Tag: Paris

  • Sébastien Lecornu dénonce les « appétits partisans »

    Sébastien Lecornu dénonce les « appétits partisans »

    En fin de matinée, le premier ministre démissionnaire a expliqué ce lundi sur le parvis de Matignon sa décision annoncée quelques heures plus tôt, devançant au passage la réunion des représentants du parti Les Républicains programmée à 11h.

    « Les conditions n’étaient plus remplies », observe Sébastien Lecornu, reconnaissant un manque de fluidité dans la composition du Gouvernement qui aura pris plus de 25 jours, un record dans la Ve République. Mais l’ont-elles été un jour ?

    Et de pointer trois raisons à cette situation. La première est que « les formations politiques ont fait mine de ne pas voir les changements et la rupture profonde » liée au non usage du 49.3. La seconde, le fait que les partis politiques « continuent d’adopter une posture comme s’ils avaient tous la majorité absolue » à l’Assemblée. « Les compromis ne sont pas la compromission » a martelé Sébastien Lecornu, avant de se montrer plus critique.

    Ce dernier a en effet pour finir pointé « le réveil de quelques appétits partisans » en lien avec l’élection présidentielle de 2027. « Il faut toujours préférer son pays à son parti », a-t-il lancé dans une allusion claire au président des LR, Bruno Retailleau, qui dimanche soir a précipité sa chute en remettant en cause la participation des Républicains au gouvernement à peine celui-ci formé.

  • Dix-sept pur-sang vont se battre pour un titre mondial

    Dix-sept pur-sang vont se battre pour un titre mondial

    Les dix-sept meilleurs chevaux pur-sang de la planète : la Française Aventure, l’Irlandais Los Angeles ou encore le Japonais Byzantine Dream vont s’affronter ce dimanche dans le Prix de l’Arc de Triomphe sur l’hippodrome de Paris-Longchamp pour un titre de champion du monde. Cette course intergénération, parrainée par le Qatar, offre 5 millions d’euros d’allocation, dont plus de 2,8 millions au vainqueur. Pour décrocher le Graal du galop, ces athlètes à la robe soyeuse et au port de tête altier devront faire preuve d’endurance sur le parcours classique de 2 400 mètres mais aussi de vitesse lancés à plus de 60 km/h. Qui va succéder à l’Anglaise Bluestocking au palmarès de l’épreuve ?

    Aventure, âgée de 4 ans, entraînée à Chantilly (Oise) par Christophe Ferland, partira favorite en raison de sa facile victoire dans le Prix Vermeille, une course préparatoire à l’Arc. « Sa victoire dans le Prix Vermeille est un soulagement et concrétise une saison de courses avec d’autres objectifs », a déclaré Christophe Ferland lors d’une visioconférence. « Depuis, elle a bien récupéré, est en parfaite santé. On la prépare pour l’Arc avec sérénité », a-t-il ajouté. « Son modèle est peu impressionnant mais elle a forci et gagné en maturité. »

    Elle sera montée par Maxime Guyon, le jockey maison de la famille Wertheimer. Françis-Henri Graffard, l’entraîneur numéro 1 en France, peut accrocher un premier Arc à son palmarès avec Gezora, lauréate du Prix de Diane au printemps mais aussi avec Quisisana ou encore Daryz.

  • Sébastien Lecornu annonce qu’il renonce au 49.3

    Sébastien Lecornu annonce qu’il renonce au 49.3

    C’est dans une brève allocution sur le parvis de Matignon et diffusée par BFMTV que le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé vendredi matin qu’il renonçait à recourir au 49.3. « La Ve République est présidentielle mais elle peut-être aussi parlementaire et je pense qu’on est dans le moment le plus parlementaire de la Ve République » a-t-il introduit « Pour cela il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir, puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilités ». Et d’annoncer : « j’ai décidé de renoncer à l’article 49 alinéa 3 de la constitution, puisque cet article permet au gouvernement d’interrompre les débats, d’écrire la copie ». S’il considère que c’est « un outil utile », il estime que « dans un parlement qui a été renouvelé il y a un an, qui ressemble aux Français, avec ses divisions, on ne peut pas passer en force et contraindre son opposition ». « Renoncer au 49,3 ne doit pas nous faire renoncer à ce que la France ait un budget donc sur la base de cette nouvelle méthode, de cette rupture je vais pouvoir engager de nouvelles discussions ce matin, cette après-midi et dans les jours qui viendront pour voir comment l’assemblée nationale, comment le Sénat vont s’emparer de ces différents enjeux ».

    « Le point, je me l’accorde aussi ! », a réagi Fabien Roussel sur le plateau de BFMTV, « Nous l’avions dit dès le départ : nous, à gauche, nous sommes prêt à accepter de gouverner avec l’assemblée telle qu’elle est, à construire des majorités, à condition qu’il n’y ait pas de recours au 49.3. Ca, c’est une rupture démocratique forte : accepter de rompre avec la brutalité ».

    Alors que le Parti socialiste est attendu à Matignon à 10h30, chef des députés socialistes, Boris Vallaud, a estimé sur France info « Le Premier ministre appelle au compromis. Mais au moment où nous allons le rencontrer, il ne nous en propose aucun ». Dans la foulée, il doit également recevoir les représentants du Rassemblement national.

  • « Il faut mettre un terme à l’impunité d’Israël »

    « Il faut mettre un terme à l’impunité d’Israël »

    La Marseillaise : Lundi dernier, la France, suivie par d’autres pays, a enfin annoncé sa reconnaissance de l’État de Palestine devant les Nations unies. Qu’est-ce que cela change pour vous, et est-ce que ce n’est pas trop tard ?

    Hala Abou-Hassira : Tout d’abord, nous saluons cette reconnaissance par la France et l’ensemble des États qui l’ont suivie, ainsi que la tenue de cette conférence des Nations unies pour le règlement pacifique de la question de Palestine et de la concrétisation de la solution à deux États. Cette reconnaissance est une étape très importante pour reconnaître les droits inaliénables du peuple palestinien à l’autodétermination dans un État souverain au sein des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Déjà, elle a réussi à déclencher une dynamique politique avec pour seul objectif de répondre à l’avis consultatif de la Cour de Justice internationale afin de mettre un terme à l’occupation israélienne illégale et au régime d’apartheid.

    L’étape suivante doit être de mettre un terme à l’impunité d’Israël qui a violé chaque article du droit international, qui continue de perpétrer le génocide dans la bande de Gaza contre le peuple palestinien, qui vise à expulser et déporter par la force l’ensemble du peuple palestinien. Et qui continue sa colonisation en Cisjordanie, sa politique de nettoyage ethnique, le blocus imposé à la Cisjordanie et ses checkpoints, dont le nombre dépasse aujourd’hui 1 200, ce qui renforce la main de l’occupation, qui est la vraie menace pour la solution à deux États. Maintenant, il faut continuer dans cette dynamique politique créée à New York, grâce aux efforts de l’Arabie Saoudite, de la France et derrière eux l’ensemble de la communauté internationale, par des actions concrètes. Il faut imposer des sanctions contre l’occupation, imposer un embargo sur la vente d’armes pour Israël, des armes utilisées pour massacrer des femmes et des enfants. Il faut rompre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

    Des mesures partielles ne répondent pas aujourd’hui à un génocide déjà déclaré par les spécialistes et la commission d’enquête des Nations unies. Il faut rompre les relations diplomatiques et économiques avec l’État d’Israël jusqu’à ce que cet État, devenu un État paria, respecte le droit international.

    Comment construire aujourd’hui cet État de Palestine?

    H.A.-H. : L’État de Palestine doit étendre sa souveraineté sur l’ensemble du territoire palestinien occupé. Nous sommes prêts à assumer notre pleine et entière responsabilité dans la construction de nos institutions étatiques et dans nos réformes. C’est un processus continu depuis longtemps. Mais surtout, l’urgence est de pouvoir secourir notre peuple dans la bande de Gaza, sauver ceux que l’on peut sauver. Pour l’État de Palestine, il doit y avoir dans l’ensemble du territoire palestinien occupé un seul gouvernement, une seule loi et une seule armée. Ce sont les forces de sécurité palestiniennes qui assureront la protection du peuple palestinien, les services sociaux, éducatifs dans la bande de Gaza. Nous le ferons bien sûr avec l’appui des partenaires internationaux. Mais toute présence internationale dans la bande de Gaza serait en appui au gouvernement palestinien, et elle doit être mandatée par une résolution du Conseil de sécurité avec un mandat clair qui assure la protection du peuple palestinien, et limitée dans le temps. La terre appartient aux Palestiniens, et ce sont les Palestiniens qui assumeront leurs responsabilités vis-à-vis de notre peuple, à Gaza comme en Cisjordanie.

    Il y a une semaine, Israël a lancé une nouvelle offensive « d’une force sans précédent » contre la ville de Gaza. Comment obtenir la paix, comment stopper ce génocide ?

    H.A.-H. : Il faut comprendre le projet israélien, qui ne date pas du 7-Octobre. C’est un projet colonial, basé sur le nettoyage ethnique du peuple palestinien depuis 1947, depuis la Nakba palestinienne. Ce projet est assumé par l’État même avec toutes ses institutions, tous ses dirigeants, et par l’ensemble des gouvernements israéliens successifs. Aujourd’hui, Netanyahu et ses ministres fascistes, suprémacistes, assument ce projet. Comment faire face à la volonté israélienne de raser complètement l’existence du peuple palestinien, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est comme à Gaza ? Comment faire face à ce projet qui vise à déraciner le peuple palestinien et le raser complètement ? Par le renforcement du droit international, par les sanctions, le renforcement des institutions judiciaires internationales comme la Cour pénale internationale et la Cour de Justice internationale. Mais aussi par une volonté politique internationale, qui doit dire : “on arrête la politique du deux poids, deux mesures, on arrête d’invisibiliser et déshumaniser le peuple palestinien, et on arrête avec l’impunité accordée à Israël”.

    C’est le moment pour la communauté internationale, à leur tête les pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, les pays membres du G7, de dire qu’il est temps de mettre un terme à l’occupation. Il faut permettre la viabilité de l’État de Palestine par un appui économique et financier au gouvernement palestinien qui voit ses recettes fiscales et douanières confisquées par Israël. Nous parlons de plusieurs milliards de dollars !

    Donald Trump, jeudi soir, s’est dit optimiste pour un accord de paix. Est-il encore possible de travailler avec la diplomatie israélienne ?

    H.A.-H. : C’est à l’ensemble de la communauté internationale d’agir. Nous entendons le discours de la diplomatie israélienne et de ses dirigeants, qui refusent toute solution pacifique, toute voie de paix, toute initiative politique pour mettre un terme à l’occupation. Leurs éléments de langage soutiennent la destruction, les massacres, le nettoyage ethnique. Ils n’ont qu’une seule logique, l’utilisation de la force militaire. Nous disons à l’ensemble du monde entier, ainsi qu’aux Israéliens, qu’il n’y a pas de solution militaire dans notre région. La seule solution est politique, basée sur l’octroi des droits inaliénables à tous les peuples, y compris le peuple palestinien. Il faut une voie politique, basée sur les résolutions des Nations unies, sur le principe qui a engagé tout le processus de paix en 1991 à la Conférence de Madrid, la terre contre la paix. Et non pas les massacres, l’annihilation de tout un peuple contre la paix !

    Quel espoir vous reste-t-il aujourd’hui ?

    H.A.-H. : J’ai espoir en la résilience de mon peuple. Il a la conviction fondamentale d’appartenir à cette terre, et il n’en partira pas.

    Le peuple palestinien est déterminé à arracher ses droits fondamentaux, à commencer par leur droit à l’autodétermination et le droit à la liberté. Il y a aussi une responsabilité individuelle comme collective. Il y a une mobilisation extraordinaire de la part des peuples de la Terre entière, de la jeunesse mondiale, de chaque homme et femme libre. Je veux saluer la mobilisation extraordinaire du peuple français, de ses forces politiques, de la société civile, des collectivités territoriales, des députés et des sénateurs qui n’ont pas cédé devant l’injustice infligée au peuple palestinien, et qui ont continué à soutenir ses droits fondamentaux.

    Mais il y a également la responsabilité collective des États partie à la charte collective des Nations unies. Il faut agir aujourd’hui. Il y a un génocide qu’il fallait prévenir quand la Cour de Justice internationale a exigé des mesures provisoires, le 27 janvier 2024, il y a un an et demi déjà. Les États, par la force du droit international, ont le devoir d’agir immédiatement pour arrêter le génocide en cours, et de mettre un terme à la source de l’injustice et de l’insécurité de notre région, qui est l’occupation, la colonisation, l’apartheid et le génocide. C’est la seule voie de sortie aujourd’hui. Il faut protéger le peuple Palestinien.

    « La diplomatie israélienne refuse toute solution pacifique. »

  • Gaudin, deuxième du nom

    Gaudin, deuxième du nom

    Dans la famille Gaudin, on appelle le fils. En tapant dans l’œil du Paris Saint-Germain, club qui règne sans vergogne dans le championnat français depuis 2013, Noah Gaudin (26 ans), fils du gardien double champion du monde avec les Barjots, en 1995 et en 2001, s’est fait une place au soleil. Mais le jeune arrière, qui a terminé sa formation au Provence Aix université club (Pauc) entre 2017 et 2020, a dû faire un sacrifice majeur pour en arriver là : quitter la France pour rejoindre le Danemark. Un « pari risqué » comme l’avait souligné son cousin Théo Derot, ancien arrière gauche international et fils de Gilles Derot, entraîneur d’Istres Provence Handball entre 2013 et 2025.

    Après avoir disputé trois saisons à Sønderjyske, avant de rejoindre le Skjern Håndbold, le natif de Hameln, ville allemande où sa figure paternelle a évolué l’année de sa naissance, a « appris une nouvelle culture du handball ». « C’est un jeu assez similaire à celui que l’on pratique en France, sauf qu’il est moins physique et qu’il y a plus de jeu de passes », juge Noah Gaudin, persuadé d’avoir notamment progressé sur « les montées de balle » et « le jeu rapide ». Ce qui lui permet aujourd’hui d’affirmer que sa « palette technique est plus large ». « C’est une expérience qui m’a fait beaucoup de bien », ajoute celui qui souhaitait « rejoindre un top club qui joue la Ligue des champions », à l’issue de sa cinquième saison danoise. Il avait honoré sa première sélection avec l’équipe de France senior lors d’un match de l’EuroCup face au Danemark, en mars 2025.

    Stagiaire au Pauc en 2017

    Tombé à pic, le Paris Saint-Germain a directement fait de son vœu une réalité. « C’est un rêve pour moi de jouer pour le PSG », martèle Gaudin, l’un des piliers de la génération 98-99 avec un certain Elohim Prandi, qu’il a rejoint dans le club de la Capitale au mois de juillet. « J’ai été très bien accueilli. On travaille très bien tous ensemble, c’est ce à quoi je m’attendais », révèle-t-il quelques jours avant d’affronter son ancien club. Seuls le capitaine Matthieu Ong et le Marignanais Gabriel Loesch étaient déjà présents dans l’effectif aixois lors de ses trois saisons passées à l’Arena.

    « On va devoir imposer notre jeu face à des joueurs très physiques », analyse l’arrière, qui avait fait de cet aspect du jeu sa priorité d’amélioration lorsqu’il a débarqué dans la cité du Roy René comme stagiaire pro, à l’âge de 18 ans. « J’ai eu la chance de pouvoir compter sur un très bon préparateur physique », souligne Noah Gaudin, en faisant référence à Alexandre Pongérard, toujours présent dans le staff aixois.

    L’arrière tricolore avait d’ailleurs pris 2 kg en trois semaines de préparation après avoir vécu une saison difficile à Cesson-Rennes, club entraîné par son père au moment de son prêt. « Je garde de très bons souvenirs au Pauc, j’y ai passé trois belles années », lance celui qui sera dans la peau de l’adversaire, dimanche (17h).

  • Luka Karabatic n’oublie pas son passé chez les Aixois

    Luka Karabatic n’oublie pas son passé chez les Aixois

    Champion de France, champion d’Europe, champion du monde et même champion olympique, Luka Karabatic (37 ans) a presque tout gagné dans sa carrière. Sauf la Ligue des champions, dont il a été finaliste en 2017 avec le Paris Saint-Germain. Huit saisons plus tard, le petit frère de Nikola porte toujours le maillot bleu et rouge, mais il n’a pas oublié d’où il vient.

    Après ses trois premières saisons professionnelles à Montpellier, le pivot tricolore a débarqué au Pauc. « C’était une étape clé dans ma carrière », reconnaît-il, conscient d’être passé du statut de jeune joueur formé au club à celui de cadre d’une équipe en danger. « Je me suis retrouvé d’un coup avec des responsabilités sur mes épaules. On attendait beaucoup de moi aussi. Ça mettait la pression, d’autant plus que l’on jouait le maintien à tout prix », se remémore « Loulou », persuadé que l’arrivée de Zvonimir Serdarušic, alias « Noka », lui a permis de progresser dans « tous les aspects » de son jeu et devenir « un joueur complet ». Ce qui lui a permis de connaître sa première compétition officielle en équipe de France lors du championnat d’Europe au Danemark en 2014. « Ça correspond à ma période aixoise. »

    « Noka » a influencé Luka

    Sous les ordres de « Noka », l’ancien cadre des Experts – qui a pris sa retraite internationale cette année – a appris « une école du handball » basée sur « l’aspect et l’esprit tactique ». « J’ai un peu tout réappris à ses côtés. Dans la manière de jouer, dans la défense, dans les basiques qu’on a tendance à passer au-dessus et surtout en attaque. Il a joué et a formé tellement de grands joueurs à ce poste-là », souligne-t-il avec beaucoup de reconnaissance envers l’un de ses maîtres.

  • PLAN-DE-CUQUES 34 (14)

    PLAN-DE-CUQUES 34 (14)

    Les Plan-de-Cuquoises poursuivent leur bon début de saison avec un important succès contre Paris 92 (34-29). Une victoire qui leur permet de rester en haut de tableau, avant un périlleux déplacement à Strasbourg, samedi.

    Plan-de-Cuques a pourtant connu meilleure entame de partie. En manque d’agressivité lors des phases défensives, les Parisiennes ont pris un avantage en profitant des errements locaux. Angélique Spincer a dû poser un temps mort après 8 minutes de jeu (2-5). Sous l’impulsion de Nina Perret et Helena Mathon (3 buts chacune), le HBPC a enchaîné plusieurs périodes de meilleure qualité. Finalement, les deux équipes se sont tenues jusqu’à la fin de la première mi-temps. Score de parité à la pause : 14-14.

    Cette victoire s’est dessinée au cœur de la seconde période. Un élan offensif, des arrêts d’Andrea Novellan et l’intelligence de jeu de l’une des meilleures canonnières de la ligue avec Nele Antonissen. Plus prolifiques, Lola Berrais et ses coéquipières ont croqué les espaces pour s’assurer un 2e succès en trois matchs. L’indiscipline des Franciliennes a aussi compté dans le résultat final. L’écart était fait et la pression a baissé en fin de partie, même si Angélique Spincer a révélé ne pas avoir été sereine jusqu’au bout : « Nous avons mis du temps à nous mettre dans le rythme. On a ensuite accéléré notre jeu, même si ça a été dur à construire. Cette victoire fait du bien. »

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    Plan-de-Cuques : Novellan, Schüpbach – Martel (cap.), Puleri, Antonissen, Kromoska, Mathon, Naal, Dembélé, Loquay, Berrais, Perret

    Entraîneur : Angélique Spincer

    Paris 92 : Serdarevic, Foggea – Moretto (cap.), Golvet, Cissokho, Kanouté, Blonbou, Plotton, Hansson, Maurin, Berger, Thobor

    Entraîneur : Naim Sarni

  • Plan-de-Cuques prêt à un grand affrontement contre l’équipe de Paris 92

    Plan-de-Cuques prêt à un grand affrontement contre l’équipe de Paris 92

    Après un match « costaud dans tous les secteurs de jeu » contre Besançon et une rencontre où « nous avons manqué de fraîcheur » à Nice, Plan-de-Cuques affronte Paris 92, ce mercredi (20h). Une confrontation au cœur d’une riche semaine pour le HBPC, qui se déplace dès vendredi à Strasbourg, pour le compte de la 4e journée de championnat. Les Franciliennes se rendent dans les Bouches-du-Rhône et vont retrouver une tête bien connue : Angélique Spincer.

    En effet, la coach des Plan-de-Cuquoises a joué durant 10 ans au club basé à Issy-les-Moulineaux. « Je connais très bien le club, parce que j’y ai fait une grande partie de ma carrière. Les joueuses et les dirigeants ont changé, mais je le porte dans mon cœur évidemment », confie l’entraîneur en chef.

    Angélique Spincer s’attend à un défi physique, un grand affrontement, ce mercredi soir, aux Ambrosis. « Elles vont mettre de l’impact défensif, imposer leur physique. J’attends une réponse de la part de nos joueuses par rapport au combat que l’on doit livrer. L’équipe qui rendra la meilleure copie remportera le match. » Dans un championnat aussi ouvert que la ligue française, tous les matchs comptent et toutes les équipes ont leurs ambitions. Gagner deux fois en 48 heures serait une belle avancée pour le HBPC. Une semaine charnière où Laurie Puleri va retrouver la feuille de match après son absence à Nice. Laureen Dembélé est encore incertaine, sa présence (ou non) sera décidée au dernier moment.

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    À 20h au gymnase des Ambrosis

  • [Fête de l’Huma] Un duel Roussel/Leclerc sur la vie chère

    [Fête de l’Huma] Un duel Roussel/Leclerc sur la vie chère

    Avant le meeting qu’il tiendra ce samedi à 11h30 à la Fête de l’Humanité sur le stand national des communistes, Fabien Roussel recevait un invité inhabituel, vendredi soir : Michel-Édouard Leclerc, un grand nom de la grande distribution française. Au menu : une confrontation sur la vie chère. « Il y a 12 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France, c’est une honte pour mon pays », attaque le dirigeant communiste, révolté par la situation du pays : « voilà 8 ans qu’on est face à un mur. Le mur d’un château avec quelqu’un, tout en haut du donjon, qui n’écoute rien et qui a même théorisé le ruissellement… moi, je propose le roussellement, on commence par en bas et après on voit », poursuit-il.

    Augmenter les salaires

    Michel-Édouard Leclerc ne nie pas l’importance de redresser le pouvoir d’achat du plus grand nombre. « J’y ai intérêt, il y aura plus de gens dans les magasins », glisse-t-il, tout en proposant d’« éviter la trappe à bas salaires en réduisant l’écart entre le brut et le net ».

    « Si on supprime les cotisations sociales, qui paye ? Qui finance la retraite, la maladie, la politique familiale ? », interroge Fabien Roussel. Le dirigeant d’entreprise propose de taxer le travail non-humain pour faire contribuer d’autres revenus. Son contradicteur n’est guère convaincu : si cela passe par une TVA « sociale », c’est le consommateur qui paiera. « Mais s’il s’agit de faire contribuer d’autres revenus, oui, faisons contribuer les revenus financiers issus de la spéculation, les dividendes, les intérêts bancaires, c’est plus de 500 milliards par an. Ils ne cotisent pas ! Si on le fait, cash, la retraite à 60 ans est financée ! », affirme le communiste.

    L’un comme l’autre considèrent que Donald Trump est dangereux, mais ils divergent sur la manière de s’opposer à ses décisions douanières. « On est le premier distributeur français, on a 16 millions de clients. On n’a jamais été sollicités par les instances européennes ou françaises pour savoir si on peut peser à travers nos achats », s’étonne Michel-Édouard Leclerc, en suggérant que les consommateurs peuvent aussi faire pression sur les entreprises américaines présentes en France. « J’en veux énormément à la présidente de la commission européenne qui est allée se mettre à genoux, embrasser la bague du président américain pour des droits de douane à 15%. La France doit refuser cela. S’il le faut, allons jusqu’au référendum. Refusons cet impérialisme économique ».

    Fabien Roussel souhaite rediscuter de tous les accords de libre-échange, notamment pour introduire des clauses miroir, imposant aux deux parties les mêmes normes sociales et environnementales. « Les agriculteurs, qui nous disent qu’ils ne veulent pas d’importations, veulent aussi exporter leurs produits », objecte Michel-Édouard Leclerc. « La coopération entre nations n’a rien à voir avec ce qu’il se passe », répond Fabien Roussel, prenant exemple sur la loi Duplomb. « La vérité, c’est que depuis 5 ans, l’acétamipride est interdite chez nous, cette loi voulait la réintroduire au lieu de bannir les noisettes et betteraves produites avec cette cochonnerie dans d’autres pays », argumente-t-il.

    Le débat touche déjà à sa fin. Juste le temps pour le communiste de rendre hommage au modèle coopératif et de demander que Leclerc « distribue et mette en tête de gondole le thé 1336 », dont des représentants assistaient au débat. L.P.

  • [Fête de l’Huma] « Tous cheminots » ouvrent le débat sur l’avenir du rail

    [Fête de l’Huma] « Tous cheminots » ouvrent le débat sur l’avenir du rail

    Ce n’est pas seulement un livre, c’est une démarche. « Tous cheminots » est un recueil de témoignage de travailleurs du rail, de toutes conditions et de toutes convictions, pour brosser un portrait de la profession dans un contexte de mise en concurrence décidée en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une initiative du Comité des activités sociales interentreprises Paca. Pour son secrétaire, Sébastien Gronnier, « l’idée de ce livre était de servir le débat public, de donner la parole aux cheminots, qui vivent la concurrence. On l’a imaginé comme un recueil de témoignages, y compris celui DRH, pour avoir un panorama de l’état d’esprit des cheminots dans la période ».

    Une démarche saluée par François Tejedor, secrétaire de la CGT cheminots Paca : « la mise en place de la concurrence résulte d’une volonté politique qui découle des paquets ferroviaires européens, mais aussi de la décentralisation, qui permet aux Régions d’aller dans ce sens. Ce livre, il vient nourrir la réflexion et l’action », indique-t-il en rappelant les luttes menées pour préserver le service public et les droits des cheminots, « en Paca, on a réussi à sauvegarder l’essentiel d’entre eux ».

    Un documentaire à venir

    Pour Natacha Malet, cheminote et dirigeante nationale du PCF, il est possible de faire autrement. « On a une Région voisine, l’Occitanie, dont le vice-président chargé des Transports est communiste et qui a décidé de ne pas livrer le rail à la concurrence tout en développant l’offre ». Elle accuse la Région Sud d’avoir mis des financements sans précédent pour accompagner la mise en place de la concurrence plutôt que pour le service public. « La SNCF a été privée de 144 millions d’euros en raison d’un prétendu non-respect de ses obligations, alors que la Région a acheté au privé de nouvelles rames, financé un nouveau centre de maintenance… Nous, nous voulons une politique de service public qui réponde aux besoins des usagers, pas à ceux du capital ».

    Dans le public, plusieurs participants soulignent l’importance des activités sociales, culturelles et sportives menées par le Casi cheminots Paca, fragilisée par cette mise en concurrence qui accélère l’éclatement des salariés du ferroviaire.

    Fier de la conception des activités sociales « et non pas des œuvres sociales, ça c’est pour le patronat » portée par la CGT, Sébastien Gronnier rappelle les efforts déployés pour permettre l’accès du plus grand nombre au théâtre, à la lecture, à la culture. Il annonce d’ailleurs un documentaire prolongeant le livre « Tous cheminots ».

    François Tejedor insiste : « les activités sociales ne sont pas des privilèges, mais des droits gagnés par le rapport de force ». Une logique citée en exemple par Natacha Malet, car son financement a été gagné sur l’entreprise : « nous souhaitons qu’elle puisse s’étendre à toutes et tous ».