Tag: Municipales

  • Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Sabrina Bourgeois, « confiante » dans le choix des Mimétains

    Dans le plus « haut village » des Bouches-du-Rhône, la campagne s’accélère aussi. Dans cette commune d’un peu plus de 4 000 habitants, seule une liste s’est lancée face à Georges Cristiani, maire sortant. Celle d’un Collectif Citoyen (SE), porté par Sabrina Bourgeois, souhaitant proposer une « gestion humaine, dynamique et protectrice » de la commune. Pour rappel, cette enseignante sportive, se lance dans une première campagne électorale, bien qu’engagée dans de milieu associatif de la commune. « Il y a des politiques qu’on peut faire dans des partis politiques mais je m’identifie dans une politique de mon village, une politique de terrain, de par mon engagement dans la vie de la commune. J’avais le sentiment de ressentir son potentiel. Je me sentais beaucoup plus engagée qu’une personne qui peut se dire engagée dans un parti politique (…) Et l’évolution de cette campagne me fait grandir », précise Sabrina Bourgeois. La liste pour le Collectif est déposée, les noms, dévoilés.

    Une liste « jeune »

    Parmi les premiers noms derrière la tête de liste se trouvent Nicolas Lorenzi, enseignant, Muriel Martin-Pettavino, agent territorial, Frédéric De Rosa, enseignant lui aussi, Christelle Veratti, comptable. Sur la vingtaine de colistiers présentés figurent aussi un pompier, une retraitée, un cadre, une infirmière… « Ce sont des jeunes, avec une moyenne d’âge à moins de cinquante ans. On est une nouvelle équipe, qui propose un nouveau projet pour que Mimet ne s’éteigne plus : avec l’équipe municipale sortante
    – qui n’a pas de programme, que des promesses – ça n’avancera pas. Alors qu’avec notre liste engageante, endurante, motivée, on est sur un projet ou l’on va tous dans la même direction, le même bateau
     », estime Sabrina Bourgeois. Si elle n’est pas encartée, la candidate estimait, lors de précédentes rencontres, que la liste portait une sensibilité à gauche. En doublon de la présentation de sa liste, l’occasion a été, pour la candidate et son équipe, de présenter les trois axes principaux du programme : un territoire durable et aménagé, un quotidien serein et solidaire, un village vivant et citoyen. « Plus on avance dans la campagne, qui pour nous est très structurée, programmée, préparée, et plus nous sommes confiants du résultat et sur le vote des Mimétains, estime Sabrina Bourgeois. On a envie que des choses bougent, que le village revive, c’est très réconfortant d’avoir ce retour, de se dire qu’on a de bons projets, auxquels les Mimetains adhèrent ».

  • À Aubagne, Jean-Pierre Squillari et ses colistiers jouent la carte de la proximité

    À Aubagne, Jean-Pierre Squillari et ses colistiers jouent la carte de la proximité

    « La Louve, le Voltaire, Campagne Michel, le Caprier, le Salengro, la Savoisienne et le Moulin de Beal… Les militantes et les militants d’Aubagne en commun se sont démultipliés ce vendredi ! », commente Jean-Pierre Squillari, le toujours très enthousiaste chef de file de la liste réunissant PS, PCF, Écologistes Génération.s, Place publique et des citoyens engagés.

    « La proximité, c’est la signature de notre campagne », explicite Denis Granjean, le conseiller municipal d’opposition écologiste et colistier de Jean-Pierre Squillari. Une démarche inspirante pour tous les protagonistes, « l’accueil est très chaleureux lors des porte-à-porte, sur les marchés, dans les quartiers, constate-t-il. Les gens nous expriment un immense ras-le-bol de la gestion actuelle de la ville et considèrent que nous représentons une véritable alternative, un véritable espoir de changement. Crédible ». « Cela fait du bien, car nous avons vraiment l’impression d’être utiles et de faire une campagne en phase avec les préoccupations des gens ». Le bien-être est d’ailleurs un fil rouge au sein des priorités de la liste du « moratoire sur les projets de bétonisation » jusqu’aux propositions concernant l’habitat, en passant par le développement des énergies vertes et locales, de nouvelles perspectives de transport ou la redynamisation du cœur de ville.

    Prochain grand rendez-vous, le samedi 28 février, à 11h, salle du Bras d’Or, pour la présentation officielle de la liste.

  • Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Nicolas Koukas présente des mesures pour recoudre Arles

    Patrick de Carolis a « fracturé la ville », accuse Nicolas Koukas (PCF), candidat de l’Union pour Arles. La faute, peut-être, à une façon de gouverner « très verticale » dont il veut se démarquer. « Sur les six dernières années, les habitants n’ont pas eu le sentiment d’être écoutés, considérés, entendus, on a décidé à leur place. La question de la méthode est très importante. On a un fonctionnement tout à fait différent. » À commencer par « la réalisation du programme qui s’est fait en concertation pendant de longs mois. »

    Le candidat veut mettre en place une gestion communale du quotidien qui intègre les habitants, avec des services publics de proximité. « On rouvrira et on redonnera vie à toutes les mairies annexes, qui deviendront de véritables maisons des services publics pour que les démarches soient accessibles. » Le programme prévoit de doter les conseils de quartiers et de villages de budgets propres pour que les riverains « décident d’eux-mêmes des investissements ». Nicolas Koukas plaide également pour la tenue de réunions trimestrielles entre élus, administrés et services municipaux pour évaluer les avancées des politiques publiques et les adapter aux besoins.

    Une ville qui protège

    Le candidat veut non seulement une « ville plus juste », mais aussi « une ville qui protège ». Une ambition qui passe par des mesures comme le rétablissement de la gratuité de la première heure du périscolaire, un grand plan de rénovation des écoles doté de 12 millions d’euros sur six ans, la création d’un centre municipal de santé, en lien avec l’hôpital public, « pour permettre à chaque Arlésien de se soigner, même sans médecin traitant » ou encore la mise en place d’une brigade municipale du logement, chargée de lutter contre les marchands de sommeil et les logements indignes ou le renforcement de la présence des médiateurs sociaux et des éducateurs de rue pour une meilleure prévention.

    Côté pouvoir d’achat, Nicolas Koukas s’engage à ne pas augmenter les impôts locaux mais envisage une hausse du tarif d’entrée dans les monuments (entre 3,5% et 5%) pour obtenir de nouvelles recettes et investir dans d’autres politiques publiques, comme la gratuité des transports, « notamment pour les personnes âgées ». « On a fait estimer ce coût, qui est d’environ 300 000 euros à l’ACCM. On le prendra en charge. On va aussi enclencher une réflexion plus large pour l’ensemble de la population. »

    Le candidat veut également faire baisser les factures avec un projet de géothermie. « On travaillera en lien avec un opérateur public pour créer un réseau de chaleur urbain, sortir des énergies fossiles et des logiques de marché en valorisant les ressources renouvelables et chauffer les bâtiments publics, les logements collectifs et les entreprises », explique-t-il.

    S’agissant du budget communal, Nicolas Koukas compte bien pousser pour obtenir « la reconnaissance par l’État d’un statut particulier en association avec d’autres communes qui ont la même caractéristique que nous, à savoir qu’elles sont très étendues et que les recettes qui sont les leurs dépendent du nombre d’habitants et pas de leur superficie ».

  • À Marseille, une charte pour les droits des LGBTI+

    À Marseille, une charte pour les droits des LGBTI+

    « On évoque beaucoup les droits des personnes LGBTI+ au niveau national, international, mais c’est au niveau local qu’on mesure leur véritable effectivité », souligne l’élue, investie depuis 6 ans dans une municipalité qui développe « l’aller vers » tous les publics. En particulier, les plus discriminés et éloignés des droits.

    Faire vivre l’égalité des droits, démarre au porche de l’Hôtel de Ville. « Ce foyer républicain doit être la maison de toutes et tous », défend l’élue. Loin du slogan, ce volontarisme s’est notamment concrétisé en 2024 à Marseille avec la création d’une permanence des services de la Ville au sein du centre LGBTQIA+ pour accompagner ces publics dans leurs démarches d’état civil, d’accès aux droits et aux solidarités. Une première en France, forte de retours des associatifs du centre « très positifs », assure-t-elle.

    Clarté et transparence

    Convaincue que la question de l’accès aux droits des personnes LGBTI+ est « une question de société, transversale », l’élue veut aller plus loin « car il reste encore un gros travail à faire en termes d’éducation, de médiation en santé et en santé mentale, d’hébergement d’urgence, d’accueil des réfugiés… ». Et à Sophie Roques de détailler la démarche : « Nous travaillons à la mise en place d’un observatoire des violences sexuelles et sexistes ». Et dans ce combat vers « une société plus égalitaire, plus solidaire, la gauche a son rôle à jouer, estime-t-elle, en particulier dans cette campagne dominée par des séquences d’extrêmisation du débat, il est de notre responsabilité de remettre l’humanité au centre des préoccupations ».

    La présidente de HES se fait forte de 55 propositions « pour des mairies actrices de l’égalité des droits et de l’émancipation ». Le livret blanc publié par HES LBGTI+ se présente comme un outil mis à disposition des candidats pour 2026 résumé en 12 engagements dont « la désignation d’un élu délégué à la lutte contre les discriminations, la nomination d’un référent administratif LGBTI+, la formation des agents, des formulaires qui n’excluent personne…» Pour que les choses soient claires.

  • À Marseille, la balade des gens heureux

    À Marseille, la balade des gens heureux

    À l’angle de la rue du capitaine Dessemond et des Catalans, les voitures sont contraintes de bifurquer vers l’avenue de la Corse (7e). « Hé, mon vier », fait entendre un conducteur au volant avant de tourner les roues devant les barrières de sécurité. Un tumulte routier et une ponctuation de dépit qui laissent place, de l’autre côté de ce balisage, au doux murmure et aux sourires généralisés des passants de la 34e édition de La voie est libre, dimanche 22 février. Et la dernière du mandat du Printemps marseillais, qui avait lancé ce dispositif de piétonisation de la Corniche en 2021, réunissant à chaque reprise des milliers de personnes. Un petit symbole à Marseille, cette ville parmi les plus embouteillées et polluées d’Europe, et dénuée d’un réseau de « transports en commun digne de ce nom », fait remarquer Monique, jeune grand-mère habitant le secteur, venue se dégourdir les jambes en compagnie de son petit-fils. Des Catalans jusqu’au monument de l’Hélice sculpté par César, la Corniche devient le royaume des piétons et des « mobilités douces », présente la Ville, trottinettes et vélos en tête. « La voie est libre, c’est une réussite. Pas besoin de se méfier des scooters en traversant, pas un bruit. Et on profite du panorama », se réjouit, avec les îles du Frioul en toile de fond, Sophie, sexagénaire endimanchée qui confie « avoir souvent voté à droite par le passé ». Au niveau de Malmousque, Tom vient d’achever sa course à pied. Après quelques soupirs de fatigue, ce jeune néo-arrivant aux codes bobos résume son impression : « C’est une carte postale vivante. Si ça pouvait se produire plus souvent… On en est loin mais il faudrait aussi inonder la ville de pistes cyclables. » Autant de postures et considérations qui disent bien des choses de cet autre Marseille, celui d’un 7e arrondissement au vernis bourgeois.

    « Relaxant »

    Le public de La voix est libre « est composé par une majorité de gens qui habitent le 7e arrondissement, entre 50 et 60%. Un bon socle auquel il faut rajouter les habitants des arrondissements alentours ainsi que les touristes et les visiteurs », détaille la maire du premier secteur, Sophie Camard (GRS), devant sa permanence de campagne établie à Malmousque. « C’est un rendez-vous désormais bien inscrit et personne ne voudrait le voir s’arrêter », affirme l’élue, se référant aussi bien à la joie des badauds qu’aux récentes déclarations de Romain Simmarano (Ren), porte-parole de la candidate de la droite aux municipales, Martine Vassal, qui a déclaré il y a quelques jours à La Provence vouloir la poursuite de La voix est libre « avec un tracé jusqu’à l’Escale Borély ».

    Entre des cabanes de restauration et un parcours de trottinettes dédié aux enfants, un groupe s’agite. « 1,2,3, pour Benoît Payan, tous ensemble ! », se motivent des joggeurs militants, un t-shirt blanc floqué du nom de leur favori et du logo du Printemps marseillais sur le dos, avant de cavaler faire circuler une pétition pour préserver La voix est libre. Que signe Nawyr, réalisateur marseillais et tout frais père de famille venu pour la première fois fouler de ses pas le dispositif. « On a l’impression que ce n’est pas le même Marseille. C’est relaxant. Il faudrait même que ça se déploie dans d’autres quartiers, pourquoi pas en centre-ville », fait part cet homme de 39 ans originaire de Belsunce. Corridor de 3,5km de calme pour l’occasion, l’apaisement de la Corniche rejaillirait presque sur les visages de ses promeneurs. Une torpeur contemplative qu’une fanfare de musiques latines ou des rires de minots viennent bousculer de temps à autre. Non loin du monument aux morts de l’armée d’Orient et des terres lointaines, de jeunes chanteurs gospel fredonnent « you don’t have to worry and don’t you be afraid ».

  • Ces candidats de Toulon en Commun désignés par le collectif

    Ces candidats de Toulon en Commun désignés par le collectif

    La chef de file Magali Brunel (PS) a tenu avant de présenter la liste de faire un point sur « le climat très tendu de cette fin de campagne » : « Notre permanence, comme vous le savez, a été vandalisée, taguée ces derniers jours, et le soir même les participants à notre réunion publique ont été pris en photo. » Une atmosphère délétère, ajoute-t-elle, alors que ce sont les projets qui devraient être mis en évidence et les talents des colistiers.

    Jacques Blandin (PS) s’est attaché ensuite à expliquer la méthode qui préside à la prise de décision à Toulon en commun (TEC), c’est-à-dire l’assemblée populaire. « Celle d’avril 2025 a choisi à l’unanimité Magali comme tête de liste », rappelle-t-il. Et de poursuivre en expliquant « les belles rencontres » qu’a occasionnées l’appel à candidature. Comme celle d’avec Sonia et Naziha, deux jeunes femmes pleinement investies dans la défense de leur quartier de la Beaucaire et de ses locataires.

    Pèire Costa (Régions et peuples solidaires) a montré lui les paramètres utilisés pour constituer une équipe équilibrée tout à la fois sur le plan des savoir-faire, des âges, des quartiers et des compétences.

    Mais également entre ceux qui sont issus de la société civile et ceux qui sont encartés, précise-t-il, en rappelant que 12 partis politiques soutiennent la liste Toulon en commun.

    « Nous n’avons pas voulu organiser un casting, pas d’influenceurs, pas de vedettes, pas de noms ronflants qui cachent l’absence de compétences et la vacuité des programmes », intervient André De Ubeda (PCF).

    Et de lancer : « À Toulon en commun, personne ne doit rien à personne et tout le monde doit au collectif ! »

    Divers et représentatifs

    Puis, toujours sur le même ton, des oreilles ont dû siffler : « Oui, nous aussi nous aimons Toulon et nous nous y habitons [contrairement à Laure Lavalette (RN) et Michel Bonnus (LR), Ndlr.] , mais cela ne suffit pas à établir une bonne gestion. »

    Le conseiller municipal en deuxième position sur la liste affirmant que Toulon en commun privilégie les compétences sociales, humaines et politiques à tout le reste.

    Et de conclure : « C’est pourquoi il y a une diversité qu’à coup sûr vous ne trouverez pas ailleurs. Certes, nous avons deux directeurs d’école et un conseiller pédagogique et d’autres catégories d’enseignants, mais les nôtres sont vraiment de gauche. Mais aussi beaucoup de syndicalistes dont deux secrétaires généraux. Mais également des ingénieurs, architectes, urbanistes, femmes seules avec enfants, entrepreneurs, spécialistes de la petite enfance, artisans, spécialistes de la santé, commerçantes, diplomates… et des ouvriers. »

    Beaucoup de jeunes aussi, jeunes actifs, étudiants, très impliqués dans des missions associatives, notamment dans la lutte pour le droit des femmes, souligne Magali Brunel.

    Une complémentarité également, ajoute-t-elle, entre ceux qui portent la mémoire du collectif, présents depuis 2020, et les nouveaux qui sont venus enrichir le groupe.

    La tête de liste insiste également sur le fait que « parmi les dix premiers de la liste, se retrouve cette même diversité » : Et de préciser : « Nous avons des représentants du monde du travail, des spécialistes de droit, d’économie, mais aussi des personnes qui connaissent très bien le milieu immobilier et la question du logement, des sujets sur lesquels nous nous battrons très fort. » En tout cas, l’équipe est prête à entrer sur le terrain comme elle l’a réellement jamais quitté.

    * Pour retrouver la liste
    dans son intégralité :

    https : //toulonencommun.com

  • Une colistière de Lionel Royer-Perreaut avec Pierre Huguet

    Une colistière de Lionel Royer-Perreaut avec Pierre Huguet

    Mardi soir devant l’église de Mazargues (9e), à l’occasion du lancement de sa campagne, la tête de liste du Printemps marseillais pour les 9e et 10e arrondissements Pierre Huguet (G.s) insistait, avec le maire (DVG) sortant Benoît Payan, sur l’importance de dépasser les clivages partisans. Un message désormais concrétisé. L’actuelle adjointe chargée du développement économique Sophia Mabrouk, élue en 2020 avec l’ex-maire (Ren.) des 9-10 Lionel Royer-Perreaut, figurera en effet sur la liste du président du groupe Printemps marseillais « en bonne position », confirme celui-ci.

    « Aujourd’hui, les valeurs de la droite ne sont pas mes valeurs, et celles du RN encore moins », justifie la cheffe d’entreprise native de la Cayolle (9e), désormais en reconversion pour devenir infirmière. Développeuse économique, elle avait lancé une plateforme solidaire pour les entreprises au moment de la pandémie de Covid. C’est à cette occasion qu’elle avait fait la rencontre de Lionel Royer-Perreaut et était entrée en politique. « Ce qu’il incarnait en termes de proximité transcendait la politique, c’est ce que j’ai retrouvé avec Pierre Huguet », assure celle qui regrette la « fracture » laissée dans la majorité de secteur avec le départ de son ancien maire élu à l’Assemblée nationale en 2022. Elle déplore, aussi l’absence des élus de la majorité de droite dans les 9-10 au moment de la mort de Socayna le 10 septembre 2023, à Saint-Thys (10e). « C’est un choix personnel, je n’ai pas de parti mais des valeurs, avec lesquelles je ne transige pas », précise encore l’adjointe de secteur qui explique avoir échangé avec Pierre Huguet « il y a quelques semaines ».

    Face à l’extrême droite

    « Sophia Mabrouk incarne cette ouverture à la société civile qui est dans l’ADN même du Printemps marseillais », vante de son côté la tête de liste de l’union de gauche dans les 9-10. Et d’appuyer : « La raison pour laquelle on a échangé, c’est pour savoir comment faire barrage au RN dans le secteur. Martine Vassal et son équipe, Laure-Agnès Caradec [tête de liste LR dans les 9-10, Ndlr.] n’incarnent pas cette résistance à l’extrême droite, ils sont dans l’ambiguïté. »

    Historiquement acquis à la droite marseillaise, le secteur avait basculé à l’extrême droite lors des dernières législatives anticipées en élisant un député ciottiste, à la faveur des divisions entre LR et Renaissance. De quoi donner des ambitions à la tête de liste du RN Eléonore Bez, tandis qu’à la faveur des changements de vent quatre élus de la majorité avaient viré à l’extrême droite. Leurs délégations avaient été aussitôt retirées par la maire (DVD) Anne-Marie d’Estiennes d’Orves. « Le seul rassemblement capable de croire l’extrême droite est le Printemps marseillais », veut désormais croire Pierre Huguet.

  • À Marseille, une pétition contre une halte soins addictions

    À Marseille, une pétition contre une halte soins addictions

    Près de trois ans après le sénateur d’extrême droite Stéphane Ravier, c’est cette fois la droite marseillaise qui lance, dès ce samedi, une pétition contre l’implantation d’une Halte soins addictions dans le centre-ville de Marseille. « C’est un combat politique, qu’importe ce qui a été fait par le passé », balaie d’emblée la tête de liste (Ren.) de la droite dans les 1-7 et porte-parole de la campagne, Romain Simmarano qui préfère souligner le travail de l’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles pour faire échouer l’implantation prévue boulevard de la Libération. « Je suis surprise d’apprendre que Mme Camard [tête de liste du Printemps marseillais dans les 1-7, Ndlr.] souhaite faire une salle de shoot à Saint-Charles, nous y sommes complètement opposés », attaque de son côté la candidate de la droite, Martine Vassal.

    « Cette annonce est inacceptable au regard de l’état dans lequel ils ont laissé le centre-ville de Marseille », embraye son porte-parole. À son côté, le docteur Stéphane Pichon, président du conseil régional de l’ordre des pharmaciens, défend une implantation en milieu hospitalier. « Toutes les problématiques annexes vont pouvoir être prises en charge », argumente-t-il. Chacun rejette les arguments des associations qui plaident pour une implantation au plus près des lieux de consommation de drogue, qui serait quoi qu’il en soit accompagnée d’un suivi médical et social. Une solution défendue aujourd’hui par le maire (DVG) sortant Benoît Payan. « Ça s’est propagé partout », répond Romain Simmarano. « Marseille, ça devient crack cité bientôt », lance Martine Vassal. Mais ils s’engagent malgré tout à augmenter le soutien aux associations en première ligne face aux addictions.

  • Après avoir repris Pétain, Martine Vassal « comprend l’émoi »

    Après avoir repris Pétain, Martine Vassal « comprend l’émoi »

    Sur le plateau comme en coulisses, c’est la sidération. Alors que se termine ce jeudi soir le débat des municipales organisé par BFMTV au palais de la Bourse, la candidate de la droite à Marseille, Martine Vasal, a cité, à deux reprises, la devise du régime pétainiste. Provocant une indignation nationale.

    interpellée par le candidat LFI sur des valeurs partagées avec l’extrême droite, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département rétorquait : « Moi mes valeurs n’ont jamais changé. C’est le mérite, le travail, la famille, la patrie. » À côté d’elle, le maire (DVG) sortant Benoît Payan tique : « Vous savez qui a dit ça ? Vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire-là ? (…) C’est le slogan de M. Pétain ça. » Sans que Martine Vassal ne se reprenne. « Oui d’accord. Mais moi c’est mon slogan et ce sont mes valeurs. » Interrogée pour savoir si elle assume, elle répète : « J’assume que mes valeurs ce soit ça. Elles sont passées de mode, mais moi j’assume mes valeurs, travail, mérite, patrie et humanité. »

    Avec les premières reprises dans la presse, le tollé est immédiat. Et national. « C’est une faute morale gravissime », pointe le maire (DVG) Benoît Payan dans un entretien à La Provence. Et d’exiger : « Aujourd’hui, elle ne peut pas se justifier, elle doit s’excuser. » « Quand l’extrême droite progresse partout dans le pays, reprendre ses codes n’est pas une simple erreur de communication. C’est un signal politique ! », s’indigne aussi la fédération PCF des Bouches-du-Rhône.

    Le Modem 13 demande qu’elle laisse sa place

    Jusqu’aux rangs centristes l’indignation est palpable. « J’en appelle solennellement à M. Romain Simmarano, porte-parole de la liste et numéro deux, pour qu’il prenne ses responsabilités et reprenne le flambeau », écrit pour sa part le vice-président du Modem 13, Mohamed Laqhila, qui avait refusé de soutenir la candidate. Pour lui, les exigences « de la responsabilité, de clarté républicaine, du refus des ambiguïtés et des arrangements de circonstances (…) ne sont pas réunies ».

    La candidate de la droite pourtant a bien reçu le soutien de son camp. Le président (Ren.) de Région Renaud Muselier rappelle l’adoption d’une charte de valeurs par sa collectivité, « contre le racisme, l’antisémitisme et le pétainisme ». « Sur ces bases, je soutiens pleinement Martine Vassal, car je sais qu’elle partage ces valeurs politiques et républicaines », affirme le responsable de Renaissance dans la région. « Ces mots ne devraient pas être confisqués par une des pages les plus sombres d l’Histoire », défend aussi la présidente d’honneur du Crif Fabienne Bendayan, colistière de Martine Vassal.

    « Je comprends que l’énumération que j’ai faite a créé de l’émoi », répond quant à elle la candidate, interrogée par La Marseillaise. « Mais il ne faut pas déformer mes propos, poursuit la présidente (DVD) de la Métropole et du Département. Parce qu’on a déformé mes propos, notamment M. Payan, en faisant allusion à cette devise, je reçois des menaces de mort depuis ce matin. »

    Elle assure qu’on a « sorti trois mots de leur contexte » et dénonce une « manipulation politique ». « J’ai commencé mon propos par le mérite et j’ai terminé mes propos par l’humanité et la solidarité, insiste la candidate. Ce sont des valeurs qui sont morales, sociales, auxquelles je suis très attachée. » En d’appuyer : « Je ne suis pas pétainiste, je suis gaulliste. J’ai une seule devise : Liberté, Égalité, Fraternité. »

  • Créer une culture nîmoise vivante…

    Créer une culture nîmoise vivante…

    Fondateur du Triptyk Théâtre, metteur en scène et figure reconnue du paysage culturel nîmois, Denis Lanoy ne conçoit pas la culture comme un supplément d’âme ni comme une variable d’ajustement budgétaire. Elle est le socle même de l’action politique. Engagé de longue date aux côtés de Vincent Bouget, Leader de la liste municipale Nîmes en commun rassemblant la gauche sociale et écologiste, communiste convaincuil défend au sein de Nîmes en commun une ambition culturelle claire et assumée : « Il n’y a pas de réflexion politique sans réflexion culturelle ».

    Dans un contexte de désengagement massif de l’État et de fragilisation du monde artistique, la situation nîmoise apparaît, à ses yeux, préoccupante. « La culture est souvent le premier domaine, avec le sport, où les aides publiques sont retirées », constate-t-il. À Nîmes, le diagnostic est sans appel : l’absence de politique culturelle clairement définie par la municipalité actuelle. « Il n’y a pas aujourd’hui de politique publique de la culture à Nîmes. C’est cela qu’il faut remettre en question. » Cette carence a des conséquences concrètes : précarisation des associations, fragilité des artistes, manque de lisibilité pour les pratiques amateurs comme professionnelles, et une politique éducative artistique jugée trop timide. Pour Denis Lanoy, une politique culturelle digne de ce nom doit embrasser l’ensemble de ces dimensions : soutien à la création, éducation artistique, accès aux savoirs, reconnaissance du patrimoine dans toutes ses strates.

    Doubler la capacité d’accueil du conservatoire

    Car c’est aussi là que se joue une autre critique majeure : la réduction de Nîmes à une « ville-musée », tournée presque exclusivement vers sa romanité et son attractivité touristique. « On ne peut pas réduire Nîmes à une carte postale », insiste-t-il, rappelant la richesse de l’histoire médiévale, moderne et contemporaine de la ville, trop souvent reléguée au second plan. Du menhir de Courbessac aux fresques du XIXe siècle de l’église Saint-Paul, en passant par le patrimoine du XXe siècle, c’est toute une mémoire urbaine que Nîmes en commun souhaite réinvestir avec et pour les habitants.

    Le metteur en scène va plus loin : « Nîmes est un carrefour méditerranéen. Elle reçoit des influences venues du sud, de l’est, de l’ouest, et les transforme. Ce n’est pas une identité figée, c’est une richesse faite de circulations, de croisements et de métissages ». Une vision en rupture avec les discours identitaires, qu’il associe aux logiques de repli et aux offensives de l’extrême droite contre le savoir, la recherche et la liberté d’expression. Défendre une culture ouverte, plurielle, traversée par les contradictions, devient alors un véritable rempart démocratique. « La culture, ce n’est pas pour me sentir seulement Nîmois, c’est pour me sentir un être humain », résume-t-il.

    Cette ambition culturelle repose sur une méthode claire : la concertation. Avec la création d’un office culturel municipal, Nîmes en commun entend bâtir une politique coconstruite avec les acteurs et les habitants, afin de « mettre les expériences, les envies et les projets en commun ». Fondée sur la confiance accordée aux artistes, cette vision se cristallise dans un dossier emblématique, celui du conservatoire : face à un projet municipal qui organise le rétrécissement, le collectif défend un nouvel équipement capable de doubler sa capacité d’accueil et de viser un conservatoire à rayonnement régional. Une « cité de la musique » pensée pour le long terme, qui tranche avec la logique de vitrine et d’austérité, et affirme un choix politique clair : faire de la culture un service public essentiel, au cœur du projet démocratique nîmois.