Tag: Municipales

  • [Entretien] Édouard Chaulet : « Je crois que les gens vont nous dire : “continuez !” »

    [Entretien] Édouard Chaulet : « Je crois que les gens vont nous dire : “continuez !” »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Édouard Chaulet : La campagne est l’occasion d’une réflexion globale sur la commune de Barjac qui est insérée dans un pays, dans un budget national, dans des problématiques nationales de dénatalité, de vieillissement de la population, de montée des violences, de coût de la vie… Nous voyons bien dans le local qu’il y a du global. Même si nous ne sommes pas le ministère de l’Agriculture ou de la Santé, nous essayons de répondre à ces problématiques en faisant baisser de 50% les impôts pour les agriculteurs par exemple, en achetant une production en bio dès qu’il y en a une, nous avons trouvé deux docteurs, ce qui est une chance formidable. Dans les domaines qui sont de notre compétence, nous faisons pour le mieux.

    Quels ont été les projets réalisés durant ce mandat ?

    E.C. : C’est un bilan extrêmement positif. Mes opposants disent que depuis 10 ans, nous aurions fléchi. C’est faux. Nous avons créé la Maison médicale, la salle d’évolution Anne Sylvestre avec le préau et la cour, des jeux pour les enfants, renforcé le réseau d’eau, réalisé des travaux de voirie pour 100 000 euros chaque année, créé un padel tennis et réalisé de nombreux travaux au cimetière, sur le rond-point d’entrée de la ville, sur l’assainissement… Nous avons aussi accueilli un maraîcher communal qui est à la fois fournisseur, pour notre cuisine centrale, de très bons produits et éducateur, puisque les enfants s’y rendent régulièrement avec leurs enseignants. On a d’ailleurs déjà remarqué une baisse du gaspillage.

    Quelles sont les grandes lignes de votre programme pour cette campagne ?

    E.C. : Nous avons prévu la création d’un foyer-logement d’une dizaine de logements pour les personnes âgées, où il y aurait des salles communes et un animateur, budgétisé à 1,3 million d’euros. Nous avons aussi trois équipes de foot dont une féminine, donc le terrain est surpiétiné. Nous voulons y installer une pelouse synthétique. Dans les projets incontournables, il faut aussi refaire le clocher et le toit de l’église. Nous allons essayer, avec la Fondation de France et des subventions, de bien étudier la question et de le financer. Nous avons également un projet de réhabilitation du centre ancien, ainsi qu’un projet de lotissement de six lots parce qu’on a remarqué qu’il y avait un petit phénomène de gentrification à Barjac et les prix deviennent inaccessibles pour les salariés moyens ou les ouvriers. Nous voudrions donc un lotissement municipal qui soit accessible à des jeunes ménages, ouvriers ou salariés à revenus modestes. On fait aussi attention à garder l’équilibre sur les logements sociaux. Mais aujourd’hui, les projets communaux vont lentement. Avant, en trois ans, on réglait un projet. Aujourd’hui, il faut un mandat puisqu’on attend des subventions, les aides, les études… Les normes sont plus compliquées.

    Pour la première fois depuis 20 ans, vous aurez une liste en face de vous. Comment l’appréhendez-vous ?

    E.C. : Mes opposants veulent le pouvoir à Barjac pour de la parade. Ils m’attaquent sur mon âge et disent qu’ils veulent me virer. Ce n’est pas très élégant. Je suis aussi le seul du territoire à assumer une étiquette politique et ça les dérange. Ça ne gêne pas mes amis et tous les Barjacois qui me connaissent. C’est même un label d’honnêteté d’être communiste. C’est un label d’engagement pour le bien public et de fraternité. J’ai l’impression que mes opposants font la politique du bouc émissaire. À Barjac, tout est la faute de la mairie. Mais les gens nous accordent d’avoir fait du bon travail et je crois qu’ils vont nous dire : « continuez ! ».

  • [Tribune] Le Printemps marseillais face aux extrêmes droites, un choix de civilisation

    [Tribune] Le Printemps marseillais face aux extrêmes droites, un choix de civilisation

    Marseille est un véritable laboratoire de la situation politique nationale : une extrême droite unifiée autour de Frank Allisio et de Stéphane Ravier, porteuse de haine et de division, vampirise une droite flirtant avec le pétainisme. Ici comme ailleurs, tout se passe comme si l’alliance entre le Rassemblement national de Marine Le Pen, Jordan Bardella, et les Républicains (qui ne le sont plus) de Bruno Retailleau est de fait en train de se réaliser.

    Benoit Payan et le Printemps marseillais ont raison d’affirmer que c’est le danger majeur qu’il nous faut affronter pour garder Marseille à gauche. C’est pourquoi il est regrettable que la gauche, ici aussi, ne soit pas totalement unifiée au sein du Printemps Marseillais, majorité sortante rassemblant l’essentiel des forces de gauche, écologistes et citoyennes.

    Et pourtant, il y a urgence. L’ascension des nationalismes identitaires et inégalitaires, racistes et xénophobes, sexistes et homophobes, s’expliquent, à Marseille comme partout dans le monde, par l’exploitation des imaginaires de la peur. Ceux-ci attestent de l’effondrement des valeurs démocratiques de progrès, de sécurité et de paix qui se fracassent sur le mur des exigences d’un néocapitalisme qui ne veut plus d’entraves à sa prédation des êtres humains et de la nature. Il tente d’imposer son emprise sur les individus dans tous les domaines de la vie. Pour parvenir à leurs fins, les oligarchies financières n’hésitent plus à entretenir des liens étroits avec les mouvements d’extrême droite en qui ils voient le moyen de détourner la colère des peuples des véritables responsables de leur situation.

    C’est donc à une crise du sens même des sociétés à quoi nous sommes confrontés. Une crise de civilisation ou plutôt une entreprise de dé-civilisation pour reprendre la formule de Roland Gori. En effet, si nous n’y prenons garde, c’est l’ensemble des conquêtes sociales, des libertés individuelles et collectives, des acquis des luttes féministes, antiracistes, écologistes, démocratiques et pacifiques qui seront très vite mis en cause.

    Le sursaut est urgent et nous devons recréer l’espoir d’une autre société d’émancipation humaine, une nouvelle civilisation faite de liberté, d’égalité et de solidarité, de fraternité, de sororité et de parité, de diversité et d’altérité. C’est possible et l’histoire nous apprend que les peuples finissent toujours par avoir vaincre les absolutismes.

    Il n’y a aucune raison que nous ne soyons capables de relever à nouveau le défi, de provoquer le sursaut nécessaire. D’autant plus qu’il est déjà à l’œuvre dans les luttes sociales et écologiques, dans les combats féministes et antiracistes, dans la bataille culturelle et même sur le plan électoral puisque la gauche rassemblée a su arriver en tête aux dernières élections législatives.

    Nous pouvons le faire à Marseille dont l’histoire a montré qu’elle a toujours su faire face aux entreprises de haine et de division. Le Printemps marseillais, toutes les enquêtes le montrent, est le seul en mesure de battre les néofascistes. Il porte un projet de ville solidaire, durable, démocratique avec l’ambition de promouvoir le « Vivre ensemble » seul capable de garantir la sécurité publique.

    Son bilan est bon malgré l’héritage calamiteux des municipalités Gaudin. Éducation, culture, sécurité, logement, environnement, solidarité, sport, budgets participatifs… La ville a permis d’avancer sur tous les terrains. Sans l’aide de la Métropole dirigée par Martine Vassal, elle a su ouvrir des perspectives pour Marseille qu’atteste le Programme présenté autour du triptyque « Protéger, Rassembler, Préparer l’avenir » auquel je vous renvoie. Sa victoire sera un nouveau signe dans la reconquête de nos valeurs pour les Marseillaises et les Marseillais, mais aussi pour la France.

  • [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    La Marseillaise : Contrairement à 2020, il y a cette fois une liste de gauche à Embrun. À quel besoin répond‑elle ?

    Martine Assandri : Il y a eu, aux dernières élections, une forme d’essoufflement car il est extrêmement difficile d’être dans l’opposition dans cette ville et le passage de relais ne s’était pas fait comme nous l’espérions. La mairie agit sur le mode « je décide vous suivez ». Très peu de nos propositions ont été entendues. L’une des rares fois où c’est arrivé, mon collègue à la tête de l’opposition, à l’époque, avait sorti le champagne au conseil municipal ! On a une vraie envie de changement, vingt-cinq ans, ça suffit. à Embrun ou ailleurs, une mairie qui ne change pas finit par lasser.

    Comment votre liste « Uni.e.s pour demain » entend-elle faire mieux ?

    M.A. : Un fil rouge anime toutes nos propositions : faire vivre la démocratie locale, renouveler la pratique de la politique municipale. Ce fil rouge va traverser nos thèmes principaux : le logement, la jeunesse et la transition écologique. On veut relancer une activité agricole et commerciale, recréer du lien avec les associations, notamment en créant un vrai centre social municipal, qui n’existe pas à ce jour. Pour ce faire, chacun, du plus jeune au plus âgé, doit avoir sa place dans une ville plus équilibrée, plus sociale et solidaire.

    Quels outils comptez-vous mettre en place ?

    M.A. : Notre position est que tout projet entraînant un budget municipal important soit proposé aux citoyens. Mais pas qu’on leur soumette un projet déjà ficelé sur lequel ils n’auront pas la main, un type de pseudo-consultation comme on a déjà actuellement sur la ville et qui ne correspond en rien aux attentes des citoyens. Il s’agit d’associer la population à tout projet qui engagerait notre ville sur plusieurs années.

  • Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence officiellement dévoilés

    Les listes ont été déposées et publiées par la préfecture. Détails dans les principales villes. L’ensemble des listes est à retrouver sur lamarseillaise.fr.

    Manosque

    Manosque ensemble, Sébastien Aubert (DVG)

    Manosque toujours, Camille Galtier (DVD)

    Le Regain Manosquin, Patrick Rousset (union de la gauche)

    Manosque d’abord, Fabrice Durnerin (union de l’extrême droite)

    Digne-les-Bains

    Digne-les-Bains Ville de demain, Jean-Luc Brochier (DVD)

    Digne-les-Bains, ville d’histoire et d’avenir, Benoît De Souza (DVD)

    Digne au cœur, Francis Kuhn (divers centre)

    Terre Dignoise 2026, Gilles Chalvet (divers centre)

    Toujours Digne, Julien Di Benedetto (DVG)

    Sisteron

    Avec Jean-Pierre Templier avançons en confiance (DVD)

    Demain Sisteron !, Zoé Lerouge (DVG)

    Objectif Sisteron, Bernard Codoul (DVD)

    Les Mées

    Les Mées demain, Max Eymard (divers centre)

    Pour les Mées, Cap sur 2032, Frédéric Puech (DVG)

    Château-Arnoux-Saint-Auban

    L’humain d’abord l’humain toujours, René Villard (DVG)

    CASA 2026, Philippe Bertrand (divers centre)

  • À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    À Manosque, le maire fait ses propositions sur la sécurité

    Sécurité, tranquillité publique, prévention, répression… Le maire sortant de Manosque a évoqué, lundi soir, auprès des habitants, ses thèmes de prédilection.

    Il s’est félicité d’avoir augmenté le nombre de policiers, remis en état les caméras et remis en place des médiateurs, ainsi que d’indicateurs de la délinquance « plus faibles que dans des villes tenues par le RN comme Fréjus, Perpignan ou Hénin-Beaumont ». Il a affirmé avoir fait « 40% de baisse de la délinquance » en six ans, le temps de son mandat, concernant la dégradation de biens, l’atteinte aux personnes, les cambriolages et les vols de voiture. Il a proposé de développer les caméras pour éviter les dépôts sauvages et les écogardes pour prévenir les déjections canines. Sa suggestion d’un arrêté municipal « obligeant les propriétaires de chiens à avoir un sac sur eux » a été applaudie.

    Un plan vitesse

    Le candidat a par ailleurs proposé « un plan vitesse dans toute la ville » la plaçant en zone limitée à 30 km/h dans son entièreté, déplorant deux morts à cause de la vitesse excessive dans Manosque. Il a aussi promis de « continuer à matraquer » les épiceries « ne se comportant pas bien », avançant que de la drogue et des armes avaient été retrouvées dans certaines. « On va les mater à coups de répression, de contrôles », a-t-il affirmé. Le maire sortant a aussi proposé la création d’un PC mobile de la police municipale.

    Camille Galtier n’a pas manqué l’occasion de critiquer ses adversaires pour les municipales, se moquant des « concours Lépine de qui est le plus à droite ». Le maire sortant fera face au candidat RN-UDR Fabrice Durnerin et à deux listes de gauche menées par Patrick Rousset et Sébastien Aubert pour les élections municipales. « Il y a des visions de la société qui vont s’affronter dimanche prochain », a résumé Camille Galtier.

    Meeting à la salle Osco Manosco, 570 chemin du Moulin-Neuf, à partir de 18h mardi 10 mars

  • À Avignon, passage en revue des colistiers des différents candidats

    À Avignon, passage en revue des colistiers des différents candidats

    Dans moins de deux semaines, les Avignonnais auront le choix entre six bulletins de vote dans l’isoloir. Si la candidature de Stéphane Geslin est une surprise (lire ci-dessous), Stéphan Fiori avait jusque-ici été le seul candidat à présenter officiellement sa liste (notre édition du 12/02), très pro-business avec des proches, qu’ils soient amis ou collaborateurs. Zoom sur les quatre autres candidats.

    Mathilde Louvain (LFI)

    « Loin des caricatures, d’une moyenne d’âge de 49 ans, notre liste se compose notamment de 4 étudiants, 5 retraités, 6 professionnels du secteur culturel, 7 de la santé, environ 10 cadres, 12 professionnels de l’éducation et 9 issues d’horizons divers », résume dans un communiqué la liste insoumise. Mais pas que. Soutiens, le PCF et Génération.s sont représentés. Comme attendu, Julien De Benito adjoint au maire et secrétaire du PCF 84 n’est pas candidat. Rémy Blanc, conseiller départemental (PCF), est 2e de liste, Anne-Catherine Lepage, autre élue actuelle (PCF) est 11e. Adjointe aux sports représentant Avignon collectif, Zinèbe Haddaoui est numéro 3. Autre adjoint, Éric Deshayes (G.s) figure en 8e position. Suspendue des Écologistes, l’ex-cheffe de file, Sabah Badji est 5e. Pas de Raphaël Arnault sur la liste, mais son collaborateur vauclusien, Lounes Djoumer est 26e. Parmi les autres colistiers, on note la présence de militants syndicaux (Emmanuel Loubier, CGT hôpital de Montfavet) ou associatifs comme Aurélie Créa du pôle LGBT ou de Rosmerta, Guy Chenevier et leur avocate Véronique Marcel.

    David Fournier (PS)

    Soutenu par plusieurs partis de gauche, le candidat PS a dû mesurer les différents équilibres politiques. C’est une socialiste, secrétaire de section à Avignon, qui est pourtant numéro 2, Marilyne Croyet. Sans surprise, la liste compte un total de 17 élus actuels, dont les 4 écologistes, aujourd’hui divisés dans l’opposition (Mouloud Rezouali 3e ; Christine Lagrange 8e ; Annie Rosenblatt 28e ; Jean-Pierre Cervantès 35e) mais aussi le conseiller départemental Samir Allel (15e). Le premier adjoint Claude Nahoum (5e), les adjoints et conseillers départementaux Fabrice Tocabens (11e) et Laurence Lefèvre (12e) sont là tout comme les élus Marie-Anne Bertrand (l’Après, 14e), Christian Rocci (19e), Lilou Quenesson (20e) ou, plus loin, Claude Tummino (39e). Benoît Belvalette (Place publique, 9e) et l’ex-insoumis Farid Faryssy (7e) figurent en bonne position. La sœur de ce dernier, Yasmine Faryssy (34e) est aussi candidate. Les nouveaux visages figurent principalement au-delà de la 20e place.

    Olivier Galzi (DVD)

    L’ex-journaliste TV présentera officiellement ses colistiers jeudi soir. Mais on trouve en 2e de liste une commerçante, Corinne Chatriot. Un ex-adjoint au commerce de Cécile Helle sous le premier mandat, Florian Borba Da Costa, figure en 15e position. D’anciens des mandats de Marie-Josée Roig sont investis comme Christian Paly, Isabelle Altayrac ou Valérie Wagner. Comme annoncé, l’ex-entraîneur de foot, Claude Le Roy, candidat en 2001 avec Elisabeth Guigou (PS) change de banc et sera candidat (37e). Pas en revanche de Christian Perramond (LR) et référent d’Avignon passion, le mouvement lancé par Julien Aubert, qui a rejoint ensuite Olivier Galzi. Le candidat a aussi investi sa compagne, Anaïs Hausmann (15e).

    Anne-Sophie Rigault (RN)

    Déjà tête de liste en 2020, la conseillère régionale a conservé près d’elle Murielle Magdeleine. Actuel élu, Paul Ruat est relégué à la 20e place quand Arnaud Renouard, autre élu n’est plus sur la liste. En juin lors d’un conseil municipal, il s’était ému que la Ville débaptise une rue au nom d’un médecin eugéniste proche du régime nazi. Nous reviendrons dans une prochaine édition sur d’autres profils de la liste.

  • À Avignon, le parti des travailleurs plaide pour une « municipalité de lutte »

    À Avignon, le parti des travailleurs plaide pour une « municipalité de lutte »

    Cela a été la surprise de la matinée, vendredi en préfecture : une 6e liste en lice à Avignon, portée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs. « C’est un combat de longue haleine, on a diffusé sur les marchés, on a fait du porte-à-porte, on n’était pas cachés mais on n’a pas communiqué dans la mesure où on n’était pas sûr d’aboutir », justifie ce professeur d’histoire-géographie au lycée Mistral.

    Déjà candidat en 2014 (1,41%) et aux législatives de 2022 (0,81%), Stéphane Geslin n’avance pas de réel programme local mais plaide « pour une municipalité de lutte pour aider la population à obtenir ce dont elle a besoin ». À savoir, des services publics, « en rupture avec la politique d’austérité menée par Emmanuel Macron, dont le corollaire est le manque d’argent pour les collectivités », dresse le candidat. S’il reconnaît à la maire sortante Cécile Helle (PS) d’avoir remunicipalisé la restauration scolaire, il aspire à plus, « comme la régie publique de l’eau ou le retour de la gratuité du parking de l’hôpital ». « On ne peut pas accepter le non-remplacement de fonctionnaires, il en manque à la voirie, aux musées… », liste Stéphane Geslin. Quid des policiers municipaux ? « On n’est pas des grands partisans du développement de l’appareil de répression, la première des sécurités, c’est le terrain social et avec la création d’emplois », conclut-il.

  • Vaucluse : une intersyndicale appelle à faire barrage à l’extrême droite

    Vaucluse : une intersyndicale appelle à faire barrage à l’extrême droite

    Dans une petite salle de l’intra-muros d’Avignon, les représentants vauclusiens de cinq syndicats, à savoir la CGT, la FSU, la CFDT, l’Unsa et Solidaires, étaient presque épaules contre épaules pour « faire barrage aux listes investies ou soutenues par des partis d’extrême droite », dans le cadre des élections municipales, comme le précise Sylvain Bartet, secrétaire départemental de la FSU.

    Dans un communiqué commun publié ce lundi 2 mars, ils rappellent que même si elle « cherche à s’ancrer dans les territoires et à se donner une image de respectabilité », l’extrême droite cache sa « réelle nature autoritariste, xénophobe et ultraconservatrice ».

    Ce à quoi chaque représentant syndical acquiesce. Tandis que Patrick Vaniscote (CGT) évoque un « danger pour la démocratie locale et une atteinte aux libertés », Badr Addi, co-secrétaire général de la CFDT en Vaucluse, assure que « le RN se targue de défendre le pouvoir d’achat, mais refuse les augmentations réelles pour les salariés ».

    Exemples concrets

    D’autant qu’en Vaucluse, plusieurs municipalités sont aux mains de l’extrême droite. Les syndicats rappellent notamment les condamnations de Yann Bompard, maire d’Orange, et de l’ex-maire Jacques Bompard. L’un pour avoir occupé un emploi fictif, l’autre pour prise illégale d’intérêt. Tandis que Pascale Battaglia, trésorière adjointe de l’Unsa, assure que la gestion des écoles s’est dégradée au Pontet depuis l’élection de Joris Hébrard (RN), en évoquant un refus de dédoublement de classes en zone prioritaire. Finalement accepté après des négociations.

    Force ouvrière prône son indépendance

    De son côté, Force ouvrière reste attaché à son « indépendance syndicale ».

    Dans un communiqué, l’union vauclusienne rappelle « qu’elle ne participera pas aux manifestations, réunions, actions des partis politiques, quels qu’ils soient ». Et insiste sur le fait que s’il y a engagement politique de l’un de ses membres en tant que candidat, il ne peut faire état de son appartenance au syndicat. Et doit mettre de côté son mandat syndical.

  • Une soirée à Toulon pour faire entendre les voix du terrain

    Une soirée à Toulon pour faire entendre les voix du terrain

    Après Aubagne et Nice, la prochaine table ronde aura lieu ce mercredi à 17h15 à la Bourse du travail de Toulon. Elle réunira ATD Quart Monde, la Fondation pour le logement, la Ligue des droits de l’Homme, France Nature Environnement ainsi qu’un travail sur le volet des Handicaps et des Violences faites aux femmes. Cristel Migliaccio, de la CFDT Paca, participera également.

    Les remontées de la société civile

    « L’idée est d’avoir un retour d’acteurs engagés sur le terrain et de prendre des idées de ces échanges en collectif », précise Isabelle Godefroy, coordinatrice du Pacte du pouvoir de vivre en Paca.

    Chacun alimentant le débat dans son champ de compétences comme le pouvoir d’achat, la pauvreté, le logement, l’environnement, l’alimentation, les violences faites aux femmes et la démocratie au travail. Le tout afin d’être à même de dégager des propositions très concrètes dont peuvent se saisir les municipalités.

    L’objectif de ces retours de terrain est d’en faire un plaidoyer très local et de le diffuser à toutes les listes engagées dans la campagne des municipales, juste avant le 1er tour. Il s’agit de leur offrir une vision des propositions portées par la société civile, au plus près des besoins des habitants. À charge pour elles, ensuite, de s’en saisir ou non.

    La soirée est ouverte à tous pour venir échanger.

  • « Aimer Barjols » organise une rencontre sur l’artisanat et l’économie locale

    « Aimer Barjols » organise une rencontre sur l’artisanat et l’économie locale

    À moins de deux semaines des élections municipales, l’association « Aimer Barjols, village d’avenir » et son candidat (SE) aux élections municipales, François Volpi, accompagné de son équipe, organise une rencontre publique dédiée aux questions de l’artisanat et de l’économie locale, ce jeudi, 19h, à l’Hôtel du Pont d’Or, à Barjols.

    Cette soirée d’échanges se tiendra en présence de Valérie Marrone, administratrice à la Chambre de métiers et de l’artisanat du Var et présidente de l’association Fiers d’être Artisan – Var, coorganisatrice de l’événement. L’artisanat constitue un pilier de la vitalité économique, sociale et identitaire de Barjols.

    Créer du dialogue social

    Cette rencontre vise à créer du dialogue entre artisans, acteurs économiques, habitants et porteurs de projets, autour des réalités du terrain et des perspectives de développement du village. Elle permettra ainsi d’aborder les thématiques liées au soutien à l’artisanat et aux commerces de proximité, à la revitalisation du centre-bourg, à l’attractivité touristique et résidentielle, ainsi qu’à l’emploi local et au développement durable du territoire.

    Les échanges s’inscriront dans une réflexion sur la dynamique de revitalisation portée par la Chambre de métiers et de l’artisanat du Var, le programme « Petite Ville de Demain » et les orientations proposées par « Aimer Barjols, village d’avenir » en matière de développement économique local.