Tag: Politique

  • L’extrême droite prend possession de Carpentras

    L’extrême droite prend possession de Carpentras

    C’est bien confirmé, sans surprise : Hervé de Lépinau (RN) a bien été élu maire de Carpentras ce vendredi 27 mars lors du conseil municipal d’installation à l’hôtel de ville et succède à Serge Andrieu (DVG), désormais dans l’opposition après avoir terminé à la troisième place ce dimanche.

    Il a été élu avec le vote des 30 élus de sa majorité, contre 5 votes blancs et 4 votes nuls, ceux de la nouvelle opposition. Un conseil expédié en moins d’une heure, à l’issue duquel il a rappelé son triptyque de priorités pour la capitale du Comtat Venaissin, reprenant, bien qu’il s’en défende, les discours du parti à la flamme au niveau national, à sécurité, propreté et attractivité. Un mandat de 7 ans qui « sera pleinement dédié à ces objectifs », insiste-t-il, avant de pointer qu’il ne pourra pas le faire « sans le bloc intercommunal ». Il cible ainsi directement la direction de la Communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin (CoVe), qui a fixé le conseil communautaire d’installation à ce mardi 31 mars, alors qu’il était possible de le fixer jusqu’à quatre semaines après la fin des élections. « L’exécutif sortant nous prive d’un temps d’échange indispensable à la co-construction. Cette accélération ne fait que marginaliser Carpentras », glisse-t-il, sentant sans doute la présidence de la communauté de communes, un autre de ses objectifs, filer entre les doigts de l’extrême droite. Un message adressé directement à Jacqueline Bouyac, désormais élue d’opposition et présidente sortante de la CoVe. « Je serais bien restée quatre semaines de plus. J’avais le droit, d’après la loi, d’organiser ce conseil dès ce samedi et je fais juste ce que la loi m’autorise à faire. Ils avaient largement le temps de discuter avant. S’ils doivent se voir, ils ont huit jours », rétorque-t-elle.

    Correspondre aux valeurs

    La nouvelle opposition, constituée de 9 élus en deux groupes distincts, n’aura pas tardé à se faire entendre. Dès la fin du vote du nouveau maire, Francis Adolphe (DVG), maire de 2008 à 2018, qui a dû démissionner suite à une affaire de violences conjugales et qui a terminé à la deuxième place de la triangulaire dimanche, donne le ton en regrettant la possibilité, « dans l’éventail démocratique », de voter contre l’élection du maire, ses bulletins avec l’inscription « contre » étant finalement classés comme nuls. « Personne n’a le patronyme Contre ici », répond le nouveau premier édile, se permettant d’ajouter que l’élu d’opposition « aille à l’Élysée s’il veut changer les règles ». Plus tard, Francis Adolphe a notamment affirmé son soutien au monde associatif « qui se pose beaucoup de questions et que nous défendrons ». Du côté du camp de Serge Andrieu, c’est Jacqueline Bouyac qui a assuré qu’elle et les élus issus de la liste du maire sortant ont « à cœur de défendre tous les Carpentrassiens sans distinction » et qu’ils exprimeront leurs « désaccords » lorsque « certaines orientations ne correspondent pas aux valeurs que nous portons ».

    Les adjoints

    1ère adjointe, Pascale Demuru, enseignante et ex-conseillère municipale déléguée au commerce de Serge Andrieu qui a démissionnée en 2023. 2e adjoint, Jean-Marc Issartier, consultant international et ingénieur des Transports. 3e adjointe, Laurence Bigotte, retraitée, ancienne directrice générale des services territoriaux. 4e adjoint, Pierre Bourdelles. 5e adjointe, Nathalie Tournier. 6e adjoint, Bertrand de la Chesnais, ancien général de corps d’armée et ancien directeur de campagne d’Éric Zemmour aux élections présidentielles de 2022. 7e adjointe, Isabelle Evrard. 8e adjoint, Thierry D’Aigremont, référent du Rassemblement national en Vaucluse. 9e adjointe, Laetitia Colomb. 10e adjoint, Jihad Meroueh.

    Les délégations seront attribuées lors du prochain conseil municipal le vendredi 3 avril à 19h à l’hôtel de ville de Carpentras.

  • À Martigues, Gaby Charroux se lance dans un mandat exigeant

    À Martigues, Gaby Charroux se lance dans un mandat exigeant

    « C’est le stade Vélodrome là », plaisante une Martégale, les yeux écarquillés en entrant dans la Halle. Les gradins sont montés, des centaines de sièges rouges se remplissent. Ce vendredi soir, l’équipement public est spécialement aménagé pour le conseil municipal d’installation des 43 nouveaux élus, tous présents.

    La liste d’union de la gauche emmenée par le maire sortant Gaby Charroux (PCF), arrivée en tête avec 44,14% des suffrages, remporte 32 sièges, quatre de moins que lors de la dernière mandature. La liste RN, avec ses 35,05%, obtient 7 sièges, soit 5 de plus qu’en 2020. Jean-Luc di Maria (DVD), qui a récolté 20,81% au second tour, perd un siège avec 4 élus.

    Les nouveaux conseillers municipaux ont procédé à l’élection du maire. Étaient candidats Gaby Charroux et Emmanuel Fouquart (RN). Le conseiller municipal d’opposition (DVD) Jean-Luc di Maria a quant à lui prévenu : « Des milliers de Martégaux ont voté pour le changement. Cette voix ne disparaît pas. Nous ne serons ni silencieux ni complaisants. Notre rôle n’est pas de vous accompagner, mais de vous interpeller et de proposer une autre voix. Vous avez la majorité, nous avons la vigilance. » Son groupe a tout de même voté pour l’édile sortant, officiellement réélu par le conseil avec 36 des 43 voix.

    Réconcilier les électeurs avec la chose publique

    De nouveau élu, Gaby Charroux a remercié les électeurs pour « leur confiance renouvelée », mais aussi « les centaines de militants » qui ont su « prendre du temps personnel » pour défendre la singularité d’un « modèle martégal qui depuis tant d’années a fait la démonstration de sa pertinence et de sa modernité renouvelée ». Il a assuré ne pas oublier « l’ensemble des électrices et des électeurs qui ont pu faire un choix différent ». « Je veux leur dire que notre majorité agira comme elle l’a fait jusqu’ici pour toutes et pour tous et qu’elle s’efforcera de convaincre, d’être à l’écoute et de répondre aux nombreuses interrogations et nombreux doutes qui ont pu émerger. Il est désormais de notre responsabilité de rassembler chacune et chacun au-delà des divisions qui peuvent se manifester en période électorale. Cette responsabilité nous l’assumerons. Y compris envers celles et ceux qui se sont abstenus. (…) Cette abstention est le reflet d’une crise de confiance que nos concitoyens éprouvent envers la politique. (…) Il nous appartient de chercher et de trouver les moyens de réconcilier avec la chose publique celles et ceux qui ont pu s’en détourner. » Pour rappel, au second tour, l’abstention avait atteint 42,25%.

    Douze adjoints au maire

    Les élus ont également désigné les adjoints au maire, maintenus au nombre de 12, un nombre « suffisant pour aider le maire dans la gestion quotidienne des affaires d’une commune de 49 000 habitants, 4e ville du département et 3e de la métropole », explique Gaby Charroux, qui s’entourera par ailleurs de trois collaborateurs de cabinet.

    Avec 32 voix, sont nommés Henri Cambessedes (PCF) au poste de premier adjoint (sans changement par rapport à 2020) ; Éliane Isidore ; Florian Salazar-Martin (PCF), qui était précédemment adjoint à la culture ; Valérie Baqué ; l’ancien député communiste de la 13e circonscription Pierre Dharréville ; l’ancienne adjointe au tourisme Sophie Degioanni (PS) ; Gilles Picard (PCF) ; Saoussen Boussahel (PS) ; Jean-François Mauffrey (SE) ; Charlette Benard, adjointe aux seniors lors du dernier mandat ; Jean-Luc Cosme (EELV) ; Annie Kinas (PCF), ancienne adjointe à l’éducation.

    Pour les 14 quartiers de la commune, les quatre adjoints sont Odile Teyssier-Vaisse (SE), déjà représentante de Carro, Les Laurons, Saint-Julien et Saint-Pierre lors du dernier mandat, Jean-Marc Villanueva, représentant de Lavéra, Boudème et Jonquières en 2020, Roger Camoin (PS) et Marceline Zéphir (PCF).

    Les adjoints

    Les 12 adjoints au maire : Henri Cambessedes (PCF), Éliane Isidore (PCF), Florian Salazar-Martin (PCF), Valérie Baqué, Pierre Dharréville (PCF), Sophie Degioanni (PS), Gilles Picard (PCF), Saoussen Boussahel (PS), Jean-François Mauffrey (SE), Charlette Benard, Jean-Luc Cosme, Annie Kinas (PCF).

    Les 4 adjoints de quartiers : Odile Teyssier-Vaisse (SE), Jean-Marc Villanueva (PCF), Roger Camoin (PS) et Marceline Zéphir (PCF).

  • [Rue de la République] Tina Biard-Sansonetti : « J’installerai un conseil d’arrondissements citoyen dans les 13-14 »

    [Rue de la République] Tina Biard-Sansonetti : « J’installerai un conseil d’arrondissements citoyen dans les 13-14 »

    la victoire du Printemps marseillais

    Didier Gesualdi : Après la victoire
    face au RN, il va falloir tenir les promesses du Printemps marseillais…

    … Des engagements ! Ce sont des engagements que nous avons pris devant les Marseillaises et les Marseillais. Nous allons nous attacher à transformer la ville, à la rassembler et donc à tenir nos engagements. C’est une belle victoire qui démontre la volonté de Marseille d’être rassemblée et fraternelle. C’est aussi l’installation d’un RN à un niveau important. Il va falloir prouver pendant les sept prochaines années aux Marseillaises et aux Marseillais que la politique peut être belle et noble quand elle est bien faite. C’est ce que nous avons fait ces six dernières années et c’est que nous allons continuer de faire. Nous voulons changer concrètement la vie des gens, c’est la meilleure façon de lutter contre le RN.

    Didier Gesualdi : La campagne a été assez rude. On a peu parlé programme. Ça laisse des traces dans la population ?

    Nous nous sommes attachés à parler programme. Benoît Payan a dessiné un avenir pour Marseille tout au long de sa campagne comme moi j’ai pu le faire pour les 13e et 14e arrondissements. Je pense que ces propositions, cet avenir que l’on propose, ont aussi fait le résultat du Printemps marseillais.

    Léo Purguette : L’enjeu était très fort dans les 13-14, secteur le plus peuplé de la ville. Vous avez bénéficié d’un retrait du candidat insoumis Mohamed Bensaada, est-ce que cela a pesé ? Vous l’avez eu depuis ?

    Oui ça a pesé dans le résultat mais ce résultat est le fruit d’une mobilisation importante des habitants des 13e et 14e arrondissements puisqu’au-delà des reports de voix, c’est près de 5 000 personnes supplémentaires qui se sont déplacées entre le 1er et le 2nd tour. Concernant M. Bensaada, oui j’ai eu un échange à l’issue du 2nd tour où il m’a adressé ses félicitations.

    Didier Gesualdi : Pas d’élus insoumis au conseil municipal, il faudra tenir compte des aspirations de leurs électeurs même si les relations sont dures avec Benoît Payan ?

    Sans revenir sur cette campagne où la France insoumise a fait le choix de ne pas aller sur l’union de la gauche au premier tour et où, effectivement, ça a tapé fort sur la gauche, ce que l’on va défendre les sept prochaines années c’est notre programme. Dans les 13e et 14e arrondissements cela veut dire rassembler ce secteur, le réparer et le transformer. Nous voulons que le premier secteur de la ville retrouve la place qu’il mérite.

    LE RASSEMBLEMENT NATIONAL

    Léo Purguette : Le RN a réalisé un score très important. N’y a-t-il pas là un échec de la majorité sortante à contenir ce vote de colère ?

    Un échec non. Sur les 13e et 14e arrondissements, si nous avons gagné face au RN, c’est aussi parce qu’ils ont gouverné ce secteur et que les habitants ne voulaient plus subir ce qu’ils avaient subi précédemment. Cela nous oblige. Je mesure la responsabilité qui est la mienne. C’est d’abord la responsabilité de ne pas décevoir les électeurs qui m’ont fait confiance et qui se sont mobilisés. Mais aussi la responsabilité, effectivement, de faire baisser le Rassemblement national. Y parvenir, c’est prouver aux gens que la politique peut changer la vie, c’est tenir ses engagements, c’est améliorer le quotidien des personnes. C’est la meilleure façon de démontrer que la division, l’idée que le problème c’est l’autre, ce n’est pas la bonne solution. La solution, c’est d’être rassemblés et de porter collectivement une transformation.

    Didier Gesualdi : Il y a 4 électeurs sur 10 qui ne sont pas d’accord avec ce que vous dites.

    Mais je comprends la colère légitime des habitants des 13e et 14e arrondissements. Pendant des décennies, ils n’ont pas été considérés, pas respectés. On a construit n’importe comment dans ce secteur. On n’a pas fait les infrastructures qui allaient avec. On a dit aux habitants que la politique c’était des échanges individuels « tu me donnes, je te donne ». Or ce n’est pas ça la politique. Je comprends cette résignation, ce désespoir. J’habite le secteur et quand je sors de chez moi, il n’y a pas de trottoirs, les poubelles ne sont pas ramassées. Quand je vais dans un noyau villageois où les commerces ferment les uns après les autres, je peux comprendre cette colère. La solution à ces problématiques ce n’est pas le RN, c’est nous qui la portons.

    LA METROPOLE

    Léo Purguette : Vous parlez beaucoup des compétences de la Métropole. Avez-vous un candidat ou une candidate pour en prendre la présidence ?

    Avant de parler de candidat, il faut parler de projet. On l’a défendu pendant cette campagne : ce qu’on réclame c’est simplement l’égalité de traitement pour les Marseillaises et les Marseillais. Ce que l’on veut, c’est un même nombre de collectes de déchets, que nos places de villages soient nettoyées régulièrement comme elles le sont ailleurs dans la Métropole. On souhaite les mêmes budgets pour refaire notre voirie et l’entretenir. Et on souhaite un développement des transports à la hauteur de la deuxième ville de France. C’est cela que l’on va défendre au sein de la Métropole.

    Didier Gesualdi : Sur les transports, comment souhaitez-vous agir ?

    Nous voulons enclencher le tramway jusqu’à Saint-Jérôme. On met 10 ans à construire un tramway donc il faut démarrer tout de suite, réfléchir à la création de nouvelles lignes. Je pense à une ligne vers Saint-Joseph ou à une ligne qui travers les 13-14 pour aller vers le 12e, certains l’appellent le tramway des collines. Et je demande immédiatement l’augmentation de la fréquence des bus aux heures de pointe, c’est une vraie problématique.

    Léo Purguette : Quel président de la Métropole pour faire tout cela. Un Marseillais ? Une Aixoise ? Un Salonais ?

    Pour moi, le président de la Métropole doit avoir une seule qualité : la question de l’intérêt général de l’ensemble des communes et donc de traiter Marseille enfin à égalité. Une personne qui est en dehors des jeux politiques marseillais.

    SON PARCOURS

    Didier Gesualdi : Vous êtes un nouveau visage de la politique marseillaise. On dit que vous avez un profil techno, on a parlé d’apparatchik. Qu’est-ce que vous répondez à cela ?

    Il est vrai que je me suis engagée depuis longtemps, le 21 avril 2002 quand j’ai vu Jean-Marie Le Pen au 2nd tour de l’élection présidentielle. J’avais alors 14 ou 15 ans. J’ai toujours été une militante de l’égalité. Je n’ai jamais brigué de mandat auparavant. Je me définirais plus comme une personne de terrain que comme une apparatchik.

    Didier Gesualdi : Vous avez été au cabinet de Benoît Payan mais pas seulement.

    J’ai été directrice d’un centre social dans le 14e arrondissement, à Saint-Joseph. J’ai aussi été au cabinet du maire, notamment sur les sujets de politique de la ville. J’ai été plus souvent sur le terrain auprès des associations que dans mon bureau.

    LES 13-14

    Léo Purguette : En 2020, le retrait de la gauche pour battre l’extrême droite dans les 13-14 l’a privée d’élus. Vous êtes vous-même une nouvelle élue, à la tête d’une équipe renouvelée, êtes-vous prête ? Entourée ?

    J’ai plusieurs points d’appuis. D’abord mes colistiers, issus, pour la grande majorité de la société civile et qui ont travaillé sur ce territoire en étant engagés dans des CIQ, des associations, des clubs sportifs. Ils font aujourd’hui partie de la majorité municipale. J’ai aussi l’appui de l’ensemble des forces vives de ce secteur qui se sont mobilisées à l’occasion de cette élection. C’est de cette manière-là que je souhaite gouverner ce secteur, co-construire l’avenir des 13e et 14e arrondissements. C’est pour ça que j’installerai un conseil d’arrondissements citoyen.

    Léo Purguette : Comment sera-t-il composé ?

    Essentiellement par des représentants de ce que l’on appelle les corps intermédiaires, c’est-à-dire les personnes qui font vivre ce territoire au quotidien.

    Didier Gesualdi : Votre secteur est très hétérogène. Sa partie la plus défavorisée cumule beaucoup de difficultés. Pour les résoudre vous misez sur les services publics ?

    Tout à fait. Il y a besoin de services publics de très grande proximité. C’est la compétence de la mairie de secteur, je pense notamment aux maisons de quartiers. Par exemple, le RN avait rasé purement et simplement celle des Oliviers A lorsqu’il était aux affaires. Aujourd’hui, c’est l’un des quartiers qui concentre le plus de difficultés. Ce secteur a aussi besoin de grandes infrastructures publiques. On n’a très peu d’infrastructures culturelles par exemple à part une mini-bibliothèque dans le centre urbain du Merlan qui n’a pas de fenêtre. Il va falloir faire pousser aussi un second commissariat de police municipale. On a pris nos responsabilités sur la police municipale et on va continuer. J’attends beaucoup de l’État sur la sécurité, sur la multiplication des commissariats de police nationale. Sur mon territoire on en avait deux, on n’en a plus qu’un. Certes, il est grand et beau mais il n’y en a plus qu’un seul. J’attends aussi des moyens supplémentaires pour notre justice.

    Léo Purguette : Sur le narcotrafic qu’est-il possible de faire à votre niveau ?

    Les comptes n’y sont pas sur les effectifs de la police nationale et de la justice. Mais pour faire reculer le narcotrafic il y a aussi le besoin de faire revenir du service public, d’accompagner les familles de victimes, de miser sur la réussite éducative, l’aide aux devoirs, la prise en charge des jeunes en accueil du soir. Pour cela les mairies de secteur ont toute leur place.

    LA DROITE

    Léo Purguette : La droite républicaine est très affaiblie, elle disparaît quasiment dans votre secteur. N’est-ce pas une difficulté pour le fonctionnement du débat démocratique ?

    C’est toujours une difficulté dans l’organisation du débat démocratique, après, la démocratie c’est aussi l’expression des habitantes et des habitants. Ils se sont exprimés et ils ont sanctionné la droite locale. Elle a dirigé la Métropole et s’occupe d’énormément de problématiques du quotidien. Je pense que cette défaite est à la fois le fruit de celle et, le maire l’a dit dans la campagne, du fait que lorsque l’on court après le Rassemblement national, les gens préfèrent toujours l’original à la copie. Courir après le RN n’a jamais fonctionné, nulle part, et quand on ne fait pas son travail, on est sanctionné. C’est légitime et c’est normal.

    Didier Gesualdi : Si on vous suit, ça ne sera pas trop dur de passer après en tant que jeune élue ?

    Non, je pense que tout est question de travail et de volonté.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Denis :

    Bonjour Madame quelle sera votre première mesure de gauche pour le 13-14 ?

    Il y en aura beaucoup mais une qui me tient particulièrement à cœur, c’est l’installation, en mairie de secteur, des défenseurs des droits des locataires. L’objectif c’est d’accompagner et de défendre l’ensemble des locataires et notamment ceux du parc social, qui sont victimes aujourd’hui de non-défense dans leur logement.

    Les défenseurs des droits des locataires sera nommé, et ce sera une personne qui aura pour mission de faire de la médiation entre les locataires et les propriétaires qu’ils soient publics ou privés. Si cela est nécessaire, si la médiation ne donne pas satisfaction aux locataires, il pourra les accompagner en justice.

    La République c’est quoi ?

    Tina Biard-Sansonetti : « La République pour moi, c’est d’abord faire vivre les valeurs qui la définissent : la Liberté, l’Égalité, la Fraternité.

    Je pense que dans mon secteur, la question de l’égalité est particulièrement centrale. L’égalité entre l’ensemble des habitants de ce secteur, l’égalité entre ces secteurs et les autres secteurs de la ville. Je pense, bien sûr, à la jeunesse de ce secteur, de l’égalité de droits, c’est pour moi un sujet crucial et ce sera un élément majeur de mon mandat. »

  • Top départ

    Top départ

    Alors que l’essentiel des conseils municipaux élus dimanche dernier aura choisi leur maire au terme de ce week-end, l’heure des premières mesures a sonné.

    L’impulsion politique d’un nouveau mandat est un message envoyé aux électeurs dès les premiers jours par les nouveaux maires. Certains ont été réélus et donneront ainsi une coloration nouvelle à ce mandat, d’autres arrivent en responsabilité et souhaitent montrer aux habitants un changement significatif.

    Tous ont à relever un défi d’une grande importance : redonner crédit à l’action publique après un scrutin marqué par l’abstention et la progression de l’extrême droite qui prospère sur le « tous pareils, tous pourris ».

    Capacité d’action abîmée

    Pendant longtemps, les maires ont représenté pour les Français, des points de repère, des élus « à portée d’engueulade », des gens de confiance. Force est de constater que la crise politique en cours dans une Ve République à bout de souffle contamine l’échelon local et abîme la relation des habitants avec leurs représentants. La baisse des dotations de l’État et la généralisation d’intercommunalités souvent imposées, a entamé la capacité d’action des maires et donc leur crédibilité dans la population.

    Ils sont pourtant les acteurs indispensables de la démocratie de proximité.

    Les attaques que l’État leur inflige pour masquer ses propres turpitudes budgétaires doivent cesser. L’échelon communal doit redevenir le lieu prioritaire de réponse aux besoins de la population. Beaucoup d’idées et d’envies s’expriment en ce lendemain d’élection. Tant mieux.

    Top départ !

  • Une plongée dans les coulisses des municipales à Marseille

    Une plongée dans les coulisses des municipales à Marseille

    Avec le documentaire La bataille de Marseille, Azzeddine Ahmed-Chaouch et Youssef Khemane proposent un autre regard sur les municipales de Marseille. « Je voulais observer au plus près les candidats, les laisser vivre, avec des microcravates. On a une autre approche, assez intime et sincère », développe le journaliste.

    Une ville aux enjeux forts

    Azzeddine Ahmed-Chaouch explique le choix de couvrir Marseille, une « ville aux enjeux municipaux majeurs », où se manifestent les préoccupations nationales. « Ici, il y a toutes les problématiques françaises : l’insécurité, le trafic de drogue, le logement, la paupérisation, la question de l’immigration », détaille-t-il. Une ville qui cristallise les enjeux du pays et qui synthétise aussi son paysage politique : « Même s’il y a des différences, il y a la montée du RN, l’affaiblissement de la droite, la division de la gauche. » Avant même le tournage, le journaliste affirme avoir « déjà vu pointer la grande répétition avant l’Élysée ». Il observe un Benoît Payan « fin tacticien », une Martine Vassal « fermée » ou un Sebastien Delogu « qui ouvre son appartement », laissant place à « des moments d’intimité intéressants ». Mais Azzeddine Ahmed-Chaouch n’oublie pas non plus « un RN qui réalise un score historique, et qui, avec un candidat un peu plus éloquent, continuera sur sa lancée ». Cette proximité avec les candidats permet aussi une nouvelle approche des politiques, une nécessité pour le journaliste, qui affirme « vouloir offrir ça aux Marseillais, parce que, de plus en plus, il y a une distance, qu’il faut absolument réduire ».

    La bataille de Marseille disponible sur France.tv

  • La première mesure de leur mandat

    La première mesure de leur mandat

    Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille

    « Ma première action est un axe fondamental de notre programme pour Marseille. Protéger les Marseillaises et les Marseillais, c’est aussi soutenir leur pouvoir d’achat et lutter contre toutes les formes de précarité. Nous allons proposer la création d’un guichet unique du pouvoir d’achat, avec une offre complète de dispositifs nouveaux ou renforcés : l’assurance habitation municipale, une mutuelle municipale, la multiplication des gratuités pour les cantines scolaires et les petits-déjeuners à l’école… »

    Josée Massi, maire (SE) de Toulon

    « Nos priorités sont d’abord la sécurité, parce qu’elle est la première des libertés. Nous agirons vite pour ajuster l’organisation de notre police municipale, pour renforcer sa présence en proximité. Je souhaite que nous engagions aussi sans tarder une démarche forte pour les quartiers, notamment au Pont-du-Las et à Saint-Jean-du-Var, en nous inspirant de ce qui a été fait avec succès pour le centre-ville. Je veux que ces quartiers sentent rapidement que quelque chose se remet en mouvement. »

    Alexandre Roux, maire (DVG) d’Entrechaux

    « Même si j’ai été réélu pour un second mandat, l’équipe a été renouvelée de moitié. Une des premières choses sera un tour du patrimoine communal avec l’ensemble des élus pour que tout le monde ait connaissance des sujets. Autre chose symbolique, la réalisation d’une seconde fresque murale monumentale sur la place de l’église. La suite sera de poursuivre rapidement le projet au cœur du village, avec le nouveau quartier, les Jardins d’Isaline voué à accueillir entre 8 et 10 habitations pour des familles et pérenniser nos 4 classes à l’école. »

    Laurent Belsola, maire (PCF) de Port-de-Bouc

    « La première mesure phare, j’ai demandé à rencontrer le ministre de l’Intérieur pour mettre en place le commissariat mixte. Le local actuel est vide depuis des années, on aimerait y installer la police nationale et la police municipale. Après avoir réussi à faire reculer les trafics de drogue, on reste vigilants. Autrement, on est dans la continuation des grands projets en cours. On a l’Anru qui va nous prendre beaucoup de temps, avec la démolition de la barre de la Lèque et de la cité Bellevue, qui va être refaite, et l’aménagement des extérieurs des Comtes. »

    Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove

    « Ma première mesure est l’extension du périscolaire de 7h30 à 18h30 et la mise en place du centre aéré le mercredi. Mon premier objectif est d’aider au maximum les parents qui travaillent. »

    André Molino, maire (PCF) de Septèmes-les-Vallons

    « Nous allons continuer à œuvrer au niveau de nos groupes scolaires et de nos crèches, travail que nous avions entamé durant le précédent mandat. Nous poursuivrons également le développement de nos centres de santé sur notre territoire. Nous soutenons aussi la création d’un commissariat de plein exercice à Plan-de-Campagne. Environ 300 000 véhicules passent par cette zone le week-end, ce qui nécessite la mise en place d’un système de sécurité efficace. Au global, nous travaillerons à appliquer le projet sur lequel nous avons été élus. »

    Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence

    « La première chose que je vais faire après avoir été réélue, c’est aller saluer les Écrivains du sud ce soir, ensuite nous allons ouvrir la Biennale (qui débute le 11 avril), puis je pense aller saluer les services municipaux. Ce sont des activités, plus que des mesures ! Mais je ressens une ardeur au travail, on ne s’est pas arrêtés, depuis lundi. Oui, on sera dans la continuité (du précédent mandat). Il n’y a pas de priorités nouvelles, mais il y a beaucoup de choses à faire, le programme est dense. »

    Julien Di Benedetto, maire (SE) de Digne-les-Bains

    « La première mesure, pour nous, c’est très rapidement travailler sur le centre-ville avec l’association des commerçants. On participera à leur assemblée générale dès lundi soir. Le sujet, c’est vraiment le centre-ville dès le départ, ce qui n’enlève rien ensuite à la santé. Je vais rencontrer les personnels hospitaliers rapidement. Puis il y a aussi le conservatoire de musique de Digne, qui est dans un état très difficile. Le personnel attend de rencontrer les nouveaux élus. Voilà les trois gros chantiers qu’on va ouvrir la semaine prochaine. »

    Laurence Dépieds, maire (SE) de Saint-Martin-de-Brômes

    « La première chose qu’on va faire, c’est acquérir une parcelle sur laquelle il y a une ancienne menuiserie, qu’on va destiner à de la location, à un logement et à un atelier pour le personnel technique. Il y a énormément de demandes et on n’arrive pas à satisfaire la demande des jeunes du village qui cherchent de la location sur des petites surfaces. On a aussi la problématique des loyers élevés. Donc on cherche à faire quelque chose. On a déjà mis à la location un logement qu’on a rénové à loyer modéré. »

    Loïc Gachon, maire (DVG) de Vitrolles

    « La première mesure, avant le débat d’orientation budgétaire, sera l’élection, dès dimanche, d’un adjoint spécial, délégué au quartier des Bords de l’étang. Ce quartier, parce qu’il est géographiquement déconnecté du reste de la ville, (…) a besoin d’un accompagnement spécifique. L’idée est que ses habitants puissent avoir un interlocuteur unique pour toutes les thématiques, que ce soit sur l’aménagement, la mobilité, le stationnement, mais aussi l’éducation ou le sport. »

    Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon

    « Il sera urgent, dès lundi, d’essayer d’y voir plus clair sur nos marges de manœuvre financières. En attendant, il va falloir faire attention aux engagements en cours. On va passer par un audit. D’ici là, on va voir ce qui est dans les tuyaux, les dépenses indispensables ou pas. Et ne pas se précipiter sur le parapheur à la signature qu’on va me proposer au premier jour. Je compte bien sûr sur les services pour m’aider à y voir plus clair. Il y a aussi une grande attente légitime des agents, à qui il faudra redonner du sens et les embarquer dans un projet collectif que les électeurs ont voulu. »

    Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne

    « Ma toute première mesure, sera de stopper la bétonisation d’Aubagne, avec un moratoire immédiat. La ville a été abîmée par le béton pendant les deux derniers mandats. Beaucoup d’habitants ne la reconnaissent plus. Nous allons remettre à plat l’ensemble des projets d’urbanisation, étudier les permis de construire un par un. Nous allons sanctuariser les terrasses agricoles, où des permis ont été délivrés, alors que c’est illégal. Il faut directement stopper l’urbanisation dans les espaces naturels, pour les préserver. »

    Lila Desjardins, maire (DVG) de Peyruis

    « Le premier dossier, c’est un café brasserie sur le terrain vague à côté de la place du village, avec, s’il y a la place, une supérette à côté. On va le déposer le plus rapidement possible. Soit on trouve un gérant privé, soit ce sera un café associatif, soit communal. On a été approché par une ou deux personnes intéressées par la gestion. C’est important car aujourd’hui il n’y a plus de café. Notre idée, c’est de recréer de la vie, un lieu de convivialité, permettre aux gens de sortir de leur isolement, d’échanger, recréer de la solidarité, du lien. »

    Chantal Eymeoud, maire (Horizons) d’Embrun

    « Pour ce nouveau mandat, notre première mesure d’ampleur sera le lancement de l’opération de requalification du quartier du Haut de ville. Cette opération vise notamment à renaturer les espaces publics, sécuriser l’accès aux groupes scolaires et améliorer la qualité des espaces publics. En complément de cette première action pour la commune, nous avons engagé le renforcement des effectifs de la police municipale de la commune. »

  • Sophie Camard : « Des fonctions exigeantes »

    Sophie Camard : « Des fonctions exigeantes »

    « C’est à lier avec un problème d’attractivité de ces fonctions-là et dans des campagnes de plus en plus dures. Au quotidien, ça demande beaucoup de temps et d’abnégation », soulève l’édile, avant d’ajouter : « Si vous ne jouez pas les grandes gueules, en poussant des coudes pour être sur la photo, le temps que vous mettez, quand vous êtes une femme, à gagner votre propre espace est beaucoup plus long. Je connais la politique à Marseille depuis près de 20 ans, donc j’ai appris à encaisser les coups. »

    Les partis progressistes ne sont pas exempts de critiques. « Les partis n’existent plus à gauche, tranche-t-elle, vu la violence que ça représente maintenant de faire des listes et de sélectionner la candidature, heureusement qu’il y a cette loi sur la parité ! », fait valoir Sophie Camard. Elle insiste : « Les femmes, nous ne sommes pas une minorité, mais 51% de la population, je le rappelle ! »

    Elle dénonce l’omniprésence des réseaux sociaux dans la vie politique actuelle, entre harcèlement, brutalisation du débat et recherche de buzz permanent : « La gestion de la cité, les affaires publiques, les affaires municipales, ça demande du temps, ce n’est pas filmé. » Un paramètre à prendre en compte « quand vous êtes une femme, vous devez encore plus soigner votre image : votre façon de vous habiller et de parler (…). Même vous mettre en colère, il faut le maîtriser », souffle-t-elle.

  • L’opposition prête à travailler avec la majorité aux Mées

    L’opposition prête à travailler avec la majorité aux Mées

    « Maintenant le conseil municipal installé, nous ne souhaitons pas entretenir une opposition de principe, mais construire une opposition exigeante, utile et responsable, ni dans l’opposition systématique, ni dans l’effacement », a indiqué le nouveau groupe d’opposition mené par le communiste Frédéric Puech à l’issue du conseil municipal d’installation des Mées, qui s’est déroulé samedi.

    Le nouveau maire, Max Eymard, a choisi cinq adjoints, parmi lesquels Philippe Lehoux, premier adjoint. Suivent Sylvie Pillon, Antonio Di-Liberatore, Alexandra Sanchez et Noël Millet. Max Eymard a siégé douze ans dans l’opposition avant d’être élu maire et de prendre la suite du communiste Frédéric Puech, qui avait lui-même remplacé le communiste Gérard Paul à sa démission en 2023.

    Les Mées et la commune voisine de Château-Arnoux-Saint-Auban représentaient le dernier bastion communiste du département, qui a donc chuté au premier tour des élections municipales. L’ancien maire communiste de Château-Arnoux-Saint-Auban, qui a perdu à quatre voix près, a déposé un recours après avoir constaté des « irrégularités » dans le scrutin.

    Le nouveau groupe d’opposition des Mées a indiqué vouloir « une opposition vigilante, force de proposition, déterminée et participative au service de l’intérêt général ». Le groupe mené par Frédéric Puech compte désormais cinq élus au conseil municipal.

  • Le nouveau conseil municipal de Martigues s’installe ce vendredi à 18h

    Le nouveau conseil municipal de Martigues s’installe ce vendredi à 18h

    La liste d’union de la gauche emmenée par Gaby Charroux (PCF), arrivée en tête avec 44,14% des suffrages, remporte 32 sièges sur 43. La liste RN, avec ses 35,05%, gagne 7 sièges, soit 5 de plus que lors de la dernière mandature. Jean-Luc Di Maria (DVD), qui a récolté 20,81% au second tour, a 4 sièges, soit un de moins qu’en 2020.

    À l’ordre du jour : élection des adjoints de quartier, fixation du nombre de collaborateurs de cabinet et élection du maire.

  • Des femmes oui, mais progressistes !

    Des femmes oui, mais progressistes !

    La loi qui a étendu le scrutin de liste paritaire aux communes de moins de 1 000 habitants a mécaniquement provoqué une progression notable du nombre de conseillères municipales. Mais il est toujours très difficile pour une femme d’accéder au fauteuil de maire. Le plafond de verre est loin d’avoir disparu et les femmes sont encore barrées pour les têtes de liste et restent cantonnées à certaines délégations que les vieilles idées reçues persistent à voir comme « féminines ».

    Si la parité est un vrai combat, il ne saurait être déconnecté de la bataille politique, ni coupé des autres faits marquants de cette élection. La grande tendance est celle de la progression à droite et de l’implantation de l’extrême droite. Tendance qui se retrouve dans les résultats de notre région.

    Double combat

    Les trop rares femmes élues sont souvent de droite ou d’extrême droite. Difficile de ne pas se réjouir qu’une Laure Lavalette n’ait pas accédé à la tête de la mairie de Toulon, fut-elle une femme. Comment ne pas avouer qu’à Aix-en-Provence, on aurait préféré voir la liste progressiste prendre les clés de la mairie, fut-ce par un homme, Marc Pena, et à une femme, Sophie Joissains ? Et personne ici n’oublie Mme Thatcher ou ne votera Marine Le Pen parce qu’elle est une femme.

    Si la gauche met davantage que les autres partis politiques des femmes tête de liste, c’est manifestement encore insuffisant. Les femmes progressistes sont donc confrontées à un double combat : faire progresser des idées de progrès social et prendre leur juste place dans cette bataille.