Tag: Politique

  • Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Un rassemblement d’une cinquantaine de conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, de personnels de direction, de personnels administratifs, de personnels de surveillance, personnels socio-éducatifs, psychologues venus prêter serment comme un décret le leur impose désormais, s’est tenu jeudi à 12h45 devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, boulevard Carnot, pour dénoncer les « pressions et intimidations » dont ils sont l’objet en haut lieu.

    La CGT insertion probation et le Snepap-FSU, avec le soutien du Syndicat des avocats de France (section de Marseille) et du Syndicat de la magistrature (section régionale Aix-en-Provence) ont voulu ainsi dénoncer les « attaques et dénigrements » dont ces agents sont l’objet. Depuis le début de l’année, « Gérald Darmanin a multiplié les interventions et instructions dénigrant et fragilisant le travail des personnels chargés de l’application des peines, qu’il s’agisse des personnels de surveillance, des services d’insertion et de probation ou des juridictions de l’application des peines », dénoncent-ils dans un communiqué commun.

    « Des attaques

    sans précédent »

    « À Aix ou à Marseille, un conseiller de probation suit 130 personnes. Est-ce que le garde des Sceaux qui parle de sécurité à tout va devant les caméras de télévision va parler de ça alors que 200 détenus à Luynes dorment sur un matelas au sol ? », déclare Olivier Caquineau, secrétaire départemental du Snepap-FSU. « Des collègues sont KO quand ils entendent les déclarations de leur ministre de tutelle dénonçant des “activités ludiques et provocantes”. Ils ont le sentiment d’être insultés, eux qui travaillent depuis des semaines en amont. Des permis de sortir sont annulés au dernier moment que personne ne comprend. »

    Sentiment partagé par Élodie Bartolini de la CGT Insertion Probation selon laquelle « le moral des agents est très très bas car ils se sentent dans le viseur. Il faut sortir des réactions à chaud et retrouver un cadre de travail serein. Pour cela, il faut faire confiance aux professionnels. Notre métier, c’est d’accompagner les gens, de travailler sur le passage à l’acte, la gestion des émotions pour les réintégrer, pour qu’ils redeviennent des citoyens. On ne peut pas continuer à mettre au ban de la société des gens, les entasser en détention. Trois personnes dans une cellule de 9 m², c’est indigne. »

    Marie-Blanche Régnier, co-déléguée de la section régionale du Syndicat de la magistrature, les comprend. « On est là pour soutenir les agents face aux attaques sans précédent sur les permissions de sortir sous couvert dans la communication politique d’être des narcotrafiquants, alors qu’en fait les personnes en détention sous main de justice ne sont pas majoritairement de ce profil. » Ces attaques qui ont débuté en février se sont accentuées ces dernières semaines. Le garde des Sceaux critique les activités socio-éducatives culturelles en détention qui sont freinées voire ont disparu. « La hiérarchie pénitentiaire ajoute des critères pour contrecarrer des permissions de sortie accordées par les juges d’application des peines. Les détenus étrangers en situation irrégulière sont particulièrement visés même lorsqu’ils ne font même pas encore l’objet d’une obligation de quitter le territoire français », observe-t-elle.

  • Gaby Charroux (PCF) candidat pour « défendre le modèle martégal »

    Gaby Charroux (PCF) candidat pour « défendre le modèle martégal »

    « On a une forte envie et une forte énergie ! » Le « je suis candidat » prend une tournure plurielle pour Gaby Charroux, ce jeudi soir, à l’heure de présenter sa candidature pour les prochaines élections municipales de 2026, à Martigues.

    Entouré de sa majorité et de près de deux cents soutiens issus du monde politique, économique, associatif, culturel et sportif, l’actuel édile martégal, candidat à sa succession, l’affirme : « C’est une aventure collective que nous menons avec notre équipe, qui se constitue dans le plus large rassemblement citoyen et républicain, comme nous le faisons depuis 1989. » Et d’insister : « Notre ambition est toujours la même, faire de Martigues une ville qui protège ses concitoyens. »

    « Une liste citoyenne »

    Cette candidature se veut participative. Gaby Charroux appelle d’emblée : « Chacun d’entre vous, dans votre secteur, sportif, économique ou culturel, que vous soyez jeune, ou vieux, femmes ou hommes, nous avons besoin de vos propositions, y compris vous qui faites partie des près de 1 000 associations de Martigues. Notre liste sera citoyenne », affirme le candidat.

    « Nous sommes à une étape charnière pour le développement de notre territoire et nous cherchons à ce que notre ville donne à chacun un avenir dont il a envie », poursuit Gaby Charroux, parlant d’un « travail avec la majorité et les services municipaux pour les années à venir, une vision de Martigues 2050 ».

    Dans « un monde de plus en plus violent », « quand à l’extérieur du pays il y a la guerre et à l’extérieur le narcotrafic, ce fléau », Gaby Charroux considère que « les communes sont devenues les vrais pôles de stabilité dans le pays », face à « un État qui a oublié sa boussole ». Mais il demeure « positif et optimiste, car j’ai foi en la nature humaine ».

    De nombreux défis

    Le mandat remis en jeu en 2026 est celui « des défis » pour l’actuel maire. Ceux « du service public, notamment postal, pour lequel nous avons bataillé avec le comité de vigilance pour maintenir la Poste de Ferrières ». Mais aussi « le défi majeur de l’hôpital public qui se pose actuellement ». Comme celui de conjuguer « la réalisation du contournement autoroutier avec notre exigence de compensation territoriale sur le territoire martégal, en figeant 70 hectares d’espaces naturels intouchables », détaille Gaby Charroux. Sans oublier l’enjeu « de la décarbonation. Nous voulons conforter les emplois industriels de notre territoire, dans lesquels se trouvent les meilleurs salaires. »

    Ces défis convergent, selon l’édile, vers « la préservation du modèle martégal et la transition écologique », pour « continuer à faire de Martigues une ville pas comme les autres », où l’« on porte la solidarité, la fraternité, l’égalité, où tous les combats sont les nôtres, dont celui des femmes ».

    Les outils pour y parvenir ? « Les services publics, les associations, l’industrie et le cinéma, qui sont les pôles d’attractivité de notre ville que nous devons protéger comme des joyaux », conclut Gaby Charroux.

    TÉMOIGNAGES

    Olivier Marchetti, président de Provence Studios

    « Martigues est un territoire incroyable, le cinéma prospère. Plein de films y sont tournés, dans des espaces naturels, des décors variés, tout en étant proche d’une grande ville, sans les contraintes. Toutes les conditions sont réunies pour développer la filière cinéma. En 2023, on est monté à 1 600 personnes travaillant sur site. Il reste le défi de pouvoir se déplacer plus facilement, particulièrement quand on accueille un gros tournage avec de gros castings. »

    Clémence Calvin, athlète de course de fond

    « La ville prend soin de ses habitants sans laisser personne de côté. On est gâtés. La singularité tient à la politique sociale et ça me tient à cœur qu’elle dure, en premier lieu pour mes enfants. C’est pour eux que je suis là et que je soutiens Gaby Charroux. Mes enfants font les centres d’initiation sportive (CIS), font du VTT sans être empêchés par l’argent, ont des cours d’art plastique. Tout le monde n’a pas accès à ces activités, mais à Martigues, c’est le cas ! »

    Thomas Vaïsse, doctorant en sociologie

    « Il y a deux originalités à Martigues. La diversité du territoire d’abord, avec un centre-ville provençal traditionnel marqué par les canaux, aux côtés du rural et de l’industrie. Une richesse et une possibilité d’imaginer plein de choses. L’enjeu de la gratuité est aussi central, elle permet d’installer une base pour tout le monde. La société décide qu’il y a certains éléments communs et tout le monde doit participer à son existence et sa reproduction. »

    Florence Dantin, militante du droit au logement

    « Gaby Charroux et son équipe sont très sensibles et réactifs sur le sujet du logement. Quand les gens ont de graves problèmes, il faut aller les voir chez eux, ce qu’on a pu voir à Notre-Dame-des-Marins. Le collectif est bon, le volet social de Martigues est énorme, le maire a beaucoup donné pour les associations. Son discours est aussi très ouvert, on sent que tout le monde peut venir et participer. Il y croit, et ça s’entend ! »

  • Nation indivisible, un débat qui prend racine dans la Révolution

    Nation indivisible, un débat qui prend racine dans la Révolution

    En septembre dernier, peu après sa nomination à Matignon, Sébastien Lecornu promet un « grand acte de décentralisation ». Deux mois plus tard, en clôture du 107e Congrès des maires de France, le Premier ministre confirme qu’un projet de loi sera présenté en Conseil des ministres « avant Noël ». Ce texte pourrait reposer sur un rapport transmis par le Sénat – dominé par la droite – au gouvernement.

    Quelle forme pourrait-il prendre ? Le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, pousse pour un fédéralisme « à la française » (lire en page 2). « L’idée que les Régions puissent avoir un moyen de faire leurs propres lois contrevient à toute la tradition politique et juridique sur laquelle s’est fondée la République », alerte Côme Simien, maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, « et aussi aux principes fondateurs de la République que sont l’unité et l’indivisibilité de la nation, encore une fois articulée au principe de l’égalité devant la loi », renchérit-il. C’est d’ailleurs ce qui est formulé dès l’article 1 de notre Constitution actuelle.

    « C’était l’idée de dire qu’il y a une nation qui est souveraine, qui se choisit des représentants formant la représentation nationale », poursuit l’historien. Ces élus, « font des lois qui doivent s’appliquer partout de la même façon, qu’on soit dans les Bouches-du-Rhône, en Ille-et-Vilaine, dans le Bas-Rhin ou le Haut-Rhin. Au nom d’un autre principe fondateur qui est aussi celui de l’égalité en droits. »

    Jacobins porteurs d’ambitions sociales

    Loin des idées reçues, les Girondins, qui ont été dépeints comme décentralisateurs voire fédéralistes, « sont très attachés à ce principe-là de dire qu’on n’interprète pas les lois quand on est une autorité locale. On n’a pas de pouvoir de faire des lois propres à un espace infranational », poursuit-il.

    Pour Côme Simien, l’opposition avec les Jacobins est plus nuancée. « Il y a certes l’idée des Jacobins centralisateurs, mais ces attaques sont souvent en arrière-plan une autre critique qui est là depuis deux siècles, moins visible : celle des ambitions sociales qu’ils portaient, notamment en 1793-1794 », insiste-t-il, avant d’ajouter : « C’est une certaine façon de critiquer le principe que l’État puisse être à l’origine de politiques sociales qui devraient permettre de tendre vers une plus grande égalité des citoyens ».

    C’est ce qu’il expose dans l’ouvrage qu’il a co écrit, Haro sur les Jacobins ! Essai sur un mythe politique français XVIIIe-Xe siècle. Plus que jamais d’actualité dans le débat actuel : « Cela revient depuis deux siècles, parce que la Révolution est le moment un peu matriciel de notre vie démocratique contemporaine auquel on n’arrête pas de revenir pour utiliser des façons de concevoir la République, la démocratie. »

     Haro sur les Jacobins ! » co- écrit avec l’historien Guillaume Roubaud-Quashie, aux éditions PUF.

  • La République décentralisée oui, centrifugée non

    La République décentralisée oui, centrifugée non

    Prenant au mot la déclaration de politique générale du Premier ministre, Gérard Larcher et Renaud Muselier ont décidé de pousser ensemble une nouvelle loi de décentralisation, depuis Aix où les maires étaient réunis à l’initiative de la Région.

    Le président du Sénat dit vouloir une loi « simple à horizon bref » alors que le gouvernement minoritaire et très affaibli par la crise politique cherche à réaliser des économies substantielles.

    Un élément de contexte qui a de quoi inquiéter les élus des collectivités locales déjà mis à contribution depuis plusieurs années pour compenser le déficit de l’État.

    Liens de proximité

    La Marseillaise qui avait lancé l’appel « Sauvons la République de proximité » en novembre 2024, tandis que se profilait un budget Barnier synonyme de potion amère pour les collectivités, peut en témoigner : toutes tendances confondues, les élus ne réclament pas plus de missions mais plus de moyens.

    Une décentralisation réussie passe par une réforme de la fiscalité renouant notamment le lien entre activités économiques et collectivités rompu par la suppression de la taxe professionnelle par Nicolas Sarkozy.

    Oui, elles l’ont démontré, les collectivités savent faire plus et mieux que l’État dans toute une série de domaines grâce à leur relation de proximité avec les citoyens.

    Les Français n’en demeurent pas moins attachés à l’égalité républicaine et au rôle de l’État.

    La République décentralisée oui, centrifugée non.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Gaby Charroux. Martigues, municipales, actualité sociale, enjeux industriels, proximité, services publics…

    À vous la parole ⬇️

  • Mobilisation pour l’égalité sur les primes au Grand Avignon

    Mobilisation pour l’égalité sur les primes au Grand Avignon

    « Certains sont dans le même service, font le même travail et ne touchent pas la même prime. Ce n’est pas normal », confie Jean-Philippe Quiot, agent autonome au Grand Avignon et représentant du syndicat PFA. Quelques heures plus tôt, lui et une vingtaine d’autres agents de l’intercommunalité avaient interpellé les élus sur cette « rupture du principe d’égalité », rappelant que sur 650 agents, 350 ne bénéficient pas de la prime annuelle de 900 euros.

    Dans un tract distribué le matin même, ils renvoient le président de la communauté de communes, Joël Guin, à sa déclaration lors de son élection en 2021 où il promettait de « gommer les inégalités de prime entre agents ». « Or, aujourd’hui, ce n’est toujours pas le cas. Dans le contexte actuel, c’est dommage », regrette le représentant syndical.

    Pas cette année

    Déjà mobilisés en juillet dernier, leur demande de mise à égalité n’avait pas été acceptée par le Grand Avignon. Contactée par La Marseillaise à l’époque, l’intercommunalité assurait que, « soucieuse des conditions de travail et de vie de ses agents », elle privilégiait « des dispositifs améliorant le pouvoir d’achat de tout son personnel en augmentant, par exemple, la valeur faciale des tickets-restaurants et la prise en charge de la part employeur ».

    « C’est un choix politique et on sait qu’on ne l’aura pas cette année, mais il faut rester mobilisés », constate Jean-Philippe Quiot, qui demande à ce que soient mises en place des mesures compensatoires. « On nous dit que ce n’est pas possible, mais cela a déjà été fait pour 132 agents. Et c’est possible financièrement », ajoute-t-il, en chiffrant la mesure à environ 330 000 euros.

  • Les violences sexistes et sexuelles dans le sport passées au crible

    Les violences sexistes et sexuelles dans le sport passées au crible

    La faculté d’économie et de gestion d’Aix accueillait, mercredi, une journée régionale de formation dédiée à la prévention des violences sexistes et sexuelles (VSS) dans le sport. Une initiative proposée par la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof). Le Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive (Creps), situé à côté de la fac et relais institutionnel sur le sujet, et la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes) ont également piloté cette journée.

    Des ateliers se sont tenus l’après-midi alors que la matinée était consacrée à des interventions de professionnels. Parmi eux, Roxana Maracineanu, ancienne championne de natation et ministre des Sports entre 2018 et 2022. Secrétaire générale de la Miprof, elle mène la lutte pour former les personnes qui entoureront les victimes de violences sexistes et sexuelles : « On crée des outils de formation et nous pilotons ça avec l’Observatoire national des violences faites aux femmes pour délivrer une réalité que personne ne peut contester, qui est celle des données et des chiffres. »

    La championne du monde du 200m nage libre 1998 a évoqué ses combats lorsqu’elle était au gouvernement et la difficulté de libérer la parole : « Ce n’est pas un travail facile que de parler des violences, parce que personne n’a envie de les aborder. On va rencontrer des victimes, les entendre. Et dire aussi aux personnes qui étaient autour de ces victimes et qui ont dit ne pas avoir su “qu’est-ce que vous faites encore là, Monsieur ? Vous n’avez pas agi, votre rôle, ce n’est pas que de rapporter des médailles”. »

    Les rôles détaillés

    Cette matinée de sensibilisation a offert aux 250 personnes installées dans le nouvel amphithéâtre de la faculté, un point global sur les VSS, avec chaque spécialiste, dans chaque domaine. La Miprof a d’abord expliqué les formes de violence et leurs impacts avec, en point d’orgue, une définition générale des VSS : actes et comportements à caractère sexuel exercés sous la contrainte, en raison du genre, dans le but de dominer.

    Deux gendarmes et une magistrate spécialistes de la jeunesse ont détaillé leur champ d’action, avant que l’une des juristes du Comité national et olympique du sport français (CNOSF), Anne-Sophie Weisz, s’étende sur les sanctions pour les agresseurs. Cette journée, riche en échanges, a permis de sensibiliser et d’informer sur un sujet majeur.

  • Les socialistes entérinent une 3e liste de gauche à La Seyne-sur-Mer

    Les socialistes entérinent une 3e liste de gauche à La Seyne-sur-Mer

    Déçu de ne pas être tête d’affiche de l’union de la gauche, alors que le PS occupe déjà la tête de liste à Toulon, La Garde et Le Pradet, le socialiste Olivier Andrau annonce qu’il va conduire le collectif « La Seyne ville des possibles » pour la bataille des municipales 2026, avec les Écologistes, les régionalistes et Place publique.

    « Notre économie locale doit retrouver un nouveau souffle. Elle doit s’appuyer à la fois sur l’industrie et le tourisme. La Seyne doit avancer sur ses deux jambes » a-t-il développé au cours de la conférence de presse, qui s’est tenue vendredi, au Casino.

    Le candidat déclaré a mis en avant « une équipe équilibrée et représentative de la diversité des habitants ». Avec des actifs, des retraités, des militants et acteurs de la vie associative, économique et publique, « tous engagés dans un même élan face au désordre démocratique et à l’urgence écologique ».

    Et de poursuivre : « Après une majorité municipale divisée qui a promis monts et merveilles pour ne révéler que son immobilisme, avec toujours les mêmes professionnels de la politique qui cumulent les mandats, et dont nombre sont habitués des tribunaux, nous proposons de faire de La Seyne la ville des possibles. »

    Dommage que pour faire « face à ceux qui ne proposent aucune solution tenable et attisent les peurs et les rancœurs », l’ambition de bâtir une Seyne harmonieuse ne se passe pas par le rassemblement avec les autres forces progressistes avec lesquelles le PS s’est réuni de longs mois durant.

    Car en comptant la liste portée par LFI, on en serait désormais à trois listes de gauche pour les municipales. Soit deux de trop !

  • Les progressistes unis pour La Seyne derrière Stéphane Sacco

    Les progressistes unis pour La Seyne derrière Stéphane Sacco

    La liste « Uni.e.s à gauche pour La Seyne » vient officiellement de démarrer sa campagne, avec à sa tête l’ingénieur et président d’association Stéphane Sacco (GRS). Un rassemblement le plus large possible, « fidèle à la vision portée par le Nouveau Front populaire ».

    « Il est désormais temps de présenter le programme ambitieux que nous avons travaillé avec l’ensemble des composantes de gauche de notre liste, l’association La Seyne à Venir et les concitoyens, afin de redonner confiance et espoir aux habitants », explique le coordonnateur régional de la Gauche républicaine et socialiste (GRS). L’objectif étant qu’aucun quartier de la commune soit oublié.

    Et de poursuivre : « Face à la droite, nous devons proposer une alternative crédible et réaliste, forts de nos convictions et de nos valeurs. Et nous dresser fermement contre les projets funestes du Rassemblement national, qui ne pourraient qu’entraîner cette ville vers le fond. »

    Parmi les sujets mis en avant, les services publics, la santé, la sécurité, la mobilité, l’éducation, le logement, l’emploi et la culture. Sans oublier « une véritable transition écologique ». « Il est temps que les projets essentiels, comme le programme de renouvellement urbain du centre-ville et la corniche Tamaris, dont les financements sont disponibles depuis 2019, puissent enfin voir le jour, tout comme la traversée du port, la piscine et le cinéma », ajoute-t-il.

    « L’union a permis

    des avancées sociales »

    à ses côtés, Brigitte Cheinet, pour le PCF, rappelle que les communistes ont travaillé de longs mois à une liste d’union, « conscients du danger que représentent la droite et le RN sur cette ville », et réaffirment cette volonté. « Nous voulons, dans cette liste, œuvrer pour que soit prise en compte la volonté de la population pour vivre dignement et en paix », insiste-t-elle.

    Parmi les priorités : la création d’un centre de santé pour garantir l’accès aux soins à la population, la lutte contre les logements insalubres et les marchands de sommeil, ainsi que les transports. Et de conclure : « Nous sommes conscients du travail qui nous attend, mais il ne pourra se faire qu’avec l’appui de l’ensemble de la population. Une ville unie pour le bien vivre. »

    Même son de cloche pour l’Après, le mouvement de Clémentine Autain. « L’union de la gauche est une nécessité pour transformer notre ville », intervient Isabelle Renier.

    Pour mémoire, elle était l’une des responsables de LFI localement qui a refusé, avec une dizaine de ses camarades, que sa formation fasse cavalier seul dans cette ville qui a, dans son histoire, su porter haut les luttes sociales et les solidarités populaires.

    Et de poursuivre : « La Seyne a toujours été un bastion des combats progressistes. L’union a permis des avancées sociales majeures. » Pour la militante, « fragmenter le Nouveau Front populaire serait un renoncement à cet héritage de luttes et une trahison des attentes populaires ». Étant entendu que face au RN et à « une droite locale qui a déjà largement pactisé avec des figures de l’extrême droite, seule une gauche unie peut barrer la route à ces alliances dangereuses et redonner espoir aux quartiers populaires ».

    Redonner espoir

    à la population

    Un sentiment partagé par Toussaint Codaccioni, ancien adjoint d’une précédente majorité de gauche et secrétaire du Mouvement républicain et citoyen (MRC) dans le département. « Mon expérience me conforte dans le choix qu’a fait mon parti de participer, auprès de Stéphane Sacco, à une liste d’union. Au vu du programme sur lequel nous avons travaillé ensemble, depuis plusieurs mois, je suis persuadé qu’il correspond à un avenir plus heureux pour nos concitoyens », déclare-t-il.

    Le MRC prendra donc toute sa part dans cette campagne municipale en participant à la liste, ajoute-t-il, en saluant l’engagement personnel et les valeurs humanistes et progressistes de Stéphane Sacco, ainsi que « sa détermination à donner à la ville de La Seyne l’avenir qu’elle mérite ».

  • [Billet] Proposer un horizon autre que guerrier et austère

    [Billet] Proposer un horizon autre que guerrier et austère

    Le capitalisme, en crise profonde, est toujours aussi prévisible : pour sortir de son impasse récurrente, la guerre, économique et brutale ou sur les champs de bataille, meurtrière, lui offre, croit-il, une porte de sortie. Enfin, pour la poignée de possédants prêts à sacrifier les enfants des peuples. « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels », écrivait Anatole France à propos de la boucherie de 14-18. Ajoutant : « Ces maîtres de l’heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines, des banques, des journaux. » En 2025, les propos plus que centenaires du prix Nobel de littérature 1921, n’ont rien perdu de leur pertinence et impertinence. Le discours dominant des possédants, sous couvert de patriotisme et de morale, prépare les esprits et notamment la jeunesse, à l’inéluctable de la guerre. Du chef d’état-major des Armées déclarant devant les maires réunis en congrès qu’il faut se préparer à « accepter de perdre nos enfants », à Emmanuel Macron qui s’apprête cette semaine à annoncer un service militaire « volontaire » pour grossir les régiments de réservistes, la musique est lancinante et marche au pas. Ces discours va-t-en-guerre doivent être démontés car d’autres options sont non seulement possibles mais nécessaires.

    Vivre paisiblement

    La paix, notamment, se construit par la diplomatie, la coopération et par l’intervention des citoyens qui aspirent à vivre paisiblement. La paix se bâtit dans des sociétés où doivent primer la fraternité et l’égalité et non la concurrence aveugle entre les individus, asservis par un système qui veut les opposer les uns aux autres.

    La paix c’est aussi des services publics renouvelés, des écoles et la lutte sans merci contre ce prolongement du capitalisme que sont tous les trafics, celui de la drogue en priorité.

    Ce discours est porté à gauche notamment par le PCF. Il doit absolument s’élargir à l’ensemble du mouvement social pour infuser dans la société et faire reculer les semeurs de haine, tous ceux qui profitent du désarroi et du confusionnisme ambiant qui font le lit de l’extrême droite.