Tag: Municipales

  • Vaucluse : une intersyndicale appelle à faire barrage à l’extrême droite

    Vaucluse : une intersyndicale appelle à faire barrage à l’extrême droite

    Dans une petite salle de l’intra-muros d’Avignon, les représentants vauclusiens de cinq syndicats, à savoir la CGT, la FSU, la CFDT, l’Unsa et Solidaires, étaient presque épaules contre épaules pour « faire barrage aux listes investies ou soutenues par des partis d’extrême droite », dans le cadre des élections municipales, comme le précise Sylvain Bartet, secrétaire départemental de la FSU.

    Dans un communiqué commun publié ce lundi 2 mars, ils rappellent que même si elle « cherche à s’ancrer dans les territoires et à se donner une image de respectabilité », l’extrême droite cache sa « réelle nature autoritariste, xénophobe et ultraconservatrice ».

    Ce à quoi chaque représentant syndical acquiesce. Tandis que Patrick Vaniscote (CGT) évoque un « danger pour la démocratie locale et une atteinte aux libertés », Badr Addi, co-secrétaire général de la CFDT en Vaucluse, assure que « le RN se targue de défendre le pouvoir d’achat, mais refuse les augmentations réelles pour les salariés ».

    Exemples concrets

    D’autant qu’en Vaucluse, plusieurs municipalités sont aux mains de l’extrême droite. Les syndicats rappellent notamment les condamnations de Yann Bompard, maire d’Orange, et de l’ex-maire Jacques Bompard. L’un pour avoir occupé un emploi fictif, l’autre pour prise illégale d’intérêt. Tandis que Pascale Battaglia, trésorière adjointe de l’Unsa, assure que la gestion des écoles s’est dégradée au Pontet depuis l’élection de Joris Hébrard (RN), en évoquant un refus de dédoublement de classes en zone prioritaire. Finalement accepté après des négociations.

    Force ouvrière prône son indépendance

    De son côté, Force ouvrière reste attaché à son « indépendance syndicale ».

    Dans un communiqué, l’union vauclusienne rappelle « qu’elle ne participera pas aux manifestations, réunions, actions des partis politiques, quels qu’ils soient ». Et insiste sur le fait que s’il y a engagement politique de l’un de ses membres en tant que candidat, il ne peut faire état de son appartenance au syndicat. Et doit mettre de côté son mandat syndical.

  • Une soirée à Toulon pour faire entendre les voix du terrain

    Une soirée à Toulon pour faire entendre les voix du terrain

    Après Aubagne et Nice, la prochaine table ronde aura lieu ce mercredi à 17h15 à la Bourse du travail de Toulon. Elle réunira ATD Quart Monde, la Fondation pour le logement, la Ligue des droits de l’Homme, France Nature Environnement ainsi qu’un travail sur le volet des Handicaps et des Violences faites aux femmes. Cristel Migliaccio, de la CFDT Paca, participera également.

    Les remontées de la société civile

    « L’idée est d’avoir un retour d’acteurs engagés sur le terrain et de prendre des idées de ces échanges en collectif », précise Isabelle Godefroy, coordinatrice du Pacte du pouvoir de vivre en Paca.

    Chacun alimentant le débat dans son champ de compétences comme le pouvoir d’achat, la pauvreté, le logement, l’environnement, l’alimentation, les violences faites aux femmes et la démocratie au travail. Le tout afin d’être à même de dégager des propositions très concrètes dont peuvent se saisir les municipalités.

    L’objectif de ces retours de terrain est d’en faire un plaidoyer très local et de le diffuser à toutes les listes engagées dans la campagne des municipales, juste avant le 1er tour. Il s’agit de leur offrir une vision des propositions portées par la société civile, au plus près des besoins des habitants. À charge pour elles, ensuite, de s’en saisir ou non.

    La soirée est ouverte à tous pour venir échanger.

  • « Aimer Barjols » organise une rencontre sur l’artisanat et l’économie locale

    « Aimer Barjols » organise une rencontre sur l’artisanat et l’économie locale

    À moins de deux semaines des élections municipales, l’association « Aimer Barjols, village d’avenir » et son candidat (SE) aux élections municipales, François Volpi, accompagné de son équipe, organise une rencontre publique dédiée aux questions de l’artisanat et de l’économie locale, ce jeudi, 19h, à l’Hôtel du Pont d’Or, à Barjols.

    Cette soirée d’échanges se tiendra en présence de Valérie Marrone, administratrice à la Chambre de métiers et de l’artisanat du Var et présidente de l’association Fiers d’être Artisan – Var, coorganisatrice de l’événement. L’artisanat constitue un pilier de la vitalité économique, sociale et identitaire de Barjols.

    Créer du dialogue social

    Cette rencontre vise à créer du dialogue entre artisans, acteurs économiques, habitants et porteurs de projets, autour des réalités du terrain et des perspectives de développement du village. Elle permettra ainsi d’aborder les thématiques liées au soutien à l’artisanat et aux commerces de proximité, à la revitalisation du centre-bourg, à l’attractivité touristique et résidentielle, ainsi qu’à l’emploi local et au développement durable du territoire.

    Les échanges s’inscriront dans une réflexion sur la dynamique de revitalisation portée par la Chambre de métiers et de l’artisanat du Var, le programme « Petite Ville de Demain » et les orientations proposées par « Aimer Barjols, village d’avenir » en matière de développement économique local.

  • [Entretien] Charles Berling : « Le RN utilise tous mensonges et fantasmes pour gagner le pouvoir »

    [Entretien] Charles Berling : « Le RN utilise tous mensonges et fantasmes pour gagner le pouvoir »

    La Marseillaise : Le Rassemblement national se voit déjà à la tête de la ville. À quels risques les Toulonnais s’exposent-ils ?

    Charles Berling : La réponse est très simple, il suffit de se renseigner un peu pour les connaître. Je pense que les gens devraient un peu mieux regarder les programmes, tout simplement. Et deuxièmement, ils ne devraient pas s’abstenir de voter, quelles que soient leurs convictions. Le problème majeur que nous avons en démocratie, aujourd’hui, c’est l’abstention. Les gens pensent qu’ils vivent seuls dans une société. Mais ils entendent quand même la radio, la télé, ils lisent les journaux, ils constatent qu’on est toutes et tous liés. Ça veut dire que s’abstenir, c’est ne pas prendre ses responsabilités en tant que citoyen et donc c’est faire crever la démocratie. Et ça, c’est le plus grave. Les gens pensent qu’ils vont faire du pognon et s’en sortir sans les autres : ça n’existe pas. Dans une société humaine, ça n’existe pas. Nous sommes toutes et tous solidaires.

    Vous parliez de programme…

    C. B. : Oui, c’est un programme tellement mince, incohérent et faux… Qu’est-ce que dit Laure Lavalette ? : « Je veux faire des guinguettes, je veux pouvoir sortir la nuit en boîte de nuit… » C’est un DJ, pas terrible d’ailleurs, qui serait son adjoint à la culture.

    Et c’est quelqu’un qui m’envoie des lettres pour me féliciter de mon travail et me dire « Bravo vous faites un travail remarquable » quand elle est au conseil régional et qui, en même temps, prétend qu’à Toulon, il ne se passe rien. Ça fait 15 ans que je suis ici. C’est la deuxième scène nationale de France. Et elle dit qu’il n’y a rien ici ! Pourquoi Mme Lavalette dit ça ? C’est parce qu’elle ne vient jamais. Alors, pourquoi elle nous insulte sans venir ? Vous comprenez le niveau de tartufferie que représentent ces politiques ? Parce que c’est une bête politique, une bête de médias qui n’a rien derrière et qui fait des promesses à tout va, y compris à moi. C’est tout ce que c’est.

    Elle prétend pourtant mieux connaître les besoins des Toulonnais…

    C. B. : On mesure l’irrationalité de ce qu’elle propose et le piège dans lequel les gens tombent. Parce qu’encore une fois, ces gens-là, comme Laure Lavalette, sont soutenus par qui ? Par des milliardaires, par des Trump, par des Bolloré, par des gens qui ont plein de pognon et qui veulent bien niquer la classe populaire. Parce que là, ces gens-là me parlent du peuple. Mais Bolloré, c’est le peuple ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Ce sont des gens qui font du business sur notre dos et ne payent même pas d’impôts. Vous avez vu le dernier rapport qui dit que 13 800 millionnaires ne payent pas d’impôts en France ? Et après, on me fait des leçons sur l’histoire du peuple ou pas le peuple. Cette personne-là est juste un instrument minable de ces politiques épouvantables, de ce capitalisme qui réduit les êtres à des marionnettes, à rien.

    Je suis un être de culture qui est en même temps un citoyen qui a des convictions politiques et qui croit au service public. Donc, je le défends corps et âme. Alors que l’extrême droite travaille pour des gens qui vont tout ramener au privé. Et vous allez voir, quand il n’y aura plus d’hôpitaux, quand il faudra aller dans des cliniques… Vous croyez que ces gens-là, ils construisent quoi ? Une société sociale ?

    Ils sont pourtant nombreux à tomber dans le piège.

    C. B. : Oui, tous ces pauvres gens qui se font avoir. Nous, on croise la cheffe de chœur de l’Opéra de Toulon, qui est sur la liste de Laure Lavalette. On lui dit « mais pourquoi Martine, pourquoi est-ce que vous soutenez cette femme ? Vous avez vu ce qu’elle dit sur la culture ? C’est-à-dire rien, les guinguettes, le machin. Pourquoi vous faites ça ? » Elle n’a rien à répondre. Rien. Mais rien. Elle ne dit pas, mais non, c’est un super programme, machin, etc. On devrait être dans une période où on défend un programme contre un autre. Ce n’est pas ce qui se passe, en fait. Et c’est ça qui est la catastrophe démocratique du pays.

    Le RN utilise tout le charabia, tous les mensonges, tous les fantasmes pour gagner le pouvoir. Parce qu’en plus, on sait très bien que dès que Laure Lavalette pourra être ministre, elle partira direct. Elle n’en a rien à faire d’être à Toulon. C’est le pouvoir qui les intéresse. Il y a une espèce de truc avec Toulon pour le RN, ils veulent en faire une sorte de trophée, gagner une ville de plus de 100 000 habitants.

    Ils ont en plus une conception très étriquée de la culture…

    C. B. : Ça, il suffit de voir dans les villes où l’extrême droite s’est installée, où il y a une scène nationale. Qu’est-ce qu’ils font ? Ils prennent la salle. Ils disent : « Moi, j’ai le droit de l’avoir tant de temps. » Et au fur et à mesure, ils éjectent la culture, ce qui ne leur plaît pas. C’est une tendance absolument mortifère, totalitaire. André Malraux disait que le moment où le politique se mêle de décider ce qui est de l’art ou ce qui n’en est pas, c’est le début de la dictature et du totalitarisme. Parce que le politique n’est pas un artiste, ce n’est pas à lui de définir la valeur de l’art.

    Évidemment que nous, on a des tas de garde-fous moraux, sociaux, légaux. C’est-à-dire qu’on ne peut pas tout dire dans un spectacle, on ne peut pas tout dire dans une œuvre d’art. Mais l’artiste, moi, je lui dis toujours : il est libre. Et jusqu’à présent, depuis que j’ai fondé ce théâtre avec mon frère en 2010, ce principe-là a toujours été respecté. Toujours. Si Laure Lavalette nous dénie totalement, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que dès le moment où elle va arriver au pouvoir, elle va s’empresser de dire : « Vous allez faire ci, vous allez faire ça. » C’est ça que les gens veulent ? On a une ville en bon état. Pourquoi risquer de tout chambouler ? Risquer de revivre ce qui s’est passé en 1995 ? Parce que ce parti a beau dire qu’il a changé, on va se retrouver exactement comme en 1995. Les Toulonnais s’en souviennent, quand même, de ce qui s’est passé, du bordel qu’il y a eu et du fait que la ville était dégueulasse. C’est ça qu’ils veulent ?

    Mais comment sort-on de ce marasme aujourd’hui ? La culture peut-elle jouer un rôle ?

    C. B. : Oui, parce que contrairement à ce qu’on dit, les artistes ne sont pas des rêveurs en dehors de la réalité. Ils la révèlent par leur travail. Ils la montrent, la font ressentir, la font exister. L’artiste est là pour affronter la réalité. Et donc, pour sortir de ce marasme, comme vous dîtes, ce qu’il faut faire, c’est regarder la réalité en face. Et ça fait du bien.

    On a mené des actions sur des semaines et des semaines dans les quartiers qui ont été fantastiques : on a vu les gens descendre dans la rue par milliers et se parler. On est là pour ça, en tant que scène nationale. La culture est là pour ça. On est là pour à la fois défendre une liberté artistique profonde que le Rassemblement national veut détruire et pour défendre l’idée que faire nation, ce n’est pas une race ou une religion : c’est d’être ensemble et d’avoir une vision d’avenir. Parce qu’encore une fois, la nation, je ne la laisserai pas à l’extrême droite.

  • À Arles, Jean-Michel Jalabert dévoile sa liste avec d’ex membres de la majorité

    À Arles, Jean-Michel Jalabert dévoile sa liste avec d’ex membres de la majorité

    Jean-Michel Jalabert n’est pas le seul à « ne plus être en accord avec la majorité » incarnée par le maire sortant Patrick de Carolis (Horizons). Au total, six anciens membres de la majorité sont présents sur sa liste, présentée ce samedi.

    Marie-Amélie Ferrand-Coccia, Laure Toeschi, Ouided Benabdelhak, Stéphane Di Filippo et Sonia Boghari ont démissionné aux côtés de Jean-Michel Jalabert, en novembre 2025. Bruno Reynier, qui a quitté la majorité en 2024, est également présent sur la liste. Pour rappel, Patrick de Carolis a présenté, le 20 février, dernier une liste renouvelée à 60% (lire notre édition du 21/02).

    Jean-Michel Jalabert a mis en avant les liens de proximité des différents colistiers avec la ville : commerçants, agriculteurs ou enseignants. « Ils ne sont pas là pour un titre, lance l’ancien proche de Patrick de Carolis. Ils sont là pour agir, concrètement, pour Arles, pour vous ». Jean-Michel Jalabert reprochait au maire sortant, en novembre dernier : « Son management et son mode de prise de décision sont devenus très verticaux, trop éloignés des habitants. »

    L’ancien premier adjoint critique ainsi une politique dont il a pourtant été partie prenante. Vendredi, il a présenté ses mesures phares, centrées sur la création d’emplois afin de créer une « Arles dynamique et attractive ».

  • À Aix, la gauche veut « co-construire » ses mesures

    À Aix, la gauche veut « co-construire » ses mesures

    Le programme de la liste Aix Avenir, menée par Marc Pena (PS) et née d’une union des forces de gauche, écologiste et citoyennes, vient d’être mis en ligne. Dès le lendemain, le candidat et ses colistiers ont choisi la salle Ughetti, à Luynes, pour tenir une réunion publique destinée à débattre des mesures proposées.

    « Il y a une activité associative très forte ici, explique Marc Pena, en amont de la rencontre. On veut donner la parole aux citoyens dans un dialogue libre, franc (…). C’est l’occasion de parler de ce que nous proposons, montrer que nous co-construisons les choses. On a pris la responsabilité d’un gros programme, on a été plusieurs à l’élaborer et, en même temps, on le propose aux Aixois sous cette forme. » Une méthode qu’il oppose à celle de la majorité sortante : « Elle ne donne pas de direction, il y a des ordres donnés dans l’urgence pour traiter un problème, sans boussole, sans perspective, sans avenir. Dans ce cas-là, les citoyens sont considérés comme des administrés », estime Marc Pena.

    Selon l’équipe de campagne, près de 100 personnes ont répondu à l’appel. Si les problématiques abordées sont larges, de la végétalisation en passant par le logement et les locations saisonnières – « nous agirons très fortement sur Airbnb », promet le candidat à ce sujet – l’un des sujets prégnants de la rencontre reste celui de la mobilité. à l’échelle de toute la ville et notamment dans ce quartier régulièrement congestionné aux heures de pointe. « Sur ces questions de mobilité, je pense qu’il y a de gros problèmes à résoudre. Qu’est-ce qu’on peut faire ? », lance l’une des participantes. « C’est [aussi] la liste métropolitaine qui va apparaître : c’est à ce niveau qu’il faut que les listes métropolitaines fassent apparaître clairement leur programme. On ne peut pas rester comme ça, avec un système de mobilités peu performant », entend-on dans la foule. « Il faut faire basculer la Métropole à gauche, sinon, nous n’y arriverons pas, il faut voter à gauche, c’est la première des choses, lance Agnès Daures, candidate sur la liste et élue DVG au sein du groupe d’opposition Aix-en-Partage, mené par Marc Pena. Effectivement, on est pour le ferroviaire, qui réglerait énormément de problèmes, notamment celui de la dépollution. »

    Magali Bailleul (Place publique), numéro deux sur la liste, veut rappeler que « les élections municipales sont aussi celles du conseil métropolitain (…). Ce qu’on souhaite réussir à imposer, c’est la création d’une halte ferroviaire à Luynes, La Calade, mais aussi porter le projet du tram-train et de la réouverture de la ligne Aix-Rognac ». « Ce sont 72 trains qui passent quotidiennement à Luynes, mais qui ne s’y arrêtent pas : impensable », rappelle Clément Frel-Cazenave (EELV).

    Marc Pena, va plus loin : « La Métropole est un établissement de coopération intercommunale (…), nous proposons d’avoir un syndicat métropolitain ou seraient présents des élus, des membres de l’administration, qui établirait des projets, les réalisations futures, pour les mettre en activité de façon transparente. » À ce stade, Aix, qui compte 17 conseillers métropolitains, est « sous-représentée », pour le candidat, et doit peser pour décider. « La question va être celle de notre position, mais aussi des alliances, au bon sens du terme, qu’on va pouvoir avoir avec d’autres : si la Métropole penche à gauche (…), on aura une majorité et nous pourrons établir une politique commune. Il faut construire une majorité. » Soit « transformer une métropole de la même façon qu’on est capable de transformer une ville », assure David Tessier (PCF).

  • La Ciotat nous rassemble est en ordre de bataille

    La Ciotat nous rassemble est en ordre de bataille

    « Notre liste est diverse, compétente et ancrée dans la vie réelle », amorce, salle Saint-Marceaux, Delphine Rochette, une colistière. Devant un auditoire de plus de 180 personnes, elle précise : « Aujourd’hui, 56% de notre liste est composée de non encartés. » Secrétaire de section PCF de La Ciotat et 5e sur la liste, après Karim Ghendouf (PCF) tête de liste, Mariann Chrétien ou Jérôme Assier (PS), Sébastien Madau souligne que, sur les 39 noms de LCNR, 19 sont nouveaux, et 20 « étaient déjà là ».

    La liste est le résultat de l’union du « PCF, du PS, des Écologistes, de Génération.s, de Debout et de la Gauche républicaine et socialiste », rappelle pour sa part Karim Ghendouf.

    Retour d’un cinéma

    Prenant la parole à la fin, la tête de liste a évoqué la méthode d’élaboration du projet municipal de LCNR : « La coconstruction. Elle s’appuie également sur une expertise solide des dossiers, forgée par de longues années de travail dans l’opposition. » LCNR tient à la démocratie locale et « nous consulterons les Ciotadens sur les grands sujets avec les référendums d’initiative locale ».

    Karim Ghendouf a poursuivi : « Nos priorités sont claires : loger les Ciotadens, alors qu’une personne sur deux est éligible au logement social à La Ciotat. Mais aussi investir dans nos écoles. Favoriser les mobilités douces. Avoir un réseau de bus plus propres, avec une plus grande fréquence. » Il a également promis « d’identifier un terrain » pour une aire destinée aux gens du voyage. Le communiste soutient le retour en gestion publique de certaines missions communales déléguées au privé. « Ce n’est pas de l’idéologie : c’est du bon sens », a-t-il appuyé.

    En matière de culture, un des projets de la liste est de créer, dans l’ancien cinéma Lumière fermé en 2023, « un vrai pôle culturel (…). Nous y prévoyons deux salles de cinéma, vocation historique du lieu depuis 1913 ! » a annoncé Mariann Chrétien (société civile). Jérôme Assier (PS) a défendu, en matière de tranquillité publique, « un débat sur la sécurité apaisé. (…) Nous miserons sur la prévention, la médiation et la proximité. »

    Pour l’éducation, Laetitia Vivaldi a promis « la gratuité effective de l’enseignement ». Sur le plan de l’économie, LCNR appelle de ses vœux « la création d’un centre de formation aux métiers de la mer qui permettra de forger un vivier local de compétences » pour les chantiers navals. Isabelle Mazuc (Les Écologistes) a indiqué que LCNR s’emploiera notamment à protéger les terres agricoles de la bétonisation. « Il nous reste quatorze jours pour convaincre et créer la surprise », a lancé Karim Ghendouf.

  • À Marseille, les insoumis déclinent leur plan écoles

    À Marseille, les insoumis déclinent leur plan écoles

    La France insoumise avait choisi ce lundi de rentrée scolaire pour « sortir d’une campagne de caniveau », dixit la coordinatrice du programme Paola Hartepence, et parler du fond en présentant le volet école de son projet. Autour d’elle, les candidats insoumis partagent leur constat : manque de personnel, opacité, absence de concertation et défaillance du plan école. À la Castellane, Katia Bakri, parent d’élève et membre de l’association Solimam’s, dénonce un déficit d’Atsem. Candidat sur les 1-7, Aurélien Bourneuf pointe le manque d’animateurs sur la pause méridienne.

    Encadrement des élèves

    En réponse, les insoumis proposent d’en recruter 500 et de créer une filière d’animation municipale avec des animateurs formés qui pourraient renforcer les centres sociaux. Objectif : un taux d’encadrement d’un adulte pour 14 enfants en maternelle et d’un adulte pour 18 enfants en élémentaire.

    Sur la transparence, Élise Méouchy, du collectif Vaï, pointe les dossiers techniques amiante incomplets en l’absence de publication des Repérage avant travaux, et rappelle que l’accès à l’information donne la possibilité d’une « vigie citoyenne ». À Saint-Louis Gare (15e), Yasmina Habbache, une parent d’élève candidate sur le secteur, raconte une école rénovée « sans concertation ». L’occasion pour Axel Bruneau, enseignant et responsable du volet bâti scolaire du programme, de dresser un réquisitoire contre le plan école.

    Il critique les marchés globaux de performance, « contraire à l’esprit du Code de l’éducation », et annonce un nouveau plan fait d’écoles plus petites pour améliorer le maillage et faciliter l’entretien. Les vagues 2 et 3 de l’actuel plan ne seraient pas revues, mais la maintenance et l’entretien seront municipalisés après renfort de la brigade technique et intégration de la Spem aux services municipaux. L’occasion d’y ajouter un Plan ombre et fraîcheur, la végétalisation et la piétonnisation des abords des établissements, et la fermeture des rues aux heures d’entrée et de sortie scolaires.

    Les insoumis se fixent enfin l’objectif de remunicipaliser la restauration scolaire en préparant une sortie organisée de la Sodexo en 2029, « un des vrais renoncements du Printemps marseillais », tacle Sébastien Barles, adjoint en charge de la transition, désormais candidat insoumis dans les 1-7. Elle s’accompagnerait d’une gratuité progressive pour tous, estimée à terme à 18 millions.

  • Surfrider interpelle les candidats pour protéger le littoral

    Surfrider interpelle les candidats pour protéger le littoral

    L’organisation non gouvernementale (ONG) Surfrider Foundation interpelle les candidats à l’élection municipale marseillaise, hors extrême droite, sur leur programme en matière d’aménagement du littoral. Cette lettre ouverte, envoyée le 25 février à l’attention de 23 communes côtières françaises, vise à clarifier leurs engagements.

    Force est de constater que les municipalités se retrouvent au cœur de ces enjeux. Victimes du changement climatique, les villes sont aussi les régulatrices des usages du littoral. L’ONG réaffirme les menaces qui planent sur ces municipalités exposées au risque climatique comme le recul du trait de côte, la montée des eaux, la dégradation des écosystèmes… Elle les incite à agir. « L’inaction coûte toujours plus cher que l’anticipation », exhorte la lettre ouverte.

    « On espère fortement recentrer [le débat] sur l’aspect environnemental du littoral qui est une réalité très concrète, qui ne peut pas attendre un mandat », atteste Adeline Plé pour Surfrider. L’organisation appelle les candidats à prendre trois engagements majeurs pour les élections notamment : « déployer des solutions fondées sur la nature, plus durables, plus justes et plus efficaces pour l’avenir », puisque « ces milieux jouent un rôle de protection naturel et régulent notre climat », explique la lettre ouverte.

    Hervé Menchon, adjoint au maire de Marseille en charge du littoral, s’inscrit dans une démarche volontariste et souligne la réussite du Plan Posidonie. Il interdit le stationnement des bateaux dans certaines zones d’herbiers tout en arrêtant de jeter les algues échouées pour les mélanger au sable. Ce qui a permis un agrandissement de 10 mètres de profondeur de la plage du Prophète et une moindre dégradation des écosystèmes. Pour l’adjoint, « l’urgence climatique devrait faire consensus et dépasser les étiquettes politiques ». Pour autant, il ne cache pas son inquiétude face aux programmes de ces opposants. « Beaucoup de candidats sont à côté de la plaque », ajoute-t-il.

    « Faire face et s’adapter »

    Didier Réault, vice-président délégué à la mer, au littoral de la Métropole, colistier de Martine Vassal (DVD), considère que « le littoral n’est pas suffisamment mis en avant. À gauche comme à droite, (…) il y a encore beaucoup de pédagogie à faire », considère-t-il. Pour autant, il se réjouit quand même de la dynamique au sein du Parc national des Calanques. « On a le plus haut niveau de protection tout en accueillant toujours le public dans de bonnes conditions », explique-t-il, tout en affirmant : « Il faut moins de délais et de contraintes de l’État pour être dans l’action. »

    « Les élections municipales ouvrent donc un moment clé : celui de préparer, dès maintenant, des communes capables de faire face, de s’adapter, et de protéger durablement leurs habitants », explique la lettre de Surfrider, pour inciter les 22 communes des Bouches-du-Rhône à protéger les 438 km de littoral du département.

  • À Marseille, le livre blanc des CIQ aux candidats

    À Marseille, le livre blanc des CIQ aux candidats

    Un rôle « politique, au sens premier du terme » qu’ils comptent bien jouer lors des municipales. La fédération des comités d’intérêt de quartiers (CIQ) a remis aux candidats son livre blanc. Organisé en neuf items, il reprend les propositions de ces 168 associations, à Marseille, qui s’estiment plus que jamais représentatives des habitants.

    « Nous sommes une force de par notre maillage qui n’existe nulle part ailleurs », estime Philippe Yzombard, président de la fédération. Contrairement aux idées reçues, les CIQ sont loin d’être un « truc de vieux », assure-t-on à la fédération avec des néo-Marseillais qui s’investissent, même si face « à l’individualisme croissant, on souffre d’un manque de mobilisation », comme le monde associatif en général, constate Philippe Yzombard.

    Au premier rang des inquiétudes et des demandes d’action, on retrouve la « tranquillité publique. » « Des choses ont été faites, mais le travail reste immense » estime-t-il, pointant notamment les problèmes de prostitution et de drogue dans l’hyper-centre, qui irriguent les autres quartiers. Le livre blanc propose d’intensifier la politique de prévention et le soutien sanitaire et social aux toxicomanes, il revient aussi sur l’implantation d’une halte soins addictions (HSA), qu’il « faut probablement face au problème, mais dans la concertation », analyse Philippe Yzombard.

    Deuxième priorité : les déplacements. Vélos, piétons, voitures, transports en commun… Il faut « arrêter d’opposer les gens », considère Philippe Yzombard et « partager l’espace public », ajoute Geneviève Canicave, secrétaire générale de la fédération.

    Pas de parti pris

    Et celle-ci de s’indigner de l’arrêt de la desserte des bus à 21h. Propreté, commerces, urbanisme, équipement, environnement et patrimoine sont des thématiques également abordées. « On n’attend pas de retour ou de signature, ajoute Philippe Yzombard. On leur offre cette réflexion, à eux de voir comment ils répondent, nous ne sommes d’aucun parti pris ». Reste que certains ont décidé de franchir la ligne rouge. Comme Frédéric Pinatel, ex-président du CIQ de Château-Gombert, qui a rejoint le Printemps marseillais sur la liste du 7e secteur, Claude Goulon ex-présidente de celui du Cabot (9e), candidate sur la liste de l’extrême droite, ou Christine La Rocca, présidente de celui de Bonneveine (8e) qui se présente sur la liste de Martine Vassal (DVD). « Cela se comprend, cela s’entend, mais ils démissionnent ou se mettent en retrait quand ils font acte de candidature », commente Philippe Yzombard. « Et nous avons demandé aux candidats de ne pas mentionner, sur les professions de foi, qu’ils ont été présidents de CIQ, nous sommes apolitiques », ajoute Geneviève Canicave.