Tag: Politique

  • Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    « Aborder quelques thèmes essentiels du programme » : c’est là l’objectif du meeting organisé par les insoumis de la liste Aix en commun, ce jeudi à 19h, au château de l’Horloge, d’après Dominique Fortunato, directeur de campagne.

    En présence de Manuel Bompard, député et coordinateur national de la France insoumise, et Marina Mesure, députée européenne (LFI), Julie Boronad, tête de liste, abordera les questions du logement, des discriminations et de la démocratie participative, combat clé du mouvement pendant ces municipales. Comme leurs homologues de Marseille, Toulon ou Avignon, les insoumis d’Aix placent au cœur de leur projet leur volonté de « rendre le pouvoir aux Aixois ».

    Ce désir de renforcer l’« implication directe » des habitants, selon Dominique Fortunato, s’illustre avec l’élaboration d’une liste « citoyenne ». Communiqué mercredi à La Marseillaise, elle contient 57 noms, dont 29 issus de la société civile, n’appartenant pas à des formations politiques. Parmi les personnalités figure en troisième position Claudie Hubert, actuellement conseillère municipale d’opposition, élue en 2020 avec la liste de Marc Pena (PS), sur laquelle elle occupait la 2e place. Le numéro 2 de Aix en commun, est sans surprise, Guillaume Dalla Costa, investi en tête de la liste, avec Julie Boronad, lors de l’assemblée municipale LFI du 25 octobre.

    Une investiture dont certains militants avaient dénoncé l’irrégularité devant la justice, accusant le mouvement d’avoir « confisqué la décision ». Déboutés dans un premier temps, les plaignants avaient eu gain de cause devant la justice. LFI s’est pourvu en cassation (notre édition du 6/02).

  • Les candidats interpellés sur la prostitution à Marseille

    Les candidats interpellés sur la prostitution à Marseille

    « On veut interpeller les têtes de listes pour connaître leur position et pour qu’elles sachent la nôtre : on ne se taira pas. » Geneviève Couraud est administratrice à l’amicale du nid et membre du collectif « abolition-Marseille et 13 ». Il rassemble des associations impliquées dans l’accompagnement des personnes en situation de prostitution. Ces structures ont paraphé, il y a une dizaine de jours, une lettre envoyée aux candidats aux élections municipales. Pour l’instant, pas de réponse. « On en enverra une deuxième », prévient déjà la bénévole.

    Le collectif s’est formé en février 2024 pour « se serrer les coudes » et organiser des actions en commun. « À l’occasion des municipales, on s’est dit que nous devions prendre la parole. Il existe un vocabulaire lié à une idéologie libérale hostile à la cause. Celui du consentement dans la prostitution. Quand les personnes sont mineures ou motivées par l’argent, on ne peut pas parler de consentement. »

    « De plus en plus de mineurs dans des réseaux »

    Les membres du collectif, présents sur le terrain, sont constamment en contact avec des personnes en situation de prostitution. « À l’amicale du nid, on les rencontre, on met à l’abri ceux qui demandent de l’aide, on les accompagne pour trouver un travail. » Les associations observent un nouveau profil de victime se dessiner. « À Marseille, la prostitution est en train de changer. On fait le constat que de plus en plus de mineurs tombent dans des réseaux prostitueurs et sont souvent liés au narcotrafic. »

    Alors que la sécurité de nombreux enfants est mise en péril, le collectif veut attirer l’attention des candidats à la mairie. « On veut que la question de la prostitution soit prise en compte d’une manière saine. C’est un fléau, pas un fait qu’on cautionne ou qu’on ne cautionne pas ! Même si ce n’est pas une compétence de la Ville, nous pensons que c’est le bon niveau pour que le sujet soit traité, car les élus le connaissent bien. »

  • Cinq identitaires rejugés pour leur étendard xénophobe

    Cinq identitaires rejugés pour leur étendard xénophobe

    « La pensée derrière est bienveillante, pas injurieuse. Elle est plus complexe que ça. C’est pas par détestation des migrants. La submersion migratoire, ça nuit à leur pays car c’est une fuite des cerveaux », a osé Marc, 23 ans, devant la cour, embrayant sur « la hargne antifasciste qui déferle sur nous ». On en oublierait presque les autocollants de l’Action française, de la Brigade antinègres, des photos de graffiti « LGBT en prison » avec croix suprémacistes d’occident trouvés chez les uns et les autres. Le 24 juin 2023, en plein concert de soutien à « SOS Méditerranée » – l’ONG qui depuis 2016 a secouru 42 700 migrants – lui et quatre autres militants proches de Stéphane Ravier, ont déroulé une immense banderole où était écrit « Qu’ils retournent en Afrique, #defendsMarseille ».

    « Le but était d’alerter l’opinion, dire qu’ils sont mieux chez eux plutôt qu’en Europe dans l’illégalité », assure Aurélien, 28 ans, le leader qui filmait le coup médiatique pour inonder les réseaux sociaux. « Je ne dis pas qu’il ne faut pas les sauver mais SOS Méditerranée importe des personnes en situation d’illégalité », accuse le prévenu qui brandit sa liberté d’expression.

    « Ces gens ont un agenda politique »

    « C’est pas des propos hostiles, choquer n’est pas injurier ni provoquer à la haine », assure d’ailleurs Adrien, 26 ans, ingénieur. « C’est un dossier à charge contre moi. Il n’y a pas de connotation injurieuse », veut aussi faire croire Romain. « Louis Degrelle, je ne sais pas qui c’est », botte l’humaniste. L’écrivain pronazi et antisémite belge figurait dans son portable au milieu de clichés anti-LGBT. « Ah, c’est pas la photo du pape ! », tonne Alain Lhote, pour la Maison des potes, qui rappelle que « la violence des idées précède celle des actes ». Vincent, 27 ans, licencié en sociologie, discourt lui sur « la caricatutre qui est faite du militant nationaliste décérébré. Ce n’est pas le skinhead des années 80 avec sa barre de fer. L’objectif était d’apporter une vision, un regard sur le trafic d’êtres humains en Méditerranée. »

    « Ces gens ont un agenda politique. Et la banderole s’inscrit dedans », souligne Me Pascal Luongo, représentant la Ligue des droits de l’Homme. « Ce qui leur est reproché, ce n’est pas une idée mais d’avoir voulu provoquer à la haine. L’antifascitme a refondé la République après la Seconde guerre mondiale. Prenez exemple de Missak Manouchian ! »

    « Dans le contexte politique actuel, on sait les risques que font peser ces militants d’extrême droite en incitant à la violence », plaide Frédérique Chartier, autre conseil de la LDH. « Quand un homme se noie en mer c’est un devoir de le sauver. Je ne regarde pas la couleur de sa main. Les mots de la banderole peuvent tuer. On en est là dans ce pays », a rappelé Me Tavitian pour la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).

    « Ces mots sont extrêmement graves », estime aussi l’avocate générale Catherine Levy qui a requis 6 mois de prison avec sursis à l’encontre des cinq prévenus, aggravant les peines de première instance. « Comment peut-on parler de migrants en les assimilant à des virus ? Ce champ lexical de la maladie, évidemment que cela exhorte à de la haine, de la discrimination et de la violence. Cela ne peut pas être couvert par la liberté d’expression. »

    « On vous demande de colorer le propos incriminé en les faisant passer pour cinq petits nazillons », a dénoncé Me Julien Pinelli en plaidant la relaxe. De conclure sur une citation : « Quand j’entends “liberté, liberté liberté”, j’ouvre toujours la fenêtre pour voir qui on va pendre ! »

    Délibéré le 25 mars 2026.

  • Toulon en commun fait salle comble au Maz

    Toulon en commun fait salle comble au Maz

    La tête de liste Magali Brunel (PS) a pu aborder de nombreux sujets, dont le logement pour développer ses propositions d’encadrement des loyers, de lutte contre l’habitat indigne ou de régulation des locations secondaires.

    Mais aussi la sécurité et la prévention, avec la volonté de recruter et former des travailleurs sociaux en lien avec les maisons de quartier, de nouer un partenariat avec la police nationale et de recruter des policiers municipaux. Ou encore la santé – avec une proposition d’audit sur les besoins dans chaque quartier et la création de maisons de santé – et la mobilité en plaidant pour le tramway, la gratuité et les mobilités douces.

  • À Aix, bras de fer avec la Métropole pour la gestion des parkings

    À Aix, bras de fer avec la Métropole pour la gestion des parkings

    En octobre, la Métropole a remporté une première manche, le tribunal administratif ayant confirmé que les huit parkings en litige relevaient bien d’un intérêt métropolitain, et rejeté les arguments de la commune qui jugeait la délibération illégale. La Ville d’Aix a fait appel. Au-delà de la perte des recettes de ses parkings, la commune estime que leur maîtrise lui est essentielle pour préserver un cercle vertueux de politique tarifaire attractive, soutenant commerces de proximité, mobilités douces et accessibilité aux automobilistes. Pour l’heure, la reprise en régie par la Métropole n’a pas eu d’impact sur les tarifs. Lundi, la maire sortante (UDI) et candidate, Sophie Joissains, a réaffirmé sa volonté de reprendre la gestion des parkings : « On va les récupérer, je vous le promets. » Elle veut créer un parking relais et deux parkings en centre-ville, sur fonds privés.

  • L’Union pour Gap d’Élie Cordier, au complet, donne rendez-vousau Quattro ce jeudi

    L’Union pour Gap d’Élie Cordier, au complet, donne rendez-vousau Quattro ce jeudi

    Objectif : présenter les candidats et le programme de l’Union pour Gap.

    La réunion publique sera retranscrite en langue des signes.

    Inscription souhaitée par la liste par mail à programmeupg@gmail.com, par téléphone 07.66.43.89.55 ou sur le site internet unionpourgap.fr

  • À Cadenet, une liste citoyenne est en ordre de marche

    À Cadenet, une liste citoyenne est en ordre de marche

    Depuis un an et demi, plusieurs habitants de ce village entre Durance et Luberon « œuvrent pour proposer une alternative sur la base d’un projet partagé reposant sur trois piliers – démocratie participative, urgence sociale et urgence écologique », indique le collectif, dont les membres ont voté pour désigner leurs têtes de liste. Il s’agit de Laurent Vève (62 ans), retraité de l’Éducation nationale et actuel élu d’opposition, et Louisa Vidal (41 ans), chargée de programmation culturelle. Le collectif tiendra une réunion publique le 10 mars à 18h30 au foyer rural.

  • À La Ciotat, une liste d’union de la gauche sans LFI

    À La Ciotat, une liste d’union de la gauche sans LFI

    « On est extrêmement heureux de dire aux habitants que la gauche a pris ses responsabilités », amorce Karim Ghendouf. « Et qu’on est sorti de nos divergences nationales », renchérit le secrétaire de section PS, Toni Delogu. « Pour “La Ciotat nous rassemble”, c’est un moment important, car on aboutit à ce qu’on voulait collectivement : se rassembler sur un contenu politique », développe Karim Ghendouf. Aujourd’hui, LCNR, dont il est la tête de liste, rassemble « PS, PCF, Les Écologistes, la Gauche républicaine et sociale, Debout !, Génération.s. La moitié de LCNR est composée par des citoyens, responsables syndicaux, d’associations… »

    Toni Delogu ne fera pas partie de LCNR, mais le socialiste Jérôme Assier et Henri Lubrano, 84 ans, « doyen du PS et trésorier », également président de la Maison pour tous Léo-Lagrange, y figureront.. « LFI ne sera pas dans le rassemblement de la gauche, c’est officiel. Ce mouvement en prend la responsabilité. C’est dommageable, nous avons tendu la main, nous n’avons jamais posé d’exclusive, mais LFI ne souhaitait pas collaborer avec les socialistes », rend compte Karim Ghendouf. « À La Ciotat, ils ont fermé la porte, car ils ont toujours fait référence au débat national, or ça n’avait aucun lieu d’être », estime Toni Delogu.

    « Nous avons décidé d’être responsables »

    Si, dans l’été, Toni Delogu défendait la candidature de la socialiste Martine Cuccaroni à la tête d’un rassemblement de la gauche aux municipales, il explique ainsi son nouveau choix : « Avec deux listes d’extrême droite dans la ville, il y a un danger réel. Quand on interroge les Ciotadens, ils sont enclins à voter Daniel Salenc soutenu par le RN ou Hervé Itrac, de Reconquête. On n’allait pas s’éparpiller, de plus si Bernard Ougourlou-Oglou* dépose une liste. Nous avons décidé d’être responsables et de rallier la liste de Karim Ghendouf. »

    À ce risque d’extrême droite – Toni Delogu rappelle qu’« aux législatives en 2024, Joëlle Mélin a remporté la circonscription et aucun maire de celle-ci sauf Nicolas Bazzucchi n’a appelé à faire barrage au RN » – Karim Ghendouf évoque « cette droite qui communique beaucoup et fait peu ». Il fait référence à l’équipe du maire sortant (DVD) Alexandre Doriol, mais surtout, épingle-t-il, à une droite « dont le discours est ambigu ». Il parle notamment de Martine Vassal, candidate(DVD) à Marseille, et de sa sortie sur « travail, famille, patrie », et de Bruno Retailleau, qui a « hystérisé le débat sur l’immigration ». « Aujourd’hui, il y a un glissement de l’électorat de droite vers l’extrême droite. C’est factuel, il faut savoir qui on a en face de nous », ajoute-t-il.

    * Ex-secrétaire du PS à La Ciotat

  • Notre Fos arpente le quartier des Carabins

    Notre Fos arpente le quartier des Carabins

    L’occasion de mettre en avant « une police municipale parmi les plus solides de France », des « écoles rénovées et modernisées » ou encore « un territoire industriel engagé dans la décarbonation ». Bilan sur lequel le candidat (DVG) à la succession de René Raimondi entend s’appuyer avant de proposer des mesures pour le mandat à venir. Parmi lesquelles la création du parc des Carabins, poumon vert doté d’un nouveau gymnase complétant l’existant, ou la création d’une halle commerçante ouverte place du Marché.

  • Le Comité du Vieux-Marseille pose la question du patrimoine

    Le Comité du Vieux-Marseille pose la question du patrimoine

    En matière de patrimoine, les sujets ne manquent pas à Marseille. Le Comité du Vieux-Marseille, qui a pris l’habitude d’interroger les candidats lors de chaque scrutin municipal, a choisi cette année plusieurs dossiers emblématiques, du château Pastré au projet immobilier Bourbon-Lamy, en passant par la Caserne du Muy, le fort d’Entrecasteaux, l’hippodrome Borély, le Boulevard urbain sud ou la statue Ganay.

    À Pastré, Benoît Payan propose l’inscription de l’ensemble de la campagne aux Monuments historiques et la création d’une résidence d’artistes. Sur le site Bourbon-Lamy, l’extrême droite se prononce pour un refus de vente de la parcelle municipale qui bloquerait le projet, le maire sortant préférant une mise en suspens, dans l’attente des décisions de justice. À la caserne du Muy, le RN imagine un musée national type « Louvre-Lens » ou « Orsay Marseille », quand Benoît Payan défend une requalification urbaine après acquisition. Pour le fort d’Entrecasteaux, le premier propose de réaffirmer « le caractère historique et mémoriel » du lieu quand le second mise sur une médiation culturelle enrichie et des événements commémoratifs.

    La divergence la plus nette porte sur le Boulevard urbain Sud (BUS), susceptible de détruire jardins familiaux et pinède protégée. L’extrême droite se dit favorable à un tracé revu, incluant « un passage en souterrain » et, si nécessaire, des compensations végétales alors que la gauche marseillaise, opposée au BUS, souhaite un nouveau projet concerté avec la Métropole qui ne porterait pas atteinte aux espaces naturels.

    La Maison Diamantée pour point d’ancrage

    En matière de politique patrimoniale, l’extrême droite vend du spectaculaire avec la transformation du Centre Bourse en vitrine de l’histoire de Marseille, un projet « Marseille Pagnol » et de grands rendez-vous. La gauche fixe un cap : 100 édifices protégés d’ici 2030, renforcement de l’archéologie municipale, ouverture des sites au public et intégration du patrimoine aux projets urbains.

    Tous deux sont favorables à une commission extra-municipale du patrimoine. Benoît Payan imaginant un « espace de travail coopératif pour construire une politique patrimoniale partagée » qui se réunirait à la Maison Diamantée, « point d’ancrage de cette dynamique patrimoniale », dépeinte comme « un espace ouvert sur la ville, lieu ressource et de débat, d’accueil des associations et de valorisation des initiatives citoyennes ». Une sorte de maison du patrimoine…