Tag: Musique

  • La note bleue voyage dans la métropole Aix-Marseille

    La note bleue voyage dans la métropole Aix-Marseille

    Si la 26e édition du Marseille Jazz des cinq continents illustre toutes les facettes de la note bleue dans différents endroits de la ville à partir du 1er juillet, ce festival propose, en parallèle de son programme phare, un « parcours métropolitain ». Sillonnant les communes alentour, une vingtaine de « rendez-vous musicaux » qui permettent « de découvrir à la fois la scène locale mais également des artistes internationaux venus partager leur propre vision du jazz et leurs inspirations multiples », indiquent les organisateurs de cette séquence dont la prochaine étape passe le samedi 13 juin par Jouques. Le Domaine de la Traconnade sera ainsi le théâtre d’un concert de l’indomptable trompettiste Daoud, « figure montante de la scène actuelle mêlant jazz, hip-hop et électronique ». Lever de rideau de la soirée prévu avec le Benoît Moreau trio. Une formation inspirée par l’esprit du grand guitariste de Baltimore, Bill Frisell, qui ne cesse d’explorer les contrées jazz, mais aussi rock et folk.

    Formations en tous genres

    Le parcours métropolitain fera également escale le 19 juin à Châteauneuf-les-Martigues pour un concert gratuit du sextet Oscarpicus dont le répertoire « mêle swing, chanson française et jazz moderne ». Le lendemain, cap sur Vauvenargues avec le Romain Morello Collective qui fera vibrer de ses cuivres l’héritage d’illustres jazzmen comme Charles Mingus ou Herbie Hancock (entrée libre). Autant de jalons mélodieux qui se poursuivront jusqu’à l’automne 2026.

  • [Entretien] Juste Shani : « Avoir des textes engagés, c’est important et naturel pour moi »

    [Entretien] Juste Shani : « Avoir des textes engagés, c’est important et naturel pour moi »

    La Marseillaise : Vous rappez depuis 2018. Qu’est-ce qui vous a poussé vers ce style musical ?

    Juste Shani : J’ai toujours aimé la musique en général et le hip-hop en particulier. Quand j’étais petite, à la maison, avec ma famille, on écoutait ensemble plutôt de la variété, de la pop et du R’n’B. Et j’écoutais beaucoup de hip-hop US. Et à l’adolescence, j’ai commencé a écouté du rap français comme Sexion d’assaut qui a beaucoup forgé la façon dont je rappe aujourd’hui. Je me suis donc tournée vers le rap au fil des découvertes. J’ai toujours écrit et chanté plein de styles différents. Petite, j’ai d’abord écrit un peu de R’n’B en anglais et après, du rap français. Je ne sais pas ce qui s’est passé de particulier. Mais déjà, c’était en français et puis, moi, j’écoutais du rap avec des artistes assez engagés comme Youssoupha, ou Kenny Arkana. Les thématiques qui étaient abordées m’ont vraiment touchée à une époque où je commençais à comprendre aussi la société dans laquelle on évoluait. C’est vraiment un des styles de musique qui m’a le plus choquée en fait.

    Dans vos morceaux, vous parlez de la question du racisme, de la misogynie ou de sujets sociaux. C’est important pour vous d’avoir des textes engagés ?

    J.S. : Je ne sais pas si c’est important, mais c’est naturel pour moi. C’est juste que ce sont des sujets qui me tiennent à cœur, et qui ont toujours été importants pour moi. Mais c’est aussi ce que je vis aussi au quotidien, donc naturellement ça se retrouve dans mes textes.

    Dans la vie en général ou dans le monde du rap ?

    J.S. : En tant que femme et noire, on est confrontée à certaines de ces réalités. Et après, dans l’industrie ce sont les mêmes problématiques qu’on retrouve dans tous les milieux de la société. Après dans l’exemple du rap, c’est un style qui est réputé plutôt masculin. Du coup, dans les premiers événements rap où j’étais, car j’ai fait beaucoup d’open mic [scènes ouvertes], il y a un peu ce truc où tout le monde te regarde de travers. Ils se demandent ce que tu fous là. Je pense qu’on est encore aujourd’hui dans le rap, dans quelque chose où c’est encore vu comme un peu spécial d’être une femme qui rappe, alors que ça devrait être banal.

    À partir de 2025, vos morceaux Matrixée, Bonnes fêtes et Brillance ont eu une grande visibilité sur les réseaux sociaux. En quoi ça a été un tremplin pour vous ?

    J.S. : Ça m’a beaucoup aidée, les réseaux sociaux. Je pense qu’en tant qu’artiste, on a cette chance de pouvoir s’y développer de façon totalement indépendante au moins pendant un temps. À l’époque, dans les années 90, 2000, on était vraiment totalement dépendants des labels et des maisons de disques pour faire sa promo, même pour faire ce qu’on dit. Par rapport à la promo et à l’image les réseaux sociaux m’ont vraiment apporté beaucoup de visibilité. C’est vrai qu’en 2025, il y a eu vraiment énormément de visibilité qui s’est de plus en plus élargie. Je pense que ça m’a aussi rendu plus visible aux yeux de tous les professionnels de l’industrie, des maisons de disques. Et c’était pour moi un moyen d’exprimer tout ce que j’avais à dire.

    Ce qui a amené une grosse année : première partie de Aya Nakamura, tournée de festival et des dates de concerts dans toute la France.

    J.S. : C’est trop cool. C’est vraiment le fruit de plusieurs années de travail qui commencent à marcher. Je me suis entourée de plus gros partenaires professionnels, avec notamment d’autres tourneurs, société qui organise mes tournées. Et on sent qu’il y a cet accompagnement-là. Le projet rayonne et il y a un public qui est de plus en plus demandeur. Et il y a de plus en plus de programmateurs qui me font confiance.

    Et samedi, Marsatac…

    J.S. : Ça me fait plaisir. C’est la première fois que je joue à Marseille. J’ai beaucoup joué dans d’autres régions, qui ne sont pas la mienne, comme à Lyon ou en Bretagne. Mais encore jamais Marseille. Je sais qu’il y a un peu de gens qui m’écoutent ici, donc ça me fait vraiment plaisir de les rencontrer.

    Quels sont les prochains projets ?

    J.S. : Pour moi, le futur, c’est un nouveau projet. Je vais continuer à bosser dans ce pays musical, à proposer des choses de qualité, parce que je suis encore dans une phase, malgré toute la visibilité dont je bénéficie, de développement de mon projet qui est émergent. Donc j’essaie de beaucoup bosser la musique, d’affirmer ma patte et ma signature.

  • Six unHun sur le toit du Fada pour la sortie de l’album « 2 »

    Six unHun sur le toit du Fada pour la sortie de l’album « 2 »

    Un vinyle avec un nom qui sonne comme une onomatopée lisible dans les deux sens quand il tourne sur la platine. Une pochette sobre, avec un célèbre tube de glue jaune et noir, logiquement intitulé « 2 ». En cinq ans d’explorations sonores et poétiques, le titre du premier opus, comme le nom du groupe, sont « les seuls points sur lesquels » ces six aventuriers musicaux se sont d’emblée mis au même diapason, avouent-ils à l’unisson. Signe d’un bon départ.

    UnHun, « dans plein de langues, ça signifie oui », précise Ahram Lee, une de ces six fantaisistes qui œuvrent entre accordés et désaccordés sur ses textes « entremêlés » avec ceux de Jérémy Laffon et d’Alexandre Gérard, murmurés ou vociférés. Une formation d’instruments peu conventionnelle qui associe yukulélé, fingerfingerphone, ayoyote (idiophone aztèque), guimbarde, contrebasse et percussions « maison » pour une musique tour à tour bruitiste et mélodique et un chant vacillant entre « spoken word et éruptions sonores », s’avance Guy André Lagesse, autre voix du groupe et fingerphoniste.

    Pour servir ces sons, « un peu fragiles, avec lesquels on a chacun un rapport personnel, donc difficile à régler », reconnaît Ahram lee, ils se sont naturellement tournés vers l’ingéniosité de Nicolas Dick, guitariste chanteur du groupe marseillais de métal indus Kill The Thrill, rodé à la navigation sur les plages sonores alternant le feu et la glace.

    Quand ça colle

    L’épopée musicale a démarré dans l’antre des 8 Pillards, laboratoire temporaire de production et de vie situé dans le 14e arrondissement, au gré des rencontres et des envies. « C’est Guy qui nous a embarqués et la seule consigne pour ceux qui voulaient venir écouter nos répétitions, c’était : personne ne fait rien », indique Ahram Lee ; alors forcément, on s’y colle. Pour la méthode, « on fonctionne à l’impro et quand ça accroche, que ça devient sympa, on enregistre, explique Francis Ruggirello, contrebassiste. On aime plaisanter, mais on bosse. On répète ensemble. On a beaucoup avancé avec des résidences d’une semaine. »

    Depuis 2001, la formation s’est confrontée au public, version petit format, notamment lors de vernissages. La sortie du premier album était l’occasion de faire un grand saut en se produisant dans un très bel espace. Un concert organisé avec l’Association des habitants de L’unité d’habitation Le Corbusier, avec qui les Pas Perdus avaient déjà travaillé lors d’un projet artistique en 2015.

    Jeudi 11 juin, 19h30-21h30. Concert unique, entrée libre,
    toit terrasse de la Cité radieuse. Réservations sur le site de l’Association Les Pas Perdus conseillée.

  • Marsatac : rap, pop et électro à la fête au Parc Borély

    Marsatac : rap, pop et électro à la fête au Parc Borély

    « Je suis le symbole de ce que le rap est devenu : une musique décomplexée qui touche tout le monde », aime à dire Niska, tête d’affiche de la soirée d’ouverture du festival Marsatac, vendredi 12 juin au Parc Borély. À ce compte-là, rien d’étonnant à ce que ce rappeur, qui développe ses rimes sur des musiques aussi bien inspirées de la pop occidentale que de l’Afrique, n’ait écoulé, la semaine passée, tous les billets d’un double concert au Stade de France prévu en 2027 en seulement quelques heures. « La soirée du vendredi met à l’honneur ce que le rap fait de mieux aujourd’hui », indiquent les organisateurs de ce festival qui programmera aussi, lors de cette date inaugurale, une « nouvelle génération de talents rap », constituée d’artistes comme Jeune Morty, Huntrill et La Rvfleuze. Au menu également, la chanteuse martiniquaise Meryll, qui swingue de la pop au dancehall en passant par le hip-hop, ou encore l’artiste aux sons électro-orientaux, Ino Casablanca.

    Boss lady et jeunes talents

    Soirée la plus attendue de Marsatac, la date du samedi 13 juin se jouera à guichets fermés. Le Parc Borély accueillera alors Théodora, phénomène de la pop francophone engagée et féministe, alias « Boss lady », qui a fait chavirer les cœurs et les hanches avec des tubes comme Kongolese sous BBL ou Fashion Designa, ainsi que le rappeur Disiz, à l’origine de l’album On s’en rappellera pas, où figure d’ailleurs le titre Mélodrama interprété avec une certaine… Théodora. Jeune chanteuse guyanaise de dancehall à la trajectoire ascendante, la Pas jalouse Bamby, comme le suggère l’une de ses chansons phares, sera aussi très attendue par la jeunesse qui déferle à chaque climax du printemps sur le Parc Borély au moment de Marsatac. La journée de clôture du dimanche 14 juin a, elle, « été pensée comme une grande fête populaire », notamment marquée par une « programmation solaire majoritairement marseillaise avec des collectifs qui soutiennent la place des femmes et minorités de genre sur scène et défendent un droit inaliénable à la différence ».

  • Au Festival de Gordes, terrasse sur les musiques

    Au Festival de Gordes, terrasse sur les musiques

    Enserré par les falaises avec le massif du Luberon comme horizon, le Théâtre des Terrasses. « Ici, c’est un face-à-face avec l’artiste qui se joue », imagent les organisateurs du Festival de Gordes dont la 43e édition s’élancera le 3 août à travers un concert de Yael Naim. L’occasion pour cette chanteuse et musicienne pop de défendre Solaire, son dernier album en date qui sonne comme un autoportrait également mâtiné d’électro. « J’avais honte de cette lumière en moi, maintenant, je l’assume », rappelait-elle il y a quelques mois à La Marseillaise, à propos de cet opus que l’artiste voit « comme une libération ».

    De bonnes aventures

    Autre discipline et registre le 5 août, avec l’humoriste et chroniqueur média Philippe Caverivière. Connu du grand public grâce à ses interventions dans des émissions telles que Quelle époque! sur France 2, il se lance désormais dans le one man show, avec un spectacle intitulé Tu crois que c’est une bonne idée ?. Ce dernier passera le relais, le lendemain, à Yuri Buenaventura. Déjà passé par Gordes et ayant marqué les mémoires par ses rythmes entraînants, ce chanteur colombien de salsa fera encore, à n’en pas douter, valdinguer les hanches des spectateurs.

    Toujours présidé par Bénabar, le Festival de Gordes s’achèvera les 8 et 10 août avec les venues respectives du trio du pianiste de jazz Fred Nardin et du groupe électro Deluxe.

    Programme complet sur festival-gordes.com

  • [Grand entretien] Gari Grèu : « Il faut militer mais continuer de dialoguer »

    [Grand entretien] Gari Grèu : « Il faut militer mais continuer de dialoguer »

    La Marseillaise : ORP nomme
    son premier album, sorti fin mai,
    «
     Le Village ». De quoi s’agit-il ?

    Gari Grèu : Le village, c’est une des idées de Toko [Blaze]. Pour lui, c’était un sanctuaire, un havre de paix et de bienveillance. Il pense, bien sûr, à Vitrolles, car c’est là qu’il a grandi. C’est ce qu’il dit dans son premier couplet. Il parle à des potes à lui, avec qui il a partagé son enfance et son adolescence, mais que la vie a fait dévier au niveau des idées. Des gars avec qui il s’est construit et qui sont devenus racistes. Donc, sa première idée c’est : passe nous voir au village pour qu’on se reconnecte, qu’on se fasse du bien.

    Peu à peu, cette idée de village est devenue une forme d’enclos de bienveillance et de solidarité sans adresse. Quand on fait des concerts dans l’espace public, comme je peux le faire avec les sardinades le 1er mai, mètre carré par mètre carré, on le construit, ce village. Au regard des difficultés qu’on a à faire société, c’est quand je joue dans l’espace public, là où je trouve des gens qui ne pensent pas comme moi, que je prends la mesure de la vraie utilité qu’on a en tant que musicien : faire danser tout le monde au diapason à un moment donné. Le village c’est ce truc qu’on arrive, tant bien que mal, à recréer quand on prend le micro. Et ce village peut exister partout. Dans un local des MTP [Marseille trop puissant – groupe de supporters de l’Olympique de Marseille, Ndlr], où tu croises tous les milieux et toutes les générations, par exemple. Ou dans n’importe quel endroit où les gens se mélangent.

    Dans votre titre « Citrons », vous dites : « L’autre a dit que l’autre a dit que l’autre est un con. L’autre fait peur, l’autre milite en réaction. » Avez-vous la sensation que le dialogue est devenu compliqué ?

    G.G. : Ça, je l’écris au moment de la mort de Quentin Deranque [militant d’extrême droite néofasciste, Quentin Deranque est mort en février à Lyon des suites d’une rixe contre des militants antifascistes, Ndlr]. Évidemment qu’on est militant. Évidemment qu’on veut faire passer nos idées. Mais on ne peut pas se mettre des coups de pied dans la tête et se tuer dans la rue parce que quelqu’un ne pense pas comme nous. Nous, en tant que grands frères, on se doit de les contenir, les petits. J’ai 58 ans et, maintenant, je me sens responsable des jeunes de 20 ans, de les aider à ne pas faire faire n’importe quoi. Évidemment qu’on a besoin de militer, qu’on a besoin que la jeunesse soit concernée, se mêle. Mais on doit arriver à dialoguer. On doit arriver à faire passer les idées avant les coups de couteau et les coups de pied dans la tête.

    Vous parlez beaucoup d’unité. C’est très présent dans l’album, notamment dans votre titre « D’ailleurs »…

    G.G. : C’est Marseille. Les couleurs, les accents, on vient tous d’ailleurs, ici. L’identité marseillaise, c’est le fruit de toutes ces arrivées successives. Moi, je suis un peu Italien, un peu Algérien, un peu Arménien, un peu Comorien, un peu Français, un peu tout ce que tu veux. Parce que je suis Marseillais. Je suis né à la Porte d’Aix. Pour aller à l’école, j’ai traversé l’Algérie, l’Afrique noire, l’Arménie. Avant de prendre l’avion, j’avais fait le tour du monde. C’est ça, être Marseillais. La leçon que Marseille donne au monde entier, c’est qu’on arrive à vivre tous ensemble en gardant nos spécificités et en étant tous Marseillais. Avec cette identité marseillaise qui se conjugue avec nos identités personnelles. C’est ça qui est magnifique à Marseille.

    À propos de Marseille, dans « Têtue », vous dites : « Il y a eu les Allemands maintenant Airbnb. » Que voulez-vous dire ?

    G.G. : Le Panier [2e] a été détruit par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Ça s’est ensuite reconstruit, tant bien que mal, pour qu’aujourd’hui, et depuis 20 ans, ça se transforme en décor de Plus belle la vie. Je veux bien que tu loues ton appart trois semaines par an quand tu pars en vacances. Mais quand il y a un investisseur qui achète dix appartements pour louer toute l’année à des cohortes de touristes, forcément, les commerces de proximité commencent à fermer. Il n’y a plus que des sandwicheries et des magasins de souvenirs.

    Après, ça reste une image. Mais on est obligé de rentrer dans Marseille. On ne regarde pas Marseille avec complaisance. Il faut être hyper exigeant avec la Ville, avec les élus, avec les forces vives, avec les gens qui ont des capacités de faire bouger les choses.

    Après attention, il y a aussi un juste milieu. Dans le troisième arrondissement, boulevard de Strasbourg, chez moi, j’aimerais qu’il y ait un peu de gentrification. Que des artistes, des gens qui ont un peu plus de moyens, viennent à la Belle de Mai, autour de la Friche, pour qu’il y ait plus de mélange.

    Ce week-end vous jouez à La Seyne-sur-Mer, une ville qui vient de basculer à l’extrême droite. L’occasion de prêcher au-delà des convaincus ?

    G.G. : Alors, les Couleurs urbaines est un festival de reggae où nous sommes souvent allés, donc ce n’est pas là qu’on trouvera un public qui ne partage pas nos idées. Même si c’est intéressant que ce genre d’évènement puisse continuer d’exister là-bas. Mais c’est vrai que j’aimerai beaucoup faire des concerts dans des villes qui ont basculé au Rassemblement national. C’est là que ce qu’on fait prendrait vraiment tout son sens. Notre rôle est d’importance, en particulier cette année. Et le rôle de tous ceux qui ont un micro d’ailleurs. Il faut diffuser des messages de rassemblement.

  • Les loulous ont rendez-vous au Fabuleux Festival de Vitrolles

    Les loulous ont rendez-vous au Fabuleux Festival de Vitrolles

    La Ville de Vitrolles, la librairie Quartiers Libres et l’association les bouqineurs.seuses vous attendent samedi et dimanche au domaine de Fontblanche pour une troisième édition de l’événement entièrement dédié à la jeunesse, le Fabuleux Festival.

    Pendant deux jours, familles, enfants, adolescents et passionnés de littérature jeunesse pourront profiter d’une programmation foisonnante mêlant spectacles, ateliers, rencontres, cinéma, musique, expositions et animations dans une ambiance festive et conviviale ouverte à tous, placée encore et toujours sous le signe de l’humour ! Cette année, la marraine de l’édition est Susie Morgenstern, auteure française et américaine de livres pour enfants et de littérature jeunesse qui sera présente lors de l’événement.

    Des activités pour tous

    Pour l’occasion, le week-end sera ponctué de nombreux spectacles et animations pour tous les âges dès la naissance et jusqu’à 14 ans avec des espaces divers qui s’articulent sous forme de quartiers adaptés en fonction des tranches d’âge de chacun.

    Ainsi, les loulous jusqu’à trois ans pourront participer à des ateliers, autour des émotions ou encore des comptines dans le quartier le Cirque des Pitchouns. Le quartier des Petits monstres s’adresse quant à lui aux enfants entre 4 et 6 ans où ateliers, fresques, cinéma contes et histoires les attendent. Entre 7 et 10 ans, rendez-vous donné au quartier À mourir de lire avec chasse aux trésors, ateliers lecture musicale ou encore cinéma et sérigraphie sont au programme. Enfin les ados auront de quoi se délecter dans le quartier de la place du Rire accessible dès 11 ans et jusqu’à 14 ans avec des ateliers autour de la lecture, des blagues, des mots mais aussi des jeux et challenge ou encore un plateau radio autour de l’humour et un escape game feront leur bonheur.

    Sans oublier que les enfants et leurs parents pourront rencontrer leurs auteurs ou illustrateurs préférés au sein de l’espace dédicaces ouvert en continu de 10h à 18h sur les deux jours de festivités.

    De 10h à 18h. Gratuit.

  • « Couleurs urbaines », palette musicale à La Seyne

    « Couleurs urbaines », palette musicale à La Seyne

    Construit sur le site des anciens chantiers navals, le Parc de la Navale lève des voiles mélodieuses à partir du 5 juin, à l’occasion de la 18e édition de Couleurs urbaines. Doté d’une « programmation solaire mêlant afro, reggae, dub et électro » assurée par des « artistes internationaux et francophones mais aussi des artistes émergents et Dj’s parmi les plus chauds du moment », résume l’association qui le porte, Culture plus, le festival fera son entrée en matière lors d’une soirée marquée par la venue Ronisia, étoile montante d’un RnB français qu’elle n’hésite pas à griffer de dancehall. Au menu de ce lancement aussi, la chanteuse martiniquaise Shannon, son tube Mal à dit dans la besace.

    Sacré cocktail

    Grosse patate reggae et dub en vue le lendemain, avec pour épicentre un concert de l’un des papes de la musique jamaïcaine, Clinton Fearon, « basse et voix mythique des Gladiators », rappelle Couleurs urbaines. Avec des classiques forcément au programme, mais aussi des titres plus récents comme Jah is love, « enregistré avec la section cuivre de Danakil », groupe français également de la partie. Tout comme Oaï reggae party, formation diablement marseillaise composée de plusieurs générations de toasters et musiciens comme Gari Grèu, Toko Blaze, Rastyron et Leo Achenza. Clap de fin du festival prévu dimanche 7 juin avec de nombreux Dj’s et la bombe shatta et rap martiniquaise Maureen, en tête d’affiche.

  • Le festival Id-Ile va jouer à guichets fermés

    Le festival Id-Ile va jouer à guichets fermés

    Luiza, l’Avignonnaise Suzane ou encore Gaël Faye sont quelques-unes des têtes d’affiche de la 4e édition du festival Id-Ile, qui démarre ce vendredi pour deux soirées au centre de loisirs de l’île de la Barthelasse. « On est l’un des festivals les moins chers, entre 20 et 35 euros par soir pour voir 6 artistes aux univers différents et où chacun peut y trouver son compte », vante Pascal Maurin, programmateur du festival. Ceci explique peut-être pourquoi l’événement s’annonce à guichets fermés, ne restant que quelques places* pour ce vendredi.

    « Nous sommes heureux de ce succès, c’est la première fois », embraye Pauline Saltarelli, présidente de l’association Id-Ile, organisatrice de ce festival de musiques actuelles. Quelque 10 000 spectateurs sont attendus, contre 9 300 l’an dernier et 6 000 en 2023 lors de la première édition. « Le but n’est pas forcément d’accroître la jauge par soir mais pourquoi pas ajouter une 3e soirée », se projette déjà l’organisatrice.

    Pour ce faire, le festival devrait pouvoir compter sur le soutien de la nouvelle municipalité. « C’est une belle réussite de la précédente mairie dont nous sommes heureux de prendre la suite », reconnaît Laurent Rochut, adjoint délégué aux arts vivants, qui y voit un levier de rayonnement et d’attractivité (20% des spectateurs viennent par exemple de région parisienne). La Ville subventionne le festival à hauteur de 80 000 euros, soit près d’1/5 du budget global. « On va continuer à le soutenir », assure l’adjoint sans à ce stade livrer de certitudes dans l’attente « de futurs arbitrages ».

  • À Avignon, le festival Drôles d’oiseaux veut poursuivre son envol

    À Avignon, le festival Drôles d’oiseaux veut poursuivre son envol

    Après la version hivernale de Drôles d’oiseaux en janvier et un répertoire plus posé, le festival de la chanson française alternative prend ses quartiers d’été à la ferme de l’Acacia en ceinture verte d’Avignon, pendant trois jours de ce vendredi 5 jusqu’au dimanche 7 juin*. Avec un même leitmotiv : « Accueillir des artistes alternatifs, délibérément hors du showbiz, mais qui ont une belle carrière », rappelle Thomas Pitiot, coordinateur du festival porté par l’association L’océan nomade.

    Le musicien, par ailleurs habitué de la Fête de La Marseillaise, est satisfait de la recette. « Il y a une belle fidélité, entre curiosité et confiance, le public vient découvrir des artistes », note-t-il en espérant, à l’avenir que le soutien de la nouvelle municipalité se poursuive. Malgré la concurrence ce même week-end du festival Id-Ile sur l’île de la Barthelasse, Thomas Pitiot mise sur la programmation variée pour attirer la foule. Notons qu’un spectacle jeune public (Pat Kalla – « Drôles de palabres ») est programmé samedi matin et le festival se clôturera par le grand bal de « Bella Ciao », la boulangerie utopiste qui fête ses dix ans.

    Entre-temps, 5 autres concerts sont à l’affiche : en ouverture, vendredi (20h30), Vaslo (mix slam/chant entre rock et baroque) suivi du binôme mixte (22h), Grise Cornac. Samedi (20h30), place à Mauvaise bouche (chanteuse pop) et Pat Kalla & le Super Mojo (musique afro). Enfin dimanche (16h), la chorale 100% féminine Arteteca se produira.