Tag: Politique

  • À Marseille, les votants défilent à Saint-Vincent-de-Paul

    À Marseille, les votants défilent à Saint-Vincent-de-Paul

    Le bureau de vote 501, logé aux côtés des bureaux 451 et 502 dans l’école maternelle Saint-Vincent-de-Paul (4e), était au premier tour le meilleur élève marseillais : 27,54% d’abstention seulement, soit le plus faible taux de la cité phocéenne. À 19h50 dimanche, la tendance semblait se confirmer avec 70,73% de participation. « On n’a pas énormément d’inscrits, seulement 639, mais c’est vrai qu’ils sont au rendez-vous, note Michèle, présidente du bureau. Et on voit de tout : des jeunes, des vieux et des familles. » En sortie d’isoloir, les inscrits sont surpris de leur première place. « Je m’étonne mais je suis plutôt fier, s’enthousiasme Guillaume, dentiste de 40 ans. Après, nous sommes dans un quartier assez socialiste, avec un bon degré d’instruction, sans doute que ça aide ». Car l’abstention s’explique aussi peut-être par un manque de politique concertante, accessible. C’est en tout cas ce que suggère Pierre-Laurent, musicien de 55 ans installé dans le quartier depuis plus de 10 ans. « Je comprends aussi qu’apparaisse un certain ras-le-bol, une sensation d’impuissance, se désole-t-il. On peut avoir l’impression que ça tourne en rond, c’est un sentiment qu’on a tous déjà eu. » Gaspar, 19 ans, qui votait ce dimanche pour la deuxième fois, comprend lui aussi quelques-uns des arguments abstentionnistes. « J’ai deux trois amis qui ne voulaient pas voter. Ils disent que les politiciens sont tous pareils. Je suis un peu d’accord, mais je pense qu’il faut quand même venir, même pour mettre un bulletin blanc, défend-il. Bon, finalement, j’ai convaincu un de mes potes, qui est même allé voter motivé au deuxième tour. » Installés juste à quelques mètres, les bureaux 451 et 502 avaient mobilisé au premier tour 67,48 et 67,01% des inscrits.

  • À Marseille, l’impression d’un « bureau fantôme » au Parc Kalliste

    À Marseille, l’impression d’un « bureau fantôme » au Parc Kalliste

    « Quatre votants entre 8h et 9h. Je suis choquée, je n’ai jamais vu ça de ma vie », n’en revient toujours pas Nassima, en indiquant le tableau de suivi de participation. Secrétaire adjointe du bureau de vote 1581, établi en ce dimanche 22 mars dans l’école élémentaire du Parc Kalliste, elle en a pourtant écumé et supervisé depuis une vingtaine d’années, des lieux où la désaffection des électeurs symbolise le sentiment d’abandon qu’ils nourrissent vis-à-vis des politiques. « Mais pas à ce point-là. On a l’impression que c’est un bureau fantôme », exprime avec dépit l’une des secrétaires de ce bureau de vote qui a concentré, lors du premier tour des élections municipales, il y a une semaine, le plus fort taux d’abstention de tout Marseille. Sur 819 inscrits, y ont été dénombrés 172 votants, soit une participation de 21%. Au cœur de cette copropriété dégradée du 15e arrondissement, dans le quartier Notre-Dame-Limite, il est 16h en ce jour de second tour et le tableau affiche 158 votants. « Les gens n’ont pas envie de venir. Ils n’ont plus du tout confiance en la politique », ne peut qu’observer, comme une majorité de présents, Linda Boadis, secrétaire générale d’un bureau dont les assesseurs s’enthousiasment à chaque arrivée d’un nouveau votant. « Tu votes ici pour la mairie centrale, puis tu fais le tour et tu fais la même chose avec la mairie de secteur. C’est bien que vous soyez venus », s’adresse-t-elle en direction de deux jeunes qui font leur devoir de citoyen pour la première fois.

    « Tant de promesses »

    Une satisfaction hélas trop rare tout au long de cette journée où le peu d’enveloppes bleues et marron des deux urnes se comptent aussi peu que les bus 97 qui passent dans le quartier. Le désert. « On nous fait tant de promesses ici depuis l’époque de nos grands-parents qu’ils n’ont plus du tout confiance. Des promesses de logements, de transports, d’écoles, de travail », estime Marco, la trentaine, qui a tout de même fait l’effort de se déplacer à Kalliste depuis le 10e arrondissement où il habite désormais. Quelques minutes après lui, Ounaya et Saira Sidi, deux jeunes sœurs résidant à Kalliste depuis une vingtaine d’années, lui emboîtent le pas. « C’est mon frère qui m’a convaincue de venir. Il m’a parlé de ce qu’il s’est passé au premier tour et qu’il fallait absolument que je vote », explique la cadette qui déplore entre autres le trop « grand nombre d’enfants dans les rues et le quartier qui se vide avec les destructions et travaux de certains bâtiments ».

    Jugement sur pièce

    Au sein de cet ensemble construit dès 1958 pour accueillir à l’origine les rapatriés français d’Indochine, les problèmes se sont accumulés : de l’insalubrité à la violence en passant par les squats sur lesquels les marchands de sommeil se sont goinfrés. Des travaux de démolition du bâtiment G de la cité ont démarré il y a plus d’un mois. Bailleur social de la Ville, Marseille Habitat a racheté au fil du temps ses 129 logements pour y parvenir. Un chantier dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain qui prévoit notamment un parc, aire de jeux pour minots, écoles ou encore la reconstruction de logements privés et sociaux. « On ne peut pas se contenter de la situation actuelle mais les choses sont en train de se faire, personne ne peut le nier. Les crédits sont lancés », réagit Hedi Ramdane (DVG), adjoint au maire en charge de la jeunesse et élu des 15-16. « Il y a eu quelques évolutions, mais ça a pris énormément de temps. J’ai vu les plans de ce que le quartier allait devenir. Ça me plaît sur le papier. Mais je ne demande qu’à voir. Est-ce que tout cela va marcher et être tenu ? », s’interroge Louiza, ici depuis 33 ans. Il est 20h. Le bureau ferme. La participation atteint cette fois 23,96%, soit 196 votants.

  • Arnaud Murgia réélu à Briançon

    Arnaud Murgia réélu à Briançon

    Briançon Territoire Vivant, liste citoyenne d’union de la gauche qui présentait un visage collectif avec quatre têtes de liste, récolte 38,09% des voix. Richard Nussbaum (sans étiquette) est lui crédité de 13.55% des votes. Si la liste citoyenne n’est pas parvenue à créer la surprise face à Arnaud Murgia, l’une de ses têtes de liste, Vincent Virat a affirmé que son équipe était « fière d’avoir obtenu un résultat plus qu’honorable pour un mouvement encore jeune, créé il y a à peine plus d’un an ». Mais aussi « d’avoir tenu la dragée haute malgré les récentes attaques du maire sortant et d’avoir bâti une union de la gauche ». Vincent Virat a d’ores et déjà annoncé que son équipe allait poursuivre sur sa lancée en créant une association Briançon Territoire Vivant, qui aura pour but de « continuer à faire le lien entre les élus d’opposition et les citoyens, à les informer et à les impliquer sur ce qui se passe au conseil municipal ».

  • Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    Roger Didier reconduit à la tête de Gap d’une courte tête

    « Il n’y aura pas rupture, pas de temps perdu, nous allons tout de suite nous remettre au travail. » Entouré de son équipe et de ses soutiens, le maire sortant de Gap, Roger Didier (divers droite) peut savourer, il est réélu à Gap pour la quatrième fois de suite. Savourer, et souffler également, car le scrutin aura bel et bien été aussi serré qu’annoncé. Le maire sortant l’emporte avec une centaine de voix d’avance sur l’alliance de gauche emmenée par Élie Cordier, d’après les estimations en début de soirée.

    Il y avait des motifs de croire à un retournement de situation malgré l’avance nette de Roger Didier au premier tour (40,58%). En effet, Elie Cordier (union de la gauche), arrivé deuxième avec 26,91% des votes avait fusionné dès lundi avec la liste de Charlotte Kuentz (gauche citoyenne) qui avait elle récolté 18,68% des voix. Mathématiquement, la gauche pouvait l’emporter. Mais il semble qu’une mobilisation plus prononcée des soutiens du maire sortant et une réorientation d’une partie des votes du candidat RN Raphaël Leroux, qui avait réalisé 10,94% des voix au premier tour et en récolterait environ cinq au second d’après les estimations, aient joué en sa faveur.

    Des scores plus faibles qu’en 2008 et 2014

    « Je tiens à remercier les plus de huit mille électeurs qui nous ont accordé leur confiance », a entamé Roger Didier avant d’avancer son bilan comme clé de sa réussite. « Nous avons su faire entendre notre voix, grâce au travail que nous avons accompli, à notre très, très bon bilan pour la ville. La ville de Gap a connu des progrès sur plusieurs aspects, un progrès démographique, un progrès de qualité de vie, la ville a été modifiée, embellie, elle est dynamique. » Cette action pour la ville, l’édile entend bien la poursuivre et au plus vite. « Nous sommes déjà en place pour commencer, dès demain, à réaliser les 100 propositions que nous avons présentées pendant la campagne », a-t-il annoncé.

    Plus contesté qu’au cours des deux précédents scrutins, avec un score au premier tour plus faible qu’en 2008 et 2014, Roger Didier a cependant, une nouvelle fois, su convaincre les Gapençais de lui accorder leur confiance. Lancé tard dans la campagne, voulant vivre son mandat de maire jusqu’au bout, le sortant, désormais réélu, se disait confiant dans son bilan pour la ville, qu’il estime partagé et reconnu de ses concitoyens. Dans les rangs la liste Agir ensemble pour Gap, fusion d’Union pour Gap et d’Ambition pour Gap, il y avait évidemment de la déception tant la victoire paraissait possible, et tant le sort du scrutin se sera joué à peu de voix.

    « Une union d’opposition intransigeante »

    Mais il y avait aussi le sentiment d’avoir construit quelque chose pour l’avenir. « C’était presque inespéré d’en arriver là même si l’on aurait aimé gagner, a réagi la tête de Liste Elie Cordier. Nous sommes partis de rien et nous sommes arrivés à cent voix de Roger Didier, nous avons réussi à créer une dynamique hors-norme, qui va se poursuivre. » Pour la nouvelle tête de liste, qui a tenu à remercier les électeurs qui ont fait confiance à sa candidature, « une nouvelle campagne démarre ». Il s’engage déjà à ce que « l’ union de citoyens humaine et cohérente », construite autour de sa candidature, devienne « une union d’opposition, intransigeante et constructive au conseil municipal ».

    Du pain sur la planche pour la liste d’union des partis de gauche d’Elie Cordier (PS, PCF, Écologistes) et le mouvement citoyen de Charlotte Kuentz.

  • Éric Bouillé s’impose à Roquevaire

    Éric Bouillé s’impose à Roquevaire

    Il devance Hélène Spinelli (DVG) avec 42,24% et Marie-France Bertin (UDR) avec 12,82%.
    Sa fusion avec la liste de Judith Dossemont (DVD) « Roquevaire avenir » a notamment permis au candidat de gagner plus
    de 19 points entre les deux tours. Éric Bouillé obtient 22 sièges au conseil municipal, Hélène Spinelli 6 et Marie-France Bertin 1. La gauche, portée par Hélène Spinelli, première adjointe au maire sortant Yves Mesnard, perd donc la mairie. Les Roquevairois se sont davantage mobilisés avec un taux d’abstention de 31,30%, en baisse de plus de 2 points par rapport au 1er tour.

  • Le succès de Frédéric Szabo tourne la page Nicolas Bazzucchi à La Penne-sur-Huveaune

    Le succès de Frédéric Szabo tourne la page Nicolas Bazzucchi à La Penne-sur-Huveaune

    à La Penne-sur-Huveaune, Frédéric Szabo (DVD), avec sa liste « La Penne ensemble » s’est imposé avec 56,96% des suffrages exprimés. Le maire sortant, Nicolas Bazzucchi (DVC) et sa liste « La Penne, mon pays » sont défaits après avoir obtenu 43,04% des voix au second tour. Frédéric Szabo a gagné plus de 16 points par rapport à son score du 1er tour. Une augmentation qui peut s’expliquer en partie par le désistement de Stéphane Casterot (SE) qui était arrivé troisième au premier tour avec 17,27% des voix. Malgré le fait que ce retrait s’est effectué sans fusion, ni consigne claire, le candidat avait appelé à « tourner la page tumultueuse qui traverse la commune ». Stéphane Casterot, ancien adjoint aux finances, avait démissionné de la majorité municipale après la mise en examen de Nicolas Bazzucchi dans une affaire de viols et de violences.

    Une mobilisation des abstentionnistes

    Frédéric Szabo confiait au sujet du désistement de Stéphane Casterot, vendredi dernier : « C’est notre réservoir, beaucoup de ses électeurs sont des abstentionnistes en puissance. » Les électeurs pennois se sont donc visiblement bien mobilisés pour « tourner la page », puisque le taux d’abstention au second tour s’élève à 29,62%, en baisse de plus de 5 points par rapport au 1er tour.

  • À Gardanne, le maire sortant Hervé Granier reconduit

    À Gardanne, le maire sortant Hervé Granier reconduit

    À Gardanne, l’abstention, déjà élevée avec 43,76 % lors du premier tour, a encore progressé d’une soixantaine de voix pour atteindre 43,84% lors de ce deuxième round. Une grande déception pour l’équipe de la liste conduite par Jean-Marc La Piana (DVG), qui n’avait pourtant pas ménagé ses efforts pour convaincre cette réserve d’électeurs d’opérer un rebasculement de la commune à gauche, après avoir réussi une union qui avait fait défaut en 2020.

    Lors du premier tour, Hervé Granier avait été crédité de 43,56% devant Jean-Marc La Piana, à 36,48%. On note une forte érosion des votes en faveur du candidat du RN par rapport au premier tour, où il avait réalisé un score de 19,96%. « C’est cet écart de points qui a très probablement bénéficié à la liste du maire sortant », estimait un électeur dans la salle du foyer du peuple, où se déroulait le dépouillement.

    Le maire fraîchement réélu a misé sur une campagne retraçant son bilan, pourtant émaillé de dossiers toujours en instance devant les tribunaux. « Nous avons voulu, durant cette campagne, présenter le bilan précis et détaillé de ce mandat lors duquel 80% des engagements ont été mis en œuvre. Les électeurs ont reconnu ce bilan », s’est-il à nouveau félicité en regagnant l’hôtel de ville, où il offrait une collation à ses soutiens après avoir annoncé les résultats du scrutin. Les Gardannais ont en effet décidé de lui faire confiance pour un second mandat, « pour faire de Gardanne et Biver une ville plus belle. Le temps est venu de tenir ces nouveaux engagements », a-t-il ajouté, « en étant plus près de vous ».

    27 sièges pour la majorité

    Un bilan dont ses adversaires avaient pourtant souligné les faiblesses. « Nous avons dénoncé des erreurs de gestion avec des chiffres à l’appui et nous continuerons de le faire chaque fois que les choses ne vont pas dans le bon sens, a rappelé Jean-Marc La Piana. Nous avons fait non pas une campagne politique, mais une campagne citoyenne, en proposant une nouvelle stratégie de travail pour construire un programme qui corresponde aux attentes de la population. Nous avons des gens qui ont de belles compétences qui siégeront pour éviter que la ville dérive. »

    En récoltant plus de 50% des suffrages, Hervé Granier obtient ainsi une majorité à 27 sièges, soit trois de plus que lors de son premier mandat. Cumulées, les deux listes de gauche, lors des municipales de 2020, avaient gagné 10 sièges au conseil municipal. La gauche en conserve cette fois 6. Quant au RN Bruno Priouret, il avait obtenu 1 siège en 2020 et gagne un deuxième élu en mairie.

  • À Berre-l’Étang, Mario Martinet l’emporte d’un cheveu face à Marc Campana

    À Berre-l’Étang, Mario Martinet l’emporte d’un cheveu face à Marc Campana

    Avec une participation en baisse d’un point (62%), les voix de Malick Kerrouche (DVG), candidat non-qualifié, ont permis à Marc Campana de grimper de près de 11 points, mais cela n’a pas suffi.

  • Fos-sur-Mer fait la grande bascule à l’extrême droite

    Fos-sur-Mer fait la grande bascule à l’extrême droite

    Philippe Maurizot, le candidat soutenu par le label d’extrême droite de Franck Allisio La Provence qu’on aime, devient maire de Fos-sur-Mer avec 48,24% des suffrages exprimés. Rémi Esnault (DVG), le poulain du maire sortant, l’ancien socialiste René Raimondi, arrive en deuxième position avec 29,32% des voix.

    La liste de l’ancien conseiller municipal Jean-Michel Leroy (DVG) obtient 22,44% des suffrages exprimés et aura trois sièges au conseil municipal. Il avait refusé une alliance avec la liste de Rémi Esnault, préférant fusionner avec celle du centriste Jean Fayolle qui était arrivé quatrième au premier tour avec 8,10% des voix.

    Division des listes de gauche

    Le taux de participation s’est élevé à 64,51% contre 59,82% au premier tour et le taux d’abstention est de 35,49% contre 40,18% le 15 mars. La division des listes de gauche laisse la place à l’extrême droite, dans une ville historiquement ancrée à gauche. En 2020, Jean Hetsch (PS) avait été élu dès le premier tour avec 58,49 % des voix.

    Philippe Maurizot s’était déjà présenté à l’hôtel de ville en 2014 et en 2020 et avait obtenu 24,28 % des voix sous l’étiquette Les Républicains. Il a doublé son score. Fort signe d’alerte, le RN avait remporté 62% des suffrages aux législatives de 2024 dans la commune.

    Rémi Esnault, le successeur choisi par le maire sortant était soutenu par le PS, le PCF et Place publique. Il avait reçu le soutien du sénateur communiste Jérémy Bacchi et la CGT des Dockers de Fos avait appelé à voter pour lui.

    Et à Rémi Esnault de déclarer à l’issue de ce second tour : « Une nouvelle page d’histoire s’ouvre » pour Fos, « nous serons là. Présents. Vigilants. Engagés. Fidèles à ce que nous sommes », lance-t-il.

  • Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    « Martigues la républicaine a résisté ! », s’exclame Gaby Charroux, dimanche soir à l’hôtel de ville de Martigues, juste avant de partager sa victoire avec ses soutiens venus nombreux. Le maire (PCF) sortant a récolté 44,14% des suffrages au second tour, loin devant le député RN Emmanuel Fouquart (35%) et Jean-Luc Di Maria (20,81%).

    Fraîchement réélu, l’élu communiste n’a cessé de marteler, face à la presse, que cette victoire est avant tout un moment avec « beaucoup d’affection, d’amour et d’enthousiasme », se livrant à de nombreuses accolades et embrassades, avant d’ajouter qu’il s’agit aussi d’une « étape », avant « le travail qui commence maintenant pour porter ensemble notre projet avec la population ».

    Gaby Charroux considère que « Martigues a résisté à la haine, au rejet de l’autre, est restée fidèle à ses valeurs », estimant que « la politique n’est pas promettre, ni jouer sur les peurs ou flatter les plus bas instincts, mais c’est bâtir un projet de société ». Et d’insister : « La politique n’est pas seulement gagner une élection, mais agir concrètement pour que chacun vive mieux (…). Nous respecterons toutes les promesses que nous avons faites. Ce n’est pas un jeu, cela demande de la rigueur et de la compétence. C’est une vision que l’on a et que les Martégaux partagent. »

    Soulagement du monde associatif

    De nombreux acteurs de la vie locale étaient présents, notamment dans le monde associatif. « Nous sommes rassurés pour les gens que l’on aide car nous savons que le soutien de la Ville sera pérennisé », se réjouit Jeanine Incorvaïa, du Secours populaire. Même sentiment pour Francis Fournier, du comité de vigilance postale : « Nous avons gagné deux combats : celui pour la Poste et celui pour la Ville. » Cette dernière les a soutenus dans leur combat pour la Poste de Ferrières.

    Un « grand ouf de soulagement » aussi pour Catherine Lecoq, comédienne et syndicaliste CGT. « C’est un bon signal pour le monde de la culture, nous allons pouvoir continuer à créer du lien, à faire en sorte que les humains se parlent, se reconnaissent, voire s’aiment », développe-t-elle, parlant aussi de « liberté artistique et de parole, d’émancipation, d’ouverture d’esprit » sauvegardés.

    Un autre travail qui commence

    La culture, mais aussi le sport. Clémence Calvin, athlète martégale et championne de demi-fond, estime que « toute l’énergie de Martigues ne pouvait pas se convertir autrement qu’en renouvelant sa confiance à Gaby Charroux ». « Sa réélection préserve le sport et l’inclusion universelle par le sport dans toute la ville, grâce au soutien du secteur social, qui est un vivier de sportifs. C’est la culture sport qui infuse par là », développe l’athlète.

    Cette réélection est, pour beaucoup, une étape avant un autre travail à mener, comme le disait le maire. « En même temps, nous sommes rassurés et inquiets de la progression de l’extrême droite », nuance Daniel Bretonnès, secrétaire général de l’Union locale CGT de Martigues. Un sentiment partagé par Pierre Dharréville, de la direction nationale du PCF, réélu au conseil municipal : « Nous savons qu’il y a beaucoup de travail devant nous », même si « la volonté de poursuivre les politiques de solidarité s’est exprimée ».

    Un nouveau mandat s’ouvre sous le signe du renouvellement avec une nouvelle place accordée à la jeunesse. « C’est parti pour Martigues nouvelle génération ! » se réjouit Najla Er Rachdi, jeune martégale membre de la « team coco », de jeunes militants ayant accompagné le maire dans sa campagne. « Je suis très contente du résultat après tant d’efforts, c’est une bouffée d’air pour Martigues avec tous ces nouveaux projets pour les jeunes », lance-t-elle.

    Gaby Charroux l’assure : « Le projet que nous avons présenté va être mis en application, avec une équipe renouvelée. »

    Le conseil municipal d’installation est programmé vendredi 27 mars, à 17h30.