Martigues est une ville construite par des générations de travailleuses et de travailleurs : ouvriers de l’industrie, de l’énergie, salariés du port, travailleurs de la pétrochimie, agents des services publics et personnels hospitalier. Les conquêtes sociales qui structurent notre territoire ne sont pas des privilèges. Elles sont le fruit des luttes du monde du travail, des combats syndicaux, des mobilisations populaires qui ont permis de construire ici une ville de solidarité et de progrès social. Aujourd’hui, ces conquêtes sont menacées. À Martigues comme partout en France, l’extrême droite tente de progresser en s’appuyant sur la détresse sociale qu’elle n’a pourtant jamais combattue. Le Rassemblement national prétend parler au nom de la population, des travailleuses et des travailleurs. Mais derrière ses discours, la réalité est claire : le RN est au service du même système que la droite et les politiques libérales de Macron celui du capital et des intérêts économiques dominants.
L’histoire nous l’a toujours démontré : « du capitalisme naît le fascisme ».
Quand les crises s’aggravent, quand les inégalités explosent et que la colère sociale monte, les forces du capital cherchent à détourner cette colère en divisant les travailleuses et les travailleurs. C’est précisément le rôle de l’extrême droite. Elle oppose les travailleurs entre eux ; elle désigne des boucs émissaires ; elle détourne les colères pour protéger les véritables responsables : ceux qui profitent du système. Partout dans les villes où l’extrême droite et la droite gouvernent, les résultats sont les mêmes : Ce sont les travailleuses, les travailleurs, les jeunes, les retraités et les privés d’emploi qui paient la facture. Moins de services publics ; moins de solidarité ; plus de privatisations ; plus de précarité ; plus de répression. À Martigues, les projets portés par ces forces politiques sont révélateurs. La droite veut stopper la construction de logements sociaux, attaquant directement le droit au logement des familles populaires.
Dans le même temps, l’extrême droite développe un discours sécuritaire permanent, qui cherche à masquer les véritables enjeux sociaux.
Car pendant qu’elle parle d’ordre et de sécurité, elle ne remet jamais en cause les politiques qui détruisent les services publics, affaiblissent l’hôpital et précarisent les travailleuses et les travailleurs. S’ils passent au pouvoir, les centres sociaux, les crèches, les services municipaux, les structures collectives seraient attaquées par des logiques de réduction des moyens et de privatisation.
L’hôpital public subirait toujours plus la même logique destructrice : manque de moyens, pénurie de personnel, dégradation des conditions de travail. Le patient devient un client, la santé devient un marché. Ces orientations correspondent exactement aux politiques libérales menées par le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui affaiblissent les protections sociales et organisent la mise en concurrence des services publics.
Dans le même temps, la droite et l’extrême droite soutiennent les mêmes orientations : Renforcement de la répression, restrictions des libertés, développement d’une économie de guerre et augmentation des budgets militaires au détriment des investissements sociaux. Elles soutiennent les logiques d’armement et d’affrontement international plutôt que la paix entre les peuples, tout en fermant les yeux sur les crimes commis contre le peuple palestinien. Leur stratégie est toujours la même : diviser le monde du travail pour protéger les intérêts du capital.
Mais à Martigues, l’histoire démontre une autre voie. Les conquêtes sociales, la défense de l’industrie, le développement des services publics et du logement social ont toujours été obtenus par l’unité et la mobilisation du monde du travail. Martigues est une ville où les travailleuses et les travailleurs se sont toujours battus pour leurs droits.
Elle doit rester une ville de solidarité, de services publics et de progrès social.
Face à l’extrême droite et à ses politiques de division, la CGT appelle les travailleurs, les jeunes, les retraités et l’ensemble de la population martégale à se mobiliser.
Pour combattre le fascisme et défendre le progrès social, misons le bulletin de vote de Gaby Charroux.
Face à l’extrême droite et aux politiques antisociales menées au service du capital : Le monde du travail doit rester uni, organisé et mobilisé.
Par UL CGT région martégale, CGT Territoriaux Martigues, CGT Hôpital Martigues, CGT Total La Mède, CGT Pétrochimie Lavéra, CGT Inéos Petroineos
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