux noms, ça témoigne d’une belle dynamique.

    Serez-vous sur la liste cette année ?

    G.P. : Non, je considère qu’il faut passer la main, laisser la place à des plus jeunes, ne pas s’accrocher. J’aide Frédéric au maximum que je peux, il sait qu’il peut compter sur moi à tout moment mais j’ai fait le choix de me retirer. J’ai eu quelques problèmes de santé mais cela ne veut pas dire que je ne serai plus présent dans la vie locale à travers des associations, de mes engagements au niveau social etc.

    Comment percevez-vous le retour de « La Marseillaise » dans votre département après une longue absence ?

    G.P. : Je m’en félicite, je m’en réjouis ! C’est même pour moi une grande nouvelle parce que j’ai été inspecteur des ventes du journal pendant un temps. Ensuite j’ai été
    un diffuseur bénévole assidu de La Marseillaise. C’est vraiment formidable pour le pluralisme, elle manquait au paysage.

    * Réunion publique le 16 février à 18h, salle des fêtes des Mées.