Tag: Municipales

  • La tournée « Salam, Shalom, Salut » fait étape à Marseille

    La tournée « Salam, Shalom, Salut » fait étape à Marseille

    Face à la hausse des actes racistes ou antisémites, et les discriminations raciales persistantes, l’association pose des engagements concrets. Un corpus de 16 mesures autour de six volets.

    Dans la balance, côté administration, une composition de listes reflétant la diversité, une formation des élus et des agents, la désignation d’un délégué aux discriminations et d’un référent municipal, ou la mise en place de politiques antidiscriminatoires dans les marchés publics. Au menu aussi, la lutte contre les discriminations dans le logement, l’emploi et les loisirs via des testings et des audits.

    SOS Racisme défend le récépissé de contrôle en matière de police de proximité, prône un soutien renforcé aux associations culturelles et sportives, et la nomination de lieux publics valorisant la diversité. Elle exige surtout une « clarté totale » face à l’extrême droite, excluant toute alliance ou reprise de ses thématiques.

    L’interpellation a été envoyée la semaine dernière aux principaux candidats de l’arc républicain. Les listes de la France insoumise, de Martine Vassal et d’Erwan Davoux, n’ont pas répondu. La seule réponse est venue du Printemps marseillais et elle répond à la plupart des mesures proposées.

    L’ensemble des réponses sera présenté le 7 mars, lors d’une soirée antiraciste, organisée au CAL des Carmes (2e). Une des dernières étapes de la tournée nationale « Salam, Shalom, Salut » qui réunit une trentaine de jeunes venus de toute la France, de milieux et de cultures différents, pour partager leur expérience et leur parcours personnel. L’objectif du programme est de « recréer des espaces de discussion, de débats et de travail, débarrassés des représentations essentialisantes » afin de « produire un récit commun et de restaurer les liens entre les individus ».

    Lancé en 2018, le « projet 3S » prend une couleur particulière à Marseille ou l’extrême droite est au coude à coude avec Benoît Payan, le maire (DVG) sortant. La soirée sera ponctuée d’un « repas interculturel » et d’une prise parole des jeunes et d’un set DJ festif. Ce mercredi, une convention de partenariat sera signée avec Aix-Marseille Université. Elle prévoit l’organisation d’expositions, conférences et formation du personnel.

    Jeudi, après une rencontre avec les lycéens de Victor Hugo, les jeunes de 3S participeront au vernissage de l’expo « Regarde nous » à la fac Canebière suivie d’une conférence avec Dominique Sopo, président national de SOS Racisme. Vendredi, un repas à la cantine solidaire « La marmite joyeuse », une rencontre avec les Guerrières de la paix et une visite au centre social Del Rio sont prévus.

  • Sylvain Souvestre fait de la surenchère sécuritaire à Marseille

    Sylvain Souvestre fait de la surenchère sécuritaire à Marseille

    L’élu a d’entrée de jeu blâmé « l’abandon du secteur par Benoît Payan pendant six ans », le mettant dos à dos avec le RN, qu’il accuse d’« incompétence ». Sylvain Souvestre s’est félicité des actions menées par ses équipes dans son secteur, observant la « réalisation d’un grand nombre de travaux avec un grand nombre de satisfactions ».

    Sécurité et proximité

    Si peu de nouveaux projets ont été présentés, le maire sortant a réaffirmé ses lignes de conduite, faisant de la sécurité une « priorité ». Il a annoncé sa volonté de poursuivre des mesures engagées durant le dernier mandat, avec l’installation de « 185 caméras » dans les rues, « l’éviction du squat de la Valentine » et la création de « stationnements intelligents ».

    Valérie Boyer, arrivée à la fin de la conférence, a souligné l’importance de « la sécurité, qui est la première pierre que l’on doit mettre dans cet édifice de reconstruction de Marseille ».

    Le maire des 11-12 a insisté être candidat à « une élection locale, pas nationale », ayant pour préoccupation « le quotidien des habitants ». Il a déclaré avoir « déjà obtenu la prolongation du tramway des Caillols jusqu’à la Valentine et à la Barasse », et a promis « la rénovation immédiate de la piscine de la Bombardière », sa priorité dans la rénovation des équipements publics. La sécurité se jouera aussi aux abords des écoles, qu’il a déclaré vouloir « sécuriser » par « l’installation de barrières ».

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Martine Vassal

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Martine Vassal

    Municipales de Marseille, listes, programme, soutiens, priorités…

  • Un mandat de plus pour Frédéric Lacas à Sérignan ?

    Un mandat de plus pour Frédéric Lacas à Sérignan ?

    Installé confortablement dans le fauteuil de maire depuis 2008 à Sérignan, Frédéric Lacas (DVD) espère décrocher un quatrième mandat dans cette commune biterroise de près de 8 500 habitants. Un projet s’inscrivant dans la continuité. « Depuis 2008, nous avons fait pas mal de choses pour le bien-vivre, porter l’humanisme. Nous ne faisons pas de la politique politicienne mais ce qu’attendent les habitants : encadrer la jeunesse en créant une crèche, mettre de la sécurité », soutient Frédéric Lacas. Le maire sortant annonce néanmoins la couleur : « Nous allons continuer mais dans une gestion raisonnée car l’État, les collectivités se désengagent de plus en plus. On connaît la situation financière de notre France. » Au risque d’opérer différents arbitrages en fonction des projets. La pierre angulaire de Frédéric Lacas est l’attractivité du cœur de ville. En ce sens, le candidat entend favoriser le commerce – en créant notamment des places de stationnement gratuites – développer le tourisme ou encore créer une salle des fêtes.

    L’attractivité de la ville est aussi une priorité pour Raphaël Arnaud, responsable technique chez Enedis et seul autre candidat (SE) en lice. « Il faut agir au niveau du centre qui est en train de mourir. Il n’y a pas eu d’actions particulières par rapport à la rénovation, l’habitat indigne, etc. », insiste celui qui était déjà présent en 2020 sur la liste de Yannick Benezech. Reprochant à Frédéric Lacas un manque d’écoute, Raphaël Arnaud promet de « mettre en place les outils de gestion financière devant conduire à une réduction d’impôt pour la part communale ». Un autre enjeu pour le candidat est le devenir du quartier de la Galine, actuellement sous tutelle de l’État. « Il faut apporter des services à ce quartier qui s’est développé à vitesse grand V. La commune l’a subi mais il n’y a pas eu d’aménagements particuliers pour le cadre de vie », regrette Raphaël Arnaud. Un état des lieux partagé par le maire sortant. « Il va falloir le réorganiser. On voudrait faire sorte qu’il y ait des équipements publics, des espaces de jeux, végétaliser au maximum », énumère Frédéric Lacas. Aux Sérignanais de trancher.

  • [Entretien] Michaël Delafosse : « Faire de la ville de Montpellier une locomotive de l’emploi  »

    [Entretien] Michaël Delafosse : « Faire de la ville de Montpellier une locomotive de l’emploi  »

    La Marseillaise : Vous avez gagné en 2020 en tant qu’outsider. Êtes-vous confiant dans le rôle du favori ?

    Michaël Delafosse : J’ai l’expérience du maire mais je vis la campagne avec la même exigence qu’en 2020. On a fait 12 réunions publiques, on aura un meeting de clôture, on n’esquive aucun débat. Certains ont les moyens de se payer des sondages, il ne faut pas s’y fier, ils sont aussi des outils de manipulation de l’opinion. Le meilleur sondage, c’est d’aller à la rencontre des habitants, de se nourrir des discussions.

    Vos 10 opposants vous décrivent comme macroniste, décidant seul, l’incarnation du système PS ayant endetté la Ville…

    M.D. : L’institut Montaigne nous classe comme 2e ville la mieux gérée de France avec une situation financière qui s’est améliorée depuis 2019. Je regrette l’absence de rigueur dans l’opposition. Le tramway est un investissement pour 50 ans au moins et la rénovation des écoles, on ne pouvait pas attendre. Roosevelt a eu raison de faire le New Deal, les USA en bénéficient. Certains opposants n’ont même pas siégé [Mohed Altrad, Ndlr]. Je décide avec le conseil municipal et de Métropole avec 30 autres maires avec qui je ne me suis pas fâché. C’était ma promesse de gouvernance apaisée. LFI est dans la caricature. Je serais macroniste parce que j’ai accueilli le Président de la République ou François Bayrou ? Quand on est de gauche, on défend la laïcité, la liberté de conscience. Je dois à Mélenchon mes convictions laïques, lui a évolué sur le sujet. J’observe que LFI n’a qu’une seule cible, c’est la gauche. Ils se sont opposés à la gratuité des transports, à la résorption du bidonville de Celleneuve. Leur tract n’est pas pour Montpellier c’est contre ce que nous faisons. Ce sont des caricatures, on voit bien que madame Oziol ne veut pas être maire de Montpellier. Elle est là à d’autres fins, pour financer plus de permanents pour son parti ou autre.

    Georges Frêche voulait développer la ville vers la mer. Quelle est votre vision de la métropole ?

    M.D. : J’entends agir sur toutes les échelles. Président de la Métropole, je serai très actif pour poursuivre les coopérations avec nos voisins, quelle que soit leur couleur politique. C’est l’intérêt général qui doit primer. Je veux qu’on traite à égale dignité chaque quartier. D’où mon ambition à la Mosson avec l’Anru pour réaménager. C’est aussi un enjeu à l’échelle métropolitaine. Les habitants avenue de la Justice de Castelnau ont des voitures venant du Crès et de Vendargues. D’où le développement du bustram. Pareil sur l’avenue de Toulouse avec du trafic depuis Pignan. D’où le contournement routier ouest…

    Montpellier gagne 4 000 habitants par an. Est-ce soutenable ?

    M.D. : On ne peut pas être la seule ville qui accueille la croissance démographique. Il faut la répartir. On travaille avec Sète, Lunel et Lodève. Il y a un enjeu de rééquilibrage du territoire. Cela passe par le Service Express régional métropolitain (Serm) avec des car express, les coopérations économiques, l’offre de santé. Je défends l’étoile ferroviaire mais ce sera cher et long alors que la LGV va cadencer le TER pour les travailleurs. Je suis abasourdi de voir que madame Oziol ne veuille pas améliorer le train du quotidien. Je dis aussi que le tramway doit sortir de la métropole par le Sud. Les habitants de Mauguio-Carnon galèrent dans les embouteillages.

    Donc la 5e ligne de tramway n’a pas sifflé la fin des grands chantiers ?

    M.D. : Pour des raisons financières, il n’y aura pas de 6e ligne dans le mandat. Mais il nous reste 4 lignes de bustram à finir d’ici 2032. Et on fera sortir le tramway vers le port de Carnon ou l’aéroport. On verra avec leur prochain maire. Le rôle du maire c’est de voir loin pour agir juste.

    Vous voulez créer 30 000 emplois. Comment comptez-vous faire ?

    M.D. : Quand vous connectez la gare Sud de France au tramway, quand vous vous équipez de la plus grande centrale géothermie de France, quand vous adoptez un Plan local d’urbanisme intercommunal avec 350 hectares réservés aux entreprises, vous créez des conditions favorables pour attirer des entreprises comme Cykero, dans les jeux vidéo, les studios de cinéma, la bioproduction de médicaments, le tourisme… Nous devons être attractifs et répartir les entreprises dans la métropole. Dans une France des procédures qui dévore la France des projets, Montpellier doit être une locomotive de l’emploi.

    Que peut vraiment faire un maire contre le narcotrafic, ce fléau ?

    M.D. : D’abord ne pas faire l’autruche, ne pas dire comme mon prédécesseur, la sécurité c’est l’État. Le narcotrafic nécessite la mobilisation de tous. J’ai eu des engagements forts qui m’ont valu d’être menacé. Les condamnés pour deal ont été expulsés de leur logement social. Je mène un combat contre les vitrines du narcotrafic que sont les épiceries de nuit. L’immense majorité sont des lessiveuses. Notre arrêté renforce les pouvoirs du préfet et du maire. Ensuite on va ajouter 100 policiers municipaux et doubler les caméras (1 000 au total). On fera des campagnes de prévention de santé contre la cocaïne, on sera aussi aux côtés de la Protection judiciaire de la jeunesse.

    Vous avez reconnu un « fiasco » sur les déchets. La chaudière CSR décriée est-elle la seule solution ?

    M.D. : C’est la solution validée par tous les maires et préconisée par l’agence de l’énergie (Ademe) que l’extrême droite veut faire fermer. Il y a un CSR en plein milieu de Copenhague. On va faire le nôtre à Ametyst à 45 mètres de l’autoroute. On sera très vigilant sur la qualité de l’air. Si on ne fait rien, les feuilles d’impôt vont exploser pour exporter par camions nos déchets dont plus personne ne veut. J’observe que le maire EELV de Lyon n’a pas fermé son incinérateur. On doit être à fond sur le tri et avec les 40 000 tonnes qui restent nous produiront de l’énergie qui fera baisser la facture de 20 000 ménages et la taxe des ordures ménagères de 10%. Je reconnais mon erreur de ne pas avoir mesuré la gravité de la situation. On fera une concertation.

    Comptez-vous peser à la présidentielle face au danger RN ?

    M.D. : Mon seul adversaire dans cette campagne c’est l’extrême droite. Ceux qui se réclament de gauche, je suis frappé par l’énergie qu’ils mettent à essayer de l’affaiblir. Je crois que ce que nous défendons à Montpellier peut être inspirant, que la question écologique doit toujours être liée à la question sociale : c’est l’exemple de la gratuité des transports. Nous devons être des combattants indéfectibles de la culture et du sport pour tous… Je serai dans le débat national. Je suis frappé qu’il soit aussi coupé des réalités vécues par les gens. Il faut donner de la force à nos services publics. L’École et l’Hôpital public doivent être plus efficaces. Je prendrai la parole sur ces sujets après les municipales.

  • [Entretien] Édouard Chaulet : « Je crois que les gens vont nous dire : “continuez !” »

    [Entretien] Édouard Chaulet : « Je crois que les gens vont nous dire : “continuez !” »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Édouard Chaulet : La campagne est l’occasion d’une réflexion globale sur la commune de Barjac qui est insérée dans un pays, dans un budget national, dans des problématiques nationales de dénatalité, de vieillissement de la population, de montée des violences, de coût de la vie… Nous voyons bien dans le local qu’il y a du global. Même si nous ne sommes pas le ministère de l’Agriculture ou de la Santé, nous essayons de répondre à ces problématiques en faisant baisser de 50% les impôts pour les agriculteurs par exemple, en achetant une production en bio dès qu’il y en a une, nous avons trouvé deux docteurs, ce qui est une chance formidable. Dans les domaines qui sont de notre compétence, nous faisons pour le mieux.

    Quels ont été les projets réalisés durant ce mandat ?

    E.C. : C’est un bilan extrêmement positif. Mes opposants disent que depuis 10 ans, nous aurions fléchi. C’est faux. Nous avons créé la Maison médicale, la salle d’évolution Anne Sylvestre avec le préau et la cour, des jeux pour les enfants, renforcé le réseau d’eau, réalisé des travaux de voirie pour 100 000 euros chaque année, créé un padel tennis et réalisé de nombreux travaux au cimetière, sur le rond-point d’entrée de la ville, sur l’assainissement… Nous avons aussi accueilli un maraîcher communal qui est à la fois fournisseur, pour notre cuisine centrale, de très bons produits et éducateur, puisque les enfants s’y rendent régulièrement avec leurs enseignants. On a d’ailleurs déjà remarqué une baisse du gaspillage.

    Quelles sont les grandes lignes de votre programme pour cette campagne ?

    E.C. : Nous avons prévu la création d’un foyer-logement d’une dizaine de logements pour les personnes âgées, où il y aurait des salles communes et un animateur, budgétisé à 1,3 million d’euros. Nous avons aussi trois équipes de foot dont une féminine, donc le terrain est surpiétiné. Nous voulons y installer une pelouse synthétique. Dans les projets incontournables, il faut aussi refaire le clocher et le toit de l’église. Nous allons essayer, avec la Fondation de France et des subventions, de bien étudier la question et de le financer. Nous avons également un projet de réhabilitation du centre ancien, ainsi qu’un projet de lotissement de six lots parce qu’on a remarqué qu’il y avait un petit phénomène de gentrification à Barjac et les prix deviennent inaccessibles pour les salariés moyens ou les ouvriers. Nous voudrions donc un lotissement municipal qui soit accessible à des jeunes ménages, ouvriers ou salariés à revenus modestes. On fait aussi attention à garder l’équilibre sur les logements sociaux. Mais aujourd’hui, les projets communaux vont lentement. Avant, en trois ans, on réglait un projet. Aujourd’hui, il faut un mandat puisqu’on attend des subventions, les aides, les études… Les normes sont plus compliquées.

    Pour la première fois depuis 20 ans, vous aurez une liste en face de vous. Comment l’appréhendez-vous ?

    E.C. : Mes opposants veulent le pouvoir à Barjac pour de la parade. Ils m’attaquent sur mon âge et disent qu’ils veulent me virer. Ce n’est pas très élégant. Je suis aussi le seul du territoire à assumer une étiquette politique et ça les dérange. Ça ne gêne pas mes amis et tous les Barjacois qui me connaissent. C’est même un label d’honnêteté d’être communiste. C’est un label d’engagement pour le bien public et de fraternité. J’ai l’impression que mes opposants font la politique du bouc émissaire. À Barjac, tout est la faute de la mairie. Mais les gens nous accordent d’avoir fait du bon travail et je crois qu’ils vont nous dire : « continuez ! ».

  • [Tribune] Le Printemps marseillais face aux extrêmes droites, un choix de civilisation

    [Tribune] Le Printemps marseillais face aux extrêmes droites, un choix de civilisation

    Marseille est un véritable laboratoire de la situation politique nationale : une extrême droite unifiée autour de Frank Allisio et de Stéphane Ravier, porteuse de haine et de division, vampirise une droite flirtant avec le pétainisme. Ici comme ailleurs, tout se passe comme si l’alliance entre le Rassemblement national de Marine Le Pen, Jordan Bardella, et les Républicains (qui ne le sont plus) de Bruno Retailleau est de fait en train de se réaliser.

    Benoit Payan et le Printemps marseillais ont raison d’affirmer que c’est le danger majeur qu’il nous faut affronter pour garder Marseille à gauche. C’est pourquoi il est regrettable que la gauche, ici aussi, ne soit pas totalement unifiée au sein du Printemps Marseillais, majorité sortante rassemblant l’essentiel des forces de gauche, écologistes et citoyennes.

    Et pourtant, il y a urgence. L’ascension des nationalismes identitaires et inégalitaires, racistes et xénophobes, sexistes et homophobes, s’expliquent, à Marseille comme partout dans le monde, par l’exploitation des imaginaires de la peur. Ceux-ci attestent de l’effondrement des valeurs démocratiques de progrès, de sécurité et de paix qui se fracassent sur le mur des exigences d’un néocapitalisme qui ne veut plus d’entraves à sa prédation des êtres humains et de la nature. Il tente d’imposer son emprise sur les individus dans tous les domaines de la vie. Pour parvenir à leurs fins, les oligarchies financières n’hésitent plus à entretenir des liens étroits avec les mouvements d’extrême droite en qui ils voient le moyen de détourner la colère des peuples des véritables responsables de leur situation.

    C’est donc à une crise du sens même des sociétés à quoi nous sommes confrontés. Une crise de civilisation ou plutôt une entreprise de dé-civilisation pour reprendre la formule de Roland Gori. En effet, si nous n’y prenons garde, c’est l’ensemble des conquêtes sociales, des libertés individuelles et collectives, des acquis des luttes féministes, antiracistes, écologistes, démocratiques et pacifiques qui seront très vite mis en cause.

    Le sursaut est urgent et nous devons recréer l’espoir d’une autre société d’émancipation humaine, une nouvelle civilisation faite de liberté, d’égalité et de solidarité, de fraternité, de sororité et de parité, de diversité et d’altérité. C’est possible et l’histoire nous apprend que les peuples finissent toujours par avoir vaincre les absolutismes.

    Il n’y a aucune raison que nous ne soyons capables de relever à nouveau le défi, de provoquer le sursaut nécessaire. D’autant plus qu’il est déjà à l’œuvre dans les luttes sociales et écologiques, dans les combats féministes et antiracistes, dans la bataille culturelle et même sur le plan électoral puisque la gauche rassemblée a su arriver en tête aux dernières élections législatives.

    Nous pouvons le faire à Marseille dont l’histoire a montré qu’elle a toujours su faire face aux entreprises de haine et de division. Le Printemps marseillais, toutes les enquêtes le montrent, est le seul en mesure de battre les néofascistes. Il porte un projet de ville solidaire, durable, démocratique avec l’ambition de promouvoir le « Vivre ensemble » seul capable de garantir la sécurité publique.

    Son bilan est bon malgré l’héritage calamiteux des municipalités Gaudin. Éducation, culture, sécurité, logement, environnement, solidarité, sport, budgets participatifs… La ville a permis d’avancer sur tous les terrains. Sans l’aide de la Métropole dirigée par Martine Vassal, elle a su ouvrir des perspectives pour Marseille qu’atteste le Programme présenté autour du triptyque « Protéger, Rassembler, Préparer l’avenir » auquel je vous renvoie. Sa victoire sera un nouveau signe dans la reconquête de nos valeurs pour les Marseillaises et les Marseillais, mais aussi pour la France.

  • [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    La Marseillaise : Contrairement à 2020, il y a cette fois une liste de gauche à Embrun. À quel besoin répond‑elle ?

    Martine Assandri : Il y a eu, aux dernières élections, une forme d’essoufflement car il est extrêmement difficile d’être dans l’opposition dans cette ville et le passage de relais ne s’était pas fait comme nous l’espérions. La mairie agit sur le mode « je décide vous suivez ». Très peu de nos propositions ont été entendues. L’une des rares fois où c’est arrivé, mon collègue à la tête de l’opposition, à l’époque, avait sorti le champagne au conseil municipal ! On a une vraie envie de changement, vingt-cinq ans, ça suffit. à Embrun ou ailleurs, une mairie qui ne change pas finit par lasser.

    Comment votre liste « Uni.e.s pour demain » entend-elle faire mieux ?

    M.A. : Un fil rouge anime toutes nos propositions : faire vivre la démocratie locale, renouveler la pratique de la politique municipale. Ce fil rouge va traverser nos thèmes principaux : le logement, la jeunesse et la transition écologique. On veut relancer une activité agricole et commerciale, recréer du lien avec les associations, notamment en créant un vrai centre social municipal, qui n’existe pas à ce jour. Pour ce faire, chacun, du plus jeune au plus âgé, doit avoir sa place dans une ville plus équilibrée, plus sociale et solidaire.

    Quels outils comptez-vous mettre en place ?

    M.A. : Notre position est que tout projet entraînant un budget municipal important soit proposé aux citoyens. Mais pas qu’on leur soumette un projet déjà ficelé sur lequel ils n’auront pas la main, un type de pseudo-consultation comme on a déjà actuellement sur la ville et qui ne correspond en rien aux attentes des citoyens. Il s’agit d’associer la population à tout projet qui engagerait notre ville sur plusieurs années.

  • Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les listes ont été déposées et publiées par la préfecture. Détails dans les principales villes. L’ensemble des listes est à retrouver sur lamarseillaise.fr.

    Manosque

    Manosque ensemble, Sébastien Aubert (DVG)

    Manosque toujours, Camille Galtier (DVD)

    Le Regain Manosquin, Patrick Rousset (union de la gauche)

    Manosque d’abord, Fabrice Durnerin (union de l’extrême droite)

    Digne-les-Bains

    Digne-les-Bains Ville de demain, Jean-Luc Brochier (DVD)

    Digne-les-Bains, ville d’histoire et d’avenir, Benoît De Souza (DVD)

    Digne au cœur, Francis Kuhn (divers centre)

    Terre Dignoise 2026, Gilles Chalvet (divers centre)

    Toujours Digne, Julien Di Benedetto (DVG)

    Sisteron

    Avec Jean-Pierre Templier avançons en confiance (DVD)

    Demain Sisteron !, Zoé Lerouge (DVG)

    Objectif Sisteron, Bernard Codoul (DVD)

    Les Mées

    Les Mées demain, Max Eymard (divers centre)

    Pour les Mées, Cap sur 2032, Frédéric Puech (DVG)

    Château-Arnoux-Saint-Auban

    L’humain d’abord l’humain toujours, René Villard (DVG)

    CASA 2026, Philippe Bertrand (divers centre)

  • À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    Sécurité, tranquillité publique, prévention, répression… Le maire sortant de Manosque a évoqué, lundi soir, auprès des habitants, ses thèmes de prédilection.

    Il s’est félicité d’avoir augmenté le nombre de policiers, remis en état les caméras et remis en place des médiateurs, ainsi que d’indicateurs de la délinquance « plus faibles que dans des villes tenues par le RN comme Fréjus, Perpignan ou Hénin-Beaumont ». Il a affirmé avoir fait « 40% de baisse de la délinquance » en six ans, le temps de son mandat, concernant la dégradation de biens, l’atteinte aux personnes, les cambriolages et les vols de voiture. Il a proposé de développer les caméras pour éviter les dépôts sauvages et les écogardes pour prévenir les déjections canines. Sa suggestion d’un arrêté municipal « obligeant les propriétaires de chiens à avoir un sac sur eux » a été applaudie.

    Un plan vitesse

    Le candidat a par ailleurs proposé « un plan vitesse dans toute la ville » la plaçant en zone limitée à 30 km/h dans son entièreté, déplorant deux morts à cause de la vitesse excessive dans Manosque. Il a aussi promis de « continuer à matraquer » les épiceries « ne se comportant pas bien », avançant que de la drogue et des armes avaient été retrouvées dans certaines. « On va les mater à coups de répression, de contrôles », a-t-il affirmé. Le maire sortant a aussi proposé la création d’un PC mobile de la police municipale.

    Camille Galtier n’a pas manqué l’occasion de critiquer ses adversaires pour les municipales, se moquant des « concours Lépine de qui est le plus à droite ». Le maire sortant fera face au candidat RN-UDR Fabrice Durnerin et à deux listes de gauche menées par Patrick Rousset et Sébastien Aubert pour les élections municipales. « Il y a des visions de la société qui vont s’affronter dimanche prochain », a résumé Camille Galtier.

    Meeting à la salle Osco Manosco, 570 chemin du Moulin-Neuf, à partir de 18h mardi 10 mars