Tag: Pétanque

  • Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pétanque : des changements de règlement qui ne font pas l’unanimité

    Pour les joueurs dorénavant il faudra prendre part aux compétitions en tenue sportive. Haut et bas identique (short ou bas survêtement). Cette décision peut faire bondir certains licenciés au goût vestimentaire un peu plus recherché. J’en connais un proche très peu enclin à changer sa garde-robe pour une partie de boule. J’ai nommé mon ami Francis Casanova chroniqueur comme moi au journal La Marseillaise. Des exemples comme lui, il faut les multiplier. De plus, lorsque les partenaires seront différents et dans d’autres départements, il faut s’adapter et changer de tenue pour la circonstance. Un casse-tête.

    Pas de points en compétition sans arbitre

    La pétanque n’a jamais été considérée comme un sport pour la majorité des licenciés mais un loisir. D’ailleurs un autre point du règlement modifié ne concerne que 10% des licenciés. En 2026 les points ne seront pas attribués dans les compétitions sans la présence d’un arbitre. Un coup d’épée dans l’eau.

    La FFPJP a décidé de lancer la licence numérique avec code-barres qui devait contenir toutes les informations ! On demande aux licenciés, avec une grande partie de vétérans sans notion informatique, de télécharger, valider, ouvrir des applications. C’est lourd, très lourd comme manipulations. Heureusement la version papier reste de mise.

    Pas de changements

    en 2026

    La possibilité de modifier le règlement sera examinée lors du congrès de la Fédération internationale de pétanque au mois d’avril. Il n’y aura donc pas de changement de règlement en 2026. Si la proposition du corps arbitre est adoptée lors de ce congrès (interdiction de toucher le terrain, reboucher un trou), alors ces changements entreront en vigueur le 1er janvier 2027.

    Enfin quitter un club pour un autre à un coût financier important, allant de 50 à 200 euros pour un joueur élite. Cher non ?

    Toutes ces nouvelles règles sont pour le moins impopulaires mais peuvent-elles être toutes appliquées ? Un proche avenir nous le dira.

  • Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    Pétanque : Ax-les-Thermes sur le fil

    On attendait Fréjus, les grandissimes favoris dans cette édition pour un triplé historique . Et bien non ! Le Sud n’a pas trop brillé. Les équipiers de Dylan Rocher sont tombés en 8e face à Thonon-les-Bains tout comme La Crau face à Freyming-Merlebac où encore Nice à domicile. L’équipe emmenée par Mickaël Bonetto a chuté d’entrée face à Grenoble. La seconde équipe azuréenne avec comme chef de file Basil Jackel a succombé en demi-finale contre les futurs vainqueurs. Gap-Pelleautier s’est incliné prématurément contre Île Rousse.

    Finalement c’est Canohes qui a fait briller les couleurs pyrénéennes avec un parcours presque sans faute. En finale deux défaites en doublettes(13-8 et 13-10) ne laissaient présager rien de bon. Pourtant la triplette permettait à Canohès et Maison Durk intraitable (13-0) de recoller au score. Tout doit se jouer sur un tir de départage… remporté par les joueurs de la Pétanque Axéenne (33-23). Une juste récompense pour cette équipe après trois quarts de finale perdus dans cette compétition.

    Fiche technique

    Demi-finale :

    Nice 2 – Ax-les-Thermes 1-3

    Canohès – Freyming-Merlebach 3- 1

    Quarts de finale

    Nice 2 – Romans-sur-Isère 3-1

    Ax-les-Thermes – Thonon-les-Bains 4-0

    Arlanc – Canohès 2-2 victoire de Canohès au tir de départage

    Freyming-Merlebach – La Crau 3-1

  • [Entretien] Gilles Picard : « Le Mondial La Marseillaise, c’est la Coupe du monde de la pétanque »

    [Entretien] Gilles Picard : « Le Mondial La Marseillaise, c’est la Coupe du monde de la pétanque »

    La Marseillaise : Quel est votre parcours ?

    Gilles Picard : J’ai fait 10 ans de maritime sur les quais. J’ai ensuite rencontré le milieu de professionnel de l’événement en 1993, en rejoignant la Halle de Martigues. J’y ai découvert l’exigence de la préparation des événements, notamment le National de Martigues dans ce lieu hors-norme, avec toute une série de personnalités marquantes du monde de la pétanque et du jeu provençal. C’est un événement qui mériterait de revenir dans le calendrier. Au fil du temps j’organise de grands spectacles également en extérieur et je croise la route de Christophe Berthonneau, qui me propose de rejoindre le groupe F. Une rencontre déterminante pour moi. L’horizon s’ouvre encore un peu plus, en France et à l’international, avec de grandes organisations de spectacles au Pont du Gard, sur la Tour Eiffel, à Dubaï, à Rio, à Barcelone, au Vietnam, pour les Jeux olympiques… J’y apprends la grande rigueur car quand on réalise la pyrotechnie sur la tour de Dubaï pour le 31 décembre, il faut que ça marche à 00h00 pas à 00h01.

    Vous y avez pris le goût de l’adrénaline et appris la gestion de la pression ?

    G.P. : (rires) C’était des tonnes de chocolats et de bonbecs, on avait besoin de sucre pour assumer tout ça ! C’étaient des montées d’adrénaline absolument folles, des embrassades, des accolades à n’en plus finir quand tout a roulé comme il fallait. Ce sont des souvenirs exceptionnels. Cela m’a fait faire le tour du monde. C’est une expérience très intense, extraordinaire pour se réaliser en tant qu’être humain. C’est incomparable en matière d’accomplissement de soi. Et maintenant… la cerise sur le gâteau c’est le Mondial La Marseillaise à pétanque !

    Qu’est-ce qu’il représente pour vous ?

    G.P. : Ça me permet de faire une comparaison. Avec Groupe F, on a fait les cérémonies de la Coupe du monde de football au Qatar, j’ai rencontré des gens qui y venaient des quatre coins du monde. Je situe le Mondial La Marseillaise à ce niveau-là. Ce n’est pas un aimable concours de boules, c’est le carrefour mondial de la pétanque qui rassemble tout un tas de gens passionnés. C’est fascinant. C’est extraordinaire au sens où cela sort totalement de l’ordinaire. C’est bien plus qu’un concours sportif. Même ceux qui n’ont jamais touché une boule de leur vie, savent ce qu’est le Mondial.

    C’est un défi pour vous ?

    G.P. : Oui, j’aime les défis. Et puis cela confine à l’utopie. C’est un objet tellement grand avec tellement de potentiel. Pour moi, c’est un engagement désintéressé comme je le fais depuis de nombreuses années au sein du club de basket de Martigues. La solidarité, ça n’est pas qu’un mot, et cela traduit mon attachement au journal La Marseillaise depuis tant d’années.

    Quels sont vos rapports avec les bénévoles ?

    G.P. : C’est à la Halle que j’ai rencontré Maurice Caumel, André Picca et bien d’autres bénévoles. On diffusait des tonnes de Marseillaise. C’étaient des rencontres récurrentes, touchantes, amicales qui m’ont valu de nombreuses invitations au Mondial. Ils sont devenus des copains, on se voyait avec plaisir. On s’est fait des concours de l’amitié avec des gens de chez Ricard, Henri-Blanc… Ce sont de très bons souvenirs. J’ai été ravi de les revoir à l’occasion de cette prise de responsabilité mais aussi de pouvoir travailler avec Maryan Barthelemy que je connais bien.

    Comment envisagez-vous votre rôle ? Quelle marque entendez-vous imprimer à l’événement ?

    G.P. : Il est un peu tôt pour parler d’imprimer une marque. Avec Maryan, nous allons avancer ensemble. En tant que directeur des événements, il a une mission très opérationnelle et fourmille d’idées pour faire encore mieux. Pour ma part, j’ai emmagasiné beaucoup d’expérience des grands événements, je porte une vision artistique ou du moins émotionnelle. Ce qui m’intéresse c’est de savoir comment on va toucher tout le monde. Je suis très carré mais j’aime qu’on aille au-delà de la simple organisation rationnelle pour se demander comment développer la relation émotionnelle à l’événement. J’aime cette dimension expérience complète. J’aime voir les yeux du public briller de mille étoiles, partager la sensation de vivre quelque chose d’extraordinaire.

    Réfléchissez-vous à des Mondiaux La Marseillaise au-delà de son cadre traditionnel ?

    G.P. : Le Mondial ne se duplique pas. Mais pourquoi pas envisager d’autres formes dans d’autres lieux ? Je me dis que si à l’avenir un Mondial La Marseillaise voit le jour à Shanghai, il n’aura rien à voir avec celui de Marseille mais il fera participer tout un tas de gens avec le même bonheur qui est à la source de cet événement.

    À nos lecteurs

    Dans le cadre de la réorganisation du pôle événementiel de notre groupe, j’ai le plaisir de vous annoncer la nomination de Gilles Picard à la fonction de président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque à titre bénévole. Professionnel de l’événementiel, ancien directeur général du Groupe F, référence mondiale dans l’organisation de spectacles pyrotechniques, son expertise, son professionnalisme, son expérience de haut niveau, correspondent pleinement aux ambitions qui sont les nôtres. Il agira aux côtés de Maryan Barthelemy, directeur des événements, pour la réussite et le développement de notre événement phare.

    Comme annoncé, il y a quelques jours, ce renouvellement rendu nécessaire par la croissance de nos événements et le départ de Pierre Guille vers de nouveaux horizons, s’accompagne d’autres décisions. Rafaël Jacquelain, directeur commercial, est chargé du sponsoring. Marc Poggiale est élu président de l’association ESCS, organisatrice du Grand prix cycliste de Marseille La Marseillaise. Jean-Luc Corréard est nommé directeur de course.

    Léo Purguette,

    président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise

    président du Mondial La Marseillaise à pétanque

  • [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    La Marseillaise : Vous étiez présent vendredi au Cercle de Saint-Barnabé pour présenter les événements que vous organisez en Corse et en Espagne. Êtes-vous toujours aussi compétiteur malgré tout ?

    Claudy Weibel : Je suis un peu en transition, j’avoue que j’ai décidé cette année de me retirer de l’équipe nationale belge. Bizarrement et psychologiquement, j’ai l’impression que tout s’arrête. Je ne pensais pas que ça allait faire un effet comme ça, mais j’étais décidé et je ne reviendrai pas sur ma décision. Du coup, ça me vieillit un peu, je deviens nostalgique des super moments que j’ai vécus, notamment ceux en Moselle à Metz Ronde Pétanque avec Serge Sala. Mais aujourd’hui, je porte une autre casquette, celle d’organisateur, parce que j’ai une société événementielle qui s’appelle Pétanque Events depuis dix ans maintenant. Personne ne le sait spécialement, parce qu’on me voyait encore comme un joueur. Ce nouveau rôle ne m’a pas effacé du milieu de la pétanque, mais tout doucement, je me suis retiré des grosses compétitions, et comme je ne suis pas trop demandeur, on me voit de moins en moins.

    Vous avez récemment annoncé votre retraite internationale. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    C.W. : C’est un peu de ne plus être avec les anciens, les potes, les amis avec qui on a tout gagné (« Dédé » Lozano, Jean-François Hemon, dit « Tichon » et Michel Van Campenhout). Progressivement, on a arrêté de jouer ensemble et il y a des nouveaux qui sont arrivés. C’est difficile à recréer une très belle entente. Je pense que le niveau a vraiment monté dans les autres nations, et puis j’ai perdu un peu de motivation. En plus, on a fait un fiasco cette année au championnat d’Europe et ça a vraiment agi comme un déclic en moi. Je me suis dit que c’était le moment. En plus, Gustave Muntz, qui a toujours été mon coach, mon sélectionneur, et qui est devenu un ami, a lui aussi cédé sa place. J’arrête en même temps que mon coach avec qui j’ai tout vécu.

    On fête cette année les dix ans de votre titre de champion du monde tête-à-tête, où vous êtes comme on dit à Marseille « à jamais le premier ». Est-ce le plus beau titre à vos yeux ?

    C.W. : J’ai été au Luxembourg, j’ai été champion de Luxembourg. J’étais en Belgique, j’étais champion de Belgique. J’étais en France, j’étais champion de France. Je pense que chaque étape a été importante. Mais le Graal, c’est quand on a été pour la première fois champion du monde, parce qu’on tournait autour depuis plusieurs éditions. Par contre, quand j’ai été champion du monde en 2015, il faut savoir que ma sélection a vraiment été remise en question, que ce soit par la fédération, par mon entourage et par mes sponsors de l’époque. Et quand je réussis à gagner ce titre en ayant battu en 8e de finale le joueur qui avait fini premier des groupes, puis enchaîner avec Dylan Rocher, Diego Rizzi, puis une finale mémorable et phénoménale face à Sami Atallah, c’était incroyable. J’ai souvent dit que je suis né sous une bonne étoile. Ce titre a été émotionnellement pour moi, le plus beau, parce qu’il était improbable.

    Parmi les grandes compétitions, on ne vous associe plus aux Masters qu’au Mondial La Marseillaise à pétanque…

    C.W. : Je n’ai strictement rien contre La Marseillaise, au contraire, j’aime y participer, mais ce n’est pas mon but premier. Mais quand j’y vais, j’y vais vraiment avec le plaisir. J’y suis toujours allé avec des amis, je n’ai pas vraiment fait des grosses séries. J’ai souvent joué avec des amis ou des sponsors, mais j’y suis allé dans un esprit ultra-convivial, c’est-à-dire que je prends mon apéro, je bois mon petit pastis, avec cet état d’esprit marseillais. Il va peut-être y avoir du changement maintenant, avec le changement de direction, peut-être avec des autres idées, peut-être avec du renouvellement. Peut-être que ça va monter en gamme, peut-être que ça va faire plus une grosse compétition pour les gros joueurs, plutôt que la masse. Mais, là, comme je ne vais plus faire les championnats du monde, comme je ne fais pas trop de nationaux, il est clair que l’année prochaine je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant, et surtout avec une très bonne équipe.

  • Le handisport pour tous est vecteur de vivre ensemble à Martigues

    Le handisport pour tous est vecteur de vivre ensemble à Martigues

    Ils accélèrent, tournent, attrapent le ballon, agissent en groupe, et tirent pour l’envoyer en plein dans le filet, entraînant clameurs des uns et dépit des autres. Le match de handball qui se déroule au gymnase Picasso, ce lundi après-midi, pourrait être banal si le bruit des baskets sur le sol n’avait pas été remplacé par celui des pneus des fauteuils roulants spéciaux utilisés en handi hand.

    Les roues cabrées et les armatures de maintien renforcées ne font visiblement pas peur aux élèves du collège Gérard-Philipe de Martigues, qui découvrent le handisport en compagnie de patients en rééducation à la clinique Cap Ferrières. Outre le handball, ils s’essaient à la boccia, une forme de pétanque adaptée avec des boules allégées et parfois un toboggan lorsque le jet à la main n’est pas possible. Du volley assis complète ces ateliers organisés pour la deuxième année consécutive.

    Parmi les élèves, Charlie et Eden, respectivement en 5e et 4e. Toutes deux manifestent le même intérêt à « se mettre dans la peau » des personnes handicapées. Plus encore, Eden souligne qu’« il n’y a plus de différences » quand tout le monde est en fauteuil sur le terrain, même si « on est physiquement différents », complète Charlie.

    « Un petit truc pour que tout le monde joue »

    Nos deux élèves n’en restent pas là de leur réflexion. Eden, élève en Ulis, considère que « faire du sport montre que si c’est compliqué pour certains, on peut faciliter les choses. Car il suffit parfois que d’un petit truc pour permettre à tout le monde de jouer. C’est ça le vivre-ensemble », affirme-t-elle.

    Ce n’est pas un hasard si le terme de vivre-ensemble est également inscrit au dos des maillots des élèves. Karine Coudert, responsable de l’Ulis du collège Gérard-Philipe, est à l’origine du projet « vivre-ensemble », mélangeant les élèves d’Ulis avec les autres élèves sur certains créneaux, comme lors de sorties scolaires.

    « Nous avons un créneau d’éducation physique et sportive (EPS) de deux heures par semaine avec ce groupe, y compris en handisport », détaille-t-elle. Mais le plus gros projet est « la semaine olympique et paralympique qu’on organise au printemps au collège, avec toutes les classes de 5e en plus de notre groupe », pour découvrir ces sports adaptés. Karine Coudert remarque que « le fauteuil leur fait plus occuper le terrain au lieu d’être tous autour du ballon, ils élaborent des stratégies différentes ».

    Ils ne sont pas seuls à faire des découvertes. Jérémy Dussaud, ancien pilote de karting devenu tétraplégique est « hyper heureux de partager ce moment » avec les élèves. « Je ne connaissais pas le handi hand ni la boccia, et c’est un vrai déclic, carrément ! » assure ce patient de la clinique, qui compte se renseigner sur la pratique en club.

    Le handisport a dont fait des émules de chaque côté du fauteuil.

  • Ax-les-Thermes triomphe au Trophée des Villes à Nice

    Ax-les-Thermes triomphe au Trophée des Villes à Nice

    On s’attendait à voir au moins l’un des trois cadors de notre région en finale du Trophée des Villes. Mais ni l’équipe niçoise de Mickaël Bonetto, ni la formation crauroise d’Henri Lacroix, ni le quatuor de choc fréjusien de Dylan Rocher n’a réussi à se hisser jusqu’à l’ultime face-à-face pour soulever la prestigieuse coupe. Après avoir respectivement battu Nice 2 et Freyming-Merlebach, Ax-les-Thermes et Canohes se sont disputé la victoire finale. Une finale inédite, mais néanmoins relevé sur le papier. D’un côté, les Axéens, menés par le champion de France Luc Laille, ont maîtrisé le sujet d’une main de maître tout au long des trois jours de compétition. De l’autre, les Canouhards, dont la présence du double champion du monde Simon Cortes et du canonnier Maison Durk, ont dû batailler face à de grosses cylindrées, comme Arlanc du maître Christian Fazzino.

    Fréjus voit double

    Après une première partie spectaculaire, où Luc Laille et le jeune Mathias Sogno ont réussi à remporter le premier point alors qu’ils étaient largement menés (1-8), les Ariègeois ont doublé la mise dans la deuxième doublette. Mais les Catalans, qui pouvaient compter sur le trio de choc Cortes-Durk-Bacchin, ont recollé au score avec un fanny. Cette finale a donc dû se départager avec l’épreuve du tir de précision en relais, où la solidité mentale de Sacha Solana a fait la différence pour permettre à Ax-les-Thermes, présent pour la première fois en finale du Trophée des Villes, d’inscrire son nom au palmarès de la compétition.

    Dans le Grand Prix, une sorte de consolante, Fréjus a nettement dominé les débats. La fabuleuse triplette composée de Dylan Rocher, Diego Rizzi et Stéphane Robineau, associé au jeune Dylan Fernandez, s’est imposée en finale face Limoges, et succède ainsi à Revin. Les Varois du Fréjus International Pétanque (FIP) repartent avec un deuxième trophée dans leur valise : celui du tir de précision, remporté par Dylan Rocher contre le grand Henri Lacroix.

  • Un ultime adieu à Patricia Jeanjean

    Un ultime adieu à Patricia Jeanjean

    Celle qui fut présidente du Comité départemental de la Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal (FFPJP) était connue pour son grand cœur, comme pour ses qualités de dirigeante. Elle a occupé la fonction pendant près de 20 ans. Des qualités que les nombreuses personnalités présentes n’ont pas manqué de rappeler dans leurs hommages.

    Martine Vassal, très émue au moment de prendre la parole, a souligné l’implication essentielle de Patricia dans le développement de la pétanque au féminin, une cause qui lui tenait tant à cœur. Elle a également évoqué la joie de retrouver Patricia chaque année au Mondial La Marseillaise. La présidente (DVD) de la Métropole et du Département a salué la présence de Patricia lors de la dernière édition du Mondial, malgré la maladie, et cette belle discussion partagée entre elles, qui serait la dernière.

    Patrick Fara, son successeur, a rappelé la vive émotion de tout le monde bouliste en deuil après la perte de celle qui a marqué de son empreinte le comité départemental. L’actuel président a également évoqué, non sans émotion, tout ce que son sport lui doit, ainsi que les discussions animées qui les ont parfois opposés, sans jamais aucune rancune, tant son cœur était empreint de bonté et de bienveillance.

    Sylvain Souvestre, maire des 11-12, rappelait tout ce que Patricia Jeanjean a su apporter à son secteur, à commencer par son club de Saint-Julien pour lequel elle se battait sans jamais rien lâcher, comme dans tous les combats qu’elle a menés, et ils sont nombreux.

    Comble de l’émotion quand Sylvain, son fils, prit la parole pour clôturer les discours pour parler d’une Patricia plus intime. Une maman aimante et si fière que son fils unique ait réussi à devenir professeur. Elle en parlait souvent. Une maman fan de Michael Jackson et de Mylène Farmer. Et d’évoquer ces danses qu’ils aimaient réaliser tous les deux, Sylvain prenant la place de Mimi, mari de Patricia, son ombre, plus habitué aux terrains de pétanque qu’à la valse à deux temps.

    Il a aussi rappelé son goût pour les bons mots, la lecture et la musique classique. Des qualités que peu connaissaient et qui complètent les multiples facettes de cette grande dame.

    À 12h, dans l’intimité, s’est déroulée la crémation à Aubagne, après un discours très émouvant de son frère Frédéric, au cours duquel il a rappelé le lien peu fréquent qui les unissait, ne s’étant retrouvés que très tard dans leur vie. Une exception qui leur a permis de sceller un lien naissant mais très fort.

    En hommage à Patricia Jeanjean, le boulodrome de Saint-Julien portera désormais son nom.

  • Coup de tonnerre dans le monde de la pétanque

    Coup de tonnerre dans le monde de la pétanque

    Nous voilà en plein mercato bouliste. Et oui, le football n’est pas le maître absolu en la matière. La pétanque, depuis quelques années, a son lot de transferts.

    À l’orée de la saison 2026 les mouvements vont bon train. Il y a quelques semaines Cyril Belhomme homme fort de l’Amicale bouliste Bormes annonçait son départ pour Fréjus pétanque au poste de vice-président. Du coup les élèves ont suivi le maître.

    Jean Michel Puccinelli. Nelly Peyré. Thierry Grandet, Laurent Dumont, Jordan Scholl, Frédéric Bauer font le court déplacement à Fréjus. Le champion du monde italien Alessio Cocciolo n’a pas suivi le mouvement. Il a préféré opter pour le club gardois de Barjac. Il évoluera aux côtés de Joe Casale vainqueur du Mondial la Marseillaise en 2019 et Franck Polo. À noter également le départ d’Adrien Delahaye (lauréat du Mondial La Marseillaise à pétanque avec Casale) de Fréjus pour le Case de Nice. Il fera équipe avec Maryon Baudino. Ensemble ils ont été champions d’Europe espoir.

    Côté local, Laurent N’Guyen van a pris la décision de quitter Biver pour signer à La Crau. Un choix judicieux dans un club avec comme chef de file Henri Lacroix.

    La bombe vient du départ de Mickaël Bonetto de Nice pour Bron-Terraillon. Un voyage dans le Rhône où il retrouvera son équipier de l’équipe de France, le champion du monde Christophe Sarrio.

    Ce transfert est pour le moins inattendu. Mais en y regardant de plus près, outre le fait de pouvoir retrouver son partenaire de l’équipe de France, l’Istréen rejoint un club élite où évoluent également Steven Chapeland, Clément Bousquet, Fara N’Diaye.

    D’ailleurs le Rhône reste une place forte de la pétanque en France. Jean François Rakotondrainibe et Yves Rakotoarisoa vainqueur du Mondial la Marseillaise 2025 rejoignent la France en 2026. Ils se sont engagés avec le club de Décines Pétanque. Christian Andriantseheno quitte Bron. Le champion du monde Malgache 1999 a choisi Vaulx-en-Velin.

    Tyson Molinas s’éloigne de Saint-Tropez. Il retourne chez lui à Nîmes où il défendra les couleurs de la Boule Col Nem. Il est rejoint par son père Ben Molinas. Ils évolueront en compagnie d’Antoine « Vigo » Dubois. Une sacrée triplette familiale qui devrait en faire souffrir plus d’un. Philippe Quintais : directeur sportif du collectif France Seniors Féminin.

    Il explique sa nomination

    « Je viens pour apporter mon expérience du haut niveau à Olivier Peirrera le coach que je ne remplace en aucun cas. Je serais à ses côtés lors des prochaines échéances. J’aurais un rôle de superviseur. Les sélections seront décidées en concertation. Aucune porte n’est fermée à aucune athlète. Les conditions sont simples : Être prêt à rivaliser avec les nations qui sont devant nous aujourd’hui

    Je n’ai pas vocation à rester longtemps à ce poste. J’espère pouvoir aider à la construction d’un groupe et de méthodes de travail qui perdureront bien après mon engagement. »

  • Le city-stade Villecroze des Oliviers inauguré dans la joie

    Le city-stade Villecroze des Oliviers inauguré dans la joie

    Des applaudissements nourris, des rires et des cris de joie des jeunes ont accompagné le dévoilement samedi par le maire de Marseille de la cité de la plaque inaugurant la rénovation à neuf du city-stade Villecroze de la rue Néoule (13e), une opération majoritairement financée par la Ville.

    « C’est incroyable. On est allé le voir. Il a accepté. Il l’a fait et aujourd’hui on l’inaugure. Il a fait 600 heureux dans le quartier et même autour. Merci Monsieur le maire ! », se réjouit Ali Makkaoui du collectif Jeunes qui ne tarit pas de remerciements pour Benoît Payan. « C’était comme un terrain vague en goudron », raconte Nassim, la vingtaine, ovationné par ses copains du collectif. « On a cherché un contact, ça a pris du temps et quand enfin on l’a trouvé, c’est allé très vite. On a organisé deux réunions publiques avec la mairie. Là, il est ouvert tous les jours depuis un mois. On est très très heureux. »

    « C’est un stade qui porte des ambitions, des rêves et surtout une volonté de progrès pour notre quartier. Merci Monsieur le maire de l’attention que vous portez à notre quartier », lance au micro Ridjal qui lit le texte qu’il a préparé sur son portable. « Votre présence témoigne du désir de faire de notre ville un endroit où chaque personne se sent considéré, respecté et soutenu. Le sport est une force pour notre quartier ! »

    Une réponse aux attentes des jeunes

    Faute d’équipements adaptés pour pratiquer une activité sportive, les habitants des Oliviers C avaient en effet alerté la Ville sur la nécessité de réhabiliter l’ancien city-stade et le terrain de pétanque, qui étaient devenus inutilisables. Il y a eu plusieurs réunions publiques de concertation entre février et avril 2025 qui ont permis de préciser les besoins du quartier et de définir les orientations utiles aux services opérationnels de la Ville de Marseille. La première réunion, organisée à l’école des Oliviers, a rassemblé près d’une centaine d’habitants, témoignant de l’attente forte autour du projet.

    Un gazon synthétique a été posé ainsi que des éclairages LED. Les terrains de pétanque ont été remis en état et une fontaine d’eau a été installée. Une aire de street-workout (inscrite au budget participatif) pour permettre des exercices de renforcement musculaire fera l’objet d’une livraison ultérieure.

    « C’est le projet imaginé par les habitants du quartier. Ils ont plein d’idées. Il y a plein de choses à faire. Pendant des années, des endroits ont été plus ou moins investis par la mairie, d’autres ont été abandonnés voire très abandonnés. On a une jeunesse où qu’elle se trouve qui a envie de faire bouger les choses. Je suis venu prendre de leur énergie. C’est un projet qui redonne de la vie, qui a du sens pour le quartier », a salué le maire de Marseille qui s’est prêté à quelques passes de ballon sur la pelouse. L’événement était accompagné de nombreuses animations et d’un tournoi de foot.

  • La famille bouliste salue la mémoire de Patricia Jeanjean

    La famille bouliste salue la mémoire de Patricia Jeanjean

    Elle était un visage connu et reconnu dans le monde des boules.

    Dans les Bouches-du-Rhône, où elle a assuré la présidence du comité départemental durant seize ans, après en avoir été la secrétaire générale sous l’ère Roger Damiani, mais aussi au-delà du cercle des pratiquants de la pétanque, pour son dynamisme et sa joie de vivre. Elle était également une figure du Mondial La Marseillaise à pétanque, où son rond restera à jamais inscrit dans le sable des allées du parc Borély.

    « Elle était un maillon essentiel du développement du Mondial. Une femme au cœur énorme », souligne Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque. « C’était une amie fidèle, connue pour son franc-parler et son engagement. Une grande dame de la pétanque », note Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise,

    Une femme de caractère

    L’annonce du décès de Patricia Jeanjean, par son frère Frédéric, a donné lieu à de très nombreuses réactions. Sylvain Souvestre se souvient « de 25 ans de confiance, de projets, de rires et de partage avec une femme au caractère bien trempé. Patricia était de ces personnes que l’on peut croire éternelles. Elle était un pilier, un repère dans le monde de la pétanque », note le maire des 12e et 13e arrondissements de Marseille. Où elle avait son club de cœur, à Saint-Julien.

    Romain Pastor, l’élu des 15-16, retient « sa contribution à la féminisation de la pétanque. Aux côtés de Lucette Coste, présidente de la Ligue, elle en a été une cheville ouvrière ».

    Patricia Jeanjean a également à son actif la création de l’école de pétanque de Marseille. Et elle a permis au Mondial La Marseillaise de prendre une nouvelle dimension, avec la création du Grand prix féminin, dont on a célébré la 24e édition, l’été dernier.

    Chez ceux qui ont travaillé à ses côtés, au Comité des Bouches-du-Rhône, l’émotion est palpable. « Patricia était une femme exceptionnelle », rappelle Fernand Castelli. Celui qui a été son vice-président insiste sur le coup d’accélérateur qu’elle a donné à la structure, dès ses premiers mois de présidence. « C’est elle qui a mis en place la transformation en profondeur de notre structure, en lançant sa modernisation. »

    Il indique également que « Patricia a toujours été à l’écoute des présidents de club, avec lesquels elle avait de très bonnes relations. Elle faisait d’ailleurs l’unanimité ».

    Lorsqu’on lui demande de parler de Patricia Jeanjean, Gérard Poncié joue une métaphore gauloise. « Elle était tombée dans la marmite de la pétanque », évoque le journaliste, aujourd’hui organisateur d’événements boulistes et président de la section Provence de l’Union des journalistes de sport français. « Pour moi qui l’ai toujours côtoyée, aussi bien dans les diverses fonctions, elle était l’incarnation de la pétanque, aux côtés de son époux et de son fils que j’ai vu grandir. » Lui aussi retient « l’énorme travail qu’elle a effectué pour le développement de la pratique féminine de son sport ».

    À son mari, « Mimi », à son fils Sylvain, à son frère Frédéric,
    ainsi qu’à tous ses proches, «
     La Marseillaise » présente ses sincères condoléances.

    La date et le lieu des obsèques
    de Patricia Jeanjean ne sont pas encore connus.