Tag: Municipales

  • Nicolas Cossange : « L’avenir de Béziers est à gauche »

    Nicolas Cossange : « L’avenir de Béziers est à gauche »

    En 2020, le maire d’extrême droite de Béziers, Robert Ménard, était réélu au premier tour avec un score quasi nord-coréen de 68,74% sur fond d’abstention record (56,02%) et, surtout, l’absence d’union à gauche. Six ans après, la configuration est totalement différente. Unies, les gauches le sont dans le Printemps de Béziers (hors LFI). Et alors que l’extrême droite RN avait soutenu Robert Ménard en 2020, le parti des Le Pen présente pour le scrutin des 15 et 22 mars un candidat (Julien Gabarron) contre son ancien affidé.

    Voilà pour le tableau comptable. Sauf qu’une élection municipale et son résultat sont surtout une question de dynamique, de force de conviction et de réponses concrètes aux problèmes des habitants, notamment en matière de services publics, de logement, d’éducation, de transports et ici plus qu’ailleurs sans doute, d’emploi. Car à Béziers, la moitié des enfants y vivent sous le seuil de pauvreté. Tous les indicateurs socio-économiques sont dans le rouge.

    Répondre aux attentes

    Le Printemps de Béziers travaille activement l’échéance municipale depuis deux ans. Et rencontre ces derniers mois l’essentiel des habitants. « C’est fini les grandes concentrations ouvrières à Béziers, pour voir la population, connaître son ressenti, ses attentes, ses demandes, nous faisons campagne sur le terrain, devant les écoles notamment pour rencontrer les Biterroises et les Biterrois », explique Nicolas Cossange, conseiller municipal et communautaire, responsable du PCF de l’Hérault. Le jeune élu est une des chevilles ouvrières aux côtés du tête de liste du Printemps de Béziers, Thierry Antoine, l’écologiste étant lui aussi conseiller municipal et communautaire. Les deux élus ont appris à se connaître et à travailler ensemble.

    « On mène une campagne offensive. Notre ambition, ce n’est pas uniquement de mettre fin à deux mandats de l’extrême droite avec Robert Ménard mais de créer les conditions d’une véritable alternance à Béziers. Avant ces deux mandats, il y a eu les trois mandats de Raymond Couderc (1995-2014) qui lui a largement préparé le terrain. Ménard en est le successeur politique, avec énormément de sujets sur Béziers qui soit ont été laissés totalement en jachère soit ont été totalement abandonnés par l’idéologie politique qui a présidé pendant 30 ans. Ces sujets, nous voulons remettre en avant », analyse Nicolas Cossange.

    « La pauvreté est le fruit de 30 ans de politique libérale menée à Béziers par la droite et l’extrême droite »

    Sur l’arrondissement de Béziers, (outre Béziers, il englobe les communes d’Abeilhan, Adissan, Agde, Agel, Aigne, Aigues-Vives. Les Aires, Alignan-du-Vent, Assignan, Aumes et Autignac et depuis peu Ceilhes-et-Rocozels, Avène, Joncels, Lunas, Le Bousquet- d’Orb, Dio-et-Valquières et Brenas), le taux de chômage des 15 à 64 ans est de 17%. Il double pour la seule ville de Béziers. « Le constat aujourd’hui est que nous sommes une des villes les plus pauvres de France, qui a des indicateurs de précarité, de pauvreté, de mal-logement, de chômage, en particulier des jeunes, au plus haut. C’est certes un constat mais pas une fatalité. C’est le fruit de 30 années d’une gestion libérale de la ville », pointe Nicolas Cossange. Même s’il ne dédouane pas les effets des quinquennats d’Emmanuel Macron, cette pauvreté endémique qui frappe dur les classes populaires « est le résultat, à Béziers, d’une gestion qui a privilégié une petite bourgeoisie locale au détriment des intérêts populaires. Et ce sont les intérêts populaires que nous voulons remettre en avant » (lire ci-contre l’entretien de Thierry Antoine). Parmi les attentes et besoins des habitants, « la question qui remonte fortement lors de nos discussions est celle de l’emploi », insiste Nicolas Cossange. « Il ne faut pas oublier qu’en 2014, Ménard disait arriver avec un fameux carnet d’adresses. 12 ans plus tard, on le cherche encore », cingle le candidat du Printemps de Béziers. Il rappelle aussi que le territoire biterrois a subi de plein fouet à la fois la désindustrialisation et tous les soubresauts liés à l’économie de la viticulture. « Cette ville a connu une sorte de double peine. D’ailleurs dans les années 1970-1980, on a connu un trou démographique avec la perte de 10 000 habitants. Aujourd’hui, on est loin de l’avoir rattrapé. La situation sociale ne s’est pas améliorée et nous vivons notamment les ravages du travail saisonnier. » La condition de la jeunesse doit
    être prise à bras-le-corps, estime Nicolas Cossange. « Aujourd’hui, nous avons une jeunesse coupée en deux. : celle qui, bac en poche, fait des études et revient rarement sur la ville. Et la jeunesse qui n’a pas pu faire d’études et qui est frappée de plein fouet par le chômage endémique de notre ville. » Pour lui, la solution « c’est l’emploi et il y a des possibilités sur notre territoire ». Il cite la bataille du dépôt ferroviaire. « La Région a besoin de construire un centre de maintenance pour ses TER. On a sur Béziers 12 à 14 hectares à vocation industrielle où les bâtiments existent. Les études sont en cours. Si nous demain, nous sommes élus, nous pèserons de tout notre poids pour que le centre de maintenance se fasse sur Béziers. »

    Béziers en chiffres

    La ville de Béziers compte désormais 82 629 habitants. La communauté d’agglomération Béziers Méditerranée, qui comprend 17 communes, rassemble 135 091 habitants. Le taux de pauvreté sur l’arrondissement de Béziers s’établit à 22,9% de la population et le taux de chômage des 15 à 64 ans à 17% contre 14,8% pour le département de l’Hérault, selon les chiffres de l’Insee de septembre 2025. En 2022, Le taux de chômage à Béziers ville était de 13,6% et les actifs ayant un emploi étaient 49,8% de l’ensemble de la population active. Dans les trois quartiers prioritaires (centre, La Devèze et l’Iranget Grangette), le taux de chômage est largement supérieur à 50%.

  • [Entretien] Pascale Eugène et Karine Montenez : « Cette idée de duo que nous formons à La Grand’ Combe a plu à tout le monde »

    [Entretien] Pascale Eugène et Karine Montenez : « Cette idée de duo que nous formons à La Grand’ Combe a plu à tout le monde »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Pascale Eugène : Nous avons un très bon accueil à chaque fois que l’on rencontre la population. Nous travaillons depuis le 13 juillet, dès que la liste a été complète, à rassembler les Grand-combiens. Début septembre nous avons invité à la constitution d’un comité de soutien où immédiatement il y a eu une centaine de personnes. On sent qu’il y a de l’envie.

    Karine Montenez : Il y a quinze jours nous avons fait des rencontres dans tous les quartiers de la ville, c’est-à-dire dix rencontres. Nous avons aussi diffusé un questionnaire à la population sur ses attentes. Nous avons eu une centaine de retours. Nous allons désormais présenter la liste et le programme vendredi 20 février à 18 heures à la salle Marcel Pagnol.

    Quelles sont les attentes qui sont ressorties du questionnaire ?

    E.P. : Il est ressorti des questionnements sur l’attractivité du territoire, l’activité économique, le marché etc. Sur la sécurité, il est demandé plus de caméras de vidéoprotection et plus de surveillance autour des écoles. On nous demande aussi plus de ralentisseurs pour lutter contre la vitesse excessive. Il y a également la demande du maintien du service public. Certains sujets ne relèvent pas de la compétence de la municipalité, mais ça nous permet de faire remonter aux services compétents. On nous réclame aussi plus de festivités avec notamment le retour du Corso comme il se faisait avant, le 8 mai.

    Quels seront les projets structurants de votre mandature si vous êtes élues ?

    P.E. : Nous voulons d’abord travailler au développement économique et touristique, avec la commercialisation du Parc régional d’activités économiques. Il y a un projet de nouvelles filières économiques et commerciales sur Pise 2030 Porte Sud avec le réaménagement de l’entrée de la ville. Nous voulons aussi redynamiser le marché hebdomadaire, où nous avons beaucoup de monde qui vient chaque samedi l’été. Nous souhaitons également développer la clause d’insertion sociale et environnementale dans nos marchés publics. Concernant la culture, nous proposons aussi le retour des « Jeudis de l’été ».

    K.M. : Il y a également la volonté d’aménager l’ancien centre Afpa aux Pelouses pour en faire le quartier sportif et culturel, en rassemblant les associations dans cet espace qui est grand, avec un extérieur magnifique. Le premier projet sera l’installation du club de boxe et la rénovation des salles de danse. Nous avons la chance d’avoir un riche tissu associatif et nous voulons les regrouper pour favoriser encore plus les échanges. Nous allons poursuivre les rénovations énergétiques dans les écoles et leur végétalisation. Nous allons aussi mettre en place la cantine à un euro. L’un de nos gros projets sera également la création d’une unité protégée à la maison de retraite pour les personnes désorientées, qui coûte tout de même 15 millions d’euros.

    Que proposez-vous pour renforcer la sécurité ?

    P.E. : Nous allons mettre en place une police municipale de proximité du quotidien car nous n’avons pas de police municipale à La Grand-Combe. L’idéal serait d’avoir deux agents de police municipaux et deux ASVP (agent de surveillance de la voie publique). Le projet n’est pas de se substituer à la gendarmerie, on ne sera pas dans la répression. L’idée, c’est qu’ils soient là aux abords des écoles par exemple quand les gens se garent un peu d’une manière anarchique ou pour les conflits de voisinage. Ils seront là pour les petits tracas du quotidien et les petites incivilités.

    Dans quelle situation sont les finances de la ville ?

    P.E. : Nous sommes dans une situation confortable et saine. Les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées, celles d’investissement aussi. Il y a des emprunts qui se terminent et qui vont nous permettre de réinvestir. Les finances nous permettront d’investir sur des projets structurants. C’est facilitateur de se projeter quand on a des finances saines. Tout ce qui est dans notre projet municipal est réfléchi et budgétisé. On ne dépensera pas ce qu’on n’a pas car nous avons bien conscience qu’avec la baisse de l’engagement de l’État et le fait qu’on soit passé sous la barre des 5 000 habitants, les recettes vont diminuer.

    Depuis juillet, vous vous présentez vraiment comme un duo. Comment comptez-vous exercer les fonctions de maire et de Premier adjoint si vous êtes élues ?

    K.M. : Nous travaillons déjà ensemble depuis 2008 donc les choses se font vraiment naturellement. Pascale était adjointe aux finances durant le dernier mandat, moi à l’éducation donc on a l’habitude de travailler ensemble. Et nous avons construit une liste très rapidement, il y a eu beaucoup d’enthousiasme. Les gens nous connaissent et ils ont vite adhéré à nos valeurs. Cette idée de duo que nous formons a plu à tout le monde. Et nous ne partons pas dans l’inconnu parce que nous avons eu deux mandats d’adjointe chacune. Pour l’instant tout est fluide.

  • À Avignon, des places de stationnement pour ramener des clients aux commerçants

    À Avignon, des places de stationnement pour ramener des clients aux commerçants

    Ainsi, lors d’un débat organisé le mardi 10 février dernier par la CPME, le Medef et l’U2P, David Fournier (PS) a évoqué la création de 100 places « flash » en intra-muros et la gratuité des parkings payants entre midi et 14h, afin d’inciter à consommer dans les restaurants du centre-ville. Une gratuité déjà mise en place en centre-ville lors des fêtes de fin d’année par la municipalité actuelle, tandis que deux parkings gratuits se trouvent à une dizaine de minutes de marche. Mathilde Louvain (LFI), elle, insiste davantage sur la gratuité des transports en commun et sur le développement de navettes gratuites pour accéder au cœur de ville. Stéphan Fiori (DVD) se pose en défenseur du petit commerce, qu’il estime viable seulement si les clients peuvent se garer au plus près des devantures. L’entrepreneur souhaite un « retour maîtrisé de la voiture en centre-ville, sauf les mercredis et samedis après-midi ». Il plaide pour « la création de places dépose-minute devant les commerces de proximité » ou « 1h30 de parking gratuit inclus dans tous les horodateurs ».

  • L’Union pour Gap d’Élie Cordier, au complet, donne rendez-vousau Quattro ce jeudi

    L’Union pour Gap d’Élie Cordier, au complet, donne rendez-vousau Quattro ce jeudi

    Objectif : présenter les candidats et le programme de l’Union pour Gap.

    La réunion publique sera retranscrite en langue des signes.

    Inscription souhaitée par la liste par mail à programmeupg@gmail.com, par téléphone 07.66.43.89.55 ou sur le site internet unionpourgap.fr

  • À Barcelonnette, une liste citoyenne pour la démocratie

    À Barcelonnette, une liste citoyenne pour la démocratie

    « C’est parti des dernières élections, qui ont donné lieu à un score assez serré, à Barcelonnette, entre la municipalité en place et une liste citoyenne de l’époque. Cela a donné des idées à tout le monde », explique Bertrand Barbo, à la tête de la liste citoyenne « Agir en commun », qu’il vient de déposer en préfecture, jeudi. « Il y a deux ou trois ans, on s’est retrouvés avec quelques amis qui sont dans la liste aujourd’hui. On avait pour ambition de proposer un projet de territoire », précise la tête de liste.

    La liste de Bertrand Barbo « se base sur un constat : une baisse de la démographie de 0,4% par an depuis au moins 10 ans, une économie de plus en plus difficile, axée sur le tourisme et le ski et une grosse difficulté de logement. On a une vallée qui se vide », avance-t-il. Pour trouver des solutions à ces différentes problématiques locales, le collectif compte sur la démocratie participative et veut « impliquer la population », notamment en filmant et mettant à disposition les conseils municipaux.

    Le groupe veut par ailleurs créer des « comités citoyens composés de citoyens tirés au sort. Cela a fait ses preuves, les gens qui ne s’intéressent pas forcément à la politique, quand ils sont désignés comme ça, ils se sentent responsabilisés et s’impliquent », affirme la tête de liste.

    Valoriser les initiatives citoyennes

    Le collectif veut également « valoriser les initiatives citoyennes » en faisant des appels à projets et en laissant les habitants proposer des propositions qui seraient soumises au vote de la population. Issu du monde associatif, Bertrand Barbo s’est « rendu compte que le milieu associatif avait vite ses limites s’il n’y avait pas un relais fait par les élus ». Originaire de la région parisienne, l’ancien ingénieur acousticien pour les aéroports de Paris s’est reconverti et installé à Barcelonnette en 2019. Depuis son déménagement, Bertrand Barbo a régulièrement changé de métier et d’employeur. Il est notamment passé par la communauté de communes, où il s’est occupé des déchets pendant un an. « Cela m’a permis de voir la vie politique locale de l’intérieur, et cela m’a motivé à m’engager, parce que je trouvais que la façon dont les choses étaient gérées n’était pas satisfaisante, et que cette vallée méritait mieux », confie-t-il.

    « On essaie d’échanger avec d’autres listes citoyennes dans la vallée. Notre mouvement est parti d’un élan lancé dans la vallée, avec Ubaye 2026, explique Bertrand Barbo. Même au niveau national, on voit qu’il y a des listes citoyennes qui fleurissent un peu partout. C’est pas nouveau, mais c’est d’une ampleur bien plus importante que les élections précédentes. »

    Face à cette liste citoyenne, le maire sortant LR, qui avait pris la suite de Sophie Vaginay, investie par le RN pour les élections législatives anticipées de 2024 lors desquelles elle a été élue députée. Une troisième liste, menée par David Morard, est en lice.

    Réunion publique le mardi 10 mars à 18h30 à la salle du marché couvert à Barcelonnette.

  • Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Il y a neuf mois, Julien Paudoie était désigné pilote Renaissance pour les municipales avec l’objectif d’un rassemblement visant à « fédérer les énergies citoyennes pour redonner espoir et ambition à notre ville ». L’atterrissage se fera finalement hors piste électorale. « Renaissance ne soutiendra personne », confirme l’intéressé, ce lundi.

    Un épilogue sans surprise, tant les discussions avec Olivier Galzi, candidat (DVD) qui semblait pourtant le plus à même de trouver un terrain d’entente avec le bloc macroniste, n’ont jamais abouti. « Je ne suis pas soutenu par Renaissance et je ne demande pas ce soutien, avait clarifié, fin janvier, Olivier Galzi [soutenu pourtant par l’UDI et Horizons]. Leur chef de file n’est pas dans mes équipes et il ne sera pas sur ma liste. » Sur les réseaux sociaux, Julien Paudoie avait alors fait l’analogie entre le film Gourou et l’ex-journaliste TV.

    Ce lundi, dans une lettre aux habitants qui avaient notamment participé l’été dernier à la consultation en ligne du collectif Voix d’Avignon – regroupant les partis de centre droit –, Julien Paudoie estime qu’« Avignon mérite mieux que des calculs personnels ». « Un rassemblement ne se résume pas à un accord de circonstances. Il suppose une méthode claire, une parole stable et une loyauté réciproque », juge celui qui était jusque-là conseiller municipal depuis deux mandats à Rochefort-du-Gard et élu au Grand Avignon.

    En clair, là où Renaissance proposait un deal clair en forme d’union avec des garanties sur le projet et le nombre de places, comme l’ont fait par exemple David Fournier (PS) ses soutiens, Olivier Galzi a opposé une fin de non-recevoir. « Je ne crois pas aux partis pour relever notre ville ; en revanche, je crois aux hommes et aux femmes de bonne volonté, indiquait Olivier Galzi lors de la présentation de son programme. Ceux-là sont les bienvenus, quelle que soit leur préférence politique. Pourvu qu’ils laissent leurs étiquettes au vestiaire. »

    « Cacher les étiquettes ne dispense pas de s’assumer »

    On pourrait retrouver certains militants Renaissance sur la liste, comme pour LR, sans donc qu’ils soient présentés comme tels. Une vision que ne partage pas Julien Paudoie, qui aurait aimé « sincérité et vérité » : « Dépasser les clivages ne peut pas signifier les masquer. Cacher les étiquettes ne dispense pas d’assumer ce que l’on est. Le combat contre les extrêmes ne se mène ni par des récits arrangés, ni par le mépris des électeurs tentés par ces partis, ni par des effacements opportunistes. »

    Julien Paudoie devrait être bien embêté au moment de se rendre dans l’isoloir dans moins de trois semaines. Il a été aperçu, « pour écouter », aux côtés de l’élu d’opposition DVD Michel Bissière, lors de la présentation de la liste de Stéphan Fiori. « Je ne reviendrai pas à Rochefort, je resterai à Avignon et continuerai à agir », assure celui qui a œuvré dans plusieurs cabinets (Renaud Muselier à la Région ou les ministres Sabrina Agresti-Roubache et Françoise Gatel). En faisant du sur-Macron sur le dépassement des partis, Olivier Galzi a donc fini par piéger les macronistes eux-mêmes.

  • À Cadenet, une liste citoyenne est en ordre de marche

    À Cadenet, une liste citoyenne est en ordre de marche

    Depuis un an et demi, plusieurs habitants de ce village entre Durance et Luberon « œuvrent pour proposer une alternative sur la base d’un projet partagé reposant sur trois piliers démocratie participative, urgence sociale et urgence écologique », indique le collectif, dont les membres ont voté pour désigner leurs têtes de liste. Il s’agit de Laurent Vève (62 ans), retraité de l’Éducation nationale et actuel élu d’opposition, et Louisa Vidal (41 ans), chargée de programmation culturelle. Le collectif tiendra une réunion publique le 10 mars à 18h30 au foyer rural.

  • [Entretien] Sylvie Vinceneux : « Notre bataille première à Saint-Cyr, c’est le logement »

    [Entretien] Sylvie Vinceneux : « Notre bataille première à Saint-Cyr, c’est le logement »

    La Marseillaise : Quelles sont vos principales préoccupations pour la ville ?

    Sylvie Vinceneux : Pour nous, le problème aujourd’hui à Saint-Cyr, c’est le surtourisme. Pendant 25 ans, on a eu des politiques ultralibérales pour les touristes et rien pour les Saint-Cyriens qui vivent ici à l’année. C’est sur ça qu’on a basé notre programme, pour répondre au quotidien des habitants. Notre bataille première, c’est le logement. On est l’une des villes où le nombre de logements secondaires est le plus important. On est à 45%. Presque un logement sur deux est fermé dix mois sur douze. On a des quartiers entiers, comme le hameau de la Madrague, où vous n’avez que des volets fermés. Et puis on a des prix exorbitants en matière d’accession à la propriété, on est l’une des villes les plus chères du Var. Donc on a des jeunes, des salariés qui ne peuvent plus se loger.

    Quelles mesures proposez-vous pour améliorer les conditions d’accès au logement ?

    S.V. : Notre projet, c’est d’avoir un parcours résidentiel. Quand vous êtes jeunes, que vous commencez dans la vie active, vous avez accès à du logement social. Pour le moment, il n’y a que 9% de logements sociaux. Il faut changer ça. Ensuite, quand vous avez une situation qui s’améliore un peu, vous avez l’accession sociale avec le bail réel solidaire (BRS), qui est aujourd’hui le seul outil anti-spéculatif. En fin de vie, de vieilles personnes se retrouvent dans des maisons qu’elles n’ont plus les moyens d’entretenir et de chauffer, parce que ce sont des passoires thermiques. On souhaite construire une nouvelle résidence autonomie senior, publique, pour rompre avec l’isolement. Le dernier stade, c’est l’Ehpad. Sur la ville, nous en avons deux, privés, dont les coups sont assez élevés. Nous souhaitons faire un Ehpad public. Ensuite, avec l’intercommunalité, nous voulons mettre en place l’encadrement des loyers, pour pouvoir se loger à un prix compatible avec les salaires. Et puis, les résidences secondaires, c’est stop ! Nous voulons aussi durcir la possibilité de la location type Airbnb. Officiellement, il y en aurait 1 300, mais on sait très bien que ce n’est que la partie visible, on estime environ 30% de non déclarés.

    Comment concevez-vous l’évolution de la ville en cas d’élection ?

    S.V. : On ne veut pas bétonner, on veut des quartiers avec des services publics, de la mobilité. On veut des transports en commun gratuits pour avoir des quartiers qui vivent, avec des commerces et de l’artisanat, que l’on veut favoriser, car ce n’est pas polluant et c’est pourvoyeur d’emploi. On sait que dans les années à venir, on va avoir à donner de l’emploi, puisqu’on a prévu, dans le cadre de la transition écologique, un grand plan de réhabilitation des bâtiments. Donc on fera travailler toutes les entreprises du bâtiment. La réhabilitation thermique, c’est bon pour l’emploi, c’est bon pour le pouvoir d’achat, c’est bon pour le climat.

    Comment les habitants perçoivent-ils ce programme ?

    S.V. : On a fait la tournée chez les commerçants où il y a un mal-être affreux, ils sont confrontés aux problèmes de logements, de mobilité, de stationnement. Il y a un vrai problème de démocratie participative. Dans les portes à portes, on est très bien reçus. Ce qui revient régulièrement, ce sont les problèmes de logement, de mobilité et de santé. Quand on présente les grandes lignes de notre programme, on s’aperçoit qu’on a une écoute qu’on n’avait pas il y a encore deux mois. On est satisfait !

  • À jamais Ciotadens, liste conduite par Alexandre Doriol, renouvelée à 70%

    À jamais Ciotadens, liste conduite par Alexandre Doriol, renouvelée à 70%

    « Cette liste est fidèle à ce que nous sommes : enthousiastes, représentatifs des Ciotadens et résolument tournés vers l’avenir », a déclaré Alexandre Doriol. « J’ai fait le choix de femmes et d’hommes profondément engagés au service de la ville : une liste à l’image de La Ciotat, (…) qui lui ressemble, et non l’émanation d’un parti, contrairement à d’autres. Renouvelée à 70%, elle incarne à la fois la jeunesse, le renouveau et l’expérience », a-t-il poursuivi.

    Sur les 39 noms, on en retrouve neuf de l’équipe précédente : Bernard Deflesselles député honoraire (LR), J-L Tixier, K. Henry, J-M Martinez, M-L Pianelli, N. Collura, P. Tudose, R. Molines, L. Hourie.

  • À La Ciotat, une liste d’union de la gauche sans LFI

    À La Ciotat, une liste d’union de la gauche sans LFI

    « On est extrêmement heureux de dire aux habitants que la gauche a pris ses responsabilités », amorce Karim Ghendouf. « Et qu’on est sorti de nos divergences nationales », renchérit le secrétaire de section PS, Toni Delogu. « Pour “La Ciotat nous rassemble”, c’est un moment important, car on aboutit à ce qu’on voulait collectivement : se rassembler sur un contenu politique », développe Karim Ghendouf. Aujourd’hui, LCNR, dont il est la tête de liste, rassemble « PS, PCF, Les Écologistes, la Gauche républicaine et sociale, Debout !, Génération.s. La moitié de LCNR est composée par des citoyens, responsables syndicaux, d’associations… »

    Toni Delogu ne fera pas partie de LCNR, mais le socialiste Jérôme Assier et Henri Lubrano, 84 ans, « doyen du PS et trésorier », également président de la Maison pour tous Léo-Lagrange, y figureront.. « LFI ne sera pas dans le rassemblement de la gauche, c’est officiel. Ce mouvement en prend la responsabilité. C’est dommageable, nous avons tendu la main, nous n’avons jamais posé d’exclusive, mais LFI ne souhaitait pas collaborer avec les socialistes », rend compte Karim Ghendouf. « À La Ciotat, ils ont fermé la porte, car ils ont toujours fait référence au débat national, or ça n’avait aucun lieu d’être », estime Toni Delogu.

    « Nous avons décidé d’être responsables »

    Si, dans l’été, Toni Delogu défendait la candidature de la socialiste Martine Cuccaroni à la tête d’un rassemblement de la gauche aux municipales, il explique ainsi son nouveau choix : « Avec deux listes d’extrême droite dans la ville, il y a un danger réel. Quand on interroge les Ciotadens, ils sont enclins à voter Daniel Salenc soutenu par le RN ou Hervé Itrac, de Reconquête. On n’allait pas s’éparpiller, de plus si Bernard Ougourlou-Oglou* dépose une liste. Nous avons décidé d’être responsables et de rallier la liste de Karim Ghendouf. »

    À ce risque d’extrême droite – Toni Delogu rappelle qu’« aux législatives en 2024, Joëlle Mélin a remporté la circonscription et aucun maire de celle-ci sauf Nicolas Bazzucchi n’a appelé à faire barrage au RN » – Karim Ghendouf évoque « cette droite qui communique beaucoup et fait peu ». Il fait référence à l’équipe du maire sortant (DVD) Alexandre Doriol, mais surtout, épingle-t-il, à une droite « dont le discours est ambigu ». Il parle notamment de Martine Vassal, candidate(DVD) à Marseille, et de sa sortie sur « travail, famille, patrie », et de Bruno Retailleau, qui a « hystérisé le débat sur l’immigration ». « Aujourd’hui, il y a un glissement de l’électorat de droite vers l’extrême droite. C’est factuel, il faut savoir qui on a en face de nous », ajoute-t-il.

    * Ex-secrétaire du PS à La Ciotat