[#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Benoit Payan. Municipales, écoles, tranquillité publique, logement, programme, listes…
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[#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Benoit Payan. Municipales, écoles, tranquillité publique, logement, programme, listes…
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À trois semaines du 1er tour, le scrutin s’annonce d’une rare incertitude à Avignon où Cécile Helle, la maire (PS) sortante, ne se représente pas. Et ce n’est pas le dernier sondage Ifop réalisé du 12 au 19 février, pour La Provence, L’Écho du Mardi et Ici Vaucluse qui va permettre d’y voir plus clair.
Olivier Galzi, l’ancien journaliste, soutenu par l’UDI et Horizons, arrive en tête des intentions de vote avec 27% au 1er tour.
David Fournier, le candidat socialiste de la gauche unie, placé deuxième, a vite haussé le ton après sa parution. Il pointe un sondage qui « interroge », « étonne » et « indigne ». Des « faits avérés » lui seraient remontés indiquant que le sondage est « au moins douteux, au pire tronqué », poursuit-il, expliquant que « plusieurs personnes proches » de sa liste, « Ensemble et solidaires », n’ont été sondées que « sur une seule option au second tour ».
Affirmant en avoir informé des confrères des médias concernés, le candidat PS assure que les personnes partiellement sondées n’ont pas été recontactées par l’institut de sondage.
« Comment alors ne pas considérer ce sondage comme truqué ? », interroge David Fournier, indiquant avoir demandé à son directeur de campagne de « contacter la commission nationale des sondages » pour qu’elle enquête, avant de mettre en garde : « Nous ne nous laisserons ni manipuler, ni voler cette élection. »
Donné devant par le sondage, Olivier Galzi, lui, ne fait pas la fine bouche. « Notre liste est la seule capable de résister aux extrêmes et à leurs potentiels alliés. Ce résultat fait naître un véritable espoir pour un changement significatif dans notre belle ville d’Avignon », a réagi ce dernier, mettant en avant le « travail de terrain » effectué « depuis plusieurs mois ». Le candidat divers droite, qui se définit sans étiquette, dans un paysage politique resserré à cinq listes après une série de retraits et de ralliements, devancerait donc au 1er tour le socialiste David Fournier (24%). Soutenu par les Écologistes, l’Après, Place publique et Génération écologie, celui-ci progresse toutefois de plus de six points par rapport à un sondage de décembre.
La candidate d’extrême droite, Anne-Sophie Rigault (RN), complète le podium (23%), suivie de l’insoumise Mathilde Louvain (LFI) donnée à 16%, et Stéphan Fiori (10%), candidat sans étiquette, juste au-dessus du seuil de maintien. Si cette enquête réalisée avant la mort du militant identitaire à Lyon, qui a rejailli sur le député LFI du Vaucluse, Raphaël Arnault, marque aussi une progression d’Olivier Galzi (21% en décembre), elle met surtout en lumière la volatilité du scrutin au 2nd tour. Trois configurations ont été testées. Dans un scénario de quinquangulaire, où toutes les listes se maintiendraient, Galzi l’emporterait (29%), devant Fournier (24%), Rigault (18%), Fiori (15%) et Louvain (14%). Des résultats qui surprennent même Stéphan Fiori, étonné de sa progression (+5%) d’un tour à l’autre… En quadrangulaire, le résultat est le même : le candidat de droite reste en tête avec 32%.
La droite ne serait battue que dans un cas : une triangulaire, testée sur une alliance de la liste de la gauche unie et de LFI ou un retrait de celle-ci. David Fournier atteint alors 39%, devançant Galzi (35%) et Rigault (26%). Fâché, le candidat PS, qui n’a « jamais refusé un seul débat », estime que sa participation à celui de La Provence, le 4 mars, est désormais remise en cause : « Cela fait deux fois que leurs sondages sont sujets à réflexion. »

« C’est déjà un point de satisfaction d’avoir pu monter cette liste et rassemblé toutes les opinions de gauche et écologistes », affirme Martine Assandri, à la tête d’« Uni.e.s pour demain » qui rassemble différents partis de gauche comme le PS, le PCF et EELV. Et même si LFI n’y figure pas, elle lui a donné son assentiment. À Embrun, l’enjeu est de taille : déloger la maire sortante Chantal Eymeoud (Horizons) en poste depuis 2001, d’autant plus après les précédentes élections municipales de 2020 où la gauche ne s’était pas présentée.
« 25 ans, ça suffit », assène Martine Assandri à propos de sa rivale de droite qui, selon elle, « décide de tout sans tenir compte des avis des uns et des autres. La démocratie locale doit pouvoir enfin s’exercer. Le fil rouge de notre politique est d’associer la population à nos décisions », estime la candidate PS qui place la question du logement au cœur du programme. « À Embrun, la situation est catastrophique. Pour toute nouvelle construction, nous souhaitons un quota d’au moins 30% destiné au logement social », illustre-t-elle, alors que cette commune de plus de 6 000 âmes atteint péniblement le seuil de 11%. « On se demande comment on peut vivre dignement dans un pays de montagne comme le nôtre », développe la candidate qui évoque notamment le sort des travailleurs saisonniers ou agriculteurs qui « traversent des périodes difficiles ». Pour y remédier, la liste « Uni.e.s pour demain » a pour « grand projet d’imaginer à long terme une maison des saisonniers, un lieu destiné au logement mais aussi à l’accès aux droits ». Prochaine et dernière réunion publique prévue le 6 mars à 18h, à la salle des fêtes d’Embrun.

Une rencontre au cours de laquelle la gestion du maire sortant d’extrême droite David Rachline a été dénoncée par les intervenants, applaudis par plus de 150 personnes massées dans
la salle Sextant. De quoi repartir ragaillardis et en ordre de marche pour tenter de chasser le RN des manettes de la ville et bâtir une ville apaisée, solidaire et sociale.
En tout cas, là-bas, tout le monde tire dans le même sens. De quoi donner des leçons à plus d’un.

Et bien évidemment développer, encore un peu plus, les services publics…
Ce sont quelques-unes des propositions qui constituent le programme de Gaby Charroux et de son équipe, actuellement distribué très activement dans tous les quartiers.

« La Louve, le Voltaire, Campagne Michel, le Caprier, le Salengro, la Savoisienne et le Moulin de Beal… Les militantes et les militants d’Aubagne en commun se sont démultipliés ce vendredi ! », commente Jean-Pierre Squillari, le toujours très enthousiaste chef de file de la liste réunissant PS, PCF, Écologistes Génération.s, Place publique et des citoyens engagés.
« La proximité, c’est la signature de notre campagne », explicite Denis Granjean, le conseiller municipal d’opposition écologiste et colistier de Jean-Pierre Squillari. Une démarche inspirante pour tous les protagonistes, « l’accueil est très chaleureux lors des porte-à-porte, sur les marchés, dans les quartiers, constate-t-il. Les gens nous expriment un immense ras-le-bol de la gestion actuelle de la ville et considèrent que nous représentons une véritable alternative, un véritable espoir de changement. Crédible ». « Cela fait du bien, car nous avons vraiment l’impression d’être utiles et de faire une campagne en phase avec les préoccupations des gens ». Le bien-être est d’ailleurs un fil rouge au sein des priorités de la liste du « moratoire sur les projets de bétonisation » jusqu’aux propositions concernant l’habitat, en passant par le développement des énergies vertes et locales, de nouvelles perspectives de transport ou la redynamisation du cœur de ville.
Prochain grand rendez-vous, le samedi 28 février, à 11h, salle du Bras d’Or, pour la présentation officielle de la liste.

À l’angle de la rue du capitaine Dessemond et des Catalans, les voitures sont contraintes de bifurquer vers l’avenue de la Corse (7e). « Hé, mon vier », fait entendre un conducteur au volant avant de tourner les roues devant les barrières de sécurité. Un tumulte routier et une ponctuation de dépit qui laissent place, de l’autre côté de ce balisage, au doux murmure et aux sourires généralisés des passants de la 34e édition de La voie est libre, dimanche 22 février. Et la dernière du mandat du Printemps marseillais, qui avait lancé ce dispositif de piétonisation de la Corniche en 2021, réunissant à chaque reprise des milliers de personnes. Un petit symbole à Marseille, cette ville parmi les plus embouteillées et polluées d’Europe, et dénuée d’un réseau de « transports en commun digne de ce nom », fait remarquer Monique, jeune grand-mère habitant le secteur, venue se dégourdir les jambes en compagnie de son petit-fils. Des Catalans jusqu’au monument de l’Hélice sculpté par César, la Corniche devient le royaume des piétons et des « mobilités douces », présente la Ville, trottinettes et vélos en tête. « La voie est libre, c’est une réussite. Pas besoin de se méfier des scooters en traversant, pas un bruit. Et on profite du panorama », se réjouit, avec les îles du Frioul en toile de fond, Sophie, sexagénaire endimanchée qui confie « avoir souvent voté à droite par le passé ». Au niveau de Malmousque, Tom vient d’achever sa course à pied. Après quelques soupirs de fatigue, ce jeune néo-arrivant aux codes bobos résume son impression : « C’est une carte postale vivante. Si ça pouvait se produire plus souvent… On en est loin mais il faudrait aussi inonder la ville de pistes cyclables. » Autant de postures et considérations qui disent bien des choses de cet autre Marseille, celui d’un 7e arrondissement au vernis bourgeois.
Le public de La voix est libre « est composé par une majorité de gens qui habitent le 7e arrondissement, entre 50 et 60%. Un bon socle auquel il faut rajouter les habitants des arrondissements alentours ainsi que les touristes et les visiteurs », détaille la maire du premier secteur, Sophie Camard (GRS), devant sa permanence de campagne établie à Malmousque. « C’est un rendez-vous désormais bien inscrit et personne ne voudrait le voir s’arrêter », affirme l’élue, se référant aussi bien à la joie des badauds qu’aux récentes déclarations de Romain Simmarano (Ren), porte-parole de la candidate de la droite aux municipales, Martine Vassal, qui a déclaré il y a quelques jours à La Provence vouloir la poursuite de La voix est libre « avec un tracé jusqu’à l’Escale Borély ».
Entre des cabanes de restauration et un parcours de trottinettes dédié aux enfants, un groupe s’agite. « 1,2,3, pour Benoît Payan, tous ensemble ! », se motivent des joggeurs militants, un t-shirt blanc floqué du nom de leur favori et du logo du Printemps marseillais sur le dos, avant de cavaler faire circuler une pétition pour préserver La voix est libre. Que signe Nawyr, réalisateur marseillais et tout frais père de famille venu pour la première fois fouler de ses pas le dispositif. « On a l’impression que ce n’est pas le même Marseille. C’est relaxant. Il faudrait même que ça se déploie dans d’autres quartiers, pourquoi pas en centre-ville », fait part cet homme de 39 ans originaire de Belsunce. Corridor de 3,5km de calme pour l’occasion, l’apaisement de la Corniche rejaillirait presque sur les visages de ses promeneurs. Une torpeur contemplative qu’une fanfare de musiques latines ou des rires de minots viennent bousculer de temps à autre. Non loin du monument aux morts de l’armée d’Orient et des terres lointaines, de jeunes chanteurs gospel fredonnent « you don’t have to worry and don’t you be afraid ».

Le but est d’aller dans des communes éloignées d’une salle de cinéma et leur proposer une manifestation culturelle qu’ils n’ont autrement pas. » Salarié depuis 23 ans du cinéma itinérant fondé par Jean-Marie Cayet, Thierry Sapone est l’un des trois travailleurs qui sillonnent les routes sinueuses des Alpes-de-Haute-Provence, au volant de l’un des deux fourgons de l’association chargés de matériel de projection. Avec eux, tout un réseau de bénévoles et de correspondants locaux permet aux habitants des villages les plus isolés d’avoir accès à la culture.
« Parfois, on doit faire quatre heures de route aller-retour, puis six heures de projection, et les entrées ne couvrent même pas ça, avec notre tarif unique de 6 euros », explique le plus ancien des salariés de l’association. « Depuis la sortie du Covid, c’est compliqué financièrement. Cette année, on est en négatif, les entrées sont en baisse. L’année dernière a été catastrophique », regrette-t-il. « On ne pourra pas faire encore deux ans comme ça. » Chaque séance coûte « entre 400 et 500 euros » à l’association. L’été, les équipes proposent des séances en plein air et partent en binôme. Le reste de l’année, le projectionniste part seul et utilise des salles mises à disposition par les mairies. Les correspondants locaux de chaque commune aident à ouvrir la salle, installer, gérer la caisse.
Le cinéma itinérant se déplace dans « à peu près 35 villages » et a un réseau d’environ 130 bénévoles et correspondants locaux. En termes de fréquentation, « parfois, on fait des séances où il n’y a quasiment personne dans la salle. Là, on a passé le Marsupilami avant-hier à Valensole, on a eu 50 personnes, donc on est contents », se réjouit Thierry Sapone. En moyenne, « on est à 27 entrées par séance. Notre but est de monter à 35, la moyenne nationale des cinémas itinérants. »
« Quand on va dans des petites communes comme La Palud-sur-Verdon, ils sont à 1h30 ou 2h du cinéma, donc ils sont bien contents quand on arrive ! », lance le salarié. Le cinéma itinérant, classé art et essai, propose aussi bien des films pour enfants que des comédies. « C’est important pour nous, on propose un cinéma de qualité, on ne passe pas que des gros blockbusters », explique Thierry Sapone. Le fondateur du cinéma itinérant, nommé Cinéma de Pays, Jean-Marie Cayet, a passé la main à un nouveau directeur, Stéphane Paillet.
Prochaines dates à Sausses
et à Seyne ce samedi 21 février
à 18h et 20h30, autres dates
à retrouver sur le site cinemadepays.fr

De très nombreuses investigations [menées] » dans un « contexte très très sensible » : le procureur de la République de Lyon a donné une conférence de presse ce jeudi à 17 heures pour communiquer les derniers développements de l’enquête sur la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. L’étudiant lyonnais, récemment converti au catholicisme proche des milieux traditionalistes, cofondateur d’un groupuscule national révolutionnaire – entre autres – est décédé samedi d’un traumatisme crânien. Frappé à mort alors qu’il était venu défendre le collectif féminin d’extrême droite Némésis qui manifestait contre la tenue d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Sept personnes ont ainsi été identifiées et le parquet de Lyon requiert leur mise en examen pour « homicide volontaire » contre Quentin Deranque, « violences aggravées » et « association de malfaiteurs ». Deux de ces personnes auraient refusé de s’expliquer sur les faits, les autres ont reconnu leur présence sur les lieux, certains ont admis les coups, « en revanche, ils contestaient tous une intention homicide », détaille le magistrat.
Thierry Dran a par ailleurs précisé le profil de ces sept personnes : ils ont entre 20 et 26 ans, « ce sont pour l’essentiel des étudiants, des employés dans le privé, un est sans-emploi et un, comme vous le savez, assistant parlementaire », faisant ici référence à Jacques-Élie Fravot, ex collaborateur du député vauclusien Raphaël Arnault (LFI), fondateur de l’organisation antifasciste « La Jeune Garde », désormais dissoute. Le jeune homme « a reconnu (…) la commission de violences et sa présence sur les lieux » mais « a indiqué qu’il n’était pas l’auteur des coups qui ont provoqué le décès de M. Deranque », avait indiqué mercredi son avocat Bertrand Sayn. Et d’ajouter : « il a exposé également qu’en aucun cas il ne s’agissait d’un guet-apens, mais en vérité d’un affrontement ».
Pour les sept suspects, « certains appartiennent à des associations et trois déclarent avoir fait partie, ou être proche, de la mouvance d’ultragauche », a précisé le procureur de la République de Lyon. Deux ont des antécédents judiciaires : l’un pour violences et usage de stupéfiants, l’autre pour vol et port d’armes. Un troisième « fait actuellement l’objet d’un contrôle judiciaire par une juge d’instruction à Paris à la suite de faits de violences aggravées en raison de la race, l’ethnie ou la religion », a-t-il encore détaillé et affirmé ne pas savoir s’ils étaient fichés S. Ils seront tous placés en détention provisoire.
Quatre autres personnes – dont trois femmes – mis en cause pour « recel de malfaiteurs » ont été arrêtées, placées en garde à vue et relâchées à l’issue de leur interrogatoire. Le procureur de la République de Lyon affirme que plusieurs personnes restent toujours à identifier, « les juges sont saisis de l’ensemble de l’enquête », explique Thierry Deran. Une information judiciaire est ouverte, pour déterminer, ce qui s’est passé avant, pendant et après les faits.
Les réseaux d’extrême droite ont relayé des appels à l’organisation d’une marche, ce samedi à Lyon, en hommage au militant nationaliste. Le maire de la ville, Grégory Doucet (EELV) a réclamé son interdiction, « face au risque réel de débordements violents ».