Tag: Municipales

  • La gauche propose le Méd’ in Toulon pour bâtir l’avenir

    La gauche propose le Méd’ in Toulon pour bâtir l’avenir

    « Neuf pour cent seulement de l’espace maritime est visible depuis la ville. Ce que nous voulons, avec Méd’ in Toulon, c’est rendre la mer aux Toulonnais », lance Magali Brunel en révélant l’un des projets emblématiques de Toulon en commun.

    Pour la tête de liste des progressistes unis et des citoyens, « notre rade ne peut pas se réduire à un projet d’hôtel de luxe, de casino ou de bureaux dans de beaux immeubles ». Le Port du Levant se devant, insiste-t-elle, d’« incarner une identité authentique dans sa diversité et sincère dans son unité ». Et de poursuivre : « Notre projet entend bien incarner cette ambition et devenir le lieu qui rassemble les habitants sur ce qu’ils ont en commun. »

    Toulon en commun entend rehausser les quais pour les protéger de la montée des eaux due aux dérèglements climatiques, et ouvrir une grande promenade jusqu’au Mourillon.

    « Nous créerons aussi un quai des pêcheurs, qui permettra de redonner une place à cette activité traditionnelle du port, et de l’attrait à cette activité noble, trop peu mise en valeur aujourd’hui », ajoute Magali Brunel.

    Création partagée

    Toulon en commun porte également le projet d’une grande esplanade devant Mayol, « afin que les soirs de match, les 3e mi-temps se vivent en commun, avec des hospitalités dignes de grands rendez-vous nationaux et internationaux ». Mais pas que, puisque de nombreuses autres occasions seront trouvées, promet la candidate, pour faire vivre cette « grande place populaire ». Et ce, aussi bien autour d’un spectacle, d’un bal, d’une sardinade que d’un festival. Comme « délions les langues » dédié aux arts de la parole et du conte. « Car la parole, les palabres, la tchatche, rappelle Magali Brunel, c’est de l’humanité et c’est aussi notre identité. »

    En poursuivant la déambulation jusqu’au Mourillon, le Toulonnais du futur devrait pouvoir croiser aussi un musée-fabrique, dédié aux arts contemporains. « Nous voulons une création partagée, à portée de mains d’écoliers et faire vivre le dialogue entre amateurs et artistes, du visiteur un praticien, et des œuvres un bien commun », explique la cheffe de file.

    Le bâtiment de la DDTM sera dédié, lui, à l’entrepreneuriat et aux acteurs économiques portuaires et incubateurs de nouveaux projets, dans des filières d’innovations. Et de conclure : « Méd’ in Toulon est un projet où la ville se réinvente sans s’oublier et qui laisse une place à la rêverie et à la poésie. »

    Tout un programme.

  • Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    Les insoumis d’Aix animent une réunion publique jeudi

    « Aborder quelques thèmes essentiels du programme » : c’est là l’objectif du meeting organisé par les insoumis de la liste Aix en commun, ce jeudi à 19h, au château de l’Horloge, d’après Dominique Fortunato, directeur de campagne.

    En présence de Manuel Bompard, député et coordinateur national de la France insoumise, et Marina Mesure, députée européenne (LFI), Julie Boronad, tête de liste, abordera les questions du logement, des discriminations et de la démocratie participative, combat clé du mouvement pendant ces municipales. Comme leurs homologues de Marseille, Toulon ou Avignon, les insoumis d’Aix placent au cœur de leur projet leur volonté de « rendre le pouvoir aux Aixois ».

    Ce désir de renforcer l’« implication directe » des habitants, selon Dominique Fortunato, s’illustre avec l’élaboration d’une liste « citoyenne ». Communiqué mercredi à La Marseillaise, elle contient 57 noms, dont 29 issus de la société civile, n’appartenant pas à des formations politiques. Parmi les personnalités figure en troisième position Claudie Hubert, actuellement conseillère municipale d’opposition, élue en 2020 avec la liste de Marc Pena (PS), sur laquelle elle occupait la 2e place. Le numéro 2 de Aix en commun, est sans surprise, Guillaume Dalla Costa, investi en tête de la liste, avec Julie Boronad, lors de l’assemblée municipale LFI du 25 octobre.

    Une investiture dont certains militants avaient dénoncé l’irrégularité devant la justice, accusant le mouvement d’avoir « confisqué la décision ». Déboutés dans un premier temps, les plaignants avaient eu gain de cause devant la justice. LFI s’est pourvu en cassation (notre édition du 6/02).

  • À Martigues, la gauche parle sport avec les familles

    À Martigues, la gauche parle sport avec les familles

    Une petite table sur laquelle trônent des fascicules du programme de Gaby Charroux (PCF) a été disposée à l’entrée du parc des sports Julien-Olive, au nord de la commune. La campagne électorale se poursuit et les militants du maire sortant ne fatiguent pas. Porte-à-porte, boitage, tractage… Ils multiplient les actions pour « toucher tout le monde », affirme Isabelle. « C’est pour ça qu’on a rajouté cet endroit, où il y a beaucoup de familles qui viennent se balader, surtout en ce moment avec les vacances, en plus de nos points de rencontres sur le marché, devant Carrefour Market ou Intermarché Croix-Sainte. Et ce serait bien qu’on les maintienne toute l’année », poursuit-elle. L’objectif, ce mercredi après-midi : évoquer la politique publique sportive de la majorité sortante.

    Pour Christian, ce genre de contact en plein air permet d’engager la conversation plus facilement qu’au porte-à-porte, où seul « un quart de la population » ouvre son foyer. « Le contact est un peu plus difficile depuis le Covid », confie-t-il. Ça n’a pas toujours été le cas. Isabelle se remémore : « Il y a quelques années, j’avais été invitée à manger chez une dame alors qu’on menait campagne ! »

    Contre l’abstention…

    Avec leur présence, les militants entendent lutter contre l’abstention, leur « cheval de bataille quotidien ». À Martigues, lors des dernières élections législatives anticipées, elle avait atteint les 35% au 1er tour. « Malheureusement, c’est un problème national, constate Isabelle. Les gens ne se sentent plus représentés. Après, je pense qu’à Martigues, ils ne peuvent pas être déçus vu la politique qui est menée. »

    Fanny, venue se promener avec ses deux enfants, approuve : « Je trouve qu’au niveau du sport, la municipalité fait pas mal de choses. Ce n’est pas dans toutes les communes qu’on a un tel accès à la pratique. Les tarifs annuels sont plus qu’abordables : pour mon fils, on paye moins de 50 euros pour qu’il suive des cours multi-sports et qu’il trouve son truc. » La trentenaire estime : « On se concentre trop sur le négatif et en période électorale, on n’est pas aidés. Quand je vois sur les réseaux sociaux certains qui se contentent juste de critiquer sans dire ce qu’ils apporteraient de plus, ça m’exaspère, c’est un peu facile. Après oui, on peut toujours faire mieux. »

    … et contre l’extrême droite

    Pour ces municipales, les communistes et leurs sympathisants se battent aussi « contre la droite et l’extrême droite ». Samir Dahmani, ancien athlète spécialisé dans le demi-fond, s’est engagé sur la liste du maire sortant pour cette raison. « Je sentais que c’était le moment dans un contexte sociétal où il y a une montée du RN et je souhaite que cette ville garde ses valeurs de vivre-ensemble avec Gaby Charroux qui, pour moi, en est le garant. » Pour lui, les risques sont clairs : « Ils peuvent s’en prendre aux services publics de proximité dans les quartiers, que ce soit les clubs sportifs ou l’ouverture à la culture avec une baisse des subventions, pourtant essentielles. »

    Samir Dahmani l’affirme : la politique de la Ville lui a permis d’atteindre le plus haut niveau « par la qualité des infrastructures, l’attention et le soutien portés aux clubs ». Mais le sport ne se résume pas à la pratique professionnelle et à la performance. « Ça ouvre à la cohésion sociale, à l’inclusion, à l’émancipation. »

    Pour ce prochain mandat, en cas de victoire, le colistier a à cœur de « poursuivre la mise en place d’une passerelle, sur le site Picasso-Aurélio, entre la culture et le sport sous la forme d’un campus, mais aussi de continuer à porter une attention particulière aux dispositifs pour la jeunesse et à l’enfance », à l’instar des centres d’initiation sportive, qui « font la richesse de cette ville ».

  • Les candidats interpellés sur la prostitution à Marseille

    Les candidats interpellés sur la prostitution à Marseille

    « On veut interpeller les têtes de listes pour connaître leur position et pour qu’elles sachent la nôtre : on ne se taira pas. » Geneviève Couraud est administratrice à l’amicale du nid et membre du collectif « abolition-Marseille et 13 ». Il rassemble des associations impliquées dans l’accompagnement des personnes en situation de prostitution. Ces structures ont paraphé, il y a une dizaine de jours, une lettre envoyée aux candidats aux élections municipales. Pour l’instant, pas de réponse. « On en enverra une deuxième », prévient déjà la bénévole.

    Le collectif s’est formé en février 2024 pour « se serrer les coudes » et organiser des actions en commun. « À l’occasion des municipales, on s’est dit que nous devions prendre la parole. Il existe un vocabulaire lié à une idéologie libérale hostile à la cause. Celui du consentement dans la prostitution. Quand les personnes sont mineures ou motivées par l’argent, on ne peut pas parler de consentement. »

    « De plus en plus de mineurs dans des réseaux »

    Les membres du collectif, présents sur le terrain, sont constamment en contact avec des personnes en situation de prostitution. « À l’amicale du nid, on les rencontre, on met à l’abri ceux qui demandent de l’aide, on les accompagne pour trouver un travail. » Les associations observent un nouveau profil de victime se dessiner. « À Marseille, la prostitution est en train de changer. On fait le constat que de plus en plus de mineurs tombent dans des réseaux prostitueurs et sont souvent liés au narcotrafic. »

    Alors que la sécurité de nombreux enfants est mise en péril, le collectif veut attirer l’attention des candidats à la mairie. « On veut que la question de la prostitution soit prise en compte d’une manière saine. C’est un fléau, pas un fait qu’on cautionne ou qu’on ne cautionne pas ! Même si ce n’est pas une compétence de la Ville, nous pensons que c’est le bon niveau pour que le sujet soit traité, car les élus le connaissent bien. »

  • Le Printemps marseillais affiche un nouveau visage

    Le Printemps marseillais affiche un nouveau visage

    C’est avec un visage changé que s’affiche le nouveau Printemps marseillais, édition 2026. La liste des candidats déposée par Benoît Payan et son entourage en préfecture ce mercredi matin, à la veille de l’échéance, mise en effet très largement sur le renouvellement : parmi les 64 premiers noms de la liste, éligibles en cas de triangulaire selon notre projection (notre édition du 20 février), 35 ne siégeaient pas au conseil municipal.

    Symbole important, alors que l’édile marseillais est cette fois candidat sur son nom, sa première adjointe Michèle Rubirola (EELV), tête de liste en 2020, figure à ses côtés en deuxième position. « Ce n’est pas parce que je ne vais pas m’afficher partout que je ne suis pas là, sourit-elle. Depuis 2015, nous fonctionnons en binôme ! »

    Devenu un étendard de la lutte contre le narcotrafic qui a emporté ses deux frères, Amine Kessaci (EELV), aujourd’hui sous protection policière, se situe en troisième place. Tête de liste dans les 15-16, ralliée à l’union de la gauche marseillais à l’issue des élections municipales en 2020, la maire adjointe (DVG) sortante, Samia Ghali, complète le quator de tête.

    Rééquilibrage politique

    Figurent également ceux qui ont rallié le Printemps marseillais face à la menace de l’extrême droite. C’est le cas de l’ancienne candidate insoumise Hanifa Taguelmint, militante historique de l’organisation de la marche pour l’égalité de 1983, en 8e position. Engagée dans les quartiers populaires, l’ancienne responsable de LFI Katia Yakoubi obtient la 26e place. Martin Grand-Dufay, qui avait pris la tête des jeunes soutiens du chirurgien Frédéric Collart (DVC) pour les municipales, avant que celui-ci ne jette l’éponge, est lui au 53e rang.

    Alors que de nombreux membres du cabinet sont cette fois sur les rangs, « il y a plus de 50% de personnes issues de la société civile », met aussi en avant le directeur de campagne du Printemps marseillais, Arnaud Drouot. Ainsi, Julien Harounyan, co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France Sud (CCAF), 7e sur la liste, ou encore le directeur général de la Ligue de l’enseignement dans les Bouches-du-Rhône, Karim Touche, 23e.

    Les équilibres politiques ont aussi été revus. Certains ont noté le recul des écologistes. « Ils sont la première force », répond Arnaud Drouot, quand Michèle Rubirola regrette « un recul de cette prise de conscience écologique au niveau national ». Ils peuvent néanmoins compter sur treize candidats éligibles, contre dix pour le Parti socialiste, huit pour le Parti communiste. « C’est une liste de rassemblement qui respecte la diversité et la pluralité de la gauche, qui reconnaît la place des communistes dans le combat », apprécie leur chef de file Anthony Gonçalvès, qui se place en 13e position. Avec lui figurent l’adjointe aux solidarités Audrey Garino (10e), Mohamed Itrisso (27e), Nathalie Tessier (34e), Jean-Marc Coppola (37e), Ibrahim M’zé (55e), Laure Rovera (58e), Hassan Guenfici (65e). « Les équilibres sont construits pour avoir une liste qui ressemble à Marseille et rassemble tout Marseille, qui représente tous les quartiers de la ville, toutes les sensibilités politiques », défend Arnaud Drouot.

    Restent les absents, avec des adjoints comme Christine Juste (EELV), Isabelle Laussine (MadMars), Sophie Roques (PS). Certains ont voulu s’arrêter comme Théo Challande-Névoret (EELV) ou Aïcha Sif, d’autres se trouvent à la charnière comme Patrick Amico (GRS). « Il y a des questions d’équilibre, de renouvellement pour ouvrir de nouvelles perspectives », défend Arnaud Drouot. «Il y a un beau programme à mettre en place. Maintenant, il faut qu’on gagne », appuie Michèle Rubirola.

    La liste complète est à retrouver sur le site lamarseillaise.fr

  • Débat sur les dangers de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir à Marseille

    Débat sur les dangers de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir à Marseille

    C’était mercredi à la une de La Marseillaise : pour la première fois, un sondage, commandé par les médias de la sphère Bolloré (CNews, Europe 1 et Le Journal dimanche), donne le candidat Franck Allisio (RN) vainqueur au second tour des municipales à Marseille, dans l’hypothèse d’une quadrangulaire.

    C’est dans ce contexte que le Printemps des jeunes, qui regroupe les jeunes soutiens de la liste d’union des gauches (hors LFI) de Benoît Payan (DVG), a organisé, mercredi, un débat centré sur les dangers qu’impliquerait l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir.

    Rejet des étrangers…

    « Aujourd’hui, le vrai danger, c’est la banalisation. C’est quand l’extrême droite devient une opinion comme une autre. C’est quand on relativise l’exclusion au nom du ras-le-bol. Un projet qui hiérarchise les citoyens, que ce soit par leur religion ou par leur origine, ça n’est pas un projet comme les autres », se sont indignés les jeunes militants en ouverture de soirée. Et quoi de mieux, pour rappeler les fondements haineux de l’idéologie du Rassemblement national, que le témoignage Fatima Maoulia, cousine d’Ibrahim Ali, assassiné à 17 ans en 1995 par un militant du Front national : « Le RN n’est pas qu’un parti politique. Il incarne la haine, le racisme, la discrimination et c’est là que je l’ai compris [au moment la mort d’Ibrahim Ali, Ndlr] ». C’est aussi ce qu’est venu rappeler Hanifa Taguelmint, militante antiraciste et membre du collectif Mémoire en marche. « Ce qui m’interpelle, c’est qu’après tant d’histoires qui nous ont portées, tant de livres qui ont été faits sur ce sujet, tant de films qui nous ont montré l’horreur, nous en soyons encore là », s’est-elle alarmée.

    …et tant d’autres

    Et d’ajouter : « Les noirs et les arabes seraient les premiers à avoir une cible dans le dos. Mais il y en aura beaucoup d’autres : les femmes, les personnes LGBT, les pauvres… ».

    Yves Souben, journaliste de La Marseillaise invité au débat, souligne l’existence d’une autre cible : celle du monde associatif. Co-auteur, avec le collectif de journalistes indépendants, le collectif Presse Papiers, le Poing, Street Press et l’Arlésienne d’une enquête sur la gestion des subventions associatives dans les municipalités qui ont basculé à l’extrême droite, note que l’on constate « une baisse des subventions dans 9 des 10 communes étudiées ». Pourtant, la réalité et l’accompagnement de certains profils est intrinsèquement lié au bon fonctionnement du monde associatif. « Que se passe-t-il est quand on passe d’une ville de gauche à une ville de droite ou d’extrême droite ? Je pense à des lieux comme le centre LGBT, qu’est-ce qu’il en sera ?, s’est à son tour inquiétée Célia Raspati, militante féministe. Quels seront les budgets alloués à la lutte contre la discrimination, quelles seront les formations proposées aux agents de la ville ? ». Et de reprendre : « Je pense aussi aux associations qui accompagnent les femmes étrangères. Qu’est-ce qu’il en serait si, pour pouvoir être en centre d’hébergement, on avait des critères ou des quotas de personnes irrégulières ? ».

    C’est à Moussa Camara, président de Guinée à Marseille, association de lutte pour l’insertion des personnes étrangères dans la ville et lui-même secouru par SOS Méditerranée pendant son immigration, que sera donné le dernier mot : « C’est grâce à SOS Méditerranée et aux financements de la Ville que je suis ici aujourd’hui. Avec toutes les personnes que l’ONG secoure chaque, je vous laisse imaginer les conséquences si elle n’avait plus de moyen. Je veux que Marseille la solidarité qu’elle avait quand je suis arrivé, et rappeler que l’humain passe avant tout ».

  • Benoît Payan présente une liste largement renouvelée à Marseille

    Benoît Payan présente une liste largement renouvelée à Marseille

    A la veille de la date limite, ce mercredi matin, le maire (DVG) sortant Benoît Payan a déposé en préfecture sa liste pour les municipales. Le fruit de négociations et d’équilibres entre les quatorze forces politiques qui se regroupent dans l’union élargie de la gauche et des écologistes pour ce nouveau Printemps marseillais.

    Symbole important, alors que l’édile marseillais est cette fois candidat sur son nom, sa première adjointe Michèle Rubirola (EELV), tête de liste en 2020, figure à ses côtés en deuxième position. Devenu un symbole de la lutte contre le narcotrafic qui a emporté ses deux frères, Amine Kessaci (EELV) est placé en troisième place, devant la maire adjointe (DVG) tête de liste dans les 15-16, Samia Ghali, qui s’était ralliée à l’union de la gauche marseillais à l’issue des élections municipales en 2020.

    Renouveau du Printemps

    La liste est surtout marquée par un important renouvellement, appelé de ses vœux par Benoît Payan. Selon les premiers éléments communiqués à la presse, 35 candidats parmi les 64 premiers de la liste ne siégeaient pas au conseil municipal lors du mandat précédent, et 9 parmi les 15 premiers noms.

    Certains de ces nouveaux venus ont déjà été annoncés. C’est le cas de Amine Kessaci, mais aussi de la militante historique de la marche contre le racisme Hanifa Taguelmint, ancienne candidate insoumise, 8e sur la liste, ou plus récemment de Julien Harounyan, co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France Sud (CCAF), 7e. Ancienne responsable de La France insoumise et militante des quartiers populaires, Katia Yakoubi fait également partie des noms placés en position éligible (26e).

    D’autres noms font partie des surprises. C’est ainsi le cas de Karim Touche, directeur général de la Ligue de l’enseignement dans les Bouches-du-Rhône, au 23e rang. Mais aussi de Martin Grand-Dufay, 53e de la liste, qui avait pris la tête des jeunes soutiens du chirurgien Frédéric Collart pour les municipales, avant que celui-ci ne jette l’éponge.

    Plus de précisions à lire dans La Marseillaise de ce jeudi 26 février.

  • [Entretien] Thierry Antoine : « Investir dans le productif à Béziers, pas juste dans l’esthétique »

    [Entretien] Thierry Antoine : « Investir dans le productif à Béziers, pas juste dans l’esthétique »

    La Marseillaise : Ménard avait promis de désendetter la Ville. Béziers peut-elle encore investir ?

    Thierry Antoine : Robert Ménard n’a rien désendetté du tout. La dette est passée de 100 millions d’euros en 2014 à 120 aujourd’hui alors qu’à son arrivée il disait que c’était une folie. Il reste des marges de manœuvre pour investir. Béziers n’a pas d’autre choix mais il faut des investissements productifs, pas juste de l’esthétique pour l’image de la ville. Avec lui, on n’a toujours qu’un étage à la fusée.

    Ménard se targue d’avoir embelli la Ville. Mais les problèmes de logement et d’adaptation au climat persistent. Que faire ?

    T.A. : C’est comme un chômeur qui irait mieux parce qu’il a redécoré son salon. Refaire les façades et la carte postale ne change rien. Le maire avance en regardant les années 60-70. Béziers a un retard phénoménal sur l’adaptation au changement climatique. On porte le grand projet Orbiana pour faire de Béziers une ville vitrine, un élève modèle sur le sujet. L’idée c’est d’attirer les entreprises qui travaillent sur l’isolation, l’hydrogène, le logement adapté… On a identifié un lieu d’une centaine d’hectares sur l’entrée ouest pour créer un pôle novateur de l’habitat expérimental avec un grand parc, une zone maraîchère et une zone d’activité pour l’économie sociale et solidaire. Il n’y a pas de ressourcerie ni de recyclerie ici. En parallèle, il faut du logement social et l’Anru.

    Béziers reste très pauvre. Quelles sont vos mesures pour redonner du pouvoir d’achat aux habitants ?

    T.A. : On propose un kit rentrée scolaire avec les études d’étude et toutes les fournitures gratuites. On préfère mettre l’argent pour acheter des cahiers aux gamins plutôt que dans les uniformes ou la statue de la Vierge à 90 000 euros. On fera la cantine scolaire gratuite pour les deux premières tranches d’imposition, c’est finançable sur les économies sur la communication. On va étudier le passage en régie publique des parkings. La délégation d’Effia arrive à terme en 2027. On fera baisser les tarifs, le moins cher possible.

    Faut-il plus de caméras et de policiers, un Centre de rétention administrative (CRA) ?

    T.A. : Béziers est la deuxième ville qui dépense le plus par habitant pour la sécurité sans que les résultats suivent. Sur les dernières années, le total des crimes et délits a augmenté à Béziers. La police municipale ne peut pas lutter contre le trafic de drogue ou le terrorisme. Il faut remettre à sa place. La municipale doit œuvrer à la tranquillité des Biterrois, en travaillant rue par rue, avec un élu par quartier, en associant les habitants. La prévention et la médiation avant la répression quand c’est nécessaire. Quant au CRA, c’est une folie, la majorité en sortira et devra être prise en charge. Ce sera un fardeau, la malédiction des villes pauvres. L’immigration est avant tout un drame humain. Traitons les autres comme on aimerait l’être. On ne sait de quoi sera fait demain.

    La Ville doit-elle financer l’ASBH* ? Quels projets pour la culture ?

    T.A. : Dans le passé, on a eu The Cure, Bob Marley aux arènes… Aujourd’hui c’est Hervé Vilard. On est déclassé. On veut un centre culturel et artistique dans le quartier Saint-Jacques à redynamiser. Qu’il faille aider le club fanion de l’ASBH oui. Mais pas à ce niveau-là, c’est délirant et pas sans contrôle. On pense à un système de « Socios » pour impliquer les supporters dans la gestion du club.

    *L’Association Sportive Béziers Hérault (ASBH) évolue en championnat de Rugby Pro-D2

  • Occitanie : deux femmes qui ont le soutien de Patrick Malavielle à La Grand’ Combe

    Occitanie : deux femmes qui ont le soutien de Patrick Malavielle à La Grand’ Combe

    En 2024, lors des élections législatives provoquées par la dissolution, le futur député parachuté d’extrême droite Alexandre Allegret-Pilot (UDR) avait été tout surpris d’être accompagné sur le marché de La Grand’ Combe par des dizaines d’habitants qui chantaient « L’Internationale ». Le soir du second tour, il n’y récoltait d’ailleurs que 27,90% des voix face à l’Insoumis Michel Sala. Malgré la désindustrialisation, la précarité qui a accompagné la fermeture des mines et l’accueil d’immigrés, l’extrême droite n’est jamais parvenue à s’implanter sur le territoire grand-combien comme elle a été capable de le faire sur d’anciens fiefs du Parti communiste. Lors de la dernière élection présidentielle, Marine Le Pen y réalisait par exemple 16,5%, en troisième position derrière Fabien Roussel (27,2%) et Jean-Luc Mélenchon (22,8%) et juste devant Anne Hidalgo (14,1%).

    «Nous avons une capacité d’influence qui résiste »

    « La Grand’ Combe est imprégnée par la solidarité, avec une certaine continuité dans les politiques de solidarité qui transpire dans les relations que l’on peut avoir avec le mouvement associatif », explique l’ancien maire de la commune Patrick Malavieille, qui a également toujours su préserver une bonne entente entre le PCF et le Parti socialiste. « J’ai toujours essayé de montrer un lien entre ce qu’on pouvait faire au niveau d’une commune et la relation avec les députés ou avec l’Europe. On a réussi à élargir. Dans la section communiste, nous sommes une vingtaine d’adhérents mais à la présentation des vœux, nous avons 170 personnes. Nous avons donc une capacité d’influence qui résiste ».

    Il faut dire que l’ancien édile s’est toujours battu pour sa ville en multipliant les postes à Alès Agglomération, au Département et même à l’Assemblée nationale (député de 1997 à 2002). Présent sur la liste communiste aux dernières élections européennes, « Mala » avait permis à la tête de liste Léon Deffontaines d’y atteindre les 29,2%. Pour les élections municipales, il restera sur la liste mais en queue de peloton. Il distribuera un tract une semaine avant l’élection pour appeler les habitants à se déplacer massivement dans les bureaux de vote. « Je connais Pascale (Eugène) et Karine (Montenez) depuis très longtemps. La première a été ma secrétaire parlementaire lorsque j’étais député, l’autre a été ma suppléante au Conseil départemental. Elles sont extrêmement attentives aux autres, très généreuses et elles ont su constituer une belle équipe dynamique. Elles ont aussi une vision pour la ville », précise-t-il.

  • À Oraison, la candidate Isabel Gamba au contact des habitants

    À Oraison, la candidate Isabel Gamba au contact des habitants

    Isabel Gamba, 68 ans, habitante d’Oraison depuis 1963, se présente à nouveau aux élections municipales, avec une nouvelle équipe renouvelée à 80%, après une première candidature en 2020. Elle avait alors récolté 31% des votes, était arrivée deuxième et avait été élue conseillère municipale d’opposition. Oraison est l’une des deux seules communes des Alpes-de-Haute-Provence, avec Peyruis, où le RN a investi un candidat, alors que 58% des votes s’étaient dirigés vers le parti d’extrême droite, lors du second tour des élections législatives, en 2024.

    « J’ai passé toute ma carrière professionnelle à la mairie d’Oraison, où j’ai gravi les échelons », a expliqué, lundi soir, Isabel Gamba à plusieurs dizaines d’habitants venus à sa réunion publique à la salle du château d’Oraison. Retraitée depuis 2018, la candidate siège dans l’opposition municipale depuis 2020. « Six années à écouter, à regarder, à essayer d’apporter nos remarques, nos suggestions. Aujourd’hui, forts de ça, nous savons ce qui marche et ce qui ne marche pas à la mairie. J’ai l’impression que la population n’a pas suffisamment été écoutée », a défendu Isabel Gamba. La liste a fait le choix de se présenter sans étiquette.

    « Nous sommes convaincus qu’Oraison mérite une gouvernance plus proche, plus ouverte et plus collective. Une ville qui écoute avant de décider et qui fait évoluer ses pratiques pour mieux répondre aux besoins du quotidien. Notre projet repose sur une conviction simple mais forte : on gouverne mieux quand on décide ensemble », a martelé la candidate. Isabel Gamba a insisté sur les problématiques d’accès aux soins et au logement.

    Un binôme à la tête de la commune

    La candidate a pour projet de mettre un binôme à la tête de la commune, avec son bras droit, Olivier Laurent, architecte d’urbanisme, qui serait maire adjoint délégué et s’occuperait de l’aménagement du territoire. Isabel Gamba prévoit, par ailleurs, de créer trois comités consultatifs « composés d’habitants volontaires qui feront remonter les besoins locaux de leurs quartiers pour coconstruire des projets de proximité », a-t-elle expliqué, lors de sa réunion publique. « On pourra programmer des travaux ou des aménagements en fonction de ce qu’ont fait remonter les habitants », a-t-elle promis.

    « Le principe clé de cette gouvernance, c’est le partage du pouvoir, avec la participation des habitants au cœur du projet », a affirmé la candidate. « Ce qu’on veut, c’est que la démocratie locale ne s’arrête pas le soir du 22 mars. Elle doit continuer, on doit vous écouter », a-t-elle ajouté. Isabel Gamba a aussi proposé de « ne pas appliquer l’augmentation de 15% des indemnités des élus liées au statut de chef-lieu de canton », ce qui permettrait, selon elle, d’économiser 160 000 euros sur un mandat de six ans. La candidate a par ailleurs promis de faire en sorte de recruter 15 nouveaux médecins, notamment en proposant une bourse aux étudiants en médecine pour qu’ils viennent ensuite exercer à Oraison.

    Le public a applaudi quand Isabel Gamba a proposé de remettre le colis de Noël sans conditions de ressources. La candidate a également évoqué de nombreux autres problématiques touchant la petite commune, comme les sujets liés au stationnement et au manque de commerces. « C’est vrai que ça manque vraiment, moi, je n’ai pas de voiture et c’est compliqué pour faire mes courses », a lancé une habitante.

    Réunion publique le 13 mars.