Tag: Politique

  • Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Aux Mées, le maire sortant à l’écoute des habitants

    Sécurité routière, rénovation de l’école de Dabisse, manque de places de parking, logements sociaux… De nombreux sujets locaux ont été évoqués lors de la réunion publique organisée par le maire sortant communiste des Mées, Frédéric Puech, candidat à sa réélection avec sa liste DVG. Après une courte présentation de son programme et de ses propositions, le candidat a laissé la part belle aux débats et aux questions des habitants. Une initiative qui fait écho à son projet de travailler avec plus de participation citoyenne.

    En introduction, Frédéric Puech a dit vouloir maintenir « la continuité d’engagement ». Élu au conseil municipal avec l’ancien maire communiste Gérard Paul en 2020, il avait pris sa suite après sa démission en juillet 2023. Il veut donc continuer « les choses qu’on avait mises en place ensemble ». Au cœur de son projet : « l’écoute, la proximité et le lien avec les habitants », a-t-il répété au début de sa réunion publique. Il a avancé un bilan de son mandat positif, « pas contesté ». « 87% des délibérations ont été votées à l’unanimité », s’est-il félicité.

    Le maire sortant a présenté « cinq grands engagements ». D’abord, « la planification des investissements importants », comme la rénovation et l’agrandissement de l’école de Dabisse, l’un des trois villages composant Les Mées. Ensuite, « la solidarité, qui est au cœur de notre action », et la protection de la nature. Le maire promet par ailleurs « toujours plus de participation citoyenne ». Finalement, il a insisté sur la maison de santé en cours de construction, qui devrait être terminée en janvier 2027. Des fonds européens doivent permettre de la financer à hauteur de 1,5 million d’euros, a-t-il avancé.

    Frédéric Puech a également évoqué le stade synthétique, pour lequel « il faut qu’on trouve des financements à 80% », ainsi que le centre culturel, la salle des fêtes et le cinéma, sur lesquels « il y a un vrai travail à faire ».

    Un défi majeur

    Il a ensuite parlé du « défi majeur pour la commune », la sécurisation des Pénitents, alors que l’un d’entre eux s’est effondré en 2019. Il a annoncé la tenue d’une réunion publique « pour voir ce que propose l’étude de faisabilité » en septembre ou octobre. Le candidat a finalement insisté sur l’importance de « poursuivre la politique de logements sociaux ». « Il y en a qui vivent dans des logements insalubres, il y a des marchands de sommeil sur la commune », a-t-il affirmé.

    Les habitants lui ont fait part de leurs inquiétudes concernant l’impact des travaux du stade et de l’école sur les élèves. « Une école neuve aurait coûté beaucoup moins cher et serait déjà finie. Ça fait cinq ans qu’on attend l’école. », a déploré Richard, un habitant de la commune. « Une école neuve aurait coûté beaucoup plus cher que la rénovation », répond Frédéric Puech, et aurait-il fallu trouver les fonds nécessaires…

    Prochaine réunion publique le vendredi 13 mars de 18h30 à 20h30 salle des fêtes des Mées

  • Valréas : ultime réunion pour Manon Julian (DVG)

    Valréas : ultime réunion pour Manon Julian (DVG)

    Avec un discours axé sur la « transition environnementale et concertation citoyenne ». Jeudi dernier (photo), une rencontre similaire s’est tenue, autour des précarités. « Valréas présente un taux de pauvreté de 26 %, soit 11 points au-dessus de la moyenne nationale », rappelle Manon Julian qui compte apporter des réponses sur la santé (maison médicale communale), le logement (permis de louer), l’emploi (dispositif territoire zéro chômeur) ou la culture (création d’une MJC).

  • [Tribune] Municipales 2026 : la jeunesse n’est pas un angle mort, c’est la ligne d’horizon

    [Tribune] Municipales 2026 : la jeunesse n’est pas un angle mort, c’est la ligne d’horizon

    Il y a, dans le débat municipal, une absence qui finit par ressembler à un choix. Les débats des candidats organisés partout en France abordent des conflits internationaux et des distensions entre partis politiques. On réagit à l’actualité, on se positionne comme défenseur des libertés ou précurseur en matière de sécurité. Et l’on oublie, ou l’on relègue en bas de page, celles et ceux qui vivent la ville au présent le plus vif : les jeunes.

    Dans cette élection, nous invisibilisons la jeunesse et c’est une grave erreur parce qu’à force, nous fabriquons mécaniquement l’indifférence, puis l’abstention, puis la défiance. Ce n’est pas un hasard : c’est un schéma politique et c’est une faute démocratique.

    C’est précisément pour sortir des fantasmes de jeunesse radicalisée, de jeunesse perdue ou de jeunesse dépolitisée que nous avons souhaité, avec la Fondation Jean-Jaurès et l’IFOP, établir des faits. Les résultats de notre enquête à laquelle environ 5000 étudiants d’Aix Marseille Université ont répondu offrent un portrait clair : une jeunesse modérée, engagée, pacifique, mais aussi une jeunesse fragilisée et lassée d’une offre politique qui ne parle plus sa langue.

    Non la jeunesse n’est pas en retrait. Au contraire, elle n’a jamais été aussi engagée !

    Les chiffres démentent frontalement les caricatures. 67% des étudiants se disent engagés pour une cause. Et ces causes ont la force des évidences morales, celles qui font tenir une société debout : lutte contre le sexisme et les violences sexuelles (97%), respect des droits humains (96%), environnement et lutte contre le dérèglement climatique (95%). La lutte des jeunes d’aujourd’hui est d’abord une lutte pour la dignité du quotidien : pouvoir étudier, se soigner, se déplacer, respirer, se sentir en sécurité, ne pas être seul.

    Une jeunesse engagée… mais tenue hors du débat municipal.

    Pourtant, cette jeunesse n’entre pas dans la campagne. Elle reste à la porte. Les étudiants se disent beaucoup moins intéressés par les municipales (46%) que par la présidentielle (84%). À Marseille, 44% d’entre eux seulement déclarent avoir l’intention d’aller voter aux municipales de 2026. Cela devrait alarmer toutes celles et ceux qui se revendiquent républicains : quand la démocratie locale ne mobilise plus, c’est la proximité elle-même qui s’effondre.

    Mais attention au contresens, ce n’est pas un désintérêt pour la cité mais un désaveu de l’offre politique. L’enquête montre que, chez celles et ceux qui n’ont pas l’intention d’aller voter, le premier levier – de très loin – serait qu’une offre politique corresponde davantage à leurs attentes. Autrement dit, le problème n’est pas la jeunesse. Le problème, c’est que les programmes des candidats parlent trop souvent comme si elle n’existait pas.

    À force de ne pas compter les jeunes dans les priorités, on finit par ne plus pouvoir compter sur eux dans les urnes. Ensuite, on s’étonne.

    Si l’on veut une campagne utile, qu’on cesse de supposer et qu’on commence à écouter. Pour nos étudiants, la priorité, très largement, c’est l’offre de soins et les services de santé. Viennent ensuite la sécurité, la lutte contre la pollution, puis la lutte contre le dérèglement climatique à l’échelle locale. Ces priorités disent quelque chose de simple : les jeunes veulent une ville habitable – une ville qui protège, qui soigne, qui respire et qui permet de vivre.

    Et comment ne pas être saisi par ce chiffre, qui devrait suffire à imposer un changement de braquet politique : 66% des étudiants déclarent souffrir de solitude. C’est un signal d’alarme social et sanitaire. Une ville qui accepte cela sans réponse politique structurée se condamne à la fragmentation.

    L’université : un sanctuaire de savoirs, un pont vers la cité.

    Évidemment, l’université a un rôle à tenir et nous l’assumons. Oui, l’université est un sanctuaire : un lieu où l’on transmet des savoirs, où l’on apprend à distinguer le vrai du vraisemblable, où l’on peut débattre sans être réduit à une étiquette. Un lieu de protection intellectuelle, mais aussi un lieu de formation civique.

    Mais un sanctuaire n’est pas un îlot indifférent à la ville. Il doit être un pont. L’université peut rendre la jeunesse visible dans le débat public, non pas en parlant à sa place, mais en ouvrant les conditions d’un dialogue adulte : des données documentées et des espaces de discussion.

    L’enquête conduite avec la Fondation Jean-Jaurès et l’IFOP est une boussole : elle rappelle une vérité politique que l’on feint d’ignorer. La jeunesse n’est pas « à remobiliser » comme si elle était vide. Elle est déjà mobilisée. Elle attend simplement une offre politique à la hauteur de son engagement. Aux candidates et candidats : la jeunesse vous regarde – et elle jugera.

    Je m’adresse donc à celles et ceux qui aspirent à conduire Marseille, Aix-en-Provence, les communes de notre territoire et plus largement de France.

    Ne vous contentez pas de vous adresser du bout des lèvres aux jeunes et faites des choix. Inscrivez la jeunesse au cœur de vos programmes : santé (y compris mentale), logement, mobilité, sécurité, qualité de l’air, accès à la culture, espaces publics où l’on se sent légitime, dispositifs d’engagement reconnus, politiques de prévention et de lien social.

    Car la question est désormais simple : voulez-vous une démocratie locale vivante ou une démocratie municipale refermée et qui gouverne sans sa jeunesse ?

    Hannah Arendt rappelait que l’éducation est le point où se décide si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité. Aimer assez le monde, aujourd’hui, c’est aimer assez notre jeunesse pour ne plus la laisser souffrir hors-champ. Nous, à Aix Marseille Université, continuerons de tenir ce cap : transmettre, protéger, ouvrir, dialoguer. Et rappeler, sans détour, que l’invisibilisation de la jeunesse est une défaite politique – mais que sa reconnaissance peut être le commencement d’une réconciliation démocratique.

  • [Entretien] Séverine Dellanegra : « Pour déployer la participation citoyenne » à Saint-Martin-de-Crau

    [Entretien] Séverine Dellanegra : « Pour déployer la participation citoyenne » à Saint-Martin-de-Crau

    La Marseillaise : À la veille du premier tour, quels sont les retours que vous avez pu avoir sur le terrain ?

    Séverine Dellanegra : Ces dernières semaines, les retours sont positifs. Après un mandat qui a connu trois maires, les Saint-Martinois témoignent que depuis notre arrivée fin 2024, ils ressentent cette stabilité retrouvée et que les projets avancent. Il faut rester prudent mais je suis sereine parce que notre équipe a rempli son contrat.

    Pour ce dernier meeting, quelles priorités seront mises en valeur ?

    S.D. : Je ne vais pas décrire tous les projets, ni les classer par ordre de priorité, parce que tous ont leur importance. La ligne conductrice de cette réunion publique est d’exposer la philosophie qui a guidé l’élaboration de notre programme, et notre vision pour la ville. C’est ce qui me semble faire la différence avec l’autre candidate. Un mandat inscrit une commune sur une trajectoire bien au-delà de six ans.

    Comment décrivez-vous cette « philosophie » ?

    S.D. : Le fil conducteur est « le faire ensemble », pour accompagner la ville dans un développement harmonieux, adapté aux besoins de tous, en préservant son identité de ville à la culture provençale et de ses richesses comme la dernière steppe d’Europe. Mon rôle est de déployer la participation citoyenne : de permettre aux Saint-Martinois, de s’exprimer, de choisir, voire de décider pour certains projets. Et tout cela avec de la pédagogie. Notre rôle en tant qu’élu est de proposer des projets tout en inscrivant la ville dans une véritable stabilité financière. Les projets que nous proposons sont inscrits dans un programme pluriannuel de financement, de subventions qui peuvent être récupérées. Ils ont été pensés, travaillés, chiffrés.

    Vous annoncez un maintien des impôts fonciers : une différence par rapport à votre adversaire Tania Teixier qui mentionne une baisse de la taxe foncière ?

    S.D. : Aujourd’hui, les recettes fiscales constituent la quasi-majorité des recettes d’une commune, les recettes de l’État, dotation globale de financement et autres, s’amenuisant d’année en année. Donc j’estime que nous devons être prudents par rapport à un avenir qui est incertain. De plus, si nous voulons investir, et j’estime qu’on doit engager des rénovations dans des infrastructures communales qui ont été trop longtemps laissées de côté, on ne peut pas annoncer une baisse des recettes. Ce ne serait pas cohérent et surtout démagogique.

    Meeting, mercredi 11 mars, à 19h, salle Mistral.

  • Au Rove, Paul Sabatino en pleine campagne de proximité

    Au Rove, Paul Sabatino en pleine campagne de proximité

    L’équipe a d’abord fait étape au Resquiadou avant de poursuivre dans le vallon du Gipier, puis dans la calanque de Niolon. Au Gipier, l’accueil des riverains s’est révélé particulièrement chaleureux, comme dans l’ensemble des secteurs visités. Au fil de la déambulation, les échanges se sont multipliés avec les habitants autour des préoccupations du quotidien et des projets municipaux.

    Le maire en a profité pour évoquer le renforcement du dispositif de vidéoprotection. De nouvelles caméras vont être installées dans ces secteurs comme dans d’autres quartiers de la commune, venant compléter le réseau existant de 89 caméras reliées au centre de supervision urbain, récemment rénové au poste de police municipale.

    Tout au long de la matinée, discussions avec les habitants et rencontres avec les commerçants ont rythmé la visite, dans une ambiance conviviale. Une halte a notamment été faite à La Canne Bambou, à Niolon, lieu bien connu des promeneurs et des habitants.

    Pour le maire sortant, cette campagne se veut avant tout tournée vers la proximité et l’avenir.

    « Quand on est maire, on est le maire de tous les habitants, sans exception. Le dialogue doit être ouvert et constant. Depuis un an, je suis allé à la rencontre de tous les acteurs qui font la vie locale. J’ai reçu, lors de mes permanences et sur le terrain, des dizaines d’administrés. Je ne suis jamais seul : c’est le sens du collectif et du travail partagé qui m’anime. Mêler les idées et les réflexions, analyser, étudier et engager les actions nécessaires est chaque fois un défi stimulant. Les colistières et les colistiers qui m’entourent, très impliqués dans la vie locale, sont dans cette même dynamique. » Et de poursuivre : « Ces tournées de terrain sont riches d’enseignements et d’échanges fructueux avec nos concitoyens. Elles vont se poursuivre dans les prochains jours, avec de nouvelles visites de quartiers et des rencontres avec les Rovenains. D’ailleurs, l’un des points de notre programme est d’organiser des rencontres régulières entre les élus et les riverains dans tous les quartiers de la commune », assure Paul Sabatino.

  • [Tribune] Renforçons la mobilisation contre l’extrême droite

    [Tribune] Renforçons la mobilisation contre l’extrême droite

    Nous faisons face à un danger grave, sans précédent et imminent, un risque jusqu’à il y a peu inimaginable, de victoire politique des idées d’extrême droite. Ce qui apparaissait il y a peu comme des limites infranchissables devient aujourd’hui possible, voire carrément accompli, les dernières digues sont en train de lâcher, la limite entre partis d’extrême droite et partis démocratiques s’estompe, certaines voix dites de gauche comme de droite ne se font plus entendre pour dénoncer le péril d’une république qui accueille en son sein des idées racistes et xénophobes. La minute de silence unanime à l’assemblée nationale à l’occasion de l’assassinat d’un jeune militant néonazi témoigne de ce trouble car le risque est grand d’oublier que derrière cette violence inacceptable, il y a l’expression d’idées de groupes néonazis qui elles seraient devenues acceptables. De même on a pu entendre sans pudeur une candidate à la mairie de Marseille revendiquer les valeurs Pétainistes traditionnelles de « travail, famille, patrie… ».

    Il est évident que ce que nous observons ici s’intègre dans un phénomène mondial, de nombreux pays démocratiques ayant opté pour des gouvernements autoritaires, racistes et violents, dont les milices anti-immigration de Trump sont l’expression la plus révoltante. D’aucuns pensent que c’est une logique capitaliste poussée à son extrême, le fruit d’un technocratisme sans limite servant des intérêts financiers profondément inégalitaires poussé par la propagande des réseaux sociaux et de la presse financée. Quelle est la part de responsabilité de chacun dans le laisser faire ? Peut-on continuer à accepter cet état de fait sans trop se soucier des conséquences, en détournant le regard ? Le racisme est implanté, il s’exprime librement et il tue.

    Les appels à un front républicain, le discours moralisateur qui consiste à dénoncer le discours d’extrême droite comme étant celui des méchants fascistes ne suffit plus. Il n’a d’autre effet que de renforcer la méfiance et le rejet car il nie l’évidence. La tolérance aux idées fascistes est désormais partout. On la retrouve à l’Assemblée Nationale, dans les médias, au travail, dans la rue, dans nos écoles, dans les hôpitaux. C’est un mal profond qui ronge et qu’il n’est pas si facile de nommer. Nous appelons à une prise de conscience de chacun sur ce qui pousse au laisser faire. Quelle violence est à l’œuvre, poussant à ne plus vouloir agir, à se résigner, voire à cohabiter ? Certaines voix s’élèvent aux USA, la résistance s’organise contre l’état fédéral. En France, on entend des prises de paroles isolées qui dénoncent les glissements qui s’opèrent. Nous appelons à rejoindre ces groupes et former une coalition des voix qui ne veulent pas se taire afin de continuer à faire entendre qu’un autre monde est possible, que les idées qui consistent à légitimer le rejet d’un groupe ou d’un individu ne sont pas compatibles avec notre idéal républicain, et qu’il s’agit de le défendre, de le faire vivre.

    Mobilisons-nous pour les élections municipales, pas d’abstentions ni votes blancs, faisons barrage à l’extrême droite et luttons contre ceux qui se sentiraient prêts à s’y allier.

    Signez et faîtes signer l’Appel des Voix de Marseille : https://voixdemarseille.com/

  • La procuration 100% en ligne, une nouveauté

    La procuration 100% en ligne, une nouveauté

    « T’es à Marseille le week-end prochain ? Si oui, peux-tu voter pour moi ? Je suis en train de faire ma procuration. » Avec ce message à sa copine, Sonia entend prendre ses précautions pour le premier tour des municipales, dimanche. Lors du précédent scrutin, celui des législatives anticipées en juin 2024, pas moins de 23 000 électeurs avaient fait ce choix, à Marseille, contre 9 000 pour les élections européennes, la même année. Expérimentée en 2024, la démarche 100% en ligne est réalisable cette année pour les utilisateurs du portail FranceConnect, rappelle le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué. Pour ce faire, l’électeur doit disposer d’une carte d’identité au nouveau format, de type carte bancaire, et d’une identité numérique certifiée en mairie.

    Le papier toujours valable

    Si cette dernière condition n’est pas remplie, il est possible de déposer sa demande de procuration de manière dématérialisée via le service web maprocuration.gouv.fr, précise le ministère de l’Intérieur. Il faudra alors se déplacer physiquement dans un commissariat, une gendarmerie ou un consulat. Lors de la phase test, 100 000 procurations avaient été établies entièrement en ligne au niveau national, toujours selon Beauvau.

    Il est aussi toujours accepté de faire sa procuration à l’ancienne, avec un formulaire Cerfa papier et de se déplacer avec sa pièce d’identité pour la faire valider.

    À noter qu’il n’y a pas de date limite. La démarche est possible le dimanche 15 mars, jour même du premier tour du scrutin.

  • Narcotrafic : Erilia veut expulser « pour l’exemple » à Marseille

    Narcotrafic : Erilia veut expulser « pour l’exemple » à Marseille

    Sur injonction du préfet, le bailleur social Erilia a plaidé, vendredi, devant le tribunal de proximité de Marseille, pour la résiliation du bail de deux familles de la cité de la Castellane (16e) en invoquant la condamnation d’un des enfants pour trafic de stupéfiants. Erilia est le premier bailleur social, à Marseille, à activer ce nouveau modèle d’expulsion, instauré par la loi contre le narcotrafic du 13 juin 2025 et laissé à la discrétion des préfets.

    Plusieurs conditions doivent être réunies : des « agissements » en lien avec le trafic de stupéfiants qui troublent l’ordre public de « manière grave ou répétée » et perturbent la jouissance paisible « aux abords du logement ou dans le même ensemble immobilier », ou des « comportements » qui portent « atteinte aux équipements collectifs utilisés par les résidents, à la sécurité des personnes ou à leur liberté d’aller et venir ».

    Partenaires d’expulsions en « circuit court »

    En dialogue avec la préfète de police déléguée, le tribunal judiciaire de Marseille a instauré un « circuit court » pour prioriser et accélérer ces expulsions déjà dérogatoires au droit commun. Erilia demande ainsi l’expulsion d’une mère et de ses enfants de 17 ans, 23 ans et 25 ans pour les agissements de Chamsedine, 21 ans. Le bailleur invoque une décision qu’il ne produit pas, selon laquelle il a été condamné, il y a six mois, à 18 mois de prison dont 9 avec sursis pour trafic de stupéfiants.

    Présent à l’audience, le bailleur social est au garde-à-vous. « Erilia a répondu positivement au préfet car elle est soucieuse de participer activement à la politique publique de la lutte contre les trafics. Cette loi a un côté moralisateur, c’est vrai, mais le législateur l’a voulu ainsi », plaide son avocat, Me Janis Leclanche. Elle rappelle « la violence extrême du narcotrafic avec 85 morts en 2023 dont 49 à Marseille », « le climat insoutenable qu’il fait peser sur les habitants ». Erilia affirme sur la foi d’un compte rendu d’enquête que le jeune a été arrêté avec deux individus déjà condamnés dans un véhicule quittant la cité avec 1,2 kg de résine de cannabis et 630 gr de cocaïne à bord. Que Chamsedine s’était proposé d’aller « travailler en bas » comme « ravitailleur » du réseau pour « rembourser une dette ». Pour Erilia, « le titulaire du bail est responsable des troubles des occupants habituels de son logement ». « Peut-être est-ce sévère, mais il faut des exemples. Peut-être s’agit-il d’une petite main, mais s’il n’y avait pas de petites mains, il n’y aurait plus de trafic. »

    « Vous, magistrats, gardez votre pouvoir d’appréciation ! » insiste Me Marilou Poisot pour la famille menacée qui n’a tiré aucun profit du trafic. Leur logement n’est pas en cause. Ce n’est pas un appartement nourrice. Le fils majeur vit désormais chez un oncle. Il serait disproportionné d’expulser une mère et ses trois enfants scolarisés, dont une mineure, et qui a toujours payé ses loyers. « Cette loi a un caractère moralisateur qui revient à dire qu’elle a mal éduqué son enfant. Cela heurte les principes du droit au logement, du droit au respect de la vie privée, de l’intérêt supérieur des enfants. C’est la porte ouverte à l’expulsion de familles entières. » Assise dans la salle, la maman pleure. Sa santé s’est dégradée. Toute la famille vit dans le stress de se retrouver sans toit.

    Le second dossier, toujours de la cité de la Castellane, vise un couple avec quatre enfants, dont deux mineurs. Erilia invoque, sans en rapporter la preuve, l’existence de trois
    condamnations en 2025 pour trafic de stupéfiants de Mouhamadi, le fils de 22 ans, à une peine de travail d’intérêt général, et pour sa dernière en septembre à deux ans de prison, dont un avec sursis et à l’interdiction de paraître à la Castellane. « Il y a de grandes chances qu’il récidive s’il reste chez ses parents et il semble bien être un acteur à part entière de ce trafic », suppute le bailleur.

    « Erilia est sous la coupe d’un préfet sous pression, dénonce Me Sofien Dridi. Leur fils ne vit plus chez eux depuis octobre 2024 et on vous demande avec une célérité exceptionnelle l’expulsion de gens qui n’ont rien commis, aucun trouble de voisinage, qui ont toujours payé leur loyer. C’est mettre à la rue une famille qui ne vit qu’avec les 1 600 euros du travail du père. » Dénonçant une procédure abusive, il réclame d’Erilia 1 000 euros pour chacun des membres de la famille et autant en préjudice moral.

    Délibéré le 19 mai.

  • L’équipe de « Reillanne en commun » échange avec les habitants

    L’équipe de « Reillanne en commun » échange avec les habitants

    L’occasion pour la candidate Simone Chagniard-Marand (DVG) de présenter ses colistiers et de revenir sur les grandes lignes du programme portées lors de cette campagne municipale. « Notre projet vise à faire de Reillanne un espace de rencontres, de solidarité et de transmission, en nous appuyant sur la diversité de ses habitantes et habitants et sur le lien intergénérationnel. Nous souhaitons une commune qui protège ses ressources, soutient ses acteurs locaux et prépare l’avenir en conjuguant écologie et qualité de vie », détaille la liste sur son site internet.

  • Dans les Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard soutient ses troupes

    Dans les Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard soutient ses troupes

    « Je tiens à apporter tout mon soutien aux membres de mon équipe départementale candidats aux élections municipales », pouvait-on lire sur le communiqué de la présidence des Hautes-Alpes, paru ce vendredi 6 mars. Parmi les vingt conseillers Les Républicains qui siègent au sein de la majorité au conseil départemental, aux côtés de Jean-Marie Bernard, vingt se lancent dans la bataille des municipales. Parmi eux, six sont têtes de liste : Arnaud Murgia à Briançon, Valérie Garcin Eyméoud à Molines-en-Queyras, Marcel Cannat à Réotier, Christian Hubaud à Pelleautier, Françoise Pinet à Aspres-sur-Buëch et enfin Gérard Tenoux à Valdoule.

    Six têtes de liste

    Le président du Département n’a pas manqué de leur adresser ses encouragements, ni de rappeler « l’échéance particulièrement importante » de ces élections en raison de la préparation des Jeux olympiques d’hiver dans 4 ans : « Un projet ambitieux de territoire, qui trouvera son apogée en 2030 et dont la portée ira bien au-delà. » Reste à savoir si ce soutien pèsera dans la balance pour les protégés de Jean-Marie Bernard ? Réponse dans les urnes les 15 et 22 mars.