Tag: Politique

  • La majorité fait adopter un budget très controversé à Aubagne

    La majorité fait adopter un budget très controversé à Aubagne

    « La Chambre régionale des comptes a confirmé que notre collectivité est exemplaire. Nos choix de gestion ont été reconnus. Il aura fallu deux mandatures pour relever Aubagne. Nous l’avons faite entrer dans le XXIe siècle. Les Aubagnais sont fiers de leur ville », se félicite l’adjointe aux finance,s Danielle Menet jeudi soir, salle du Bras d’Or.

    Elle vient de détailler le budget primitif 2026. Fixé à plus de 112 millions d’euros, il se compose de plus de 86 millions en fonctionnement (dont les dépenses de personnel, avec 47 M, représentent 61%) et plus de 26 M d’investissement. Ce budget, indique-t-elle, s’appuie « sur la stabilité des taux d’imposition, inchangés pour la 12e année consécutive », « et un niveau d’investissement élevé ». L’adjointe précise « qu’une part importante » de ce dernier – soit plus de 7 millions d’euros – seront consacrés au pôle éducatif des Passons. Sa construction, qui a débuté fin 2024, doit être achevée à la fin de l’été 2026, pour une ouverture prévue pour la rentrée scolaire, en septembre. « La création de la nouvelle voie desservant le parvis de l’équipement sera programmée au printemps 2026 », a-t-elle déclaré. Dans les écoles, la Ville programme, pour l’an prochain, l’installation de brasseurs d’air ou climatiseurs. Engagée depuis 2016 dans la rénovation énergétique de son réseau d’éclairage public afin d’économiser 75% de consommation annuelle, la Ville traitera « 8 000 nouveaux points lumineux en 2026 ».

    18 millions à rembourser

    Danielle Menet a assuré tenir bien serrés les cordons de la bourse, avec « la maîtrise des dépenses de fonctionnement », et « la poursuite de la trajectoire de désendettement engagée en 2024 », même si l’annuité (capital et intérêts) de la dette s’élèvera à 18 M en 2026. « Il ne s’agit pas d’une dette, mais d’un surendettement », a rugi Joëlle Mélin (RN). « Nous découvrirons les chiffres quand nous serons à la mairie le 22 mars », a-t-elle rêvé tout haut…

    Juste avant, après avoir estimé ce budget « fictionnel, car la Ville ne connaît pas l’impact réel du budget de l’État sur les collectivités locales », Jean-Pierre Squillari, conseiller municipal (RGE) et tête de liste de Aubagne en commun a lancé : « le 29 mars prochain, quel que soit le verdict des urnes, le travail sera à reprendre de fond en comble ». Ce à quoi a réagi le maire (LR) Gérard Gazay : « Il va y avoir embouteillage, le 22 mars… » En ce dernier conseil municipal de la mandature, chacun était bien déjà en campagne. Jean-Pierre Squillari a profité de son intervention sur le budget pour évoquer largement son programme. Candidat à sa réélection, Gérard Gazay a rétorqué : « C’est facile de dénigrer comme vous le faites. Vous ne rentrez pas dans le budget, cela montre votre incompétence. Vous faites de la mauvaise littérature. Les Aubagnais sauront apprécier le travail qui a été fait. »

  • Bouches-du-Rhône : un accord historique à gauche pour les municipales

    Bouches-du-Rhône : un accord historique à gauche pour les municipales

    D’emblée, le sénateur PCF des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi l’annonce : « C’est un accord historique par son ampleur. » Ce vendredi midi sur le cours d’Estienne-d’Orves, les représentants des différentes forces politiques de la gauche et des écologistes avaient convié la presse, afin de présenter l’union scellée entre ses composantes pour les prochaines municipales dans les Bouches-du-Rhône. « Nous serons présents de manière unie dans plus de soixante communes des Bouches-du-Rhône », officialise le secrétaire départemental du Parti communiste.

    Refus des insoumis

    « C’est neuf mois de travail pour aboutir à cette union la plus large possible », souligne de son côté le premier fédéral du Parti socialiste, Yannick Ohanessian. Qui souligne lui aussi : « Pour nous, c’est un accord historique à bien des égards. » À commencer par le nombre de communes concernées, trois fois plus que lors du dernier scrutin. « C’était une vingtaine en 2020, et nous comptons aller plus loin dans les prochaines semaines », annonce l’adjoint marseillais. « Pour la première fois, nous sommes allés dans un travail d’union au-delà des communes de plus de 20 000 habitants, détaille-t-il. Nous sommes allés dans les communes de plus de 9 000 habitants, parce que des hommes et des femmes ont tenu à s’impliquer avec les forces locales, en appelant aussi les forces politiques. » Ainsi, ce sont les trois quarts des habitants du département qui sont concernés, soit 1,7 million de personnes. « En 2020, la gauche était absente des trois quarts des communes, de la plus petite jusqu’à Tarascon », rappelle Jérémy Bacchi. Et dans les communes où il n’y a pas encore d’accord, « nous n’aurons pas de listes les uns contre les autres. Je ne connais pas de rassemblement aussi large dans les autres départements ! ».

    Il reconnaît certes qu’il reste encore « peut-être deux ou trois arrangements à la marge ». « Il y a des communes qui ne sont pas encore dans cette entente-là, mais nous y travaillons encore », promet ainsi le sénateur écologiste Guy Benarroche, précisant qu’il ne s’agit pas d’un accord entre des appareils politiques, mais bien réalisés dans chaque commune. « À Martigues, les écologistes sont toujours en discussion », glisse-t-il. « Nous n’avons pas encore abouti sur Fos, ou à La Ciotat, indique pour sa part Yannick Ohanessian. Mais nous sommes quasi sûrs que nous allons aboutir. »

    L’accord se distingue aussi par le nombre d’organisations impliquées : le PCF, le PS, EELV, Génération écologie, Debout!, le Mouvement des progressistes, la Gauche républicaine et sociale. Génération.s et Place publique, de leur côté, sont toujours en discussion au sein de leurs instances. « Ce rassemblement va beaucoup plus loin que le simple rassemblement politique, il s’élargit à la société civile », ajoute l’élue des 11-12 Cécile Vignes (Génération écologie). Jusqu’à des têtes de liste, comme à Aubagne.

    Mais il se fait sans la France insoumise. « J’ai rencontré il y a un peu plus d’un an les responsables locaux et nationaux, qui nous ont indiqué au préalable qu’ils ne souhaitaient pas d’accord départemental, mais à la carte. À Marseille et à Aix, la stratégie a été une stratégie de clivage, c’est un choix politique qu’ils ont fait », témoigne Jérémy Bacchi. « Nous n’avons jamais été fermés avec un accord avec qui que ce soit, dès le départ nous avons dit que nous souhaitions l’alliance la plus large possible », déplore Guy Benarroche. « À partir du moment où une organisation passe les cinq dernières années à taper sur la ville centre de la région, il me paraît difficile de construire les conditions d’une union », reproche Yannick Ohanessian.

    Face à l’extrême droite

    Pourtant, la menace du RN est bien réelle. « Cette union, c’est aussi un acte de résistance claire face à la montée de l’extrême droite, défend Hervé Street (Debout!). Leur arrivée au pouvoir signifierait le recul des solidarités, l’abandon de l’intérêt général. » « Nous sommes dans un des départements où le danger est le plus important », s’alarme aussi Guy Benarroche. Avec la promesse de défendre des programmes « qui correspondent à ce que nous portons ».

    Rendez-vous est donné en janvier pour de nouvelles annonces.

  • Les premiers soutiens de Nora Preziosi et Erwan Davoux

    Les premiers soutiens de Nora Preziosi et Erwan Davoux

    À Marseille, ce sont toujours les mêmes au pouvoir qui décident de tout. » Dans le nouveau QG de campagne de Marseille pour tous sur la rue Colbert, Nora Preziosi, ex-présidente déchue de 13 Habitat, exige du changement dans le champ politique marseillais, dont elle a fait partie depuis de nombreuses années. Ce jeudi, elle présentait avec Erwan Davoux, tête de liste de son nouveau mouvement et ancien directeur des affaires internationales au Département des Bouches-du-Rhône, leur équipe de campagne. Une façon pour les deux candidats de se présenter comme liste dite « citoyenne ».

    Ils étaient donc huit soutiens ce jeudi à affirmer leur engagement dans ce nouveau mouvement en lice pour les municipales de 2026.

    Parmi eux, une mère au foyer, un médecin, une avocate, un conseiller à France travail, un contrôleur SNCF ou encore un commissaire de justice, mais également deux anciennes élues au conseil municipal. Elisabeth Saïd, pressentie pour la liste des 2-3, a été la première femme noire au conseil municipal en 2008, élue avec le PS mais qui a rejoint l’UMP en 2013. Isabelle Laurent a quant à elle été élue au conseil municipal de 2014 à 2020 sur une liste Les Républicains et était colistière en 2020 avec Bruno Gilles du parti d’Horizons.

    Une liste qui se revendique pourtant « sans étiquette », insiste Nora Preziosi. Et d’ajouter : « Nous ne sommes ni de gauche, ni de droite, nous acceptons tout le monde sauf les extrêmes », désignant l’extrême droite et la France insoumise. Un propos plus nuancé pour Akim Mimoun, soutien du mouvement et ancien militant avec Pape Diouf, qui affirme que les « seuls ennemis sont l’extrême droite ». Pour cette nouvelle équipe de campagne l’objectif est de « rassembler tous les Marseillais peu importe leurs origines et leur couleur politique ».

    « On souhaite que chaque Marseillais amène une idée, et que l’on coconstruise notre programme », affirme Erwan Davoux. Un programme a coconstruire mais où la sécurité a toutefois été désignée comme le sujet prioritaire par l’ancien directeur des relations internationales du Département, aujourd’hui en guerre ouverte avec Martine Vassal. Il évoque par ailleurs la volonté de laisser 10, 12% de place sur les listes pour des Marseillais qui répondraient à un appel à candidature, sans préciser la place qu’ils auraient dans les listes.

    Erwan Davoux semble d’ailleurs être pressenti pour mener la liste de la mairie centrale. Dans les secteurs, seules deux têtes de liste ont été annoncées pour le moment : Saïd Ouichou, médecin dans les quartiers Nord pour les 15-16 et Nora Preziosi dans les 13-14.

  • [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    [Municipales] A Roquefort-la-Bédoule, Marc del Grazia : « Nous allons terminer ce que nous avons commencé »

    En 2020, il avait remporté l’hôtel de ville de cette commune d’environ 6 000 habitants grâce à 30 voix en sa faveur par rapport à la liste de Jérôme Orgeas (DVD), l’ex édile.

    La Marseillaise : Pourquoi vous présenter à nouveau ?

    Marc del Grazia : Sur le premier mandat, nous avons commencé d’importantes réalisations comme la construction d’une école primaire de 16 classes, dont le chantier est en cours. L’actuelle école était trop petite, et n’était plus aux normes. Elle devrait être livrée en 2027. Nous avons aussi lancé, en 2022, avec la Ville et le bailleur social Erilia, le projet d’une maison intergénérationnelle sociale qui permet aux personnes âgées de bénéficier d’appartements, 59 logements adaptés, et 30 logements pour les jeunes, avec une crèche à l’intérieur. En dépit de concertations, le permis a été attaqué par les voisins. La Ville a gagné en première instance au tribunal administratif mais les opposants ont souhaité aller en appel. Je ne me présente pas sous une étiquette politique. Je suis là pour rassembler le plus large possible, simplement des gens qui ont envie de travailler pour la commune.

    Comment concevez-vous votre rôle de maire ?

    M.d.G. : Travailler, travailler, toujours travailler, essayer de comprendre les habitants et être attentif aux besoins de la population. Je me déplace souvent à pied dans la commune pour rentrer chez moi, donc ça fait que je suis en contact permanent avec la population.

    Que vous demandent les habitants ?

    M.d.G. : Un des problèmes est celui des transports. On les a pas mal améliorés, mais on pourrait mieux faire, avec par exemple des rapprochements avec Aubagne ou La Ciotat. Et puis la sécurité. Les habitants souhaitent que les moyens soient mis en place pour qu’ils se sentent en sécurité. Nous avons beaucoup de pavillonnaire, des maisons relativement isolées, sujettes à des cambriolages, par périodes. D’autres communes des environs, comme Cassis, Carnoux, jusqu’à Ceyreste connaissent cela. Depuis que je suis élu, les caméras de vidéosurveillance sont passées d’une vingtaine à 55. Cela aide à la résolution des affaires.

    Quels thèmes allez-vous privilégier durant cette campagne ?

    M.d.G. : Surtout, terminer ce qu’on a commencé, éviter de faire du suréquipement, améliorer les équipements qu’on a. Par exemple, aménager les espaces autour de la future école. Nous avons quand même un grand projet en collaboration avec la Métropole Aix-Marseille, celui de créer une médiathèque.

    Quels sont les défis à relever dans votre commune ?

    M.d.G. : C’est déjà préserver notre environnement. Le deuxième défi, c’est développer notre viticulture puisque Roquefort-la-Bédoule a une place privilégiée dans le monde du vin. Dans le prochain Plan local d’urbanisme (PLU), que l’on doit commencer à réviser fin 2026, on veut pouvoir donner des espaces aux viticulteurs pour planter des vignes.

  • Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    Frédéric Grimaud tête de liste du Collectif martégal

    « Il n’y a pas de faux suspense », lance Frédéric Grimaud (LFI) aux quelque 70 participants à l’agora du Collectif citoyen martégal de mardi soir, salle Dufy, quelques instants avant d’être désigné à la tête d’un « quatuor tête de liste » avec Barbara Brouchos (SE), professeure agrégée de SES au lycée Lurçat en deuxième place.

    « C’est une double tête de liste pour deux campagnes, l’une municipale et l’autre métropolitaine », avance l’enseignant « candidat pour être maire ». Barbara Brouchos indique « expérimenter » la politique et pense que « la Métropole est sous estimée par le maire actuel, qui la présente en opposition comme une excuse ». « Il faut se battre au sein de la Métropole pour améliorer le ramassage des déchets et l’adaptation au changement climatique qui se fera avec » et pas sans, selon la candidate.

    Quatuor de tête

    En plus du binôme de tête, le Collectif a désigné Jérôme Druilhe (EELV) et Ada Benouri (SE) comme troisième et quatrième de liste. Et revendique une indépendance vis-à-vis des partis. Frédéric Grimaud affirme que « les candidats défendent le collectif et pas un parti », « LFI et EELV prendront leur décision » pour un soutien ou non. « Nous sommes une alternative à gauche pour les déçus de l’équipe en place », assume le candidat, « car nous craignons la montée du RN depuis la défaite de Pierre Dharréville » aux législatives de 2024. Barbara Brouchos confirme : « Nous n’étions pas là aux législatives et on a perdu sans nous. »

    Ambivalence.

  • Joseph Minniti confirme être candidat à sa succession à La Seyne-sur-Mer

    Joseph Minniti confirme être candidat à sa succession à La Seyne-sur-Mer

    Son âge lui avait permis, en mai dernier, de prendre la succession de Nathalie Bicais, dont il était le premier adjoint, au terme d’un scrutin fermé au conseil municipal qui n’avait pas pu le départager de l’autre candidat, Jean-Pierre Colin. Et ses 82 printemps ne l’empêcheront pas de proposer sa candidature pour poursuivre son action en mars prochain. Après avoir pourtant annoncé, lors de son élection, qu’il n’irait pas plus loin que ce mandat d’intérim, Joseph « Jo » Minniti a changé d’avis, poussé par les leaders républicains du département – Jean-Louis Masson, président du conseil départemental, et François de Canson, vice-président de la région Sud, en tête -, et par les maires des communes alentour, qui voient en lui l’homme qui a su « apaiser le débat au conseil municipal, où les séances étaient très agitées. On est pourtant dans une période préélectorale, mais le dernier conseil s’est déroulé dans une ambiance constructive », se félicite-t-il.

    Les volte-face de Pontone et Onteniente

    S’il affirme pourtant ne pas être en campagne et se consacrer à l’action municipale, Jo Minniti s’appuie sur 14 membres de la majorité élue en 2020, modelée au fil du mandat puis scindée en deux suite aux déboires de Nathalie Bicais. En son sein, Lydie Onteniente et Ludovic Pontone, qui avaient fait allégeance à Jean-Pierre Colin – lui aussi candidat – en mai dernier. « Ce choix n’était pas contre M. le Maire, nous voulions sortir d’un système qui ne nous convenait plus, sur les plans humain et politique. Ce temps nous a permis de voir un apaisement, de nouvelles façons de travailler, une vraie rupture », justifie Lydie Onteniente, qui avait elle-même brigué l’investiture LR en juillet.

    Les deux conseillers départementaux veulent définitivement tourner la page Bicais : « Les décisions revenaient à la maire. Là, c’est facile de travailler avec un maire qu’on peut avoir en direct. On a des discussions, il n’y a plus cette façon de faire où on était de côté », soutient Ludovic Pontone. Cela implique aussi une rupture avec certains ex-colistiers, aujourd’hui aux côtés de Jean-Pierre Colin, ou faisant cavalier seul comme Cheikh Mansour, investi par Horizons, soutenu par Basma Bouchkara et Stéphane Lancelotta, élus à gauche en 2020 : « En tant que présidente de la commission départementale d’action sociale, et lui chargé de la politique de sécurité de la ville, ça a été très compliqué de travailler avec lui, avec des personnes fermées, pas à l’écoute des Seynois en situation de précarité. Il a une délégation sur le handicap, je ne l’ai jamais vu sortir une résolution. Il ne connaît pas les valeurs que doit avoir un élu », pointe Lydie Onteniente. Voilà qui promet de prochaines semaines animées, avec pas moins de huit listes candidates à la mairie (trois à gauche, quatre à droite, une à l’extrême droite).

  • À Bouc-Bel-Air, Bruno Aubry conduira un projet « transpartisan » pour les municipales

    À Bouc-Bel-Air, Bruno Aubry conduira un projet « transpartisan » pour les municipales

    « Le politique, je l’ai décortiqué dans ce qu’il a de noble et dans ce qu’il a de plus vil (…) puis j’ai été souffleur de mots en étant dans la relation presse. Il ne me restait plus qu’un troisième rôle dans ce scénario, c’est d’être acteur », résume Bruno Aubry. Longtemps journaliste, enseignant, passé par les relations presse, ce soixantenaire qui a longtemps été « observateur du spectacle » politique décide d’être l’un des personnages de la pièce en se déclarant candidat pour les élections municipales, à la tête de Vivre Mieux, liste écocitoyenne et transpartisane. Mais sa carte de presse garde pour autant un atout : « Pour être journaliste, y compris pour avoir une carte de presse on me demande un casier judiciaire vierge », glisse Aubry. Parmi les 33 colistiers du groupe, huit sont encartés et « représentent cinq partis différents » et compte parmi sa composition les conseillers municipaux d’opposition Geneviève Martin et Saïd Achache, membres du groupe Pour que vive Bouc-Bel-Air. Mais qu’importe la palette de partis, estime le candidat, tant que l’engagement reste. Seules les extrêmes, droite notamment, ne sont pas bienvenues. « On s’est dit transpartisans : c’est un intérêt communal et un projet écocitoyen », précise Bruno Aubry, seul candidat à n’avoir jamais siégé au conseil municipal. A contrario d’Hervé Plisson (Printemps Boucain), Mathieu Piétri, maire sortant (SE) élu en juin après la démission de Richard Mallié (LR) et Mathieu Morateur (Bouc-Bel-Air à de l’Avenir) adjoint de la majorité en 2014.

    Raison pour laquelle le candidat a été l’un des premiers à lancer sa campagne et commencer au plus tôt le travail dans un local de la Gratiane, sur le centre commercial éponyme, qui sera inauguré ce samedi.

    Parmi les projets prioritaires : le retour des agriculteurs dans la commune, la réorganisation des transports et de la mobilité douce, la revitalisation du centre-ville, la valorisation du château, la maîtrise de l’urbanisme, la mise en circuit d’une caisse sociale d’alimentation… Autant de projets qui devront être pensés avec les notions de « transversalité et transition » en caisse de fond. « Les enjeux qui travaillent la commune sont beaucoup plus importants que celle d’une ville de 15 000 habitants. Sa situation géographique au cœur de la Métropole lui donne des responsabilités et des atouts », résume le candidat qui estime qu’« il nous appartient d’ouvrir un nouveau cycle. Mallié est dans le paysage politique depuis 1983. C’est cette page-là qu’on tourne ».

  • [Entretien] Catherine Pila : « Il n’y a pas eu de rapprochement avec le RN »

    [Entretien] Catherine Pila : « Il n’y a pas eu de rapprochement avec le RN »

    La Marseillaise : Qu’a pu apporter votre groupe dans ce mandat ?

    Catherine Pila : Ce 15 décembre, c’était l’anniversaire funeste de la démocratie, la date à laquelle Michèle Rubirola, qui avait été élue, a choisi de démissionner. Elle a été empêchée dans sa mission par Benoît Payan, qui non seulement voulait la place, mais a réussi à lui prendre. Cinq ans après, on fait un constat, nous avons eu des victoires : toujours dénoncer ce que nous avons eu à dénoncer, à trouver notre place, notre légitimité. Des Marseillais dans la rue nous remercient pour notre travail d’opposition. Mais notre première victoire, grâce à Pierre Robin, c’est d’avoir réussi à faire retoquer par deux fois le budget de la ville. Ce n’était jamais arrivé, nous avons démontré l’amateurisme de Benoît Payan et son équipe.

    Renaud Muselier en 2023 reprochait à votre opposition de n’être pas assez offensive…

    C. P. : Il voulait qu’on parle d’une seule et même voix, mais un groupe est composé d’individus, certains qui travaillent dans l’ombre, d’autres qui veulent se montrer. Notre but a été de s’opposer, sur des sujets clivants pour certains. Nous avons démontré que le conseil municipal n’était pas univoque. Nous n’avons pas démérité, cela a déplu au maire qui nous a coupé le micro à plusieurs reprises. Sa seule réponse, c’était taisez-vous, vous n’avez rien fait pendant vingt-cinq ans. Mais des personnes dans notre groupe venaient de la société civile, qui ont amené quelque chose au débat.

    Votre groupe a été marqué par les départs, vers la gauche, le centre ou le RN. Il était tiraillé par ses contradictions ?

    C. P. : Moi j’ai une conviction, c’est que nous avons tous été élus grâce à Martine Vassal. Quand on a été élu grâce à quelqu’un, on doit rester fidèle, ou démissionner. Certains ont fait le choix d’une aventure personnelle, pour aller à la gamelle, à qui le maire a confié de petites responsabilités. Ils n’attirent pas mon respect. On verra quelle place le maire leur réserve sur la liste. Sur le groupe de Lionel Royer-Perreaut, ayant annoncé qu’il souhaitait mettre fin à sa carrière politique, il était normal que les quatre élus partis avec lui, toujours dans notre groupe au conseil métropolitain, reviennent dans le giron.

    Martine Vassal a dû clarifier sa position vis-à-vis du RN, mais on a vu dans ce mandat des liaisons dangereuses de votre groupe avec l’extrême droite, sur les votes pour SOS Méditerranée, l’aide aux civils palestiniens…

    C. P. : Il n’y a pas de rapprochement, nous sommes là pour défendre les valeurs qui sont les nôtres. Nous avons des personnes de droite très affirmée dans notre groupe qui ont une rectitude par rapport au parti, mais elles n’ont jamais franchi les barrières. Le seul, c’est Jean-Baptiste Rivoallan, pour une aventure personnelle. Quand on n’a pas voté l’aide à l’Unrwa, c’était contre l’Unrwa elle-même, qui cachait dans ses couloirs des terroristes du Hamas, nous l’avons voté pour l’Unicef [une majorité à droite a refusé de le faire en juin, Ndlr]. Il était normal d’aider les enfants de Gaza, au même titre que les enfants d’Israël. SOS Méditerranée, on la voit comme une association qui encourage les passeurs. Si on n’aide pas les personnes en mer, peut-être que les passeurs vont restreindre leurs prétentions, le but n’est pas de laisser mourir des personnes en mer. Mais nous ne sommes pas d’une droite excluante comme le RN.

    Quand Guy Tessier cite Céline pour s’opposer à la dénomination de l’école Simone de Beauvoir, il n’y a pas une ligne rouge franchie ?

    C. P. : Je ne pense pas. C’est un homme érudit, il s’est beaucoup renseigné. On n’imaginait pas que Simone de Beauvoir ait pu tenir des propos excessifs. Citer Céline seul, cela aurait pu m’interpeller. Mais citer Céline en mettant en parallèle ce que Simone de Beauvoir a pu dire sur la sexualité des enfants, ce n’est pas quelque chose qui me choque.

  • Un collectif issu de la majorité du Printemps marseillais entre en lice

    Un collectif issu de la majorité du Printemps marseillais entre en lice

    Le collectif « Ambition citoyenne » a officiellement annoncé lundi sa candidature dans les 13e et 14e arrondissements. « Cette démarche s’inscrit dans une volonté claire : redonner ses lettres de noblesse à la politique, en la rendant à celles et ceux qui la vivent et souvent la subissent au quotidien. Une politique faite par les Marseillais, pour les Marseillais », indique un communiqué.

    Le texte du collectif mené notamment par Sami Benfers, membre de la majorité du Printemps marseillais, n’exclut pas d’élargir cette dynamique à l’échelle de la ville. L’attaque peut paraître sévère contre la majorité de gauche.

    « Notre démarche est simple et saine, le Printemps a fait des bonnes choses mais il lui manque un volet de ces territoires et de leurs franges populaires », promet l’élu. « Les 13-14 sont très emblématiques de la ville, on se prétend humblement la pièce manquante. » Un territoire qui a notamment fourni à l’extrême droite un maire devenu sénateur, deux conseillers départementaux, une députée… et ou le risque RN est grand. « On nous accuse de faire la part belle au RN mais ce sont les mécanismes d’appareils qui le font. On ne peut pas améliorer ces territoires en excluant des postes décisionnels ceux qui portent leur voix et les font », martèle Benfers, se défendant de toute arrière-pensée. « Ce n’est pas en prévision d’une quelconque alliance et Benoît Payan est le meilleur candidat. On ne peut juste pas cautionner un système qu’on trouve incomplet. »

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski : lutte contre le narcotrafic, effectifs de police, ligne THT, avenir industriel, logement social, transports, plan Marseille en grand…

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