Tag: Pétanque

  • Encore un cru exceptionnel

    Encore un cru exceptionnel

    Pendant une semaine, ils s’en donnent à cœur joie avec comme point d’orgue le National à la pétanque (mercredi et jeudi) et celui disputé au Jeu provençal (samedi et dimanche). Laragne appelé le « temple des boules » a connu ses heures de gloire il y a quelques décennies avec ses sautées, ses parties d’intérêt, aujourd’hui révolues. Mais l’engouement demeure et la 71e édition du National à pétanque (plus vieux concours de France) a connu son traditionnel succès et un épilogue marqué du sceau de la jeunesse. Cano, Dubois, Vigne ont supplanté tout le monde en battant sur le fil les Marseillais Albaladejo, Di Mase, Magnani après un duel plein de suspense. Bravo à cette équipe qui a su renverser les tenants du titre Tur, Bonetto, Herleman en 8e de finale après avoir été menés 7 à 12. Puis a dominé l’autre équipe favorite en demi-finale Hatchadourian, « Chato » Cano, Tierno.

    À noter l’excellent parcours des longuistes Martin Torres associé à Quilibrano, Servel et Juan Lopez avec Matraglia et Djafari. Ils se sont affrontés en quart de finale avec la victoire du premier nommé.

    Juan Lopez on va le retrouver du côté des vainqueurs cette fois dans le National au Jeu provençal qui a attiré 245 triplettes.

    Le double champion de France doublette (2024-2025) signe un nouveau doublé avec ses équipiers Enzo Paolucci et Itab Zemrani. Le Varois marche sur l’eau et n’est jamais rassasié. Il bouscule la hiérarchie et devient l’homme fort du Jeu provençal.

    Les trois hommes ont dominé en finale l’inusable Thierry Terreno, Gérald Guglielmi et Manu Kerfah. Ils rejoignent Carbuccia, Vivancos, Binder (1971-72) et Benoît-Gonin, Ligero, J. Griserie (1988-89) auteurs également d’un doublé consécutif.

    Le rideau est tombé sur le Critérium de Laragne avec un bilan encore positif. Plus de 2 000 joueurs ont participé à cet événement. Le mérite en revient au président et son équipe de bénévoles.

  • Les grands champions de Bormes-les-Mimosas vont s’engager avec Fréjus

    Les grands champions de Bormes-les-Mimosas vont s’engager avec Fréjus

    En parvenant à attirer des stars de la pétanque comme Jean-Michel Puccinelli, Frédéric Bauer, Thierry Grandet ou encore Alessio Cocciolo, l’Amicale Bouliste Bormes (ABB) avait fait son entrée dans la cour des grands. Mais ce projet ambitieux n’aura duré qu’une saison, suite au départ de Cyrille Belhomme, l’homme qui était « en charge de l’équipe élite », pour devenir le co-président du Fréjus International Pétanque (FIP). « On n’était plus sur la même longueur d’onde. Il voulait aller plus vite que nous. Chacun voit midi à sa porte. On était en désaccord sur certains points », souligne Jean-Max Olivier, président du club borméen, conscient que l’existence de cette « Team Élite » a permis de faire exister l’ABB « au niveau du Var, de la région et même des championnats de France ». « ça a fait du bien au club pour la notoriété, mais nous restons avant tout un club familial », martèle le dirigeant.

    En s’installant au sein de la direction fréjussienne, Cyrille Belhomme a convaincu ses protégés de le suivre dans sa nouvelle aventure. Ils vont ainsi rejoindre un contingent déjà bien fourni où Dylan Rocher, Stéphane Robineau et Adrien Delahaye, pour ne citer qu’eux, font les beaux jours du FIP. Le champion du monde italien Alessio Cocciolo, déjà licencié à Fréjus en 2023, nous a assuré qu’il n’y ferait pas son retour et qu’il est dans l’attente d’une « belle proposition ».

  • Les communistes provençaux investissent la fête

    Les communistes provençaux investissent la fête

    Les militants communistes des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse sont déjà nombreux sur le lieu de la Fête de l’humanité pour participer au montage. Une année particulière pour la fédération des Bouches-du-Rhône puisque c’est au sein du stand national du parti communiste qu’elle prend sa place pour la fête. « C’est la première fois que l’on est sur le stand national, explique Naïma Senanedj, responsable fédérale Bouches-du-Rhône du parti communiste. On va pouvoir apporter notre peps et notre dynamisme, parce que nous sommes une fédération très multigénérationnelle », insiste-t-elle.

    Au programme du stand, des activités « populaires, festives et politiques », détaille la responsable fédérale des Bouches-du-Rhône. « Il y aura beaucoup de débats, notamment avec les cheminots Paca », explique Naïma Senanedj. Le côté festif ne sera pas laissé-pour-compte avec un karaoké géant le samedi soir. Les Bucco-Rhodaniens ne sont pas les seuls à faire vivre leur fédération à travers un stand. Sur 300m2, le Vaucluse aussi fait vivre sa fédération dans la capitale. Les militants varois ne tiendront pas de stand mais seront toutefois présents en Île-de-France pour participer aux festivités.

    La Fête de l’humanité est pour ces militants un moment fort de rencontres et d’échanges. « Cette fête a une place importante dans la vie sociale du pays, surtout cette année entre deux grands mouvements sociaux, le 10 et le 18 septembre », insiste Julien de Benito, secrétaire fédéral du Vaucluse du parti communiste. Un moment fédérateur qui commence 10 jours avant l’ouverture au grand public. « Il y a une première fête, celles des bâtisseurs, explique le cuisinier de profession. Comme nous, les militants arrivent plus tôt. C’est pourquoi notre stand est ouvert dès ce lundi, ça permet aux militants de se rencontrer. »

    Une tradition

    Une fête devenue une tradition pour certains d’entre eux : « depuis 1986, la fédération du Vaucluse monte un stand, c’est un peu une institution, un moment intangible. C’est toujours une fierté d’arriver à monter un restaurant de toutes pièces », explique Julien de Benito.

    Car ces stands sont aussi l’occasion pour les Provençaux de faire découvrir leurs spécialités culinaires et culturelles. Les festivaliers pourront donc goûter le risotto d’épeautre du Vaucluse, les panisses de Marseille ou le pastis du Sud dans les différents stands. Ils pourront également s’initier à la pétanque et découvrir le journal de La Marseillaise au sein du stand des Bouches-du-Rhône. « On peut faire le tour de la France avec les stands des fédérations », sourit Julien de Benito.

  • La boule souple de Jean-Pierre Albertini en a fait du chemin

    La boule souple de Jean-Pierre Albertini en a fait du chemin

    Il n’y a pas forcément besoin d’un terrain à l’extérieur avec du sable pour disputer une belle partie de pétanque. Jean-Pierre Albertini, un Marseillais de 76 ans passionné par le passe-temps emblématique de la Provence, a imaginé et inventé, il y a une vingtaine d’années, des boules de pétanques « souples » afin de pratiquer la pétanque en intérieur.

    « Un jour, un ami de Paris, qui a été champion de France, m’appelle et me dit : “Jean-Pierre, est-ce que tu pourrais inventer des boules de pétanque pour jouer à l’intérieur ?”. J’y ai réfléchi et j’ai d’un coup eu une idée. Quand on était à l’éducation physique au lycée, on s’envoyait des médecine ball. Et là, je me suis dit qu’il faut réduire tout le truc pour en sortir une boule », raconte celui qui a fini par déposer un brevet, en 2013,pour une boule recouverte de PVC souple qui résiste même à des terrains en extérieur.

    Succès en développement

    « Il fallait trouver le moyen de durcir la boule, tout en la gardant souple », poursuit-il, en décidant de partir sur la fabrication d’un modèle unique : 72 millimètres de diamètre et 680 grammes. Ce qui correspond à la moyenne choisie par les joueurs de pétanque. « Il y a quelques décennies, les passionnés choisissaient des boules plus grosses et lourdes parce que l’appoint était au centre du jeu, mais j’ai remarqué qu’aujourd’hui, les champions préfèrent jouer avec des boules plus petites et légères, du fait que le tir ait pris une place prépondérante », note Jean-Pierre Albertini en citant l’exemple de Mayron Baudino, vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque en 2023, qui évolue avec des boules de 71 millimètres de diamètre et 680 grammes. D’ailleurs, le créateur des « boules souples » a présenté son produit à des boulistes renommés, comme Philippe Suchaud pour inciter les passionnés de pétanque à s’y intéresser. « Encore aujourd’hui, certaines personnes n’arrivent pas à s’imaginer que l’on peut jouer à la pétanque chez soi », s’amuse le Marseillais, originaire du quartier Saint-Pierre (5e arr), qui a commencé à commercialiser ses boules il y a six ans. « On a eu une hausse des ventes pendant le Covid, parce que les gens ne pouvaient pas sortir », ajoute-t-il en vendant plus de 1 200 coffrets par an, pour le tarif unitaire de 89 euros. Soit plus de 50 % moins cher qu’une seule triplette de boules de pétanque traditionnelles. Un prix attractif qui attire désormais des convoitises internationales, puisqu’il a vendu deux coffrets au Canada durant le mois d’août.

  • Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Déjà réputé dans le circuit national lors de sa première édition l’année passée, en raison de son intégration parmi les Top 1000, le 100% féminin de Provence monte en gamme pour son deuxième anniversaire. Anna Maillard, championne du monde et tenante en titre de l’épreuve marseillaise orchestré par Gérard Poncié, tentera le doublé sans Anaïs Lapoutge et Emilie Vignières. La conseillère technique nationale, que l’on a vu accompagner les trois triplettes issues de l’équipe de France féminine espoirs lors du dernier Grand prix Paprec, sera cette fois-ci associée à Cindy Peyrot et Florence Schopp, qui se sont affrontées en finale de l’épreuve féminine du dernier Mondial La Marseillaise à pétanque. Une triplette qui fait largement office de grande favorite, surtout quand on sait que Maillard et Peyrot ont été sacrées championnes de France doublette en Charente cet été.

    Une concurrence locale

    Mais elles ne seront pas les seules à viser la victoire finale sur les bords de la Méditerranée. Des joueuses confirmées comme les Marseillaises Sabine Fara (avec Séverine Roche et Stéphanie Julien), Axelle Bernard (avec Claire Gaudillère et Dolores Vercellotti), Lydie Lavaly (avec Manon Mahé et Lysiane Bernard) ou la Monégasque Laura Vierjon (avec Christelle Silve et Camille Podaire) ont le potentiel pour renverser l’ordre établi.

  • Sabine Fara dans le dernier carré du championnat de France

    Sabine Fara dans le dernier carré du championnat de France

    Elle a tout simplement été époustouflante à l’appoint sur les mythiques terrains de Millau. Sabine Fara, licenciée au Cercle bouliste de Saint-Barnabé et vainqueure du Grand Prix féminin au Mondial La Marseillaise à pétanque en 2023, a obtenu son ticket pour le dernier carré du championnat de France tête-à-tête.

    « C’est fantastique », a-t-elle réagi au micro de la Fédération après sa victoire en quart-de-finale face à la représentante du Cantal, Charline Fillon (13-11). Soutenu par son mari Patrick, qui n’est d’autre que le président du comité départemental 13, Sabine Fara avait longtemps mené dans cette partie, avant d’être rattrapée au score.

    « On essaie de ne pas y penser, on se dit que la mène d’après sera pour nous. Mais c’est compliqué et on essaie de ne rien lâcher. C’était d’autant plus difficile quand, à un moment donné, elle (Charline Fillon) a pris le but, elle l’a perdu et j’ai quasiment gagné sur cette mène. On se dit que la victoire nous échappe et faut trouver les ressources pour aller de l’avant », a-t-elle poursuivi.

    Après avoir enchaîné six parties ce samedi, Sabine Fara va pouvoir se reposer et se préparer pour sa demi-finale qui aura lieu dimanche. Elle fera face à Sandrine Poinsot, lauréate du dernier Grand prix féminin Paprec et membre de l’équipe de France, avec l’espoir de se qualifier pour la finale et peut-être devenir la première Bucco-rhodanienne championne de France tête-à-tête.

  • [Expo] De la rue au musée : quand la pétanque est mise à l’honneur

    [Expo] De la rue au musée : quand la pétanque est mise à l’honneur

    La pétanque, c’est quelque chose qui nous rassemble », déclare le maire, Benoît Payan, au moment de découvrir l’exposition « Pétanque ! », ce mercredi, au Musée d’Histoire de Marseille. « on y joue à tous les âges et dans tous les milieux sociaux », ajoute l’élu, lors de la visite organisée par la municipalité. Une soirée populaire et conviviale. De nombreuses personnes étaient présentes pour rendre hommage à ce sport marseillais par excellence. Parmi elles, Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, ou Patrick Fara, président du Comité 13 de la Fédération française de pétanque.

    Plongée dans l’histoire

    Le photographe Hans Silvester, aussi présent, s’est dit « fier » que le musée mette à l’honneur ses photos, qui constituent le cœur de l’exposition. Deux des joueuses immortalisées par Hans Silvester, dans les années 1970, se sont déplacées pour l’occasion. L’exposition revient sur les traces historiques de la pétanque à Marseille, dans ses manifestations officielles comme le Mondial, mais également à travers des objets plus communs.

    Jusqu’au 18 janvier,

    du mardi au dimanche. Gratuit.

  • Les 10 équipes à suivre pour ce Mondial

    Les 10 équipes à suivre pour ce Mondial

    Ligan Doerr, Pierre Maurel, Kévin Prudhomme

    Voilà une équipe solide, équilibrée. Doerr est entré dans l’histoire en s’imposant à Borély en 2021. Il vient d’enrichir son palmarès avec un titre européen doublette. Maurel et Prud’homme tournent autour du pot depuis quelques années. Leur association peut s’avérer concluante.

    Dylan Rocher, Mendy Rocher, Philippe Ziegler

    Le meilleur tireur du Monde est toujours parmi les favoris. Sans ses partenaires de l’année passée (Rizzi, Robineau), Rocher reste Rocher. Son frangin Mendy est loin d’être un faire-valoir et Philippe Ziegler est connu pour sa solidité. Une triplette qui devrait attirer les curieux.

    Patrick Messonnier, Kévin Philipson, Yohan Cousin

    Double vainqueur, Patrick Messonnier a le don de trouver des perles rares. Il amène dans ses valises le talentueux Kévin Philipson et surtout le jeune Yohan Cousin (trois fois demi-finaliste au France). Il incarne la pétanque au présent et au futur. Très fort tireur à redécouvrir absolument.

    Jean-Michel Puccinelli, Benji Renaud, Ludovic Montoro

    On ne les présente plus. L’inconnue porte sur leur état de forme. Pour Jean-Michel Puccinelli et Ludovic Montoro tout roule. Pour Benji Renaud, fer de lance de ce trio lors du doublé 2020-2021, c’est son manque de compétitions qui sèmele doute. Sera-t-il le Benji éblouissant que l’on connaît ? Son adresse naturelle reste un atout.

    Jean-Claude Jouffre, Philippe Quintais, Philippe Suchaud

    Les deux Philippe peuvent encore marquer l’Histoire de La Marseillaise. Leur association avec Jean-Claude Jouffre avait bien fonctionné l’année dernière avec une défaite en quart de finale après une magnifique partie face à Duchein. Ils peuvent encore flirter avec la victoire.

    Jean-Michel Puccinelli, Benji Renaud, Ludovic Montoro

    On ne les présente plus. L’inconnue porte sur leur état de forme. Pour Jean-Michel Puccinelli et Ludovic Montoro tout roule. Pour Benji Renaud, fer de lance de ce trio lors du doublé 2020-2021, c’est son manque de compétitions qui sème le doute. Sera-t-il le Benji éblouissant que l’on connaît ? Son adresse naturelle reste un atout.

    Marco Foyot, Didier Chagneau, Sissou Cantarell

    Il court, il court le Marco après sa 7e étoile depuis 2002. Il commence à s’essouffler. Les années passent et c’est de plus en plus difficile de gagner La Marseillaise. Comme l’an dernier, il pourra compter sur Didier Chagneau et Sissou Cantarel pour atteindre son objectif.

    Mayron Baudino, Stéphane Robineau, Michel Loy

    C’est du très lourd. Le tenant du titre Mayron Baudino pourra compter sur une icône de la pétanque, Stéphane Robineau (5 fois vainqueur) et le triple champion du monde Michel Loy. Est-ce que la mayonnaise va prendre entre ces trois-là ? Surtout que Loy n’est pas un grand fan de l’asphalte roulante de Borély…

    Moise Helfrick, Jean Feltain, Armand Sanvers

    Auteurs d’un parcours fantastique l’an dernier, les finalistes de la 62e édition reviennent sur la terre de leur exploit. En grande forme (vainqueur du GPde Firminy contre Rocher le 16 juin), Feltain et Helfrick devraient retrouver le haut de l’affiche si Armand Sanvers suit.

    David Riviera, Jordan Scholl, Michel Hatchadourian

    Tout est possible avec cette triplette. Le fantasque Michel Hatchadourian, aux côtés du tenant en titre David Riviera, que beaucoup de monde a tendance à décrier (à tort !), et le champion du monde Juniors Jordan Scholl seront à surveiller de très près.

    Henri Lacroix, Marcel Laborde, Laurent Matraglia

    Fraîchement champion d’Europe doublette, Henri Lacroix se lance dans cette Marseillaise avec une triplette inédite. Suite au forfait de Simon Cortes, il fera équipe cette année avec son partenaire de club de La Crau, Laurent Matraglia et l’emblématique Marcel Labor