Tag: Politique

  • [Tribune] NO PASARAN !

    [Tribune] NO PASARAN !

    Marseille, ville-port, formée et enrichie par des populations venues de toutes les rives de la Méditerranée et au-delà. Une ville monde terre d’accueil et d’échanges sociaux, économiques et culturels. Une ville belle et rebelle, laboratoire solidaire du vivre-ensemble.

    Voir Marseille, la deuxième ville de France, succomber aux sirènes monstrueuses du Rassemblement national, une extrême droite autoritaire et antisociale, raciste, antisémite et xénophobe, sexiste et homophobe, obscurantiste et brutale. Jamais !

    Dimanche prochain c’est un véritable choix de civilisation qui s’impose à nous : notre responsabilité est de faire gagner le vote en faveur du Printemps marseillais, seul rempart contre la peste brune. Elle ne passera pas !

    Les signataires :

    Ariane Ascaride comédienne ; Robert Guédiguian cinéaste ; Roland Gori psychanalyste ; Thierry Fabre essayiste ; Alain Hayot anthropologue ; Brigitte Curmi Aflam ; Marie José Del Volgo psychanalyste ; Clémence Revest historienne ; Dominique Maraninchi cancérologue ; Éric Vivier Immunologue ; Jean-Luc Jouve Commission médicale de l’AP-HM ; Simone Bitton cinéaste ; Raphaël Imbert artiste ; Philippe Foulquié Fondateur Friche de la Belle de Mai ; Maurice Gouiran écrivain ; Jean-Pierre Ostende écrivain ; Michèle Sylvander artiste ; Pierre Ciot photographe ; Alain Paire chroniqueur ; Jean-Louis Paccul journaliste ; Julien Blaine artiste ; Gaëlle Rodeville Music et cinéma ; Harald Sylvander architecte ; Fabrice Lextrait les Grandes tables ; Catherine Lecoq comédienne ; Danielle Stéphan comédienne et syndicaliste ; Eva Darlan comédienne ; Audrey Estrogou réalisatrice ; Dominique Sicilia metteuse en scène ; Sylvie Paz chanteuse ; Cathy Heiting chanteuse ; Dominique Bianchi Chanteuse ; Stéphanie Lemonnier poète ; Bernard Plasse galeriste ; Monique Deregibus artiste ; Patrick Box artiste ; Gilles Barbier artiste ; Jérémy Chabaud artiste ; Arab et Tarzan Nasser et Mohamed Joha artistes palestiniens ; Marie Anaïs Bigo cadre culturel ; Sylvie Anselme enseignante ; Mehdi Hadjerri artiste ; Adda Abdelli scénariste ; Olivier Jacquet Coop. Le grand bonheur ; Francine Ouédraogo Bonnet Le Makéda ; Sam Khebizi Les Têtes de l’art ; Emmanuelle Luciani, artiste ; Christine Bouvier, RedPlexus Performeuse et Directrice artistique ; David Ait-Ali, chef d’entreprise ; Virginie Baby-Collin, géographe ; Wenceslaz Teko, directeur de centre social ; Danielle Gallus, administratrice de l’union régionale des centres sociaux ; Mathieu Hocine dit Kid Francescoli, musicien ; Aude Pelle, présidente de Team Marseille natation ; Michel Peraldi, sociologue ; Aurélie Berthaut, actrice culturelle, Jeanne Barret / Art Cade ; Tarik Chakor, auteur et maître de conférence ; Simon Henner, dit French 79, musicien

  • Unis pour La Garde déploie sa stratégie pour gagner des voix

    Unis pour La Garde déploie sa stratégie pour gagner des voix

    « Dans 3 heures, tout le monde aura fait un quartier. Sauf peut-être ceux qui sont à Sainte-Marguerite, car ils sont un peu mous du genou (rires). » Julia Peironet-Bremond, tête de liste d’Unis pour La Garde, est moqueuse. Entre les murs de son local de campagne, où l’ambiance se veut légère et joyeuse malgré l’enjeu se prépare une opération tractage pour obtenir des voix qui peuvent faire pencher la balance dimanche.

    Car la liste « démocrate, républicaine et sans étiquette », composée de « personnes de tous horizons et surtout, de citoyens non encartés », précise la candidate de 44 ans en réponse aux tracts « mensongers » de la majorité sortante lui prêtant des accointances insoumises « alors que nous n’avons aucun candidat LFI », est plus que jamais dans la course. Arrivée 3e avec 30,65% des suffrages, elle ne compte qu’un point et 115 voix de retard sur la liste RN de Nicolas Salsou, ex-directeur de cabinet de la maire Hélène Arnaud-Bill (LR). Cette dernière vire en tête, (37,67%), avec moins de 800 votes d’avance sur Julia Peironet-Bremond.

    Pour renverser la vapeur, l’infirmière libérale, « seule candidate à mener de front travail et campagne, financée en majorité par (ses) soins, sans parti politique », est pragmatique. Les 9 000 abstentionnistes du premier tour étant impossibles à repérer, elle fait appel à la logique : « Si chaque électeur convainc une personne de voter pour nous, ça peut changer les choses. 800 voix de retard, c’est 35 par bureau, ou 50 sur 16 bureaux. Ce n’est rien ! », clame-t-elle.

    Mobiliser par l’alternance

    Une stratégie du « +1 » basée sur « les appels aux amis, à la famille », mais aussi, donc, sur le terrain. « Je connais du monde qui n’a pas voté, j’ai dit à mon fils, à l’étranger, de faire sa procuration. Mon mari appelle tout le monde », s’enthousiasme une habitante. « Je sais qui vous êtes, il faut que certains s’en aillent », tranche une autre.

    Et c’est justement sur le changement que repose le projet d’Unis pour La Garde pour convaincre les déçus, dont les abstentionnistes. « À La Garde, beaucoup ne croient plus en rien », lance Julia Peironet-Bremond. « Les Gardéens peuvent mettre fin au système clientéliste affiché sur des tracts qui menacent implicitement de faire baisser les subventions si Madame Bill n’est pas élue », affirme-t-elle, se félicitant d’avoir œuvré à la condamnation de Jean-Louis Masson, président du Département, ancien maire de La Garde et numéro 2 sur la liste de la maire sortante, pour prise illégale d’intérêts en novembre.

    Avec la promesse de réconcilier les citoyens avec la politique : « Mobiliser est un travail de tous les jours. Si on prend la mairie, on aura à cœur de le faire, car je suis attristée que 9 000 personnes ne se saisissent pas de ça, peu importe pour qui ils votent », déplore la candidate, qui rappelle que « les municipales, c’est l’école, la sécurité alimentaire, la politique sociale, la sécurité, la politique à portée de main ».

  • Faire gagner les intérêts populaires

    Faire gagner les intérêts populaires

    C’est un fait ancien dans notre Ve République à bout de souffle : d’élection en élection l’abstention s’accroît. D’ordinaire, les municipales étaient l’occasion d’un regain de participation, signe que les Français reconnaissaient dans l’échelon communal, un lieu décisif pour changer leur quotidien.

    Dimanche, il a pourtant manqué beaucoup de monde dans les bureaux de vote de notre région.

    Beaucoup plus qu’en 2014, puisque l’année 2020, marquée par la pandémie de Covid, n’est pas un point de repère pertinent.

    Pourquoi ? Il n’y a probablement pas d’explication unique mais plusieurs hypothèses sont permises. D’abord, une montée générale du dégoût de la chose publique causée par la crise politique nationale dans un pays dirigé par un gouvernement minoritaire.

    Mobiliser

    Ensuite, cette abstention est probablement aussi le résultat des attaques subies par l’échelon communal au fil des années. Baisse des dotations de l’État, suppression de la taxe professionnelle, intercommunalités imposées, qui ont abîmé la capacité des maires à agir. Et donc, l’enjeu des municipales.

    Enfin, un affaiblissement des organisations politiques et de leur capacité de mobilisation électorale dans une société de plus en plus individualiste.

    Qui votent le moins ? Les chiffres sont clairs : les quartiers populaires et le monde du travail. Pourtant, malgré les difficultés, les municipalités peuvent faire beaucoup. Dimanche, il faut éliminer le risque de l’extrême droite et élire le maximum de listes progressistes. C’est la condition pour faire gagner les intérêts populaires.

  • Loin de tout, loin des urnes, des quartiers à remobiliser

    Loin de tout, loin des urnes, des quartiers à remobiliser

    « Voter ? Mais qu’est-ce qu’ils peuvent ? » Assima, patiente depuis trois heures dans la longue file d’attente d’une distribution alimentaire « spéciale ramadan » de l’association Ahsa qui ne désemplit pas devant les Flamants (14e). Mère isolée de 4 enfants, elle vit depuis 12 ans « coincée entre les dealers et les murs pourris » dans la tour B du Mail. La politique, est « le dernier » de ses soucis, trop préoccupée « à faire manger » ses enfants, à « faire la misère » à son aîné de 17 ans « pour qu’il ne tombe pas dedans. Presque toutes mes voisines ont vécu un drame ».

    De l’autre côté de l’avenue Ansaldi trois camions de CRS contrôlent des jeunes aux pieds des Flamants. « Ils viennent. Ils repartent et les réseaux se replacent », commentent trois autres locataires de la même résidence, soucieuses de remplir leur cabas. « On n’en aura pas assez », regrette Basana. La jeune bénévole a tenu un bureau de vote à la cité Air Bel, dans le 11e, où la participation était de 30,67%, et souligne « plus on s’enfonce dans la misère, plus on s’éloigne des urnes ». Les trois mamans « comoriennes » assurent quant à elles : « Heureusement on est allées voter ! On ne veut pas du RN, on veut vivre en sécurité mais ensemble. On veut que le maire aide les associations pour nos enfants. » L’une d’elles ajoute « déjà Payan nous a fait une belle école où on n’a pas honte d’aller », tout en constatant que dimanche, le bureau du groupe scolaire Vayssière « était vide. Parce que les voisins, ils sont dégoûtés ».

    Difficile remobilisation

    Au centre commercial du Merlan, « c’est qui les candidats ? », interroge Malek. Les bras chargés de sacs d’un magasin discount, Sandrine, habitante d’une zone pavillonnaire à proximité, avoue ne pas s’être déplacée. « Ils ne se battent pour leur place. Mais nous ? Ma fille de 16 ans vit quasi-séquestrée, on a peur. Même Kessaci n’a pas la baguette magique, il est menacé. C’est toujours pareil, il y a le RN. Et au deuxième tour il faut le sursaut républicain. J’en ai marre. »

    À La Busserine, devant l’école, les cris des guetteurs ne surprennent plus les parents venus récupérer leurs enfants. Mais Kamel veut encore y croire : « Amine Kessaci il connaît ça, il peut aider. Pour nos enfants, on ne peut pas baisser les bras. » Si les avancées sur la réhabilitation de la cité et la rénovation des écoles semblent avoir bénéficié au vote en faveur de l’équipe municipale, créditée de 58,22% et 47,8% des voix, dans les deux bureaux du groupe scolaire, laissant le RN en 5e et 4e places, l’abstention était à 58,65%. « D’où nos efforts de remobilisation », précise Nina, dans les locaux de l’association Shebba, où trois jeunes travaillent leur CV sur les PC. « Le social n’est clairement pas de droite, et avec l’extrême droite on a tout à perdre. Moins d’assos c’est moins d’aide aux démarches, moins d’accès aux droits, plus de familles endettées, expulsées. On l’a vu pendant le Covid », témoigne l’animatrice en préparant la réunion « non au racisme » initiée par l’ensemble des associatifs. C’est aussi ce tissu que Bachir, la cinquantaine, veut préserver : « Quand on était jeune, on n’était pas riche, mais on n’avait jamais vu un cheval et on est parti en faire avec le centre social. Et on a eu le RN, puis la droite, ils n’ont pas aidé. Aujourd’hui les jeunes, ils vont au charbon. »

    Remobiliser s’avère plus difficile dans les quartiers les plus délaissés, « où il n’y a plus d’associations ni de services publics, où les changements d’adresse n’ont pas suivi les démolitions », relève Kader Benayed, du collectif KGBS (Kaliste, Granière, Bourrely, Solidarité, 15e) qui s’est employé à inciter les habitants à se rendre aux urnes. « C’est plus dans les noyaux villageois que le RN a fait ses scores, où il y a le moins d’insécurité. » Et au sud, où il dépasse 44% pour les 9-10. « On a connu Ibrahim Ali, ça nous parle, rappelle l’associatif, on continue à aller à la rencontre des gens, à dire l’importance de s’exprimer. »

    L’appel anti-RN du FCL Malpassé

    Le Football Club Loisirs Malpassé, association du 13e arrondissement de Marseille, a lancé un appel, au travers d’un communiqué paru sur les réseaux sociaux, afin de ne pas laisser le Rassemblement national prendre le pouvoir lors des élections municipales : « Sur nos terrains, il n’y a ni origines, ni différences : seulement des enfants qui jouent ensemble, des valeurs partagées et une passion commune. (…) Nous refusons de rester silencieux lorsque le vivre-ensemble est menacé. Le Rassemblement national ne représente pas ce que nous sommes. Nos quartiers méritent mieux que la division et la stigmatisation. »

    Camille Kadoum

  • Fusions, maintiens, désistements : le point final pour le second tour en Vaucluse

    Fusions, maintiens, désistements : le point final pour le second tour en Vaucluse

    Avignon : triangulaire après la fusion à gauche

    Le panorama était scellé dès lundi soir après l’annonce de la fusion des listes de David Fournier (PS) et Mathilde Louvain (LFI), à touche-touche (19,89% et 19,03%). Unie, la gauche peut espérer garder la mairie face à la droite d’Olivier Galzi (27,04%, lire ci-dessous) et le RN d’Anne-Sophie Rigault (25,52%).

    Carpentras :

    pas d’accord à gauche,

    le RN en favori

    Toute la journée de lundi et mardi, chacun a pu suivre sur Facebook les publications régulières et respectives de Serge Andrieu, maire (DVG), et de Francis Adolphe, ex-maire (DVG), en vue d’un accord au second tour. Peine perdue, les deux candidats maintiennent leur liste en l’état, laissant augurer des chances très élevées de victoire de l’extrême droite. Dimanche, le député RN Hervé de Lépinau est arrivé en tête de peu (26,71%) devant Serge Andrieu (25,17%) et Francis Adolphe (24,29%), prédécesseur d’Andrieu qui avait dû quitter son poste après avoir été déclaré inéligible dans une affaire de violences conjugales. Sans surprise ce mardi, les deux autres listes d’extrême droite de Bertrand de la Chesnais (14,33%) et Christian Richaud-Simoni (9,51%) ont apporté leur soutien à Hervé de Lépinau. La première en fusionnant, la seconde en récupérant 4 colistiers mais pas la tête de liste, désinvesti par le RN suite à ses tweets racistes. Mais Christian Richaud-Simoni était bien présent, mardi soir, au point presse annonçant cette triple alliance. De quoi mettre du vent dans les voiles de l’extrême droite alors qu’à gauche, chacun renvoie la responsabilité de l’échec à l’autre. Serge Andrieu multiplie les initiatives pour convaincre les 45% de Carpentrassiens restés sans voter dimanche.

    Orange : la gauche

    se retire, une liste

    contre l’extrême droite

    Arrivées en tête, les deux listes d’extrême droite menées par Jacques Bompard (Ligue du sud, 32,87%) et Jean-Dominique Artaud (RN, 28,15%) restent en course. Derrière, les trois listes diverses ne sont pas parvenues à s’entendre, bien qu’une seule sera au second tour : Carole Normani (DVC, 17,89%). L’élue d’opposition bénéficie du retrait d’Antoine Boudet (DVG, 11,52%), quand Marc Martinet (DVD, 9,57%) n’était pas en capacité de se maintenir et appelle « à battre Bompard ». Malgré plusieurs voix souhaitant une entente entre les 3 candidats, rien n’a été réalisable. « Nous proposions une fusion technique, claire et loyale en laissant à la liste de Carole Normani la place centrale, cette proposition a été catégoriquement refusée, y compris dans sa forme la plus minimale (un seul élu) », déplore Antoine Boudet qui, la mort dans l’âme, renonce et prédit « une déroute annoncée ». Carole Normani, salue « le sens des responsabilités » et croit « en une véritable alternative ».

    Apt : on reprend

    les mêmes

    La liste DVD de Jean Aillaud incarnant, aux côtés de Dominique Santoni présidente LR du Département, la majorité sortante a poussé un ouf de soulagement ce mardi en apprenant que les deux listes DVG continuaient chacune leur route. Arrivée en tête (29,02%), la droite est concurrencée par son extrême (25,02%). Céline Celce (G.s), 4e avec 21,45%, a bien tenté de se rapprocher de Christophe Carminati (DVG, 24,51%), « seule possibilité de faire barrage à la majorité sortante et à l’extrême droite ». Mais ce dernier préférait un retrait pur et simple de la liste Celce plutôt qu’une fusion. La quadrangulaire est donc aussi maintenue dimanche.

    Cavaillon : la gauche

    se maintient

    Si la décision de Patrick Blanès (3e, 17,97%), candidat PS d’union de la gauche de se maintenir était connue dès dimanche soir, des appels aux désistements ou même à une entente avec le maire (DVD) Gérard Daudet ont émergé. En vain. Le premier magistrat (38,16%) devra batailler férocement pour rattraper la députée RN Bénédicte Auzanot (43,91%).

  • À Briançon, la liste de gauche croit en ses chances

    À Briançon, la liste de gauche croit en ses chances

    « On a espoir. Les électeurs ont montré qu’il y a une volonté de changement », affirme Luc Marchello, tête de liste de Briançon Territoire Vivant, aux côtés de Stéphane Régnier, Capucine Mounal et Vincent Virat. Il apparaît volontiers confiant pour dimanche. Selon lui, sa liste de gauche incarnée collectivement et constituée uniquement de citoyens peut l’emporter. Il voit dans les résultats du premier tout de sérieuses raisons d’espérer.

    Une autre gouvernance

    « Déjà, il y a eu beaucoup d’abstention, donc il reste des gens à convaincre. Et on appelle aussi les électeurs de Monsieur Nussbaum, s’ils veulent un changement à la mairie, à voter pour nous », explique Luc Marchello. Pour lui, le fait que deux listes d’opposition soient qualifiées au second tour constitue un signal clair : « À l’issue de ce résultat, il y a une direction donnée par les Briançonnais : 57% d’entre eux ne sont pas d’accord avec Monsieur Murgia. Il y a une demande pour une autre gouvernance. »

    Il évoque un mécontentement vis-à-vis de la gestion municipale actuelle, selon lui renforcé par l’organisation des JO d’hiver. « Les Jeux n’ont pas été expliqués aux Briançonnais, tout a été imposé », déplore Luc Marchello, qui pointe des décisions comme la construction du village olympique au Fort des Têtes : « Un projet qui pose beaucoup de problèmes environnementaux, qui va coûter très cher et permettre peu de réutilisations, alors qu’on a déjà une ville très endettée. »

    Si Luc Marchello estime avoir de bonnes raisons d’y croire, reste à savoir si les voix obtenues par Richard Nussbaum (22%) se reporteront sur sa liste, alors que ce dernier a confirmé se maintenir au second tour.

  • À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    Numériquement, la victoire est à la portée de cette nouvelle équipe. L’Union pour Gap d’Élie Cordier a récolté 26,9% des voix au premier tour, dimanche, et Ambitions pour Gap 2026, le mouvement citoyen emmené par Charlotte Kuentz, 18,6% des suffrages. Ensemble, ils atteignent donc un niveau très proche de celui du maire sortant, Roger Didier (DVD), crédité de 40,5% des suffrages.

    Deux équipes ancrées sur le terrain

    Ils peuvent même le devancer légèrement, à condition toutefois de réussir à rassembler à nouveau les électeurs qui les ont soutenus au premier tour, auxquels pourraient s’ajouter les 2,9% recueillis par Jacques Patron (LFI). « On appelle à une mobilisation massive pour ce dimanche, scandait Élie Cordier, lundi, devant la préfecture. On invite toutes celles et ceux qui veulent un nouveau souffle pour la ville à se mobiliser électoralement. »

    Le scrutin s’annonce serré et chaque voix comptera. La nouvelle liste a déjà annoncé une réunion publique jeudi à 18h30 au Tempo, à Gap, en présence des deux équipes. Ce mardi, elles étaient réunies au local de campagne d’Élie Cordier pour identifier les zones d’abstention et définir les principaux axes de travail pour les quelques jours restant avant le second tour. Le but est de mobiliser tous les électeurs de gauche et, au-delà, tous ceux qui souhaitent une alternance. Porte-à-porte et tractage sont déjà prévus tout au long de la semaine. Un travail conforté par une certaine proximité d’idées pour la ville, même si les deux listes proviennent de structures différentes. « Il y a beaucoup de points de convergence entre nos deux projets, insistait Élie Cordier, lundi. Ce n’est pas un accord entre deux personnes, mais une dynamique collective entre deux équipes. »

    Le défi de l’alliance sera donc de mener la campagne ensemble, chacun conservant son mode de fonctionnement propre. L’avantage est que les deux groupes travaillent depuis plusieurs années sur le territoire. L’équipe d’Élie Cordier peut s’appuyer sur la force vive des trois partis unis de gauche qu’il représente (Parti communiste, Parti socialiste et Écologistes), et qui a lancé sa campagne il y a un an et demi. Le mouvement Ambition pour Gap 2026 est, quant à lui, solidement implanté localement et suit déjà de nombreux dossiers au conseil municipal, où il est présent comme groupe d’opposition depuis 2020. Ce second tour verra donc une triangulaire, avec le maintien de Raphaël Leroux (RN), qui a récolté 10,9% des voix au premier tour.

  • À Peyruis, la victoire à portée de main pour la candidate de gauche Lila Desjardins

    À Peyruis, la victoire à portée de main pour la candidate de gauche Lila Desjardins

    Elle était seulement à 26 voix d’être élue maire dès le premier tour. À Peyruis, la candidate Lila Desjardins est proche du but, ayant devancé de loin ses deux adversaires, le maire sortant DVG Patrick Vivos (26%) et la candidate RN Aurélie Abeille (25%). « C’est l’aboutissement d’un travail acharné depuis un an. On a pris le temps de comprendre le fonctionnement d’une mairie, les financements, les compétences, les subventions qu’on pouvait obtenir pour nos projets », se réjouit Lila Desjardins.

    Les investissements et les subventions, c’est ce sur quoi elle mise pour la commune. « En cinq ans, il n’y a eu que deux demandes de subventions au Département pour Peyruis », déplore-t-elle. Selon elle, c’est bien pour cela que le village meurt et est déserté. « Je suis capable de faire le pied de grue devant la porte d’un président de Département pour obtenir des subventions », affirme Lila Desjardins, déterminée comme jamais.

    Une plainte déposée

    Elle promet des commerces, un bar, un nouveau groupe scolaire et un café au centre du village. Si Lila Desjardins se réjouit de son score au premier tour, la campagne n’a pour autant pas été de tout repos. Les invectives ont fusé sur les réseaux sociaux, si bien que la candidate a déposé plainte pour insultes et diffamation.

    Dans son projet pour la commune, Lila Desjardins insiste sur les écoles, « qui devraient être rasées tellement elles sont dans un état lamentable ». Si le maire sortant mise sur une rénovation, elle veut déplacer les écoles. Elle dit connaître le sujet, puisqu’une grande partie de ses colistiers ont des enfants scolarisés à Peyruis. La moyenne d’âge de sa liste est de 38 ans.

    Elle se dit « confiante », « sereine » pour le second tour dimanche, qui sera donc une triangulaire

    Issue de la gauche, Lila Desjardins mène une liste sans étiquette. Elle siège au Département en binôme avec René Villard, ancien maire communiste de Château-Arnoux-Saint-Auban, battu à quatre voix près dimanche.

  • À La Fare-les-Oliviers, Joël Yerpez et son équipe se mobilisent

    À La Fare-les-Oliviers, Joël Yerpez et son équipe se mobilisent

    Le candidat aux élections municipales à La Fare-les-Oliviers, ancien adjoint au maire de 2001 à 2024, Joël Yerpez (DVG), organise un meeting mercredi 18 mars à 18h30 au centre culturel Jean-Bernard. Ce rendez-vous intervient à quatre jours du second tour. Joël Yerpez a obtenu 19,89% des voix au premier tour, se plaçant en deuxième position derrière le maire sortant Jérôme Marciliac (DVG), crédité de 37,03%.

    Joël Yerpez espère la présence, lors de ce meeting, d’élus de la liste de Gérard Cruz (DVD), qui a annoncé, lundi, son retrait après avoir recueilli 11,47% des suffrages : « J’attends leur aide pour dire à tout le monde qu’on est le meilleur choix pour battre le maire sortant. » Contrairement à son précédent meeting, consacré à la présentation du programme, il laissera la parole aux membres de sa liste : « L’objectif est qu’ils se présentent aux habitants et qu’ils partagent leur vision sur la suite des élections qu’on espère gagner. »

    L’incompréhension des résultats

    « On a été étonnés des 17,90% obtenus par Stéphane Noël (RN). On est une commune calme, assure Joël Yerpez. C’est peut-être un vote de colère ou de conviction. » Il affirme vouloir aller sur le terrain dans les derniers jours de campagne pour comprendre ces votes. Le candidat souhaite aussi que les habitants reviennent à des préoccupations locales.

    Ce second tour se présente sous la forme d’une quadrangulaire, avec également la présence de Richard Campanelli (DVD), avec ses 13.71% au premier tour.

  • [Entretien] Nicolas Koukas : « Il faut tourner la page et rendre la ville aux Arlésiens »

    [Entretien] Nicolas Koukas : « Il faut tourner la page et rendre la ville aux Arlésiens »

    La Marseillaise : Comment comptez-vous l’emporter dimanche ?

    Nicolas Koukas : Tout d’abord en travaillant sur les abstentionnistes. Ensuite, lorsqu’on additionne les voix des candidats de gauche, on voit qu’on est devant. Et puis, surtout, on constate que deux Arlésiens sur trois n’ont pas voté pour le maire sortant. Au premier tour, on choisit, et au second, on élimine. Donc, au second tour, il nous faut éliminer le maire macroniste et son système, d’autant que de nombreux dossiers le concernant sont dans les mains de la justice depuis quelques jours, d’après certains médias. Il est temps de tourner cette page du clientélisme de M. de Carolis.

    Quelles actions menez-vous pour maintenir la dynamique jusqu’au second tour ?

    N.K. : Je suis, ce mercredi matin, sur le marché d’Arles et l’après-midi dans les quartiers et les villages de la ville, jusqu’à vendredi minuit. Il n’y a pas de minute de repos, on y va à fond ! Mardi après-midi, j’étais dans le quartier populaire de Barriol, à la sortie d’une école, on a fait du porte-à-porte. On est en train de convaincre toutes les familles que dimanche, il n’y a qu’un seul choix si on veut proposer une alternative, apporter des solutions concrètes dans le quotidien notamment sur le prix des transports, des cantines, etc. La seule candidature pour tourner cette page macroniste et rendre la ville aux Arlésiens est celle que je porte.

    Avez-vous reçu de nouveaux soutiens ?

    N.K. : On a reçu le soutien de Serge Meyssonnier, un ancien élu de M. de Carolis, un vrai gaulliste, qui avait été mis de côté très vite, mais aussi celui d’Europe Écologie-les Verts par l’intermédiaire de son sénateur, Guy Benarroche. Les soutiens commencent à se multiplier, ils sont de tous bords et c’est une bonne chose. Ils viennent d’abord de la gauche et ensuite de ceux qui veulent en finir avec le système qui a été mis en place depuis six ans. Au total, on compte douze démissions dans la majorité sortante, 200 départs d’emplois municipaux et des problèmes d’éthique et de morale extrêmement graves.

    Qu’avez-vous prévu pour ce dernier meeting ?

    N.K. : Une grosse mobilisation pour réexpliquer que le choix de dimanche est décisif pour l’avenir d’Arles. On veut rendre la ville aux Arlésiens, donner des moyens par quartier, par village pour que les habitants décident d’eux-mêmes des choix qui seront les leurs. Nous évoquerons les sujets liés à la prévention, à la tranquillité publique, aux stationnements, au centre-ville, aux quartiers qui ont été complètement délaissés. Mais, aussi, les villages comme Mas-Thibert ou au Salin-de-Giraud, où aucun investissement n’a été fait. Cela s’est d’ailleurs traduit dans les résultats, puisqu’au Salin-de-Giraud, je fais 41% au premier tour et 36% à Mas-Thibert. Les quartiers qui ont été abandonnés en appellent à nous. On sera là.

    Que répondez-vous aux attaques qui visent votre appartenance politique ?

    N.K. : Je trouve l’attitude de M. De Carolis indigne. Je rappelle qu’en 2015, lorsque j’avais été opposé au Front national sur une élection départementale, le premier qui m’avait appelé, c’était Patrick De Carolis, PDG de France Télévisions, en me disant « il faut battre l’extrême droite ». Et aujourd’hui, il n’y a dans sa bouche que les mots « extrême gauche » et « communiste ». C’est nier l’histoire d’Arles et celles de femmes et d’hommes qui se sont engagés dans la résistance, dans des combats syndicaux, dans des combats humains. C’est insultant vis-à-vis du peuple d’Arles et du peuple de gauche. Il n’a pas dit un mot sur l’extrême droite. Ce qui est normal puisqu’il a sur sa liste des gens qui sont proches du Rassemblement national. Son seul projet, c’est l’anticommunisme. Moi, mon seul projet, c’est de mettre fin à son système clientéliste. On a besoin d’une ville calme et apaisée. Ce que n’a pas su apporter Patrick de Carolis depuis six ans.

    Que signifierait une victoire à gauche dans le département ?

    N.K. : J’estime qu’on a résisté. Si on additionne les 25,5% aux 10% des Insoumis et les 1% de Lutte Ouvrière, on est à 36% au premier tour. On sait qu’il y a des réserves de voix qu’il faut désormais aller chercher. Il y a encore une capacité, ici, de résister à la fois à la macronie et à l’extrême droite.