Tag: Pétanque

  • Super challenge 10e Nation de La Crau : Jean, Josuan, Terreno au bout du suspense

    Super challenge 10e Nation de La Crau : Jean, Josuan, Terreno au bout du suspense

    Il tient enfin son premier grand concours. Cyril Josuan n’avait jamais pu s’imposer dans une épreuve de cet acabit. C’est chose faite depuis lundi soir. Assez tardivement il s’est sorti avec ses partenaires du piège tendu par les champions de France Cédric Soma et Juan Lopez associé à Adel. Djafari après une finale à vous couper le souffle. Le joueur de la Boule commerciale de Saint-Martin-de-Crau a été décisif. Notamment à l’ultime mène où un devant de boule royal condamne ses adversaires.

    Cette victoire est également le travail d’un collectif, d’un mental à toute épreuve avec un Thierry Terreno égal à lui-même qui excelle dans les moments clés. Menés 2 à 8, les trois hommes n’ont jamais lâché face à un adversaire redoutable.

    Des adversaires qui se sont un peu sabordés alors que le score était de 12 à 9 en leur faveur avec l’avantage de boules. Un point médiocre de Jean permet à Djafari d’enchaîner avec un Boule qui tête le bouchon. Terreno tape à sa seconde. Djafari rentre dans la Boule de Jean, Soma imite son partenaire puis est long. Lopez est long puis le gagne. Jouant tape à sa première, Jean ajoute, Josuan aussi. Voilà comme une partie devient irrespirable. 12 à 12. La suite on la connaît avec la victoire de la triplette Jérémy Jean, Thierry Terreno et Cyril Josuan. Au-delà du résultat, il faut retenir le magnifique spectacle fourni par les six acteurs. Un vrai bonheur.

    Il faut également souligner l’organisation de la Boule Fleurie Crauroise avec son président Anthony Coronado et son équipe.

    La cité varoise est devenue un des bastions du jeu provençal avec des terrains de rêve. Un lieu magique dans la ville.

    Les aficionados ne s’y trompent pas. 170 triplettes étaient encore présentes. C’est un plébiscite pour le club et le Jeu Provençal qui a bien besoin de redorer son blason avec de tels événements réussis. Même si la Boule Crauroise est également une force vive de la pétanque avec tous ses champions, Henri Lacroix en tête. Rappelons qu’elle est devenue cet été un des premiers clubs avec le Label « club Mondial » lancé par le Mondial la Marseillaise. Un réseau de clubs destiné à faire rayonner le plus grand concours du monde.

    Résultats

    Quart de finale

    Terreno bat Olivier Atzeni, Loïc Ceyte,

    Theo Antigo (Salon les Canourgues)

    Gosselin bat Laurent Matraglia. Julien Aguero, Albert Didonna

    Djafari bat Mathieu Era, Thierry Basso, Olivier Bernard

    Joseph Dubois bat Nicolas Sauvat, Sébastien Hirselj, David Gaubert

    Demi-finale

    Djafari bat Joseph Dubois, Rudy Lafleur Anthony Bagarre.

    Terreno bat Claude Gosselin, Martin Torres, Marvin Romero

    Finale

    Thierry Terreno, Jérémy Jean, Cyril Josuan bat Adel Djafari, Cédric Soma, Juan Lopez 13 à 12.

  • Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    Finaliste du champion de France tête à tête : Sébastien Batista, la force tranquille

    On le savait talentueux, appliqué, solide, mais le week-end dernier, dans le cadre du championnat de France à Bergerac, Sébastien Batista a étonné tout le monde en produisant une prestation XXL pour échouer à quelques longueurs du titre national.

    Il a démontré à la France entière qu’il avait atteint un niveau exceptionnel aussi bien par son talent mais également de par son mental à l’image de cette demi-finale arrachée dans la douleur à Yohan Cousin, l’homme en forme du moment.

    Il nous avait confié lors de son titre départemental acquis en avril qu’il adorait le tête à tête : « C’est une épreuve où l’on est seul avec soi-même, où la stratégie de jeu doit être pointue ».

    Son parcours est dans la lignée de tous ces jeunes formés par Yves Fouque pourvoyeur de pépites, à la Floride et à la Batarelle. Le petit Batista brillait de mille feux. Quatre titres de ligue, sept départementaux dans les catégories jeunes.

    Perdu en 8e au Mondial La Marseillaise

    « J’ai commencé assez tard la pétanque [14 ans, Ndlr]. Mes années d’adolescence ont été riches puis j’ai arrêté pour des raisons familiales. J’ai des responsabilités et la cellule familiale est prioritaire. Il y a quatre j’ai repris la compétition avec une envie décuplée. »

    Aujourd’hui Sébastien Batista est dans une période faste. On le sent bien dans sa peau, calme. Dans ces conditions, il peut exprimer pleinement son talent. Il a accompli un excellent Mondial la Marseillaise avec ses partenaires Stéphane Pagni et Philippe Roux, stoppés en 8e de finale par les futurs vainqueurs et un certain Cousin.

    Pendant deux jours, il a confirmé son énorme potentiel donnant la réplique aux meilleurs joueurs de France voire du Monde avec un aplomb et un sang froid incroyable.

    En Finale contre le champion du monde Christophe Sarrio la barre était-elle trop haute ? Pas obligatoirement, c’est tout simplement Christophe Sarrio qui a été exceptionnel. D’ailleurs en pleine partie Sébastien Batista a lâché. « Je joue bien mais lui, il joue super bien. »

    Dès la première mène, Sébastien Batista a planté un carreau sec à dix mètres montrant qu’il avait laissé les complexes à la maison. La suite fut à l’image de ses prestations précédentes avec une boule manquée au tir et trois à l’appoint. Presque parfait. Mais en face, on avait mis le turbo notamment au tir. Sarrio a été à la hauteur de sa réputation et surtout, il est enfin récompensé après quatre finales perdues lors de championnats de France précédents. Chapeau !

    À noter également l’honorable performance de l’autre Bucco- Rhodanien, Jean Antoine Cano battu par l’alpin Thierry Lacroix au stade des 16e de finale.

    Résultats

    Quart de finale

    Sébastien Batista (13) bat Raphaël Rebecchi (42) 13 à 5

    Yohan Cousin (76) bat Adrien Delahaye (06) 13 à 11

    Ludovic Montoro (Paca 06) bat Jérémy Guiquero (44) 13 à 5

    Christophe Sarrio ( Auvergne Rhône Alpes 69) bat Dawson Miclo (77) 13 à 11

    Demi-finale

    Batista bat Cousin 13 à 12

    Sarrio bat Montoro 13 à 3

    Finale

    Sarrio bat Batista 13 à 8

    Championnat de France doublette femme : Bandiera- Peyre binôme gagnant

    Toujours à Bergerac le championnat doublette féminin a délivré un verdict implacable avec pratiquement les quatre grandes favorites présentes dans le dernier carré. Après avoir battu les tenantes du titre Anna Maillard et Cindy Peyrot en demi-finale au bout d’un suspense à toute épreuve, Audrey Bandiera et Nelly Peyre ont dominé Nadège Baussian-Protat et Mouna Beji en finale.

    À noter l’excellente performance des représentantes des Bouches du Rhône, Manon Sauzer et Manon Mahé. Elles ont baissé pavillon au stade des quarts de finale face à Charlotte Darodes.

    RÉSULTATS

    Quarts de finale

    Charlotte Darodes / Torea Tairio (Gironde 33) bat Manon Sauzer / Manon Mahe (PACA 13) — 13 à 6 Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji(Rhône 69) bat Debbie Hemery / Nadège Biau(Occitanie 31) 13 à 6 Anna Maillard / Cindy Peyrot (PACA 83) bat Delphine Meschiatti / Stéphanie Jullien(PACA 83) — 13 à 4 Audrey Bandiera/ Nelly Peyre (Var 83) bat Anne Gelis / Laure Legrelle-Vedrines (Occitanie 12) — 13 à 7

    Demi-finales

    Audrey Bandiera / Nelly Peyre bat Anna Maillard/ Cindy Peyrot 13 à 12

    Nadège Baussian-Protat / Mouna Beji Bat Charlotte Darodes/ Torea Tairio 13 à 7

    Finale

    Audrey Bandiera/ Nelly Peyre bat Nadège Baussian-Protat/Beji Mouna 13 à 8

  • [C’est l’été] Partage, jeux et convivialité à Marseille

    [C’est l’été] Partage, jeux et convivialité à Marseille

    Ce mercredi à partir de 17h et jusqu’à 21h, petits et grands sont attendus au parc ludico-sportif de La Solidarité dans le 15e arrondissement de la ville pour une soirée placée sous le signe de la convivialité entre les différentes générations présentes.

    Un esprit guinguette

    ouvert à tous

    « Jeux et danse en partage » est un événement gratuit ouvert à tous les publics et organisé par la Ville dans le cadre de sa programmation estivale. Et ce, en partenariat avec les centres sociaux la Savine, Kalliste, Bourrely, la Solidarité et la Martine.

    Au programme, des jeux divers, des tournois de pétanque ou encore des découvertes et initiations sportives vous y attendent. Le tout dans un esprit guinguette qui aura de quoi ravir les minots et les adultes.

    Mais au-delà des activités proposées, c’est avant tout un moment de partage intergénérationnel qui est offert aux Marseillais

    Rue Elie Kakou – Résidence La Solidarité

  • Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    Un fauteuil pour deux au Souvenir Maurice-Tailleu

    C’est une tradition longue de presque deux décennies. Tous les ans, en cette période riche en concours, on honore Maurice Tailleu qui fut durant 18 ans maire de Revest-du-Bion. Sous la houlette de son fils Michel, aujourd’hui ancré sur Les Pennes-Mirabeau, l’épreuve disputée au Jeu provençal en doublette a encore connu un vif succès.

    48 doublettes étaient présentes dont 14 venues de la Boule Plate au plan des Pennes.

    Un échange amical qui perdure avec la Boule du Revest. Après un petit-déjeuner à l’accent corse offert, les 92 protagonistes pouvaient en découdre sous une chaleur accablante.

    Le parcours long, entrecoupé d’un magnifique buffet campagnard, n’a jamais pu délivrer son verdict compte tenu de l’heure tardive de la fin des demi-finales (2h du matin) de toute beauté avec un spectacle de qualité.

    Les deux équipes finalistes étaient composées de Étienne Gazagnes-Jeremy Vargas (Montbrun-les-Bains) et Alexandre Dauberte- Jacques Kévin (NH) (photo) Tom, arrière- petit-fils de Maurice, pose pour la photo souvenir.

    Il faut remercier les anciens de Revest-du-Bion qui se sont mobilisés pour faire de cette journée une grande fête du Jeu provençal. Jean Leonetti, président de la Boule Plate. Michel Tailleu, vice-président et tous les joueurs qui ont joué le jeu dans une ambiance festive qui a aujourd’hui hélas tendance à disparaître.

  • Promenade niçoise de qualité pour le championnat de France triplette mixte

    Promenade niçoise de qualité pour le championnat de France triplette mixte

    C’était un de ces jours de gloire à Nice, lieu de ce championnat de France.

    Dylan Rocher a été le héros de ce championnat en obtenant une victoire qui lui permet d’être le premier joueur à gagner les cinq titres majeurs (tête à tête, doublette, doublette mixte, triplette mixte, tête à tête). Au-delà de ce record il faut mettre en avant la prestation haut de gamme du champion. Notamment lors d’une finale de toute beauté face à un autre monstre sacré, Michel Loy, associé au nouveau cannibale Yohan Cousin (il vient d’aligner Marseillaise et Valréas) et la jeune Clarys Dumesnil.

    Une finale où Cathy Jeanroy a joué un rôle prépondérant (pendant tout le championnat) et un Diego Rizzi parfait pendant de Rocher.

    À 9 à 5, Dylan Rocher a sorti un carreau de derrière des fagots à 12 mètres, permettant aux siens de creuser l’écart et de conclure un peu plus tard. C’est le fait marquant de cette magnifique finale où Dylan Rocher, gagné par l’émotion, tombe dans les bras de son adversaire Michel Loy après la victoire. Quelle belle image !

    Émotion quand tu nous tiens

    Bien en amont, l’autre icône de la pétanque Philippe Suchaud a eu aussi sa séquence émotion. Nous l’avions rencontré lors du Mondial La Marseillaise et avions parlé de sa qualification au France avec sa fille Axelle et Lahatra Randriamanantany. « Elle ne joue pratiquement pas, on va essayer de faire de notre mieux », confiait le champion du monde.

    Dans un coin secret de sa tête il devait rêver de plus. Eh bien le coup passa si près. Après la qualification en demi-finale lui aussi a été gagné par l’émotion, cette joie intense. Cette fierté d’emmener sa progéniture dans le dernier carré. Hélas pour lui, la demi-finale s’est peut-être jouée à deux tirs manqués, c’est tellement rare de sa part, alors que la victoire pouvait être proche. Le destin en a voulu autrement mais cette image restera gravée.

    Roger Gatti

    Résultats

    Finale

    Rocher bat Loy. 13 à 5

    Demi-finale

    Clarys Dumesnil, Michel Loy, Yohan Cousin bat Axelle Suchaud, Philippe Suchaud, Lahatra Randriamanantany. 13 à 10

    Catherine Jeanroy, Dylan Rocher, Diego Rizzi bat Caroline Bauduin, Thierry Fouillard, Kévin Delahaye 13 à 0

    Quart de finale

    Dumesnil bat Sonia Goutte, Paul Villette, Julien Renault (50).13 à 8

    Bauduin bat Marine Bonetto, Mickaël Bonetto, Christophe Sarrio (69) 13 à Suchaud bat Alexandra Bornes, Sébastien Da Cunha, Lucas Foulhac (46). 13 à 7

    Jeanroy bat Maeva Tairelil, Jason Chareyre, Kévin Claudi (38). 13 à 6.

  • [National de Valréas] De Laur en barre

    [National de Valréas] De Laur en barre

    Avec 460 triplettes, un cadre magnifique, un plateau exceptionnel, le National de Valréas n’en finit pas de grandir.

    Cette édition 2026 a été grandiose comme les lauréats Sébastien Rousseau et Patrick Laur. Ils ont réussi le tour de force d’enchaîner une finale de la Marseillaise et une victoire dans le Vaucluse. Un exploit d’autant plus retentissant qu’il a été réalisé face à des adversaires de grande qualité. En quart de finale, Yves Rakotoarisoa a subi le même sort qu’en demi-finale du Mondial la Marseillaise. Associé à Richard Feltain et Enryck Serge Begnis, le Malgache n’a jamais pu lutter à armes égales. Puis viennent Henri Lacroix, François N’Diaye et Jean Pierre Garibian sur le chemin de Rousseau. Tombeurs de Herbert Choppick, Dylan Rocher. Diego Rizzi en quart de finale, Lacroix et ses partenaires ont baissé pavillon après une partie à suspense et un carreau de Laur.

    Maître Capeleaud

    À 9 à 12 le Parisien à l’opportunité de gagner mais il faut faire carreau. Il réussit sa tentative. Un exploit qui valide le billet pour la finale.

    Dans l’euphorie et la forme du moment Patrick Laur, Sébastien Rousseau et Jilly Capeleaud dominent Theo Vaurs. Frédéric Bauer et Lahatra Randriamanantany après une finale d’excellente facture. Théo Vaurs et ses équipiers n’ont pas tenu la distance (6 à 12).

    Au-delà de la victoire on a pu constater la forme étincelante de Rousseau. La petite revanche de Laur, parfois décrié pour sa prestation lors de la finale de la Marseillaise, a mis les pendules à l’heure. Il faut dire qu’avec quatre jours sous la canicule avec 11 parties disputées, on peut être « absent » dans une finale de la Marseillaise.

    Enfin quel régal de voir tirer Jimmy Capeleaud. Un bras d’acier avec une régularité de métronome.

    Moins connu que ses pairs sur le circuit, le champion de Gironde est un véritable phénomène au tir. On n’a pas fini de parler de lui.

  • 150 joueuses dans les ronds

    150 joueuses dans les ronds

    Si ce n’est la chaleur qui a pénalisé les organismes, et on peut le comprendre, le concours s’est déroulé dans une ambiance vraiment conviviale.

    Dans la foulée du GP Féminin Paprec La Marseillaise, il y avait là de fortes personnalités de la pétanque féminine. Des équipes qui vont offrir de belles oppositions, des parties de haute intensité, avec de fortes doses de suspense. Lysiane Bernard, qui était sortie de route en quart de finale, la vice-présidente du comité des Bouches-du-Rhône Cécile Trujas va se retrouver en finale face à Amandine Blanche. Devant la forte chaleur et pour abréger leur souffrance elles vont s’offrir une pause fraîcheur qui sera déterminante pour clôturer cette belle épreuve.

    A.P.

  • Le Graal aux minimes de la Boule Batarelloise

    Le Graal aux minimes de la Boule Batarelloise

    La délégation bucco-rhodanienne emmenée par le président Patrick Fara, s’est mise en évidence, on peut le dire dans les trois catégories.

    Partons des plus grands avec ces juniors et les deux équipes reversées dans la Coupe de l’Avenir.

    Gianni Seignouret, Maco Fabio, Tylan Kapfer les champions de ligue d’une part et Joseph Torrens, Enzo Alazay, Dylan Rayne-Langlade les champions départementaux de l’autre.

    Les premiers vont s’incliner en finale face à la Franche-Comté 10 à 13.

    Les seconds seront battus en quart de finale par l’Occitanie 8-13.

    Les cadets de la Boule Aixoise, vice-champions

    Loni Szcztkowski, Mylan Terryn et Ezekiel Cortes déjà champions de Ligue, vont réaliser un parcours digne d’un rouleau compresseur. Dominant tour à tour les représentants de l’Aquitaine et de la Bretagne sur le même score de 13 à 2, infligeant une Fanny à ceux de la Bourgogne en quart, avant de poursuivre en écartant le Centre-Val de Loire
    13 à 5. C’est dans le dernier acte que la machine va connaître une défaillance. « Nous ne sommes pas bien entrés dans la partie, face à ces adversaires que nous connaissons bien, ça nous a été fatal. C’est la loi du sport » nous déclare Loni, tout auréolé avec ses partenaires d’un titre de vice-champions de France.

    Linares, Rigaud, Navaro : champions de France

    Tel un ouragan, les jeunes minimes de la Boule Batarelloise, ont tout emporté sur leur passage. Un trio qui nous a montré que l’on ne baissait jamais les bras. Souvenons-nous en finale du championnat de ligue : largement menés par leurs adversaires, ils vont retourner la situation et prendre le titre.

    Au France ce week-end les protégés d’Anthony Linares – qu’un point de règlement dénoncé un peu tardivement a obligé à prendre du recul et d’être suppléé par Cintia Cantiget, lors des deux dernières parties – Vincent Linares, Clément Rigaud et Jean Navarro vont s’imposer respectivement face à la Normandie (027) 13-0, Occitanie 13-7, Bourgogne
    13-12, La Nouvelle-Aquitaine 13-0. et enfin la Normandie (050) 13-7, après trois succès dans le Swiss.

    Ils réalisent un grand huit, qui les propulse vers le titre de champion de France.

  • Romain Barré : « La Marseillaise est une belle vitrine pour notre discipline »

    Romain Barré : « La Marseillaise est une belle vitrine pour notre discipline »

    La Marseillaise : C’est votre deuxième année en tant que délégué sur le Mondial de La Marseillaise. Votre regard sur ce concours a changé ?

    Romain Barré : Oui, mon regard sur la Marseillaise a changé. J’avais des a priori, pour ne pas le cacher, puisqu’étant du Nord, on a parfois des choses qui nous remontaient, qui n’étaient pas très sympa sur le concours. Je l’ai découvert l’an passé et j’ai trouvé des équipes de bénévoles très solidaires, un environnement familial, en fait, où on sent que les gens ont plaisir à se retrouver et à être là pour faire plaisir aux joueurs qui parcourent beaucoup de kilomètres pour venir. On retrouve la même chose chez les arbitres. Des liens se créent entre les uns et les autres et je trouve ça très sympa. En ce qui concerne le concours, on a eu de nouveau un plateau avec les meilleurs joueurs du monde, ce qui, il est vrai, n’a pas toujours été le cas. C’est vrai que j’ai complètement changé d’avis sur ce concours depuis que je fais les délégations.

    Comment vous le définiriez ?

    R.B. : Comme l’a dit le président Le Bot mercredi midi, la fédération est, évidemment, attachée aux valeurs de notre sport mais on tend aussi aujourd’hui à évoluer comme une vraie discipline sportive. Et en ce sens, La Marseillaise fait cette passerelle entre l’aspect convivial et familial qu’on trouve lors de la première journée, où tout un chacun peut participer à la fête, puisque c’est une fête pour beaucoup, et le sport de haut niveau que l’on retrouve lors des parties finales. Donc, on y trouve tous les ingrédients qu’on aime retrouver.

    Les parties dans les allées avec ces grosses galeries sont une spécificité de La Marseillaise. Quel est votre avis dessus ?

    R.B. : C’est vrai que là aussi, j’avais des a priori sur la foule qui se masse autour des joueurs. J’ai 49 ans et 43 ans de licence, j’ai connu ça jeune, ces parties qui se déroulaient au milieu du public. Parfois, on était obligé d’écarter les gens avant d’aller tirer. Mais ça a évolué et surtout ça, ça plaît aussi aux joueurs et aux spectateurs. Il y a cette ambiance, avec un peu de pression, parce qu’évidemment, ça crée une tension. Mais on coche beaucoup de cases de ce qu’aiment les vrais joueurs de pétanque et les amateurs, venir dans un concours populaire, s’amuser, passer du temps entre copains.

    Le stade d’honneur a aussi évolué avec un nouveau revêtement du terrain. Qu’en pensez-vous ?

    R.B. : Alors d’un côté technique, ce terrain est très intéressant, je l’ai dit à Maryan Barthelemy, le directeur du concours, parce qu’en fait, chaque poste est valorisé. On a parfois des terrains rapportés, qui sont très favorables au tir. Et je considère que lorsqu’un pointeur se demande s’il doit jouer deux mètres à gauche ou deux mètres à droite pour entamer une mène, c’est qu’il manque quelque chose dans ce jeu. Là, il faut vraiment faire un jeu équilibré. Il faut bien engager les mènes, c’est assez tactique. Et je trouve ça très, très intéressant. C’est vraiment une belle surface de jeu. Et en ce qui concerne l’environnement, je crois que c’est près de 3 000 personnes qui sont dans ce stade. Avec les loges, on a eu mardi la « night session » avec un éclairage qui valorise vraiment. L’écran géant, là encore, on est sur quelque chose qui s’approche de ce qu’on aimerait voir dans chaque concours.

    Cette année, la première partie s’est faite en deux sessions, quel est votre avis là-dessus ?

    R.B. : Vu la taille du concours, je pense que c’était indispensable de faire cette première partie en deux sessions. D’ailleurs, ça a été très apprécié. J’ai énormément sur le terrain de retours positifs, puisque ça a fluidifié. Ça a permis aussi aux gens de ne pas devoir attendre parfois 1h30, 2h leurs adversaires. Tous les joueurs que j’ai croisés, que ce soit des joueurs amateurs ou des joueurs de haut niveau, ont trouvé cette évolution très intéressante. On pourrait améliorer, mais je pense qu’on s’approche quand même de quelque chose qui est optimum. On a 4 832 équipes. Bien sûr, on pourrait créer un espace un peu plus sécure pour certaines parties. Quand je dis « sécure », c’est éviter qu’un spectateur prenne une boule dans une jambe. J’ai vu, je crois que c’est le lundi, une boule qui a rebondi sur un trottoir, qui aurait pu blesser quelqu’un. Ça fait partie des choses que l’on pourrait actionner. Mais vu la masse de spectateurs qui s’agglutinent autour des parties, c’est assez difficile à mettre en place dans un univers comme celui-là. Après, peut-être donner un peu d’aération sur les jeux. À partir des 16e, on a eu des parties qui se sont faites en enfilade sur une allée. Peut-être donner un petit peu plus d’espace pour que les gens soient un peu plus à l’aise. Ça, c’est un point d’amélioration.

    Comme sur le contrôle des licences à partir du dimanche soir…

    R.B. : Sur cet aspect licences, on a été un petit peu pris de court. Il faudra le repenser, l’anticiper peut-être, en faisant les vérifications en amont, pour pouvoir déjà vérifier les gens qui s’inscrivent avec leur numéro de licence. On va y travailler. On a un an pour se mettre en place pour 2027.

    Cette année on a dû intervenir dans les allées de Borély car des personnes streamaient des parties en direct ce qui est réservé à France TV, notre diffuseur officiel. Comment la Fédération se place sur ce sujet ?

    R.B. : On est sur un domaine public. Évidemment, France 3 a une exclusivité sur La Marseillaise pour la diffusion des parties. Ici la Fédération est simplement contrôleuse et gestionnaire du règlement sportif et sur l’administratif. Après de notre point de vue, ça peut poser problème. On rencontre les mêmes problèmes sur nos championnats de France. On a un diffuseur officiel et des web-TV qui viennent filmer quelques parties. On a des réflexions, on va essayer de sortir des choses pour limiter ça. Mais dans une tribune de stade, c’est plus facile à maîtriser. Dans les allées, devoir reprendre chaque personne qui sort son téléphone pour prendre une photo ou filmer, ça devient compliqué.

    Un mot sur les autres concours de cette Marseillaise 2026 ?

    R.B. : Je trouve que cette édition est une belle réussite. Je sais que l’organisation a le souhait de faire évoluer notamment le concours féminin. C’est un souhait fort de Maryan Barthelemy qui m’en a fait part. Évidemment, la Fédération l’accompagnera dans ce sens en donnant aussi peut-être une protection plus stricte par rapport à certaines concurrences qui sont dans la région. On est toujours ravis lorsque tous les pans de notre discipline sont mis à l’honneur. On a pu voir des parties filmées pour les femmes, pour les enfants, pour les handis. Il faut se le dire, aujourd’hui Le Mondial La Marseillaise est une belle vitrine pour notre discipline. Certains licenciés critiquent le fait qu’on puisse jouer le premier jour sans licence. Nous, ça ne nous pose pas de problème à partir du moment où on sait mettre un cadre par la suite. Et ça reste une compétition qui est très valorisante pour le sport pétanque.

  • Impitoyable Marseillaise

    Impitoyable Marseillaise

    Quel Mondial ! Il fut haletant, déroutant et renversant avec son plateau de rêve. Au départ on pouvait cibler plus de trente triplettes capables d’inscrire leur nom au palmarès. Mais dès les premières escarmouches, un vent de folie a soufflé avec la défaite de Philippe Suchaud associé à Hureau et Lamour. Une première pour le multiple champion du monde.

    C’étaient les prémices de la chute des très grands. Au fil des tours, des jours, ils sont tombés. Un par un, parfois face à un autre grand, d’autrefois contre un gros outsider à l’image de Foyot défait en 8e de finale mardi après-midi contre une triplette qui disputait sa première compétition officielle au nom de Coulomb. Seule la Marseillaise peut donner autant d’émotions.

    Dans ce marathon de 13 parties qu’est La Marseillaise, la canicule a joué un rôle prépondérant. Elle a été constante et terriblement éprouvante pour les organismes déjà soumis durant quatre jours de compétition à la fatigue, la pression des galeries et le stress. Car il faut maîtriser tous les paramètres pour dompter Le Mondial.

    Maurel, Durk, Prud’homme n’y arrivent pas

    On attendait l’équipe de rêve au tournant, celle de Stéphane Robineau. Mickaël Bonetto, Dylan Rocher. Elle a échoué pour la seconde année consécutive dans sa conquête. Une déception tout de même au regard de la qualité de jeu. D’autres n’ont pas su ou pu atteindre le dernier carré à l’image de Jean-Michel Puccinelli, Romain Fournié et le petit prodige Dawson Herlemann. « Dawson a tenu sa place de tireur avec brio. Il a tout l’avenir devant lui. Un jour il soulèvera le trophée », assure Puccinelli.

    Eux ont pu échapper à la sentence et rentrer de nouveau dans le dernier carré où tout change, où l’expérience joue un rôle majeur. Pourtant ils ont échoué. Maurel, Durk, Prud’homme sont tombés face à Messonnier dans une partie qu’ils semblaient maîtriser.

    Deux demi-finales perdues. Une finale ça commence à faire beaucoup. Maurel, le meilleur des trois hommes, était particulièrement abattu après la défaite. Yves Rakotoarisoa était tout proche, lui, de sa deuxième victoire consécutive mais son équipe s’est fait hara-kiri en demi-finale en ne convertissant pas l’opportunité de victoire qui leur tendait les bras.

    Vincensini, grand connaisseur des boules, suivant la partie, avait prédit ce dénouement : « Lorsqu’on manque de telles occasions de conclure, le couperet tombe à un moment où un autre pour vous punir. »

    Terrible et impitoyable, La Marseillaise est cruelle pour les faibles. Elle l’a été pour l’infortuné Patrick Laur, perdu dans le stade d’honneur lors d’une finale médiocre. Il a entraîné dans son désespoir ses équipiers Sébastien Rousseau, qui perd sa deuxième finale en deux ans, et Sony Even. Il ne faut pas lui jeter la pierre. Des grands joueurs se sont souvent cassé les dents dans ce carré.

    La récompense est venue pour un immense joueur, Michel Loy, qui a ajouté à son tableau de chasse la seule étoile qui lui manquait. Même si sa prestation a été très médiocre. Il en était conscient. À la fin de la partie, il s’est tourné vers ses supporters en criant : « Désolé, on ne vous a pas régalé. » Le perfectionniste a parlé. Que dire de Yohan Cousin ? Il a éclaboussé de sa classe cette édition 2026. C’est l’homme fort du Mondial. Il a contribué grandement à la victoire des siens. La 3e de Patrick Messonnier, égal à son image. Sérieux. Appliqué. Un troisième titre n’est jamais un hasard.

    En amont, le GP Féminin Paprec a été conforme à la logique. Les trois équipes de France étaient en demi-finale. C’est un gage de reconnaissance et une belle vitrine pour la pétanque féminine. Il a été remporté par Camille Picard, Nagesse-Baussian-Protat, Aurélie Bories. Enfin le Trophée Crédit Mutuel juniors, cadets, benjamin-minimes a connu un bel engouement. À l’image de Loni Szczotkowski et Mylan Terryn qui ont remporté leur 3e titre sur le Trophée Crédit Mutuel, tous ces jeunes représentent l’avenir de la pétanque. Certains seront en haut de l’affiche dans quelques années du Mondial La Marseillaise.