Tag: Musique

  • « Au large », des phares des musiques actuelles à Marseille

    « Au large », des phares des musiques actuelles à Marseille

    « Au large cultive un format à taille humaine, fidèle à son esprit convivial, chaleureux et proche du public avec une programmation d’artistes phares. Au large est une programmation construite au coup de cœur, sans frontière de styles, mêlant artistes locaux et internationaux », résument les organisateurs de ce festival porté par la salle de concert marseillaise de La Meson et dont la 6e édition se déploie à partir du jeudi 25 juin, au Théâtre Silvain.

    Charge à la chanteuse pop Pomme d’ouvrir les festivités, elle dont le dernier album en date, Saisons, augure le printemps des musiques folk et classique. Une soirée lors de laquelle se produiront également la chanteuse lilloise Zélie et le duo marseillais Tessina.

    « Les cœurs et les corps »

    Le lendemain, honneur à NTO, fer de lance de la techno mélodique, de lancer le bal. « Je suis très heureux de me produire au Théâtre Silvain », faisait part, il y a quelques mois, à La Marseillaise, cet artiste phocéen qui prépare « un nouvel album qui sortira en octobre ». Trio rock qui « frappe autant les cœurs que les corps », Ditter sera également de la partie, tout comme le duo électro New Wave.

    Clap de fin d’Au large prévu en beauté samedi, avec le rappeur et chanteur franco-rwandais à la plume profonde, Gaël Faye, mais aussi le musicien voyageur marseillais David Walters, adepte d’une Soul tropical chaloupée, ainsi que le trio bigrement caribéen Tifol.

    aulargefestival.com

  • Nuits Métis : les musiques du monde à bon port à Miramas

    Nuits Métis : les musiques du monde à bon port à Miramas

    Une quinzaine de concerts et spectacles gratuits qui traversent en musique la Méditerranée, voire au-delà, avec des valeurs humanistes toujours chevillées au corps : la 33e édition des Nuits Métis attend à nouveau 15 000 festivaliers du mercredi 24 au samedi 27 juin. Métis, comme le nom de la déesse grecque de l’intelligence et de la sagesse ayant donné son qualificatif aux navigateurs qui savaient affronter les vents contraires et arriver à bon port.

    « Notre ADN, c’est de n’exclure personne grâce à la gratuité », rappelle Benjamin Befort, nouveau directeur de ce festival fondé il y a 34 ans par Marc Ambrogiani, à Marseille, avant de migrer une quinzaine d’années à La Ciotat, puis d’investir Miramas depuis 2009. Un caractère populaire qui rejaillit à l’année sur la ville à travers de nombreuses actions et notamment « un parc d’instruments qu’on prête aux jeunes de la ville pour s’initier à la pratique de la musique, aux centres sociaux, aux personnes âgées… », illustre-t-il en pagaille.

    « Partie immergée » de l’iceberg Nuits Métis, son festival s’élancera dans l’après-midi du 24 juin juin, au Théâtre de la Colonne, avec le baroudeur des cordes Jack Jacko la guitare, avant de proposer le lendemain soir, dans l’amphithéâtre de verdure, une première soirée de concerts. Au menu, Bakir, « trio marseillais de musique électro-méditerranéenne », ou encore le duo maroco-tunisien AÎta mon amour. « Les Aita sont les chants traditionnels des femmes marocaines. Là, ils en donnent une autre version en mélangeant la tradition avec des musiques plus actuelles », décrit Benjamin Befort. La Fanfare Vents métis ouvrira le bal de cette nuit lors de laquelle se produira également La Batuc’en voix, « création musicale vibrante qui mêle l’énergie percussive de la batucada à la puissance des voix chantées ».

    Dialogues entre les générations et les cultures

    Le festival élira domicile, les 26 et 27 juin, au plan d’eau Saint-Suspi. Accents caribéens comme africains prononcés lors de la première soirée avec Ky-Mani Marley en tête d’affiche. Parmi les onze enfants de la légende Bob, ce dernier « viendra avec son propre répertoire », où reggae et hip-hop claquent nonchalamment sur des rythmes rocksteady, « tout en reprenant aussi certains titres » de son paternel, indique Benjamin Befort. Groupe de rock gnawa à la transe contagieuse, Bab L’Bluz lui emboitera le pas, sans oublier le dialogue entre Ablaye Cissoko, joueur sénégalais de kora, cette harpe-luth mandingue, et l’accordéoniste français Cyrille Brotto.

    L’ultime date des 33e Nuits Métis permettra d’écouter Kin’gongolo Kiniata, « projet congolais énergique joué avec des instruments de rue recyclés », le groupe franco-burkinabé Kanazoé Orkestra, comprenant Seydou Diabaté « parmi les plus grands maîtres mondiaux du balafon », cet instrument mélodique et percussif répandu en Afrique. Mais aussi le pianiste palestinien Isam Elias, qui mixe les sonorités du Levant à l’électro, et Mélina Vlachos, chanteuse à la voix de velours revisitant le rébétiko, « chant des âmes grecques », en le « mélangeant à des influences européennes et orientales ».

  • La famille Fadas s’agrandit pour six jours de fête à Tholon

    La famille Fadas s’agrandit pour six jours de fête à Tholon

    « Les Fadas, c’est un anti-festival », selon l’adjoint (PCF) à la culture, Florian Salazar-Martin. Et ce n’est pas pour dénigrer l’événement, qui s’agrandit encore cette année et va accueillir plusieurs nouveautés présentées lors d’une conférence de presse, lundi matin, à l’ombre de la Cour de l’île.

    Cette huitième édition s’élargit dans l’espace et dans le temps. Pas d’histoire de science-fiction ici, mais bel et bien un village des Fadas implanté pendant six jours, du mardi 7 au dimanche 12 juillet, sur une base nautique de Tholon complètement dédiée à l’événement. Cet anti-festival s’étendra du Tétrodon jusqu’au parking le long du boulevard Touret-de-Vallier, qui ne sera plus disponible pour son véhicule, mais pour un invité un peu spécial.

    Car, à l’honneur de cette édition 2026 figure le centre culturel embarqué de la Flotille pour Gaza, hébergé sur le voilier Hétérotope armé par le journaliste et militant Emilien Urbach. « Toute l’année, nous sommes citoyens du monde. L’Hétérotope est chargé de la mémoire des flottilles », détaille Florian Salazar-Martin, qui parle des Fadas comme avant tout d’un « espace de parole et d’échange » loin de « la surenchère » programmatique.

    « Un échange culturel loin de la culture bourgeoise »

    Car l’idée, pour l’élu, est avant tout de « transmettre le virus fada », celui qui veut qu’« on puisse passer sa journée à se prélasser sans que personne ne dise rien », celui « de l’échange culturel et pas que de la culture bourgeoise et ses grands hommes : plus il y a de diversité, mieux c’est ! », insiste l’adjoint.

    Cette idée trouve son écho dès le mardi 7 juillet, avec la compagnie des Josianes, qui propose un spectacle de danse et de cirque autour de la notion de résistance féministe. Le même jour, la chanteuse et multi-instrumentiste féministe et antiraciste Bia Ferreira sera en concert, suivie de la marseillaise Carlala, qui proposera un DJ-set entre reggaeton, flamenco, brasilian funk ou encore DnB. L’ensemble de la programmation est à retrouver sur le site internet Martigues Bouge.

    Le village des Fadas a aussi pour ambition d’être « une éco-manifestation », selon Florian Salazar-Martin, avec notamment l’utilisation de la « dînette en plastique » lavable inaugurée l’année dernière. « On a lavé 7 500 couverts l’année dernière, avec seulement 50 litres d’eau et sept objets cassés. L’enjeu est de tendre vers le zéro-déchets », indique l’adjoint.

    Autre nouveauté, le déploiement du dispositif Safer, dédié à la prévention et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. En clair, le public aura à sa disposition un stand de prévention, une application d’alerte et des équipes de maraude.

    Être fadas, faire la fête, oui. En respectant tout le monde, c’est encore mieux.

  • Fernande, vitrine de la chanson française actuelle

    Fernande, vitrine de la chanson française actuelle

    Pour cette 24e édition le festival revendique encore cette année une programmation tournée vers la transmission. Du 22 au 26 juin, le Théâtre de la Mer accueillera Julien Clerc, Benjamin Biolay, Sébastien Tellier ou encore Jeanne Cherhal. Ils partageront l’affiche avec plusieurs artistes émergents comme Solann, Sam Sauvage ou Coline Rio, tandis que Makja, Archipol et Les Sans Pattes assureront les premières parties.

    Brassens, l’ADN du festival

    Cette édition porte une attention particulière à la jeunesse et aux artistes féminines, à l’image de Sam Sauvage et Solann, tous deux sacrés aux dernières Victoires de la Musique. Le festival veut avant tout créer un dialogue entre les générations : « Artistes confirmés et jeunes talents se croiseront sur la scène », soulignent les organisateurs.

    Le festival, qui doit son nom à une chanson de Georges Brassens, revendique depuis plus de vingt ans son héritage. Il donne ainsi rendez-vous chaque été aux amoureux de la chanson française dans toute sa diversité.

    amelia siapo

    * Du 22 au 26 juin 2026 à 21h au Théâtre de la Mer, à Sète. Réservations sur festival-fernande.com ou tourisme-sete.com.

  • Les Nuits Flamencas entrent dans une nouvelle décennie

    Les Nuits Flamencas entrent dans une nouvelle décennie

    Même la danseuse sur l’affiche a le regard porté vers la modernité. « On tourne la page et on attaque la nouvelle décennie », résume Cendryne Roé, directrice de l’association Nomades Kultur. Voilà maintenant 11 ans que l’organisation collabore avec le guitariste Juan Carmona pour proposer, au cœur d’Aubagne, un festival célébrant la culture ibérique.

    « Pour beaucoup, le flamenco, c’est la paella et les fleurs rouges. Il y a quelque chose de plus profond, c’est pour ça que j’ai voulu faire ce festival », déclare Juan Carmona, qui est aussi le directeur artistique des Nuits Flamencas. Résolument tourné vers le futur, le pianiste Pablo Rubén Maldonado se produira au Théâtre Comoedia le premier soir. « Ce qui m’intéresse chez lui, c’est qu’il a cassé les codes du flamenco. Il joue en respectant la tradition et en amenant sa touche personnelle. »

    Le lendemain, la danseuse Sara Jiménez se produira sur cette même scène. « Elle est très portée sur la modernité, a étudié la danse contemporaine, le hip-hop. Elle va danser sur un solo d’électro flamenco. » Pour la première fois, les Nuits Flamencas se lancent dans une démarche de création avec un aperçu exclusif du nouveau spectacle de Juan Carmona. « Je serai en présence de musiciens cubains et de pianistes pour revisiter mes anciennes compositions », sourit le guitariste.

    Fête engagée

    Le célèbre Nuevo Ballet Español jouera son spectacle « Fronteras en el aire » le 3 juillet. « C’est une première en France. C’est un spectacle qui parle d’immigration, chanté par des voix africaines », détaille Juan Carmona. « Le titre est évocateur, ça veut dire sans frontières. Dans ces moments où le contexte géopolitique est un peu compliqué, des spectacles comme ça, ça fait du bien », ajoute Cendryne Roé. Le 4 juillet, le Ballet Flamenco de Barcelone présentera une revisite de l’œuvre Carmen. « C’est le combat de la femme, une Carmen libre qui n’a pas peur. La parité, c’est depuis toujours dans notre festival. »

    Avant que les festivités s’achèvent le 5 juillet, les Nuits Flamencas proposeront une initiation à la sévillane, danse folklorique de la feria de Séville, un bal de rumba, ou encore des ateliers pour enfants. « Dans cette édition, j’ai voulu proposer un flamenco axé sur le futur et des plus accessibles », se félicite Juan Carmona.

    À Aubagne, le spectateur devient véritable acteur de la fête, et peut même participer à des master class aux côtés de grands noms de la culture flamenca, une des seules activités payantes du festival. « Par les temps qui courent la gratuité c’est un don du ciel, il faut le préserver », martèle Cendryne Roé.

    Programme complet sur https://www.lesnuitsflamencas.fr

  • Soprano provoque un coup de chaud durant la fête de la musique

    Soprano provoque un coup de chaud durant la fête de la musique

    « Aujourd’hui, pour le lancement de l’Été marseillais, veuillez accueillir… Soprano ! » À 21h45 dimanche soir, face à la scène installée par la Ville de Marseille sur la corniche, ce n’est que hurlements et sifflements. « Ça fait super plaisir de vous voir ! », lâche l’artiste, « c’est la fête de la musique et le plus important, c’est que tout le monde puisse s’amuser ! ». Le rappeur marseillais lance la soirée avec Cosmo avant d’enchaîner avec En feu ! « C’est surprenant, super cool qu’il soit venu en personne », n’en revient pas Suzanne. « On est là, on profite ! », s’enflamme Chiara.

    Diversité musicale

    À la Plaine, en début d’après-midi, tout le monde se prépare. L’Intermédiaire, bar emblématique de la scène rock marseillaise, a avancé les horaires pour accueillir un large public. « Des jeunes, des vieux, des touristes, des riverains, qui viennent pour écouter une musique qui nous porte », apprécie Annaëlle Loze qui souligne : « C’est un grand moment de rock, dans ce que cela implique en qualité musicale et en valeurs qu’on défend : l’antifascisme, l’antiracisme, le respect », poursuit-elle.

    Une musique live qui est également portée par des particuliers qui installent leurs systèmes sont à chaque recoin de la place. Parmi eux, un groupe d’amis se préparent depuis trois mois, en bricolant des caissons. « C’est la première fois qu’on fait ça. On pose les enceintes et on propose aux gens de venir mixer », explique l’un d’entre eux.

    À la Citadelle, le Swing du Camas fait résonner son jazz manouche devant un public familial. « Le cadre est trop beau, savoure Kevin, on a de la chance de commencer la soirée ici avant d’aller papillonner et profiter ailleurs », savoure Kevin. « Pour moi, la fête de la musique c’est les musiciens », précise Michael, Parisien récemment installé à Marseille, « on est venu pour le gipsy jazz et on reste pour le conservatoire ».

    Sur la corniche, beaucoup de monde se presse. Les scènes s’enchaînent sur une voie libérée des voitures, dans des petits chapiteaux, des DJ sets dans les bars… Beaucoup de jeunes se pressent devant la grande scène mise en place par la Ville de Marseille. Un collectif fait danser et chanter des jeunes de 15 à 20 ans, sur les tubes de SCH, PLK, Maître Gims… Et Soprano débarque.

  • [Entretien] Mélissa Laveaux : « Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je me tairais politiquement »

    [Entretien] Mélissa Laveaux : « Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je me tairais politiquement »

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ? Est-ce que ça a toujours été une passion pour vous ?

    Mélissa Laveaux : Non. Je voulais être médecin, puis peintre et ballerine. Je me suis mise à faire de la musique pour soutenir des associations pour lesquelles j’étais bénévole, comme des associations féministes d’Ottawa, la ville où j’ai grandi, qui soutiennent les femmes qui sont victimes de violences sexuelles, des associations punk. C’était mes communautés et c’est pour ça que je me suis lancée dans la musique. Tout le monde m’a dit qu’il fallait que je mette ma musique sur Myspace. Cela fait plus de 20 ans que je fais de la musique, donc Spotify n’existait pas encore. Pas mal de gens m’ont découverte sur Myspace, et c’est là où mon ancien label m’a repérée. Maintenant, je suis devenue une artiste indépendante et autoproduite.

    La Marseillaise : Vous chantez en plusieurs langues, mais plus en français. Pour quelle raison ?

    Mélissa Laveaux : Je chantais en français, mais on m’a dit que mon français n’était pas correct, alors que je suis francophone, c’est ma langue maternelle. Du coup, j’ai arrêté de chanter en français en France. Je l’ai vraiment pris comme une insulte personnelle. Je refuse de chanter en français en France. J’ai perdu l’envie. Par contre, je chante en français au Québec. Et je chante en créole parce que physiquement, sensoriellement, c’est hyper délicieux. C’est comme manger un bon dessert. Je compose par rapport au goût.

    La Marseillaise : Quelles sont vos inspirations musicales ?

    Mélissa Laveaux : J’aime beaucoup le groupe écossais Young Fathers. J’ai toujours aimé Nina Simone. Après, il y a une énorme panoplie de chansons qu’on m’a fait écouter quand j’étais plus jeune. J’étais beaucoup inspirée par la Tropicalia brésilienne, par des artistes cubains, des femmes à la guitare. C’est ce qui m’intéresse beaucoup.

    La Marseillaise : Vous vous considérez comme un ovni ?

    Mélissa Laveaux : Oui. J’aimerais beaucoup qu’il y ait d’autres personnes qui fassent de la musique bizarre. Je trouve que je fais de la musique bizarre parce que j’écris pas de chansons d’amour. J’écris des chansons sur la mort, sur la maladie, sur la destruction de la planète. Si j’avais envie de faire beaucoup d’argent, je chanterais des chansons d’amour et je me tairais politiquement.

  • Fête de la musique en Occitanie : morceaux choisis

    Fête de la musique en Occitanie : morceaux choisis

    MONTPELLIER. Le centre-ville en fête

    Du rock aux sons saturés, des chœurs aux mélodies pop, il y en aura pour tous les goûts à Montpellier. L’esplanade du Peyrou prévoit une expérience variée de 18h30 à 00h30. Ouverture du bal avec le binôme Mauvaise Bouche et Dab Rozer, qui proposera un mélange entre chanson française, rap indie et électro. Ce sera ensuite au tour de BülBül Elektro, un sound system balkanique, de proposer une performance psychédélique et hypnotique. S’ensuivra un concert de rap avec Carbonne, la fanfare balkanique Balkan Paradise Orchestra avant de terminer entre les mains de Ryuden et son show de rock industriel.

    BAGNOLS-SUR-CÈZE. Une programmation éclectique

    Des concerts, mais aussi un spectacle de danse et une soirée bodega… Début de soirée avec une représentation de chorales, puis la soirée continuera Place Auguste-Mallet avec le groupe Akèstéko, mêlant chanson française, électro, swing et rock balkanique qui chauffera le public avant l’arrivée du duo de folk américaine The Scenar.

    LUNEL. Un week-end polyrythmique

    À Lunel, le week-end de la fête de la musique sera varié avec du blues, de la soul, du jazz, de la musique des Balkans, des pays de l’Est, des rythmes africains ou brésiliens, du reggae, du chant choral, et plus encore. Laplace de la République et le cours Gabriel Péri centraliseront les artistes principaux.

    NÎMES. La ville voit les choses en grand

    À Nîmes, sur la place de la Maison Carrée, seront présentés les lauréats de la Bourse des jeunes talents, qui laisseront ensuite place à des concerts pop rock, rock et métal avant de terminer la soirée avec le groupe de musiques afro-latines Onda Ya. Au même moment, une scène de musique actuelle animera la place de la Calade : de l’afrobeat avec Muyiwa Kunnuji, du rap avec Leio, de la techno avec Mellanie… Il y aura de la musique pour tous les goûts dans les rues de Nîmes. Toute la programmation sur le site de la ville.

    SÈTE. Un dimanche en fête

    L’espace public sétois proposera un mélange de musique d’ailleurs et de classiques français. En bord de mer, le Praïa proposera une ambiance brésilienne avec le groupe Roda Do Brasil, guidé par Dan’ilê et Felipe Bastos, des airs de carnaval brésilien pour bien commencer la soirée. Devant l’espace Georges Brassens, autre ambiance, une scène ouverte aux artistes amateurs et professionnels, permettra de revisiter les classiques de Georges Brassens. De nombreux concerts auront lieu toute la soirée.

    ALÈS. Du traditionnel et plus encore

    De la place de la mairie à la place de l’Abbaye en passant par celle des martyrs de la Résistance et au Fort Vauban, Alès se met au diapason et proposera des animations et des concerts toute la soirée du 21 juin. Flamenco, comédie musicale, chorale gospel, soirée swing et spectacle de danse, tout le monde y trouvera son compte.

  • Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    Le Festival de Nîmes fait vibrer les arènes

    À peine les derniers échos de la Feria dissipés, les arènes changent de peau. La piste antique devient scène géante, les gradins se préparent à vibrer, tandis que le Festival de Nîmes a ouvert, jeudi 11 juin, une édition 2026 annoncée comme l’une des plus denses de son histoire. Jusqu’au 26 juillet, 31 soirées feront défiler artistes internationaux, grandes voix populaires, rockers cultes, orchestres, humour et ballet sous les pierres romaines.

    Le coup d’envoi a été donné par Theodora, figure montante d’une scène française qui mêle rap, pop, afro et électronique. Dès le vendredi 12 juin, Vanessa Paradis partagera l’affiche avec Gaëtan Roussel, avant une première séquence très francophone, marquée notamment par Feu ! Chatterton et Benjamin Biolay. Entre les deux, le 13 juin, les arènes accueilleront aussi Clair Obscur : Expedition 33 – A Painted Symphony, phénomène venu du jeu vidéo, porté sur scène par le compositeur Lorien Testard, la chanteuse Alice Duport-Percier et l’Orchestre Curieux. Une parenthèse symphonique et visuelle pour le titre montpelliérain devenu événement culturel au-delà des manettes, et soulignant l’éclectisme de l’événement.

    Un été à guichets serrés

    Le festival confirme son pouvoir d’attraction. Plusieurs soirées affichent déjà complet, dont The Cure, attendu trois soirs de suite, mais aussi Sting, Katy Perry, Julien Doré, Jamiroquai ou encore Joe Hisaichi accompagné de l’orchestre national d’Avignon-Provence pour jouer des musiques des films du Studio Ghibli et de Miyazaki. D’autres rendez-vous restent accessibles, permettant encore de trouver sa place dans cette grande traversée musicale.

    La programmation balaye large : Sabaton pour le metal, Lenny Kravitz et Nick Cave & The Bad Seeds pour la classe rock, Pixies pour la mémoire indie, Lorde pour une pop féminine et radicale, Charlotte Cardin et Sébastien Tellier pour les élégances électro-pop. Plus rare dans les arènes, le Béjart Ballet Lausanne viendra offrir un temps suspendu autour des grandes chorégraphies de Maurice Béjart. Et, surprise ajoutée à l’affiche, l’humoriste Paul Mirabel investira lui aussi l’amphithéâtre le 12 juillet.

    Avec ses 11 000 places les soirs de concert, le Festival de Nîmes reste une machine culturelle impressionnante. Une vitrine populaire, parfois vertigineuse, où l’été gardois se joue à ciel ouvert.

  • Le jazz comme pont entre deux rives au Festival d’Aix

    Le jazz comme pont entre deux rives au Festival d’Aix

    Le Festival d’Aix s’ouvre largement au-delà du seul domaine lyrique. En témoigne la programmation « Jazz & Méditerranée », dans le cadre d’Aix en juin, avec des concerts gratuits ou plus, lors de sessions plus institutionnelles en juillet. En hommage à Pierre Audi, l’ancien directeur du Festival, brutalement disparu l’an passé, Pauline Chaigne, directrice adjointe à la programmation, a tenu à teindre cette session d’une couleur libanaise et, plus largement, orientale. Premier point fort, le ténor Karim Sulayman dialoguera avec Sean Shibe à la guitare acoustique, croisant ses racines libanaises à sa formation lyrique.

    Les Aga Khan Master Musicians présenteront un programme intitulé « Broken Branches » qui mêle baroque, chants du Moyen-Orient et créations contemporaines avec la rencontre d’instruments traditionnels et d’artistes jazz. L’idée est de lancer un pont entre cultures asiatiques et méditerranéennes. Liban toujours, incarné par Layale Chaker & Sarafand pour un programme qui mêlera jazz et musique contemporaine, rythmé par la poésie de l’auteur libanais Ounsi el-Hage.

    Dialogues méditerranéens

    Aix en juin fera découvrir la jeune scène jazz algérienne émergente avec le Trio Jazz TinniT formé par Hacène Zemrani, Youcef Bouzidi et Nazim Ziad. C’est toute la nostalgie de la culture séfarade et arabo-andalouse que chantera le duo Ana Silvera & Saied Silbak, oudiste palestinien, ainsi que la chanteuse sarde Alessandra Soro, associée à l’Ensemble vocal EV’AMU. Cet esprit sarde se veut un prélude à la création en juillet de l’opéra Accabadora de Francesco Filidei. L’œuvre, inspirée par la romancière Michela Murgia, évoque les ancestraux rituels du passage vers la mort.

    Enfin, l’Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, avec sa nouvelle cheffe Sora Elisabeth Lee, mettra en valeur des talents des musiciens issus du bassin méditerranéen, avec son programme croisant répertoire symphonique et la désormais composition collective, mise au point lors de leur session en Égypte. Ces dialogues entre cultures musicales et peuples de la Méditerranée joueront dans différents lieux du pays aixois : le Pavillon noir, le Conservatoire, l’Abbaye de Silvacane, le chapiteau du CIAM, route de Galice, Vauvenargues et bien sûr le Théâtre de l’Archevêché.

    La saison méditerranéenne du Festival d’Art Lyrique est un dispositif qui vise à la diffusion de la francophonie. La saison 2026 se veut l’héritière de l’esprit de Pierre Audi qui en avait donné l’impulsion. Le but de La programmation « Jazz & Méditerranée » est de faire entendre la richesse des cultures méditerranéennes et de faire découvrir au plus grand nombre la diversité des talents qui la parcourent.