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Tag: Pétanque
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Une galaxie de champions étoilés au Mondial à pétanque
Les combats de chefs ont commencé plus tôt que prévu. Ce lundi a été marqué par des oppositions de très haut niveau, où plusieurs équipes annoncées parmi les favorites comme les outsiders ont déjà laissé des plumes. Une journée digne d’un ring de boxe, avec des K.-O. dans l’air. C’est ainsi que la formation composée de David Riviera, Adrien Delahaye et Mayron Baudino a fini au tapis. Longtemps dominés, parfois acculés dans les cordes (1-11), ils ont subi le retour spectaculaire de Marco Foyot d’un côté et Ludovic Montoro de l’autre, capables de renverser la situation pour arracher une victoire presque inespérée. La marque des grands dans une Marseillaise où la pression est maximale, où les passages à vide se paient cash sous une chaleur écrasante. Le tirage, cruel pour certains et heureux pour d’autres, joue une fois encore un rôle déterminant dans ce marathon où la fraîcheur physique est essentielle. Les chocs se sont enchaînés. Foyot, associé à Sissou Cantarell et Jérémy Fernandez, a su déjouer le piège d’Aimé Courtois dans un stade France 3 en surchauffe, validant ainsi son billet pour les 32e de finale dès le lendemain matin.
Juste derrière, dans une ambiance toujours aussi dense, la confrontation entre Philippe Roux et Vigo Dubois, deux anciens vainqueurs, a retenu l’attention. Cette fois, Philippe Roux a pris le dessus avec ses partenaires aixois Sébastien Batista et Stéphane Pagni. Antoine Dubois, dit « Vigo », ne décrochera pas sa septième étoile. Les spectateurs affluent, et Dylan Rocher est passé tout près de la sortie. Tous se battent pour gagner, comme beaucoup d’autres encore en course.
Des outsiders dangereuxLa Marseillaise se montre impitoyable : la moindre faiblesse peut être fatale. On ne sait plus où donner de la tête. Même les spécialistes du long jeu, Hervé Fontani, Alain Valdes et Philippe Stievenart, revenus de très loin lundi matin, ont trouvé les ressources pour décrocher leur place en 32e de finale. On note également la présence d’anciens pointeurs de renom comme Gilles Gayraud ou Michel Adam. Puis viennent les « gros poissons », très gros même, à l’image de Maurel, Durk et Prudhomme, qui avancent sans bruit et sans trembler. Ils seront bien présents dans la course finale, aux côtés de Dylan Rocher, Mickaël Bonetto ou Stéphane Robineau.
Le Mondial La Marseillaise 2026 s’impose plus que jamais comme un véritable championnat du monde officieux, avec une multitude de prétendants au titre. On pense aux champions du monde malgaches, accompagnés de l’étonnant Franck Picq, mais aussi au Belge Claudy Weibel, heureux de découvrir le stade France 3.
Sans oublier Jean-Michel Puccinelli et Ligan Doerr, anciens lauréats toujours ambitieux. Luc Laille impressionne au tir depuis dimanche, bien épaulé par un Kévin Philipson en pleine ascension et un Jean-Baptiste Tellene solide à l’appoint. Attention à eux. La journée de mardi s’annonce prometteuse avec la nouvelle formule des quarts de finale.
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C’est le nombre d’anciens vainqueurs du Mondial à être encore en lice, ce mardi matin, lors de cette 65e édition : Yves Rakotoarisoa, Marco Foyot, Tyson Molinas, Jean-Michel Puccinelli, Philippe Roux, Michel Adam, Gilles Gayraud, Patrick Messonnier, Cédric Salvini, Ludovic Montoro, Ligan Doerr, Mickaël Bonetto, Dylan Rocher, Stéphane Robineau et Didier Chagneau.
Renversant
La matinée a été riche en émotions, avec plusieurs favoris au bord du gouffre, à l’image de Foyot ou de Montoro, finalement sauvés in extremis. Mais la Marseillaise ne laisse jamais de répit : chaque mène peut renverser une partie, chaque erreur se payer cash, et les écarts se font et se défont à une vitesse folle sous la chaleur déjà pesante.
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Un dimanche enthousiasmant au Mondial
Le premier jour du Mondial La Marseillaise est toujours un moment particulier. 4 832 triplettes au départ et, sur le papier, les mêmes chances de l’emporter mercredi. Dès huit heures du matin, ce dimanche, les allées du Parc Borély grouillaient de monde. Les déambulations étaient nombreuses et les quelque 14 000 joueurs réalisaient leurs derniers préparatifs avant de s’attaquer à la compétition. L’impatience était de mise, le pragmatisme aussi. Venus de Gardanne, Romain et ses amis Anthony et Mathias étaient réalistes quant à leurs chances. « On est surtout là pour l’apéro car on sait qu’on ne va pas aller loin. On est avec les collègues, l’ambiance est sympa. En plus, on a passé une nuit mouvementée… »
Direction les terrains les plus éloignés de l’épicentre du tournoi : les clubs de la Boule Orange et de la Vieille Charité. En bord de mer, proche de la Pointe-Rouge, le mercure est monté à 30 degrés dès 10h. Sous un soleil de plomb, boules en acier dans les mains, les participants entamaient leur partie devant leurs proches. Agnès est venue d’Alès pour encourager son mari. « C’est la 2e fois qu’il participe avec ses amis, moi c’est la première fois que je viens ici. On croise les doigts pour qu’ils aillent loin, ils aimeraient au moins jouer 3 parties », dit-elle, assise sur sa chaise en plastique blanche.
À seulement quelques mètres d’Agnès, Maurice et Stéphane avaient un rôle différent, mais primordial pour le confort des joueurs. Les deux hommes étaient les préparateurs de sandwich merguez. « On met de la potion magique dans nos merguez pour faire gagner les gens », lance Maurice, en forme dès ce début de journée. Il poursuit : « Tout était prêt à 9h, je peux vous faire un sandwich merguez en moins de 4 minutes ».
« Nous sommes sur le plus beau site du tournoi », nous dit-on en se déplaçant vers la Boule Orange. En effet, le lieu typiquement marseillais, avec vue sur la Méditerranée, apporte aux triplettes un cadre idyllique pour pratiquer la pétanque. Certains terrains proposent aussi un véritable défi. Le revêtement sur lequel joue Nicolas est recouvert de petits cailloux. « Il faut plus s’appliquer, car on fait vite des saucisses », dit-il, philosophe. L’aire de jeu 1005 est sans doute la plus pittoresque. Collée aux rochers, elle offre un air plus frais et le son d’une houle légère en musique de fond. Lucas acquiesce : « Je suis content de jouer ici et de jouer à cette heure-là car sinon on brûle ».
Chaleur accablante
sur MarseilleL’hippodrome Borély ressemblait à une fourmilière géante à l’heure du début de la 2e session, en milieu de matinée. La terre battue est piétinée par les mondialistes, les 140 terrains de cette parcelle étaient pleins à craquer. Les rayons du soleil frappaient puissamment et l’absence totale de nuages faisait souffrir les boulistes. Chacun avait sa manière pour refroidir les corps et poursuivre sa journée dans le meilleur état possible. Serviette mouillée ou t-shirt sur la tête, ventilateur de poche et les bouteilles d’eau se vidaient aussi vite que le tableau du tournoi. Inès supportait ses amis, assise sur une barrière métallique. « Je m’occupe du ravitaillement avec mon pack de bouteilles. J’irai en chercher à nouveau plus tard parce que c’est sûr qu’on en aura besoin », explique la jeune femme.
Circuler aux abords des terrains permet également d’entendre ces courtes phrases que l’on attrape souvent lors d’une mène. « Allez, craque pas », « Applique toi », « bien pointé » ou encore « bravo monsieur ! », puisque le fair-play vogue toujours un peu partout dans ce type de compétitions. Trente pays participent cette année au Mondial La Marseillaise et c’est aussi par les maillots que l’on mesure l’internationalisation de l’événement. Des tuniques de tous les coloris, Lyon, Nice, la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne, le Laos représentés.
Si beaucoup de triplettes viennent à Marseille chercher une expérience et vivre un moment à part, d’autres sont pleinement dans la compétition. Sur l’hippodrome, beaucoup de visages fermés, des boulistes concentrés dans le seul but de gagner. À part une poignée d’encouragements et un point tactique durant les mènes, certains matches se déroulaient avec seulement le cliquetis des boules. Tyron (18 ans), licencié à la Boule du château, à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), le disait clairement : il voulait « gagner le plus possible ». Associé à Kyslon et Boston, le jeune homme est par ailleurs champion de la Côte d’Azur en triplette. Ce trio participera, les 11 et 12 juillet, aux championnats de France jeunes à Blaye-les-Mines, dans le Tarn.
Contes et légendes
du MondialLes histoires dans l’histoire, c’est ce qui fait le charme du Mondial La Marseillaise. La journée de dimanche est propice aux rencontres, comme celle avec Auguste Espinas. Ex-huitième de finaliste du tournoi, l’homme a été gentleman. « Je suis juste venu voir jouer mon beau-frère. J’ai préféré ne pas m’inscrire cette année car j’ai des obligations ce lundi. ça aurait pu pénaliser d’autres équipes si je m’étais qualifié et que j’avais déclaré forfait ensuite », détaille Espinas, spectateur au club de la Boule Orange.
Bruno a lui obtenu un titre que même les Rocher, Lacroix ou Foyot n’ont pas effleuré : celui de champion du monde de pétanque en moufles. Le Caennais avait eu son moment de gloire en 2023 et était même apparu dans nos colonnes, lors de sa participation à la 62e édition. Le bouliste ganté était tout heureux de revenir à Borély ce week-end. À 17 heures, les parties étaient nettement moins nombreuses dans les allées du parc. Beaucoup de joueurs effectuaient des matches entre eux, sans enjeu. C’était le cas de Jean-Baptiste Florès. Vauclusien du Pertuis, il se déplace chaque année pour vivre La Marseillaise. Avec une personne précise dans un coin de sa tête. « Je suis là pour faire la fierté de mon père, joueur de pétanque et de jeu provençal. Il a été jusqu’en quarts de finale ici. C’est un peu pour lui que je fais ça, même si c’est difficile. On perd contre des inconnus mais c’est le jeu », dit-il, sourire aux lèvres.
Le village au cœur du parc Borély a évolué cette année pour offrir plus d’activités aux visiteurs. Food-trucks, diverses boutiques et stands de partenaires, mais aussi un emplacement pour l’association prévention routière. Régis distillait ses meilleurs conseils pour rester en bonne santé après la fête aux groupes de jeunes se succédant. Laura détaille les ateliers sous sa tente blanche : « Il faut faire un petit slalom entre les cônes, récupérer le cochonnet et revenir au départ. Tout ceci avec un masque reproduisant une vision à 0,5 g ou 1,2 g d’alcool par gramme de sang. » L’association distribuait également des éthylotests et des verres doseurs pour apprendre au grand public les bonnes quantités d’alcool à servir. « Quand je bois, j’ai l’impression de mieux voir », lâche Arthur, venu de Saint-Etienne avec trois autres amis. Laura précisait donc que les masques reproduisent « une vision immédiate à 0,5 et 1,2 g et non progressive ».
La nouvelle ombrière proposait également un îlot d’air frais, aidant les gens de passage à se rafraîchir. Toutes les 30 secondes, de l’eau était vaporisée au-dessus des têtes. Bref, ce lundi matin, il ne restait plus que 604 triplettes engagées, soit 12,5% des participants.
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Le bonheur est dans le Parc Borély
Le raz-de-marée a bien eu lieu avec ce flux permanent de joueurs dans un parc Borély et ses abords en fusion. Les parties ont été réparties en deux sessions le matin. Le concept pouvait effrayer et laisser planer quelques doutes sur sa fiabilité. Ils ont vite été dissipés.
Le pari est réussi. Certes, c’était une course contre la montre pour les participants, à l’image de la première étape du Tour de France. À la différence près que tout le monde en est sorti gagnant. « Les participants ont joué le jeu et le contentement était quasi général », se réjouit René Brocca, grand habitué de l’épreuve.
« Le reste est à l’image des dimanches de La Marseillaise, où l’on retrouve des passionnés venus de toutes les régions et de nombreux pays pour assouvir leur envie de participer à cette immense fête de la pétanque. Pour beaucoup, le secret espoir de passer la première journée s’estompe rapidement. Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse », ajoute-t-il.
Une devise qui colle parfaitement à ce Mondial, lequel redonne un peu ses lettres de noblesse à une pétanque populaire aujourd’hui disparue.
Puis il y a les autres, les champions, ceux pour qui cette première journée peut virer au cauchemar, avec les pièges tendus par des équipes survoltées sous une chaleur accablante. Cette canicule jouera forcément un rôle prépondérant au fil des jours. Ils sont presque tous passés entre les mailles du filet, parfois avec quelques sueurs froides. Marco Foyot et ses partenaires Sissou Cantarell et Jérémy Fernandez sont ainsi passés par le trou de la souris lors de leur première partie.
« Nous étions sur un terrain extrêmement lisse et trouver la bonne distance n’a pas toujours été facile. Heureusement, nos adversaires n’ont pas su saisir les opportunités qui se présentaient à eux. C’est une victoire arrachée », confie le multiple vainqueur de l’épreuve.
Coup de théâtreCertains favoris n’ont pas eu à se faire de cheveux blancs, à l’image de Dylan Rocher, en mode promenade. En revanche, Maurel, Gayraud, Courtois et Puccinelli ont dû batailler en début d’après-midi pour se défaire d’Albaladejo devant les caméras de France 3.
Le coup de théâtre est survenu un peu plus tard, lorsque la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre : Suchaud venait de perdre.
Le quadruple lauréat du Mondial est effectivement tombé avec ses partenaires de dernière minute, Julien Lamour et Damien Hureau. Leurs bourreaux n’étaient pas les premiers venus : Fernand « Ben » Molinas et Yohan Francone. « En huit ans de Marseillaise, c’est la première fois que je tombe sur une grosse partie le dimanche », souligne le champion du monde.
Une défaite lors de cette journée dominicale constituait également une première. Marcel Gbetable, le champion du monde béninois, est lui aussi sorti par la petite porte. Nous voilà véritablement lancés dans la compétition.
Le physique devrait désormais peser de plus en plus lourd avec une canicule éprouvante pour les organismes. Aujourd’hui, l’horizon va se dégager pour laisser place à un mardi qui s’annonce grandiose.
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Les Allemands en force au Mondial
Au milieu des équipes françaises, la triplette allemande d’Uli Mössinger, Frank Mössinger et Thomas Langer, fait ses débuts dans la compétition sur l’hippodrome du Parc Borély. Cet endroit, ils le connaissent bien, c’est la quatrième fois qu’ils participent au Mondial. « Marseille, c’est l’origine de la pétanque », exprime Uli, 55 ans, photographe. « Nous aimons jouer contre les meilleurs. C’est toujours un plaisir », s’enthousiasme son mari, Frank, 54 ans.
« La pétanque se professionnalise
de plus en plus dans notre pays »En Allemagne, la triplette évolue au sein du VfL Sindelfingen, au Sud Ouest de Stuttgart. La section pétanque du club a été créée en 2023 par leur fils, Béla Mössinger, joueur de l’équipe nationale allemande. « La communauté de pétanque allemande est petite. Mais elle s’agrandit, la pétanque se professionnalise de plus en plus dans notre pays », se réjouit Frank, entraîneur au VfL Sindelfingen et architecte de métier.
La triplette allemande s’est inclinée 13 à 2. Le concours s’arrête donc là pour eux. Une trentaine d’équipes allemandes se sont engagées à la 65e édition du Mondial.
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Les Slovènes sortent l’équipe du maire de Marseille
Si je gagne, on fait la photo après. Sinon, non », lance dans un anglais très provençal le maire de Marseille, Benoît Payan, en faisant connaissance avec ses adversaires du premier tour du Mondial La Marseillaise à pétanque. L’édile de la cité phocéenne, associé à son père Roger, grand passionné de pétanque, et à Romain Pastor, conseiller municipal délégué aux cultures, traditions et pratiques sportives provençales, a hérité d’une triplette venue de Slovénie. « Nous sommes très honorés d’affronter le maire de la ville », sourit Robert Koprivec, président de la Fédération slovène.
Appoint non payantAux côtés de son fils et de sa compagne, membre de l’équipe nationale slovène, Robert Koprivec dispute son premier Mondial La Marseillaise. « Je ne pensais pas que les terrains seraient aussi piégeux », souligne le pointeur slovène, vêtu d’un maillot jaune floqué au nom de Pogacar, en référence au célèbre cycliste du « poumon vert de l’Europe », considéré comme un véritable héros national.
À l’appoint, il a pris le dessus sur un Benoît Payan en difficulté avec ses boules noires striées. Le maire a toutefois pu compter sur la solidité technique de son père pour recoller au score, voire reprendre l’avantage dans plusieurs mènes. De son côté, Romain Pastor s’est illustré dès la première mène en réalisant un carreau qui a permis à la triplette marseillaise de prendre les devants.
Mais les Slovènes, plus réguliers tout au long de la rencontre et emmenés par la belle adresse de leur tireuse, ont progressivement pris le contrôle de la partie avant de s’imposer 13 à 7. L’aventure du maire s’est révélée éphémère.
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Le Japon s’enflamme pour La Marseillaise
Trente-sept heures de voyage pour disputer le Mondial La Marseillaise. Hiratsuka Yoshiharu, Yamamoto Naofumi, Nabeshima Yoshihiro se sont offert un sacré périple pour leur passion. « C’est le but absolu de notre voyage », résume Yamamoto. Programmés sur l’hippodrome Borély, les Japonais sont soutenus par un clan soudé. Genichiro Shibata permet de faire l’intermédiaire grâce à ses bases en français et en anglais. Il se mue même en vidéaste pour l’occasion et filme la quasi-intégralité de la première partie victorieuse de ses acolytes. La triplette japonaise n’avait qu’une hâte : fouler la terre du Parc Borély. « Je me suis inscrit parce que je voulais découvrir la pétanque authentique et vivre l’ambiance du grand tournoi dans le pays où ce sport est né », se réjouit Hiratsuka. Le capitaine a découvert la pétanque il y a treize ans : « J’ai commencé pour stimuler mes neurones et garder l’esprit vif, comme un entraînement cérébral. Ma passion m’a mené jusqu’à Marseille ».
« Rencontrer des boulistes du monde entier »Ce dernier est particulièrement impliqué dans le développement de la pétanque dans son pays. « La communauté est majoritairement composée de personnes âgées. J’aimerais beaucoup que l’on développe la pétanque auprès des enfants et de la jeune génération », espère de son côté Yamamoto. Qualifiés pour la deuxième journée, les Japonais ont pu compter sur Nabeshima, joueur à la technique atypique : « J’ai surmonté un grand défi : je me suis blessé au poignet droit, qui était ma main directrice. J’ai alors basculé sur la main gauche depuis trois ans. Aujourd’hui, je suis capable de jouer des deux mains ! », relate celui qui a débuté la pétanque il y a dix ans. Les Japonais ne vont pas se contenter du Mondial : ils sont déjà inscrits pour la 11e Supranational de Valréas du 7 au 12 juillet. Avec une ambition qui dépasse largement le cadre du jeu : « Rencontrer des pétanqueurs du monde entier ».
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![[Entretien] Marine Bonetto : « La Marseillaise est un concours qu’on rêve toutes de gagner »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/9cf929abb03f6fbd1ad8a82bb5149d5a.jpg)
[Entretien] Marine Bonetto : « La Marseillaise est un concours qu’on rêve toutes de gagner »
La Marseillaise : Comment s’est passée votre première journée au Grand Prix féminin Paprec vendredi ?
Marine Bonetto : On a passé un très bon moment. Il fait très chaud, mais on est dans un magnifique parc, à l’ombre. On ne pouvait pas rêver mieux. C’est un beau concours, on est heureuses d’être là et contentes d’avoir déjà franchi quelques tours.
Pour quelles raisons participez-vous chaque année au Mondial ?
M.B. : Moi, je suis attachée aux valeurs de La Marseillaise. J’aime cette ambiance : les passants qui traversent, les bébés qui pleurent, les chiens qui aboient, les cigales… Tout ça fait partie du jeu ici. Et c’est surtout ce qui en fait son charme de l’épreuve.
Vous vous êtes inclinée en finale de l’édition 2023. Quel souvenir en gardez-vous de cette partie ?
M.B. : Bien sûr, cette finale perdue me trotte encore dans la tête. J’aimerais franchir un nouveau cap et tenter de revivre ce moment. Mais l’essentiel reste de profiter, de prendre les parties les unes après les autres et d’aller le plus loin possible.
Quels souvenirs avez-vous du Mondial dans votre jeunesse ?
M.B. : Je n’ai pas connu La Marseillaise d’avant, mais mon père m’en a beaucoup parlé. Mickaël aussi, qui venait déjà tout petit, tout comme plusieurs membres de sa famille. Ils racontent qu’il y avait une foule immense, que les gens regardaient les parties depuis les hauteurs. C’étaient des rencontres jouées avec la voix, avec le cœur, « avec le sang », comme on dit à Marseille.
Comment la pétanque est-elle entrée dans votre vie ?
M.B. : J’ai commencé la pétanque vers 17 ans avec mon père. J’ai pris ma première licence à la Boule de Pélissanne. Au début, je faisais les mêlées avec les copains, surtout avec les anciens qui m’appréciaient beaucoup et que j’adorais. C’est comme ça que tout a commencé. Ensuite, j’ai disputé quelques concours plus importants. Puis j’ai rencontré Mickaël, à Saint-Rémy-de-Provence, un mercredi, lors d’un concours en triplette. Il m’a proposé de l’accompagner sur un National. On a passé un week-end, puis deux, puis trois ensemble… et on est finalement tombés amoureux.
Justement, comment vivez-vous le fait de jouer avec votre mari, Mickaël Bonetto ?
M.B. : Entre nous, ça fonctionne très bien parce que Mickaël est quelqu’un de patient. Il respecte toujours ses adversaires, mais aussi ses partenaires, que ce soit moi ou quelqu’un d’autre. Il ne hausse jamais le ton et n’a jamais un mot de travers. Forcément, ça met en confiance, surtout quand on est une joueuse. Et puis, comme je suis sa femme, c’est encore plus naturel. On se fait confiance mutuellement. Je le laisse tenter des coups qu’il n’oserait peut-être pas avec d’autres partenaires. On se régale ensemble et j’espère que ça continuera longtemps.
Selon vous, quelles qualités faut-il posséder pour réussir à La Marseillaise ?
M.B. : Pour moi, il faut savoir tout faire. Être capable de tirer au fer, de tirer à la rafle, de jouer à demi-boule, debout, de faire une refonte, de pointer assis… Il faut aussi savoir faire rouler les boules avec les pieds plutôt que de les lancer. Surtout, il ne faut pas se priver de tenter ces coups-là, parce que c’est tout le charme de La Marseillaise et de ses terrains.
Le Mondial s’internationalise de plus en plus. ça hausse le niveau selon vous ?
M.B. : Je suis vraiment heureuse de voir autant de nations représentées. C’est génial de pouvoir affronter des Allemandes, des Thaïlandaises, des Cambodgiennes, des Belges… Cette diversité est très enrichissante. Et puis le niveau est de base déjà très relevé : il y a des joueuses de l’équipe de France, de très belles équipes de Marseille et des environs. C’est un grand concours, et forcément, un concours qu’on rêve toutes de gagner.
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Douze célébrités débarquent au Mondial
Une grande nouveauté. Pour sa 65e édition, le Mondial La Marseillaise lance son tournoi des célébrités. Douze stars seront sur le carré d’honneur du parc Borély ce samedi soir à 20h30. Parmi eux, le nageur et champion olympique Florent Manaudou, l’acteur et humoriste marseillais Patrick Bosso, les influenceurs Bengous et Paga ou encore le rappeur d’IAM, Freeman.
Quatre triplettes seront opposées dans une compétition plus que jamais immersive. Les joueurs seront équipés de micros et pourront réagir en direct avec le public. Ils seront également épaulés par des champions de pétanque : Tanguy Penin, David Le Dantec, Axelle Bernard et Aimé Courtois.
« Cela apporte une belle visibilité, c’est une belle vitrine », se réjouit Tanguy Penin, nommé sélectionneur de la Roumanie en janvier dernier. « C’est un sport disponible pour tous. Il y a beaucoup de Marseillais, des gars qui savent jouer aux boules, donc le niveau sera présent. On peut s’attendre à de jolis coups. »
« On ne verrait pas ça dans d’autres sports »L’influenceur et freestyler aveyronnais, aux 950 millions de vidéos vues sur ses réseaux (480 000 abonnés), anticipe une pression du côté des joueurs. Il tentera de les rassurer quand ils en auront besoin : « On ne va pas leur apprendre des coups mais plutôt des stratégies de jeu, savoir quand pointer, quand tirer. Et surtout de la confiance quand il y aura de la tension. »
La pression, Axelle Bernard la connaît bien. Vainqueure du Grand Prix féminin Paprec en 2020, elle saura insuffler son esprit de compétition. « Je vais les aider sur cet aspect-là. Nous avons de sacrées personnalités, il y aura de la hargne. Je m’attends à ce qu’ils se mettent un peu à plat ventre pour gagner les parties », assure la joueuse tricolore. « Pratiquer la pétanque avec beaucoup de public, c’est une certaine pression. Il faut qu’ils arrivent à faire le vide. Ça va être drôle et très sérieux à la fois. Je suis persuadée que ça va plaire aux gens. »
Il faudra du sérieux pour espérer remporter ce tournoi, surtout avec un sportif de haut niveau dans le casting. « Ils sont adroits et ont cette gagne en eux », estime David Le Dantec, double champion du monde en triplette et ancien sélectionneur de l’équipe de France. « À travers le rire, notre rôle sera de les guider, prendre du plaisir, ne pas les brider et obtenir des résultats. On ne va pas les coacher comme des joueurs professionnels. »
Avec une tactique claire : refaire jouer tout de suite l’adversaire. « Faire tomber les boules de ses concurrents le plus tôt possible », conseille Le Dantec. Dans un esprit propre au Mondial et à la pétanque : « Proposer un moment de convivialité de la sorte, on ne verrait pas ça dans d’autres sports. » L’entrée sera gratuite pour tous. La compétition sera également commentée sur les antennes numériques de France Télévisions par Guillaume Claret et le tennisman professionnel Benoît Paire. Le Mondial La Marseillaise débutera dimanche à 9h.
![[En direct] Un mardi au Mondial la Marseillaise à pétanque](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/0510a6d90d4ff98bde9ea8e02b60c5e2.jpg)