Tag: Paris

  • Un congrès pour un « communisme de conquêtes »

    Un congrès pour un « communisme de conquêtes »

    Le XLe du PCF est lancé. Après une phase d’élaboration par la commission élue à cet effet, le texte « Un communisme de conquêtes » a été présenté au conseil national samedi avant d’être adopté ce dimanche à 77% des suffrages exprimés (74 pour, 22 contre, 9 abstensions).

    Dans un monde déchiré par les guerres et dans une France en crise aussi bien politique qu’économique, le texte prend le parti de la paix, des coopérations internationales, d’une République refondée et du travail. Il prolonge le travail du « Plan climat empreinte 2050 » présenté par le PCF pour répondre à l’urgence climatique et à l’effondrement du vivant tout en créant les conditions d’une nouvelle industrialisation. Il propose également de relever le « défi du socialisme au XXIe siècle », en défendant un « socialisme aux couleurs de la France » vu comme un « processus » vers une « visée révolutionnaire, le communisme ».

    «  Avec le peuple et pour le peuple »

    Considérant par ailleurs, qu’il n’y a « pas de fatalité », à la victoire de l’extrême droite en 2027, le projet de base commune affirme que « les communistes veulent consacrer toute leur énergie à permettre une autre issue : des jours heureux pour la France ». « Le PCF veut incarner cet espoir, avec sincérité, avec honnêteté, avec un projet construit avec les citoyens, avec le monde du travail, avec la jeunesse. Il veut le faire avec le peuple et pour le peuple », détaille le projet de base commune.

    Un moment important pour présenter la perspective d’ « une société des biens communs, de l’émancipation et du développement des capacités humaines ».

    À la suite de la présentation du texte, des voix critiques se sont élevées pour déplorer un travail insuffisant sur le concept de socialisme, une prise en compte trop anecdotique des luttes féminismes, du monde de la création ou encore de l’enjeu climatique. Des membres de la commission économique du PCF ont aussi pointé des « manques » dans le texte à propos de l’analyse de la situation et des propositions économiques.

    Après une nuit passée à incorporer des amendements, la commission présidée par Léon Deffontaines a présenté une version corrigée et enrichie qui a permis de réunir une large majorité des suffrages exprimés.

    Plusieurs intervenants ont néanmoins regretté que des « textes alternatifs » circulent avant même l’adoption du projet de base commune par le conseil national, en contradiction avec l’esprit des règles de vie commune du PCF.

  • Les communistes tirent les enseignements des municipales

    Les communistes tirent les enseignements des municipales

    Une semaine après le second tour des élections municipales, les membres du conseil national du PCF étaient réunis sous la coupole de la place du colonel Fabien pour faire l’analyse des résultats et adopter le projet de base commune de discussion en vue du congrès qui aura lieu à Lille en juillet (lire ci-dessous).

    Réélu dès le premier tour maire de Saint-Amand-les-Eaux, Fabien Roussel, a ouvert la session en remerciant et en félicitant les militants communistes : « Vous avez su convaincre, animer, rassembler. C’est à vous que nous devons nos victoires ! Ce sont désormais des centaines de maires et des milliers d’élu·es communistes et apparentés qui vont pouvoir agir au service des Français·es, des services publics, de la démocratie locale, de la justice sociale et climatique. »

    Dans son rapport, Pierre Lacaze, responsable national en charge des élections, souligne que « le PCF s’en tire bien selon ceux qui avaient préparé leurs analyses ou graphiques sur sa disparition. Au lieu de cela, plus de la moitié des maires communistes ont été élus ou réélus au premier tour ».

    Il se félicite notamment des victoires importantes obtenues dans le sud de la France : « À Nîmes, nous gagnons une ville de 150 000 habitants, ce n’était pas arrivé depuis 25 ans. Après la formidable victoire de Vincent Bouget, il va également gouverner la Métropole. Nous regagnons aussi Aubagne, ville de 47 000 habitants avec un apparenté, Jean-Pierre Squillari. » Le dirigeant communiste se réjouit également de la victoire à Amiens d’une équipe d’union de la gauche qui devrait permettre à Léon Deffontaines, porte-parole du PCF, de devenir président délégué de la Métropole.

    Le PCF demeure la deuxième force de gauche du pays par son implantation municipale.

    Néanmoins, pour Pierre Lacaze, « ces victoires ne masquent pas l’avancée du RN ». Par ailleurs, pour lui, « les plus lourdes difficultés à gauche sont liées à la perte de grandes villes et de métropoles par les écologistes ou le PS ».

    Il relève une situation contrastée s’agissant de la FI qui « ne gagne de communes que sur la gauche, 3 sur les communistes 4 sur les socialistes et perd les 3 villes qu’elle avait gagnées en 2020 ».

    Pour Fabien Roussel, la situation à Vénissieux où une liste insoumise bat de 25 voix la municipalité communiste sortante, est choquante. « Des députés LFI, élus avec notre soutien dans le cadre du Nouveau front populaire, attaquent nos mairies ensuite, c’est inadmissible, il y a un minimum de code d’honneur en politique », s’indigne-t-il.

    Bilan positif

    En revanche, les nouvelles sont réjouissantes pour les communistes dans les Bouches-du-Rhône. Jérémy Bacchi, sénateur et secrétaire départemental, dresse un bilan positif de la séquence : maintien des municipalités en place, gain d’Aubagne, place renforcée dans les majorités de gauche comme à Marseille. « Nous augmentons de 25% le nombre des élus communistes et apparentés dans le département », annonce-t-il sous les applaudissements de ses camarades.

    À l’issue des débats, le conseil national a adopté à l’unanimité la représentation de chaque fédération pour le congrès qui se tiendra à Lille début juillet : 3 délégués par fédération plus 1 par tranche de 100 cotisants entamée et a élu la commission des candidatures et la délégation du PCF au congrès du Parti de la gauche européenne organisé à Bruxelles mi-avril.

  • Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    On pouvait penser que le RC Toulon allait repartir de l’avant avec le match nul à Lyon, mais les Rouge et Noir ont replongé la tête la première dans les mauvaises habitudes, samedi après-midi à Mayol, lors de la réception du Stade Français. Cette 19e journée de Top 14 a largement tourné en la faveur des Franciliens, plus efficaces et réalistes en seconde période (27-46).

    « Il y a beaucoup de sentiments ce soir. C’est un match difficile », a souligné Pierre Mignoni, le manager du RCT. « J’ai l’impression que l’on domine cette équipe en première mi-temps. Mais malheureusement, un peu à l’image du match, on a donné beaucoup d’opportunité à Paris pour qu’ils reviennent au score. […] Dès qu’ils ont pris le large, on a paniqué. Les joueurs sont abattus. Mais comme je leur ai dit à chaud : il ne faut pas trop parler à chaud. C’est une défaite à domicile mais rien n’est perdu encore. Il nous reste sept matches. Il faut rester solidaire, rester ensemble », a-t-il insisté, conscient que le calendrier à venir s’annonce intense avec le 8e de finale de Champions Cup à domicile face aux Stormers, le vendredi 3 avril. Mais ses protégés en ont quand même gros sur le cœur.

    « Cette défaite fait beaucoup de mal à tout le monde. C’est dur. On ne mérite pas. C’est dur à avaler. On passe à côté du match, on est à côté de la plaque », a reconnu l’international français Charles Ollivon. « On ne travaille pas assez, on ne fait pas ce qu’il faut. Dans des moments comme ça, donner des explications c’est difficile. Dans des moments comme ça, il ne faut rien dire et accepter les critiques et c’est tout. Je suis là mais je n’ai rien à expliquer et rien à dire si ce n’est qu’on ne mérite pas de gagner ce match et qu’on est tombé contre meilleur que nous. Il n’y a pas d’excuse », a-t-il poursuivi, en tentant quand même de fournir quelques explications sur les manquements de leur défense. « On est moins connecté, on est moins tranchant, on est moins efficace. Mais donner la raison… Non, je ne l’ai pas. On travaille moins ensemble, on ouvre des portes, ils passent entre deux et on perd le momentum, puis on prend des essais », a analysé le deuxième ligne varois, touché moralement.

    Entre retard et blessures

    Mais pour le technicien du RC Toulon, il est encore bien trop tôt pour oublier le top 6 en championnat. Cette neuvième défaite de la saison a créé un écart de cinq points avec Bordeaux-Bègles, ce qui est donc encore largement rattrapable d’un point de vue comptable. « On a pris du retard sur le top 6, c’est évident, mais il reste sept matches. On fera les comptes à la fin. On va partir en stage mardi, ça va nous faire du bien. On va essayer de reconnecter tout le monde », ajoute Mignoni, qui va devoir composer avec deux nouveaux blessés majeurs dans son infirmerie : Teddy Baubigny et Baptiste Serin, sortis respectivement à la 6e et 47e minutes de jeu. « Teddy Baubigny souffre d’une commotion cérébrale. J’espère que ce n’est pas trop grave, mais c’est une commotion. Et pour Baptiste Serin, c’est l’épaule. Il va passer des examens médicaux », précise le manager toulonnais, qui n’a pas oublié que son demi de mêlée fétiche avait déjà subi une luxation de l’épaule droite lors de la saison 2023-2024. Ce qui lui avait valu plusieurs mois d’absence. Bis repetita ?

  • Les enjeux dans les villes cléspour la gauche, de Paris à Grenoble

    Les enjeux dans les villes cléspour la gauche, de Paris à Grenoble

    Quelle sera la physionomie du paysage politique français à l’issue du second tour du scrutin municipal ? Si au premier tour, le 15 mars, plus de neuf communes sur dix ont élu leur équipe municipale, le scrutin de dimanche concerne encore quelque 1 500 villes dont les plus grandes en nombre d’électeurs. Les stratégies d’union, notamment à gauche, seront-elles ou pas gagnantes ? Y aura-t-il un regain de participation alors que l’abstention a atteint un record de 57,2% ? Ce sont autant d’enjeux à moins d’un an de l’élection présidentielle. Selon le décompte de Maire info, le quotidien d’information des élus locaux, il y a dimanche 551 duels, 815 triangulaires, 166 quadrangulaires et 16 quinquangulaires. Tour d’horizon de villes clés. (Pour les enjeux à Marseille, lire nos informations pages 2 et 3 et sur lamarseillaise.fr).

    Paris

    La municipalité d’union de la gauche et des écologistes est menacée par la droite LR et affairiste de Rachida Dati au bénéfice de laquelle la candidate d’extrême droite de Reconquête !, Sarah Knafo (10,40% au premier tour), s’est retirée. Si le candidat de l’union de la gauche et des écologistes Emmanuel Grégoire est arrivé en tête au premier tour (37,98%) loin devant Rachida Dati (25,46%), la fusion de la liste de cette dernière avec celle de Pierre-Yves Bourbazel (Horizons, 11,34%) et le maintien de l’insoumise Sophia Chikirou (11, 72%) pourrait coûter la capitale aux progressistes au terme de cette triangulaire. Cette stratégie préfigure-t-elle la bataille à gauche en vue de la présidentielle de 2027 ? Le résultat parisien sera éclairant.

    Lyon

    Le maire écologiste de la cité des Gaules, Grégory Doucet, a déjoué les pronostics sondagiers. À la tête d’une union de la gauche il est arrivé en tête le 15 mars (37,36%) d’une courte tête devant le candidat divers droite Jean-Michel Aulas (36,78%). Le maire sortant a fusionné sa liste avec celle de la candidate LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi (10,41%). Suffisant pour permettre aux progressistes de conserver la troisième ville de France ? Vendredi, Lyon Mag a publié un sondage donnant Aulas et Doucet à 50/50 avec une marge d’erreur de 4 points.

    Lille

    Grande ville de tradition socialiste, Lille va vivre une quadrangulaire. Arrivé en tête du premier tour, le socialiste Arnaud Deslandes (26,26%) a fusionné sa liste avec celle de l’écologiste Stéphane Baly (17,75%) au grand dam de la liste insoumise de Lahouaria Addouche (23,36%). C’est le véritable duel du second tour où les deux autres candidats, Violette Spillebout (Renaissance, 11,14%au premier tour) et la liste d’extrême droite RN de Matthieu Valet (10,92%) sont distancés.

    Bordeaux

    Les écologistes vont-ils conserver la cité de Montaigne ? Le maire Pierre Hurmic, à la tête d’une liste d’union de la gauche est arrivé en tête avec 27,68%mais il est talonné par la liste du socle commun de Thomas Cazenave (Renaissance) à 25,58%. Surtout le centriste Philippe Dessertine (20,20%) s’est retiré et offre une réserve de voix à Cazenave tandis que la liste de LFI de Nordine Raymond, non qualifiée, a réalisé 9,36%. Les électeurs vont-ils sanctionner l’ancien ministre macroniste Cazenave et renouveler leur confiance à la gauche ? C’est l’enjeu de ce second tour dans une ville qui fut un fief de droite historique.

    Grenoble

    L’ancien maire et repris de justice Alain Carignon, 77 ans, est arrivé en tête le 15 mars, avec 27,04%. L’homme de droite a devancé la candidate de la gauche unie, l’écologiste Laurence Ruffin (26,33%) qui est soutenu par le maire écologiste sortant Eric Piole. La liste insoumise d’Allan Brunon s’est retirée et lui a apporté son soutien. Ses 14,59% pèseront au second tour pour éviter le retour de la droite LR à la mairie.

  • [Rugby] Les Bleus défientla Rose pour un doublé

    [Rugby] Les Bleus défientla Rose pour un doublé

    Au coup d’envoi, à 21h10, au Stade de France, Antoine Dupont et ses hommes (1ers, 16 pts) sauront le résultat du choc entre l’Irlande (3e, 14 pts) et l’Écosse (2e, 16 pts) à Dublin. Et, sauf scénario improbable, il leur faudra absolument gagner, voire avec le bonus, pour conserver leur titre 2025. Une finale et un anniversaire : les 120 ans du « Crunch », ce duel franco-anglais disputé pour la première fois le 22 mars 1906, au parc des Princes (défaite 35-8). Un revers qui reste le plus large de l’histoire des coqs contre l’Angleterre sur le sol français.

    « Le passé, c’est le passé »

    Épouvantail de la compétition, avec 12 victoires d’affilée dont un 33-19 cinglant contre les All Blacks à l’automne, le XV de la Rose est brutalement retombé sur terre, avec une claque en Écosse (31-20), la plus large défaite de son histoire à domicile contre l’Irlande (21-42), puis sa première défaite en 33 rencontres contre l’Italie
    (23-18). Mais attention à une bête « blessée », avertissait mercredi Servat. « Les Anglais traversent un moment difficile. Mais ils sont toujours redoutables », a confirmé jeudi Fabien Galthié.

    Une certitude : en cas de victoire samedi, les Anglais sauveraient leur tournoi et sans doute la tête de leur sélectionneur au passage. Et, à un an et demi du Mondial 2027 en Australie, ils mettraient KO un XV de France sans doute encore un peu groggy après sa désillusion écossaise. Même si « le passé, c’est le passé », a tenté d’évacuer jeudi le sélectionneur tricolore, refusant de parler de revanche.

    5e journée – Tournoi des six nations

    À 21h10, au Stade de France, à Paris

    Arbitre : Nika Amashukeli (GEO)

    FRANCE : Ramos – Attissogbe, Barassi, Moefana, Bielle-Biarrey – Jalibert, Dupont (cap.) – Matiu, Ollivon, Cros – Meafou, Flament – Aldegheri, Marchand, Gros.

    ANGLETERRE : Daly – Roebuck, Freeman, Atkinson, Murley – Smith, Spencer – Earl, Pepper, Chessum – Coles, Itoje (cap.) – Heyes, George, Genge.

  • Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Les missions commando se succèdent pour les Marseillaises. Après trois affrontements face à l’OL Lyonnes, toutes soldées par de lourdes défaites, les footballeuses de la cité phocéenne se préparent à affronter un autre cador d’Arkema Première Ligue : le Paris Saint-Germain. Sur la pelouse du Campus PSG à Poissy, ce mercredi (16h15), les protégées de Corinne Diacre, actuellement 9e du championnat avec six points d’avance sur leurs trois poursuivantes placées dans la lanterne rouge, tenteront de résister face à l’armada parisienne, largement victorieuse lors du match aller au stade Francis-Turcan, à Martigues (1-5, le 5 décembre 2025).

    « Paris reste une grosse équipe, avec de très bonnes joueuses. C’est un match difficile, très difficile même », souligne l’attaquante phocéenne Laura Bougouin, pour qui la 5e place au classement des Parisiennes est plus qu’anecdotique. « Ce match face au PSG va surtout nous permettre de préparer la prochaine journée contre Le Havre », poursuit-elle, persuadée que « ces gros matchs de haut niveau » leur permettent de « travailler » en vue des rencontres qui sont davantage à leur portée. « Bien sûr qu’on aimerait toutes gagner face au PSG », martèle la Mancelle de 33 ans, qui dispute sa dixième saison au plus haut niveau français. « Mais c’est une période pas facile, parce qu’on a peu de matchs, ce qui ne facilite pas les choses pour garder le rythme », ajoute-t-elle, consciente que les six points qui les séparent de Saint-Etienne, Montpellier et Lens leur permet de « respirer » et de pouvoir aborder plus sereinement cette fin de saison.

    « Plus disciplinées défensivement »

    Promues, les Marseillaises continuent, pour la plupart, de découvrir les rudiments de ce championnat. Ce manque d’expérience les empêche d’aller titiller des formations comme Strasbourg ou Dijon, installées en milieu de tableau. « On a fait des erreurs qui nous ont coûté des points à des moments », reconnaît l’ancienne pensionnaire de l’ASJ Soyaux, toutefois persuadé qu’elles sont désormais « plus disciplinées défensivement », malgré avoir encaissé pas moins de 35 buts jusqu’ici, soit le deuxième total plus élevé du championnat. « Je pense qu’on est en capacité aujourd’hui de les récupérer, ou, en tout cas, de ne plus perdre les matchs de la manière dont on les a perdus », lâche Laura Bourgouin avec optimisme.

    PARIS SG – MARSEILLE

    17e journée – Arkema Première Ligue

    À 16h15, au Campus PSG, à Poissy

    Arbitre : Romy Fournier

    PARIS (compo probable) : Earps – Elimbi, Samoura, De Almeida, Carmona – Echegini – Kanjinga, Groenen, Karchaoui, Ajibade – Leuchter. Entraîneur : Paulo César

    MARSEILLE (compo probable) : Shore – Laplacette (cap), Blanchard, Carro, Cyraniak – Le Mouël, Bourgouin, Bamenga – Herrera, Bourdieu, Perret.

    Entraîneur : Corinne Diacre

    Un record de spectateurs attendu pour OM – Montpellier

    Les Marseillaises disputeront leur 19e journée de championnat face à Montpellier, samedi 28 mars, au stade Vélodrome. En seulement quelques jours, la barre des 30 000 billets ont été vendus, plaçant l’OM en position de menacer le record de D1 féminine, établi à 30 661 spectateurs lors du duel Lyon-PSG en 2019 au Groupama Stadium. Si le club propose un accès gratuit pour le grand public, une formule « premium » (échauffement en bord terrain, instants photos en fin de match, dédicaces…) et une « hospitalités » (visite des vestiaires, salle de conférences de presse et zone mixte, accès bord pelouse pendant l’échauffement, passage des joueuses en avant-match…) sont disponible sur la billetterie du club.

  • 42 médailles pour les Alpes-de-Haute-Provence

    42 médailles pour les Alpes-de-Haute-Provence

    Un total de 19 médailles d’or, 19 médailles d’argent et 4 médailles de bronze ont été remportées par le département des Alpes-de-Haute-Provence au concours général agricole de Paris 2026. Ses vins, ses huiles d’olive, ses charcuteries, ses miels, ses produits laitiers, ses bières, ses eaux-de-vie et sa viande ont été récompensés. La cave des vignerons de Pierrevert, le domaine Salvator, la société fromagère de Provence, la coopérative laitière de l’Ubaye et la brasserie Cordoeil ont notamment été distinguées.

    Les vins et les huiles d’olive du département ont particulièrement brillé, avec 13 médailles dont 6 d’or pour les vins et 10 médailles, dont 8 d’or pour les huiles d’olive. L’obtention d’une médaille au concours général agricole est synonyme d’une augmentation des ventes de 18 à 40%. Les médailles du concours constituent un sésame à l’export car elles sont reconnues hors de la France.

    Le « travail acharné »

    des agriculteurs souligné

    Ces médailles soulignent le « travail acharné » des agriculteurs, « leur dévouement, leur passion et leur savoir-faire inégalé », a salué la Chambre d’agriculture des Alpes-de-Haute-Provence, qui a, cependant, déploré la visite « au pas de course », « peu propice à un échange constructif » de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, sur le stand du département. Un sac contenant « des produits issus de toutes les filières en crise dans les Alpes-de-Haute-Provence » a été remis à la ministre.

    Les ânes du département ont également été mis en avant avec la présence de Java au Salon, ânesse de Provence de 6 ans, seule représentante animale du département.

  • La Marseillaise Sabrina Agresti-Roubache nommée ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnelle

    La Marseillaise Sabrina Agresti-Roubache nommée ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnelle

    C’est un mini-remaniement qui intervient à l’occasion du départ de plusieurs ministres engagés dans la dernière ligne droite de la campagne des municipales

    Catherine Pégard, conseillère d’Emmanuel Macron, est nommée à la Culture en remplacement de Rachida Dati .

    Outre cette nomination attendue, l’ex-ministre macroniste marseillaise, Sabrina Agresti-Roubache, fait son retour en tant que ministre déléguée chargée de l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage.

    La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon devient aussi ministre déléguée chargée de l’Energie.

    Le chef de l’Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq, qui souhaitait retrouver son siège à l’Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.

  • La Région Sud dévoile deux initiatives à l’intention du secteur agricole

    La Région Sud dévoile deux initiatives à l’intention du secteur agricole

    Le renouvellement des générations constitue un enjeu majeur pour l’agriculture, en des temps particulièrement difficiles pour ses filières, accablées par les accords de libre-échange et les politiques d’abattage concernant la dermatose nodulaire. C’est pourquoi, pour favoriser l’attrait des professions agricoles et poursuivre l’accélération de la transition écologique, la Région Sud a annoncé, lundi au Salon de l’agriculture, deux initiatives.

    La première, le prêt d’honneur régional, vise à renforcer les projets agricoles dès leur lancement. Sans intérêt ni garantie personnelle, il permet aux porteurs de projets de consolider leurs fonds propres et de sécuriser leur installation ou la reprise d’une exploitation. D’un montant compris entre 5 000 et 30 000 euros, il facilite l’accès au financement bancaire et crédibilise les démarches auprès des partenaires financiers. Particulièrement pensé pour les jeunes agriculteurs, il contribue à la transmission des exploitations.

    Dans la région française comptant le plus grand nombre d’exploitations agricoles biologiques (5 042 exploitations certifiées ou en conversion, ce qui représente 36% de la surface agricole utilisée [SAU] régionale), la seconde, le Plan bio régional 2026-2028, s’inscrit dans la logique des évolutions du marché et des attentes des consommateurs. Il s’articule autour de trois priorités : stimuler la demande et renforcer la consommation de produits biologiques, consolider et développer des filières biologiques résilientes, et accompagner les opérateurs face aux enjeux sociétaux et environnementaux.

  • La filière agricole vectrice de retour à l’emploi dans le Var

    La filière agricole vectrice de retour à l’emploi dans le Var

    Avec 7 830 emplois à temps plein et des besoins importants, la filière agricole est vectrice de recrutement dans le Var. C’est pourquoi le Département et la FDSEA, avec France Travail, la MSA Provence Azur, les organismes de formation, la Chambre d’agriculture du Var et la Maison de l’Emploi, ont mis en place, en 2025, une expérimentation. Le but est le retour à l’emploi d’allocataires du RSA vers des métiers du secteur. Cette expérimentation a été l’objet d’une table ronde, mardi, au Salon de l’agriculture, afin de faire un bilan d’étape.

    Ce projet consiste en un dispositif de découverte et d’intégration : entretiens individuels, immersion dans le métier, formation de 105h, puis intégration dans l’emploi via un contrat de professionnalisation d’au moins 6 mois. Il a majoritairement concerné la filière viticole, principale vectrice d’emplois agricoles dans le département (60% de la superficie cultivée). Au total, 27 promesses d’embauche ont été réalisées sur trois bassins : golfe Saint-Tropez, bassin hyérois et centre Var.

    Plus difficile pour les métiers de la mer

    Pour Isabelle Arnaud, directrice de la FDSEA83, « cette expérimentation est pleine de promesses. On l’a démarrée sur du global, aujourd’hui, on tend à faire évoluer le collectif vers des réponses en individuel, en multifilières, en sollicitant nos employeurs pour des promesses d’embauche et en allant chercher les candidats ». Didier Dorn, directeur de la Maison de l’emploi Provence Méditerranée, reconnaît cependant « l’écart entre les besoins des agriculteurs et nos objectifs. Les réalités nous ont rattrapés. Il y a quelques réussites, mais on peut mieux faire. On a décidé de partir d’un contrat de travail comme point de départ de la formation. Cette expérimentation s’évaluera sur plusieurs années », mais demeure, quoi qu’il en soit, « gagnant-gagnant ».

    Laurence Gallezot, directrice de l’agence France Travail de Brignoles, invite elle aussi à « s’adapter au profil du candidat. Quand on capte des candidats qui veulent aller vers la filière agricole, il faut qu’on se rapproche de la FDSEA pour qu’elle les mette en lien avec un employeur », et non plus l’inverse.

    Au-delà des filières terriennes, la mer pourrait-elle être concernée ? Cela semble plus compliqué : « On ne peut pas embarquer quelqu’un pour lui montrer le métier, il doit être déjà marin de la marine marchande, ce qui nécessite une formation de minimum six mois », expliquent Manon Ranc-Bargas et son mari, Jérôme Bargas, patrons-pêcheurs à La Seyne-sur-Mer. Cela pourrait en revanche être davantage possible sur d’autres métiers liés à la pêche, comme la préparation de bateaux et la vente, « la part la plus importante du métier ».

    A voir

    Sur le stand du Vaucluse, Joannes Richard, champion du monde de burger 2023 et vainqueur des European Street Food Awards 2025, est venu cuisiner un burger au porc du Ventoux et une pita à l’agneau 100% vauclusiens.

    La buvette/cantine des Hautes-Alpes est tenue par l’association des producteurs des Alpes du Sud, qui présentent un large choix de produits (fromages, tourteaux, charcuterie, bières, liqueurs…).

    De nombreux producteurs des Alpes-de-Haute-Provence font valoir leurs produits, notamment la fameuse pomme des Alpes, ainsi que miel, poires, lavande…

    La Côte d’Ivoire est le pays à l’honneur de ce SIA 2026. Terre de cacao, de noix de cajou, de bananes et d’innovations, elle dévoile une agriculture diversifiée et tournée vers l’avenir.