Tag: Pétanque

  • Un Mondial La Marseillaise aux ambitions et aux visages renouvelés

    Un Mondial La Marseillaise aux ambitions et aux visages renouvelés

    Cette année le Mondial a 65 ans et deux nouveaux visages sont là pour l’incarner. Il y a d’abord Maryan Barthelemy, le nouveau directeur des événements du groupe La Marseillaise, une figure bien connue de la planète boules pour sa passion et ses qualités d’organisateur mais aussi Gilles Picard, le nouveau président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque, professionnel de l’événementiel reconnu à l’échelle internationale.

    Avec leur arrivée, aux côtés de l’indispensable équipe de bénévoles, le Mondial La Marseillaise monte une nouvelle marche dans sa belle histoire et affirme de nouvelles ambitions à Marseille et au-delà.

    Cette année marque les 90 ans du Front populaire et des congés payés. Un anniversaire qui entre en résonance avec les fondamentaux du Mondial : le sport, les loisirs et la détente pour toutes et tous.

    Merci aux bénévoles

    Oui, depuis sa fondation cet événement est intrinsèquement populaire et républicain. Le Mondial c’est la Liberté : il est ouvert à tous. Mais c’est aussi l’Égalité : les amateurs concourent au même titre que les champions. C’est enfin la Fraternité : des joueurs des quatre coins du monde s’y côtoient.

    Pour réussir à l’organiser, les équipes de La Marseillaise ont déployé toute leur énergie. Merci, tout particulièrement, aux bénévoles sans qui ce rendez-vous planétaire n’existerait pas.

    En plus de l’Officiel du Mondial, magazine collector réalisé par notre rédaction, chaque jour de la compétition, La Marseillaise sera le journal du Mondial avec un détachable spécialement dédié à l’événement pour ne rien perdre des jeux sur les terrains comme de l’ambiance dans les allées du parc Borély.

    Nous avons hâte de vous y retrouver.

  • Babacar Dondé, l’étoile montante venue du Sénégal

    Babacar Dondé, l’étoile montante venue du Sénégal

    Derrière sa discrétion naturelle se cache l’un des jeunes talents les plus prometteurs du département. Quart-de-finaliste du championnat des Bouches-du-Rhône en doublette avec Michel Adam, puis demi-finaliste en triplette aux côtés de Jean-Pierre Garibian et Michel Adam, Babacar Dondé (21 ans) commence à se faire un nom. Originaire du Sénégal, il vit à Marseille depuis près de deux ans grâce au soutien de Jean-Pierre Garibian, qui l’a pris sous son aile et l’accompagne dans son intégration, sur et en dehors des terrains.

    Une rencontre décisive

    « Je l’ai connu lors d’un voyage humanitaire au Sénégal lorsqu’il avait 15 ans », raconte le co-gérant d’une société immobilière marseillaise. « Nous avons joué ensemble là-bas et j’ai tout de suite remarqué ses qualités au tir. Quelques années plus tard, il m’a appelé pour me demander de l’aide afin de trouver du travail en France. »

    Avant de s’installer dans les Bouches-du-Rhône, Babacar Dondé avait vécu en Belgique, pays dont il possède également la nationalité. Une période compliquée selon Jean-Pierre Garibian qu’il surnomme affectueusement « papa ». « Il avait du mal à construire sa vie. Aujourd’hui, il commence à trouver son équilibre, et c’est essentiel pour lui. Il aspire à une situation stable, tant sur le plan professionnel que familial. »

    Très proche du jeune joueur, Garibian le conseille jusque dans ses choix sportifs et la composition de ses équipes. Il l’accompagnera logiquement dans sa première Marseillaise. Le tandem sera complété par son compatriote Fara N’Diaye, vice-champion du monde de tir de précision en 2001 et figure du circuit français depuis près de deux décennies.

  • Le parc Borély a entamé sa mue en temple de la pétanque

    Le parc Borély a entamé sa mue en temple de la pétanque

    Les géomètres sont passés vendredi, sous l’œil de Maryan Barthélémy, le directeur des événements de La Marseillaise, pour délimiter l’espace qui va accueillir les 2 000m² d’infrastructures à Borély. « Lundi, la société Colas a démarré la préparation du terrain qui sera recouvert d’un nouveau revêtement », explique Maurice Caumel, directeur technique du Mondial qui supervise l’avancée du chantier et s’assure de sa bonne tenue.

    À Borély, l’équipe mobilisée pour la mise en place, menée par Kader, s’est présentée dès 9 heures. « On a balayé tous les nids-de-poule, on les a recouverts d’enrobés à froid pour faire une surface homogène et propre », détaille le chef de chantier. « Ensuite, on a posé le gravier et, enfin, on a entouré et fermé la structure par des poutres en bois. »

    En cette période de canicule, les horaires des quatre agents sont aménagés et des bouteilles d’eau sont stockées afin de s’hydrater et supporter la chaleur.

    Objectif lundi

    C’est l’entreprise Colas qui a cette année été chargée d’assurer la confection du terrain du stade d’honneur. Fini la grosse dalle. Pour répondre aux demandes des champions souvent sollicités pour disputer les parties télévisées, le nouveau revêtement se rapproche de la surface des allées de Borély. « C’était un peu comme si on participait à Roland-Garros et que l’on faisait la finale à Wimbledon », nous avait confié l’un d’eux l’an passé. Le message a été entendu et l’organisation attend avec impatience l’avis des futurs joueurs.

    À partir de jeudi, la mise en place de « toutes les infrastructures du parc Borély, le restaurant, l’espace VIP et surtout la construction des tribunes du stade qui fera plus de 3 000 places » est soigneusement planifiée par Maurice Caumel. Objectif ? Que tout soit en place « lundi 29 juin, jour où l’équipe technique du Mondial doit débarquer pour la fin du montage des infrastructures, la sécurisation des espaces et la préparation des terrains ».

    L’accent est mis sur la prévention avec « plus de 80 agents de sécurité » sur l’ensemble des sites pour « un maximum de soin à prendre pour éviter tout problème qui pourrait se passer pendant le concours ».

    Avec un gros changement à gérer cette année. « La première partie du dimanche matin se jouera en deux sessions. Cela permettra d’éviter d’avoir 2 400 terrains à tracer ; 1 290 suffiront », rappelle Maurice Caumel. Si cela allège la surface de terrains à tracer puisqu’ils ne seront plus répartis que sur seize aires de jeu, la nouveauté inquiète. Forcément.

    Le concours se déroulera principalement au parc Borély, sur les hippodromes de Borély (13008) et de Pont-de-Vivaux (13010) mais aussi dans des clubs boulistes dont certains comme la Boule Phocéenne, ont été labellisés « Club Mondial ».

  • Jean-Michel Puccinelli : « La première victoire reste particulière »

    Jean-Michel Puccinelli : « La première victoire reste particulière »

    Parmi les grands seigneurs du poste de milieu, Jean-Michel Puccinelli a aisément sa place autour de la table ronde. Capable d’une redoutable efficacité, aussi bien à l’appoint qu’au tir, le triple vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque n’a jamais cessé de fréquenter les allées du parc Borély, entre fascination et respect. Ces jeux si singuliers, si exigeants à apprivoiser, où même les plus grands finissent par y laisser des certitudes. Mais en Salonais d’origine et Marseillais de cœur, Puccinelli porte le Mondial dans le sang. Une histoire de famille, d’abord faite de tribunes et de parties observées enfant aux côtés de son père, avant de devenir l’un des visages majeurs de l’histoire moderne du concours. Aujourd’hui, il n’a plus rien à prouver sur ses terres.

    La Marseillaise : Comment jugez-vous votre début de saison ?

    Jean-Michel Puccinelli : Je me sens bien. Le championnat du Var était très relevé, avec de nombreuses belles équipes. J’ai réalisé de bonnes parties, mais cela n’a malheureusement pas suffi pour me qualifier. En revanche, j’ai remporté le National de Draguignan le mois dernier. Cette victoire m’a permis d’arriver en confiance et bien préparé pour cette nouvelle édition de La Marseillaise.

    Vous évoluez dans le Var depuis plusieurs saisons maintenant. Quel regard portez-vous sur ce département, devenu une référence de la pétanque ?

    J.-M.P. : C’est presque un championnat de France à lui seul. Le niveau est extrêmement élevé et, dès les phases finales, on ne rencontre pratiquement que de grandes équipes. Bien sûr, le tirage joue aussi un rôle important dans ce genre de compétition.

    Vous avez remporté à trois reprises le Mondial La Marseillaise. Que représente ce concours pour vous ?

    J.-M.P. : C’est le concours dont je rêvais depuis mon enfance. Je suivais mon père lorsqu’il y participait et, très tôt, je me suis fixé l’objectif de le gagner un jour. Mais le chemin a été long : j’ai perdu trois demi-finales puis une finale avant de décrocher enfin mon premier sacre en 2018. J’ai ensuite gagné en 2020 puis en 2021. On ne se lasse jamais de remporter La Marseillaise. C’est un concours unique, avec une atmosphère et une émotion incomparables.

    Comment avez-vous vu évoluer cette compétition au fil des années ?

    J.-M.P. : Je me souviens des éditions auxquelles j’assistais dans les années 1980 avec mon père. C’était déjà un très beau concours, mais il y avait moins de densité au niveau des équipes. À l’époque, une formation plus modeste pouvait encore créer la surprise. Aujourd’hui, avec le niveau général des participants, gagner La Marseillaise est devenu beaucoup plus difficile.

    Parmi vos trois victoires, laquelle vous a le plus marqué ?

    J.-M.P. : La première, sans hésiter. Toutes les victoires sont belles à La Marseillaise, mais la première avec Vigo (Dubois) et Tyson (Molinas) reste forcément particulière. C’était un moment exceptionnel. J’ai disputé de très belles parties au cours de ce parcours. J’ai également vécu quelque chose de spécial avec Benji (Renaud) et Ludo (Montoro). Il y avait une alchimie difficile à expliquer, mais elle était bien réelle.

    Justement, qu’est-ce qui faisait la force de votre équipe ?

    J.-M.P. : Tout semblait naturel. Chacun connaissait parfaitement son rôle et ce qu’il avait à faire. Nous avons formé un collectif très homogène pendant deux saisons et cela s’est ressenti dans les résultats. Nous avons remporté de grandes parties, notamment en quarts de finale. Nous restions concentrés sur notre jeu sans nous préoccuper du reste. Peut-être que certains adversaires nous craignaient après nous avoir vus évoluer dans les tours précédents, mais nous étions surtout très solides collectivement. Après, à La Marseillaise, le tirage reste un élément déterminant. Lorsqu’on arrive dans les derniers tours, il n’y a quasiment plus que des favoris.

    Vous allez participer à cette 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque aux côtés de Romain Fournié et Dawson Herlemann. Comment s’est montée cette triplette ?

    J.-M.P. : J’avais gagné à Ajaccio avec le petit Dawson en septembre dernier et, quelques mois plus tard, nous avons commencé à discuter d’un projet pour La Marseillaise. Il était partant. Il nous fallait ensuite un pointeur. Avec Romain, j’avais déjà réalisé un beau parcours auparavant jusqu’en quart-de-finale en 2014. Il possédait une expérience importante de cette compétition, notamment avec Benji. J’ai donc naturellement pensé à lui pour compléter l’équipe.

    Quel regard portez-vous sur le talent de Dawson Herlemann, déjà vainqueur de plusieurs Nationaux à seulement 15 ans ?

    J.-M.P. : Il a une adresse phénoménale pour son âge. Il a déjà fait de grosses parties contre de belles équipes de haut niveau. Il a tenu sa place. On dirait qu’il n’a pas de pression pour son âge. L’avenir lui appartient, à condition qu’il continue à travailler et à faire les bons choix. S’il poursuit sur cette voie, il ira loin.

    Peut-on le comparer à Dylan Rocher au même âge ?

    J.-M.P. : Je pense qu’il faut éviter les comparaisons. Dylan, c’est Dylan. Devenir champion du monde à 18 ans reste quelque chose d’exceptionnel. Je ne sais pas si quelqu’un reproduira un tel exploit un jour. Aujourd’hui, les jeunes sont plus mûrs qu’avant, mais le plus difficile reste toujours de confirmer sur la durée. Cela dit, certains sont très bien partis et pourraient, à terme, devenir des piliers de l’équipe de France.

    Quels sont les ingrédients pour réussir à La Marseillaise ?

    J.-M.P. : La récupération est essentielle. C’est un concours très éprouvant physiquement : on marche énormément et les journées sont longues. Il faut bien s’hydrater, se reposer entre les parties et avancer étape par étape sans se projeter trop loin. Sur le plan du jeu, je pense que le point est primordial à Marseille. Bien sûr, il faut aussi très bien tirer, surtout dans certaines conditions difficiles, mais à mes yeux, le point reste encore plus déterminant.

    Le fait d’avoir enfin remporté le concours vous a-t-il libéré mentalement ?

    J.-M.P. : Complètement. Après avoir perdu trois demi-finales et une finale, je me mettais beaucoup de pression dans les moments importants. Cela me faisait parfois déjouer. Gagner en 2018 m’a totalement libéré. Je comprends parfaitement la frustration de ceux qui courent après ce titre, car je l’ai vécue. Aujourd’hui, je joue beaucoup plus détendu. Dans les parties finales, j’arrive à jouer comme si j’étais dans mon jardin. C’est sans doute l’avantage de ceux qui ont déjà gagné : ils abordent l’événement avec davantage de sérénité.

    Quels sont désormais vos objectifs dans cette compétition ?

    J.-M.P. : J’aimerais encore en gagner quelques-unes. Mais mon principal objectif est simple : j’ai 48 ans et d’ici mes 50 ans, je voudrais ajouter au moins une nouvelle Marseillaise à mon palmarès. Si j’arrive à quatre titres avant cet âge-là, je serai déjà très heureux.

  • Les Marseillais vibrent toujours pour leur Mondial

    Les Marseillais vibrent toujours pour leur Mondial

    Huitième édition du Ricard La Marseillaise, juillet 1969. Un jeune titi parisien, Marcy Marceau, éclabousse l’épreuve de sa classe dans un récital au tir hallucinant, mais échoue en finale face aux rois Besse, Bacciardi et Charly de Gémenos. Ce garçon surdoué plongé dans les méandres de l’embrouille, n’est qu’une étoile filante. L’hégémonie Marseillaise peut durer. Mais pas longtemps.

    En 1974, un autre jeune parisien bouscule la hiérarchie. La légende Foyot vient de naître. Marco remporte trois Marseillaise consécutives avec Authieu et Mélis. Depuis, la pétanque n’est plus la panacée du sud. Et La Marseillaise est devenue mondiale. Des équipes venues des cinq continents y participent, de plus en plus nombreuses. Surtout Madagascar, ce pays pourvoyeur de pépites, est entré dans la légende en 2025 avec la victoire de Lova et Yves Cedrick Rakotoarisoa, associés Tiana Laurens Razanadrakoto.

    La Marseillaise les rend fou

    Mais les Marseillais restent attachés à leur Marseillaise. Ils le crient haut et fort. Cette soif de victoire dans leur concours, « le plus beau concours du monde », jaillit sur le terrain. Le folklore est là. La grinta aussi. Le succès moins. Éric Bartoli, le prince de Marseille, plus grand joueur de sa génération, est maudit. Comme ce soir de demi-finale 1997 où il s’incline après avoir mené 12 à rien.

    En 2001, Michel Adam, dépité après une nouvelle défaite en demie, en jette ses boules dans le Vieux-Port. Pas de quoi conjurer le sort. L’année suivante, il est battu au même stade. Cette fois, c’est Puccinelli, son équipier, qui balance le micro du speaker dans l’eau. La Marseillaise les rend fous. Les deux Marseillais auront pourtant leur jour de gloire.

    Le troisième larron, du soir, Gilles Gayraud, plus posé, remportera aussi l’épreuve. Deux fois. « La Marseillaise, c’est spécial pour un Marseillais, loin devant un championnat de France et d’autres compétitions », souligne-t-il. Massoni, Lovino ou Deluy illustrent parfaitement cet esprit. Idoles de tout un peuple, ils échouent en 1995 en finale sur le Vieux-Port dans un stade d’honneur archi-comble et tout acquis à leur cause. Et qui a oublié « les minots de Saint-Louis » ? Barthelemy (aujourd’hui directeur du Mondial), Santiago et Ferrazzola sont soutenus par un quartier et une ville. Ils ont 16 ans. Sublimés, ils tombent Passo puis Foyot, avant de chuter en finale…

    C’est qu’au fil des ans, les victoires marseillaises sont devenues rares. Le jeune Bonetto est une des exceptions qui confirme la règle. Il en rêvait. Il l’avait crié haut et fort : « Je préfère gagner La Marseillaise qu’un championnat de France », au grand dam des instances nationales. Il l’a fait en 2023. Et le voilà depuis dimanche champion d’Europe sous le maillot de l’équipe de France…

    La victoire Malgache de 2025 change-t-elle la donne ? D’autres équipes étrangères peuvent-elles toucher au but ? Le débat est ouvert, même si la tendance penche vers l’exceptionnel. Gagner la Marseillaise est un véritable parcours du combattant avec d’autres paramètres à maîtriser, comme la longueur du concours, la chaleur, le contexte très spécial.

    « Depuis quelques années, nous sommes entrés dans une autre ère, poursuit Gayraud. J’ai eu la chance de le remporter, mais force est de reconnaître qu’aujourd’hui, accéder au graal est bien plus difficile. Oui, le succès des Malgaches peut faire boule de neige, mais pour l’heure, je ne vois qu’eux se positionner en potentiels vainqueurs. »

    Et les Marseillais, ont-ils toujours cette fibre pour leur Mondial ? « Absolument », affirme Aimé Courtois. Le plus frustré des Phocéens, avec trois finales perdues, continue de vibrer. « C’est incomparable. On dit que les Marseillais exagèrent, mais lors d’une finale disputée avec Da Cunha, dont c’était la première participation, il m’avait confié n’avoir jamais connu une telle ambiance. Le carré d’honneur de La Marseillaise, c’est un petit Vélodrome et gagner chez soi, c’est comme un peu battre le PSG. » Sacré Marseillais.

  • [Disparition] Isabelle Zaragoza nous a quittés

    [Disparition] Isabelle Zaragoza nous a quittés

    L’épouse de notre « expert » pétanque, Robert Zaragoza, avec qui elle avait eu un enfant, Thomas, était âgée de 67 ans. Ces deux compagnons de route de La Marseillaise s’étaient rencontrés à la RTM, où ils travaillaient comme chauffeurs de bus. Délégués syndicaux CGT, en première ligne lors du grand conflit social qui avait secoué la régie en 2005, ils avaient, cette année-là, scellé leur amour en se mariant sur le piquet de grève.

    Jusqu’en 2024, alors trop affaiblie par la maladie, Isabelle avait été une des plumes de la rédaction engagées à Borély pour couvrir Le Mondial. Sa gentillesse, son énergie débordante, son humour et son franc-parler vont nous manquer.

    à sa famille, à Robert, à ses enfants, Elodie, Nathalie, Christophe et Thomas, la rédaction et la direction du journal adressent leurs plus sincères condoléances.

    Les obsèques auront lieu le mercredi 1er juillet à 17h15 au crématorium du cimetière de Saint Pierre au 380 Rue Saint-Pierre, 13005 Marseille
  • Michel Loy : « Le seul grand monument qui me manque »

    Michel Loy : « Le seul grand monument qui me manque »

    La Marseillaise : Vous venez d’obtenir votre qualification pour votre 94e championnat de France, égalant ainsi Christian Fazzino. Vous avez également remporté très récemment les Nationaux
    de Bourbon-Lancy et de Firminy. Comment jugez-vous votre saison actuelle ?

    Michel Loy : Déjà, au niveau des championnats, quand tu arrives à en gagner quelques-uns, ça te met forcément en confiance pour la suite. Et puis, quand tu joues le triplette mixte avec un Yohan Cousin en grande forme au milieu, ça donne envie de reprendre le tir. Les résultats suivent, notamment à Firminy où l’on bat l’équipe de France, puis les Espoirs, avant de s’imposer contre Dylan Rocher en finale. Donc pour l’instant, je ne peux pas me plaindre : j’arrive encore à tenir un bon niveau au tir. Pourvu que ça dure le plus longtemps possible.

    Le Mondial La Marseillaise
    n’est pas votre concours de prédilection, mais y avez-vous retrouvé du plaisir lors de votre retour il y a deux ans dans
    les allées du parc Borély ?

    M.L. : J’ai pris du plaisir, oui, mais je suis surtout resté avec un petit goût d’inachevé. Roby [Stéphane Robineau] et [Mayron] Baudino, tenant du titre, m’avaient appelé la veille pour que je sois pointeur avec eux. Forcément, quand tu joues avec deux phénomènes comme ça, et sur un concours qu’ils maîtrisent parfaitement, ça change tout. En huitième, j’avais vraiment bien joué, avec de très bonnes sensations au point. À ce moment-là, je me suis mis à rêver un peu, parce que, sans prétention, c’est probablement le seul grand monument qui me manque. Je n’y ai participé que huit fois. Je l’ai découvert jeune, j’ai perdu deux fois en quart, et j’ai mis du temps à y revenir. Et puis, quand on te propose ce type d’équipe, tu ne refuses pas. En huitième, on perd 13 à 10… mais c’est le jeu.

    Comment expliquez-vous cette absence de 22 ans au Mondial ?

    M.L. : Je me souviens notamment d’une année où on avait battu Marco Foyot et Passo au championnat de France, à Melun, pas loin de chez moi. Et eux, le dimanche, ils avaient déjà pris la route pour aller jouer La Marseillaise. À cette époque, avec Didier, on s’était qualifiés treize ans de suite en doublette. Donc forcément, quand ça tombait sur la doublette, ça nous empêchait d’y participer. Il y avait aussi les terrains. Ce n’étaient pas forcément ceux que je préférais. Tirer dans les cailloux, ce n’est pas la même chose que jouer sur les terrains de La Marseillaise. Honnêtement, je ne saurais même pas dire précisément pourquoi, mais ce n’était pas une compétition vers laquelle j’allais naturellement. Cela dit, les premières fois où j’y suis allé, j’ai pris beaucoup de plaisir. Même si j’étais tireur à l’époque, aujourd’hui on me perçoit différemment. Alors que j’ai commencé comme tireur de tête. Et c’est vrai que ce ne sont pas des terrains où l’on se dit spontanément : « Tiens, Michel Loy va être à l’aise là-dessus. »

    Vous évoluerez lors de cette 65e édition de La Marseillaise
    à pétanque avec votre partenaire habituel Yohan Cousin et le double vainqueur du Mondial, Patrick Messonnier. Comment s’est formée cette triplette ?

    M.L. : C’est une équipe Toro. Je suis ambassadeur Team Toro MS, donc avec Patrick et Yohan, ça fait une très belle formation. Patrick va nous apporter son expérience du très haut niveau et nous aider à gérer ce genre de compétition, qui reste un concours à part. Moi, quand je commence un concours, j’ai toujours des ambitions. Peut-être que je l’ai fait moins souvent que d’autres, mais quand j’étais tireur, j’ai joué La Marseillaise trois ou quatre années de suite. Ensuite, je suis passé un peu au milieu, et je n’ai pas spécialement insisté pour monter des équipes, parce que ce concours fonctionne souvent avec des formations construites comme ça, un peu sur le moment. Mais aujourd’hui, si on vient, c’est pour jouer quelque chose.

    Avec Yohan Cousin, vous formez une doublette très performante. Comment est-elle née cette association ?

    M.L. : Je venais de quitter mon club de Décines. J’avais eu un désaccord qui m’avait vexé, et je m’étais dit que j’avais passé l’âge de ces histoires-là. Je suis donc parti sans équipe, sans savoir où j’allais atterrir. Dans mon esprit, j’avais repéré Yohan comme un joueur très intéressant, très fort, mais surtout avec une bonne mentalité. Je ne le connaissais pas vraiment, mais il m’avait fait cette impression. Et, une semaine, on se retrouve tous les deux en équipe de France à l’Europétanque de Nice. À l’époque, David [Le Dantec] m’avait demandé d’être parrain pour encadrer les jeunes après mon titre de champion de France en tête-à-tête. Avant le concours, Yohan m’apprend que son partenaire allait partir la saison suivante et qu’il se retrouvait donc sans solution. Je me dis qu’on va voir comment ça se passe. On joue ensemble, on fait une bonne Europétanque, on perd en demi-finale dans une partie qu’on pouvait gagner, avec Christophe Sarrio contre l’équipe de Patrick Laur, Lucas Desport et Sony Even. Et c’est comme ça que l’équipe s’est créée. L’année suivante, on est champions de France. J’ai toujours eu un peu de chance dans les rencontres et les joueurs qui se sont greffés à mon parcours.

    Vous avez récemment remporté
    le National de Firminy avec deux jeunes prodiges malgaches, Zigle, champion du monde en titre du tir de précision, et Yves, l’un
    des tenants en titre au Mondial La Marseillaise à pétanque. Quel regard portez-vous sur eux ?

    M.L. : Dans le jeu, ils sont naturels. Ma génération de Malgaches était un peu plus « vicieuse », dans le bon sens du terme. Ça permettait des confrontations où il fallait aussi s’imposer mentalement, pas seulement techniquement. Ils étaient moins « cool », mais pas moins forts à l’adresse, loin de là. Quand tu jouais contre Jacky [Randrianandrasana], avec Christian [Andriantseheno] et d’autres, tu comprenais vite le niveau. Et quand tu vois encore aujourd’hui des joueurs de ce niveau qui ne seront peut-être pas sélectionnés alors que ce sont des phénomènes, tu imagines le vivier qu’il y a à Madagascar. On les connaît peu ici, mais là-bas ils jouent en permanence sur des terrains durs, tout le temps.

    Vous avez été le sélectionneur qui a apporté la première médaille
    de l’histoire du Danemark lors des championnats du monde, à Karlslunde en 2022. Un retour comme sélectionneur, mais cette fois-ci avec les Bleus,
    vous intéresserait ?

    M.L. : Quand Didier [Choupay] a repris l’équipe de France, alors qu’il était sélectionneur de la Suisse, il m’a proposé de le remplacer. J’ai été très honnête avec lui : je ne me sentais pas capable d’assurer une telle charge, ni de passer autant de week-ends à gérer une équipe. Moi, ce qui m’intéresserait, c’est un autre rôle : une dizaine de week-ends par an pour suivre des joueurs, les observer, les accompagner, puis les coacher sur une grande compétition. Et forcément, si je dois choisir, je préférerais coacher la France plutôt qu’une autre sélection. Peut-être qu’un jour cela se présentera. Mais aujourd’hui, passer 30 week-ends sur 52 à suivre des joueurs et être en permanence sur une chaise… non. Je suis encore joueur, et j’aime ça. Mais le coaching, j’ai aimé l’expérience.

  • Force trois pour les treizistes au France

    Force trois pour les treizistes au France

    Il va faire chaud dans le Nord de la France et plus précisément sur le boulodrome du Douaisi, cadre du championnat de France triplette féminin 2026. À moins de deux semaines du coup d’envoi du GP féminin Paprec, dans les allées du parc Borély, les meilleures joueuses tricolores sont en répétition générale ce week-end. Le Comité bouliste des Bouches-du-Rhône aura pour la circonstance trois fers au feu, depuis que les joueuses de Saint-Barnabé ont rejoint par le chemin de la ligue, les championnes départementales ciotadennes et leurs dauphines, les Salonaises des Canourgues.

    Championnes des Bouches-du-Rhône, Cassandra Dumas, Mégane Cacciatore et Sandra Herrero, aborderont leur France (poule 25), face aux joueuses d’Isabelle Lanneau (Loiret). Véronique Randrianarizafy, Ghislaine Faralli et Valérie Fornelli, les vice-championnes, entameront (poule 12) face à Cyrielle Bonnard et ses partenaires des Pyrénées-Orientales. Enfin, les trois « S », Sabine Fara, Stéphanie Fournier et Séverine Roche, ouvriront dans la poule 16, face à un trio de la Nouvelle-Aquitaine conduit par Karine Soroca.

    Pour les représentantes du 13 on attendra une belle compétition et pourquoi pas de les voir ramener le Graal le 3 juillet au parc Borély, pour un tour d’honneur qui saluerait ce succès au rythme de l’hymne national.

  • José Palazon nous a quittés

    José Palazon nous a quittés

    José avait connu ses jours de gloire dans les années 80 en remportant deux années consécutivement le titre de champion de France triplette 1979-1980 en compagnie de Norbert Pancin et Gérard Jaffuel.

    Respecté, il a marqué son époque par son talent de tireur.

    La Marseillaise présente ses sincères condoléances à sa famille, ses amis.

  • Le tirage du 3e tour départemental de la Coupe de France : Sénas -Vitrolles, le choc

    Le tirage du 3e tour départemental de la Coupe de France : Sénas -Vitrolles, le choc

    Six rencontres sont programmées et devront se disputer avant la date butoir du 2 août.

    Les six vainqueurs rejoindront La Boule Modérée et la Boule Aixoise. Ils seront alors huit à entrer dans le tour de zone au mois de septembre.

    C. St Barnabé – B. Saintoise

    E. B. Septémoise – B. Barquaise

    B.Sénas – B. de Vitrolles

    B. Doria – B. de L’Elysée

    Amis St Julien – B. Beaudinard

    B. Puyricard – B. Meyreuil