Tag: Municipales

  • À Avignon, le chant du cygne des Républicains sans soutien officiel

    À Avignon, le chant du cygne des Républicains sans soutien officiel

    C’est une page politique symbolique qui se tourne à Avignon : les Républicains n’auront pas de candidat ni de soutien officiel. « Le parti n’a investi personne », nous annonce Julien Aubert, vice-président LR, qui a longtemps mené une précampagne avant de renoncer en novembre.

    Cela ne veut pas dire pour autant que le parti de droite historique ne sera pas représenté au conseil municipal. Depuis le retrait de Julien Aubert, Serge Perramond avait reçu mandat du parti pour discuter avec des partenaires potentiels (notre édition du 13 janvier). Celui-ci devrait être sur la liste d’Olivier Galzi, mais avec sa casquette de secrétaire du mouvement Avignon Passion, lancé par Julien Aubert, et qui s’est rallié à Olivier Galzi, mi-janvier. À titre personnel et associatif mais donc pas avec sa casquette partisane. « La campagne n’est pas encore arrivée à son terme », temporise Serge Perramond, embarqué dans une curieuse dichotomie.

    « Olivier Galzi n’a pas souhaité demander l’investiture LR, ce qui signifie que si Serge Perramond est sur sa liste, ce sera davantage au nom de son action au sein d’Avignon Passion que de LR », décrypte Julien Aubert. Olivier Galzi, qui a eu l’appui de l’UDI et d’Horizons, n’en désire pas plus, ne « croyant plus aux partis pour relever notre ville ». Le recul annoncé de LR devrait avoir des conséquences aux sénatoriales de septembre alors que le parti a deux sénateurs sur trois en Vaucluse.

  • Au Pontet, Jean-Firmin Bardisa parle projet pour déloger le RN

    Au Pontet, Jean-Firmin Bardisa parle projet pour déloger le RN

    En quelques secondes, la colonne d’affichage municipal, à deux pas du marché ce jeudi, est vite recouverte d’affiches de Joris Hébrard. Le maire (RN) sortant tente de briguer un 3e mandat et arrive sur place. Pourtant, il a bien moins de chances que d’écraser la concurrence comme en 2020 où, face à trois listes DVD, il avait été réélu au 1er tour (57,20% des voix).

    La dynamique est cette fois inverse. « Le fond de cette campagne, c’est que l’extrême droite se divise et que les autres forces se rassemblent », constate Michel Lovera, militant communiste, et candidat sur la liste de Jean-Firmin Bardisa. Ce dernier, cadre territorial au Département, concourt pour la 3e fois et a réussi à bâtir une liste citoyenne et républicaine. « On se présente comme alternative entre une liste RN officielle et une liste RN dissidente [Patrick Suisse, frais ex-premier adjoint, Ndlr.] », expose-t-il, en distribuant tracts et trombinoscope de liste, aux côtés également de Christophe Roux, candidat (UDI) en 2020. « Sans être investi par aucun parti politique, on a rassemblé des citoyens, de gauche, de droite ou du centre qui se trouvent ensemble sur des dénominateurs communs comme la santé », fait valoir Jean-Firmin Bardisa.

    Entre la météo maussade et le ramadan, les étals ne débordent pas. Les candidats font aussi leur marché et certains Pontétiens ont, dans leurs mains, plus de tracts que de fruits et légumes. « La situation est assez pagnolesque avec le premier adjoint démissionnaire qui explique qu’il va faire mieux que ce qu’il n’a fait en 12 ans », raille la tête de liste. Pour rappel, alors élu député en juin 2022, Joris Hébrard avait laissé l’Hôtel de ville à Patrick Suisse avant de l’éconduire quelques mois plus tard quand il a préféré revenir en mairie. « J’avais dit à M. Suisse, si tu veux rester dans le fauteuil de maire, faut se présenter devant les Pontétiens, ne fais pas ton usurpateur, je m’occuperai de toi si tu me mets dans l’opposition », campe aujourd’hui Joris Hébrard, bien obligé de « renouveler 70% de son équipe », une partie ayant rejoint Patrick Suisse.

    « L’occasion est unique »

    Semblant assez détaché, le maire ne se dit « pas forcément inquiet » mais convient que le match sera serré. « La liste de M. Bardisa, c’est une mosaïque de partis mais les rassembler ne signifie pas rassembler l’électorat, ici des gens non RN votent pour moi », estime-t-il. Pour autant, « l’occasion est unique de déloger l’extrême droite », reconnaît Patrice Enjolras. Cet ouvrier chez Liebig, militant CGT, est 25e de liste. « On veut changer les choses en place et si on peut inverser la tendance du projet qu’on nous promet au national avec un tapis rouge déroulé… », espère-t-il. Marie-Claude, retraitée, n’a jamais supporté de voir sa ville passer au RN. « Je n’ai jamais mis les pieds en mairie, pas même pour récupérer le colis de Noël, chacun a ses idées au niveau national mais l’intérêt de la ville est plus important », apprécie-t-elle au sujet de la liste Bardisa.

    Mais, comme à Orange avec la liste citoyenne d’Antoine Boudet, faire campagne contre l’extrême droite n’est pas un fonds de commerce électoral. « Ce qui m’a séduit c’est le projet, je ne serai jamais engagé si c’était une liste d’opposition au RN », commente Najibe Lmoumène, 5e de liste. Ce médecin est aux premières loges pour constater la désertification médicale de la commune « avec l’absence de médecin traitant et des délais de six mois pour prendre des rendez-vous ». Jean-Firmin Bardisa prévoit la création d’un centre municipal de santé. « On se retrouve aussi sur la jeunesse ou les aînés », appuie Michel Lovera. Création d’un pass job étudiant, d’une salle municipale d-esport ou d’une navette sécurisée les soirs de week-end pour se rendre à Avignon sont annoncés. Un principe décliné aussi pour les seniors en journée pour le centre-ville.

  • À La Seyne, l’union derrière Stéphane Sacco prend chaque jour de l’ampleur

    À La Seyne, l’union derrière Stéphane Sacco prend chaque jour de l’ampleur

    Ça y est c’est officiel Génération.s rejoint la cohorte des parties et mouvements qui ont choisi de faire bloc à La Seyne derrière la liste Uni.e.s à gauche conduite par Stéphane Sacco (GRS) pour battre la droite et l’extrême droite.

    « Face aux urgences sociales, démocratiques et écologiques, le large rassemblement autour de Gauche républicaine et socialiste, du Parti communiste français, de l’Après, du Mouvement républicain et citoyen et de l’association citoyenne La Seyne à venir, constitue une alternative crédible, cohérente et ambitieuse pour l’avenir de la ville et de l’ensemble des Seynoises et des Seynois », explique dans un communiqué le mouvement lancé par Benoît Hamon.

    Et de poursuivre : « Cette démarche et dynamique unitaire de transformation locale, fidèle aux valeurs de la gauche et tournée vers l’avenir, incarne pleinement les valeurs et l’esprit de rassemblement que Génération.s appelle de ses vœux à tous les niveaux de responsabilité publique. »

    Génération.s affirme ainsi par ce soutien, sa volonté de contribuer au rassemblement de la gauche et des écologistes à l’échelle locale et appelle les habitantes et habitants de La Seynes-sur-Mer à se mobiliser autour de la liste Uni.e.s à Gauche pour La Seyne pour construire une ville plus juste, plus écologique et plus démocratique.

    À qui le tour ? Plus que jamais l’unité est de rigueur face à la menace du RN.

  • Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Un tantinet malade mais remonté comme jamais, le maire sortant de Miramas (DVG) a présenté son programme et sa liste ce jeudi 19 février devant une salle Tristani remplie. « Ce projet, c’est le vôtre, il est issu d’un travail collectif mené depuis des mois avec les questionnaires, les rencontres de terrain, les réunions thématiques et les porte-à-porte », affirme Frédéric Vigouroux, élu depuis 2008.

    Les dix pages de propositions qui seront distribuées dans les prochains jours dans les boîtes aux lettres de 26 000 habitants s’inscrivent dans la continuité de la transformation de la commune pour qu’elle « continue de protéger » tout en « s’adaptant et en innovant ». Alors que la gare SNCF est en travaux et que la passerelle est en passe d’être installée, l’éco-quartier Oasis sera réalisé, offrant 350 logements avec de « l’accession sociale ». La cité cheminote sera également réhabilitée. « ICF Habitat a accepté le projet », assure le candidat, qui compte, si prochain mandat il y a, penser l’aménagement de Miramas en co-construction avec les administrés, que ce soit pour le boulevard Aristide Briand ou pour le Plan local d’urbanisme intercommunal.

    La santé comme priorité

    À proximité de la gare, le candidat souhaite requalifier la place Jourdan et y installer notamment une halle des marchés couverts. « L’appel à manifestation d’intérêt a été lancé par établissement public foncier », annonce-t-il. L’objectif : « Penser aux agriculteurs et producteurs locaux mais aussi aux habitants. Ce lieu aura une capacité d’attractivité important pour le centre-ville. Nous voulons aussi faire en sorte que le soir il puisse y avoir des activités, qu’on puisse y faire la fête. » Une mesure qui ne manquera pas de parler aux jeunes, tout comme le projet de multiplexe avec cinéma, e-sport et padel.

    La santé est aussi l’une des priorités de la liste de Frédéric Vigouroux, qui entend appuyer l’arrivée d’un centre d’imagerie médicale alors que le centre mutualiste, anciennement occupé par Oxance, sera bientôt rénové pour accueillir des médecins et notamment des dentistes. « Ça ouvrira en avril, annonce l’édile sortant. Nous avons aussi dialogué avec l’hôpital de salon pour mettre en place des consultations de spécialistes en gynécologie, en obstétrique, en chirurgie et en orthopédie à Miramas. »

    Avec ce projet et sa nouvelle équipe, rajeunie et renouvelée pour un tiers, Frédéric Vigouroux ne cache pas son ambition : « Être élu dès le premier tour, pour pouvoir se mettre au travail dès le 16 mars. »

  • [Occitanie] À Lattes, quatre listes font face au maire Cyril Meunier

    [Occitanie] À Lattes, quatre listes font face au maire Cyril Meunier

    Si les électeurs lui maintiennent leur confiance, ce sera son dernier mandat. Maire de Lattes depuis 2001, Cyril Meunier (sans étiquette) repart, dit-il, pour un « dernier mandat » avec deux objectifs majeurs.

    D’abord ne pas abandonner les Lattois à un sort jugé hasardeux. « Je ne laisserai pas la ville à des incompétents ». Ensuite et surtout achever les projets lancés. Celui qui se disait frêchiste du temps de Georges Frêche, puis s’était fâché avec Philippe Saurel et qui aujourd’hui travaille avec Michaël Delafosse à la Métropole de Montpellier, veut boucler le quartier Ode à la mer et accompagner le nouveau pôle autonomie santé.

    Tandis que Lattes, 8e ville de l’Hérault (17 351 habitants) regagne des résidents depuis 2013, Cyril Meunier veut « embellir l’espace public » et continuer de construire, raisonnablement promet-il. « Si on se livre aux promoteurs, on est morts ». Depuis qu’il est en place, Lattes a construit ses premiers logements sociaux. Mais les besoins croissent : « 570 demandes annuelles au lieu de 250 » en un quart de siècle. « Si on veut que les jeunes s’installent à Lattes, il faut aussi faire de l’accession libre », prône le maire sortant sans étiquette, qui refuse la folie des grandeurs en période d’austérité. « Le combat contre l’État sera très dur. En matière de gestion, il faut être un vrai pro », insiste le maire.

    À ce sujet justement, Stéphane Herb nourrit des doutes. Tête de la liste « l’Archipel citoyen », il pointe un « double discours » du maire sortant. L’écologiste dénonce une politique d’étalement urbain avec Ode à la mer, qui grignote les terres agricoles et naturelles à l’image des hauts de Lattes près des zones humides de l’Arnel. « Avec 5 000 logements qui arrivent d’ici 2030 puis 3 000, c’est trop. » Stéphane Herb préfère la reconstruction de la ville sur elle-même mais en R+4 maximum. « Avenue des platanes, la tour Signal de 10 étages ressemble aux Folies de Montpellier. Ce n’est pas ainsi qu’on logera les enfants des Lattois ni qu’on fera du logement social ».

    Le RN en embuscade

    La liste citoyenne de gauche de Stéphane Herb a un autre cheval de bataille. Le refus des projets de chaudière CSR (combustible solide de récupération) pour traiter les déchets de la métropole à l’actuelle usine Ametyst de Garosud et celui d’Unité de valorisation énergétique (UVE) qui vise à brûler les boues de la station d’épuration Maera près de la Cereirède. « En plus de deux autoroutes et de la ligne TGV qui va couper le bois de Maurin, on va avoir deux incinérateurs ! » Deux projets du président Michaël Delafosse pour lesquels le vice-président Cyril Meunier a votés.

    Ce que Stéphane Herb critique avant tout, c’est la méthode Cyril Meunier, élu multi-casquettes, qui déciderait de tout depuis 25 ans. « Il faut arrêter de mettre les Lattois devant le fait accompli et les rendre acteurs avec des conseils de quartiers élus, avec des budgets participatifs », résume celui qui propose des maisons de quartiers à Boirargues et Maurin.

    Le maire sortant est aussi contesté sur sa droite. Son opposant historique, Jean-Noël Fourcade (divers droite), qui avait échoué pour 953 voix en 2020 (42,12%), retente sa chance. Il critique le « gigantisme » des projets immobiliers, propose de « rafraîchir les écoles », de créer un « poste de police municipale mobile », l’embauche d’un « garde champêtre contre les dépôts sauvages ».

    Forte de ses scores nationaux (Le Pen 45,59% au 2nd tour de la présidentielle 2022), l’extrême droite part à l’assaut de Lattes. Ayant obtenu 57,08% au 2nd tour des législatives, le Ciottiste Josyan Oliva est soutenu par le RN et l’UDR. Comme lui, Wassim Boughnim, proche du RN, ne cause qu’insécurité, pourtant réduite à Lattes. Une de ses vidéos a fait polémique.

  • À Mauguio, les progressistes aux prises avec les droites

    À Mauguio, les progressistes aux prises avec les droites

    Entre un maire (Yvon Bourrel) qui se retire et la présence de six listes qui ont tendance à masquer leurs étiquettes, on peut dire que le flou règne à Mauguio-Carnon. Dans la 9e ville de l’Hérault (16 500 habitants), qui cultive autant le maraîchage que la culture bouvine, plane aussi la tentation du repli sur soi.

    Ne leur parlez pas du tramway à Mauguio ni à Carnon ! Tous y sont opposés, sauf peut-être à l’aéroport. « Mauguio ne doit pas être le cordon ombilical de Montpellier », a synthétisé Patricia Moulin-Traffort lors du débat de Midi Libre. L’ancienne suppléante de l’ex-député macroniste Patrick Vignal n’est pourtant pas la candidate la plus à droite. « Inquiet » de la réduction de l’habitat individuel au profit du collectif, l’élu d’opposition Pierre Martin-Chazot (les Républicains) veut « conserver la ville à taille humaine ».

    C’est aussi l’avis de Cécile Barral. Sortie de l’ombre des cabinets des maires Stéphan Rossignol (la Grande Motte), Jean-Paul Fournier (Nîmes) ou Carole Delga (Région Occitanie), la candidate qui penche à droite veut un centre de supervision urbain et plus de vidéosurveillance dans une ville qui compte déjà 150 caméras et 30 policiers municipaux.

    L’extrême droite n’a pas fait l’impasse et présente Gilles Parmentier (RN). Le collaborateur de Louis Aliot (Perpignan) joue déjà sur les peurs en amalgamant les HLM au narcotrafic. « C’est aux délinquants de fuir la ville et pas l’inverse. »

    La Font, clé de l’élection ?

    C’est vite oublier les statistiques officielles. 858 dégradations, 311 verbalisations pour stupéfiants, 83 cambriolages, 163 agressions en 2024… En 10 ans, la délinquance est restée stable et relativement contenue à Mauguio. Héritier de la majorité sortante, Laurent Pradeille privilégie les « médiateurs sociaux ». Préfère « l’ouverture d’esprit et la modération » aux « solutions incendiaires ». L’ancien socialiste qui conduit une « liste d’intérêt municipal », veut construire un gymnase, une nouvelle gendarmerie, préparer l’arrivée du lycée. Pour pallier un souci des saisonniers, il veut « développer les transports pas chers vers le littoral » et améliorer la desserte des zones économiques. Le dispositif zéro chômeur dans une ville qui en compte 9% ? « On ne s’interdit rien ». Allié au délégué d’Horizons Laurent Cappelletti, L. Pradeille défend le projet du quartier de la Font (800 logements) jugé trop grand par ses concurrents. « Il permet la mixité et de loger les jeunes. On a 500 demandes en attente de logement social ».

    L’écologiste Daniel Bourguet veut revoir la voilure. « 80% des logements de la Font sont trop chers. Les immeubles poussent un peu partout. On ne pourra pas accueillir tout le monde. Il ne faut ni trop densifier ni trop s’étaler », tempère le candidat de la liste progressiste et humaniste « L’Alternative citoyenne ». Daniel Bourguet veut « revenir sur le stationnement payant à Carnon » (20 euros max par voiture à l’année), rapprocher demandeurs d’emploi et entrepreneurs. Pour l’écolo, pas de « surenchère sécuritaire » mais une « police de proximité » et des « patrouilles à pied ». Il promet « d’impliquer les citoyens » dans sa gestion.

  • [Entretien] Benoit Payan : « Je dis aux Marseillais : ne vous divisez pas »

    [Entretien] Benoit Payan : « Je dis aux Marseillais : ne vous divisez pas »

    La Marseillaise : Quelle lecture faites-vous de ce sondage ?

    Benoît Payan : Il faut le voir comme un instant T, qui n’est pas la vérité du scrutin. Je regarde d’abord le premier tour, et les dynamiques. Quelque chose se cristallise, ce que je dis depuis un moment est en train d’arriver : on va vers une bataille face à l’extrême droite. Dans cette bataille, il y a aujourd’hui des gens qui comme Martine Vassal ont créé de toutes pièces la possibilité de Franck Allisio de se normaliser en reprenant ses mots, ses thèses. Elle n’a pas mesuré qu’un responsable politique a une responsabilité morale éminente dans une élection.

    Le RN semble pourtant atteindre un plafond de verre ?

    B.P. : Je reste très prudent. Pour l’instant tous les sondages m’ont donné gagnant au second tour, mais je reste challenger dans ma tête, parce que c’est ma nature. Je suis un militant, membre d’une aventure collective et cela me donne une responsabilité. Je prends cette campagne comme n’importe quelle autre, même si on a une dynamique exceptionnelle, que des gens que l’on avait jamais vus nous ont rejoint. Dans une élection où la France insoumise a donné ordre à tous ses candidats dans toute la France d’aller faire perdre la gauche, quelle responsabilité, au moment où la ville peut basculer au Rassemblement national, de jouer avec la vie des gens ! Cette manière de faire est un poison pour la démocratie.

    Quel message envoyez-vous à LFI pour le second tour ?

    B.P. : Je ne parle pas aux dirigeants, je parle aux Marseillais. Ce sont des gens intelligents, je leur dis : ne vous divisez pas. La question n’est pas le deuxième tour, c’est dès le premier tour rassemblez-vous parce qu’on a le Rassemblement national à nos portes et qu’il se peut en 2027 qu’il dirige ce pays. Nous devons devenir une ville qui protège tout le monde. L’ambition personnelle ne permet pas tout.

  • À Peyruis, Lila Desjardins candidate face au RN

    À Peyruis, Lila Desjardins candidate face au RN

    Peyruis, village limitrophe des Mées, fait partie des rares communes des Alpes-de-Haute-Provence où le RN a investi il y a plusieurs mois un candidat aux municipales, en l’occurrence Aurélie Abeille. Face à elle, deux autres listes : celle du maire sortant, Patrick Vivos, et celle d’une élue de l’opposition, Lila Desjardins. Très investie dans la vie associative locale, présidente du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), elle est convaincue de faire le poids face à la candidate RN.

    Élue depuis 2008 à Peyruis, Lila Desjardins est également conseillère départementale du canton de Château-Arnoux, en binôme avec René Villard, maire communiste de la commune. Ancienne enseignante, elle est à la retraite depuis 2023. De gauche, elle ne met cependant « pas de couleur politique » à sa liste, mais promet : « On ne va pas mener une politique de droite, on aura une politique tournée vers le social, l’aide aux personnes fragiles, l’éducation, des valeurs de gauche. »

    L’une des préoccupations des habitants de ce village est le fait qu’il soit traversé par une départementale. « C’est ce qui nous inquiète. Les habitants ne se sentent pas en sécurité par rapport à la circulation, ça roule trop vite », avance la candidate. Lila Desjardins se réjouit d’avoir accumulé « plus de 300 000 vues en 3 mois sur les réseaux sociaux, soit 10 fois la population de Peyruis ». « On est très présents, il n’y a que nous qui sommes sur les réseaux depuis plus de 6 mois », affirme-t-elle.

    Faire revivre le cœur

    de village

    Peyruisienne depuis plus de 30 ans, la candidate a mis en place un questionnaire pour identifier les inquiétudes et les besoins des habitants de la commune. Elle a ainsi décidé de mettre l’accent sur « faire revivre le cœur de village ». « Peyruis est devenu un village dortoir, un village couloir, les gens ne s’arrêtent pas, parce qu’il n’y a pas de quoi s’arrêter. » Le premier objectif et la promesse de la liste est donc d’ouvrir « un café brasserie avec une petite supérette sur un terrain vague à côté de la place du village ». « Dès qu’on est élus, on lance le projet pour ouvrir ce café-restaurant dans l’année », s’engage-t-elle.

    Le deuxième axe mis en avant par Lila Desjardins est l’état des écoles, actuellement « lamentable ». « Il y a une urgence, l’école maternelle s’enfonce, puisqu’elle est construite sur de l’argile, il y a des fissures partout, il pleut à l’intérieur », déplore-t-elle. Son projet est donc de « travailler dans l’urgence pour résoudre ce problème de passoire thermique » et, à long terme, de « reconstruire ailleurs un groupe scolaire qui regrouperait primaire, maternelle, centre de loisirs et cantine ».

    Finalement, la candidate peyruisienne veut réaménager un espace en friche depuis 2008 « selon ce que demandent les gens : des commerces de proximité, des parcs pour enfants, des espaces verts », et éventuellement déplacer la médiathèque à cet endroit. L’objectif serait de créer « un lieu de rencontre intergénérationnel », « un espace de convergence où les gens trouveront ce dont ils ont besoin, une boucherie, une boulangerie, un tabac, et un véritable lieu pour les enfants car il n’y a plus rien pour eux à Peyruis ». « Le RN ne gagnera pas la commune. Je ne suis pas inquiète », conclut-elle.

    Réunion publique le 12 mars à 18h30 à la salle des fêtes, 3, rue du Crouton, 04310 Peyruis.

  • Toulon en Commun dénonce la violence politique

    Toulon en Commun dénonce la violence politique

    « Nous sommes choqués et avons porté plainte car nous voulons dénoncer cette agression », explique André De Ubeda (PCF).Et de poursuivre : « Toulon En Commun et Magali Brunel refusent toute dérive dans la campagne électorale. L’intimidation et la violence n’ont pas leur place vis-à-vis d’aucun candidat ou citoyen. Seul le débat d’idées sur la base des programmes, et des visions de ceux qui les défendent doit départager les listes en présence. Nous, nous voulons porter un programme, des valeurs, des principes, un changement par les idées.Le débat, la controverse, oui ! La violence et les insultes, non ! Toulon, comme la France, a besoin de concorde. »

  • Benoît Payan en tête d’un sondage, talonné par l’extrême droite

    Benoît Payan en tête d’un sondage, talonné par l’extrême droite

    Ce sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/La Provence/ Le Figaro a été réalisé entre le 9 au 16 février, sur un échantillon de 1 032 personnes représentatives de la population résidente de Marseille âgée de 18 ans et plus, dont 800 inscrits sur les listes électorales.

    Alors que les dernières enquêtes d’opinion donnaient une égalité entre la liste (Printemps marseillais) portée par Benoît Payan et celle de Franck Allisio (RN), avec 30% ou 31% des intentions de vote, ce dernier sondage, publié mercredi, redonne un léger avantage au maire sortant, au premier tour. Benoît Payan (DVG) est en tête (31%) avec deux points d’avance sur le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio.

    Cette enquête confirme un léger recul pour le candidat d’extrême droite (29%), par rapport aux derniers sondages. Mais ce résultat permet au chef de file RN de rester au coude-à-coude avec le maire sortant.

    Ce nouveau sondage confirme également un recul des intentions de vote pour Martine Vassal (DVD), créditée de 21% au premier tour. La candidate de la droite et du centre affichait 26% dans un sondage en décembre dernier(Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio) en décembre dernier, puis 23% dans celui paru le 12 janvier dans nos colonnes (La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA).

    Dans un communiqué de presse publié en réaction à ce sondage, mercredi, la liste menée par la présidente de la Métropole et du Département réaffirme que Martine Vassal est « la seule capable de gagner face à Benoît Payan ». Et d’affirmer : « Il n’y aura aucun retrait, ni accord. Martine Vassal se maintiendra. »

    Du côté de la liste de la France insoumise, le candidat Sébastien Delogu est crédité de 12% au premier tour. Le député des 15-16 élu dans les quartiers nord depuis 2022 compte deux points de moins que dans l’enquête d’opinion publiée par La Marseillaise, le 12 janvier.

    Le candidat Erwan Davoux (divers droite), qui se présente avec Nora Preziosi, et qui se positionne ouvertement contre Martine Vassal, affiche un score stable autour des 2% au premier tour. Rémy Bazzali ,de Lutte ouvrière, reste à 1% des intentions de vote. Le candidat de l’Écologie au centre ,Victor Hugo Espinosa, qui récolte 4% des intentions de vote, a déclaré, ce mercredi, se retirer, dénonçant « un coût de campagne » trop élevé et le danger « que Marseille bascule dans l’extrême droite ».

    Le sondage présente également quatre configurations possibles pour le second tour, en fonction des maintiens ou retraits de divers candidats en lice. Tous donnent la victoire à la tête de liste du Printemps marseillais, mais pas avec la même avance.

    Quadrangulaire

    ou triangulaire serrée

    Dans le cas de figure d’une quadrangulaire, sans désistement, le sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/ La Provence / Le Figaro donne la victoire au maire sortant, mais avec seulement 34% des intentions de vote, contre 32% pour le candidat RN. Martine Vassal gagnerait quant à elle un seul point (22%),et Sébastien Delogu resterait au même score (12%).

    Dans l’hypothèse d’un retrait de la présidente du Département, peu probable au dire de son communiqué, Benoît Payan l’emporterait avec 44%, Franck Allisio suivrait avec 42% et Sébastien Delogu gagnerait 2 points, passant à 14%.

    Dans le cas d’un désistement du candidat insoumis, le Printemps marseillais se démarquerait du candidat d’extrême droite. Dans le cas de cette triangulaire, le maire sortant recueillerait 45%, contre 32% pour Franck Allisio et 23% pour Martine Vassal.

    Dans le cas d’un duel entre le leader du Printemps marseillais et celui Rassemblement national, la liste de Benoît Payan l’emporterait avec 56% des intentions de votes, contre 44% pour le candidat d’extrême droite.